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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2019 - 13:16
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L'Onusida met à l'honneur les organisations communautaires



« Les organisations communautaires font la différence », clame haut et fort l'Onusida à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH 2019. La prise de position se veut engagée à l'heure où les ressources internationales qui leur sont destinées reculent.

Associations, collectifs, coalitions de personnes vivant avec le VIH, tout autant qu'organisations de populations clés, - hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), toxicomanes, personnes incarcérées, travailleur(se)s du sexe, personnes transgenres -, mais aussi les femmes et les jeunes, les communautés dans le VIH « militent pour que la riposte au sida ne perde pas de son actualité », défend l'agence onusienne.

Comme le rappelle le Pr François Dabis, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), « c'est à travers le sida que le concept d'organisation communautaire a véritablement démarré. Il y a 30 ans, les associations de patients étaient encore peu développées, et c'est le VIH qui a fait exploser ce phénomène. Les patients se sont organisés en gérant des programmes de prévention et ont travaillé avec les chercheurs ».

Seules dans des environnements hostiles

Les organisations communautaires contribuent fortement à la riposte au VIH, « souvent les seules à aider dans des environnements extrêmement hostiles », souligne l'Onusida. En 2018, leur travail a garanti l'accès à un traitement à plus de 23 millions de personnes.

Lutter contre les stigmatisations et les violences, aider les travailleur(se)s du sexe à obtenir des préservatifs, les HSH à recevoir la prophylaxie pré-exposition (PrEP) ou les personnes s'injectant des drogues à faire un test VIH en toute sécurité et de manière confidentielle, « bien souvent, ces services fondamentaux ne sont proposés que par des membres issus de la même communauté », est-il rapporté.

Les HSH, les premiers, se sont rapidement organisés et ont ouvert la voie. « Les relais communautaires se sont adressés très tôt à tous les HSH, ceux bien intégrés avec des niveaux d'études élevés dans la capitale comme ceux vivant en province plus souvent soumis à la discrimination », explique le Pr François Dabis.

Les migrants, des communautés très diverses

Toutes les populations clés ne sont pas aussi structurées. « Chez les migrants, les communautés sont beaucoup plus diversifiées, poursuit le Pr Dabis. Travailler auprès des migrants d'Afrique subsaharienne n'est pas la même chose que s'adresser à des populations provenant des Caraïbes. Même pour les migrants des pays d'Europe de l'Est concernés par la problématique commune des travailleuses du sexe, on ne s'adresse pas de la même manière à toutes les populations selon le pays d'origine ».

En France, les récents chiffres du VIH illustrent ces différences d'efficacité opérationnelle des organisations communautaires. La tendance à l'amélioration de l'épidémie VIH concerne essentiellement les HSH, mais peu les femmes, les migrants ou encore les usagers de drogues injectables (UDI) (cf encadré).

Faire des femmes, des actrices de la lutte

La vulnérabilité des femmes vis-à-vis du VIH est particulièrement marquée dans les pays en développement, voire criante en Afrique. En 2020, l'Onusida annonce que des communautés de femmes vivant avec le VIH et affectées par le virus vont se réunir pour définir ce que peuvent être une organisation et une riposte dirigées par des femmes. L'Onusida estime que leur rôle est crucial, soulignant « qu'elles sont confrontées à de nombreux effets de la discrimination et aux violences basées sur le genre qui renforcent l'épidémie de VIH ».

Pour le Dr Florence Brunel-Dalmas, de Femmes et VIH à Lyon : « Il existe très peu d'organisations communautaires pour les femmes en France, qui restent isolées et utilisent très peu la PrEP ou le traitement post-exposition. Les femmes originaires d'Afrique subsaharienne sont très solidaires entre elles, quand on change leurs représentations du VIH, cela fonctionne très bien ».

Dans les pays à faible revenu, les organisations communautaires ont plus qu'ailleurs un rôle déterminant dans l'accès au traitement. « Les associations ont de plus en plus de place à prendre, estime le Pr Dabis. Elles sont essentielles mais il ne faut pas faire ça n'importe comment : il faut les financer, les professionnaliser, les faire monter en compétence ».

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2019 - 13:20
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Le nombre de personnes sous PrEP a doublé en un an en France

Au 30 juin 2019, 20 478 personnes suivaient un programme de prophylaxie pré-exposition (PrEP) en France, soit 2 fois plus qu'au 30 juin 2018.

Ces chiffres issus du Système National des Données de Santé (SNDS) ont été communiqués jeudi 27 novembre par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ils témoignent de la forte progression de ce mode de prévention de l'infection par le VIH reposant sur la prise de Truvada, ou l'un de ses génériques, par des personnes non contaminées, mais très exposées au risque de contamination.

Selon ces données, plus de 80 % des utilisateurs renouvellent leur traitement d’un semestre à l’autre, suggérant un bon niveau de maintien de la PrEP après son initiation. Conformément aux conditions de prescription actuelles, l’initiation de la PrEP est très majoritairement effectuée à l’hôpital (dans 90 % des cas). Il en est de même pour son renouvellement (85 % des cas).

Cette augmentation du nombre de « PrEPeurs » explique-t-elle à elle seule le fléchissement du nombre de nouvelles séropositivités observées en 2018 ? Franck Barbier, responsable « nouvelles stratégies de santé » à l'association AIDES attribue plutôt la baisse de 7 % de 2018 aux effets du « treatment as prevention ».

« Il faudrait multiplier le nombre de PrEPeurs par 3 ou 4 par rapport aux chiffres de 2018, soit 32 000 gays sous PrEP et d'autres personnes très exposées pour espérer véritablement agir sur l'épidémie », détaille-t-il.

Diversifier les publics

Les utilisateurs de la PrEP sont principalement des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), âgés de 37 ans en moyenne, résidant en Ile-de-France ou dans une grande métropole.

