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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Nov 2019 - 16:47
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Le gouvernement américain attaque Gilead

Le 6 novembre dernier, le ministère de la Justice américain a engagé une action en justice contre le laboratoire pharmaceutique Gilead. Motif du désaccord ? Des brevets concernant Truvada (emtricitabine + ténofovir disoproxil), un médicament anti-VIH utilisé en Prep. Du côté du gouvernement, on estime que la recherche publique américaine (notamment des chercheurs-euses des centres américains de contrôle et de prévention des maladies, CDC) a contribué à la découverte de la Prep, notamment dans le cadre d’essais sur les animaux. Ces découvertes ont fait l’objet de brevets, dont les CDC estiment qu’ils devraient tirer des bénéfices financiers ; or, ce n’est pas le cas. Pour le moment, c’est uniquement Gilead qui tire le seul bénéficie financier des ventes de Truvada : des milliards de dollars à l’échelle mondiale.

Les CDC avancent que Gilead n’a jamais obtenu de leur part de licences d’utilisation pour quatre brevets relatifs à Truvada tirés de recherches financées par le gouvernement américain. Le laboratoire estime être propriétaire desdits brevets et ne rien devoir à personne. Il considère d’ailleurs comme « invalides » les brevets dont les CDC se prévalent. Gilead a d’ailleurs porté l’affaire devant l’Office américain des brevets et des marques (Uspto). Chez certains-es experts-es, on explique que l’affaire a pris un tour judiciaire car le gouvernement entend notamment faire pression sur le laboratoire pour faire baisser le prix du Truvada… qui n’est pas disponible en versions génériques aux États-Unis. Les autorités de santé estiment que trop peu de personnes aux États-Unis (135 000 environ) sont sous Prep aujourd’hui, au regard des besoins (1,1 million d’Américains-es devrait avoir la Prep) et que l’accès limité actuel est la conséquence du prix élevé du traitement préventif dans le pays. La bataille judiciaire engagée pourrait être longue et continuer alors que les brevets pour Truvada arrivent à échéance et tombent dans le domaine public en 2020. Mais elle pourrait aussi connaître un rebond avec Descovy, une nouvelle version de Truvada lancée par Gilead, récemment approuvé par l’Agence américaine du médicament (FDA), dont le gouvernement américain conteste également les brevets pour les mêmes motifs.

https://seronet.info/breve/le-gouvernem ... lead-86048

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 25 Nov 2019 - 12:48
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Libération du lot clinique d’un vaccin anti-VIH : une étape majeure pour le programme de développement vaccinal du Vaccine Research Institute.

Le Vaccine Research Institute (VRI) et l’ANRS sont heureux d’annoncer avec leurs partenaires Novasep et GTP Technology, la production et la libération du premier lot clinique d'un vaccin anti-VIH pour une première administration chez l'Homme.

Texte
Le partenariat établi entre le VRI, l’ANRS, Novasep et GTP Technology en septembre 2016 a permis la production et la libération du premier lot clinique d’un candidat vaccin préventif français contre le VIH-SIDA. Cette étape constitue une avancée majeure du programme de développement vaccinal de l’Institut de Recherche Vaccinale (VRI), investi dans la mise au point de vaccins innovants ciblant les cellules dendritiques, cellules sentinelles du système immunitaire.

La production et la libération de ce premier lot clinique répondant aux normes internationales (Good Manufacturing Practices), a été réalisée grâce à l’expertise des équipes scientifiques du VRI et aux savoir-faire industriels de Novasep et GTP Technology. « Ce vaccin est basé sur de nouveaux concepts fondés sur les connaissances les plus actuelles de l’immunologie humaine et cette étape valide la faisabilité technique de la fabrication d’un tel vaccin. La libération de ce lot clinique vaccinal nous ouvre de nombreux partenariats internationaux, avec la perspective des essais cliniques de phase I et II chez l’Homme en 2020-2023, où ce vaccin sera utilisé seul ou en association avec des vaccins «classiques» précise le Pr. Yves Lévy, Directeur du VRI.

« L’ANRS, membre fondateur du VRI, et financeur du programme vaccin, se félicite des perspectives qui s’ouvrent pour le VRI et la recherche vaccinale avec ce vaccin novateur », commente le Pr François Dabis, Directeur de l’ANRS.

« Nous sommes très heureux de contribuer au succès du VRI pour son projet de vaccin, en s’appuyant sur les talents complémentaires de Novasep et de son partenaire stratégique GTP. Nous sommes convaincus que cette structure partenariale dispose de l’ingéniosité et de la flexibilité nécessaire pour accompagner le VRI à long terme pour ses projets.» déclare Jérôme Bédier, Vice-président Opérations Biopharma chez Novasep.

