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nega
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 28 Mar 2020 - 10:55
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Les pharmacies acceptent les ordonnances périmées

Les personnes peuvent continuer leur traitement chronique sans repasser chez le médecin pour se faire renouveler leur ordonnance.

(ne pas hésiter à les joindre cependant en cas de problème)

bonne journée tlm
Smile

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 28 Mar 2020 - 18:18
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Faut-il « décontaminer » ses courses ? Les réponses d’un virologue et d’un infectiologue…

L’élan de désinfection qui a pris les Français ces derniers jours se heurte à une autre question : le virus peut-il entrer par nos courses alimentaires dans les maisons confinées ?

« Non, il ne faut pas ‘décontaminer ses courses’ », soupire Bruno Lina, virologue, directeur du Centre National de Référence de la grippe. « Le problème de la contamination par le coronavirus, ce n’est pas ce qu’on mange, c’est ce qu’on respire. »

« C’est pour ça qu’on préconise la distanciation sociale », précise encore Bruno Lina. Si quelqu’un passe du temps avec d’autres personnes à l’extérieur, dans des supermarchés, mais désinfecte ses courses, c’est qu’il n’a rien compris … je trouve ça hallucinant ! »

« Toute cette psychose autour des courses alimentaires, c’est vraiment un faux problème », renchérit Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré en région parisienne. « Il faut rappeler qu’on vit quotidiennement avec des bactéries et des virus dans notre environnement, la question c’est de savoir comment on s’en protège. »

« La main protège de ce virus et de tous les autres »
Selon Benjamin Davido, « Le virus ne passe pas à travers les pores de la peau. Les gestes barrière servent à limiter cette contamination sur les mains, avec des excrétions qu’on mettrait ensuite sur les muqueuses. Le risque sur un caddie de supermarché par exemple est vraiment résiduel, on n’est pas dans un contact direct avec une grosse quantité de virus. »

« On a l’impression qu’on a trouvé un nouveau vecteur de la maladie », ajoute-t-il. « Mais ce sont les mêmes que pour d’autres maladies : chaque année, quand il y a la grippe, on ne passe pas les bouteilles à l’eau de Javel ! »

Pas de contamination par voie digestive
L’infectiologue compare le mode de transmission du coronavirus avec le virus de la gastro-entérite : « Il faut comprendre que le coronavirus n’infecte pas par voie digestive a priori. La gastro, c’est différent : la main est un vecteur », on parle de risque « manuporté », qui n’existe pas pour le coronavirus.

« On ne prend pas les bonnes mesures en cas d’épidémie de gastro », regrette Benjamin Davido, « alors que pour le coronavirus cette transmission cutanée n’est que résiduelle. La charge virale en est inconnue et il n’y a pas de contamination digestive. »

La question des emballages
Une étude de chercheurs de l’Université de Californie a montré que le coronavirus pouvait survivre pendant plusieurs heures sur différentes surfaces. L’équipe a détecté le virus plusieurs jours après l’avoir déposé sur du plastique, de l’acier ou du bois.

« Il y a aussi une notion de dose infectante », explique Bruno Lina. En effet, le virus ne peut pas infecter les êtres humains s’il est présent en trop petite quantité. « Certes il y a un risque car le virus reste potentiellement infectieux, mais tout dépend de la quantité de virus qu’il reste. Si on se lave les mains régulièrement, ça ne pose aucun problème ! »

Hygiène de base
Selon Benjamin Davido, « On peut retirer les emballages. Mais c’est l’occasion de rappeler les bons réflexes : surtout pour éviter la gastro, le réflexe doit être de retirer les emballages alimentaires superflus. »

L’infectiologue espère que les gestes mis en place pendant l’épidémie perdureront : « Les gens vont se rendre compte qu’ils n’appliquent pas les principes de précaution hors temps d’épidémie. C’est comme ça qu’on va éviter de répandre d’autres maladies. »

Alors, comment éviter tout risque ?
« Quand on touche quelque chose qui a été contaminé, il vaut mieux se laver les mains », rappelle le Pr Davido. « Pour les fruits et légumes, si on a vraiment peur, on les rince à l’eau claire et on les épluche. On a plus de risque de se contaminer quand un malade prépare les repas. »

« Que les gens appliquent les mesures de sécurité, ça sera suffisant », affirme simplement Bruno Lina. Benjamin Davido est moins laconique : « On oublie que lorsqu’on prépare à manger, on cuit les aliments, et ça tue le virus. Si on résume, li n’y a pas grand chose dans l’alimentation qui sert de vecteur de contamination. »

Source ALLO DOCTEURS.

https://www.handicap-info.fr/faut-il-de ... PkBugB-8xQ

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Mar 2020 - 08:25
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Nouveaux résultats de l'hydroxychloroquine sur 80 patients: qu'apportent-ils vraiment?

France ― Près d’une semaine après la publication de l’étude controversée du Pr Didier Raoult sur un traitement combinant l’hydroxychloroquine (HCQ) et l’azithromycine chez les patients Covid-19, l’équipe marseillaise a mis en ligne ce vendredi, en pre-print, de nouveaux résultats sur 80 patients. Les chercheurs rapportent une diminution significative de la charge virale (qPCR négatif pour 83% des patients à J7, et 93% à J huit), et une « amélioration clinique par rapport à l'évolution naturelle ». Un décès et 3 transferts en USI ont été répertoriés. Si les données peuvent paraître encourageantes, l’absence de bras contrôle dans cette étude laisse les médecins perplexes. Nous avons interrogé le Dr Benjamin Davido , infectiologue (hôpital de Garches) sur les implications de ces nouveaux résultats : sont-ils suffisants pour changer la pratique actuelle? Quels sont les facteurs méthodologiques, éthiques, voire même politiques, qui pourraient expliquer la complexité de la recherche actuelle sur l’HCQ?

Medscape édition française : Que pensez-vous de ces nouveaux résultats présentés le 27 mars par l’équipe du Pr Raoult? Viennent-ils confirmer l’efficacité de l’HCQ?
Benjamin Davido – Ces données sont complémentaires, mais n’apportent pas de nouvelles informations, ni de nouvelles preuves statistiques. Elles sont absolument superposables et disent globalement qu’entre 5 et 7 jours, il y a très peu de malades qui sont excréteurs de virus. Or la question que tout le monde se pose, ce n’est pas celle-là. Même si on n’est pas forcément obligé de faire une étude randomisée, il faut quand même pouvoir comparer le traitement, soit à un autre traitement ― qui pourrait être la monothérapie de l'hydroxychloroquine [sans azithromycine], soit le fameux standard of care. Il aurait fallu cet authentique bras témoin. Pour atteindre ces 80 patients très rapidement, les chercheurs ont probablement pris des gens qui avaient des formes essentiellement ambulatoires (il y a eu un appel au dépistage dans le sud de la France), donc par définition des formes peu sévères. Mais décrire une population de patients qui rentrent à domicile et dire, « il y a très peu d’hospitalisation et ça se passe bien », ne prouve en rien que le traitement évite l’hospitalisation.

L’ argument avancé pour ne pas réaliser de bras témoin dans cette étude était d’ordre éthique. Qu’en pensez-vous ?
Je suis d’accord avec cet argument lorsqu’il s’agit de patients qui présentent des facteurs de risque ou qui commencent à développer une pneumonie. Mais je ne pense pas qu’il y ait un manque d’éthique lorsqu’on est en début de maladie. Bien sûr, on ne veut pas attendre d’avoir des formes graves ou que le malade soit en réanimation pour démarrer le traitement. Dans ces cas-là, il est en effet très compliqué de trouver un bras comparateur

Dans l’essai en cours Discovery , les patients présentent pourtant des formes sévères. L’HCQ y est également donnée sans azithromycine. Qu’en pensez-vous?
Je pense que c’est une erreur, cela ne répondra pas à la question de l’efficacité de l’HCQ dans le Covid-19. D’autant plus qu’en effet ils ne testent pas l’azithromycine dans une situation où cette molécule semble essentielle à l’efficacité du traitement. De plus, Discovery a appuyé le fait qu’ils testaient de nouveau le Kaletra, alors que des chercheurs chinois ont montré que cela ne fonctionnait pas ( New Eng J Med ), et l’argumentaire était que le Kaletra avait été donné trop tard. Donc, si on applique les mêmes erreurs, d’un point de vue méthodologique, on va se retrouver avec des résultats négatifs.

