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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jan 2020 - 16:42
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Maviret, traitement pangénotypique de l'hépatite C qui permet de guérir de l'hépatite C en 8 semaines, vient d'obtenir son remboursement chez les enfants de 12 à moins de 18 ans.

Auparavant indiqué uniquement chez l’adulte, Maviret (glécaprévir/pibrentasvir, Laboratoire Abbvie) a obtenu en mai 2019 une extension d’indication chez l’adolescent de 12 ans à moins de 18 ans. Mais, jusqu’alors, le médicament était remboursable chez l’adulte mais pas chez l’adolescent. C’est aujourd’hui chose faite, comme le précise un arrêté publié au « Journal officiel » du 9 janvier. La prise en charge de Maviret est étendue au « traitement de l'infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC) chez les adultes et les adolescents âgés de 12 ans à moins de 18 ans », indique cet arrêté. Le prix de Maviret est de 12 382,39 euros (84 comprimés) et sa prise en charge de 100 %.

Rappelons que l’extension d’indication de Maviret chez l’adolescent repose sur les résultats d’une étude de phase 2/3, non randomisée, menée en ouvert, multicentrique, appelée DORA et réalisée sur 47 patients âgés de 12 à moins de 18 ans, infectés par le VHC. Les résultats ont montré un profil pharmacocinétique chez les adolescents similaire à celui observé chez les adultes, ainsi qu’un taux de réponse virologique de 100 % (aucun patient n’a présenté d’échec virologique) rapporté avec Maviret administré pendant 8 semaines, chez les patients naïfs non cirrhotiques, sans nécessité d’ajouter de la ribavirine. Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté et le profil de tolérance chez l’adolescent a été comparable à celui obtenu chez l’adulte .

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/ ... ent_281657

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jan 2020 - 06:24
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Les taux mondiaux de VHC chez les enfants pourraient donner lieu à de nouvelles stratégies

Bien que la prévalence des infections par le virus de l' hépatite C (VHC) soit bien établie pour les adultes et les groupes à haut risque, le fardeau de la maladie chez les enfants est mal compris.

Une équipe d'enquêteurs de la Center for Disease Analysis Foundation à Lafayette, CO, dirigée par Jonathan Schmelzer, MPH, a effectué une revue complète de la littérature des articles publiés entre 2000-2019 pour déterminer les estimations historiques de la prévalence du VHC chez les enfants pour les 249 pays et territoires. à travers le monde.

«La plupart des études sur la prévalence du VHC chez les enfants se concentrent sur les groupes à haut risque et les zones géographiques très endémiques», ont écrit les auteurs de l'étude. «Notre analyse fournit des estimations de la prévalence mondiale du VHC dans la population pédiatrique.»

Ces dernières années, des médicaments antiviraux à action directe (AAD) ont été approuvés pour les patients pédiatriques dès l'âge de 3 ans, ce qui s'avère être un traitement curatif très efficace. Cependant, des estimations fiables de la prévalence pour les adolescents sont nécessaires pour éclairer l'intensification du traitement et les stratégies nationales.

Les enquêteurs ont identifié des estimations publiées de la prévalence du VHC pour les enfants de moins de 18 ans qui ne sont pas à haut risque d'infection par le VHC dans 39 pays et territoires. L'équipe a saisi les données dans des modèles dynamiques de charge de morbidité de Markov pour estimer la prévalence virémique du VHC en 2018.

Pour les 25 pays et territoires disposant de données complètes, l'équipe a utilisé les informations disponibles sur la prévalence du VHC chez les enfants pour construire des modèles de régression pour prédire la prévalence pédiatrique dans 65 autres pays et territoires qui disposaient de données spécifiques au pays ou au territoire sur les prédicteurs uniquement.

Ils ont ensuite créé des modèles de régression pour chaque cohorte d'âge pédiatrique sur cinq ans de 0 à 19 ans qui tiennent compte de plusieurs variables prédictives.

Les données et les prévisions des 104 pays et territoires pour lesquels des données sont disponibles ont été utilisées pour calculer la prévalence du VHC par région du fardeau mondial de la maladie, qui a ensuite été appliquée aux 145 pays et territoires restants pour générer une estimation mondiale.

L'estimation mondiale de la prévalence virémique dans la population pédiatrique de 0 à 18 ans était de 0,13% (95% UI, 0,08 à 0,16), ce qui correspond à 3,26 millions (2,07-3,9) d'enfants atteints du VHC en 2018. La prévalence du VHC a augmenté avec l'âge des patients dans tous les pays et territoires.

