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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Fév 2020 - 09:52
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Enquête "flash" - VIH et discrimination dans le soin

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIp ... 5DE3epnN7Q

En 2017, une étude menée par l’association Aides concluait « Des perceptions générales en majorité bienveillantes à l’égard des personnes séropositives dissimulent […] des préjugés persistants, qui prospèrent du fait d’une ignorance généralisée des avancées thérapeutiques et des modes de transmission. Ces préjugés contribuent à entretenir le processus de discrimination que subissent les personnes vivant avec le VIH, à travers des comportements de défiance et d’exclusion ».

Si ce constat peut être fait dans de nombreux domaines, on peut néanmoins particulièrement s’alarmer quand la sérophobie touche le monde médical. Pourtant, refus de soin ou pratiques discriminatoires restent encore trop souvent rapportés auprès d’associations comme la nôtre.

Partant de ce constat, ACTIONS TRAITEMENTS, association de patients agréée pour représenter les malades et les usagers du système de santé, met en œuvre des actions d’information sur le sujet auprès des personnes concernées, mais aussi de sensibilisation des professionnels de santé qui pourraient les accueillir.

Dans ce cadre, nous souhaitons collecter des témoignages anonymes de personnes ayant été confrontées à ces situations.
• Les refus de soin peuvent prendre plusieurs formes : refus explicites, délais d’attente abusifs, prix prohibitifs, refus de la CMU-C, horaires contraignants, etc.
• Vous pouvez aussi avoir été confronté à des situations gênantes ou inappropriées : une rupture de confidentialité, une trop grande précaution du professionnel de santé (deux paires de gants par exemple) ou une mention de votre statut VIH sur un dossier en rouge, par exemple.

Cela peut venir directement d'un professionnel de santé avec qui vous avez eu ou souhaitiez avoir rendez-vous (médecin généraliste, dentiste, gynécologue, infirmier…) ou également de la personne qui vous a accueilli au téléphone ou au cabinet (secrétariat, assistante, aide soignant…)

Si vous avez été confronté.e.s à une ou plusieurs de ces situations, en raison de votre statut sérologique, merci de bien vouloir remplir le formulaire d’enquête en cliquant sur le bouton « Participez à l’enquête flash » situé tout en bas de ce courrier.

Dans votre témoignage, n’hésitez pas à décrire en détail comment cela s’est passé, comment avez-vous réagi, si vous avez pu en parler à quelqu’un, ou quelles ont été les éventuelles conséquences sur votre moral, votre santé, votre estime de vous-même, etc.

Vous pouvez aussi envoyer votre témoignage (le plus précis possible) directement par mail à schurlaud@actions-traitements.org ou bien par téléphone au 01 43 67 22 31

Ces témoignages resteront anonymes et ne seront pas diffusés en-dehors de l’association. Ils seront utilisés pour nourrir notre réflexion, afin de nous assurer que les actions que nous mettrons en place correspondent aux besoins des personnes concernées.

D’avance merci pour votre précieuse collaboration.
L’équipe d’Actions Traitements

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Mar 2020 - 17:19
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VIH et coronavirus : quelles précautions ?

La France est actuellement au stade 2 de la gestion de l’infection au coronavirus (Covid-19). Ce stade est caractérisé par l’apparition de cas secondaires et l’existence de quelques regroupements de cas répartis sur le territoire (clusters). Les premiers cas sont apparus le 24 janvier en France. Seronet fait le point sur la situation au 3 mars 2020 et sur ce qu’on sait.

Qu’est-ce que le Covid-19 ?
Les coronavirus sont une grande famille de virus. Ils provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le Mers ou le Sras. Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau coronavirus. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée Covid-19 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Où en est-on ?
Au 24 février 2020, selon l’OMS, 81 109 cas ont été confirmés dans le monde pour le nouveau coronavirus Sars-Cov2 dit Covid-19, dont 78 191 en Chine. Ce sont plus de 2 918 cas qui ont été rapportés hors de Chine dans 52 pays différents. Le nombre de cas et de pays concernés augmente chaque jour. Au 3 mars 2020, le ministère de la Santé indiquait pour les chiffres français que 13 nouveaux cas ont été déclarés, portant le total à 204 cas en France. Parmi ces nouveaux cas, un décès supplémentaire a été annoncé ce matin dans le Morbihan : il s’agit d’un homme âgé de 92 ans. Quatre personnes sont décédées des suites du Covid-19 en France.