Qu’aurait-il fallu faire dans l’étude de Marseille?
La question est : « y-a-t-il plus ou moins d’hospitalisations lorsqu’on traite massivement d’emblée une population homogène, par exemple des gens qui ont un début de pneumonie ou qui présentent des facteurs de risque ? » La réponse peut être très claire puisque ce bras comparateur existe déjà ! Ce sont les malades qui affluent tous les jours dans les hôpitaux ! Ironiquement, ces 80 patients [dans les résultats présentés le 27 mars], pourraient être les 80 % qui ont une forme qui s’assimile à une rhinopharyngite et qui guérissent. Dans cette maladie, on sait qu’il y a 80 % d’évolutions spontanées et 20 % de formes dites sévères. Donc, avec 80 patients, on est très en deçà de cette puissance. L’effectif est donc trop faible pour une maladie dont 80 % de l’évolution est bénigne. Il faudrait 1000 malades, et là, même sans bras témoin, on aurait une réponse.

Le 26 mars, l’équipe de Didier Raoult annonçait également avoir déjà traité 700 malades par hydroxychloroquine et n’avoir déploré qu’un seul décès. Donc si cet effectif est amené à augmenter de façon considérable à Marseille et qu’on voit que, sur un plan géographique, il y a moins de problèmes de flux de patients et de saturation à Marseille, et qu’il y a moins de malades en réanimation, il faudra s’interroger sur l’effet de l'hydroxychloroquine. Nous le saurons très vite. Si vraiment cela marche et qu’ils traitent tous les malades qui consultent à l’hôpital de la Timone, nous aurons bientôt la réponse, ce sera une étude en vraie vie…

Quelles sont les autres études sur l’HCQ qui pourraient apporter des réponses ?
Il y a eu une étude réalisée en Chine qui ne montrait pas de différence ni d’efficacité de la chloroquine versus placebo, mais elle a également été réalisée chez une 20aine de patients. Ces effectifs sont trop faibles et n’apportent rien, ils ne peuvent rien démontrer. Il faut attendre des essais de plus grande envergure qui sont en cours en Chine.

Je m’étonne aujourd’hui que nous n'ayons toujours pas de données italiennes sur l’utilisation de la chloroquine… peut-être parce qu’ils ont un circuit de soins qui fait qu’il n’y a pas de traitement ambulatoire et que les malades arrivent d’emblée avec des formes graves. Les recommandations italiennes indiquent pourtant l'utilisation de la chloroquine.

Je m’interroge aussi sur l’absence d’études de cohortes, où rétrospectivement, on aurait suivi des gens préalablement traités par du Plaquénil pour des maladies chroniques qui, de facto, touchent des gens fragilisés (polyarthrite rhumatoïde, lupus…). Or on peut retracer tous les malades qui ont ces prescriptions par le système de l’Assurance maladie. À ma connaissance cela n’a pas été fait. Je rappelle que c’est comme ça qu’on s’était rendu compte de l’épidémie de Sida à San Francisco : il y avait une augmentation de la prescription du Bactrim qui correspondait à un sous-type de population (homosexuelle), et on s’est aperçu que c'était pour une maladie qui s'apparentait à la pneumocystose. On a trouvé cela par le médicament ! Si le Plaquénil est efficace, il suffit de regarder les gens qui en avaient avant l’épidémie et de regarder ce qu’ils sont devenus. Et là, nous n'avons pas besoin de bras témoins. Cela pourrait donner des pistes d’orientation. Dans le décret du 26 mars de la nouvelle Loi Véran, il est écrit que les pharmacies d’officine peuvent délivrer aux patients qui ont une prescription antérieure, donc nous pouvons retrouver ces individus.

Pensez-vous que l’absence ou la difficulté de mise en place des études sur la chloroquine en France est liée à des décisions plus politiques que scientifiques ?
Peut-être que l’ombre de l’« affaire du sang contaminé » plane encore en France, et qu’il y a beaucoup d’angoisse vis-à-vis du fait que nous sommes est déjà dans une crise et que nous n'avons pas envie d’une 2ème crise. Je peux le comprendre. En revanche, il y a encore une semaine, l’accès à ce médicament (et d’autres qui ont des AMM et qui sont des médicaments qui existent sur le marché depuis plusieurs années), nous était bloqué dans les pharmacies centrales des hôpitaux, alors que nous sommes des médecins spécialistes qui avons des autorisations ! C’était inadmissible. Cela a été réglé depuis 48 heures : l’hydroxychloroquine est maintenant disponible à l’hôpital, et à ma connaissance, nous n'avons plus de problème pour nous en procurer. Ils ont pris le temps pour lever le doute sur le risque sanitaire majeur de ce traitement… je les ai trouvés presque amateurs dans leurs hésitations, je crois qu’ils ont manqué de clairvoyance. On a oublié que le traitement préconisé par le Pr Didier Raoult, ce n’est pas la chloroquine, mais bien l’hydroxychloroquine, dont on sait que les effets indésirables sont moindres que ceux de la chloroquine.

On a oublié que le traitement préconisé par le Pr Didier Raoult, ce n’est pas la chloroquine, mais bien l’HCQ, dont on sait que les effets indésirables sont moindres que ceux de la chloroquine
Vous-même avez traité des patients avec de la chloroquine malgré les risque de toxicité soulignés par certains…
Les premiers jours, quand nous avons commencé à traiter les malades, nous avons pensé à la chloroquine car nous n'avions pas de données initialement sur l’HCQ, mais seulement des données chinoises avec la chloroquine. Nous avons donc prescrit des chloroquines quelques jours avant de prescrire de l’HCQ. La question de la toxicité de la chloroquine n’était pas infondée, mais je pense qu’on a mis beaucoup trop de temps pour répondre à la toxicité de l’HCQ. Est-ce politique ? Je ne sais pas. Cela a été très médiatisé, ce qui m’étonne pour un médicament déjà disponible. Alors qu’a contrario, au même moment, tout le monde parlait de la toxicité des AINS… on a l’impression que c’était pour faire diversion. Je pense qu’il y a eu deux poids / deux mesures et qu’il fallait trouver un bouc émissaire pour gagner du temps et se poser des questions. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est probablement pas pour des raisons financières, puisque l’HCQ ne coûte rien. De là à dire qu’il y avait des enjeux pharmaceutiques pour d’éventuels concurrents de l’HCQ, je n’irais pas me lancer dans ce débat, et j’ai envie de dire peu importe, tant qu’on a une réponse. Aujourd’hui, la seule chose sur laquelle on a avancé, c’est sur « l’innocuité » de l’HCQ, le peu de risque en population générale… en revanche, nous n’avons toujours pas avancé sur la preuve d’efficacité versus un autre traitement. Moi-même, je crois beaucoup à l’HCQ, alors ce serait quand même dommage de penser qu’on a trouvé la fontaine de Jouvence et de s’apercevoir, dans quatre semaines, qu’on a le même nombre de décès. Là est le problème. J’espère que nous aurons bientôt des données solides pour ne pas avoir perdu du temps en se focalisant uniquement sur l’HCQ.

Aujourd’hui, la seule chose sur laquelle on a avancé, c’est sur « l’innocuité » de l’hydroxychloroquine, le peu de risque en population générale…
Quelles sont les autres pistes thérapeutiques qui retiennent votre attention?
Discovery donnera probablement une réponse sur le remdizivir, qui est un antiviral direct, cela peut être intéressant. Mais il y a aussi d’autres essais conduits actuellement en Chine.

Il y a également le favipiravir, qui est un anti-influenza utilisé au Japon et qui pourrait expliquer, en partie, le contrôle de l’épidémie dans ce pays. Il a un effet in vitro sur le coronavirus. Mais il n’est pas du tout testé pour le moment en France. Donc, il ne faut pas se focaliser exclusivement sur les hydroxychloroquines, il faut garder un œil attentif sur les autres molécules, en particulier les « anciens » médicaments, comme cet antiviral.