La prévalence du VHC chez les adultes était significativement liée à la prévalence du VHC chez les enfants âgés de 5 à 19 ans ( P <.0001), et la proportion d'infections au VHC chez les patients qui s'injectent des drogues était significativement associée à la prévalence du VHC chez les enfants âgés de 15 à 19 ans ( P = 0,036).

«Le traitement chez les patients pédiatriques nécessite une optimisation de la gestion de la santé clinique et de la population différente de celle des adultes», ont écrit les auteurs. «En raison de cette hétérogénéité, les estimations de la prévalence du VHC spécifiques au pays ou au territoire et à l'âge peuvent aider les pays et les territoires à améliorer les stratégies nationales d'élimination du VHC.»

L'an dernier, les enquêteurs ont découvert que la majorité des adultes aux États-Unis qui ont une hépatite Les infections virales B (VHB) ou VHC sont totalement ignorantes .

Une analyse de près de 15 000 participants adultes, y compris des données sérologiques, a montré que jusqu'à la moitié des personnes infectées par le virus n'avaient jamais reçu de diagnostic de leur médecin.

Selon l'étude, la probabilité de sensibilisation à l'infection a augmenté conformément à la citoyenneté américaine, à l'enseignement supérieur, au revenu au-dessus du seuil de pauvreté, au fait de ne pas être marié, à l'IMC inférieur, à l'accès à l'assurance, aux antécédents de consommation de drogues injectables (pour les participants infectés par le VHC) et un niveau atypique d'alanine aminotransférase pour les participants non hispaniques infectés par le VHB.

https://www.thelancet.com/journals/lang ... 1/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jan 2020 - 06:49
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États généraux du VHB

La fusée est lancée. Les différentes étapes préparatoires aux États généraux de hépatite B, prévus pour mai prochain, sont désormais connus. L’association SOS Hépatites a lancé le processus, pour mettre davantage en lumière l’hépatite B, ainsi que l’hépatite delta (D), avec les besoins et enjeux actuels. Des enquêtes et temps d’échanges régionaux sont prévus. Les États généraux se composent des étapes suivantes : enquête nationale, panels citoyens, tables rondes régionales, et synthèse le jour J. L’enquête nationale « Vivre Avec l’Hépatite B », anonyme et confidentielle, est destinée à établir un état des lieux des principales répercussions de l’hépatite B et mieux sensibiliser les autorités de santé et l’opinion publique pour obtenir une « juste » reconnaissance face aux réelles difficultés que nous rencontrons quand on souffre d’hépatite B. L’enquête, destinée aux personnes vivant avec une hépatite B, est ouverte jusqu’au 30 mars 2020 : des panels citoyens sont destinés à réunir des personnes vivant avec l’hépatite B afin de trouver un consensus et d’adopter des résolutions sur les enjeux de santé et la prise en charge de l’hépatite B en France. Des panels sont prévus à Paris, 25 janvier 2020 et à la Guadeloupe les 5 et 6 mars 2020.

Puis viendront des tables rondes destinées à rassembler les acteurs-rices régionaux-ales de la prise en charge de l’hépatite B et les personnes vivant avec l’hépatite B afin de compiler des constats partagés. Six tables rondes abordant les sujets différents auront lieu partout en France. Les données collectées pendant plusieurs mois, seront analysées par le comité de pilotage et préparées pour être rendues publiques sous la forme d’une synthèse lors de la journée de mai. Bordeaux, « Populations et territoires prioritaires » le 16 janvier 2020 à l'Athénée Municipal ; Strasbourg, « Parcours de soins ville hôpital » le 21 janvier 2020, dans la salle du Conseil de la Mairie ; Lyon, « Vie quotidienne » le 11 février 2020 à la Maison des familles de Lyon ; Rennes, « Prévention – dépistage – vaccination » le 13 février 2020 à la Maison des Associations ; Guadeloupe, « Spécificités Outre-mer » le 7 mars 2020.

Bordeaux :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... rdeaux.pdf

Strasbourg :

https://fr.surveymonkey.com/r/R6CHG6F

Lyon :

https://fr.surveymonkey.com/r/9S69TH6

Rennes :

https://fr.surveymonkey.com/r/TableRondeRennes

http://www.soshepatites.org/enquete-nat ... epatite-b/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jan 2020 - 05:22
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Emergence de nouveaux variants du VHC : faut-il avoir peur ?

À l'ère des antiviraux à action directe (AAD) dirigés contre le virus de l'hépatite C (VHC), la majorité des personnes traitées pour une infection chronique à VHC sont quasiment « débarrassées » du virus, c'est-à-dire qu'elles obtiennent une réponse virale soutenue (RVS) dans plus de 90 % des cas d’infection par des virus de génotypes 1 à 7 et leurs sous types habituels. Les sous-types de VHC inhabituels en Europe sont, par contre, plus répandus en Afrique, mais on connaît mal leur sensibilité aux AAD. Ils incluent le génotype 1 non-1a/1b/non-sous-typable (G1) ou non 4a/4d (G4).