S'il reconnaît les progrès accomplis, Franck Barbier regrette « l'accès à la PrEP dans les DOM TOM, et notamment la Guyane, et la part bien trop faible des femmes sont un souci ». L'association AIDES plaide pour les pistes permettant un meilleur accès à la PrEP, « la primo prescription en ville en est une, qui fait maintenant consensus avec le milieu médical et le ministère », précise Franck Barbier.

Un décret autorisant primo prescription par les médecins généralistes est attendu au premier semestre 2020. « On travaille actuellement avec la SFLS (Société française de lutte contre le sida) sur cet élargissement de la PrEP en plus de l'hôpital et des centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic », ajoute Franck Barbier.

Concernant l'entrée de nouvelles populations exposées dans la PrEP, d'autres formes qu'orales sont en développement : PrEP topiques avec des gels, à base d'antirétroviraux ou de microbicides. « Les résultats sont insuffisants ou mitigés, reconnaît Franck Barbier. Pourtant, on dispose aujourd'hui d'une PrEP orale très efficace, qu’il faudrait étendre pour les personnes particulièrement exposées ou ne pouvant pas imposer le préservatif lors de leurs rapports sexuels. »

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Déc 2019 - 07:01
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Sidaction dénonce les inégalités

C’est le thème des « inégalités : complices silencieuses du VIH » que Sidaction a choisi pour sa campagne à l’occasion du 1er décembre 2019. « Trente ans de lutte contre le VIH/sida. Trente années et pourtant, l’épidémie est toujours active dans de trop nombreux pays. Malgré de grandes avancées scientifiques, les populations les plus précaires se retrouvent en première ligne face au VIH. Les inégalités n’ont jamais cessé d’alimenter l’épidémie de VIH/sida et n’épargnent aucune région du globe.

Pour mettre fin à l’épidémie, la lutte contre les inégalités est indispensable », explique Sidaction dans un communiqué. Et l’association de poursuivre : « Aujourd’hui, les personnes vivant avec le VIH peuvent avoir une espérance de vie similaire à celles des personnes séronégatives si elles prennent les traitements assez tôt et y ont accès. Malgré cette avancée fondamentale, le virus continue de faire des ravages dans de nombreux pays en raison des inégalités : discriminations, précarité et politiques répressives constituent le terrain d’attaque du VIH. Aucun pays n’échappe aux inégalités, même à quelques heures d’avion de Paris. En Russie, on constate par exemple une augmentation de 75 % des nouvelles découvertes de séropositivité en six ans car la population homosexuelle et les usagers de drogues sont constamment discriminés ».

La France aussi est concernée par les inégalités. « Près de 50 % des migrants d’Afrique subsaharienne vivant avec le VIH ont été infectés après leur arrivée dans le pays en raison notamment de leur situation de précarité », indique Sidaction. Et Florence Thune, directrice générale de l’ONG d’expliquer : « La récente décision du gouvernement français d’instaurer un délai de carence de trois mois à partir de l’entrée sur le territoire français pour pouvoir bénéficier d’une couverture sociale va aggraver l’état de santé de ces personnes. Cette décision affaiblit encore plus une population déjà très vulnérable face au VIH et à de nombreuses autres pathologies. »

Ailleurs, les « blocages ne sont pas seulement médicaux, mais financiers, politiques et culturels ». Ainsi, « en Asie, les usagers de drogues peuvent représenter plus de 40 % des nouvelles infections. Les lois répressives, comme aux Philippines, se substituent souvent aux politiques de santé publique et éloignent de facto les plus vulnérables des soins », indique le communiqué. ET Florence Thune de conclure : « La lutte contre le virus du sida interroge en permanence la place de l’humain dans la société et les systèmes de santé. Les avancées scientifiques et médicales sont à saluer, et Sidaction y contribue grâce à ses donateurs, mais tous ceux qui en ont besoin n’en profitent pas aujourd’hui. Nous sommes témoins d’un système creusant chaque jour un peu plus les inégalités en termes d’accès à la prévention et aux soins. Si l’on ne combat pas ces inégalités au niveau national et international, tous les progrès acquis en 30 années de combat ne profiteront qu’à une poignée de privilégiés. »

https://notreseuledestination.sidaction.org/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Déc 2019 - 15:32
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Des hôpitaux européens s'unissent pour produire des médicaments coûteux

Plusieurs hôpitaux académiques en Europe, dont l'hôpital universitaire de Gand (UZ Gent), travaillent à des unités de production de thérapie génique afin de traiter les patients atteints de cancer ou du VIH. "Nous proposerons des traitements coûteux sans faire le moindre bénéfice", annonce l'institution gantoise mardi dans De Standaard.

Lundi, le géant pharmaceutique Novartis a annoncé qu'il retirait un brevet pour un traitement contre le cancer très puissant mais aussi très particulier: la thérapie CAR-T. Celle-ci est administrée aux patients atteints de leucémie pour lesquels les autres traitements n'ont pas fonctionné.

Une telle décision ouvre la porte aux hôpitaux pour produire eux-mêmes ce traitement innovant à un prix inférieur. Plusieurs hôpitaux académiques européens, dont l'UZ Gent, s'y préparent. "Nous allons produire nous-mêmes de puissantes thérapies géniques et cellulaires sur nos campus", explique Catherine Van Der Straeten, cheffe de l'Institut de santé, de l'innovation et de la recherche de l'hôpital gantois. "En premier lieu, nous allons produire des traitements CAR-T pour nos recherches. À terme, nous voulons offrir ce puissant traitement à prix coûtant."