Source :

Medscape

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Mar 2020 - 10:28
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Mar 2020 - 10:47
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COVID-19: POURQUOI NOUS DEVONS PORTER TOUS LES MASQUES - IL Y A UNE NOUVELLE JUSTIFICATION SCIENTIFIQUE

Aux États-Unis (et dans d'autres pays occidentaux), la recommandation officielle selon laquelle le public ne devrait pas porter de masques faciaux était motivée par la nécessité de conserver les masques respiratoires pour les travailleurs de la santé. Il n'y a aucun support scientifique pour affirmer que les masques portés par des non-professionnels ne sont «pas efficaces». Au contraire, compte tenu de l'objectif déclaré «d'aplatir la courbe», toute réduction supplémentaire, même partielle, de la transmission serait la bienvenue - même celle offerte par les simples masques chirurgicaux ou les masques faits maison (bricolage) (qui n'aggraverait pas la problème d'approvisionnement). Les dernières découvertes biologiques sur l'entrée virale du SRAS-Cov-2 dans les tissus humains et la balistique des éternuements / toux-gouttelettes suggèrent que le principal mécanisme de transmission n'est pas via les aérosols fins mais les grosses gouttelettes, et donc, justifie le port du masque chirurgical par tout le monde.

Le chirurgien général a tweeté: « ARRÊTEZ D'ACHETER UN MASQUE, ils ne sont pas efficaces …». Le Center for Disease Controls (CDC) déclare que les masques chirurgicaux offrent une protection beaucoup moins importante que les masques respiratoires N95 (qui doivent également être parfaitement ajustés et seuls les professionnels peuvent le faire). Le CDC recommande que les personnes en bonne santé ne portent pas du tout de masques, seulement les malades. Ces directives ne sont pas ancrées dans des logiques scientifiques, mais étaient motivées par la nécessité de conserver les masques précieux pour les professionnels de la santé en raison d'une pénurie. Mais ils peuvent avoir eu des conséquences inattendues: stigmatiser ceux qui portent des masques en public (vous êtes un thésauriseur, ou vous êtes contagieux!)
Cela contraste avec l'habitude culturelle, l' encouragement ou même le mandat de porter des masques dans les pays asiatiques - qui ont maintenant «aplati la courbe» ou même ont eu une courbe plus plate depuis le début.
Les masques chirurgicaux et les masques respiratoires N95 mal portés n'offrent pas une protection parfaite. Mais si l'objectif affiché est «d'aplatir» la courbe (par opposition à l'éradication du virus), nous devons abandonner la pensée en noir et blanc et adopter des nuances de gris. On ne peut plus prétendre que les masques «ne sont pas efficaces». Nous ne pouvons pas permettre au parfait d'être l'ennemi du bien. Que se passe-t-il si une protection cependant partielle offerte par des masques chirurgicaux ou même fabriqués par soi qui fuit réduit la probabilité de transmission à un degré similaire à celui de la distance recommandée (également imparfaite) de plus de 6 pieds les uns des autres ou « ne pas toucher votre visage » ? Il pourrait alors doubler l'impact de l'intervention non pharmacologique (NPI) sur l'aplatissement de la courbe (figure 1).

La suite ici :

https://medium.com/@Cancerwarrior/covid ... 0e08ceee71

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Mar 2020 - 14:42
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L'essai du vaccin contre le coronavirus est en cours

L'essai recrutera des volontaires sains pour tester l'innocuité et la capacité du vaccin à déclencher une réponse immunitaire.

Le premier essai clinique humain d'un vaccin contre le nouveau coronavirus qui cause la maladie respiratoire COVID-19 a commencé cette semaine à Seattle, selon une annonce des National Institutes of Health (NIH).

Le coronavirus, officiellement connu sous le nom de SARS-CoV2, continue de se propager rapidement. Au 16 mars, il y avait plus de 179 000 cas confirmés dans le monde et plus de 4 000 cas aux États-Unis, selon le traqueur de coronavirus de l'Université Johns Hopkins .

Alors que la plupart des gens ont des cas bénins, le virus peut provoquer de graves maladies respiratoires qui, à ce jour, ont fait plus de 7 000 morts. Il n'existe actuellement aucun traitement ni vaccin approuvé.

Cet essai de phase I en ouvert évaluera un vaccin expérimental appelé ARNm-1273 qui a été développé conjointement par des chercheurs du National Institutes of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) des NIH, de la société de biotechnologie Moderna et de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations.

Discutant de l'essai lors d'une session spéciale virtuelle lors de la récente conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, le directeur du NIAID, Anthony Fauci, MD - un acteur clé dans la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie - a déclaré que c'était la progression la plus rapide depuis la sélection d'une cible virale appropriée séquence à la production d'un vaccin candidat pour les tests.

"Trouver un vaccin sûr et efficace pour prévenir l'infection par le SRAS-CoV-2 est une priorité urgente de santé publique", a déclaré Fauci dans le communiqué du NIH. «Cette étude de phase I, lancée à une vitesse record, est une première étape importante vers la réalisation de cet objectif.»

Les coronavirus sont des virus sphériques avec des pointes à leur surface qui se lient aux cellules humaines et permettent au virus d'entrer. Le nouveau vaccin utilise une séquence génétique d'ARN messager (ARNm) du virus pour diriger les cellules humaines afin d'exprimer une protéine virale transitoire qui, espèrent les chercheurs, suscitera une solide réponse immunitaire. Les scientifiques travaillaient déjà sur un vaccin expérimental ciblant le pic du coronavirus MERS et ont pu le modifier rapidement pour cibler le pic du SRAS-CoV2. Le vaccin expérimental s'est révélé prometteur dans les études animales.

Le premier essai sur l'homme testera différentes doses du vaccin (25, 100 ou 250 microgrammes) pour voir s'il est sûr et s'il induit des réponses immunitaires contre le virus. Si les résultats sont prometteurs, il passera ensuite à des essais plus vastes pour déterminer s'il protège contre l'infection. Fauci a estimé que l'ensemble du processus pourrait prendre au moins 12 à 18 mois.

Cet essai recrute actuellement 45 adultes en bonne santé âgés de 18 à 55 ans au Kaiser Permanente Washington Health Research Institute de Seattle. Les participants recevront deux injections intramusculaires du vaccin dans le bras à environ 28 jours d'intervalle.

Les quatre premiers participants recevront un seul coup de la dose la plus faible, et les quatre suivants recevront la dose intermédiaire. Les chercheurs examineront ensuite les données de sécurité préliminaires avant d'administrer des injections supplémentaires ou de vacciner les personnes restantes.

Les participants seront invités à retourner à la clinique pour des visites de suivi entre les vaccinations et pour des visites supplémentaires pendant un an après la deuxième injection. Ils seront surveillés pour les effets secondaires courants du vaccin, tels que la fièvre et la douleur au site d'injection, et des échantillons de sang seront prélevés pour tester les preuves de réponses immunitaires.

Pour être éligibles, les femmes ne doivent pas être enceintes ni allaiter, et les femmes et les hommes en âge de procréer doivent accepter d'utiliser une contraception efficace. L'étude n'inclura pas les personnes atteintes de certaines conditions médicales ou psychiatriques, y compris les maladies respiratoires, les maladies cardiovasculaires, le cancer, le VIH, l'hépatite B ou C, les maladies hépatiques chroniques (y compris NAFLD / NASH), les maladies auto-immunes ou les déficits immunitaires pour quelque cause que ce soit (y compris utilisation de médicaments immunosuppresseurs, tels que la chimiothérapie anticancéreuse ou les stéroïdes).

Alors que les individus de certaines de ces catégories sont plus susceptibles de développer une maladie COVID-19 sévère - et peuvent donc sembler avoir besoin d'un vaccin plus rapidement - des essais précoces comme celui-ci sont principalement destinés à évaluer l'innocuité, et il est important de tester les vaccins chez des personnes en bonne santé avant de passer aux groupes à haut risque.

Pour plus d'informations sur l'essai, voir ClinicalTrials.gov ( numéro d'étude NCT04283461 ).

https://www.nih.gov/news-events/news-re ... -19-begins

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 31 Mar 2020 - 09:57
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Covid-19 : encore incertaine, la durée d'immunisation post infection pourrait être de quelques mois

L'un des espoirs qui justifie les mesures mises en place contre l'épidémie de Covid-19 par les différents pays est de voir se développer au sein des populations une immunité de groupe. Au cœur de cette stratégie, réside toutefois une incertitude majeure : combien de temps dure l'immunité induite par une infection par le SARS-CoV-2 ?

