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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:24
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Impact sur la réponse virologique au fostemsavir (FTR) des polymorphismes de la gp120, de la sensibilité phénotypique (CI50) et du sous-type viral
D'après Gartland M et al., poster 503, actualisé

Le fostemsavir (FTR) est une prodrogue du temsavir (TMR), inhibiteur de l'attachement par sa fixation sur la gp120 du virus. Ce nouvel antirétroviral a été évalué chez les patients multitraités et multirésistants sans ou peu alternative thérapeutique.

Parmi les isolats cliniques du VIH-1, une large gamme (> 6 log) de sensibilité a été observée in vitro, probablement en raison de la variabilité naturelle de la gp120. Les mutations de résistance identifiées à partir des études in vitro et in vivo sont les suivantes: S375H/I/M/N/T, M426L/P, M434I/K et M475I.

L’essai BRIGHTE est une étude de phase 3 qui étudie l'efficacité et la tolérance du FTR avec un traitement optimisé (OBT) chez les patients en échec virologique. Cette étude présente l'impact sur la réponse virologique à court et long termes, des caractéristiques virologiques à l’inclusion comme les polymorphismes de la gp120, la sensibilité phénotypique (CI50) et le sous-type viral sur les résultats virologiques.

46% (122/263) présentaient un polymorphisme au niveau de la gp120. Comme attendu, la sensibilité phénotypique (IC50) était très différente selon les patients avec 74% (195/263) à moins de 10 et 87% (229/263) à moins de 100. La majorité des patients (79%, 216/272) était infectée par un sous-type B. A J8 en monothérapie fonctionnelle, la diminution médiane de la charge virale était plus faible en présence de polymorphisme sur la gp120 qu’en absence de celui-ci (–0,65 log10 vs –1,03 log10) mais 55% (48/quatre vingt huit) des patients avec ces polymorphismes réduisaient leur CV de plus de 0,5 log10.

En présence d’une résistance phénotypique (CI50 FC> 100), la baisse de la CV était faible de moins de 0,5 log. Il n’y avait pas de différence dans la réponse virologique entre les sous-types B et non B (66%, 108/163 et 65%, 26/40 respectivement). A S96, le pourcentage de patients avec une CV <40 cp/mL était comparable quel que soient les polymorphismes de la gp120, la sensibilité phénotypique (CI50) et le sous-type viral.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:32
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Exposition prénatale au DTG : résultats de l’étude Dolomite-EPPICC
D'après Thorne C et al., poster 791, actualisé

En mai 2018, des données préliminaires issues de l’étude TSEPAMO suggéraient un sur-risque de non fermeture du tube neural (NTD, « neural tube disease ») chez les femmes VIH+ ayant débuté une grossesse sous dolutégravir au Botswana. En effet, 4 NTD sur 426 grossesses (soit une prévalence de 0,94 %) étaient rapportées sous dolutégravir (DTG) versus 3/5 787 sous efavirenz (EFV) (0,05 %), et versus 61/66 057 chez les femmes séronégatives (0,09 %), avec une différence statistiquement significative ayant conduit l’OMS à lancer une alerte internationale sur le risque de NTD en cas d’exposition au DTG en période péri-conceptionnelle. Fin mars 2019, 1 683 grossesses chez des femmes exposées au DTG en période péri-conceptionnelle étaient analysables. Un cas supplémentaire de NTD était observé parmi ces grossesses, soit 5/1683 (prévalence à la baisse à 0,30 %). L’Antiretroviral Pregnancy Registry a récemment rapporté un cas de NTD dans 312 expositions péri-conceptionnelles au DTG (0,3 %). L’étude Dolomite a été initiée en 2017 afin d’évaluer la sécurité du DTG en cas de grossesse et chez les enfants exposés en Europe et au Canada, réalisée avec les groupes de travail NEAT-ID et EPPICC (the European Pregnancy and Paediatric Infections Cohort Collabaration). Les résultats présentés à la CROI portent sur 453 grossesses chez 428 femmes dans 6 pays d’Europe (76,6 % au Royaume-Uni et en Irlande, 9,9 % en Espagne, 6,4 % en Suisse et en Italie, 0,7 % en Roumanie). Il s’agissait dans plus de la moitié des cas (53,5 %) de femmes d’origine africaine, 6,1 % étaient VHC + et 3,6 % AgHbs +. Sur un total de 453 grossesses (dont 10 grossesses gémellaires), 70 % avaient été exposées au DTG en période péri-conceptionnelle (6,8 % en fin de premier trimestre et 23,2 % aux 2ème et 3ème trimestre).

Pour 417 enfants nés vivants (tableau 1), 17 anomalies à la naissance (tableau 2) ont été rapportées (4,1 % ; IC 95 % = 2,4-6,5 versus 3,1 % pour EuroCAT en population générale) et aucun cas de NTD. Ce sont donc des résultats rassurants sur le taux d’enfants morts-nés et sur celui des NTD en cas d’exposition péri-conceptionnelle au DTG. L’étude est toujours en cours.




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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:35
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Pomalidomide : effet sur la clairance virale HPV dans des HSIL
D'après Polizzotto M et al., abstr. 70, actualisé

Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ont un risque accru de cancer anal. Celui-ci est précédé de lésions intraépithéliales squameuses de haut grade (HSIL). La clairance spontanée de l’HPV en cas d’HSIL est associée à une réponse systémique des lymphocytes T à l'oncogène E6 d’HPV. Le pomalidomide peut améliorer les réponses immunitaires contre l’HPV et être thérapeutique dans les HSIL.

Cette étude monocentrique de phase II a recruté des participants (VIH ou non) présentant une HSIL anale persistante (> 12 mois) prouvée par biopsie. Le traitement a consisté en du pomalidomide oral 2 mg, 21/28 jours pendant 6 mois. Les PVVIH étaient éligibles si la charge virale était inférieure à 200 copies/mL et un nombre de CD4> 200/mm3 sous ARV. Le critère de jugement principal était la réponse à la fin du traitement : réponse complète définie comme la clairance histologique et partielle comme une réduction ≥ 50 % de la surface des lésions.

26 (16 VIH- et 10 VIH+) participants ont été inclus, 24 évaluables pour la réponse. Les participants étaient tous des hommes dont les caractéristiques sont les suivantes (table 1 diapo 6). Les événements indésirables (EI) étaient de grade 1 et limités, y compris les cytopénies, la constipation, les éruptions cutanées, sans EI idiosyncrasiques chez les PVVIH. La suppression du VIH a été maintenue tout au long de l’étude. Sur 137 cycles de traitement, les événements de grade 3/4 attribuables étaient liés une neutropénie (n= huit). Les réponses au traitement sont résumées dans la table 2 diapo 8. Les réponses étaient comparables chez les PVVIH.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:38
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Tolérance et résultats analytiques après interruption du traitement par vesatolimod chez des PVVIH virologiquement contrôlés
D'après SenGupta D et al., abstr. 40, actualisé

L’administration d’un agoniste TLR7 en combinaison avec un vaccin thérapeutique a permis d’induire une réponse cellulaire T CD8 en réponse à un SIV dans un modèle de primate. Dans cette étude, les auteurs ont émis l’hypothèse que chez des PVVIH avec une réponse partielle de l’hôte (contrôlés virologiquement), un traitement par vesatolimod (VAS ; un agoniste TLR-7 en cours d’évaluation) pourrait améliorer la réponse immunitaire post-ARV. Il s’agit d’une étude de phase Ib, randomisée, en double-aveugle et contrôlée versus placebo chez des patients contrôlés virologiquement. Ils ont été randomisés selon un schéma 2 :1 pour recevoir 10 doses bi-hebdomadaires de VAS 4-8 mg ou un placebo tout en poursuivant leur traitement ARV, suivi par une phase d’interruption de traitement programmée (ITP). Les rebonds viraux et la tolérance ont été évalués dans les 24 semaines suivant l’ITP.

Au total, 25 patients ont été randomisés pour recevoir VES (n = 17) ou un placebo (n = huit). L’âge médian était de 45 ans et 16 % étaient des femmes. La CV médiane pré-ARV était de 3,2 log10 copies/ml et le temps médian sous ARV était de 2,7 ans (extrêmes 0,7-17,2 ans). Le VES a été bien toléré, sans arrêts d’administration du traitement pour effets indésirables. Ces derniers étaient principalement représentés par des adénopathies, des frissons et des céphalées. Au cours de l’ITP, le délai médian jusqu’à survenue d’un rebond viral (respectivement > 50 et > 200 copies/ml) était de 4,1 semaines (2,9-5,9) et de 5 semaines (3,9-6) pour le bras VES et de 3,9 (2,0-4,1) et 4 (2-4,4) semaines dans le bras placebo (p=0,036 ; p=0,024)(figure).



Cinq patients dans le groupe VES n’ont présenté aucun rebond virologique (> 50 copies/ml) dans les 6 semaines de suivi, un patient ayant présenté un rebond à 15 semaines (et > 200 copies/ml à 31 semaines). Au total, cette étude de phase Ib montre que le VES a été bien toléré à des doses allant jusqu’à 8 mg et est associé à une augmentation du délai jusqu’à survenue d’un rebond virologique après ITP, potentiellement en rapport avec une augmentation de la réponse immunitaire anti-virale. Des études complémentaires, en association avec d’autres agents tels que des vaccins CD8 ou des anticorps monoclonaux sont prévues.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:40
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Dynamique géospatiale de l’infection à VIH en France
D'après Chaix Baudier ML et al., poster 906, actualisé

La surveillance épidémiologique de l’infection à VIH est cruciale pour comprendre les flux de transmission. Le moment de la primoinfection contribue très largement à l’entretien de l’épidémie en raison des charges virales élevées et des comportements à risque. Cette analyse phylogénétique menée au sein de la cohorte Primo de l’ANRS a pour objectif de caractériser la dynamique dans le temps et l’espace de l’infection à VIH en France et d’identifier les facteurs associés à la transmission. Les séquences de 1545 patients en primo-infection collectées entre 2014 et 2017, à partir de 37 centres français et comparées à 48 658 séquences disponibles ont identifié 71 clusters de plus de 3 personnes.