Quels symptômes ?
D’après les éléments communiqués par les autorités chinoises pour les cas confirmés, les symptômes principaux sont la fièvre et des signes respiratoires de type toux, sensation d'oppression et/ou douleur thoracique, avec parfois dyspnée (essoufflement). La durée de l'incubation est estimée à 6 jours, mais peut aller jusqu'à 14 jours. Dans les cas plus graves, qui semblent concerner à ce jour principalement des personnes vulnérables, en raison de leur âge ou du fait d’avoir des maladies associées, la personne peut être atteinte d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë, d’une insuffisance rénale aiguë, voire d’une défaillance multi viscérale pouvant entraîner le décès.
Une communication a été faite sur le site de l’Institut Pasteur

D’où vient le virus ?
La majorité des cas initialement décrits concernait des personnes ayant fréquenté un marché d’animaux vivants, rappelle l’Institut Pasteur. L’hypothèse d’une maladie transmise par les animaux (zoonose) est donc privilégiée. Le réservoir de virus est donc probablement animal. Même si le Sars-Cov2 (Covid-19) est très proche d’un virus détecté chez une chauve-souris, l’animal à l’origine de la transmission à l’homme n'a pas encore été identifié avec certitude. Plusieurs publications suggèrent que le pangolin, petit mammifère consommé dans le sud de la Chine, pourrait être impliqué comme hôte intermédiaire du virus entre la chauve-souris et l’homme. La transmission entre personnes est bien établie et on estime qu’en l’absence de mesures de contrôle et de prévention, chaque personne porteuse du Covid-19 peut infecter entre deux et trois personnes. La transmission se fait par voie respiratoire. Le virus est présent dans la salive.

Quel diagnostic ?
La suspicion du diagnostic repose actuellement sur l’existence de signes d’infection respiratoire aiguë chez une personne exposée au virus au cours des 14 jours précédant l’apparition des symptômes, explique l’Institut Pasteur. Un test diagnostique spécifique, développé par le Centre national de référence des virus des infections respiratoires de l’Institut Pasteur, permet de « détecter ce nouveau virus sur des prélèvements d'origine respiratoire ». Il est « disponible dans de nombreux hôpitaux du territoire national français ».

Quelle période de contagiosité ?
La contagiosité semble débuter avec l’apparition des symptômes, voire quelques jours avant pour certaines personnes. Elle serait plus importante chez les personnes symptomatiques, notamment quand elles toussent. La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection.

Quelle prise en charge ?
Les personnes potentiellement infectées doivent être prises en charge dans l’un des « établissements identifiés sur le territoire français pour la prise en charge des cas possibles et confirmés d'infections ». Il n’y a actuellement pas de traitement spécifique vis-à-vis de ce type d’infection à coronavirus. Le traitement est donc symptomatique. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le coronavirus Covid-19. Certains traitements testés appartiennent aux antirétroviraux. On ne sait pas en l’état actuel des connaissances si le fait de prendre ces antirétroviraux (Kaletra, par exemple) protège du Covid-19. Ils ne peuvent donc pas être considérés comme un moyen de prévention efficace d’une éventuelle infection.

Existe-il un vaccin ?
Il n’existe pas de vaccin contre le coronavirus Covid-19 mais plusieurs essais sont en cours.

Personnes à risque ?
Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes souffrant de maladies chroniques (hypertension, diabète, etc.), les personnes âgées ou fragiles présentent un risque plus élevé. Sida Info Service a publié (2 mars) une interview du docteur Jade Ghosn, médecin au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat-Claude Bernard à Paris. Interrogé par Sida Info Service, le spécialiste du VIH explique que, pour une personne vivant avec le VIH avec une charge virale indétectable, les précautions à prendre étaient « les mêmes que pour la population générale. Ne pas faire de bise, ne pas serrer les mains, se laver les mains à l’eau et au savon toutes les heures, éviter les lieux de rassemblement de masse. En cas de symptômes respiratoires avec fièvre, appeler le 15 ». Il a indiqué qu’une personne vivant avec le VIH ayant un « taux de CD4 < 200/mm3 est considérée comme « à risque ». Et le médecin d’expliquer : « Si votre charge virale actuelle est indétectable et que vos CD4 actuels sont supérieurs à 200/mm3, vous ne faites pas partie des personnes vulnérables ».

Informations actualisées ?
Le ministère de la Santé a activé depuis le 1er février 2020 la plateforme téléphonique d’information « Nouveau coronavirus ». Cette plateforme officielle téléphonique est accessible au 0800 130 000 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, 7 jours sur 7, 24h/24). Elle permet d’obtenir des informations sur le Covid-19 et des conseils si vous avez voyagé dans une zone où circule le virus ou côtoyé des personnes qui y ont circulé. Attention, la plateforme téléphonique n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux, en cas de signes d’infections respiratoires dans les 14 jours suivant votre retour d'une zone à risque ; il faut contacter le 15. Le ministère de la Santé a également mis en place une rubrique « Questions/réponses » qui donne des informations actualisées.



Comment me protéger ?
- Se laver les mains très régulièrement. Il peut être utile de se reporter à cet article de Michelle Sconce-Massaquoi.
- Tousser ou éternuer dans son coude.
- Saluer sans se serrer la main.
- Éviter les embrassades.
- Utiliser des mouchoirs à usage unique.
- Porter un masque quand on est malade.

https://seronet.info/article/vih-et-cor ... ions-86841

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Mar 2020 - 18:39
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Décès de Jacques Leibowitch, l'imaginatif

Chercher, comprendre, soigner, innover, imaginer ! Toute sa vie, Jacques Leibowitch n’aura cessé de le faire dans le domaine de la lutte contre le VIH et de la prise en charge des personnes malades. Moins connu médiatiquement que nombre de ses confrères, moins en cours du fait d’un tempérament peu consensuel, le médecin a pourtant été parmi les premiers en France à se mobiliser sur le sida. Il a été un des pionniers de la lutte contre le VIH, dès 1981. En juillet de cette année-là, à peine un mois après la toute première publication américaine sur le sujet, un jeune steward homosexuel de 38 ans est hospitalisé à l’hôpital Claude Bernard de Paris, pour une pneumocystose. Le docteur Willy Rozenbaum fait immédiatement le rapprochement avec les cas décrits outre-Atlantique.