Compte tenu du manque de recul sur ce virus particulier, les meilleures sources d'information restent les données accumulées sur d'autres coronavirus, comme le souligne le Dr Seth Berkley, président-directeur général de l'alliance GAVI pour l'immunisation et les vaccins : « C'est le troisième coronavirus à aller dans la population humaine en 20 ans, et il ne semble pas avoir provoqué d'immunité à vie chaque fois, ni même d'immunité à long terme », explique-t-il.

La comparaison avec d'autres coronavirus plus communs plaide également en faveur d'une immunogénicité de courte durée. « On se réinfecte régulièrement avec les autres coronavirus bénins comme ceux du rhume, rappelle Frédéric Tanguy, spécialiste des virus à ARN du département de virologie de l'Institut Pasteur de Paris. L’immunité n'est probablement pas de long terme. » Dans ce contexte, les stratégies basées sur l'immunité de groupe « peuvent fonctionner pour atténuer l'épidémie en cours, espère Frédéric Tanguy. Il est probable que chez tous les gens qui ont été infectés, l'immunité dure 3 à 6 mois. Si elle durait moins, ce serait exceptionnel pour un virus de ce genre. »

À partir des données du SRAS

D'autres équipes ont ressorti les données de suivi de l'épidémie de SARS de 2003. Ainsi, selon une étude chinoise parue récemment sur le site de prépublication medRixv, les concentrations d'immunoglobulines dirigées contre le premier SARS-CoV atteignent un pic un an après l'infection, avant une baisse rapide. Les auteurs ont travaillé à partir des données d'une cohorte de 34 soignants infectés par le SARS il y a 17 ans. Leurs données se veulent plus rassurantes.

Entre 2003 et 2015, ils ont régulièrement analysé le sérum de 20 membres de cette cohorte et de 40 contrôles. Des immunoglobulines IgG étaient détectables jusqu'à 12 ans après la fin de l'infection. Néanmoins, ils ont observé un pic de concentration en 2004, suivi d'une diminution rapide entre 2004 et 2006, suivi d'un déclin moins marqué. Les patients traités par corticoïdes étaient ceux qui avant les titrations d'anticorps les moins importantes. Les auteurs ne se prononcent pas sur la capacité réelle à prévenir une infection pour des concentrations observées.

Seul un vaccin pour une protection à vie

Dans un autre travail publié dans « Cellular & Molecular Immunology », des médecins chinois ont constaté, chez 68 patients atteints de Covid-19 (dont 13 cas graves et 55 moins sévères), un épuisement fonctionnel, dès les premiers stades de la maladie, de cellules NK et des lymphocytes T CD8+, et donc des capacités à mettre en place une immunité virale. Les auteurs se sont appuyés sur les niveaux d'expression du récepteur NKG2A, connu pour être à l'origine de l'épuisement de ces types cellulaires lors des infections virales chroniques. Ils suggèrent d'ailleurs que ce récepteur pourrait être une cible thérapeutique.

« Ces résultats, produits dans l'urgence, sont à considérer avec prudence et à confirmer, précise Fréderic Tanguy. Le seul moyen d'avoir une immunité à vie serait l'administration d'un vaccin vivant », insiste-t-il. Tous les experts s'accordent sur le fait que seul un vaccin pourrait être en mesure de procurer une protection à vie. Une dizaine de candidats sont actuellement en développement. Selon Frédéric Tanguy et Seth Berkley, la mise à disposition d'un vaccin contre le SARS-CoV-2 devrait intervenir dans environ 18 mois.

Le quotidien du médecin

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 31 Mar 2020 - 10:15
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Plaquenil et Kaletra : les traitements testés pour soigner les patients COVID-19 ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital - Point d'information



Nous rappelons qu’à ce jour, aucun médicament n’a apporté la preuve formelle de son efficacité dans le traitement ou la prévention de la maladie COVID-19. C’est pourquoi l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) ou du Kaletra et de son générique (lopinavir/ritonavir) pour la prise en charge des patients atteints de COVID-19 doit se faire prioritairement dans le cadre des essais cliniques en cours.
Cependant, conformément à l’avis du Haut conseil de santé publique du 24/03/2020 (HCSP) et au décret du 25 mars 2020 (pris en application de "la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie du COVID-19" ), le recours à ces médicaments peut s’envisager à titre exceptionnel et uniquement dans le cadre d’une prescription et d’une dispensation aux patients hospitalisés.
En aucun cas ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en auto-prescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19 .
Pourtant, des informations recueillies par les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) font état d’utilisation de hydroxychloroquine, seule ou en association, en ville. Nous alertons les professionnels de santé et les patients sur les risques connus liés à l’utilisation de ces médicaments, dont le risque cardiaque, qui, sans suivi médical approprié, peuvent conduire à une hospitalisation.

Ce risque cardiaque pourrait être fortement potentialisé par l’association d’hydroxychloroquine avec d’autres molécules, comme l’azithromycine, ainsi qu’en raison de troubles métaboliques spécifiques à la maladie COVID-19 (hypokaliémie).

Quelques cas d’effets indésirables graves nous ont été rapportés et sont en cours d’analyse. Dans ce contexte, nous appelons à la responsabilité de chacun pour éviter des hospitalisations inutiles consécutives à un mésusage de ces médicaments et permettre aux soignants de prendre en charge les malades COVID-19 dans les meilleures conditions. En lien avec le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance partout en France, nous surveillons de manière rapprochée les cas d’effets indésirables qui peuvent nous être rapportés.

Protocoles d’utilisation thérapeutique à l’hôpital et informations des patients
Afin d’accompagner les soignants dans la prise en charge à l’hôpital des patients présentant une maladie COVID-19 qui ne sont pas inclus dans les essais cliniques, nous avons élaboré deux documents d’information pour chacun des deux traitements Kaletra et Plaquenil : un protocole d’utilisation thérapeutique à l'attention des professionnels de santé hospitaliers, ainsi qu’une fiche d’information à l'attention des patients concernés et de leur entourage. Ces documents précisent le rationnel d’utilisation de ces traitements dans le cadre de la maladie COVID-19, informent sur les données disponibles et rappellent le bon usage de ces médicaments (posologie, contre-indications, risques…).

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Ac ... nformation

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 31 Mar 2020 - 10:23
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Charge virale et sévérité de la maladie COVID-19

Comme cela a pu être décrit dans le cadre de l’infection par le SARS-CoV, la charge virale relative au nouveau coronavirus SARS-CoV-2 est plus élevée et maintenue de façon plus prolongée chez les patients présentant une forme grave de COVID-19 que chez ceux ayant une forme légère.
Dans une publication précédente, une équipe chinoise a décrit l’existence d’un pic de charge virale du coronavirus SARS-CoV-2 à l’issue de la première semaine suivant le début de la maladie. Du fait de l’hétérogénéité des formes cliniques, ces chercheurs se sont penchés sur la cinétique de la charge virale associée à la sévérité de ces présentations.

Dans cette étude monocentrique, menée entre le 21 janvier et le 4 février 2020, les auteurs ont comparé les cinétiques d’évolution des charges virales mesurées par RT-PCR à partir des prélèvements nasopharyngés chez 46 cas légers et 30 cas sévères, définis à partir des critères cliniques de détresse respiratoire, saturation en O 2 , pression partielle artérielle en O 2 et présence de complications).

Les patients étaient principalement de sexe masculin (60,9% et 66,7% respectivement pour les formes légères vs graves), et âgés en moyenne de 43,6 ± 14,4 ans et 55,6 ± 15,1 ans (p <0,01).

A l’inclusion, la charge virale dans les formes graves de la maladie était environ 60 fois plus élevée que dans les formes légères. Elle restait significativement plus élevée à J12 après le début des symptômes. Par ailleurs, 90% des patients présentant des formes légères présentaient une clairance virale à J10 après le début des symptômes, contre aucun parmi les cas graves.