Des génotypes inhabituels chez des patients africains et moins de réponses virales soutenues

Sur 91 patients africains suivis entre 2010 et 2018 dans un hôpital londonien, 47 (52 %) étaient infectés par un sous-type inhabituel. Quatorze nouveaux sous-types, non encore désignés (G1*), ont été identifiés par séquençage de nouvelle génération. Trois malades étaient infectés par le même sous-type, désormais désigné sous-type 1p. Des séquences de référence étaient disponibles pour 22 patients ; 18/22 (82 %) avaient des substitutions de base associées à la résistance NS5A (appelées RAS). Une RVS globale a été obtenue pour 56/63 (89 %), mais seulement chez 21/28 (75 %) des patients avec des sous-types G1 inhabituels. Six échecs de traitement ont été constatés avec le sofosbuvir / ledipasvir et 1 échec avec un régime à base d'Inhibiteurs de protéases. Le taux de RVS pour tous les autres génotypes et sous-types était de 35/35 (100 %).

Cette étude originale concerne les génotypes/ sous-types de VHC et les taux de RVS observés chez des patients nés dans 18 pays africains différents et pris en charge dans un hôpital de Londres. L'analyse pour 91 malades a révélé que 52 % d’entre eux étaient infectés par un génotype du VHC et quatre sous-types rares aux États-Unis et en Europe occidentale ou non classés à ce jour. Plus inquiétant, les taux de RVS chez les porteurs de ces sous-types de génotypes du VHC « inhabituels » n'étaient que de 75 %. La recherche de mutations de résistance (RAS) par séquençage a révélé des substitutions de base associées à la résistance NS5A dans 82 % des clones séquencés et pour 100 % des cas où le traitement a échoué. D’autres publications récentes indiquent des taux de RVS autour de 50 % dans de petites cohortes américaines et européennes avec les génotypes 3b et 4r, pour lesquels des RAS NS5A ont été également identifiés.

Sachant la prévalence probablement élevée de ces variants dans certaines régions africaines et leur résistance aux AAD courants, il faudra déterminer les schémas thérapeutiques disponibles les plus efficaces contre ces sous-types contenant des RAS (bithérapie avec inhibiteurs de NS5A de 2ème ligne ou trithérapie avec anti-protéases de dernière génération).

L’élimination du virus en 2030 compromise ?

Pour résumer, la plupart des individus d'une cohorte non sélectionnée de patients africains étaient infectés par des génotypes inhabituels, y compris le nouveau sous-type 1p. Le taux de RVS de ceux ayant des sous-types G1 inhabituels était de 75 %, car ceux-ci possèdent une mutation de base aux inhibiteurs de NS5A de 1ère ligne. Selon le régime utilisé d’AAD, des taux d'échec plus élevés dans les cohortes africaines pourraient, à terme, compromettre l'élimination du VHC initialement envisagée pour 2030.

Dr Sylvain Beorchia

RÉFÉRENCE :

Childs K, Davis C, Cannon M et coll. : Suboptimal SVR Rates in African Patients with Atypical Genotype 1 Subtypes: Implications for Global Elimination of Hepatitis C. J Hepatol. 2019; 71(6) : 1099-1105. DOI: https://doi.org/10.1016/j.jhep.2019.07.025


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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jan 2020 - 08:22
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Les patients atteints d'hépatite C élargissent le bassin de donneurs de cœur

Dans certains hôpitaux américains, l’utilisation de cœurs de patients atteints par l’hépatite C pour les transplantations a fait chuter le temps d’attente de 535 à 4 jours.

L’hépatite C reste une affection invalidante. Cette maladie contagieuse du foie, causée par un virus, touche 71 millions de personnes dans le monde selon les derniers chiffres de l’OMS. A cause de sa contagion, le personnel de santé prend des mesures avec les personnes contaminées par l’hépatite C, notamment lorsqu’il s’agit de transplantation. Cependant, selon une étude réalisée par le centre médical de l’université Vanderbilt (Etats-Unis) et publiée dans la revue Jama Cardiology, les transplantations de cœurs pour les patients atteints d’hépatite C serait possible et donneraient de bons résultats.

Pour les chercheurs, les résultats des patients ayant reçu des coeurs de donneurs positifs pour l'hépatite C étaient comparables à ceux des patients ayant reçu des coeurs de donneurs non atteints de la maladie. Avec cette découverte, il sera alors possible de proposer beaucoup plus de cœurs aux personnes en attente d'une transplantation.