Les premiers traitements expérimentaux débuteront en 2022 auprès de personnes atteintes du VIH.

https://www.levif.be/actualite/sante/de ... 29177.html

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Déc 2019 - 05:15
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CNS : les objectifs 2020 de la France ne seront pas tenus

L’objectif 95/95/95* que la France s’est fixée pour 2020 ne sera pas tenu, regrette le Conseil National du Sida et des hépatites virales (CNS). Quelques jours avant la journée mondiale de lutte contre le sida, le CNS a publié fin novembre 2019 une note valant avis dans laquelle il regrette « qu’en dépit des efforts engagés » et malgré « certaines données récentes [suggérant] l’amorce d’une inflexion » qui reste limitée et doit être confirmée, « les indicateurs ne montrent pas de réduction de l’épidémie en France d’un niveau aussi important qu’à l’étranger, dans des villes et des pays comparables aux nôtres ». Il remarque notamment que certains groupes de populations ou certains territoires (hétérosexuels nés à l’étranger, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, départements et régions d’Outremer…) ne bénéficient pas de la dynamique encourageante démontrée par d’autres au niveau national. Un constat « d’autant moins acceptable que tous les outils permettant d’enrayer l’épidémie sont disponibles. »

Aussi, soulignant que la qualité de la politique de dépistage d’un pays détermine la « réussite des politiques mises en œuvre pour enrayer l’épidémie », le CNS y décrit les principales faiblesses de l’action publique française en matière de dépistage et propose ses améliorations.

Mieux connaître, diversifier le dépistage, améliorer l’accès, impliquer plus largement

Le CNS propose d’améliorer la production de données épidémiologiques actualisées et territorialisées pour adapter les politiques de dépistage aux besoins, les données aujourd’hui disponibles présentant des limites méthodologiques. Il souligne la nécessité du travail conjoint entre Santé publique France et l’Inserm sur le plan des données nationales et celle d’un travail conjoint ARS/CIRE/COREVIH sur le plan territorial ( Agence régionale de santé/ Cellule d’intervention en région/ Coordination régionale de la lutte contre le VIH ).

Il propose aussi d’aller plus loin dans la diversification du dépistage et de ses acteurs en partant des besoins des personnes : si la stratégie initiale visait historiquement à permettre le diagnostic des personnes infectées à un stade précoce dans un but thérapeutique (stratégie du Test and Treat ), cette offre de dépistage échouait à atteindre une partie des personnes infectées. La nécessité d’un accès plus facile au dépistage a notamment favorisé l’essor des tests rapides d’orientation diagnostique, notamment hors les murs. Ainsi, « le dépistage est devenu un outil de promotion de la santé sexuelle et d’accès à la prévention autant pour les personnes testées séronégatives que testées séropositives ». Reste que pour l’heure, l’appropriation de cette nouvelle culture du dépistage du VIH par l’ensemble des acteurs est « largement inaboutie ».

Pour le CNS, la diversification des offres doit être renforcée pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des personnes (selon leur origine géographique, leurs pratiques sexuelles, leur éloignement des soins…), ce qui peut imposer de démédicaliser l’offre lorsqu’une compétence médicale n’est pas spécifiquement requise.

Afin de faciliter l’accès aux différents outils de dépistage, le CNS propose de simplifier et d’accélérer l’accès aux sérologies classiques (mobilisation du réseau des laboratoires de biologie de ville, expérience « Labo sans ordo », téléconsultation …), d’élargir l’offre de TROD à de nouveaux acteurs (via les officines, les généralistes), de renforcer la diffusion des autotests (notamment en levant les obstacles financiers) et de mettre en place une offre dématérialisée de dépistage du VIH et des autres IST (offre en ligne de prévention et de dépistage par auto-prélèvement, incitation au dépistage trimestriel via des kits d’auto-prélèvement ou via les structures conventionnelles…).

Enfin, il insiste pour que les politiques de dépistage soient territorialisées, soulignant l’innovation et la pertinence des approches « villes ou territoires sans sida ».


*95% des personnes infectées diagnostiquées, 95% des personnes diagnostiquées placées sous traitement, 95% des personnes traitées en situation de succès thérapeutique (charge virale indétectable : <50 copies/ml).

Références :

CNS. Note valant avis sur les orientations de la politique de dépistage du VIH en France, novembre 2019.

https://cns.sante.fr/rapports-et-avis/n ... tage-2019/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Déc 2019 - 05:16
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Ruptures d'ARV en pharmacie

Depuis le mois de novembre, des personnes vivant avec le VIH rapportent des problèmes pour récupérer leur traitement habituel en pharmacie. Ces problèmes ont fini par remonter auprès des collectifs de patients-es, comme le TRT-5. Selon les militants-es, on dénombre plusieurs cas d’approvisionnement aléatoires : après une première alerte sur le Sustiva (dans sa version princeps) puis deux médicaments du laboratoire MSD (Isentress et Pifeltro, noms commerciaux), il y aurait désormais une difficulté pour obtenir du Triumeq (laboratoire ViiV) depuis fin novembre. Après enquête, le TRT-5 explique que ces ruptures s’expliquent par de mauvaises communications et des décalages dans la distribution entre laboratoires et grossistes répartiteurs, qui tardent eux-mêmes à livrer les officines de ville. Pas de problème de fabrication ou de pénurie à proprement parler, mais un phénomène inquiétant et préjudiciable pour les personnes. Tous-tes les acteurs-rices s’accordent sur le fait que le problème est multifactoriel. Et cela n’est pas sans effet, ainsi un quart des Français-es s'est déjà vu refuser la délivrance d'un médicament ou d'un vaccin pour cause de pénurie, selon une enquête

https://www.france-assos-sante.org/comm ... nce-assos/

publiée en janvier 2019 à l'initiative de France Assos Santé. Face à cette situation, quelques conseils habituels : lancer la procédure Numéros d'urgence (48 heures grâce à un coursier envoyé par le labo), le recours à une autre pharmacie ou à l’hôpital en cas d’urgence. Aussi, il ne faut pas hésiter à aller chercher ses médicaments une semaine avant l'échéance, afin de pouvoir trouver des solutions de recours en cas de ruptures d’approvisionnement temporaires. Si vous êtes témoin ou personnellement concerné-e par ces problèmes d’approvisionnement, vous pouvez signaler tout problème d’accès sur l’observatoire des ruptures du TRT-5 prévu à cet effet.

http://www.trt-5.org/spip.php?article250

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Déc 2019 - 08:30
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Augmentation des personnes sous ARV

Le nombre de personnes séropositives suivant une thérapie antirétrovirale continue d’augmenter, indique l’Onusida. On l’estimait à 24,5 millions à la mi-2019, soit plus du double par rapport à 2012, note l’agence onusienne. Toutefois, l’intensification de l’accès au traitement accuse toujours un retard par rapport à l’objectif de 30 millions de personnes vivant avec le VIH prenant des antirétroviraux fixé pour fin 2020.