Liu Y, Yan LM, Wan L, Xiang TX, Le A, Liu JM, Peiris M, Poon LLM, Zhang W. Viral dynamics in mild and severe cases of COVID-19. Lancet Infect Dis. 2020 Mar 19 [Epub ahead of print]. doi: 10.1016/S1473-3099(20)30232-2. PMID: 32199493

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Avr 2020 - 07:29
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Prise en charge des patients HIV durant la pandémie, en direct jeudi à 17h



http://www.webconfaei.com/vih-covid.asp








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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Avr 2020 - 08:08
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Vous pouvez suivre l'épidémie en temps réel sur le site de l'université John Hopkins de Baltimore

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Avr 2020 - 08:10
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Suivre l’évolution de la charge virale et de la sérologie dans le Covid-19

Chez les patients atteints d’un Covid-19 la détection du coronavirus par RT-PCR permet d’affirmer rapidement le diagnostic – en général en 24 heures- et sa disparition signe la guérison virologique qui peut d’ailleurs tarder quelque peu par rapport à la disparition des symptômes de la maladie. Les prélèvements sont habituellement effectués par écouvillonnage nasal, mais il est également possible de rechercher le SARS-CoV-2 dans des échantillons de salive provenant de l’oropharynx postérieur : cette dernière pratique mieux tolérée par le patient expose également moins le soignant au risque de contamination, de sorte qu’elle mériterait sans doute d’être développée. Par ailleurs, la réponse sérologique à l’agression virale est encore mal documentée, alors qu’il s’agit là d’une voie d’avenir dans le contrôle de la pandémie et l’identification des sujets immunisés.
Charge virale forte dès le début de la phase symptomatique
Une étude de cohorte réalisée dans deux hôpitaux de Hong Kong s’avère à ce titre doublement intéressant dans la mesure où elle a recherché une corrélation entre la sérologie virale et la charge virale (RT-PCR quantitative) dans des échantillons provenant de sources diverses : salive de l’oropharynx postérieur, prélèvement nasopharyngé ou rectal, sang et urine. Des dosages immuno-enzymatiques ont permis de mesurer les taux sériques d’anticorps dirigés contre deux antigènes du SARS-CoV-2 : la NP (nucleoprotein)- protéine interne- et le RBD (receptor binding domain) – protéine de surface-, ce dernier étant porté par les spicules protéiques qui forment la couronne du virus, lesquelles lui permettent de s’amarrer à la cellule proie. Enfin, un séquençage du génome viral a été effectué à la recherche de mutations éventuelles. Entre le 22 janvier et le 12 février 2020, sur les 30 patients considérés comme éligibles, seuls 23 (dont dix formes sévères) ont été retenus pour constituer la cohorte finale (âge médian 62 ans [37 à 75]).

La charge virale (valeur médiane) dans la salive de l’oropharynx postérieur et les autres prélèvements respiratoires a été initialement évaluée à 5,2 log10 copies par ml (écart interquartile 4,1–7,0). C’est au cours de la première semaine de l’évolution qu’elle était la plus élevée puis elle a décliné avec le temps avec une pente de –0,15, intervalle de confiance à 95 % IC 95% : –0,19 à –0,11 ; R² = 0,71). L’ARN viral était encore détectable 25 jours après le début de la phase symptomatique chez un seul patient. Chez 5 patients, une virémie a été mise en évidence indépendamment de la sévérité de la maladie, et l’ARN viral a été décelé dans les prélèvements rectaux de quatre participants. L’âge est apparu significativement et positivement corrélé à l’importance de la charge virale (test de Spearman : ρ=0,48, IC 95 % 0,074–0 à 0,75 ; p=0,020).
Sérologie : à partir du dixième jour
Les taux des anticorps n’ont commencé à s’élever qu’à partir du dixième jour. Chez les patients dont les dosages ont été pratiqués jusqu’au 14ème jour, la positivité en % se décline ainsi selon le type d’anticorps : (1) anti-NP IgG (n=15) : 94 % ; (2) anti-NP IgM (n=14) : 88 % ; (3) anti-RBD IgG (n=16) : 100 % ; (4) anti-RBD IgM (n=15) : 94 %. Les taux d’anticorps IgG anti-SARS-CoV-2-NP ou anti-SARS-CoV-2-RBD ont été étroitement corrélés aux titres des anticorps neutralisants (R² >0,9). Aucune mutation génomique n’a été décelée sur les prélèvements itératifs.

Cette étude d’observation plaide en faveur d’un autre mode de recherche du SARS-CoV-2 : la salive de l’oropharynx postérieur produite par le patient lui-même en sa raclant l’arrière-gorge pourrait faire aussi bien que l’écouvillonnage nasopharyngé ce qui reste à confirmer sur une plus grande échelle. Cette technique présente deux avantages : elle est plus confortable pour le patient et elle diminue aussi l’exposition du préleveur à la contamination. Par ailleurs l’étude montre qu’à la différence de l’infection à SARS-CoV-1 et à MERS-CoV, le Covid-19 se caractérise par une charge virale maximale au moment où la maladie commence à s’exprimer cliniquement (alors que, dans le cas des deux autres viroses, la charge virale est maximale entre le 7ème et le 10ème jour).

Le dosage des anticorps anti-SARS-CoV-2 par méthode immuno-enzymatique peut compléter utilement la RT-PCR selon des modalités qui restent à définir dans des cas spécifiques : diagnostic rétrospectif des formes légères, dépistage des porteurs asymptomatiques ou encore des sujets immunisés, enfin formes cliniques atypiques à expression tardive etc. Les taux des anticorps anti-NP ou anti-RBD – IgG ou igM- ne s’élèvent qu’à partir du dixième jour pour être positifs dans la majorité des cas après le 14ème jour, selon cette petite série (n=16).

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

Kelvin Kai-Wang To et coll. : Temporal profiles of viral load in posterior oropharyngeal saliva samples and serum antibody responses during infection by SARS-CoV-2: an observational cohort study. Lancet Infect Dis 2020 : publication avancée en ligne le 23 mars.doi.org/10.1016/ S1473-3099(20)30196-1.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Avr 2020 - 09:22
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Hydroxychloroquine et Covid-19 : nouvel essai randomisé chinois… «positif»

Les études cliniques sur l’hydroxychloroquine (HCQ) dans le Covid-19, qu’elles soient ouvertes ou contrôlées, se suivent et ne se ressemblent pas. La fièvre médiatique déclenchée par le couple hydroxychloroquine (HCQ) et Covid-19 et amorcée par les travaux du Pr Didier Raoult ne retombe pas. Il y a quelques jours, la publication sur le site du JIM d’un essai randomisé chinois que nous avions jugé négatif (à tort selon certains de nos lecteurs) mais de facto non concluant a fait grand bruit. Elle faisait écho à un essai ouvert de l’auteur marseillais considéré comme… positif (à tort) par nombre d’infectiologues.
Des formes symptomatiques mais « légères »
En toute rigueur, il convient de rapporter les résultats d’une petite étude multicentrique chinoise réalisée à Wuhan dans laquelle ont été inclus 62 patients (âge moyen 44,7+/-15,3 ans ; sexe masculin : 46,8 %) hospitalisés en raison d’une forme symptomatique mais « légère » d’un Covid-19 confirmé (par RT-PCR) entre le 4 février et le 28 février 2020. Il existait une pneumonie attestée par la radiographie ou la tomodensitométrie mais on ne notait pas de désaturation artérielle en oxygène sévère (rapport SaO2/SPO2 > 93%). Les formes graves ont été exclues et aucune contre-indication cardiologique, ni oculaire ou hépatique à l’HCQ n’a été détectée.

Deux groupes ont été constitués par tirage au sort : dans le groupe traité (n=31), l’HCQ a été administrée à raison de 400 mg/jour pendant 5 jours en plus de la prise en charge standard qui a été la seule utilisée dans le groupe témoin (n=31). Cette dernière a pu combiner ad libitum oxygénothérapie, médicaments antiviraux ou antibactériens, immunoglobulines voire corticothérapie au cas par cas. A noter que contrairement à ce que préconise le Pr Raoult, de l’azithromycine n’était pas associée à l’HCQ.

Les critères d’efficacité ont été les suivants : (1) délai écoulé jusqu’à la guérison clinique ; (2) évolution clinique et radiologique. Leur évaluation a été faite au 5ème jour de l’étude. A l’état basal, les groupes se sont avérés
comparables pour ce qui est de l’âge et du sexe, mais aucune autre variable n’a été prise en compte dans l’évaluation de la comparabilité intergroupe, ce qui ne saurait être ignoré car le hasard a ses lois et ses limites…
Avantage clinique… et radiologique à l’hydroxychloroquine
Dans le groupe traité, la disparition de la fièvre est survenue plus rapidement soit 2,2+/0,4 versus 3,2+/-1,3 jours dans le groupe témoin (p=0,0008).