« Nous sommes ravis d'avoir pu mettre au service de cet innovant programme de développement de vaccin anti-VIH porté par le VRI, les expertises combinées de GTP en développement de procédés de Mab complexes, et de Novasep pour la production en conditions cGMP » ajoute Eric Devic, Fondateur et DG de GTP.



Contexte du VIH et avancées à ce jour

Dans le monde, près de 38 millions de personnes sont actuellement infectées et vivent avec le virus VIH, et on déplore encore 1,7 millions de nouveaux cas par an et 770 000 décès. Six personnes sur 10 vivant avec le VIH ont accès aux traitements antirétroviraux dans le monde. En France, on estime que 170 000 personnes vivent avec le VIH dont 25 000 l’ignorent et continuent à propager l’épidémie et 6 100 nouveaux cas chaque année.

La communauté médico-scientifique s’accorde pour penser que seule une combinaison de stratégies (utilisation de préservatif, dépistage généralisé, utilisation d’antirétroviraux en prévention [PreP] et en traitement...) avec un vaccin préventif permettra de contrôler durablement et rapidement l’évolution de l’épidémie d’infection par le VIH.

Fruits de plusieurs années de recherche et de collaboration avec des équipes internationales dont celles du Baylor Institute for Immunology Research (BIIR) de Dallas, la stratégie vaccinale adoptée par le VRI a pour principe de cibler et d’activer les cellules dendritiques via des récepteurs exprimés à leur surface et ce à l’aide d’anticorps monoclonaux couplés à la protéine d’enveloppe du VIH. Ainsi, le vaccin nommé anti-CD40.GP140ENV, va avoir pour but d’induire des réponses efficaces en anticorps neutralisants et non neutralisants et ainsi avoir un impact préventif.


A propos du VRI

L'Institut de recherche vaccinale (VRI), labellisé Laboratoire d'excellence par l’Etat Français, a été établi par l’ANRS-France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites et par l'Université Paris Est Créteil (UPEC) afin de conduire des recherches visant à accélérer le développement de vaccins efficaces contre le VIH/SIDA (Virus de l’Immunodéficience Humaine/Syndrôme d’ImmunoDéficience Acquise), le VHC (virus de l’hépatite C) et les maladies infectieuses émergentes. La structure du VRI renforce les liens entre la recherche fondamentale et la recherche translationnelle, les associations de patients et le monde socio-économique. Le VRI prolonge le programme de recherche vaccinale de l'ANRS et rassemble un réseau de scientifiques de renommée internationale et d’équipes de recherche possédant une expertise pluridisciplinaire, un réseau de centres cliniques, des plateformes mutualisées et des partenaires industriels et caritatifs. Il est basé à l'Hôpital Henri Mondor (Créteil-France).
http://vaccine-research-institute.fr
Contact presse :
Eugénie Destandau eugenie.destandau@u-bordeaux.fr 06 80 59 27 03

À propos de l’ANRS

L'ANRS est l’agence française chargée de lutter contre le VIH/sida et les hépatites. Elle est depuis 2012 une agence autonome au sein de l'Inserm. Elle a pour objectif d’acquérir de nouvelles connaissances afin d’aider, au Nord comme au Sud, à améliorer la prévention de ces infections et la prise en charge des personnes atteintes. L’ANRS fédère, autour de grandes priorités scientifiques, des chercheurs de toutes les disciplines et des médecins appartenant aux organismes de recherche (Inserm, Cnrs, Institut Pasteur, Ird) aux, universités et aux hôpitaux. Le programme de recherche vaccinale de l'Agence est conduit par le VRI (Vaccine Research Institute).
http://www.anrs.fr/
ANRS, 101, rue de Tolbiac, 75013 Paris, France
Contact presse: Séverine Ciancia Tel: + 33 (1) 53946030



A propos de Novasep

Novasep fournit des solutions économiques pour la production durable de molécules pour les sciences de la vie et la chimie fine. L’offre globale de Novasep comprend des services de développement de procédés, des équipements et des systèmes clés en main de purification, des services de fabrication sous contrat ainsi que des molécules complexes actives s’adressant aux secteurs pharmaceutique, biopharmaceutique et de la chimie fine ainsi qu’aux marchés des ingrédients alimentaires et fonctionnels, des industries de matières premières issues de fermentation et de synthèse chimique.
http://www.novasep.com