Au cours du premier trimestre de l’année 1982, on compte déjà cinq malades hospitalisés à Paris. Tous ont voyagé aux États-Unis dans les années précédentes. Un « groupe de travail français sur le sida » est créé, au sein duquel collaborent, entre autres, les docteurs Jacques Leibowitch et Willy Rozenbaum. En février 1983 à Boston, il propose, pour la première fois, l’hypothèse de deux vagues successives d’une nouvelle maladie infectieuse, qui auraient atteint le continent européen ; la première venant d’Afrique touchant indifféremment hommes et femmes, la seconde venant des États-Unis et se transmettant, de préférence, par des rapports homosexuels. La révélation est capitale, car de toute évidence, les observations européennes ne donnent qu’un pâle reflet de la réalité africaine. Durant sa formation de médecin, Jacques Leibowitch travaille beaucoup sur l’immunologie. C’est assez logiquement qu’il s’intéresse au VIH. Mobilisé dès les années 80, il est un des premiers a imaginé que c’est un rétrovirus qui pourrait être à l’origine de l’épidémie naissante de sida. Il est parmi les premiers à imaginer un test du VIH qui permettra de tester les lots sanguins contaminés. Ses travaux, conduits avec d’autres collègues, montrent l'inefficacité antivirale de la monothérapie par AZT. Il compte parmi les médecins qui ont eu l’idée qu’une réponse thérapeutique efficace passerait par une trithérapie et qu’elle permettrait le contrôle à long terme du virus lorsque la personne est traitée. Ses travaux ont permis des avancées notables sur les techniques de mesure d’efficacité des ARV et de la charge virale.

Dès 2003, ses réflexions et ses observations cliniques le conduisent à imaginer des stratégies d’allègement, notamment par la réduction du nombre de prises hebdomadaires d’ARV, tout en maintenant une efficacité contre le virus. Son idée, c’est « l’ajustement des traitements d’entretien » du VIH par une « posologie adéquate et suffisante ». C’est ainsi qu’il lance le projet Iccarre (Intermittents en cycles courts les antirétroviraux restent efficaces). Projet dont les résultats positifs vont conduire à la mise en place d’une étude pilote 4D (prise du traitement ARV quatre jours consécutifs), puis, par la suite, de l’étude ANRS-Quatuor. Il a été, en France, la tête de pont des avancées sur les stratégies d’allègement de traitement. Outre ses activités de clinicien (praticien hospitalier à l’Université Versailles Saint-Quentin) et de chercheur, Jacques Leibowitch a longtemps été maître de conférence. Il est resté, après sa retraite, médecin vacataire à l’hôpital Raymond Poincaré, à Garches, où il avait commencé sa carrière en 1979.

Imaginatif, créatif, intuitif, Jacques Leibowitch s’est souvent exprimé sur son parcours aussi riche qu’atypique. Il a écrit deux ouvrages pour exposer sa vision de la lutte contre le sida : « Un virus étrange venu d’ailleurs » en 1984, aux éditions Grasset, et surtout « Pour en finir avec le VIH » en 2011, aux éditions Plon. Le docteur Jacques Leibovitch est décédé le 4 mars 2020. Il avait 77 ans.

https://seronet.info/breve/deces-de-jac ... atif-86880

Communiqué de presse, suite au décès du Docteur Jacques Leibowitch : La lutte contre le VIH / sida perd un de ses pionniers

Paris, le 06 mars 2020 – Actions Traitements a appris avec une grande tristesse la mort du Professeur Jacques Leibowitch, ce mercredi 4 mars 2020, des suites d’un cancer. A l’unisson de la communauté des chercheurs, des médecins, des associations et des patient-e-s, nous regrettons la perte d’un des plus fervents combattants de la lutte contre l’épidémie de VIH/sida dont il ne verra malheureusement pas la fin, comme il l’avait souhaité avec l’arrivée des premières trithérapies en 1996.

Il a déjà été rappelé son rôle majeur dans la découverte des mécanismes du VIH et dans la diffusion de l’idée selon laquelle les multithérapies permettraient de contrôler efficacement la prolifération du virus dans l’organisme. Nous souhaitons aussi garder le souvenir d’un médecin – chercheur qui, dès le début de l’épidémie, a souhaité impliquer les patients dans les décisions qui les concernaient. Adepte de la décision partagée entre médecin et patient, y compris quand il s’agissait de stratégie thérapeutique, le Dr Jacques Leibowitch a largement contribué à rendre les personnes vivant avec le VIH expertes de leur propre prise en charge.