Avec une population de 37,9 millions de personnes vivant avec le VIH à la fin 2018, l’écart entre les besoins et l’accès réel au traitement est encore trop important, puisque seulement 24,5 millions de personnes étaient sous traitement ARV, fin juin 2019. En 2018, ce chiffre était de 23,3 millions.

https://www.unaids.org/fr

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Déc 2019 - 08:34
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Une flambée de VIH sans précédent affecte des enfants au Pakistan

L’utilisation par des prestataires de soins de santé d’aiguilles et de produits sanguins contaminés est à l’origine d’une flambée de virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sans précédent chez des enfants au Pakistan.

La flambée qui s’est produite dans le district de Larkana est inédite en termes de proportion de jeunes enfants affectés, principalement ceux de moins de cinq ans. Les chiffres actuels représentent une augmentation de 54 % des diagnostics pédiatriques au cours des 13 dernières années.

Une étude, qui vient d’être publiée dans la revue The Lancet Infectious Diseases, semble confirmer les observations faites par un groupe de travail gouvernemental, selon lesquelles le VIH a principalement été transmis aux enfants du fait de l’usage par des prestataires de soins de santé d’aiguilles et de produits sanguins contaminés.

Entre le 24 avril et le 15 juillet 2019, 930 individus testés positifs au VIH, parmi lesquels 763 (82 %) étaient des enfants âgés jusqu’à 15 ans, et 604 (79 %) d’entre eux étaient âgés de 5 ans et moins. Parmi les enfants âgés de 0 à 15 ans, 464 diagnostics de VIH (61 %) sur 763 concernaient des garçons.

Un groupe de travail gouvernemental avait auparavant déterminé que des aiguilles contaminées pouvaient être la cause de cette situation, suite à des visites d’établissements de santé privés et publics au cours desquelles il avait été observé que des aiguilles étaient réutilisées et que des produits sanguins étaient utilisés sans être soumis à un dépistage visant à déceler des infections. Ces pratiques ont entraîné la fermeture de 3 banques de sang, de près de 300 cliniques et de la Commission des soins de santé du Sindh.

https://www.thelancet.com/journals/lani ... i=80910418

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Déc 2019 - 08:36
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La protéine viral Tat, au coeur de la pathogénie des troubles neurocognitifs (TNC) associés au VIH

Les troubles neurocognitifs (TNC) associés au VIH représentent un ensemble de troubles neurologiques liés aux propriétés neurotropes du VIH, capable de pénétrer dans le système nerveux central (SNC) dès les premières phases de la maladie. La sévérité de ces troubles peut aller du déficit cognitif asymptomatique, sans retentissement sur la vie quotidienne, aux troubles cognitifs modérés, avec un retentissement marqué, jusqu’à la démence associée au VIH. Le lien entre TNC et VIH-1 reposerait notamment sur le sous-type viral.

Le VIH-1B, principalement présent en Amérique, en Europe occidentale et en Australasie, représente 12% de l’ensemble des cas d’infections à VIH. Le VIH-1C, lui, est plutôt présent en Afrique australe et en Inde et représente 50% des cas mondiaux. Les études précliniques suggèrent que le VIH-1B a une plus forte neurovirulence et serait associé à une prévalence plus élevée de TNC associés au VIH.

Une revue parue dans Neurobiology of Disease vient de synthétiser les nombreuses recherches menées dans le domaine afin de mieux comprendre les mécanismes neuropathologiques à l’origine des TNC. Elle s’intéresse plus particulièrement aux nombreux travaux menés pour comprendre le rôle de la protéine Tat, qui est un facteur de transcription essentiel pour l’expression des gènes, la réplication et la pathogenèse du VIH-1.

Cet article rappelle les liens existant entre la structure de la protéine et les mécanismes neurobiologiques associés aux TNC. Ainsi, des études suggèrent que les variations de séquence des acides aminés dans les sous-types de VIH-1B (Tat-B) et VIH-1C (Tat-C) offrent à la protéine Tat des propriétés spécifiques, notamment en termes de capacité et d’activation de la transcription, ainsi qu’en termes d’immunomodulation et d’induction de lésions neuronales. Par ailleurs, la protéine Tat perturbe la voie de la kynurénine et le système glutamatergique par le biais d’une mobilisation prolongée du calcium. Localement, elle altère la plasticité synaptique en dérégulant les cytokines et en favorisant un phénomène de chimiotactisme des cellules immunitaires. In fine, l’ensemble des données actuelles soutient que le sous-type de VIH joue un rôle dans le développent des TNC associés au VIH.

Points clés

• La protéine Tat viral est un déterminant majeur dans le développement de TNC associés au VIH.
• La structure de la protéine diffère selon le sous-type du VIH (B ou C).
• Les liens entre variation de la séquence des acides aminés de Tat et la neurophysiopathologie doivent être mieux étudiés.
• Cette revue évoque les différences de séquences qui pourraient être à l’origine de ces disparités.

https://www.sciencedirect.com/science/a ... via%3Dihub

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 06 Jan 2020 - 13:31
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Theratechnologies : les résultats de l’étude de la tésamoréline pour la NAFLD publiés dans le Lancet HIV

Theratechnologies vient d’annoncer que les résultats d’un essai clinique, récemment complété au Massachusetts General Hospital et au National Institute of Allergy and Infectious Diseases du National Institutes of Health, sur les effets de la tésamoréline sur la stéatose hépatique non-alcoolique (NAFLD) dans le VIH ont été publiés dans le Lancet HIV.

La NAFLD est une cause majeure de morbidité liée à des maladies du foie chez les personnes vivant avec le VIH et est un précurseur de la stéatohépatite non-alcoolique (NASH).