L'analyse phylogéographique modélisée sur l’ensemble du territoire français a révélé des niveaux élevés de transmission entre les différentes régions de France et les 2 plus grandes villes de France, fortement peuplées à savoir Paris et Lyon, celles-ci étant à la fois les sources et les destinataires de la dissémination virale

Ces résultats peuvent aider à allouer plus efficacement les ressources de prévention et permettront d'évaluer l'impact des changements dans la prise en charge et dans la politique de prévention.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:44
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Étude Discover : résultats à S96
D'après Ogbuagu O et al., abstr. 92, actualisé

DISCOVER est un essai contrôlé, randomisé, international, en double aveugle, dans la PreP, F/TAF (n=2694) comparé à F/TDF (n=2693) ayant démontré une non infériorité du F/TAF pour la prévention du VIH et un meilleur profil concernant la densité minérale osseuse (DMO) et les biomarqueurs rénaux à S48. Les résultats présentaient sont ceux de S96. Les caractéristiques des patients à l’inclusion étaient similaires : âge médian de 34 ans, 84% caucasiens et même prévalence des IST.

La non infériorité a été démontrée à S96 avec 23 infections VIH : 15 dans le bras F/TDF et 8 dans le bras F/TAF pour 10,081 patients-années de suivi.

Les auteurs se sont intéressés aux paramètres osseux, rénaux, lipidiques et aux changements de poids chez les participants sur F/TAF vs F/TDF à S96. La DMO a été évaluée dans une sous-étude et a également été évaluée selon l’âge des patients (<25>25 ans). Contrairement à ceux sous F/TDF, les utilisateurs de F/TAF avaient significativement augmenté la DMO, l'amplitude des différences entre les groupes augmentant entre S48 et S96 (figure 1). Les participants de moins de 25 ans présentaient une baisse plus importante de la DMO sous F/TDF avec une amplitude de différence plus grande entre les groupes que ceux ≥25 ans.



La fonction glomérulaire, la protéinurie et les biomarqueurs de fonction tubulaire proximale ont été évalué de manière globale et chez les participants ≥ 50 ans et ceux présentant une insuffisance rénale modérée (60< DFGe <90 mL/min). Dans l'ensemble, les utilisateurs de F/TAF ont une augmentation du DFGe (figure 2) et une baisse des biomarqueurs.



Les participants plus âgés sous F/TDF avaient une diminution plus importante du DFGe par rapport aux utilisateurs plus jeunes du F/TDF.

Les patients sous F/TAF avaient des lipides stables jusqu'à S96 alors que ceux sur F/TDF avaient des diminutions de lipides à S48 et S96. De plus, les patients sous F/TDF ont eu une augmentation de poids plus faible que ceux sous F/TAF: +0,5 versus +1,7 à S96.

Ces données DISCOVER mettent en évidence que le F/TAF est une option sûre et à plus long terme pour la PrEP avec certains sous-groupes qui sont plus bénéficiaires du F/TAF.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:46
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L’efficacité du cabotégravir est-elle comparable sur les sous types A1 ou B ?
D'après Jeffrey JL et al., poster 532, actualisé

L’étude de phase III FLAIR a évalué l’efficacité d’une administration mensuelle d’une association CAB + RPV LA en traitement d’entretien chez des patients en succès virologique et a démontré sa non-infériorité à 48 semaines versus une trithérapie orale standard. Au total, 1 % (3/283) patients traités par CAB + RPV LA ont présenté un échec virologique : ces 3 patients étaient infectés par un sous-type A1 (8 au total inclus dans l’étude) et 3 présentaient à l’inclusion une mutation de l’intégrase L74I, comme 2/5 patients qui ont maintenu leur indétectabilité. Ces 8 patients infectés par un sous-type A1 étaient sensibles au CAB à l’inclusion. 174/283 (61 %) des patients dans le bras LA étaient infectés par un sous-type B et 7 % étaient porteurs de la mutation L74I sans qu’il ait été constaté un échec virologique. Cette étude s’est intéressée à l’impact de la mutation L74I et du sous-type A1 en comparaison au sous-type B sur la sensibilité au CAB. Les résultats montrent que l’intégrase du sous-type A1 n’impacte pas différemment in vitro la sensibilité phénotypique du CAB en comparaison au sous-type B.

De même, la mutation L74I au niveau de l’intégrase n’impacte pas la sensibilité phénotypique in vitro du CAB, ni la capacité réplicative pour les sous-types A1 et B. Le double mutant L74I/Q148R sur l’intégrase entraîne une résistance phénotypique au CAB sans différence selon les sous-types A1 ou B. Ainsi, le sous-type A1 n’apparaît pas comme un facteur favorisant la sélection d’une résistance au CAB in vitro. L’émergence de la mutation Q148R chez 1 des 3 sous-types B porteur de la mutation L74I est en cours d’exploration.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 14:49
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L’ADN proviral intact diminue encore après des années d’un traitement antirétroviral efficace
D'après Gandhi RT. et al., abstr. 75, actualisé

Dans l’analyse du réservoir, l’ADN proviral intact est une mesure permettant d’appréhender le réservoir viral compétent pour la réplication virale ; cette mesure étant corrélée aux virus infectieux retrouvé en culture. Les objectifs de cette étude étaient de déterminer si les niveaux d’ADN proviral intacts diminuent au cours du temps sous traitement un traitement antirétroviral efficace et s’ils sont associés à d’autres mesures de persistance virale (ADN proviral total (somme de provirus défectueux, hypermuté et intact), ADN total du VIH par qPCR ciblant l’intégrase, l’ARN viral intra-cellulaire, la charge virale ultrasensible, ou d’activation immunitaire et d’inflammation (IL-6, IP-10, sCD14, sCD163, néopterine, TNF-alpha, hsCRP).. Cette étude a été menée au sein de la cohorte de l’ACTG A5321 chez des patients bien contrôlés après une durée médiane de traitement de 7,1 ans pour le premier point d’analyse et ensuite après 3,7 ans en médiane pour le second point.

L’ADN proviral intact diminuait de façon significative entre les 2 points passant d’une médiane de 65 à 53 copies/million de cellules CD4 (Figure).



En revanche, l’ADN proviral total était stable : en médiane de 821 et 836

copies/millions de cellules CD4, respectivement, comme l’ADN proviral défectif. Les niveaux de l’ADN proviral intact étaient associés à ceux de l’ARN viral intra-cellulaire et à la virémie résiduelle ainsi qu’à certaines cytokines comme l’IL4 et l’IL13. Globalement, il n’y avait pas d’association avec les marqueurs d’activation et d’inflammation.

Ces résultats sont intéressants à double titre : par la mise en évidence d’une baisse continue du réservoir compétent pour la réplication sous un traitement efficace depuis plusieurs années et par l’intérêt de cette mesure d’ADN viral intact pour appréhender le réservoir viral.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Mar 2020 - 08:48
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VIH/SIDA CROI20 : l’échec inattendu de l’essai du vaccin HVTN 702

C’est encore, hélas ! un échec. L’essai de vaccination pour prévenir l’infection par le virus VIH, baptisé HVTN 702et mené depuis 2016 en Afrique du sud a été interrompu en janvier 2020, faute d’efficacité. Il faut maintenant essayer de comprendre les raisons de cet échec ont annoncé les responsables de l’essai lors d’une communication faite pendant la conférence virtuelle CROI2020.

La déception est à la hauteur des attentes. Les promoteurs de cet essai vaccinal HVTN 702 s’étaient appuyés sur les résultats publiés en 2009 d’un essai mené en Thaïlande, baptisé RV144 Cet essai était la combinaison de deux vaccins, le premier canarypox, virus aviaire inoffensif chez l’humain, qui transporte trois gènes du virus VIH et lisant comme support ALVAC, le second AIDSVAX qui contenait la protéine d’enveloppe gp120 du virus.


Après 42 mois de suivi, l’essai avait montré une efficacité supérieure de 31 % par rapport au groupe placebo. Résultat on ne peut plus modeste mais qui, pour des raisons essentiellement politiques a été présenté comme un succès.


En 2016, on a adapté le protocole du RV144 pour débuter un essai en Afrique du Sud.
La population visée, âgée de 18 à 25 ans, femmes et hommes séronéatifs pour le virus VIH, a té divisée en deux groupes d’environ 2700 personnes chacun.


Le vaccin proposé contenait donc des modifications par rapport au RV144. D’abord la présence d’un adjuvant MF59 pour booster l’immunité. Ensuite la présence d’antigènes spécifiques du type de virus rencontré en Afrique, le clade C, différent des types asiatiques.


Enfin un protocole vaccinal lui aussi renforcé avec le schéma vaccinal suivant :
Injection au mois zéro puis au mois 1 et ensuite aux mois 3,6,12 et 18., ces deux derniers rappels ayant été ajoutés.