« Jusqu’au-boutiste, un peu fou, apprenti sorcier… », ces qualificatifs sont parfois mentionnés, mais avec toujours beaucoup de bienveillance et de reconnaissance par quelques anciens bénévoles d’Actions Traitements, à l’égard de celui qui a « toujours contribué à faire bouger les lignes, à bousculer les habitudes et la communauté scientifique ». Certains ont eu la chance de le côtoyer pendant les premières années de l’épidémies. Pour eux, « Leibo » c’est celui qui était toujours à l’écoute des patients, celui qui donnait de l’espoir à un moment où la vie avec le VIH n’avait rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui.

C’est aussi celui qui, grâce à ses contacts et à sa pugnacité, a contribué au succès du « Voyage à New-York » en 1996, un des événements fondateurs d’Actions Traitements. Sans lui, nous n’aurions pas pu mener à bien cette opération de plaidoyer en allant acheter des trithérapies antirétrovirales aux Etats-Unis où elles étaient déjà disponibles… alors qu’en France, les autorités sanitaires envisageaient de tirer au sort les patients qui pourraient en bénéficier.

Le Dr Leibowitch aura poursuivi cette guerre, comme il l’appelait, jusque dans les dernières années de sa vie, en favorisant notamment la recherche sur l’allégement thérapeutique. Là aussi il aura été résolument tourné, comme à son habitude, vers l’innovation thérapeutique ET la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.

D’une seule voix, nous disons à M. le Dr Jacques Leibowitch : Merci « Leibo » !

https://www.actions-traitements.org/com ... eibowitch/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 06 Mar 2020 - 09:07
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Stratégie Shock and kill : l’intérêt de la voie FOXO1

L’inhibition de FOXO1, un facteur de transcription ubiquitaire, permet de réactiver les lymphocytes T CD4+ et le provirus VIH-1 intégré au génome cellulaire sous forme latente. Elle offrirait ainsi une approche intéressante pour éliminer les réservoirs viraux du VIH.
Les stratégies Shock and Kill constituent l’un des principaux axes dans la recherche thérapeutique contre le VIH : ces approches novatrices visent à éliminer les réservoirs viraux qui sont constitués dès la primo-infection et qui permettent au VIH de persister à l’état latent dans un faible nombre de cellules immunitaires pour se réactiver dès lors que le traitement antirétroviral est suspendu ou mal observé.

Une équipe de l’Inserm basée à l’Institut Cochin (Inserm UMR U1016) a récemment publié une synthèse concernant ses travaux relatifs à FOXO1 ( Forkhead Box Other-1 ), un acteur clé de l’interaction entre lymphocytes T CD4+ (LT CD4+) et le VIH-1. Les données fondamentales montrent que FOXO1, qui est un facteur de transcription ubiquitaire impliqué notamment dans le cycle et la survie cellulaire, joue un rôle important sur l’état de quiescence des LT CD4+. En effet, en bloquant FOXO1 par un inhibiteur expérimental spécifique (AS1842856), les chercheurs ont pu activer la prolifération des LT CD4+, l’activité transcriptionnelle globale, ainsi qu’un certain nombre d’autres évènements moléculaires signant la sortie des cellules de l’état de quiescence (passage de la phase G0 à G1 du cycle cellulaire), sans pour autant activer la prolifération cellulaire. Parallèlement, l’inhibition de FOXO1 favorise également la réactivation du provirus VIH-1 intégré dans le génome sous forme latente selon les analyses menées sur deux modèles de LT humains et chez un modèle de singe infecté par le SIV (cohorte SIVART ANRS).

L’inhibition de cette voie, offre donc une perspective intéressante pour rendre effective l’approche Shock and Kill, pour l’heure non opérationnelle.

Références :

Roux A et al. FOXO1, un acteur de l’interaction hôte-pathogène dans le contexte de l’infection par le VIH-1 Arthur Roux, Georges Bismuth, Med Sci (Paris). 2020;36(1):24–26. doi:10.1051/medsci/2019256. PMID: 32014093

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Mar 2020 - 06:42
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Sida : une découverte majeure pour le traitement du VIH

Pour lutter efficacement contre une maladie, il faut comprendre son mécanisme d'action. Des chercheurs d'une start-up française viennent justement de découvrir comment le VIH parvient à faire dysfonctionner le système immunitaire des personnes atteintes. Ils ouvrent ainsi la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Comment le virus de l'immunodéficience humaine, le tristement célèbre VIH, agit-il sur notre système immunitaire ? Près de 40 ans après sa découverte, la question se posait toujours. Mais les chercheurs de Diaccurate, une start-up française spécialisée dans la biotechnologie, viennent de faire en la matière, ce qui semble être une découverte majeure et ce, avec le soutien de plusieurs partenaires de renom comme l'Institut Pasteur, le CNRS ou l'Inserm.