Avant que l'efficacité des thérapies antivirales à action directe ne soit prouvée, les cœurs des porteurs d’hépatite C étaient écartés. Grâce aux derniers développements scientifiques, le bassin de donneurs est élargi, réduisant le temps d'attente et diminuant ainsi la mortalité des patients en attente d'un organe approprié.

Des cœurs aussi bons que les autres

Pour cette étude, les chercheurs ont suivi 80 patients adultes au centre médical de l'université Vanderbilt. Ces patients avaient reçu des transplantations cardiaques de donneurs positifs pour l'hépatite C entre septembre 2016 et mai 2019.

Le centre de transplantation de Vanderbilt est considéré comme le plus grand utilisateur d'organes de donneurs positifs pour l'hépatite C au monde. Depuis 2016, il a augmenté l'utilisation de ces cœurs pour les patients en raison de l'efficacité établie des thérapies antivirales à action directe, qui peuvent guérir l'infection par l'hépatite C en 12 semaines.

Kelly Schlendorf, autrice principale de l'étude et directrice médicale du programme de transplantation cardiaque pour adultes du centre médical de l’université Vanderbilt, affirme que les thérapies ont des effets secondaires minimes. Elle a observé une augmentation du volume des transplantations cardiaques aux États-Unis, qu'elle attribue, au moins en partie, aux transplantations utilisant des donneurs positifs à l'hépatite C.

“Ces donneurs offrent une stratégie permettant d'élargir le bassin de donneurs en toute sécurité tout en autorisant à un plus grand nombre de patients de subir une transplantation. Quand vous considérez l'alternative, c'est une grosse affaire”, indique Kelly Schlendorf.

L’université Vanderbilt a doublé le nombre de greffes cardiaques, passant de 130 entre 2013 et 2015 à 260 entre 2016 et 2018. Au cours de cette période, 37 % des greffes de cœur provenaient de donneurs positifs pour l'hépatite C. Cela a contribué à l'amélioration des chiffres des cas de transplantation cardiaque.

Une liste d'attente raccourcie

Le temps passé sur les listes d'attente diminue avec la disponibilité d'un plus grand nombre d'organes. Parmi les patients qui ont participé à l'étude, le temps d'attente pour ceux qui ont accepté de recevoir un cœur positif pour l'hépatite C n'était que de quatre jours, contre un temps d'attente moyen allant de 70 à 535 jours pour les autres receveur dans le pays.

“La réduction du temps d'attente a permis de réduire la nécessité d'un soutien circulatoire mécanique prolongé, et a diminué le risque de complications telles que l'insuffisance rénale, l'infection, l'accident vasculaire cérébral et la mort, se réjouit Kelly Schlendorf. Plus un patient doit attendre longtemps, plus le risque de décès est élevé.”

Les cœurs de donneurs positifs pour l'hépatite C sont devenus courants après que les États-Unis aient été confrontés à la crise des opiacés, marquée par de nombreux décès par surdosage de drogue. “C’est probablement le seul point positif d'une épidémie autrement tragique, précise Kelly Schlendorf. Les centres de transplantation situés dans des régions où la crise des opiacés est moins importante pourraient ne pas en profiter autant que nous. Toutefois, il faut faire davantage pour suivre les résultats à long terme.”

Auparavant, une équipe de recherche dirigée par le docteur Ann Woolley du Brigham and Women's Hospital de Boston, a déclaré que l'utilisation d'organes de donneurs positifs pour l'hépatite C pourrait augmenter l'offre de cœurs et de poumons d'au moins 25%.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... s-de-coeur

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jan 2020 - 14:59
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TABLE RONDE RÉGIONALE DE LYON







Pdf :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... 200129.pdf

http://www.soshepatites.org/table-ronde ... e-de-lyon/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Jan 2020 - 17:20
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30e Festival de la Communication Santé : la liste des lauréats dévoilée

AFEF - SOS Hépatites, grands vainqueurs de cette édition


Le grand prix du festival a été décerné à l’AFEF et SOS Hépatites, pour la campagne “Du bruit contre l’hépatite C”. Le prix coup de cœur du festival a, quant a lui, été attribué à l’Association nationale des jeunes aidants ensemble (JADE) pour “La voix des jeunes aidants”. Des prix bronze, argent, or et coup de cœur ont aussi été attribués dans chaque catégorie. Vous pouvez retrouver la liste complète des lauréats sur le site du festival.

https://www.medisite.fr/actualites-30e- ... .2071.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Fév 2020 - 11:40
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L’HÉPATANTE N° 40 – ÉDITION SPÉCIALE



https://mailchi.mp/soshepatites/lhpatan ... on-spciale

http://www.soshepatites.org/lhepatante- ... -speciale/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Fév 2020 - 06:35
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VHC : COÛT-EFFICACITÉ DES STRATÉGIES DE DÉPISTAGE EN ALLEMAGNE