Tout au long de l’étude, à laquelle les deux groupes ont bien adhéré, avec 85 % des femmes et des hommes allant jusqu’au bout des injections, il a été proposé l’utilisation de préservatifs et le recours à la PrEP, c’est à une prophylaxie préexposition constituant en la prise régulière d’antirétroviraux avant et après des rapports sexuels non protégés. Cette PrEP a rencontré une très faible adhésion, de l’ordre de 3 £.

En janvier 2020, le comité indépendant chargé de suivre l’étude a demandé qu’elle soit interrompue. La raison était la mise en évidence de la non-efficacité de la vaccination mesurée par le fait que le taux de contamination était de 137 personnes dans le groupe vacciné et de 130 personnes dans le groupe placebo.
Echec donc, d’autant plus inattendu que tout avait été fait pour pallier les déficiences de l’essai RV144.
Pour Lawrence Corey, du Fred Hutchinson Cancer center de Seattle, les raisons de l’échec sont sans doute multiples et les pistes à explorer ne manquent pas.
Il est possible que la préparation des éléments vaccinaux soit en cause, a

vec une variabilité entre les lots. Mais ce peut être aussi dû à la spécificité du type viral présent, le clade C. Ce clade serait beaucoup plus hétérogène que le clade asiatique, entrainant des réactions immunes plus atténuées.
Autre point concernant le virus, sa forte prévalence dans l’environnement des sujets, contrairement là encore à ce qui avait été constaté en Thaïlande. La moitié des femmes et 70 % des hommes déclaraient avoir plus d’un partenaire, un quart des femmes disait avoir des relations sexuelles tarifées.


Enfin, concernant les hôtes, des différences dans l’expression de certaines expressions HLA ont aussi été constatées.
Beaucoup de travail donc pour décortiquer cet échec et essayer de comprendre. Pendant ce temps, trois évaluations d’efficacité vaccinale continuent, les études AMP, HVTN 705 et 706, avec des premiers résultats attendus à l’automne.

https://www.docteurjd.com/2020/03/11/vi ... -hvtn-702/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 13:35
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Une espérance de vie semblable à celle des personnes séronégatives, mais beaucoup moins d'années en bonne santé

Une fois de plus, une étude sur l'espérance de vie a montré que les personnes séropositives qui commencent rapidement un traitement antirétroviral (TAR) et ont un bon accès aux soins médicaux vivent aussi longtemps que leurs pairs séronégatifs. Mais les chercheurs ont constaté que les personnes séropositives vivaient avec des problèmes de santé supplémentaires pendant une grande partie de ces années - en moyenne, elles avaient des comorbidités majeures 16 ans plus tôt que les personnes séronégatives.

L’étude a été présentée la semaine dernière au congrès sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2020). La recherche a été présentée en ligne après que la réunion prévue à Boston ait été annulée en raison des inquiétudes suscitées par le nouveau coronavirus, COVID-19.

Cette étude américaine s'est intéressée plus particulièrement aux personnes ayant accès aux soins de santé - tous les participants étaient inscrits au Kaiser Permanente, un prestataire intégré d'assurance maladie et de soins médicaux en Californie, en Virginie, dans le Maryland et dans le district de Columbia.

Les données provenaient de 39 000 personnes vivant avec le VIH et de 387 767 personnes séronégatives. Chaque personne séropositive a été associée à dix personnes séronégatives en fonction de l'âge, du sexe, de l'origine ethnique et de l'année d'inscription.

Les résultats ont montré une augmentation constante de l'espérance de vie des personnes séropositives au cours de la période d'étude, de 2000 à 2016. Alors qu'en 2000, les personnes séropositives devaient vivre en moyenne 22 ans de moins que les personnes séronégatives de la cohorte, en 2016, cette espérance de vie était réduite à neuf ans de moins. En 2016, si la personne séropositive commençait un traitement antirétroviral à un taux de CD4 supérieur à 500, elle devrait vivre un peu plus longtemps que les personnes séronégatives.

Cependant, les chercheurs se sont également penchés sur les indications de maladies chroniques du foie (y compris l'hépatite B ou C), de maladies chroniques des reins, de maladies chroniques des poumons, de maladies cardiovasculaires, de diabète ou de cancer.

Ils ont constaté que les personnes séropositives vivent beaucoup moins longtemps en bonne santé que les personnes séronégatives. Entre 2014 et 2016, un jeune séropositif de 21 ans pourrait s'attendre à vivre sans aucun de ces problèmes de santé jusqu'à l'âge de 36 ans, alors que son homologue séronégatif le ferait jusqu'à l'âge de 52 ans. L'apparition de maladies du foie survient 24 ans plus tôt chez les personnes séropositives, les maladies rénales 17 ans plus tôt et les maladies pulmonaires 16 ans plus tôt.

Une des limites potentielles de cette étude est que les personnes vivant avec le VIH ont tendance à consulter leur médecin régulièrement et à se faire dépister plus souvent que les autres. Par conséquent, il se peut que les maladies chroniques soient diagnostiquées à un âge plus précoce.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... people-hiv

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L’étude SEARCH révèle que la stratégie de “dépistage et de traitement” universels réduisent le nombre de cas de VIH chez les nourrissons

Une campagne de grande envergure de “dépistage et traitement” au Kenya et en Ouganda a permis de réduire la transmission du VIH de la mère à l'enfant et le nombre de nourrissons séropositifs à la fin de l'étude. Les résultats de l’étude SEARCH ont été présentés à CROI 2020.

L'étude SEARCH a randomisé les communautés pour soit recevoir l’approche standard du traitement du VIH soit un dépistage communautaire intensifié, un traitement pour tous et une orientation simplifiée vers les soins. À la fin de l'étude de trois ans, 80 % des personnes atteintes du VIH dans les communautés d'intervention ont eu une suppression virale, contre 68 % dans les communautés de soins standard.

SEARCH est la première grande étude sur la stratégie “dépistage et de traitement” à faire état de ses conclusions sur la transmission verticale (de la mère à l’enfant). Les résultats ont indiqué une transmission verticale réduite de plus de la moitié par rapport à la norme de soins. À la fin de l'étude, seulement 1,8 % des nourrissons nés de femmes séropositives dans les communautés ayant bénéficié de l'intervention universelle de dépistage et de traitement avaient contracté le VIH, contre 4,4 % dans les communautés témoins.

Les chercheurs de l'étude soulignent deux mécanismes possibles par lesquels l'intervention de l'étude peut avoir réduit les infections infantiles au VIH : un diagnostic et un traitement plus précoces chez les femmes qui ont contracté le VIH pendant la période de l'étude ; et un traitement plus précoce chez les femmes enceintes, grâce au traitement universel.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... arch-trial

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 13:38
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Les vulnérabilités uniques des transsexuels nécessitent des interventions adaptées et spécifiques

Plusieurs présentations à CROI 2020 ont fait état de recherches évaluant la prévalence du VIH, les risques, l'accès et l'adhésion aux médicaments chez les femmes et les hommes transgenres aux États-Unis, au Kenya et au Zimbabwe.

À l'échelle mondiale, les femmes transgenres continuent d'avoir des taux élevés de VIH, avec une prévalence estimée à environ 19 %. Certaines estimations suggèrent également que la prévalence chez les hommes transgenres atteint 8 %.

Le Dr Asa Radix a présenté les données de 557 hommes transgenres à New York. Moins de la moitié avaient déjà fait un test de dépistage du VIH. La prévalence du VIH était d'environ 3 % chez ceux qui avaient fait le test, mais ceux qui avaient des partenaires sexuels masculins cis avaient un taux de prévalence beaucoup plus élevé, de 11 %.

Le Dr Makobu Kimani, de l'Institut de recherche médicale du Kenya, a présenté les données d'une cohorte PrEP à Malindi de 11 femmes trans et 42 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) au Kenya. Après six mois, plus de 40 % des femmes trans avaient des taux de médicaments protecteurs, ce qui n’était pas le cas pour les HSH. Les entretiens ont révélé que la plus grande observance des femmes trans était liée au fait qu'elles ont plus de contrôle lorsqu’il s’agit de prendre la PrEP, qu’elles sont au courant des risques de VIH et qu’elles ont le sentiment que la PrEP affirme l'identité du genre.

Environ la moitié de l'échantillon était engagée dans le commerce du sexe, une question qui a été étudiée plus en profondeur par Mariëlle Kloek de l'Université Erasmus en utilisant des données du Zimbabwe. Parmi un échantillon de 603 travailleurs du sexe cis et trans, la prévalence du VIH était très élevée : 38 % chez les femmes trans, 38 % chez les hommes trans et 28 % chez les hommes cis.

Des résultats encourageants ont été rapportés par le Dr Catherine Lesko, de l'école de santé publique Johns Hopkins, sur le maintien des femmes transgenres dans les systèmes de soins aux États-Unis. L'analyse de la cohorte NA-ACCORD a montré qu'une fois que les femmes trans se sont engagées dans les filières de soins, elles obtiennent des résultats similaires ou meilleurs que les hommes ou les femmes cis.

La modératrice, le Dr Sari Reisner, de l'université de Harvard, a souligné qu'il est essentiel de faire une distinction claire entre l'identité de genre et l'orientation sexuelle, en désagrégeant les différents groupes dans la recherche et la prestation de services (par exemple, en séparant les femmes transgenres des HSH) et en comprenant leurs expériences et besoins spécifiques. Dr. Reisner a également souligné que les pratiques d'affirmation du genre sont essentielles pour que les personnes transgenres se sentent les bienvenues et respectées.

http://www.aidsmap.com/news/mar-2020/un ... erventions

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Un vaccin contre le VIH qui génère des anticorps largement neutralisants passe la première étude d’innocuité humaine

Les délégués de CROI 2020 ont découvert comment les scientifiques ont, pour la première fois, mis au point un vaccin qui incite les cellules humaines à produire des anticorps largement neutralisants contre le VIH.