Rappelons que, dans le monde, près de 40 millions de personnes vivent avec le VIH. Ce virus a ceci de particulier qu'il s'attaque directement aux lymphocytes -- et notamment à ceux que l'on nomme les CD4+ --, ces globules blancs qui jouent un rôle clé dans la fonction immunitaire. Il en diminue le nombre et rend dysfonctionnels ceux qui restent, exposant l'organisme aux infections et aux cancers. C'est connu depuis bien longtemps.

Mais, étonnamment, alors que moins de 1 % des lymphocytes T CD4+ sont infectés par le virus, la totalité d'entre eux apparaît dysfonctionnelle. Et c'est ce phénomène que les chercheurs peinaient à expliquer. « Notre découverte montre comment le virus coopère avec une enzyme du patient pour induire un dysfonctionnement lymphocytaire et permettre au VIH de neutraliser la réponse immunitaire du patient », explique le professeur Jacques Thèze, cofondateur de Diaccurate dans un communiqué.

Vers un anticorps capable de traiter cancers et Sida ?
Plus précisément, les chercheurs pointent le rôle de l'enzyme PLA2G1B -- autrement dit la phospholipase endogène A2 Groupe 1B -- une enzyme naturellement sécrétée dans notre système digestif par notre pancréas. Chez les patients atteints par le VIH, il s'avère que les lymphocytes CD4, fragilisés par un fragment du virus -- une protéine d'enveloppe gp41 qui se fixe aux lymphocytes --, vont être attaqués par cette enzyme. Avec, pour conséquence, une déformation de leur membrane par l'agrégation de protéines de manière non homogène.

Ce mécanisme semble expliquer à la fois la réduction du nombre des lymphocytes T CD4+ et leur perte d'efficacité. Car plus de 80 % des lymphocytes T CD4 des patients infectés présentent des anomalies morphologiques. Les chercheurs qualifient ces cellules de cellules bosselées. Et leur découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.

Diaccurate annonce d'ailleurs avoir déjà développé un anticorps monoclonal humanisé nommé Plazumab qui neutralise l'enzyme PLA2G1B et inverse le processus. Cet anticorps entre aujourd'hui dans une phase de développement préclinique réglementaire. Il pourrait aussi être utile au traitement de certains cancers. Mais le chemin jusqu'à une thérapie anti-VIH sera encore long et coûteux.

https://43e48de1-e316-441a-a2cf-9783bac ... 9b951d.pdf

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... vih-79899/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 11 Mar 2020 - 09:06
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Sida : un deuxième patient guéri grâce à une greffe de cellules souches

Un britannique malade du SIDA vient d'être jugé comme totalement guéri après une greffe de cellules de moelle osseuse. Il y a dix ans, un premier patient avait été déclaré guéri du VIH par ses médecins.

Une guérison grâce à des cellules souches
Il y a tout juste un an, ce deuxième cas avait été présenté lors d’une conférence aux États-Unis. Il était alors considéré en rémission. Cette fois, les équipes médicales sont unanimes : il est officiellement guéri. Il ne prend plus de médicament et le virus n’est plus présent dans son sang. Appelé le “patient de Londres”, il a reçu une greffe de moelle osseuse afin de soigner son cancer du sang. Les cellules souches greffées étaient issues de donneurs porteurs d’une mutation génétique rare, CCR5, qui bloque l’implantation du VIH.

Un traitement qui n’est pas adapté à tous les patients
Dans le New York Times, le “patient de Londres” se confie : “Je sens une sorte de responsabilité à aider les médecins à comprendre comment cela a pu se produire pour qu’ils puissent développer cette technique”. Le fait d’être guéri de son cancer et du sida était pour lui “surréaliste”.

Ses médecins restent prudents. Le professeur Ravindra Kumar Gupta, de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) précise : “Il est important de prendre en compte le fait que ce traitement curatif est à haut risque, il ne doit être utilisé qu’en derniers recours chez des patients infectés par le VIH et qui ont également des tumeurs
malignes hématologiques potentiellement mortelles.” D’après lui, ce traitement ne sera pas proposé aux personnes qui répondent positivement aux traitements antirétroviraux.

Un précédent il y a plus de dix ans
Le “patient de Londres” succède à Timothy Ray Brown, un Américain guéri il y a plus de dix ans, surnommé le “patient de Berlin”. Les médecins avaient alors essayé de guérir d’autres patients en réalisant d’autres greffes de moelle osseuse. Cela avait été un échec jusqu’à aujourd’hui.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, près de 38 millions de personnes vivaient avec le VIH fin 2018. Au total, la maladie a provoqué 32 millions de décès à travers le monde.

https://www.pourquoidocteur.fr/Mieux-Vi ... es-souches

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Mar 2020 - 16:52
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La Société Française de Lutte contre le Sida et la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française
se sont associées pour publier un courrier de recommandations aux personnes vivant avec le VIH et aux personnes séroconcernées, dans le cadre de la pandémie liée au virus SARS-COV2

http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... F%20V4.pdf

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 17 Mar 2020 - 12:11
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Renouvellement des traitements jusqu'au 31 mai

Dans le cadre de la lutte contre l'épidémie, un arrêté a été publié récemment au « Journal officiel » . Il autorise les pharmaciens à renouveler les traitements des personnes malades chroniques après expiration de leur ordonnance. Cette décision fait suite à une demande des syndicats de la profession, rappelle le Quotidien du Pharmacien. Autrement dit, les personnes suivies pour une affection chronique ne devront plus passer par la case « médecin » quand leur ordonnance en cours sera expirée.