Avec l’arrivée en 2014 des Antiviraux à Action Directe (AAD), pour la première fois l’élimination du Virus de l’Hépatite C (VHC) semble réalisable. Comme l’infection par le VHC reste souvent non diagnostiquée, le dépistage et le traitement précoce sont des éléments majeurs pour améliorer les résultats cliniques chez les patients infectés par le VHC. Compte tenu du prix de ces nouveaux traitements, l’efficacité et le coût-efficacité du dépistage (et par la suite du traitement) devraient être évalués. Contrairement à d’autres pays, l’Allemagne n’a pas encore instauré de stratégie nationale pour réduire le poids du VHC et atteindre l’objectif d’éradication du VHC.
L’objectif de cette étude est d’évaluer le coût-efficacité à long terme d’une stratégie nationale de dépistage en Allemagne.
Pour ce faire, les auteurs ont utilisé un modèle de cohortes de Markov pour simuler la progression de la maladie et examiner les résultats à long terme pour la population, les coûts associés au VHC et le rapport coût-efficacité du dépistage. Le modèle divise la population totale en 3 sous-populations

• Population générale (GEP)
• Les utilisateurs de drogue par voie intraveineuse (UDIV)
• Les hommes infectés par le VIH ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH)
Ces sous-population diffèrent dans la transmission du VHC, avec un nombre total d’infections plus élevé dans la GEP mais les nouvelles infections n’apparaissant que chez les UDIV et HSH.
Le modèle compare 4 stratégies de dépistages
• Absence de dépistage (situation actuelle en Allemagne)
• Basique (dans le cadre de bilan de santé en général après 35 ans)
• Avancée (comme basique mais plus précocement selon les facteurs de risque)
• Dépistage total (concerne toute la population)
Le nombre total de patients infectés par le VIH diminuait de 275 000 en 2015 à 125 000 (en l’absence de dépistage) voire 14 000 (avec un dépistage total) en 2040.
De même, le nombre cumulé de décès prématurés liés au VHC diminue avec des approches de dépistage plus exhaustives (de 37 000 sans dépistage à 22 000 en cas de dépistage total sur une période de 25 ans) et le nombre total de pertes d’années de vie ajustée sur la qualité (QALYs) (comparé aux personnes non infectées) diminue de la même manière (d’environ 810 000 sans dépistage à 490 000 avec un scénario de dépistage total).
En conclusion, le dépistage est la clé pour avoir une diminution efficace de la population infectée par le VHC en Allemagne.
Une recommandation pour un dépistage de la population est de dépister entièrement la sous-population des UDIV et d’appliquer un screening avancé moins exhaustif pour les HSH et GEP.

Références :

Krauth C. et al. Elimination of hepatitis C virus in Germany: modelling the cost-effectiveness of HCV screening strategies. BMC Infect Dis. 2019 Dec 2;19(1):1019.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Fév 2020 - 14:55
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La Namibie s'apprête à acquérir le vaccin contre l'hépatite E en Chine

La Namibie cherche à acquérir le vaccin contre l'hépatite E de Chine dans le but de freiner l'augmentation continue de nouvelles infections à travers le pays, a déclaré lundi un responsable.

Bernard Haufiku, chef d'équipe de riposte à l'hépatite E en Namibie, également ancien ministre de la Santé, a déclaré que son équipe cherchait à introduire le vaccin comme projet pilote.

«Il s'agit d'une intervention pilote ciblée pour confirmer l'efficacité du vaccin dans notre milieu. Le vaccin a été testé en Chine où il est fabriqué et actuellement utilisé », a déclaré Haufiku.

Il a ajouté que le vaccin serait lancé dans les établissements informels les plus durement touchés de Windhoek, l'épicentre de l'épidémie.

Au cours des deux dernières années, la Namibie a été aux prises avec une épidémie d'hépatite E dans ses établissements informels.

Selon Haufiku, 7 142 cas d'infection ont été signalés au 12 janvier.