La plupart des vaccins fonctionnent en provoquant les cellules B du système immunitaire à fabriquer des anticorps. Bien que des essais précédents aient montré que certains vaccins contre le VIH peuvent induire des réponses d'anticorps anti-VIH, ils se sont avérés soit inefficaces (comme dans la récente étude HVTN 702), soit peu efficaces (comme dans l'étude sur le vaccin RV 144).

Les anticorps largement neutralisants (bNAbs) pourraient constituer la base de vaccins et de traitements puissants, en partie parce qu'ils sont actifs contre une grande variété de souches virales. L'année dernière, une étude sur un vaccin a réussi à inciter des singes à produire des bNAbs. Le successeur de cette étude est en cours chez l'homme.

Cette année, le CROI a entendu parler d'une technologie différente : une étude des Instituts nationaux de la santé des États-Unis qui a utilisé un vaccin à vecteur viral. Celui-ci consistait en la coquille de l'adénovirus AAV-8, dont les gènes viraux ont été remplacés par des longueurs d'ADN qui codent pour la production de VRC07, un bNAb qui a été largement utilisé dans des études visant à développer un traitement contre le VIH, la PrEP et un traitement curatif.

Dans une étude d’innocuité de phase I, le vaccin a été administré à huit volontaires séropositifs. Les trois premiers volontaires ont reçu une dose de 50 milliards de génomes de vecteurs par kilogramme de poids corporel. Trois mois plus tard, deux autres volontaires ont reçu un vaccin contenant dix fois plus de vecteurs par kilo (500 milliards). Les trois derniers volontaires ont reçu cinquante fois la dose initiale (2,5 trillions de vecteurs par kilo).

Tous les volontaires auxquels on a administré le vaccin ont produit des anticorps VCRC07, à un degré plus ou moins important. Cependant, comme il s'agit d'une étude d’innocuité, nous ne savons pas encore si les taux de VRC07 produits sont suffisants pour obtenir un effet antiviral.

Cette étude offre la première preuve qu'un vaccin peut provoquer la production de bNAbs chez l'homme.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... e-transfer

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 13:45
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Les personnes séropositives atteintes de stéatose hépatique présentent un risque élevé de fibrose

Les personnes vivant avec le VIH qui ont une stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) souffrent souvent de fibrose hépatique et risquent de s'aggraver, ont rapporté la semaine dernière des chercheurs lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2020). La recherche a été présentée pratiquement la semaine dernière après l'annulation de la réunion en personne à Boston en raison de la crise des coronavirus.

La NAFLD et sa forme la plus grave, la stéatohépatite non alcoolique (NASH), sont responsables d'une proportion croissante de maladies hépatiques avancées à mesure que les taux d'obésité augmentent dans le monde. Les recherches présentées lors du Congrès international du foie de l'an dernier ont montré que la prévalence du NAFLD avait plus que doublé entre 2006 et 2016 chez les personnes vivant avec le VIH bénéficiant d'une assurance-maladie aux États-Unis. Une autre étude a montré que près d'un tiers des personnes séropositives en Italie et au Canada avaient un NAFLD.

L'accumulation de graisse dans le foie déclenche une inflammation qui, au fil du temps, peut entraîner une fibrose (accumulation de tissu cicatriciel), une cirrhose et un cancer du foie. Il n'existe actuellement aucune thérapie approuvée pour la NAFLD ou la NASH, et la gestion repose sur des changements de style de vie tels que la perte de poids et l'exercice.

Le Dr Lindsay Fourman du Massachusetts General Hospital à Boston a présenté les résultats d'une étude sur la fibrose hépatique chez les personnes séropositives atteintes de NAFLD dans un essai clinique sur la tésamoréline ( Egrifta ). La gravité de la fibrose est le prédicteur le plus puissant de la mortalité chez les personnes atteintes de NAFLD associé au VIH, les chercheurs ont noté en arrière-plan.

La tésamoréline est une hormone synthétique de libération d'hormone de croissance. Il stimule la production d'hormone de croissance, ce qui favorise la dégradation des graisses. Il est approuvé aux États-Unis comme traitement de l'accumulation de graisse abdominale (lipodystrophie) chez les personnes vivant avec le VIH; il n'est pas approuvé en Europe.

L'étude a inclus 61 participants. Environ 80% étaient des hommes et les deux tiers étaient blancs. Ils avaient le VIH depuis une médiane de 16 ans et le nombre actuel de CD4 était élevé, la médiane dépassant 700 cellules / mm 3 . Les personnes atteintes d'hépatite chronique B ou C, de forte consommation d'alcool, de diabète mal contrôlé ou de cirrhose ont été exclues. NAFLD a été défini comme ayant une teneur en graisse hépatique de 5% ou plus.

Les participants ont été randomisés pour recevoir de la tésamoréline ou un placebo, administrés par des injections quotidiennes auto-administrées pendant 12 mois. Ils ont subi des biopsies hépatiques au départ et à nouveau à 12 mois. La graisse viscérale (graisse interne entourant les organes abdominaux) et la graisse sous-cutanée (graisse se trouvant sous la peau) ont été mesurées par IRM, tandis que la teneur en graisse du foie a été évaluée par spectroscopie par résonance magnétique.

Comme rapporté récemment dans The Lancet HIV , l'étude a montré que la tésmoréline réduisait la teneur en graisse hépatique et ralentissait la progression de la fibrose hépatique chez les personnes vivant avec le VIH et la NAFLD.

L'étude CROI de Fourman a analysé les échantillons de biopsie prélevés dans l'essai pour identifier les prédicteurs de la présence et de la progression de la fibrose. Des échantillons étaient disponibles pour 58 personnes assignées à la tésamoréline et 24 receveurs de placebo.

À l'entrée dans l'étude, un tiers des participants avaient de la NASH et 43% avaient déjà un certain degré de fibrose hépatique. Parmi ceux-ci, 36% avaient une fibrose légère (stade F1), 40% avaient une fibrose modérée (stade F2) et 24% avaient une fibrose avancée (stade F3).

La présence de fibrose était associée à davantage de graisse viscérale, mais pas à la graisse sous-cutanée ou à l'indice de masse corporelle (IMC). Les personnes atteintes de fibrose avaient des scores d'activité NAFLD plus élevés - une mesure composite composée de stéatose (accumulation de graisse), d'inflammation et de `` gonflement '' (gonflement) des cellules hépatiques - ainsi que des niveaux d'enzymes hépatiques ALT et AST plus élevés (biomarqueurs de l'inflammation du foie). Cependant, la quantité de graisse hépatique ne différait pas significativement entre ceux avec et sans fibrose.

En regardant le groupe placebo - reflétant l'évolution naturelle de la progression de la maladie du foie lorsqu'il n'est pas traité par la tésamoréline - 38% ont connu une progression de la fibrose sur 12 mois, 13% ont montré une régression et 50% sont restés stables. Plus de la moitié de ceux présentant une progression de la fibrose n'avaient aucun signe de fibrose au départ. Les personnes présentant une fibrose plus grave au départ étaient les plus susceptibles de constater une amélioration.

Une teneur en graisse viscérale plus élevée au départ était le seul prédicteur significatif de la progression de la fibrose. La teneur en graisse du foie, le score d'activité NAFLD et l'IMC au départ n'étaient pas significativement liés à la progression. L'âge, le sexe, la durée du VIH et le nombre de CD4 n'étaient pas associés à la présence de fibrose au départ ou à la progression de la fibrose.

" Nous avons démontré une prévalence et un taux de progression élevés de la fibrose hépatique prouvée par biopsie" chez les personnes vivant avec le VIH et la NAFLD, ont conclu les chercheurs.

Ce taux de progression de la fibrose était plus de six fois plus élevé que les taux précédemment observés dans la population séronégative générale, ont-ils noté.

"L'adiposité viscérale s'est révélée être un nouveau prédicteur clinique de la maladie hépatique accélérée, ce qui suggère que les thérapies pour réduire la graisse viscérale peuvent être particulièrement efficaces dans les NAFLD associés au VIH", a déclaré le chercheur principal, le Dr Steve Grinspoon de la Harvard Medical School et du Massachusetts General Hospital, dans un communiqué de presse de Theratechnologies, la société qui fabrique la tésamoréline.

https://www.theratech.com/le-gras-visce ... ec-le-vih/

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Sujet du message: encourageant  MessagePosté le: 20 Mar 2020 - 04:49
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Un vaccin contre le VIH qui génère des anticorps largement neutralisants passe la première étude d’innocuité humaine

Les délégués de CROI 2020 ont découvert comment les scientifiques ont, pour la première fois, mis au point un vaccin qui incite les cellules humaines à produire des anticorps largement neutralisants contre le VIH.

.......

Celui-ci consistait en la coquille de l'adénovirus AAV-8, dont les gènes viraux ont été remplacés par des longueurs d'ADN qui codent pour la production de VRC07, un bNAb qui a été largement utilisé dans des études visant à développer un traitement contre le VIH, la PrEP et un traitement curatif.

...

Tous les volontaires auxquels on a administré le vaccin ont produit des anticorps VCRC07, à un degré plus ou moins important. Cependant, comme il s'agit d'une étude d’innocuité, nous ne savons pas encore si les taux de VRC07 produits sont suffisants pour obtenir un effet antiviral.