Comme le précise l'article 6 de l'arrêté du 14 mars publié aujourd'hui au « Journal officiel », cette autorisation est accordée à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé de la personne. Les pharmaciens seront tenus de dispenser dans le cadre de la posologie initialement prévue, le nombre de boîtes par ligne d'ordonnance pour assurer la poursuite du traitement jusqu'au 31 mai 2020. À noter que les médicaments stupéfiants (traitements de substitution, par exemple) ou assimilés sont exclus. « Les médicaments dispensés en application des dispositions du présent article sont pris en charge par les organismes d'assurance-maladie, dans les conditions du droit commun, sous réserve que ces médicaments soient inscrits sur la liste des spécialités remboursables », détaille le journal médical.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTe ... 0041722651

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 15:05
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La PrEP injectable à action prolongée, une alternative aux médicaments oraux

Une publication parue dans AIDS and behavior rapporte la préférence des patients pour la PrEP basée sur le cabotégravir injectable à action prolongée par rapport aux autres traitements, en particulier hors des sites d’évaluation clinique implantés en dehors des Etats-Unis.

L'efficacité de la PrEP orale par fumarate de ténofovir disoproxil et emtricitabine (TDF / FTC) varie selon les différentes populations. Alors qu'elle peut être liée à des différences de pénétration tissulaire, cette efficacité est aussi clairement liée à la question de l’adhésion thérapeutique. Les produits injectables à action prolongée (LA) pourraient résoudre certaines des difficultés liées à la prise quotidienne de médicaments. L’innocuité et l’acceptabilité de deux médicaments LA (TMC278 / rilpivirine [RPV LA] et GSK1265744 / cabotegravir [CAB LA]) ont ainsi été évaluées. Si la première n’est plus actuellement évaluée, les études de phase 3 relatives au CAB LA se poursuivent, et sont consacréed à la tolérance, en termes de douleurs notamment, et l’acceptabilité par les sujets traités de la PrEP injectable (sous-études ECLAIR).

Ainsi, HPTN 077 est un essai de phase 2a randomisé, en double aveugle, contrôlé versus placebo, mené chez des sujets à faible risque non infectés par le VIH (n=199). L'objectif était d'évaluer l'acceptabilité du traitement injectable et l’intérêt des participants pour une PrEP injectable.

Deux cohortes ont été recrutées afin de recevoir soit 800 mg par voie intramusculaire (deux injections IM de 2 mL), toutes les 12 semaines pendant 3 cycles, versus placebo (ratio 3: 1), soit 600 mg (injection unique de 3 ml) toutes les 8 semaines pendant 5 cycles, versus placebo (ratio 3:1). Chaque cohorte a débuté par 4 semaines de traitement oral quotidien au cours d’une phase préalable à la randomisation, et une période sans traitement (wash-out) d'une semaine.

L'acceptabilité du produit, les préférences en termes de prévention et l'intérêt pour une future PrEP injectable (FPI) a été évaluée par région, par sexe, bras et cohorte. À l’inclusion, les préférences pour la FPI étaient plus élevées dans les sites d’évaluation non américains, mais cette préférence augmentait dans les deux groupes de régions au fil du temps. L’acceptabilité des caractéristiques du produit (dosage, douleur, …) était plus forte pour la FPI et également au niveau des centres hors US. Le groupe de randomisation et l’évaluation de la douleur n'étaient pas associés à la FPI et l'acceptabilité de la voie injectable était plus élevée hors US. Enfin, aux Etats-Unis, la préférence pour les méthodes injectables par rapport aux autres était plus élevée chez les hommes que chez les femmes.

Références :

Tolley EE, Zangeneh SZ, Chau G, Eron J, Grinsztejn B, Humphries H, Liu A,Siegel M, Bertha M, Panchia R, Li S, Cottle L, Rinehart A, Margolis D, Jennings A, McCauley M, Landovitz RJ. Acceptability of Long-Acting Injectable Cabotegravir(CAB LA in HIV-Uninfected Individuals: HPTN 077. AIDS Behav. 2020 Feb 12. doi:10.1007/s10461-020-02808-2. [Epub ahead of print] PMID:32052214.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 20 Mar 2020 - 17:36
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SIDA : des virus cachés dans les plaquettes chez les patients traités, avirémiques mais en échec immunologique

Une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine montre que les plaquettes de patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) hébergent le VIH infectieux, malgré une thérapie antivirale combinée efficace supprimant la charge virale dans le sang. Chez ces patients, la présence de VIH dans les plaquettes est fortement corrélée à l’échec de rétablissement de réponse immune T CD4+. Les chercheurs montrent in vitro que les plaquettes peuvent propager le virus infectieux aux macrophages, l’un des réservoirs tissulaires du virus, établissant une voie alternative de dissémination du VIH vers ce type de réservoir.