L’étude randomisée, à double-insu et multicentrique a évalué les effets de la tésamoréline sur le gras hépatique et l’histologie chez les personnes vivant avec le VIH et la NAFLD. Au début de l’étude, des biopsies du foie ont permis d’observer de la fibrose hépatique chez 43% des patients et que 33% des patients étaient au stade de la NASH. Au total, 61 patients ont reçu une dose de 2mg de tésamoréline quotidiennement ou un placebo identique pour une période de 12 mois. Le principal critère d’évaluation de l’étude était celui du changement du gras hépatique.

Après 12 mois de traitement, le gras hépatique chez les patients recevant la tésamoréline a diminué de 32% alors qu’il a augmenté de 5% chez les patients recevant le placebo, comparativement à la valeur de départ (p=0,02), représentant une diminution relative de 37% du gras hépatique. De plus, 35% des patients traités avec la tésamoréline sont retournés à des valeurs de gras hépatique sous les 5% comparativement à seulement 4% des patients dans le groupe placebo (p=0,007).

L’étude a également permis de conclure que seulement 10,5% des patients dans le groupe de la tésamoréline ont connu une progression de la fibrose hépatique comparativement à 37,5% chez les patients recevant un placebo (p=0,04).

Des analyses exploratoires ont démontré que plus les valeurs de base de la NASH étaient élevées, plus les impacts étaient grands chez les patients traités avec la tésamoréline (r=-0,48, P=0,04), alors qu’un lien similaire n’a pu être établi dans le groupe placebo (r=-0,14, P=0,52).

« Compte tenu des résultats obtenus avec la tésamoréline sur le gras et la fibrose hépatiques, son développement pour le traitement du NAFLD/NASH chez les personnes vivant avec le VIH semble prometteur. La tésamoréline représente un candidat potentiel uniquement qualifié pour traiter une condition qui est en train de prendre des proportions épidémiques chez les personnes atteintes ou non du VIH, » a déclaré Dr Steve Grinspoon, Professeur de médecine, Harvard Medical School, et Chef de l’unité du métabolisme, et investigateur principal de l’étude au Massachusetts General Hospital.

« La parution des résultats de cette étude dans une publication aussi prestigieuse permet aux professionnels de la santé dans le domaine du VIH d’en apprendre davantage sur la NAFLD et effets de la tésamoréline sur ce qui est considéré comme un enjeu de santé important chez les personnes vivant avec le VIH, » a déclaré Luc Tanguay, président et chef de la direction, Theratechnologies inc.

« Alors que nous attendions la publication des résultats de cette étude, nous avons continué à travailler sur les prochaines étapes du développement de la tésamoréline en NAFLD/NASH chez les personnes vivant avec le VIH. Nous demanderons bientôt une rencontre avec la FDA et l’Agence européenne des médicaments pour confirmer l’approche pour l’étude clinique de phase III requise pour obtenir l’approbation de la tésamoréline dans le traitement du NAFLD/NASH, » a ajouté M. Tanguay.

Le développement de la tésamoréline en NAFLD/NASH chez les personnes vivant avec le VIH sera effectué en utilisant une nouvelle formulation brevetée jusqu’en 2033 aux États-Unis et 2034 dans les pays européens.

https://www.mypharma-editions.com/thera ... lancet-hiv

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Jan 2020 - 14:08
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La vitamine E est une option de traitement NASH pour les personnes vivant avec le VIH

Ce traitement vitaminique était auparavant reconnu comme sûr et efficace pour les personnes sans virus.

Pour les personnes vivant avec le VIH et la stéatohépatite non alcoolique (NASH), le traitement à la vitamine E est une option sûre et efficace pour traiter la maladie du foie.

Une équipe de recherche dirigée par Giada Sebastiani, MD, du Centre universitaire de santé McGill, a mené un essai clinique monocentrique ouvert de phase IV de 24 semaines sur 800 unités internationales de vitamine E quotidienne (alpha-tocophérol) parmi 27 les personnes vivant avec le VIH et la NASH.

Entre février 2015 et septembre 2018, les auteurs de l'étude ont recruté des personnes vivant avec le VIH qui n'étaient pas co-infectées par le virus de l'hépatite B ou C (VHB ou VHC) et qui ne consommaient pas plus de 21 boissons alcoolisées par semaine si elles étaient des hommes ou 14 boissons par semaine si elles étaient femmes. Les participants devaient également suivre un traitement antirétroviral contre le VIH et avoir une charge virale totalement supprimée pendant au moins 24 semaines.

Les participants ne pouvaient pas avoir d'antécédents de carcinome hépatocellulaire (CHC, la forme la plus courante de cancer du foie), de transplantation hépatique ou d'antécédents de consommation de drogues illicites.

Des visites d'étude étaient prévues au départ et aux semaines 4, 12, 24 et 48 par la suite. Les participants ont été traités avec de la vitamine E pendant les 24 premières semaines seulement.

La NASH a été diagnostiquée chez les participants en raison d'un paramètre d'atténuation contrôlé (CAP) d'au moins 248 décibels par mètre et d'une mort cellulaire hépatique importante (apoptose), comme l'indique un niveau de cytokératine 18 (CK-dix huit) supérieur à 130,5 unités par litre.

À la fin du suivi, les enzymes hépatiques ALT des participants ont diminué de 27 unités, leur score CAP a diminué de 22 dB par mètre et leur CK-18 a diminué de 12 unités par litre. Il n'y a eu aucun changement dans leur indice de masse corporelle.

Aucun événement indésirable grave n'a été signalé. Aucun des participants n'a été perdu de vue.