Cette étude offre la première preuve qu'un vaccin peut provoquer la production de bNAbs chez l'homme.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2020 - 07:08
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Présentations de l'islatravir

Cette année, la Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes ( CROI 2020 ) s'est tenue dans un format virtuel en raison de l'évolution de la situation des coronavirus. Contagion® a parlé à George Hanna, MD, vice-président et responsable thérapeutique des maladies infectieuses chez Merck Laboratories pour en savoir plus sur les données présentées sur l'islatravir.

Hanna: Un problème, en particulier du point de vue d'une entreprise pharmaceutique, est que nous pensons que le VIH continue d'être une menace mondiale. En effet, le marché ne dispose pas de tous les outils nécessaires pour répondre aux besoins médicaux non satisfaits qui existent. À ce stade, nous sommes sur le point de développer une molécule appelée islatravir, ou elle a également été appelée MK-8591.

Il s'agit d'un roman et potentiellement le premier de la classe NRTTI ou inhibiteur de translocation de transcriptase inverse nucléosidique. Il a un mécanisme d'action différent contre l'enzyme de transcriptase inverse du VIH par rapport à d'autres médicaments qui ont ciblé cette enzyme.

Nous pensons qu'avec cette molécule et ce nouveau mécanisme d'action, l'islatravir pourrait servir de base à de multiples stratégies de traitement et de prévention du VIH à l'avenir. Nous sommes heureux de présenter 3 présentations de recherche au CROI sur différents aspects du VIH.

L'islatravir possède des caractéristiques assez uniques qui, selon nous, correspondent à certains des besoins changeants des personnes vivant avec le VIH et des personnes à risque d'infection par le VIH. Ainsi, le nouveau mécanisme d'action suggère qu'il pourrait avoir un effet très puissant contre le virus. En fait, il a environ 10 fois la puissance des autres antirétroviraux qui sont sur le marché.

Il présente également une barrière très élevée au système. Il a une distribution très large. Et il a également une très longue demi-vie, ce qui nous permet d'envisager cela comme une thérapie une fois par jour comme les autres thérapies disponibles actuellement, mais aussi éventuellement comme une thérapie moins fréquemment administrée.

Il nous permet d'envisager de l'utiliser dans des formulations à longue durée d'action comme un implant qui peut être inséré et changé peut-être une fois par an pour la prévention du VIH ou pour le traitement.

Le premier régime prévu d'islatravir sur lequel nous progressons est un médicament antirétroviral oral à 2 médicaments qui associe l'islatravir à notre doravirine NNRTI récemment introduite. Nous avons un programme clinique complet de phase 3 qui examinera le traitement dans la population naïve de traitement, mais aussi dans la population fortement expérimentée.

La première étude est donc une analyse de notre étude de phase 2 de doravirine + islatravir. Cette étude a examiné différentes doses et les a comparées à la doravirine 3TC TDF qui a été approuvée aux États-Unis il y a environ un an et demi. Dans cette étude, nous avons présenté les données d'efficacité et de sécurité lors de la dernière réunion IAS.

Ce qui est nouveau ici, c'est que nous avons examiné certains des résultats métaboliques. Au cours de notre étude de phase 2, lorsque nous examinons les niveaux de glucose et de lipides, ces changements étaient modestes et très peu par rapport à la ligne de base de l'étude d'un an que nous rapportons. Lorsque nous regardons la densité minérale osseuse, nous voyons que l'islatravir + doravirine a eu le plus faible impact sur la densité minérale osseuse de la hanche, puis le comparateur tandis que les changements dans la colonne vertébrale étaient similaires. Mais plus important encore, le changement de poids et l'IMC, l'indice de masse corporelle était en fait assez similaire dans le groupe islatravir + doravirine par rapport au témoin. Cela correspondait au poids moyen obtenu dans la population adulte générale. Donc, dans l'ensemble, les résultats de l'analyse métabolique ont été très satisfaisants et permettent de passer à la phase 3.

La deuxième étude que nous présentons examine comment déterminer la dose d'islatravir à combiner avec la doravirine dans le programme de phase 3. Nous avons sélectionné la dose moyenne de cette étude de phase 2 qui est une dose de 75 milligrammes à combiner avec la doravirine. La raison pour laquelle nous l'avons choisi est de nous assurer que non seulement nous pouvons couvrir le virus de type sauvage chez les personnes qui commencent un traitement, mais aussi que nous avons une dose qui sera capable de couvrir les virus qui ont déjà une résistance aux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse. chez les patients qui ont déjà suivi un traitement et qui ont précédemment échoué.

[La dose] nous donne une confiance considérable que nous serons en mesure de couvrir à la fois le virus de type sauvage et le virus résistant aux autres antirétroviraux. L'étape suivante consiste à confirmer que l'une des études de phase 3 portant sur des populations de patients fortement expérimentés en traitement est conçue pour vraiment interroger cela.

Enfin, la troisième étude liée à l'islatravir a examiné l'idée de savoir si l'islatravir peut être administré pour la prophylaxie post-exposition. Dans le passé, nous avons présenté des données sur des modèles animaux qui suggèrent que l'administration d'islatravir une fois par semaine à des animaux macaques rhésus les empêche de contracter le VIH. Ils ont ensuite reçu une dose infectieuse de virus d'immunodéficience simienne. Nous avons montré ce qui se passe si vous injectez le VIH à ces animaux le premier jour, puis donnez par la suite de l'islatravir pour un certain nombre de doses hebdomadaires, cela empêche-t-il l'infection par le WIV chez ces animaux?

Et en fait, les données suggèrent que l'administration d'islatravir après l'exposition peut permettre la prévention de l'infection par le SIV. Tous les animaux qui ont reçu au moins 2 des doses hebdomadaires après l'exposition ont été protégés. Et en fait, la majorité de ceux qui ont reçu une seule dose après une infection étaient protégés. Cela suggère qu'il est possible d'examiner la prophylaxie post-exposition dans les populations humaines à l'avenir.

https://www.contagionlive.com/news/geor ... -croi-2020

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2020 - 07:12
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BOSTON - Un médecin spécialiste des maladies infectieuses qui s'est rendu à Boston pour aider à coordonner la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) 2020, qui est devenue virtuelle pour aider à minimiser la propagation de COVID-19, est en isolement à domicile après avoir été diagnostiqué avec le virus.

C'est "une tournure ironique", a tweeté Michael Saag, MD, de l'Université de l'Alabama à Birmingham, mardi soir.

Avant son diagnostic, il était déjà en auto-quarantaine, a-t-il déclaré à Medscape Medical News . Il venait de rentrer de Boston, où lui et quelques dizaines de médecins, chercheurs, personnel et une armée de personnel informatique avaient converti CROI d'une réunion en personne à une réunion numérique en 36 heures.

Bien que le reste des organisateurs de la conférence qui étaient à Boston soient désormais en quarantaine, aucun n'a présenté de symptômes de COVID-19 dans la semaine depuis la fin de la conférence, selon le bureau de presse du CROI.

Saag a dit qu'il pense qu'il est probable qu'il a acquis COVID-19 après avoir quitté la conférence.

Prendre la décision de devenir virtuel
CROI, la plus grande conférence sur le VIH du pays , devait attirer 4 000 cliniciens spécialistes des maladies infectieuses, chercheurs sur le VIH et scientifiques de base du monde entier au Hynes Convention Center de Boston.

Mais 2 jours avant la conférence, trois personnes qui ont assisté à une réunion Biogen dans la ville ont reçu un diagnostic de COVID-19. Cette nouvelle a fait pencher la balance pour les organisateurs, qui avaient été sur le point de procéder à une conférence en personne, et le passage au numérique a été fait, a déclaré Sharon Hillier, PhD, présidente de CROI 2020, lors de la conférence.

Une vingtaine de médecins et chercheurs - membres du comité du programme CROI - se sont quand même rendus à Boston. Ce groupe comprenait les chefs de réseaux de recherche sur le VIH aux États-Unis, tels que le HIV Prevention Trials Network, le AIDS Clinical Trial Group, le Microbicide Trial Network, le HIV Vaccine Trials Network.

En outre, une dizaine de membres du personnel de la International Antiviral Society-USA (IAS-USA), l'organisation à l'origine de CROI, et une trentaine de techniciens "se promenant" dans le vaste centre des congrès où la science était censée être présentée.

Au fur et à mesure que la conférence virtuelle se déroulait, il est devenu clair que le passage à Internet n'était pas excessif. Le nombre de diagnostics COVID-19 de la réunion Biogen est passé de trois à environ 100 des 175 participants, et l'infrastructure sanitaire de Boston a été testée.

La dernière chose dont le système de santé du pays avait besoin était que tous les meilleurs médecins du pays en matière de maladies infectieuses ne soient pas disponibles pour traiter les patients parce qu'ils se mettaient en quarantaine après leur voyage ou parce qu'ils étaient eux-mêmes malades, Carlos del Rio, MD, de l'Université Emory à Atlanta, a déclaré à Medscape Medical News avant la conférence.

Tout le monde organisant la partie en personne de la conférence avait fait attention à l'hygiène, essuyait les micros, pratiquait la distanciation sociale du mieux qu'ils pouvaient au centre de conférence et "était incroyablement consciencieux" sur le lavage et la désinfection des mains en cours de route, a déclaré Hillier.