Pour ce qui est de la toux, elle était présente à l’admission chez 15 patients du groupe témoin (47 %) versus 22 (69 %) dans l’autre groupe et sa rémission a été significativement plus rapide sous HCQ, soit 3,1 +/-1,5 jours vs 2,0+/-0,2) (p=0,0016).

La progression vers une forme grave a été le fait de quatre patients du groupe témoin, contre zéro le groupe HCQ, le seuil de signification statistique n’étant pas cependant atteint du fait de la faiblesse de l’effectif. Les évènements indésirables au nombre de deux uniquement dans groupe HCQ ont été considérés comme « légers ».

Qu’en a–t-il été d’un point de vue radiologique ? L’analyse subjective des images tomodensitométriques a révélé une amélioration plus fréquente (80,6 %) entre l’admission et le 6ème jour chez les patients du groupe traité versus 54,8 % dans l’autre groupe (p=0,0476).
Il faut encore raison garder
Les résultats de cet essai randomisé, à la différence de ceux d’une autre étude du même type récemment publiée, plaident en faveur de l’efficacité clinique de l’HCQ face à une forme symptomatique mais légère du Covid-19. Ce n’est pas une première : il est rare que les études de faible puissance concordent dans des maladies de ce type et la conclusion de l’article précédent qui avait été jugé négative (autant de l’avis des expérimentateurs que du rédacteur du JIM) allait dans ce sens. En médecine comme en science, une étude unique (même méthodologiquement irréprochable) n’est jamais suffisante pour faire la pluie et le beau temps et pour preuve…

Dans ces conditions, qui a raison ? Qui a tort ? Il est difficile de trancher, mais il est clair que d’autres études randomisées sont nécessaires pour alimenter le débat, n’en déplaise à certains. La nécessité d’informer le plus objectivement possible est la mission de la rédaction et des rédacteurs du JIM qui n’ont aucun conflit d’intérêt à déclarer. Il faut simplement raison garder ce qui est difficile par les temps qui courent et rester plus que jamais exigeant sur la qualité de l’information.

Dans les jours qui viennent, les premiers résultats de certains essais multicentriques vont être connus et, dans cette attente, l’usage compassionnel de l’HCQ dans les formes graves du Covid-19 trouve sa justification.

Dans les autres formes, même à la lueur de cette nouvelle étude chinoise, il convient de rester prudent et de s’interroger aussi sur les raisons des divergences entre les essais au risque d’être accusé de passivité : non, c’est de patience qu’il s’agit car vitesse et précipitation ne doivent pas être confondues notamment par gros temps quand la totalité du navire Terre se met à tanguer… et les systèmes de santé lourdement éprouvés aussi.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

Chen Z et coll. Efficacy of hydroxychloroquine in patients with COVID-19: results of a randomized clinical trial. MedRxiv and bioRxiv 2020 (30 mars) : publiée en ligne. (https://doi.org/10.1101/2020.03.22.20040758).

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Avr 2020 - 15:57
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https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... Vibert.pdf

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 299#398299

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Avr 2020 - 16:06
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À New York, se couvrir le visage est vivement conseillé

New-York, frappé de plein fouet par le coronavirus, se met en action pour limiter la propagation du Covid-19. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a ainsi enjoint la population à se couvrir le visage à l’extérieur, sans préconiser le port du masque, réservé aux soignants et personnels d'urgence.

Avec plus de 100 000 cas déclarés et plus de 2 300 morts, New York est lourdement touché par la pandémie de coronavirus. Pour y faire face et tenter de freiner la propagation du Covid-19, le maire de la ville, Bill de Blasio, a demandé à la population de se couvrir le visage. “Ça peut être une écharpe, quelque chose que vous avez fabriqué chez vous, un bandana”, a annoncé Bill de Blasio dans un point presse ce jeudi 2 avril, mais cela “n'a pas besoin d'être un masque de professionnel”, qui sont réservés aux personnels soignants.

Revirement de stratégie :

Cette décision se justifie sur la base d'une étude qui évoque une possible transmission du virus par la respiration. Publiée par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), autorité de santé nationale aux États-Unis, elle met en évidence des cas de transmission du virus à Singapour par des personnes asymptomatiques. “Il a été montré que la parole et d'autres activités vocales, comme le chant, peuvent générer des particules dans l'air, avec une propension liée au niveau sonore”, détaillent les auteurs de l'étude, publiée mercredi.

Cette nouvelle approche tranche avec l’attitude des autorités américaines qui n’estimaient pas nécessaire de porter un masque, à moins de présenter des symptômes du coronavirus, sur la base des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du CDC. Au niveau national, cette mesure n’a pas été suivie par Donald Trump qui a déclaré laisser le choix aux Américains de décider ou non de se couvrir le visage. Cependant, le vice-président Mike Pence a indiqué, dans un point presse jeudi 2 avril, que le CDC formulerait un avis sur la couverture du visage dans les prochains jours.

Les infirmiers dénoncent un manque d’équipement :

Toujours à New York, les infirmiers dénoncent le manque d’équipements. Devant un hôpital universitaire Montefiore, dans le quartier du Bronx, à distance les uns des autres, masqués et ruban noir au bras par solidarité avec tous les malades, une trentaine d’infirmiers ont organisé une manifestation pour dénoncer le manque de masques, blouses et autres équipements de protection qui les mettent en danger, eux et leurs patients. “Les soldats ne vont pas à la guerre sans armes, pourquoi les infirmiers travailleraient-ils sans équipement de protection ?”, ont-ils dénoncé.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -conseille

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Avr 2020 - 06:45
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Alimentation, courses, nettoyage : recommandations contre le Covid-19

Dans ma famille (c'est récent), on nettoie les semelles de chaussures à la javel en rentrant des courses. Mon voisin me dit qu'il nettoie tous les emballages des aliments et les fruits avant de les placer dans le réfrigérateur. Moi, je nettoie les fruits et légumes à l'eau légèrement javellisée avant de les consommer. Sur Franceinfo, des vétérinaires se plaignaient récemment qu'ils avaient en consultation des animaux que leurs propriétaires avaient trop « désinfecté » à leur retour de promenades. Alors que faire en matière d'alimentation et de risque d'exposition au virus Sars-CoV-2, celui qui cause l'infection à Covid-19 ?

L’Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a examiné, sur la base des données scientifiques disponibles, les possibilités de transmission de la maladie Covid-19 par les aliments.

Les animaux d’élevage peuvent-ils nous contaminer ?
Il n'existe aucune preuve que les animaux d’élevage et les aliments qui en sont issus jouent un rôle dans la propagation du virus à l’origine du Covid-19. L’éventuelle transmission par un aliment ne peut donc être due qu’à la contamination de cet aliment par un malade ou une personne infectée par le virus, en le manipulant avec des mains souillées, ou en l’exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements, explique l'Agence.

Manger un aliment contaminé peut-il nous rendre malade ?
Aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne laisse penser que le virus peut nous contaminer par voie digestive. Toutefois la possibilité d’infecter les voies respiratoires lors de la mastication d’un aliment contaminé ne peut pas être totalement exclue. Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler des aliments et de cuisiner pour les autres.

Comment supprimer le virus sur les fruits et légumes ?
Après un achat, avant de les consommer ou de les cuisiner, il faut bien laver ses fruits et légumes. L’eau claire suffit, n’utilisez surtout pas de désinfectant ou de détergent comme l’eau de javel, vous risqueriez une intoxication s’il était mal rincé. L’utilisation du vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes n’est pas nécessaire. Après lavage à l’eau claire, essuyer les aliments avec un essuie-tout à usage unique aide à éliminer d’éventuelles particules virales. Ces gestes sont particulièrement importants lorsque les fruits et légumes sont mangés crus.

Peut-on manger des fruits et légumes crus ?
Comme cela a été dit précédemment, il est important de laver ses fruits et légumes à l’eau claire. Vous pouvez également les peler comme pour les pommes ou les poires. Pour les légumes, il faut savoir qu’il suffit d’une cuisson à 63°C, c’est-à-dire à feu moyen, pendant quatre minutes pour détruire le virus potentiellement présent. Rien ne sert de « sur-cuire » ses aliments donc ! Pour les crudités, un lavage à l’eau claire suffit à diminuer le risque de transmission par contamination croisée – à savoir risque de transmission du virus par les mains.