«En conclusion», ont écrit les auteurs de l'étude, «le traitement à la vitamine E semble sûr et réduit les taux d'ALT, de CAP et de CK-18, conduisant à une normalisation rapide et soutenue de l'ALT et à une réduction de la stéatose hépatique [accumulation de graisse hépatique] dans un nombre significatif de VIH patients monoinfectés avec un diagnostic non invasif de NASH. "

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31651429

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Jan 2020 - 14:58
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Focus sur la santé osseuse des patients traités au long cours (ANRS-CO8)

Au sein de la cohorte française ANRS-CO8, la prévalence de la DMO et de l’ostéoporose est significative parmi les patients VIH traités au long cours.
La névirapine, et plus particulièrement la durée de traitement par cet inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, est associée à un risque réduit de présenter une faible DMO. La causalité n’est pas démontrée par cette étude de suivi, mais des études complémentaires pourraient aider à évaluer les raisons de cette association.
Les patients VIH traités au long cours sont exposés au risque de complications ou d’évènements indésirables liés à la maladie ou à ses traitements. La santé osseuse est particulièrement concernée, la prévalence de l’ostéoporose et d’une densité minérale osseuse (DMO) faible étant largement supérieure à celle relevée dans la population non infectée. L’association de certains traitements antirétroviraux - névirapine (NVP), disoproxil fumarate (TDV), inhibiteurs de protéase boostés par ritonavir (IP/r) - à une faible DMO a été évoquée dans certaines études. L’analyse menée à partir de la cohorte ANRS-CO8 suivie au long cours (patients VIH ayant débuté un traitement avec inhibiteur de protéase en 1997-1999) a permis de compléter l’identification des facteurs de risque associés.

Une DMO faible associée au taux urinaire d’acide urique

Ainsi, au sein de la population suivie (âge médian 50 ans, 81% d’hommes, 8% et 18% de co-infections VHB et VHC) dans laquelle le contrôle de la maladie était relativement bon (89% d’ ARN-VIH <50/ml, taux CD4 médian 619/mm 3 ), la prévalence d'une faible DMO était de 16% et celle de l’ostéoporose de 17%. Selon le sexe, une faible DMO était observée chez 18% des hommes et 6% des femmes.

Dans l’analyse multivariée, les facteurs de risque associés à une DMO faible (score Z<-2) étaient la diminution du taux d'acide urique urinaire (OR ajusté 5,7, p=0,013) tandis que la prescription de NVP semblait protectrice (0Ra:0,11, p=0,006). L’analyse en sous groupe chez les hommes a montré que la co-infection par le VHC était aussi associé au risque. Ni les autres traitements, ni les paramètres liés au VIH (taux de CD4, ARN-VIH) n’avaient d’influence. Dans l’ensemble de la cohorte, il y avait une association entre la durée de traitement par névirapine et le score Z au niveau lombaire (p = 0,004).

Ainsi, les patients VIH restent à risque élevé de présenter une faible DMO et le traitement par névirapine semblent avoir un rôle protecteur. Des études plus larges seraient intéressantes pour mieux comprendre l’influence des différents médicaments. Reste que, dans cette même cohorte, l’incidence des fractures a été décrite par ailleurs comme faible , la plupart des évènements ayant été d’origine traumatique.

Références :

Couffignal C et al. Nevirapine use is associated with higher bone mineral density in HIV‐I positive patients on long‐term antiretroviral therapy AIDS Res Hum Retroviruses. 2019 Dec 31. doi: 10.1089/AID.2019.0229. [Epub ahead of print] PMID: 31891665

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 17 Jan 2020 - 17:08
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La vitamine E peut-elle aider à combattre la stéatose hépatique chez les personnes séropositives?



La suite ici :

https://www.catie.ca/fr/nouvellescatie/ ... -personnes

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Jan 2020 - 15:27
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https://www.guidetherapeutiquevih.com/w ... 4x36-1.pdf

https://www.guidetherapeutiquevih.com/o ... troviraux/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Jan 2020 - 09:21
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L’ancienneté de l’infection VIH n’influence pas le risque de multimorbidité durant le vieillissement

• Le risque de multimorbidité (≥3 pathologies) des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) vieillissantes ne semble pas associé à l’ancienneté de l’infection. Cependant, l’existence d’un nadir du taux de CD4 ou un faible taux CD4/CD8 apparaissent comme jouant un rôle significatif.
Le vieillissement de la population générale est associé à un risque de pathologies chroniques multiples. L’infection per se , les effets secondaires des traitements antirétroviraux et l’incidence accrue de certains facteurs hygiénodiététiques (tabagisme, cannabis…) au sein de la population VIH constituent un risque supplémentaire de développer des comorbidités. Pour mieux en évaluer l’incidence et les facteurs de risque associés, une analyse menée à partir du suivi de la cohorte Dat’AIDS a été menée. Elle a analysé les données de 2.476 patients de plus de 70 ans et a évalué l’incidence des principales comorbidités (hypertension artérielle, diabète, ostéoporose, cancer non lié au sida, insuffisance rénale chronique, maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires, obésité, cachexie, hypercholestérolémie), ainsi que les facteurs de risque associés.

L'immunité, plutôt que l'infection

L’ancienneté médiane d’infection par le VIH était 20,2 ans et l’âge moyen était de 73 ans (75% d’hommes, 51% d’hétérosexuels, 36% d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes). Plus de 94% étaient sous traitement antirétroviral (ancienneté médiane 17,9 ans) et 94% présentaient une charge virale indétectable.

L’analyse multivariée de ces données a montré que les facteurs associés au risque de multimorbidité étaient l’âge, la période calendaire du diagnostic VIH, un rapport CD4/CD8<0,8 et la présence d’un nadir des cellules CD4<200/mm 3 . Cependant, l’analyse multivariée ne mettait pas en évidence l’influence de l’ancienneté de l’infection. Seuls les paramètres précédents (taux CD4, rapport CD4/CD8) ainsi que la coinfection par le VHC étaient significatifs sur le risque de multimorbidité, représenté par le score VACS ( Veterans Ageing Cohort Study ).

Pour expliquer cette observation, les auteurs évoquent la possibilité d’un biais de survie chez les personnes recrutées, celles qui étaient les plus malades ayant déjà pu être décédées. Cette hypothèse ne remet pas en question le constat du fait que la population gériatrique VIH n’a pas plus de risque de présenter des pathologies chroniques que les autres.