A propos de GTP

GTP Technology est un organisme de recherche et développement sous contrat, qui fournit des protéines recombinantes sur mesure et des services de développement de procédés pour accompagner les entreprises biopharmaceutiques. Forte de sa culture recherche et de son savoir-faire en bioprocédés, la société peut prendre en charge des projets depuis le stade de la preuve de concept jusqu’au transfert à la production cGMP pour les essais cliniques.
http://www.gtptech.com/

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... 1-2019.pdf

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... pe-majeure

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 26 Nov 2019 - 09:23
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La stigmatisation en médecine des personnes vivant avec le VIH
Dr Bruno SPIRE , Médecin VIH/SIDA INSERM U912 Marseille, France

Parce que la qualité de vie est un enjeu important pour vos patients VIH,
La Lettre de L'Infectiologue vous propose d'approfondir vos connaissances à travers des reportages interviews des différents acteurs impliqués et concernés par ce sujet. Des newsletters thématiques vous seront proposées régulièrement (définition, stigmatisation en médecine et au quotidien, troubles neuro-psy et du sommeil, patient âgé, importance des Patient Reported Outcomes - PRO etc...)
Découvrez dès à présent dans cette seconde édition, les deux interviews sur la stigmatisation en médecine.



https://youtu.be/oc4oGPUaBzU

La lutte contre les refus de soins des personnes vivant avec le VIH
Valérie EDWIGE , Paris, France



https://youtu.be/XFyOE9OPWA4

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Nov 2019 - 09:49
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Contaminations au VIH : «Il faut banaliser le test, et cela n’est toujours pas le cas»

Des données publiées ce mardi confirment un recul de l’épidémie et l’efficacité de la Prep chez les gays. Mais le dépistage dans la population globale reste encore très insuffisant.

Et voilà que cela marche. Et même très bien. A l’approche du 1er décembre, journée mondial de lutte contre le sida, l’agence Santé publique France publie une série de données sur les chiffres du sida en France, nationaux comme régionaux, et sur le dépistage, un volet devenu décisif si l’on veut éradiquer le virus.

Commençons donc par les bonnes nouvelles. Comme la situation à Nice et dans sa région, où les nouvelles contaminations chutent fortement avec le développement des nouveaux outils de prévention à l’image de la Prep (1) ou de la mise sous traitement le plus tôt possible du patient séropositif. «Entre 2015 et 2018, le nombre de nouvelles découvertes de séropositivité au VIH a chuté de 40 % dans les Alpes-Maritimes, explique le Dr Pascal Pugliese, qui préside le Corevih (coordination régionale de lutte contre le VIH) de Paca-Est. Cette tendance, de par son ampleur, est spectaculaire mais on pourrait dire attendue. Depuis 2016, nous savons comment prévenir efficacement les infections par le VIH.» Il a raison. «On est comme un petit San Francisco», poursuit avec le sourire le Dr Eric Cua, infectiologue au CHU de Nice, faisant référence à la chute impressionnante des contaminations dans la ville californienne en raison d’une politique extrêmement active de dépistage, de mise sous traitement et de diffusion de la Prep.

Il est vrai que la comparaison est tentante. A Nice et dans sa région, une petite équipe de professionnels de santé s’est montrée particulièrement active. «En même temps, restons modestes, car il y a un contexte, tempère Eric Cua. Ici, nous avons une épidémie hyperconcentrée. Les HSH [hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ndlr] représentent 69 % des nouvelles contaminations. De plus, 90 % de la population vit en bordure de mer. Enfin, et c’est vrai, il y a un engagement de tous les acteurs, et nous avons été assez précurseurs sur la diffusion de la Prep.»

Diminution

Les résultats sont là, impressionnants, et ils suscitent un véritable espoir. Au niveau de la France entière, c’est la même tendance, même si la baisse du nombre de nouvelles contaminations est plus faible. En 2018, si près de 6 millions de tests de sérologie VIH ont été réalisés, – nombre en augmentation régulière depuis 2013 –, le taux de positivité a diminué de 13 % en cinq ans ; près de 6 200 personnes ont ainsi découvert leur séropositivité, soit encore une diminution de 7 % par rapport à 2017.

Ce n’est pas rien. Pour autant, les données sont variables. «On assiste à une baisse de 15 % en Ile-de-France, mais parallèlement à une stabilité en Seine-Saint-Denis. Avec, à l’inverse, une hausse de près de 70 % de contaminations chez les gays nés à l’étranger», détaille le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon, à Paris (XXe arrondissement). «Il y a une augmentation aussi en Seine-et-Marne de 36 % de nouveaux cas. Pourquoi ? Sans parler de la région du Centre - Val-de-Loire qui, entre 2010 et 2018, fait face à un doublement de cas. A quoi cela tient ? Est-ce parce que l’on dépiste mieux Ou bien est-ce dû à d’autres facteurs ?» interroge le professeur Pialoux.