Le rôle des plaquettes dans l’hémostase est bien connu, mais récemment, d’autres fonctions leurs ont été attribuées. Ainsi, les plaquettes interagissent avec des pathogènes, bactériens ou viraux. Il avait été récemment montré in vitro que les plaquettes capturaient le VIH. Les chercheurs démontrent ici la présence de VIH infectieux dans les plaquettes isolées de patients infectés par le VIH, malgré une suppression virale réussie par la thérapie antirétrovirale combinée (cART).

Parmi les patients ayant une cART efficace sur la diminution de la charge virale, 20 à 30% sont en échec immunologique ne parvenant pas à rétablir une réponse immune correcte c’est à dire un nombre de cellules CD4+ après au moins 12 mois de traitement (dits patients non répondeurs immunologiques). Les chercheurs ont comparé les statuts immunologiques des patients ayant ou non du virus dans leurs plaquettes et montré que la présence de VIH infectieux dans les plaquettes des patients est en forte corrélation avec l’échec immunologique.

Les plaquettes sont issues des mégacaryocytes de la moelle. Les chercheurs ont également observé que les mégacaryocytes de patients en échec immunologique étaient infectés par le VIH ce qui expliquerait que les plaquettes qui en dérivent contiennent du virus. D’autre part, les plaquettes finissant leur vie en étant phagocytées par des macrophages, la transmission du VIH infectieux des plaquettes aux macrophages tissulaires a été testée in vitro : les plaquettes qui contiennent du VIH peuvent propager l'infection in vitro aux macrophages selon un processus qui peut être inhibé par l'agent thérapeutique antiplaquettaire, Abciximab.



En conclusion, cette étude met en lumière la physiopathologie du VIH en décrivant une autre voie de dissémination virale : les plaquettes jouent le rôle de transporteurs transitoires de virus infectieux, contribuant à entretenir le réservoir viral au niveau des macrophages tissulaires des patients sous traitement antirétroviral. La présence de plaquettes contenant le VIH est liée à une récupération immunologique médiocre chez les patients infectés par le VIH traités par des antirétroviraux. Elle constitue une cible potentielle pour la conception de stratégies thérapeutiques plus efficaces contre l'échec immunologique qu’on ne sait pas traiter à ce jour et sur la prévention des rechutes de l’infection.



Cette étude a été financée par l’ANRS et Sidaction.

https://stm.sciencemag.org/content/12/535/eaat6263

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Mar 2020 - 15:27
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Réservoirs du VIH chez l'homme: un traitement antirétroviral immédiat les rend 100 fois plus petits

Au cours d'un traitement antirétroviral (TAR), le VIH se cache dans des réservoirs. L'existence de ces sanctuaires viraux explique pourquoi le TAR ne permet pas la guérison. Depuis des années, des équipes scientifiques s'efforcent de déterminer comment se créent et se maintiennent les réservoirs du VIH au cours du traitement.

Grâce à un accès exceptionnel à des échantillons de sang et à des tissus de biopsies de rectum et de ganglions lymphatiques de personnes aux stades les plus précoces d'une infection par le VIH, une équipe internationale de chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM), du programme de recherche de l'armée américaine sur le VIH (États-Unis) et du centre de recherche sur le sida de la Croix-Rouge thaïlandaise montre que les premiers réservoirs créés sont encore "sensibles" au cours de ces stades précoces et que leur taille peut être réduite d'environ 100 fois par le démarrage immédiat d'un traitement antirétroviral.

Dans cette étude publiée dans Science Translational Medicine, les chercheurs ont ciblé des personnes présentant une infection aigüe (stades Fiebig I et II, soit les deux premières semaines), puis les ont immédiatement soumises à un traitement antirétroviral. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur la cohorte d'infection aigüe du programme de recherche de l'armée américaine sur le VIH, RV254/SEARCH010, qui a débuté il y a 10 ans en collaboration avec le centre de recherche sur le sida de la Croix-Rouge thaïlandaise.

"Commencer le traitement antirétroviral à ce stade très précoce conduit à une diminution importante et rapide de la taille des réservoirs viraux par l'élimination de grandes quantités de cellules infectées dans les tissus lymphoïdes et dans les ganglions lymphatiques de l'intestin. Ce sont des sites connus de persistance du VIH au cours du traitement", a déclaré Nicolas Chomont, chercheur au CRCHUM et professeur à l'Université de Montréal.

"Même si les réservoirs viraux de ces personnes traitées précocement sont extrêmement petits, le virus est encore présent. Pour le moment, on pourrait dire qu'il n'y a pas d'avantage clinique. Néanmoins, les personnes traitées de façon précoce ont des réservoirs viraux 100 fois plus petits que ceux de notre groupe témoin ayant commencé plus tard le traitement antirétroviral. Donc, on pourrait raisonnablement penser qu'il sera plus facile d'éradiquer ces miniréservoirs.