Références :

Demontès M et al. Multimorbidity in Elderly Subjects according to the year of diagnosis of HIV Infection - A Cross-Sectional DATAIDS Cohort Study. Clin Infect Dis. 2019 Dec 9. pii: ciz1171. doi: 10.1093/cid/ciz1171. [Epub ahead of print] PMID: 31813982

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Jan 2020 - 14:50
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http://www.hivonair.tv/replay.asp

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Jan 2020 - 09:22
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La Prévention Du VIH: Un Médicament Indispensable (Sky News Europe 22/1/20)

Le nouveau est-il préférable à l’ancien ? Pas toujours. En ce qui concerne la prévention médicamenteuse de l’infection par le VIH, une équipe médicale américaine répond négativement. Dans un article d’opinion paru lundi 13 janvier dans les Annals of Internal Medicine, Douglas Krakower (Beth Israel Deaconess Medical Center, Boston) montre que, d’après la comparaison des données existantes sur deux médicaments vendus par le laboratoire Gilead Sciences, le Truvada et le Descovy, la priorité doit être donnée au premier et plus ancien.

A l’inverse, l’industriel s’appuie sur les conclusions présentées en juillet 2019 d’une étude Discover, menée chez des hommes ayant des rapports homosexuels et des femmes transgenres, pour soutenir que le Descovy est plus efficace et plus sûr en matière de prévention. La controverse a aussi de fortes implications financières. Il existe déjà en Europe des génériques du Truvada : en France, la boîte de 28 comprimés de Truvada est vendue 341 euros, et ses génériques 171 euros. Son brevet expirera fin 2020 aux Etats-Unis. Celui du Descovy, lui, arrivera à échéance en 2022, mais Gilead espère le faire prolonger jusqu’en 2025. Sollicité par Le Monde, Gilead Sciences n’a pas souhaité commenter cette publication.

Chimiquement proches :

Combinant plusieurs molécules antirétrovirales pour ce l’on appelle la prophylaxie pré-exposition (en anglais, PrEP) chez des personnes séronégatives à risque élevé de contracter le VIH, les deux médicaments sont chimiquement proches. Truvada est le nom commercial de l’association ténofovir disoproxil fumarate et emtricitabine (TDF-FTC) ; le Descovy réunit ténofovir alafénamide et emtricitabine (TAF-FTC).

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Fév 2020 - 16:44
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VIH/sida : une thérapie par anticorps donne des résultats encourageants

Une percée porteuse d’espoir à laquelle ont participé des chercheurs du Centre de recherche du CHUM.

L'injection de puissants anticorps dans l’organisme de personnes infectées par le VIH a été associée à un renforcement des cellules immunitaires qui ont réussi à débusquer le virus qui se cache dans le corps.

Actuellement, la majorité des personnes vivant avec le VIH contrôlent le virus grâce à un traitement antirétroviral (ARV). Ces médicaments, bien que très efficaces, ne permettent pas d’éradiquer complètement le virus qui reste latent dans des réservoirs.

Cette réalité signifie que les personnes porteuses ont besoin d'un traitement à vie.

L’espoir des anticorps
De précédents travaux ont montré qu’une immunothérapie combinant deux anticorps anti-VIH peut également réduire la charge virale avec une efficacité similaire aux ARV.

Les chercheurs Daniel E. Kaufmann et Julia Niessl ont prouvé que l'utilisation de ces anticorps, lors d'une interruption de traitement ARV, a un effet sur le système immunitaire des personnes infectées par le VIH.

Leurs travaux décrivent comment l'injection de ces puissants anticorps neutralisants est associée à un renforcement de la réponse des lymphocytes T qui reconnaissent spécifiquement le virus.

Chez tous les participants, la quantité de virus dans le sang a été réduite à un niveau indétectable pendant au moins 15 semaines après l'arrêt du traitement avec les antirétroviraux.

Il faut savoir que les lymphocytes T sont d'importantes cellules du sang qui contribuent au contrôle des infections chroniques telles que le VIH.

Cette étude montre une interaction inattendue et une influence potentielle entre deux pans du système immunitaire humain : l'immunité humorale (anticorps) et l'immunité à médiation cellulaire (lymphocytes T).

Prouver un concept
Les anticorps fonctionnent différemment des médicaments. Ils ne sont pas passifs. En plus de bloquer le virus, ils interagissent avec le système immunitaire et l'influencent, expliquent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Medicine(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

À l'avenir, ce type de thérapie par anticorps sera étudié dans des études cliniques de plus grande ampleur afin de prévenir ou traiter le VIH.

Les anticorps sont très bien tolérés par les humains et peuvent efficacement bloquer le virus pendant de nombreuses semaines, explique le Dr Kaufmann.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/15 ... ltats-chum

https://www.nature.com/articles/s41591- ... -canada.ca

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 11 Fév 2020 - 14:25
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Essai ANRS Optimal : pas de bénéfice du maraviroc pour les personnes infectées par le VIH à un stade avancé

Chez les patients infectés par le VIH qui initient un traitement antirétroviral à une phase avancée de l’infection, un traitement additionnel par du maraviroc, une molécule capable de prévenir l'entrée du virus VIH-1 dans les cellules cibles mais également de moduler les réponses immunitaires, n’apporte pas de bénéfice. C’est ce que montrent les résultats de l’essai clinique ANRS Optimal, essai randomisé contre placebo promu par l’ANRS en collaboration avec plusieurs unités de recherche Inserm, mené sur plus de 400 patients vivant en Espagne, Italie et France. Le détail de l’étude est publié aujourd’hui dans la revue Annals of Internal Medicine.

Un tiers des patients séropositifs sont diagnostiqués tardivement dans les pays industrialisés. Ces patients avec une infection avancée sont confrontés à des infections opportunistes plus fréquentes, ce qui affaiblit leur système immunitaire. Or maraviroc, une molécule antirétrovirale également susceptible de moduler les réponses immunitaires et notamment l’activation excessive du système immunitaire pouvait sembler utile à ces patients.