Medscape

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Mar 2020 - 06:45
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L'âge avancé et la fonction rénale de base sont les principaux facteurs de risque de dysfonctionnement rénal lors de la prise de PrEP VIH

L'âge de plus de 50 ans et la fonction rénale préexistante sont les facteurs de risque d'émergence d'une dysfonction rénale lors de la prise de PrEP, selon les données d'une étude de démonstration australienne sur la PrEP présentée à la récente Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2020). L'étude est importante car elle fournit des informations «réelles» sur le taux et les facteurs de risque de déclin rénal chez les personnes prenant la PrEP. Environ 2% des participants à l'étude ont développé une dysfonction rénale au cours des deux années de suivi, mais les taux différaient selon l'âge et la fonction rénale au début de l'étude.

La recherche rassure que la PrEP à long terme ne provoque pas de taux élevés de dysfonctionnement rénal et aide également les personnes qui bénéficieraient particulièrement d'une surveillance étroite de la santé rénale pendant le traitement.

Le traitement avec les médicaments antirétroviraux ténofovir / emtricitabine PrEP est un moyen très efficace de prévenir l'infection par le VIH. Les deux médicaments ont un bon profil d'innocuité et d'effets secondaires. Cependant, il est reconnu depuis longtemps que le traitement par le ténofovir peut entraîner une baisse de la fonction rénale.

Les essais cliniques sur l'innocuité et l'efficacité de la PrEP à base de ténofovir ont révélé une très faible incidence d'insuffisance rénale. Une équipe d'enquêteurs dirigée par le Dr Hamish McManus du Kirby Institute a examiné les données de l'essai de démonstration de la PrEP en Nouvelle-Galles du Sud (EPIC-NSW) pour voir si c'était également le cas lorsque la PrEP contenant du ténofovir était couramment utilisée dans le monde réel.

La population étudiée était composée de 5868 personnes ayant reçu au moins une prescription PrEP entre Mars 2016 et Avril 2018. Tous avaient une fonction rénale normale au départ (EGFR d'au moins 60 ml / min / 1,73 m 2 ). Le développement d' une insuffisance rénale a été définie comme deux mesures de eGFR consécutives inférieures à 60 ml / min / 1,73 m 2 .

Les enquêteurs ont recueilli des informations sur l'incidence cumulative de la dysfonction rénale et ont également examiné le rôle des facteurs de risque de base spécifiques: fonction rénale au début de l'étude (DFGe 60-90 vs 90 an au-dessus), âge (moins de 40 ans, 40-49 ans et 50 ans et plus), la consommation de drogues à usage récréatif, l'infection par l'hépatite B et / ou l'hépatite C et la durée pendant laquelle les individus ont eu accès à la PrEP (ratio de possession de médicaments).

Presque tous les participants étaient des hommes (99%) et 85% étaient âgés de moins de 50 ans. Environ les trois quarts avaient un DFGe de 90 ou plus. Un cinquième a déclaré avoir utilisé des drogues à des fins récréatives, 10% avaient un résultat positif à l'antigène de surface de l'hépatite B et 1% avaient des anticorps anti-virus de l'hépatite C.

Les participants à l'étude ont fourni 5620 années-personnes de suivi. Le taux global d'insuffisance rénale était de 8,0 pour 1 000 années-personnes de suivi. Après 24 mois de suivi, 1,7% des participants avaient développé une dysfonction rénale. Mais l'incidence différait considérablement selon l'âge, d'un minimum de 0,56 pour 1000 années-personnes chez les moins de 40 ans à 30,6 pour 1000 personnes-années chez les plus de 50 ans (p <0,001). Après 24 mois de suivi, 8,3% des personnes de plus de 50 ans avaient développé une dysfonction rénale.

L'incidence diffère également en fonction de la fonction rénale de base, avec des taux de 0,50 pour 1000 personnes-années chez ceux dont le DFGe est supérieur à 90 contre 18,1 pour 1000 personnes-années chez les individus dont le DFGe est compris entre 60 et 90.

Une analyse statistique ultérieure a confirmé que les facteurs de risque de développement d'une insuffisance rénale étaient un DFGe de base inférieur à 90 (HR = 16,5; IC à 95%, 3,86-70,6, p <0,001) et un âge plus avancé (plus de 50 vs moins de 40 ans, HR = 26,7 ; IC à 95%, 5,90-119,9, p <0,0010).

«Dans une grande cohorte de PrEP dans le monde réel, le risque d'insuffisance rénale a augmenté sur deux ans de PrEP, les patients plus âgés et ceux présentant une dysfonction rénale préexistante présentant un risque significativement plus élevé», concluent McManus et ses collègues.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... -australia

http://www.croiconference.org/sites/def ... _01004.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Mar 2020 - 08:28
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Traitement du VIH : nouvelles données sur les anticorps, les vaccins et les cellules T génétiquement modifiées

Un atelier de recherche communautaire pré-conférence sur la guérison du VIH présente les résultats

Deux approches différentes pour parvenir à un remède contre le VIH ont produit de nouvelles données alléchantes lors de la récente Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2020). Cette conférence annuelle devait avoir lieu à Boston du 8 au 11 mars, mais la présence en personne a été annulée deux jours avant l'ouverture de la conférence et a été remplacée par des présentations en ligne. Encore plus impressionnant, le Community Cure Workshop, qui a eu lieu la veille du CROI pendant plusieurs années, a été annulé à un jour de préavis, mais s'est toujours déroulé en direct.

Le symposium a entendu des discours d'ouverture de deux chercheurs engagés dans différents aspects de la recherche sur la guérison, qui ont fourni des données de base et des résultats qui se sont étendus sur les résumés qu'ils ont ensuite présentés lors de la conférence.

Le chercheur vétéran sur le VIH, le professeur Dan Barouch de la Harvard Medical School, a présenté les résultats d'études sur des singes qui combinaient trois types de thérapie différents:

• le médicament immunostimulant vesatolimod pour éliminer autant de cellules infectées par le virus que possible de leur cachette;
• neutraliser largement les anticorps (bNAbs) pour en cibler et en tuer le plus possible; et
• un vaccin thérapeutique pour créer une surveillance immunitaire à plus long terme pour éponger tout virus restant capable de réplication produit par les cellules infectées résiduelles.

Barouch est un chercheur principal d'I4C - Immunotherapy for a Cure - qui est l'un des collaborateurs de Martin Delaney cure , six consortiums de recherche financés par le National Institute of Allergies and Infectious Diseases des États-Unis , dont le chef, le Dr Anthony Fauci, a fait la une des journaux récemment en tant que scientifique principal aux États-Unis, lutter contre le virus COVID-19. Ils ont été nommés d'après le militant du sida et fondateur de Project Inform, Martin Delaney , décédé en 2009.

L'un des autres collaborateurs de Delaney est BEAT-HIV , qui se concentre sur la thérapie génique - l'utilisation de techniques qui modifient physiquement le noyau génétique des cellules, et donc les «emplois» qu'elles peuvent faire. Le Dr Jim Riley de l'Université de Pennsylvanie a présenté les résultats de ce domaine passionnant: l'ingénierie des cellules pour les immuniser contre le VIH, les inciter à fabriquer leurs propres composés bloquant les virus, et même introduire des cellules T complètement `` repensées '' - donc appelées cellules de récepteur d'antigène chimérique (CAR) - qui produisent une réaction immunitaire au VIH plus efficace que celle trouvée dans la nature.

Combiner des anticorps, des stimulants immunitaires et des vaccins
L'étude de Barouch combinant le vésatolimod, un bNAb et un vaccin thérapeutique a commencé par l'infection de 51 macaques rhésus par le virus artificiel humain / singe épissé SHIV (un outil de recherche introuvable dans la nature). Neuf jours plus tard, ils ont commencé un traitement antirétroviral (TAR).

Après six mois de traitement antirétroviral entièrement suppressif, 24 des 51 singes ont reçu le premier des quatre vaccins thérapeutiques contenant des gènes SHIV dans deux vecteurs différents (les enveloppes de deux virus appelés ad26 et MVA, auparavant tous deux utilisés dans des essais humains). Environ six mois après cela, 36 des 51 singes - y compris les 24 receveurs du vaccin - ont commencé une série de dix doses du vésatolimod, un médicament immunostimulant ( anciennement appelé GS-9620 ). Environ trois mois après cela, 24 singes - dont 12 des singes qui avaient reçu le vaccin - ont également commencé une cure de cinq perfusions bimensuelles de bNAb PGT121.

Cela signifie que 15 singes n'ont reçu qu'un traitement placebo; 12 ont reçu du vésatolimod et du PGT121; 12 ont reçu du vésatolimod et le vaccin ad26 / MVA; et 12 ont reçu les trois traitements.

Environ trois mois après la dernière dose de vésatolimod et la dernière perfusion d'anticorps chez les singes qui en avaient (un an et huit mois après leur première infection), le TAR a été arrêté et la charge virale des singes a été suivie pendant les 4,5 mois suivants .

Les charges virales des 15 animaux ayant reçu des placebos ont toutes rebondi (réapparu). Le pic de charge virale s'est produit deux semaines après l'arrêt du TAR et variait de milliers à millions d'exemplaires / ml. 12 semaines après le retrait du TAR, la charge virale de ce singe avait diminué à un état stable d'environ 2000 copies / ml en moyenne, avec trois de plus de 10 000 et une de plus de 100 000.