La Namibie a connu la première flambée d'hépatite E en 1983 à Rundu, la capitale de sa région septentrionale de Kavango-Est.

http://www.xinhuanet.com/english/2020-0 ... 752998.htm

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Fév 2020 - 08:22
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https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... rliere.pdf

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 005#398005

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Les mécanismes de la réplication du virus de l'hépatite delta (HDV) décryptés

Les mécanismes de la réplication du virus de l'hépatite delta (HDV) décryptés : une piste pour développer une nouvelle stratégie thérapeutique

L'infection par le virus de l'hépatite delta (HDV), un petit virus ARN satellite du virus de l'hépatite B (HBV), touche plus de 15 millions d'individus dans le monde. Une progression rapide de la maladie et l'absence de traitement efficace se traduit par un risque augmenté de complications qui incluent la cirrhose, l'insuffisance hépatique et le carcinome hépatocellulaire. Grâce à des techniques d'analyse protéomique couplées à des outils de biologie moléculaire, une équipe de recherche internationale soutenue par l'ANRS et coordonnée par Massimo Levrero au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL- Inserm, CNRS, Université Claude Bernard, Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard) en collaboration avec Paul Dény (CRCL et Université Paris 13), Jean-Claude Cortay et Camille Sureau chercheurs CNRS au CRCL et à l’INTS Paris, a mis en lumière le mécanisme moléculaire utilisé par le HDV qui favorise sa réplication. Ces résultats identifiant pour la première fois une cible thérapeutique potentielle impliquée directement dans la réplication du virus sont publiés dans la revue Nature Communications.


L'interféron alpha pegylé a été pendant longtemps le seul traitement pour les patients chroniquement co-infectés par le HBV et le HDV avec un faible taux de succès à long terme. Jusqu’alors l’interaction entre le HDV et les protéines d'enveloppe du HBV, nécessaire pour que le HDV sorte et infecte d’autres cellules, a été exploitée pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Mais l’inhibition directe de la réplication du génome HDV n'avait jamais été obtenue. Massimo Levrero et ses collaborateurs détaillent le mécanisme sous-tendant cette inhibition directe, et montrent notamment l’implication du recrutement de complexes protéiques de remodelage de la chromatine cellulaire (BRF) associés à l'ARN polymérase II.*

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... -delta-hdv

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Fév 2020 - 06:43
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CHAPEAU LE DOCTEUR !




http://www.soshepatites.org/chapeau-le-docteur/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Fév 2020 - 06:44
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Prochain Webstaff RCP/Hepato le 12 février à 20 heures : Un avis sur un dossier d'hépato ?




Connection :

https://webstaff.fr/connexion.asp

Webstaff du CREGG :

http://www.webconfaei.com/webstaff.asp

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Fév 2020 - 17:33
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Du Jeudi 5 au Samedi 7 Décembre 2019

Trouver ou retrouver nos patients !
Pierre Toulemonde (Toulouse)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... ge-vhc.pdf

Quid du traitement fin 2019 ?
Matthieu Guivarch (Toulouse)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... ums-v2.pdf

Quelle surveillance après la guérison ?
Thierry Fontanges (Bourgoin-Jallieu)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... e-pptx.pdf

Hépatites médicamenteuses et toxiques : Actualités
Dominique Larrey (Montpellier)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... e-2019.pdf

Dépistage de la fibrose hépatique : pourquoi, comment et par qui ?
Denis Ouzan (Saint-Laurent-du-Var)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... egg-vf.pdf

Les grands messages de l’année 2019 en hépatologie
Patrick Delasalle (Grasse)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... ologie.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Fév 2020 - 19:10
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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Fév 2020 - 13:48
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ACCÈS AUX SOINS ET AU TRAITEMENT DE L’HÉPATITE C DES PERSONNES QUI S’INJECTENT DES DROGUES : L’ABANDON DES PERSONNES LES PLUS LOURDEMENT TOUCHÉES

La production de données précises et de haute qualité sur l’hépatite C constitue toujours un enjeu pour les pays généralisant l’accès aux traitements, les services de diagnostic et mettant en place des plans nationaux de lutte contre les hépatites. Il existe peu d’informations sur la manière dont les personnes qui s’injectent des drogues sont prises en compte dans les plans nationaux de lutte contre les hépatites et dans quelle mesure elles bénéficient d’un diagnostic, d’un traitement, et sont orientées vers des services de réduction des risques et d’autres services de santé. Les données de la base de données publique et gratuite mapCrowd, ont été collectées entre le 9 avril et le 30 octobre 2019 dans plus de 44 pays, communiquées par 60 contributeurs au mapCrowd.

Pour compléter leurs contributions, nous avons effectué une revue de littérature et échangé des données avec l’Organisation mondiale de la santé et Harm Reduction International. Nous avons réussi à rassembler des données actualisées sur les points suivants :

• le nombre estimé de personnes qui s’injectent des drogues ;
• l’estimation au niveau national de la prévalence duVHC (anticorps) et de la virémieVHC parmi les personnes qui s’injectent des drogues ;
• l’existence d’un certain nombre de restrictions d’accès au traitement, parmi lesquelles l’abstinence aux drogues ;
• la mise sous traitement estimée au sein de la population générale et parmi les personnes qui s’injectent des drogues ;
• l’inclusion ou non des services de réduction des risques dans les politiques nationales.
Sur la base de ces données, nous résumons les principales observations, en précisant que les contributeurs des pays transmettent des données spécifiques à des projets, qui peuvent ne pas refléter l’ensemble des réalités auxquelles sont confrontées les personnes qui s’injectent des drogues ; ainsi que tous leurs besoins en matière de santé, notamment au regard du VHC.