Que faire des emballages ?
Les emballages peuvent avoir été contaminés par des mains souillées. Même si le virus causant la maladie ne peut survivre plus de trois heures à l’air libre, nettoyer ses emballages reste cependant une précaution supplémentaire. Il faut les nettoyer avec un chiffon ou un essuie-tout à usage unique humide. Ce n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau de javel. Pour les aliments qui se conservent au réfrigérateur, dès lors que cela est possible, il faut retirer les emballages avant de les ranger. Bien entendu, il faut se laver les mains soigneusement avant et après la manipulation de ces emballages.

Le vinaigre blanc est-il efficace ?
Il est efficace pour tuer les bactéries mais probablement moins pour les virus. Les études ont montré que pour se débarrasser de virus plus résistants, le vinaigre blanc était inefficace.

Quelles précautions en rentrant des courses ?
Il faut tout d’abord se laver les mains. On peut laisser reposer ses courses trois heures après les avoir ramenées à la maison lorsqu’il ne s’agit pas de produits frais, puisque le virus causant la maladie ne peut survivre plus de 3 heures à l’air libre. Pour les emballages des produits qui doivent aller au réfrigérateur, comme le lait ou les yaourts, il faut retirer le suremballage et nettoyer les produits avec un papier essuie-tout humide avant de les ranger. Pensez à vous laver les mains à nouveau juste après.

Faut-il chauffer son pain ?
Le pain est cuit à haute température lors de sa préparation, ce qui élimine toute trace de virus. Les boulangers comme les autres professions de l’alimentation sont fortement sensibilisés aux règles d’hygiène (lavage de main régulier et/ou port de gants pour servir, utilisation d’un sac pour ranger le pain…). Dans ces conditions, le risque de transmission du virus est négligeable, il n'est donc pas nécessaire de faire chauffer son pain. Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler le pain, s'il doit être consommé par d'autres.

Quels risques au contact de surfaces contaminées ?
Certaines études réalisées dans des conditions expérimentales démontrent que le virus peut rester plus ou moins actif sur des surfaces inertes. Donc le risque de toucher le virus en manipulant des objets ayant été contaminés n’est théoriquement pas exclu, mais il est faible. C’est pour cela qu’il est important de respecter les règles suivantes : ne pas se toucher le visage durant ses achats, se laver les mains lorsqu’on rentre chez soi et essuyer les emballages avec un essuie-tout humide.

Comment nettoyer des surfaces potentiellement contaminées ?
Afin de nettoyer des surfaces potentiellement contaminées, il faut utiliser des produits ménagers permettant d’effacer toute trace du virus. Vous pouvez utiliser par exemple l’alcool à 70°C qui est très efficace, pour désinfecter les poignées de porte, les claviers d’ordinateur ou de tablette. Si vous utilisez de l’eau de javel, utiliser ce produit avec précaution car il est fortement oxydant et caustique pour la peau, les muqueuses et les matériaux. Le téléphone, en contact direct avec les mains et le visage, peut donc être un vecteur important de transmission du virus. Vous pouvez utiliser des lingettes désinfectantes ou de l’essuie-tout imbibé d’alcool ménager pour désinfecter l’écran du smartphone.

La transmission est-elle possible avec les animaux de compagnie ?
Interrogée sur la transmission potentielle de la maladie Covid-19 par l’intermédiaire d’animaux domestiques, l’Anses a réuni en urgence un groupe d’experts-es spécialisés-es pour répondre à cette question. Sur la base de leur rapport, elle conclut qu’à la lumière des connaissances scientifiques disponibles, il n'existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus Sars-CoV-2 à l’origine de cette maladie. Pas de détergent, ni de gel hydroalcoolique pour désinfecter les chiens et les chats, a d’ailleurs alerté récemment l’Ordre des vétérinaires. La peur de la contagion entraîne des comportements dangereux de certains maîtres. « C’est curieux de penser à désinfecter son animal avec des détergents ou du gel hydro-alcoolique alors qu’on sait que l’eau savonneuse ou un shampoing pour chien marche très bien », réagit auprès de l’AFP Christine Debove, conseillère régionale de l’Ordre des vétérinaires d’Île-de-France. Le chien et le chat se lèchent et ces produits « peuvent provoquer des irritations au niveau des muqueuses et des réactions cutanées ». La vétérinaire alerte sur le fait que « si le chien ou le chat ingère de l’alcool en se léchant, il aura une réaction plus accentuée qu’un humain car ils ne digèrent pas correctement l’alcool ». Elle rappelle que laver les pattes de son chien de retour de promenade avec de l’eau savonneuse est un « geste d’hygiène de base qu’on devrait avoir tout le temps ». « C’est suffisamment efficace ! », indique-t-elle. La vétérinaire ajoute l’importance de « respecter la distanciation homme-animal, de se laver les mains très, très souvent quand on a joué avec lui et d’éviter les contacts rapprochés, léchage des mains et du visage ». En plus de ces règles de base, il est conseillé « lorsqu’on rencontre un chien ou un chat qui ne nous appartient pas de ne pas le caresser, ni de le laisser nous approcher ». Même s’il n’existe aucune preuve scientifique que les animaux transmettent le Covid-19, l’Académie de médecine a appelé la semaine dernière les propriétaires à appliquer des principes de précaution.

https://seronet.info/article/alimentati ... d-19-87201

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 04 Avr 2020 - 16:46
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Situation critique mais une solidarité inédite

Paris, France-- Au cœur de la tempête, le Pr Gilles Pialoux, professeur de maladies infectieuses à l’université Paris-Sorbonne et à l’hôpital Tenon décrit une situation critique, avec des formes de Covid-19 de plus en plus sévères, mais salue la grande solidarité entre régions et entre soignants pour porter secours aux malades.

Lueurs d’espoir, il mentionne également quelques pistes de recherches intéressantes.

TRANSCRIPTION/ADAPTATION
Gilles Pialloux — Bonjour. Gilles Pialloux — je suis professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon et aussi à l’université Paris-Sorbonne. Je suis content de vous retrouver, malgré la tension, sur ce petit point que j’espère plus régulier sur la crise du coronavirus, vue de l’intérieur.

La crise du coronavirus vue de l’intérieur
Nous étions, à Tenon, censés être site de niveau 3 — évidemment, le coronavirus en a décidé autrement et, depuis le 27 février, nous sommes extrêmement impactés, comme d’autres centres parisiens, d’Île-de-France, du Haut-Rhin, des Hauts-de-France. Donc pour entrer dans les chiffres – et on parlera un peu science, après – dans les chiffres, la situation est extrêmement tendue en Île-de-France sur les lits de soins critiques, c’est-à-dire réanimation et unité de soins intensifs, avec un pic que l’on attendait pour la semaine prochaine, mais il semble que les prévisions qui prévoyaient un pic de 2400 patients en soins critiques soient déjà dépassées en Île-de-France et qu’on soit, plutôt, non pas dans un pic, mais dans une asymptote qui pourrait atteindre 3000 patients en unité de soins intensifs sur l’Île-de-France où je rappelle qu’avant la crise du COVID-19 il y avait 2000 places.

Donc c’est dire, si on a poussé les murs, pour fixer un chiffre, à l’hôpital Tenon, nous avons 42 patients en réanimation classique, dans une réanimation qui avait, avant, 20 lits, nous avons 113 patients COVID+ dans les services de médecine, une trentaine en attente et — chiffre assez particulier pour notre centre — nous avons 147 personnels soignants contaminés par le COVID, dont aucun n’étant dans les formes graves, même si dans l’Assistance Publique il y a trois patients COVID+ en réanimation et déjà plusieurs décès.

On a poussé les murs.
Une solidarité régionale
Donc une situation très tendue pour ce qui est de la réanimation avec deux objectifs, que vous suivez sur les différents sites d’information, dont Medscape : le fait d’avoir des transports vers les zones de France les moins touchées. Nous avons eu des départs en hélicoptère, en TGV, en ambulance spécialisée pour la grande couronne, mais jusqu’à Rouen — le CHU d’Avicenne, par exemple, transférait à Rouen — nous, nous avons transféré, aussi, en Bretagne, à Tours, et, donc, il y a une solidarité régionale qui se fait en plus de la solidarité à l’intérieur de l’hôpital.