En revanche, les charges virales des 12 singes ayant reçu le vaccin ad26 / MVA plus le vésatolimod ont également rebondi, mais à un niveau moyen faible (environ 200 copies / ml, aucune au-dessus de 2000). Cependant, trois des singes ont supprimé à nouveau leur virus et ont trouvé des charges virales indétectables respectivement quatre, six et huit semaines après l'arrêt du TAR, et sont restés ainsi à 12 semaines.

Chez les 12 singes auxquels on a administré du vésatolimod plus le bNAb PGT121, la charge virale de quatre des singes n'a pas du tout rebondi, ou ne l'avait pas fait après 12 semaines. Les charges virales maximales dans les huit autres étaient en moyenne d'environ 2000 et ont été quelque peu retardées, le pic se situant entre trois et six semaines après le retrait du TAR. Cependant, la charge virale à l'état d'équilibre n'était pas très réduite par rapport à celle des animaux sous placebo.

Les résultats n'étaient disponibles qu'au moment de la conférence pour dix des 12 singes ayant reçu les trois thérapies. Dans quatre d'entre eux, la charge virale n'a pas du tout rebondi, et deux des autres ont supprimé à nouveau leur charge virale à la semaine 6 et à la semaine 12, alors à ce moment-là, six des dix singes avaient une charge virale indétectable. Chez les quatre qui ont rebondi et n'ont pas ré-supprimé, la charge virale moyenne à la semaine 12 était d'environ 1000.

Une étude distincte (Prague) a regroupé les résultats de cette étude et de plusieurs autres études monétaires sur les trois mêmes thérapies, telles que cette étude rapportée en 2018 , et a examiné la contribution des trois composantes à la suppression virale.

Lorsqu'il est utilisé seul, le vaccin supprime la réactivation du virus latent à 25% de ce qu'il était sous placebo; il a multiplié par 17 l'avidité des réponses immunitaires antivirales et 210 fois lorsqu'il était associé au vésatolimod. Le bNAb a multiplié par huit l'avidité de la réponse immunitaire, mais sa combinaison avec le vésatolimod n'a montré aucune synergie supplémentaire (ils n'ont pas stimulé les réponses immunitaires plus qu'ils ne l'ont fait séparément).

Si ces résultats étaient reproduits chez l'homme - ce qui est un grand «si», comme l'ont montré d'autres études animales - le vésatolimod seul, le vaccin vésatolimod plus et le vésatolimod plus anticorps devraient conduire à un contrôle du rebond viral dans environ 5%, 55% et 90% des patients. Cependant, ce serait souvent après une charge virale de pointe élevée et les résultats devraient varier considérablement entre les individus.

Lors de la conférence principale, le Dr Devi SenGupta de Gilead Sciences a présenté les premiers résultats de l'utilisation du vésatolimod seul chez l'homme, dans une première étude de sécurité et de rebond viral.

Dans cette étude, 17 personnes vivant avec le VIH sous TAR ont reçu dix doses bimensuelles de vésatolimod et huit autres personnes ont reçu un placebo. Ils devaient tous être des «contrôleurs partiels du VIH», ce qui signifie que leur charge virale moyenne avant de commencer le TAR ne devait pas dépasser 5000 copies / ml. Après le traitement par vésatolimod, le TAR a ensuite été arrêté, pour être repris après six semaines, ou plus tard si la charge virale était toujours supprimée en dessous de 200. L'âge moyen des participants était de 45 ans, quatre sur 25 étaient des femmes, elles avaient été sous TAR pendant trois ans en moyenne, et leur charge virale moyenne avant de commencer le TAR était de 1585 copies / ml.

Le vésatolimod, en tant que stimulant immunitaire, a provoqué certains effets secondaires «brûlants»: frissons et maux de tête, ainsi que des ganglions lymphatiques enflés. En moyenne, ses effets ont été plutôt faibles, avec une augmentation faible mais statistiquement significative du temps pour un rebond de la charge virale de plus de 200, passant de quatre semaines sous placebo à cinq semaines avec le médicament.

Cependant, comme on le voit souvent dans ces essais de guérison, un sous-ensemble de participants a répondu plus fortement, quatre n'ayant pas de rebond de charge virale à plus de 50 en six semaines et un ne rebondissant pas avant la semaine 15. Cette personne a mis 31 semaines pour atteindre n'importe quelle charge virale au-dessus de 200 et en fait est resté hors TAR pendant les six mois restants de l'étude, avec une charge virale variant entre 164 et 215.

La thérapie génique peut rendre les cellules immunitaires au VIH, ou hyper-réactives à lui
Jim Riley a présenté les dernières recherches dans le domaine du génie génétique lors de l'atelier Cure.

Les deux personnes nommées dont nous savons maintenant qu'elles ont été guéries du VIH - Timothy Ray Brown et Adam Castillejo - doivent leur guérison à un aspect de la manipulation génétique. Tous deux avaient des greffes de moelle osseuse de cellules qui n'avaient pas de récepteur crucial, CCR5, qui est généralement nécessaire pour que le virus y pénètre.

Les donneurs n'avaient naturellement pas le récepteur CCR5, tandis que la thérapie génique utilise des techniques pour créer artificiellement de telles cellules. Il utilise des outils moléculaires tels que les nucléases à doigts de zinc (ZFN) ou CRISPR-Cas9, des technologies d'édition de gènes qui peuvent physiquement retirer ou insérer des séquences de gènes hors ou dans les cellules. Ces techniques d'édition de gènes n'ont commencé à être utilisées que comme un outil de recherche génétique il y a environ 15 ans, et il y a moins de dix ans pour le VIH. Les premières expériences pour éditer le gène CCR5 sur des personnes vivant avec le VIH ont été rapportées par aidsmap.com en 2011.

L'édition de gènes en tant que technique est beaucoup plus avancée en thérapie contre le cancer qu'en VIH. Riley a déclaré qu'une recherche dans la base de données www.clinicaltrials.gov a montré qu'il n'y avait que sept essais cliniques en cours de thérapie génique pour l'infection à VIH, contre 711 études sur le cancer.

Cela est dû en partie au fait que les techniques d'édition des gènes du VIH doivent être particulièrement sûres car nous avons déjà des thérapies pour contrôler le VIH, mais les scientifiques peuvent prendre plus de risques pour améliorer le taux de survie des cancers autrement mortels. Comme le dit Riley, le VIH est un «fruit beaucoup plus grand à atteindre» car il est déjà une maladie gérable. Lorsqu'on lui demande si un traitement qui pourrait coûter 100000 $ par temps serait jamais rentable, sa réponse est que la recherche sur la thérapie contre le cancer conduirait à des thérapies qui ont fonctionné pour le VIH et aussi que, à mesure qu'elles devenaient plus courantes, elles devenaient moins chères.

"Nous sommes peut-être à l'ère du développement d'ordinateurs centraux pour guérir le VIH en ce moment", a-t-il déclaré. "Dans 20 à 30 ans, nous pourrons avoir des ordinateurs portables."

Cependant, ces sept études sur la thérapie génique du VIH visent à faire des choses remarquables.

Une étude utilise une intervention moléculaire appelée CAL-1 qui non seulement inactive le récepteur CCR5 de la moelle osseuse et des globules blancs, mais induit également les cellules à produire un inhibiteur de fusion qui repousse activement l'infection par le VIH.

Deux techniques créent des cellules CD34 + résistantes au VIH. Ce sont les cellules souches dites hématopoïétiques qui ne vivent normalement qu'en profondeur dans la moelle osseuse ou dans les cordons ombilicaux des fœtus et se diversifient dans tout le répertoire des cellules du système immunitaire. L'objectif est de voir si, en les modifiant, nous pourrions développer un système de lymphocytes T résistant au VIH dans son ensemble.

Un autre programme dont nous avons déjà parlé : le développement d'un vaccin contenant les instructions génétiques permettant aux cellules de fabriquer des anticorps neutralisants contre le VIH.

Riley participe à deux programmes de recherche. On poursuit le programme de génération de cellules CD4 résistantes au CCR5 et de «greffage» dans le système immunitaire des gens.

L'autre consiste à fabriquer des cellules T appelées récepteurs chimériques d'antigène - cellules CAR. Cette technologie altère physiquement les cellules T qui ne répondent pas au VIH - la plupart ne le sont pas, même chez les personnes vivant avec le VIH - en les incitant à afficher des récepteurs cellulaires qui reconnaissent le VIH. Ces cellules montent ensuite des réponses immunitaires anti-VIH qui sont différentes de celles observées dans la nature et auxquelles le VIH n'a développé aucune immunité. On espère que ces cellules pourraient former une population de cellules «hyper-réactives» au VIH qui pourraient éteindre les infections avant que le virus ne commence à écraser la réponse immunitaire naturelle.

Ces deux techniques sont effectuées en extrayant les cellules T de la personne séropositive, en les modifiant génétiquement avec les outils mentionnés ci-dessus tels que les ZFN et CRISPR-Cas9, et en réinjectant les cellules T dans les mêmes patients.

La difficulté avec ces deux approches est le nombre de cellules T qui peuvent être fabriquées. "Dans les premières expériences avec des cellules T conçues de manière autologue, nous avons fabriqué environ 10 milliards de cellules T dépourvues du récepteur CCR5", a déclaré Riley. "Mais il y a environ 500 milliards de cellules T dans votre corps. C'est donc environ 2%. est très différent de la situation avec quelqu'un comme Timothy Ray Brown dont les cellules T étaient 100% CCR5 négatives, car il a subi une greffe de moelle osseuse qui les a toutes remplacées. »

Le problème n'est pas seulement combien de cellules T modifiées vous pouvez faire, mais aussi combien vous pouvez greffer. En d'autres termes, quelle proportion, parmi toutes les cellules T du corps, sont les altérées, et si elles sont capables de persister et même de proliférer.