De fait, c’est le paradoxe de la situation française. D’un côté des progrès indéniables mais de l’autre un manque de visibilité sur ce qui se passe réellement. Comme s’il manquait un pilote dans l’avion pour porter une cohérence d’ensemble de toute la politique de prévention. Cela se ressent encore plus quand on s’attarde sur les chiffres du dépistage. Il y a donc près de 6 millions de tests, ce qui est beaucoup, mais avec des manques évidents. Santé publique France nous apprend que 42 % des personnes âgées de 18 à 75 ans en France n’ont jamais réalisé de test anti-VIH. Un taux énorme qui pointe l’échec d’un dépistage généralisé, comme cela avait été pourtant recommandé en… 2010. L’idée étant alors que tout le monde, au moins une fois dans sa vie, soit testé, pour mettre au jour l’étendue de l’épidémie cachée. Cela n’a pas été fait. «Il faut banaliser le test, et cela n’est toujours pas le cas», se plaint fortement Gilles Pialoux .

«Gâchis»

D’autres éléments restent inquiétants. Un nombre élevé de contaminations sont découvertes tardivement. Une étude pointe ainsi «que près du tiers des HSH et la moitié des hétérosexuels diagnostiqués pour une infection au VIH en 2018 n’avaient jamais été testés auparavant». Ils sont passés totalement à travers le dépistage. Quant aux HSH à risque, les recommandations sont claires : faire un test tous les trois mois. Dans une étude dite Eras, sur 33 660 HSH séronégatifs, seulement 20 % d’entre eux font ce test trimestriel. Faut-il rappeler qu’un séropositif traité n’est plus contaminant ? D’où l’importance de connaître au plus tôt son statut et d’être traité aussitôt.

Notre dispositif de dépistage est imposant, mais il connaît des trous béants. «C’est du gâchis», insiste Gille Pialoux. «Des villes comme Paris, Londres, San Francisco et Sydney apportent la preuve que la prévention combinée fonctionne et pourrait éliminer le VIH», conclut, dans un éditorial, Valérie Delpech, de la Public Health England. Certes… Mais pour cela, il faudrait au minimum changer de braquet, comme le montre l’exemple de Nice.

(1) La Prep (Prophylaxie pré-exposition) consiste à prendre un traitement pour se prémunir contre le risque d’une contamination. Bien pris, le taux d’efficacité n’est pas loin de 100 %.

Eric Favereau

https://www.liberation.fr/france/2019/1 ... sRn7RHuZis

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Nov 2019 - 06:07
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Citation:
Le Vaccine Research Institute (VRI) et l’ANRS sont heureux d’annoncer avec leurs partenaires Novasep et GTP Technology, la production et la libération du premier lot clinique d'un vaccin anti-VIH pour une première administration chez l'Homme.


pourvu que ça marche (sans es)

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nega
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Nov 2019 - 06:12
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Citation:
le gouvernement entend notamment faire pression sur le laboratoire pour faire baisser le prix du Truvada… qui n’est pas disponible en versions génériques aux États-Unis. Les autorités de santé estiment que trop peu de personnes aux États-Unis (135 000 environ) sont sous Prep aujourd’hui, au regard des besoins (1,1 million d’Américains-es devrait avoir la Prep) et que l’accès limité actuel est la conséquence du prix élevé du traitement préventif dans le pays


pas bien libéral tout ça...

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2019 - 10:24
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La PrEP efficace aussi à faible fréquence

L'essai randomisé ANRS IPERGAY a démontré que la prophylaxie pré-exposition (PrEP) à la demande (au moment des rapports sexuels) par voie orale est très efficace comparativement au placebo pour prévenir l’infection à VIH chez les hommes à risque élevé de VIH ayant des relations sexuelles avec des hommes (1) . Dans une sous-étude récente de cet essai, coordonnée par Laurence Meyer directrice de l’Unité Inserm SC10-US19, « Essais thérapeutiques et maladies infectieuses », Université Paris Sud-Paris Saclay, dont les résultats sont publiés aujourd’hui dans The Lancet HIV, les chercheurs se sont intéressés aux participants de l’essai IPERGAY qui recevaient soit la PrEP soit un placebo, avec une prise de PrEP moins fréquente (moins de 15 comprimés par mois) en relation avec une fréquence moins grande de rapports sexuels (5 rapports sexuels par mois en médiane).