Solidarité des soignants dans un contexte de guerre
Cette solidarité, elle est aussi assez étonnante à l’intérieur de l’hôpital. Maintenant, toutes les spécialités ont compris qu’elles étaient au combat. Les chirurgiens, par exemple, se sont mis à avoir des activités totalement différentes de leur corps de métier puisque l’activité opératoire a été réduite considérablement, à la fois par déprogrammation, mais aussi pour garder des places de salle de réveil transformables en lits de réanimation, ce qui est le cas à Tenon — on en a déjà trois sur six qui sont occupés par des patients COVID qu’on essaie d’exfiltrer vers d’autres centres pour garder de la réserve.

Nous sommes vraiment dans une situation tendue, de guerre — je dis de guerre parce que sans cesse on fait de la place, on vide et ça se remplit, en commençant, d’ailleurs, par les réanimations. Et le point, aujourd’hui, en ce 1er avril, qu’on a l’impression que les formes qui arrivent au SAU, aux urgences sont de plus en plus sévères, avec des patients qui ne suivent pas l’histoire naturelle de la maladie que l’on avait apprise des publications chinoises, notamment sur les 47 000 premiers patients, avec des formes qui s’aggravent à J7 et J10.

On a l’impression que les formes qui arrivent au SAU, aux urgences sont de plus en plus sévères.
Nous voyons actuellement des patients qui sont asymptomatiques et qui au bout de 48 heures ou 72 heures peuvent être dans une forme grave qui nécessite une ventilation.

Donc les chirurgiens, dont je parlais pour citer cet exemple de solidarité, ils font toutes les tâches, ils participent à la permanence de réponse aux familles, puisque les familles qui n’ont pas accès aux malades, sont extrêmement démunies pour obtenir des informations médicales. Ils participent aux équipes qui, en réanimation, doivent retourner les patients pour la ventilation ventrale, qui est une technique — pour les réanimateurs vous connaissez — qui nécessite au moins quatre ou cinq personnes pour les fortes corpulences et qui prend beaucoup de temps et beaucoup d’énergie dans les réanimations.

Nous sommes dans une situation critique, on ne voit pas arriver ce fameux pic.
Ils participent aussi aux consultations du SAU, qui ont été détournées quand elles ne sont pas COVID suspects. Voilà pour les chiffres.

Nous sommes dans une situation critique, on ne voit pas arriver ce fameux pic, ou cette asymptote, et la situation est très critique, comme je le répète.

La science, lueur d’espoir
Alors, bien sûr il y a des éléments positifs. On essaie de garder un temps pour la science — on a beaucoup d’essais qui arrivent, dans le désordre. Il y a deux grands essais, notamment en Île-de-France pour l’un et en national, pour l’autre. L’’essai DISCOVERY, qui est un essai à cinq bras avec un bras, bien sûr, à hydroxychloroquine, puisqu’on est bien obligé, et un bras standard of care, un bras avec Kaletra et interféron gamma, un bras avec remdésivir, donc la molécule anti-Ebola, qui a l’air très prometteuse, et l’interféron gamma.

Il y a aussi un autre essai qui est, en fait, une cohorte nichée avec plusieurs molécules à visée, cette fois-ci, immunologique, qui s’appelle CORE-IMMUNO. Cet essai AP-HP a commencé, actuellement, avec deux types d’interleukines-1 qui sont administrées contre le standard of care en randomisation. Donc ces essais sont actifs dans plusieurs centres et amènent un souffle de recherche clinique qui est important.

Susceptibilité diminuée des personnes 0+
Sur la recherche clinique, je terminerai sur un point qui nous a beaucoup agités. Je ne parle pas de l’hydroxychloroquine, mais je parle de groupe ABO, de la susceptibilité, je dirais, diminuée des personnes qui seraient O+, du groupe sanguin O+. C’est une donnée qui avait déjà été décrite par une équipe nantaise sur le modèle du MERS et puis qui a été décrit, effectivement, avec le SRAS avec, probablement, le fait que les anticorps anti-A, anti-B chez les gens O+ auraient une activité bloquante au niveau de l’élément-clé de la pénétration du COVID à l’intérieur de la cellule qui, comme vous le savez, utilise un récepteur de l’inhibiteur de l’enzyme de conversion de type 2.

La piste des IEC
Là aussi, il y a une piste très importante avec cette molécule inhibiteur de l’enzyme de conversion pour essayer de bloquer le récepteur d’entrée dans la cellule. Et cette piste de la CE2 est probablement une piste très importante et probablement celle, aussi, qui explique qu’il y ait une régulation hormonale qui fait que dans ces réanimations on trouve majoritairement des hommes (70 %), selon les chiffres de Santé Publique France, par rapport aux femmes. Cela serait en rapport avec le gène codant pour la CE2, qui est porté par le chromosome X.

Nous allons suivre ces données scientifiques qui sont très importantes, mais j’aurai l’occasion de revenir vers vous avec d’autres publications plus précises. Merci à vous.

https://francais.medscape.com/voirartic ... YFbH8#vp_1

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 05 Avr 2020 - 08:31
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Quels sont les patients à risque ?

Le Haut Comité de santé publique a publié une liste des personnes les plus à risque de déclarer une forme sévère de l’infection au Covid-19, en raison d’une pathologie sous-jacente ou d'un traitement. L’enjeu est d’éviter les rechutes ou les complications de ces pathologies, tout en limitant le risque lié à l’infection par le coronavirus

Les personnes atteintes de cirrhose, d’hépatites chroniques auto-immunes traitées par immunosuppresseurs, de cancers primitifs du foie ainsi que les transplantés sont à haut risque de formes sévères du Covid-19.

Des malades du foie à risque

Chez les patients cirrhotiques ou avec un cancer primitif du foie, le risque est lié à une immunodépression relative et à une décompensation hépatique en cas d’infection virale et/ou de surinfection bactérienne. Chez les patients transplantés ou atteints d’hépatites auto-immunes, il est lié au traitement immunosuppresseur. Les patients atteints de NASH sont également exposés à une forme sévère, de par les facteurs métaboliques, l’obésité morbide, le diabète ou l’hypertension artérielle. « Selon l’expérience chinoise, 2 à 11 % des patients atteints du Covid-19 avaient une pathologie hépatique chronique sous-jacente au moment de la contamination. L’infection à Covid-19 s’associait à une augmentation des transaminases dans 14 à 53 % des cas, avec un risque de défaillance hépatique y compris en l’absence d’hépatopathie (1) », remarque la Pr Nathalie Ganne-Carrié, secrétaire générale de l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

Même en cas de symptômes évoquant le coronavirus, le traitement immunosuppresseur ne doit pas être arrêté, ce qui exposerait les patients transplantés à un potentiel rejet d’organe ou à une réactivation parfois très bruyante d’une hépatite chronique auto-immune. Avec un risque élevé de morbimortalité, l’arrêt des traitements doit faire l’objet d’une concertation entre le médecin prenant en charge l’infection et l’hépatologue. La meilleure arme est la prévention, avec un confinement total des patients fragiles (sans sortie y compris pour les courses) et des règles d’hygiène strictes pour toutes les personnes du foyer. Selon l’expérience chinoise, les mesures prophylactiques drastiques, y compris pendant l’hospitalisation, ont fait la preuve de leur efficacité puisque chez 111 patients cirrhotiques décompensés (dont 2/3 hospitalisés), un seul décès est survenu (2).

Déjà formellement déconseillés lors d’une cirrhose, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont contre-indiqués en cas d’infection à Covid-19. « Le paracétamol, qui reste la première cause médicamenteuse de transplantation hépatique, doit être limité à deux grammes par jour », insiste l’hépatologue.

Le quotidien du médecin

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 06 Avr 2020 - 09:24
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http://webconfaei.com/VIH-COVID/replay01.asp

http://webconfaei.com/VIH-COVID/replay02.asp

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 06 Avr 2020 - 15:56
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Propositions AFEF pour la prise en charge des patients atteints de maladies du foie à l’occasion de la pandémie de COVID-19



Chers amis, chers collègues,

Veuillez trouver ci-joint les propositions de l'AFEF pour la prise en charge des patients atteints de maladies du foie à l’occasion de la pandémie actuelle.

Compte-tenu de l'hétérogénéité de l'épidémie sur le territoire national, ces propositions sont à moduler en fonction des particularités géographiques de l'infection, des circuits et de l’accès aux ressources locales.

En espérant avoir répondu à vos attentes.

Bien amicalement, bien cordialement,

Nathalie Ganne-Carrié
Secrétaire générale AFEF

https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... avirus.pdf

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