Cette note d’information entend fournir des éléments supplémentaires aux défenseurs de l’accès au traitement et aux soins des personnes qui s’injectent des drogues, en vue de documenter des campagnes nationales et régionales

https://hepcoalition.org/IMG/pdf/fr_iss ... _final.pdf

https://hepcoalition.org/se-documenter/ ... nnes-qui-s

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Fév 2020 - 17:49
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HÉPATITE B ON DÉPISTE QUOI ?






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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Fév 2020 - 12:29
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Le virus de l'hépatite C contamine des personnes qui ne le savent pas

En 2013, de nouveaux médicaments antiviraux ont révolutionné le traitement de l'hépatite C. Pour autant, le virus est loin d'être éradiqué. D'où la nécessité de poursuivre la recherche d'un vaccin.

Un vaccin contre l'hépatite C, pour quoi faire? Je ne compte plus les fois où j'ai entendu cette phrase. Et pourtant, c'est bien d'un vaccin dont nous aurions besoin pour combattre efficacement le virus de l'hépatite C et tenter de l'éradiquer de la planète. Il n'y a qu'à examiner les faits pour s'en convaincre...

Un traitement efficace

On le sait, l'infection chronique par ce virus est associée à des maladies graves du foie qui peuvent évoluer vers une cirrhose et un cancer du foie. Or en 2013, l'introduction de médicaments extrêmement efficaces, les antiviraux à action directe (AAD), a révolutionné son traitement. Je relisais récemment le témoignage émouvant du Pr Stanislas Pol, hépatologue à Paris, qui écrivait il y a trois ans dans The Conversation son bonheur d'avoir enfin pu guérir sa patientèle de cette grave maladie. Et il est vrai qu'avec un traitement aussi court (douze semaines), pratiquement sans aucun effet secondaire, le virus peut maintenant être éliminé chez près de 95% des patient·es chroniquement infecté·es.

Disons-le d'emblée, il n'est pas question dans cet article de contester cette extraordinaire réussite. Bien au contraire. Mais à la suite de cette formidable avancée thérapeutique, de nombreuses personnes considèrent que le virus de l'hépatite C est un agent infectieux en passe d'être vaincu, donc bientôt éradiqué. En France, un livre retraçant l'histoire de l'hépatite C a du reste été intitulé «Requiem pour un virus»... Et cette manière de voir les choses s'est répandue dans certains organismes de financement, ou auprès de décideurs, qui ne considèrent plus pertinente la mise au point d'un vaccin contre ce virus. Alors même que le problème est loin d'être réglé.

70 millions de porteurs chroniques

L'éradication de ce virus se heurte d'abord au nombre très élevé de sujets infectés de manière chronique: 70 millions de personnes selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les six pays les plus concernés étant la Chine (10 millions), le Pakistan (10 millions), l'Égypte (6 millions), l'Inde (6 millions), la Russie (5 millions) et les États-Unis (4 millions). Or traiter tous ces individus avec les AAD constitue déjà un sacré défi. Qui plus est, la plupart ignorent qu'ils sont infectés, et ne peuvent donc pas être pris en charge.

L'infection par le virus de l'hépatite C ne donne en effet que peu de symptômes pendant dix, vingt ou trente ans. Le plus souvent, il faut donc attendre ce laps de temps pour que les porteurs du virus finissent par développer des signes cliniques évocateurs d'une insuffisance de fonctionnement de leur foie. Autrement dit, sans stratégie de dépistage, il est impossible de savoir qu'ils sont malades et de les traiter.

Moyens et volonté politique

La France est de ce point de vue un pays exemplaire, et ses politiques de dépistage ont porté leurs fruits: on estime que le pourcentage de porteurs chroniques du virus ignorant leur statut a sérieusement diminué, pour atteindre environ 25%. Reste que cette population –qui représente environ 75.000 personnes– correspond à des individus en situation précaire, hors des systèmes de soins, et elle est par conséquent particulièrement difficile à diagnostiquer. Quid des pays, nombreux, qui n'ont mis en œuvre aucun dépistage?

Parfois, c'est l'absence de volonté politique qui en est responsable. Ou bien, comme en Géorgie, il y a la volonté de développer une politique active de dépistage, mais le pays doit faire face à des difficultés logistiques dans sa mise en œuvre, et les résultats ne sont pas toujours ceux escomptés.