La question de l’efficacité de la PrEP à la demande pour des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes peu fréquents, et donc une prise de PrEP peu fréquente, est essentielle pour la prévention.
C’est pourquoi l’équipe de Laurence Meyer a analysé les données de l’essai IPERGAY en sélectionnant les phases de moindre prise de PrEP, celles correspondant à des périodes d’activité sexuelle moins fréquente durant lesquelles les participants prenaient moins de 4 comprimés par semaine, ce qui correspondait à une médiane de 5 rapports sexuels par mois.

L'étude ANRS IPERGAY s'est déroulée dans plusieurs centres cliniques hospitaliers en France et au Canada, avec la participation active de l'association AIDES en France, de l’organisme communautaire RÉZO au Canada, des services de l'ANRS, d'Unités de recherche ainsi que du SC 10 de l'Inserm. Cet essai randomisé, qui a débuté en 2012, a été mené chez 400 Hommes ayant des rapports avec des hommes (HSH) très exposés au risque d'infection par le VIH. La moitié du groupe étudié était invitée à prendre l’antirétroviral TDF/FTC au moment des rapports sexuels, l'autre moitié un placebo. L'ensemble des participants recevait des conseils personnalisés de prévention à chaque visite grâce à l’accompagnement communautaire réalisé par les militants de l’association Aides et de l’organisme montréalais RÉZO, ainsi que des préservatifs, et bénéficiaient de dépistages répétés du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles, suivis si besoin d’un traitement. La vaccination contre les hépatites B et A était systématiquement proposée aux participants et le traitement post exposition du VIH mis à disposition.



Six infections VIH sont survenues dans le groupe placebo et aucune dans le groupe recevant la PrEP active, soit une réduction très significative du risque d’infection VIH.

Les chercheurs montrent donc que la PrEP à la demande est aussi d’une très grande efficacité pour prévenir l’infection VIH chez des hommes qui ont des rapports sexuels peu fréquents avec des hommes, par exemple cinq rapports sexuels par mois, avec une adhérence élevée à la PrEP.

En conclusion, les auteurs précisent : « cette étude démontre que la PrEP à la demande est une alternative adéquate à la PrEP en continu pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes à haut risque, y compris pendant les périodes où les rapports sexuels sont moins fréquents ».



(1) Molina et al, On-Demand Preexposure Prophylaxis in Men at High Risk for HIV-1 Infection. The New England Journal of Medicine, Dec 1st 2015

https://www.thelancet.com/journals/lanh ... 8/fulltext

http://www.anrs.fr/fr/actualites/681/la ... -frequence

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2019 - 13:16
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L'Onusida met à l'honneur les organisations communautaires



« Les organisations communautaires font la différence », clame haut et fort l'Onusida à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH 2019. La prise de position se veut engagée à l'heure où les ressources internationales qui leur sont destinées reculent.

Associations, collectifs, coalitions de personnes vivant avec le VIH, tout autant qu'organisations de populations clés, - hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), toxicomanes, personnes incarcérées, travailleur(se)s du sexe, personnes transgenres -, mais aussi les femmes et les jeunes, les communautés dans le VIH « militent pour que la riposte au sida ne perde pas de son actualité », défend l'agence onusienne.

Comme le rappelle le Pr François Dabis, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), « c'est à travers le sida que le concept d'organisation communautaire a véritablement démarré. Il y a 30 ans, les associations de patients étaient encore peu développées, et c'est le VIH qui a fait exploser ce phénomène. Les patients se sont organisés en gérant des programmes de prévention et ont travaillé avec les chercheurs ».

Seules dans des environnements hostiles

Les organisations communautaires contribuent fortement à la riposte au VIH, « souvent les seules à aider dans des environnements extrêmement hostiles », souligne l'Onusida. En 2018, leur travail a garanti l'accès à un traitement à plus de 23 millions de personnes.

Lutter contre les stigmatisations et les violences, aider les travailleur(se)s du sexe à obtenir des préservatifs, les HSH à recevoir la prophylaxie pré-exposition (PrEP) ou les personnes s'injectant des drogues à faire un test VIH en toute sécurité et de manière confidentielle, « bien souvent, ces services fondamentaux ne sont proposés que par des membres issus de la même communauté », est-il rapporté.

Les HSH, les premiers, se sont rapidement organisés et ont ouvert la voie. « Les relais communautaires se sont adressés très tôt à tous les HSH, ceux bien intégrés avec des niveaux d'études élevés dans la capitale comme ceux vivant en province plus souvent soumis à la discrimination », explique le Pr François Dabis.