Néanmoins, même dans l'une des premières expériences impliquant la suppression du récepteur CCR5 des cellules T, puis leur réinjection, un schéma a été observé selon lequel les receveurs avaient tendance à avoir des rebonds plus lents de leur charge virale lorsque le TAR était arrêté. Plus surprenant, la charge virale des six patients de cette étude a atteint un pic à la semaine 5 à 7 de l'interruption du traitement, puis a commencé à baisser pour le reste des 12 semaines au cours desquelles le TAR a été retiré. Un participant est redevenu indétectable.

Lorsque les gènes de ce patient ont été analysés, ils se sont avérés être hétérozygotes CCR-5; c'est-à-dire que l'un de leurs parents n'avait pas le gène CCR5, ils n'avaient donc que la moitié du complément habituel de gènes CCR5 et moins de récepteurs de cellules T.

Dans l'étude la plus récente de cette technique, l'équipe de l'Université de Pennsylvanie a réinjecté des cellules T autologues CCR5 négatives dans 13 volontaires. Dans dix de ces volontaires, ils leur ont également donné des doses de cyclophosphamide, un immunosuppresseur, avant de perfuser les lymphocytes T. Six volontaires étaient hétérozygotes et n'avaient qu'une seule copie du gène CCR5 (si vous avez les deux copies, le terme est homozygote). Ils ont également fait varier la dose de cyclophosphamide.

Les résultats globaux ont été décevants, a commenté Riley. Bien que le délai de pic de charge virale au rebond ait été plus long que dans un groupe témoin (p = 0,03), il n'a en fait été retardé que d'une à deux semaines. Le temps de retour à 50% de la cohorte était de trois semaines dans le groupe témoin, de quatre semaines chez les participants homozygotes et de cinq semaines chez les participants hétérozygotes.

Cependant, chez trois participants, la charge virale a de nouveau diminué pendant le congé, un volontaire devenant brièvement indétectable, un presque avant de développer une longue période avec une charge virale d'environ 1000 copies / ml, et un autre dont la charge virale est restée à environ 1000 pour une période prolongée. Leurs charges virales «ont rebondi» de façon imprévisible, a déclaré Riley, suggérant un processus dynamique se produisant dans la greffe des cellules. Les trois patients avec les charges virales qui ont rebondi avaient la plus forte proportion de cellules T altérées - environ 1,44% de leur complément total.

La prochaine étape pour l'équipe de Riley est de faire une étude combinant ces cellules T appauvries en CCR5 avec des cellules T CAR . Comme expliqué ci-dessus, ce sont des cellules T qui ont été génétiquement modifiées pour afficher sur leurs surfaces des molécules réceptrices qui sont hypersensibles au VIH et présentent des schémas de réponse immunitaire différents de ceux des cellules T spécifiques du VIH-1 qui se développent naturellement.

Dans des expériences sur des souris, des animaux ayant reçu un type de cellules CAR T ont développé des charges virales lors de l'interruption du traitement qui étaient inférieures de 2 logs (100 fois) à celles des souris du groupe témoin.

Et dans une étude présentée au CROI (Rust), quatre singes ayant reçu des lymphocytes T CAR ont connu des retards dans leur rebond viral après le retrait du TAR, un encore indétectable plus de sept semaines après le retrait du TAR.

Dans les essais sur l'homme, une cohorte verra son TAR arrêté dès que la combinaison de cellules CCR5 appauvries et CAR T sera perfusée; dans l'autre, l'interruption du TAR sera retardée de huit semaines. Le premier patient à participer à l'étude a reçu ses cellules T génétiquement modifiées le 3 mars, quatre jours avant le symposium sur la guérison.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Mar 2020 - 13:57
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La PrEP contre le VIH prévient également l'hépatite B - et fonctionne mieux que le vaccin contre l'hépatite B

Une étude de cohorte rétrospective d'hommes gais et bisexuels fréquentant des cliniques de santé sexuelle au Japon montre que la prophylaxie pré-exposition au VIH (PrEP) protège non seulement contre le VIH mais aussi contre l'infection par l'hépatite B, ce qui en réduit le risque de près de dix. L'étude a été présentée à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2020).

Il s'agit d'une réduction des risques considérablement plus importante que celle fournie par la vaccination contre l'hépatite B.Cependant, les chercheurs ont souligné que la vaccination contre l'hépatite B était toujours importante pour les personnes à risque car elle empêchait la moitié des infections et même lorsqu'elle ne prévenait pas l'infection, elle réduisait symptômes de l'hépatite B à presque rien.

PPrE implique deux médicaments antirétroviraux: fumarate de ténofovir disoproxil et d' emtricitabine, qui sont tous deux actifs contre le VIH et l'hépatite B . Une étude précédente au Japon avait révélé que les personnes séropositives auxquelles on avait prescrit du ténofovir ou de la lamivudine - généralement les deux - dans le cadre de leur traitement antirétroviral (TAR) avaient un dixième du risque d'infection par le virus de l'hépatite B que les personnes non sous TAR, et une - huitième du risque de ceux qui prennent un TAR qui ne présentait aucun de ces médicaments ( voir également cette étude néerlandaise ).

Il était également clair que c'était le ténofovir qui limitait les infections, car 50% des virus de l'hépatite B chez les personnes qui prenaient de la lamivudine étaient résistants à ce médicament, contre 7% chez ceux qui n'en prenaient pas, donc en soi, il n'a clairement pas réussi à arrêter les infections (la lamivudine est très similaire à l'emtricitabine, le médicament le plus souvent utilisé avec le ténofovir dans la PrEP).

L'étude du Dr Daisuke Mizushima et de ses collègues du National Center for Global Health and Medicine à Tokyo a donc été conçue pour voir si la même chose s'appliquait aux hommes séronégatifs prenant la PrEP. Ils ont examiné rétrospectivement les données sur 827 hommes gais et bisexuels fréquentant les cliniques entre janvier 2018 et septembre 2019. Un peu plus du quart d'entre eux (211 hommes) étaient déjà positifs pour les anticorps dirigés contre les antigènes de surface de l'hépatite B et de base de l'hépatite B; cela indiquait qu'ils avaient eu une hépatite B dans le passé et étaient maintenant immunisés contre elle. Ils ont été exclus de l'étude. Vingt-cinq hommes (3%) étaient séropositifs et ont également été exclus.

Sur les 591 hommes restants, 148 (25%) ont pris la PrEP pendant une partie ou la totalité de la période de suivi. La PrEP est désormais fournie aux personnes à risque de contracter le VIH via les services de santé nationaux au Japon, et il est également légal de l'acheter en privé et de l'importer. Ils ont assisté à des rendez-vous tous les trois mois et ont été dépistés pour le VIH et l'infection aiguë par l'hépatite B, ainsi que pour la gonorrhée, la chlamydia et la syphilis.

Les hommes avaient en moyenne 34,5 ans, les preneurs de PrEP étant un peu plus âgés à 36,7 ans. Selon l'auto-évaluation, 38,7% avaient été vaccinés contre l'hépatite B et 31,6% en avaient la preuve sous la forme d'être positifs pour les anticorps dirigés contre l'antigène de surface de l'hépatite B, mais pas contre l'antigène de base, ce qui indique une vaccination antérieure.

Un tiers ont été diagnostiqués avec une gonorrhée et / ou une chlamydia au départ, et 5,3% avec une syphilis active. Une seule personne avait l'hépatite C.

Il y a eu 14 nouvelles infections à l'hépatite B chez des hommes ne prenant pas de PrEP, mais une seule chez un homme prenant de la PrEP. L'incidence annuelle globale de l'hépatite B était de 3,57%. Les taux d'incidence annuels chez les preneurs de PrEP et les non-preneurs n'ont pas été calculés parce que les gens ont commencé la PrEP avant et pendant l'étude de suivi, donc le temps de suivi de la PrEP n'a pas pu être calculé, mais le rapport de risque - le risque de contracter l'hépatite B chez les preneurs de PrEP par rapport au risque chez les non-preneurs - était de 0,114, c'est-à-dire une réduction de 88,6% de la probabilité de contracter l'hépatite B.Analyse multivariée, tenant compte de facteurs comme les IST qui indiquaient des rapports sexuels plus à risque, à peine altéré cette réduction du risque d'hépatite B (réduction de 87,7%).

Cette réduction du taux d'infection par le virus de l'hépatite B était beaucoup plus importante que la réduction du nombre de personnes qui avaient été vaccinées contre l'hépatite B.Cela n'a réduit que de moitié l'incidence de l'hépatite B (réduction de 49,5%) et cette réduction n'était en fait pas statistiquement significative.

Le seul autre facteur proche de la signification statistique était les IST; les hommes atteints de chlamydia ou de gonorrhée au départ étaient 2,74 fois plus susceptibles de contracter l'hépatite B.

Sept des 15 personnes qui ont attrapé l'hépatite B étaient entièrement asymptomatiques - cela n'a été détecté que par des tests de laboratoire - et cela comprenait les trois personnes qui ont contracté l'hépatite B malgré le vaccin contre l'hépatite B. Cela conduit les chercheurs à souligner que même si le vaccin contre l'hépatite B ne réduit que de moitié le risque d'infection, il a toujours un rôle précieux car il peut réduire les risques d'infection grave et d'hépatite B chronique. La seule personne sous PrEP qui a attrapé l'hépatite B n'avait pas été vaccinée et avait des symptômes.

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