Pour évaluer le potentiel bénéfice de cette molécule, l’équipe du Vaccine Research Institute (laboratoire d’Excellence établi par l’ANRS et l'Université Paris Est Créteil -UPEC) coordonnée par les Prs Yves Lévy et Jean-Daniel Lelièvre, en collaboration avec plusieurs unités de recherche Inserm en France et des équipes italiennes et espagnoles, a suivi, entre 2011 et 2016, 416 patients adultes séropositifs volontaires initiant un traitement antirétroviral combiné. Ces patients, diagnostiqués à un stade avancé de l’infection ont été répartis de manière aléatoire dans 2 groupes : un premier groupe de 207 patients qui recevait le traitement antiretroviral (ART) et un placebo, un second groupe (202 patients) recevant l’ART et maraviroc pendant 72 semaines.
Les chercheurs ont recueilli, grâce à des consultations régulières de ces 2 groupes de patients l’ensemble des événements de santé survenus, telles que des infections, liées ou on à l’infection au VIH, le syndrome de reconstitution inflammatoire, ou décès.
Les chercheurs observent chez les patients, une incidence de la morbidité de 11,2 par 100 personnes-année dans le « groupe maraviroc ». Ceci signifie que sur 100 patients suivis une année, il existe une probabilité d’observer 11,2 événements de santé. Cette incidence est de 11,1 dans le groupe placebo. L’ajout de maraviroc au traitement antirétroviral standard pour ces patients n’a donc aucun effet.
De plus, l’administration de maraviroc est associée à un risque augmenté d’échec virologique au bout de 48 semaines de traitement ; ce risque augmenté n’est plus retrouvé au bout de la 72e semaine.
Le nombre de lymphocytes T CD4, indicateur du stade de l’infection, est augmenté dans les 2 groupes (placebo et maraviroc) de manière similaire. L’augmentation du ratio entre quantité de cellules TCD4 et quantité de cellules TCD8 était moins importante dans le groupe maraviroc.

Les auteurs concluent que maraviroc semble donc ne pas montrer un bénéfice clinique pour les patients dont l’infection à VIH est avancée.
« Au total, un traitement antirétroviral composé de 4 molécules dont le maraviroc, administré durant 18 mois ne démontre pas de bénéfice clinique chez des personnes présentant un stade avancé de l’infection au VIH, comparé à une tri-thérapie standard. Cependant, un effet bénéfique du maraviroc sur la survenue d'évènements cliniques durant les 6 premiers mois, suggéré par une sous étude réalisée dans le cadre de cet essai, pourrait mériter des études supplémentaires», estiment les chercheurs.

https://annals.org/aim/article-abstract ... t-advanced

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 13 Fév 2020 - 05:26
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Cancer et VIH : épidémiologie, dépistage, prise en charge

Le Bulletin du Cancer publie une mise au point sur les données relatives aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et atteintes de cancer. Le succès des thérapeutiques hautement actives antirétrovirales (HAART) a permis aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH) de prolonger leur espérance de vieillir et de chroniciser l’infection. Cette évolution est allée de pair avec une modification des chiffres relatifs au cancer dans cette population : depuis les années 1990, la fréquence des cancers classant SIDA a diminué tandis que celle des cancers non classant a augmenté, survenant généralement à un âge plus précoce.

Un risque de cancer entre 1,16 et 1,70 fois celui de la population générale

Certains paramètres propres à l’infection influencent ce risque (charge virale, immunodépression, co-infection, expositions à des toxiques). Pris globalement, le risque des PVVIH vis-à-vis du carcinome du canal anal, de la maladie de Hodgkin, du carcinome hépatocellulaire (sujets co-infectés VHB) et des carcinomes bronchopulmonaires apparaît bien multiplié par 2 à 5 par rapport au reste de la population, même si certains sont, à l’inverse, moins répandus parmi eux (sein, prostate, colorectal).

Cinq démarches de dépistage à adapter

Du fait du sur-risque rencontré par la population des PVVIH, les recommandations en matière de dépistage sont adaptées pour un certain nombre de cancers :

- cancer du col utérin : dépistage par frottis au diagnostic du VIH, cytologie annuelle pendant 3 ans, basculant à un frottis tous les 3 ans en l’absence d’anomalie si la charge virale est contrôlée et le taux de CD4>500/mm 3 .

- cancer anal : dépistage au moins annuel en cas d’anomalie du col utérin ou d’antécédent de condylome, à une fréquence adaptée à la nature de l’anomalie. Dépistage systématique et au moins tous les deux ans chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH)

- carcinome spinocellulaire et basocellulaire : dépistage annuel.

- cancer du foie chez les patients co-infectés VHB : dépistage tous les 3-6 mois en cas de cirrhose et tous les 6 mois en cas de facteurs de risque (charge virale VHB >2.000 UI/mL, origine ethnique, antécédents familiaux, âge).

Concernant les autres cancers, il n’y a pas de spécificités particulières par rapport au reste de la population générale.

Traitement et stratégie thérapeutique

La stratégie thérapeutique d’un cancer demande à prendre d’importantes précautions étant donné les interactions pharmacodynamiques qui existent entre les antitumoraux et les antirétroviraux, et qui exposent à des risques de complications cardiaques, rénales, neurologiques, hématologiques et rénales. Ces difficultés passent notamment par l’interaction des molécules via des voies métaboliques communes ou par leur influence sur les enzymes du métabolisme ou du transport.

Si les essais cliniques pivots conduits avec les inhibiteurs des checkpoints immunitaires ont exclu les PVVIH, les données rétrospectives concernant leur utilisation dans la lutte antitumorale sont rassurantes, tant sur le plan de l’efficacité que de la tolérance.

Le réseau français CANCERVIH, constitué en 2014, propose une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) auprès de laquelle tout praticien peut demander une expertise , afin d’optimiser la prise en charge oncologique.

Références :

Abbar B et al. VIH et cancer : mise au point en 2020. Bull Cancer. 2020 Jan 21. pii: S0007-4551(20)30003-5. doi: 10.1016/j.bulcan.2020.01.001. [Epub ahead of print] PMID: 31980144

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