Les migrants, des communautés très diverses

Toutes les populations clés ne sont pas aussi structurées. « Chez les migrants, les communautés sont beaucoup plus diversifiées, poursuit le Pr Dabis. Travailler auprès des migrants d'Afrique subsaharienne n'est pas la même chose que s'adresser à des populations provenant des Caraïbes. Même pour les migrants des pays d'Europe de l'Est concernés par la problématique commune des travailleuses du sexe, on ne s'adresse pas de la même manière à toutes les populations selon le pays d'origine ».

En France, les récents chiffres du VIH illustrent ces différences d'efficacité opérationnelle des organisations communautaires. La tendance à l'amélioration de l'épidémie VIH concerne essentiellement les HSH, mais peu les femmes, les migrants ou encore les usagers de drogues injectables (UDI) (cf encadré).

Faire des femmes, des actrices de la lutte

La vulnérabilité des femmes vis-à-vis du VIH est particulièrement marquée dans les pays en développement, voire criante en Afrique. En 2020, l'Onusida annonce que des communautés de femmes vivant avec le VIH et affectées par le virus vont se réunir pour définir ce que peuvent être une organisation et une riposte dirigées par des femmes. L'Onusida estime que leur rôle est crucial, soulignant « qu'elles sont confrontées à de nombreux effets de la discrimination et aux violences basées sur le genre qui renforcent l'épidémie de VIH ».

Pour le Dr Florence Brunel-Dalmas, de Femmes et VIH à Lyon : « Il existe très peu d'organisations communautaires pour les femmes en France, qui restent isolées et utilisent très peu la PrEP ou le traitement post-exposition. Les femmes originaires d'Afrique subsaharienne sont très solidaires entre elles, quand on change leurs représentations du VIH, cela fonctionne très bien ».

Dans les pays à faible revenu, les organisations communautaires ont plus qu'ailleurs un rôle déterminant dans l'accès au traitement. « Les associations ont de plus en plus de place à prendre, estime le Pr Dabis. Elles sont essentielles mais il ne faut pas faire ça n'importe comment : il faut les financer, les professionnaliser, les faire monter en compétence ».

Le quotidien du médecin

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2019 - 13:20
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Le nombre de personnes sous PrEP a doublé en un an en France

Au 30 juin 2019, 20 478 personnes suivaient un programme de prophylaxie pré-exposition (PrEP) en France, soit 2 fois plus qu'au 30 juin 2018.

Ces chiffres issus du Système National des Données de Santé (SNDS) ont été communiqués jeudi 27 novembre par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ils témoignent de la forte progression de ce mode de prévention de l'infection par le VIH reposant sur la prise de Truvada, ou l'un de ses génériques, par des personnes non contaminées, mais très exposées au risque de contamination.

Selon ces données, plus de 80 % des utilisateurs renouvellent leur traitement d’un semestre à l’autre, suggérant un bon niveau de maintien de la PrEP après son initiation. Conformément aux conditions de prescription actuelles, l’initiation de la PrEP est très majoritairement effectuée à l’hôpital (dans 90 % des cas). Il en est de même pour son renouvellement (85 % des cas).

Cette augmentation du nombre de « PrEPeurs » explique-t-elle à elle seule le fléchissement du nombre de nouvelles séropositivités observées en 2018 ? Franck Barbier, responsable « nouvelles stratégies de santé » à l'association AIDES attribue plutôt la baisse de 7 % de 2018 aux effets du « treatment as prevention ».

« Il faudrait multiplier le nombre de PrEPeurs par 3 ou 4 par rapport aux chiffres de 2018, soit 32 000 gays sous PrEP et d'autres personnes très exposées pour espérer véritablement agir sur l'épidémie », détaille-t-il.

Diversifier les publics

Les utilisateurs de la PrEP sont principalement des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), âgés de 37 ans en moyenne, résidant en Ile-de-France ou dans une grande métropole.

S'il reconnaît les progrès accomplis, Franck Barbier regrette « l'accès à la PrEP dans les DOM TOM, et notamment la Guyane, et la part bien trop faible des femmes sont un souci ». L'association AIDES plaide pour les pistes permettant un meilleur accès à la PrEP, « la primo prescription en ville en est une, qui fait maintenant consensus avec le milieu médical et le ministère », précise Franck Barbier.

Un décret autorisant primo prescription par les médecins généralistes est attendu au premier semestre 2020. « On travaille actuellement avec la SFLS (Société française de lutte contre le sida) sur cet élargissement de la PrEP en plus de l'hôpital et des centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic », ajoute Franck Barbier.