Autre obstacle au traitement massif par AAD: le coût des médicaments. Même s'il a considérablement baissé, il reste souvent prohibitif pour des personnes sans assurance médicale, ou avec une assurance ne couvrant pas ce type de traitement. De plus, pour des raisons financières, l'accès au traitement peut aussi être mis sous conditions, et réservé à celles et ceux chez qui l'hépatite est la plus grave.

Là encore, la France s'est montrée exemplaire, en proposant un traitement entièrement remboursé à toutes les personnes dépistées. Mais nombre de pays n'ont pas fait ce choix, même lorsque leur niveau économique le permettrait. Et d'un autre côté, si les compagnies pharmaceutiques ont consenti à proposer leurs AAD à des prix très bas pour les pays à très faibles revenus, bien souvent, comme au Pakistan, les moyens financiers ne sont néanmoins pas suffisants pour mettre en œuvre une politique de dépistage.

Près de 90% des personnes infectées l'ignorent

In fine, au niveau mondial, et bien qu'il y ait de grandes variations d'un pays à l'autre, près de 90% des 70 millions de porteurs chroniques du virus ignorent leur infection. Le virus continue donc de circuler: chaque année, d'après l'OMS, il contamine 2 millions de personnes en plus. Sa transmission est différente dans les pays pauvres et riches: elle est souvent due à un matériel médical mal stérilisé dans les premiers, et vient plutôt de l'utilisation de drogues par voie intraveineuse dans les seconds. Aux États-Unis, on estime ainsi à 40.000 le nombre de nouvelles infections annuelles. Or ce chiffre, qui n'a jamais été aussi élevé, est majoritairement le fait de jeunes drogué·es qui, ignorant leur infection par absence de symptômes et non répertorié·es par les systèmes de santé, peuvent contaminer leur entourage.

De fait, quand on cherche à modéliser l'impact des traitements par les AAD sur l'évolution globale de l'épidémie d'hépatite C, force est de constater que l'épidémie ne régresse pratiquement pas. On manque de données pour certains pays. Pour d'autres comme la France, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni, le Japon ou l'Australie, le nombre de patient·es traité·es excède largement le nombre de nouveau cas. Mais pour la Russie, la Chine, le Pakistan, l'Ouzbékistan, l'Azerbaïdjan, l'Afghanistan, la Syrie, le Kenya, le Ghana, les Émirats arabes unis, les Philippines, c'est l'inverse qui se produit. Or la mise au point d'un vaccin pourrait faire baisser le nombre de nouvelles infections et partant, nous aider à lutter contre l'épidémie. Il aurait par ailleurs d'autres vertus.

Si les AAD permettent d'éliminer efficacement le virus chez un individu infecté, ils ne protègent pas, en effet, d'une possible réinfection. Plus important, on sait maintenant qu'environ 15% des personnes chez qui le virus a été supprimé par ces traitements développent pourtant des maladies graves du foie. Et d'après certaines études, la diminution de l'incidence du cancer hépatique semble dépendre de l'état du foie quand le traitement a été amorcé. Comme le dit le proverbe, mieux vaut prévenir que guérir. Surtout si la guérison n'est pas assurée à 100%...

Des recherches à poursuivre

Que l'on puisse se débarrasser de l'hépatite C à l'échelle individuelle, les AAD le prouvent quotidiennement. Mais de là à imaginer que l'on va éradiquer le virus, l'éliminer dans toute une population, c'est un autre challenge! Certains pays sont certes sur la bonne voie. Mais d'autres voient au contraire l'épidémie progresser. Et il serait illusoire de penser que l'élimination du virus dans un pays donné protège sa population de tout risque, ces micro-organismes ne s'arrêtant pas aux frontières.

Dans ces conditions, il est essentiel de poursuivre les recherches sur un vaccin qui pourrait contribuer à faire reculer l'épidémie, tout en faisant tout le nécessaire pour dépister et traiter les individus infectés. Plusieurs laboratoires de recherche s'y consacrent dans le monde, y compris le mien: mon équipe travaille plus spécifiquement sur un vaccin bivalent, destiné à contrer les virus de l'hépatite B et de l'hépatite C. Mais pour conduire de tels projets, il faut batailler ferme. Expliquer encore et encore qu'il est pour l'heure prématuré de vouloir jouer le «requiem pour un virus».

Philippe Roingeard
Professeur des Universités et Praticien Hospitalier à la Faculté de Médecine & CHU de Tours, Directeur de l'UMR INSERM U 1259, Université de Tours

https://theconversation.com/un-vaccin-a ... ire-130579

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Fév 2020 - 10:33
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HÉPATITE B : L’INÉGALITÉ DU DÉPISTAGE !



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