Une cohorte exemplaire

Louise Leyre, première auteure de l'étude et étudiante à la maîtrise au laboratoire de Nicolas Chomont au moment de la recherche, a analysé le sang et les tissus prélevés sur ces patients aux stades les plus précoces de l'infection par le VIH. Son objectif ? Localiser où les réservoirs du VIH s'installent et persistent au cours du TAR. Des études précédentes chez des primates ont montré que les réservoirs viraux se trouvent plutôt dans les tissus lymphoïdes.

"C'est la première fois que des chercheurs ont accès au sang et à des tissus de biopsies rectales et de ganglions lymphatiques chez les mêmes patients à ce stade si précoce de l'infection. Nous devons beaucoup à ces volontaires", a mentionné M. Chomont.

Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé des échantillons de 170 patients thaïlandais aux prises avec une infection aigüe, d'un âge moyen de 27 ans et qui ont commencé un traitement antirétroviral dans un délai médian de deux jours après le diagnostic. Quatre-vingt-seize pour cent des participants (164) étaient des hommes.

Les chercheurs ont montré que les participants qui entamaient le TAR aux stades les plus précoces de l'infection (stades Fiebig de I à III) ont présenté une diminution considérable de la fréquence des cellules infectées, atteignant des taux presque indétectables dans le corps. Les rares cellules infectées ayant persisté ont été trouvées principalement dans leurs tissus lymphoïdes. L'instauration du TAR à des stades plus tardifs chez des sujets infectés (c'est-à-dire Fiebig IV ou V, ou infection chronique) n'a entraîné qu'une faible baisse de la fréquence des cellules infectées.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, approximativement 37,9 millions de personnes vivaient avec le VIH à la fin de 2018. L'essentiel de ce qu'on sait du VIH provient de recherches menées dans des pays riches où prédomine le sous-type B du VIH. Ce sous-type B, toutefois, ne représente que 12 % des infections par le VIH dans le monde. Presque 50 % de toutes les personnes vivant avec le VIH ont le sous-type C. La présente étude s'est intéressée au sous-type AE, rencontré en Asie du Sud-Est.

Source: Université de Montréal

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 31 Mar 2020 - 10:20
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Antirétroviraux à longue durée d’action : quelle acceptabilité par les futurs utilisateurs ?

Si la perspective d’un traitement antirétroviral injectable à longue durée d’action est intéressante pour ses futurs utilisateurs, elle fait aussi naître des questionnements ou des réticences, notamment concernant le maintien du contrôle de l’infection et de la perte de contrôle vis-à-vis d’un traitement long, et administré de façon invasive.
Les associations d’antirétroviraux injectables et de longue durée d’action (ART-LA) constituent sur le papier une avancée indéniable pour des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) parfois depuis plusieurs décennies et pour lesquels les traitements représentent une préoccupation quotidienne. Administrées toutes les 4 ou 8 semaines, ces nouveaux traitements offriraient théoriquement une réponse intéressante aux questions d’observance et d’adhésion thérapeutique. Mais en pratique, une étude qualitative française menée chez 15 PVVIH dont l’infection était bien contrôlée et chez 13 personnes à haut risque utilisateurs de prophylaxie pré-exposition (PrEP) met en évidence un intérêt plus nuancé.

Un sentiment ambivalent

Ce projet a été conduit dans deux établissements parisiens dans le cadre du projet CLAP ( Considerations about Long-Acting injectable therapies in HIV Prevention and Treatment ). À l’issue d’une consultation médicale de suivi, des PVVIH sous contrôle virologique et des utilisateurs de PrEP depuis au moins six mois et régulièrement suivis se sont vus proposer des entretiens par un anthropologue. Ceux qui ont accepté ont été interrogés sur leur propre expérience avec leur traitement habituel, sur leur connaissance des formes injectables, et sur leur intérêt pour celles-ci.

In fine , c’est un sentiment ambivalent qui a été exprimé par la plupart des personnes interrogées. Les PVVIH se disaient intéressées par la possibilité de rompre avec un traitement quotidien, permettant une simplification et une plus grande discrétion, ainsi que par le fait de ne plus craindre l’oubli de la prise du traitement, un sentiment partagé par les utilisateurs de PrEP. Cependant, cet enthousiasme était contrebalancé par les questions liées au changement de traitement (quid du maintien du contrôle de la maladie), la crainte d’une perte d’autonomie et de maîtrise d’un traitement administré par voie invasive et efficace sur le long cours (symbolique particulière de l’injection, craintes d’effets secondaires non maîtrisables…). Certains évoquaient une position attentiste (wait and see).

Aussi, les ART-LA constitueront probablement une option à discuter au cas par cas selon le « profil des patients, leur situation, leurs contraintes, leurs expériences antérieures, leurs besoins, pratiques et modes de vie ».

Références :

Carillon S et al. Perspectives of injectable long acting antiretroviral therapies for HIV treatment or prevention: understanding potential users' ambivalences. AIDS Care. 2020 Mar 19:1-7. doi: 10.1080/09540121.2020.1742869. [Epub ahead of print] PMID: 32189506

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 31 Mar 2020 - 17:14
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http://www.webconfaei.com/vih-covid.asp

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