Concernant l'entrée de nouvelles populations exposées dans la PrEP, d'autres formes qu'orales sont en développement : PrEP topiques avec des gels, à base d'antirétroviraux ou de microbicides. « Les résultats sont insuffisants ou mitigés, reconnaît Franck Barbier. Pourtant, on dispose aujourd'hui d'une PrEP orale très efficace, qu’il faudrait étendre pour les personnes particulièrement exposées ou ne pouvant pas imposer le préservatif lors de leurs rapports sexuels. »

Le quotidien du médecin

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Déc 2019 - 07:01
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Sidaction dénonce les inégalités

C’est le thème des « inégalités : complices silencieuses du VIH » que Sidaction a choisi pour sa campagne à l’occasion du 1er décembre 2019. « Trente ans de lutte contre le VIH/sida. Trente années et pourtant, l’épidémie est toujours active dans de trop nombreux pays. Malgré de grandes avancées scientifiques, les populations les plus précaires se retrouvent en première ligne face au VIH. Les inégalités n’ont jamais cessé d’alimenter l’épidémie de VIH/sida et n’épargnent aucune région du globe.

Pour mettre fin à l’épidémie, la lutte contre les inégalités est indispensable », explique Sidaction dans un communiqué. Et l’association de poursuivre : « Aujourd’hui, les personnes vivant avec le VIH peuvent avoir une espérance de vie similaire à celles des personnes séronégatives si elles prennent les traitements assez tôt et y ont accès. Malgré cette avancée fondamentale, le virus continue de faire des ravages dans de nombreux pays en raison des inégalités : discriminations, précarité et politiques répressives constituent le terrain d’attaque du VIH. Aucun pays n’échappe aux inégalités, même à quelques heures d’avion de Paris. En Russie, on constate par exemple une augmentation de 75 % des nouvelles découvertes de séropositivité en six ans car la population homosexuelle et les usagers de drogues sont constamment discriminés ».

La France aussi est concernée par les inégalités. « Près de 50 % des migrants d’Afrique subsaharienne vivant avec le VIH ont été infectés après leur arrivée dans le pays en raison notamment de leur situation de précarité », indique Sidaction. Et Florence Thune, directrice générale de l’ONG d’expliquer : « La récente décision du gouvernement français d’instaurer un délai de carence de trois mois à partir de l’entrée sur le territoire français pour pouvoir bénéficier d’une couverture sociale va aggraver l’état de santé de ces personnes. Cette décision affaiblit encore plus une population déjà très vulnérable face au VIH et à de nombreuses autres pathologies. »

Ailleurs, les « blocages ne sont pas seulement médicaux, mais financiers, politiques et culturels ». Ainsi, « en Asie, les usagers de drogues peuvent représenter plus de 40 % des nouvelles infections. Les lois répressives, comme aux Philippines, se substituent souvent aux politiques de santé publique et éloignent de facto les plus vulnérables des soins », indique le communiqué. ET Florence Thune de conclure : « La lutte contre le virus du sida interroge en permanence la place de l’humain dans la société et les systèmes de santé. Les avancées scientifiques et médicales sont à saluer, et Sidaction y contribue grâce à ses donateurs, mais tous ceux qui en ont besoin n’en profitent pas aujourd’hui. Nous sommes témoins d’un système creusant chaque jour un peu plus les inégalités en termes d’accès à la prévention et aux soins. Si l’on ne combat pas ces inégalités au niveau national et international, tous les progrès acquis en 30 années de combat ne profiteront qu’à une poignée de privilégiés. »

https://notreseuledestination.sidaction.org/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 11 Déc 2019 - 10:32
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Recommandations VIH à l’EACS 2019



https://youtu.be/WIXFi5klfgs

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 11 Déc 2019 - 11:42
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Faut-il vraiment attendre pour alléger ? Et si oui pour qui ?
Introduction
Gilles Pialoux (Paris)




https://youtu.be/k0x78fnkivU

Faut-il vraiment attendre pour alléger ? Et si oui pour qui ?
Contribution Pharmacologique au choix d’un allègement thérapeutique

Rodolphe Garraffo (Nice)



https://youtu.be/2SkwmV1Rq8k

Faut-il vraiment attendre pour alléger ? Et si oui pour qui ?
Faut-il attendre pour alléger ? Etat des lieux des données disponibles en initiation

Jade GHOSN (Paris)



https://youtu.be/W-7URHwxSgo

Faut-il vraiment attendre pour alléger ? Et si oui pour qui ?
Données virologiques

Constance Delaugerre (Paris)




https://youtu.be/ky6hJx2OLTQ

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Déc 2019 - 15:32
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Des hôpitaux européens s'unissent pour produire des médicaments coûteux

Plusieurs hôpitaux académiques en Europe, dont l'hôpital universitaire de Gand (UZ Gent), travaillent à des unités de production de thérapie génique afin de traiter les patients atteints de cancer ou du VIH. "Nous proposerons des traitements coûteux sans faire le moindre bénéfice", annonce l'institution gantoise mardi dans De Standaard.

Lundi, le géant pharmaceutique Novartis a annoncé qu'il retirait un brevet pour un traitement contre le cancer très puissant mais aussi très particulier: la thérapie CAR-T. Celle-ci est administrée aux patients atteints de leucémie pour lesquels les autres traitements n'ont pas fonctionné.

Une telle décision ouvre la porte aux hôpitaux pour produire eux-mêmes ce traitement innovant à un prix inférieur. Plusieurs hôpitaux académiques européens, dont l'UZ Gent, s'y préparent. "Nous allons produire nous-mêmes de puissantes thérapies géniques et cellulaires sur nos campus", explique Catherine Van Der Straeten, cheffe de l'Institut de santé, de l'innovation et de la recherche de l'hôpital gantois. "En premier lieu, nous allons produire des traitements CAR-T pour nos recherches. À terme, nous voulons offrir ce puissant traitement à prix coûtant."

Les premiers traitements expérimentaux débuteront en 2022 auprès de personnes atteintes du VIH.

https://www.levif.be/actualite/sante/de ... 29177.html

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Déc 2019 - 05:15
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CNS : les objectifs 2020 de la France ne seront pas tenus

L’objectif 95/95/95* que la France s’est fixée pour 2020 ne sera pas tenu, regrette le Conseil National du Sida et des hépatites virales (CNS). Quelques jours avant la journée mondiale de lutte contre le sida, le CNS a publié fin novembre 2019 une note valant avis dans laquelle il regrette « qu’en dépit des efforts engagés » et malgré « certaines données récentes [suggérant] l’amorce d’une inflexion » qui reste limitée et doit être confirmée, « les indicateurs ne montrent pas de réduction de l’épidémie en France d’un niveau aussi important qu’à l’étranger, dans des villes et des pays comparables aux nôtres ». Il remarque notamment que certains groupes de populations ou certains territoires (hétérosexuels nés à l’étranger, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, départements et régions d’Outremer…) ne bénéficient pas de la dynamique encourageante démontrée par d’autres au niveau national. Un constat « d’autant moins acceptable que tous les outils permettant d’enrayer l’épidémie sont disponibles. »

Aussi, soulignant que la qualité de la politique de dépistage d’un pays détermine la « réussite des politiques mises en œuvre pour enrayer l’épidémie », le CNS y décrit les principales faiblesses de l’action publique française en matière de dépistage et propose ses améliorations.

Mieux connaître, diversifier le dépistage, améliorer l’accès, impliquer plus largement

Le CNS propose d’améliorer la production de données épidémiologiques actualisées et territorialisées pour adapter les politiques de dépistage aux besoins, les données aujourd’hui disponibles présentant des limites méthodologiques. Il souligne la nécessité du travail conjoint entre Santé publique France et l’Inserm sur le plan des données nationales et celle d’un travail conjoint ARS/CIRE/COREVIH sur le plan territorial ( Agence régionale de santé/ Cellule d’intervention en région/ Coordination régionale de la lutte contre le VIH ).

Il propose aussi d’aller plus loin dans la diversification du dépistage et de ses acteurs en partant des besoins des personnes : si la stratégie initiale visait historiquement à permettre le diagnostic des personnes infectées à un stade précoce dans un but thérapeutique (stratégie du Test and Treat ), cette offre de dépistage échouait à atteindre une partie des personnes infectées. La nécessité d’un accès plus facile au dépistage a notamment favorisé l’essor des tests rapides d’orientation diagnostique, notamment hors les murs. Ainsi, « le dépistage est devenu un outil de promotion de la santé sexuelle et d’accès à la prévention autant pour les personnes testées séronégatives que testées séropositives ». Reste que pour l’heure, l’appropriation de cette nouvelle culture du dépistage du VIH par l’ensemble des acteurs est « largement inaboutie ».

Pour le CNS, la diversification des offres doit être renforcée pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des personnes (selon leur origine géographique, leurs pratiques sexuelles, leur éloignement des soins…), ce qui peut imposer de démédicaliser l’offre lorsqu’une compétence médicale n’est pas spécifiquement requise.

Afin de faciliter l’accès aux différents outils de dépistage, le CNS propose de simplifier et d’accélérer l’accès aux sérologies classiques (mobilisation du réseau des laboratoires de biologie de ville, expérience « Labo sans ordo », téléconsultation …), d’élargir l’offre de TROD à de nouveaux acteurs (via les officines, les généralistes), de renforcer la diffusion des autotests (notamment en levant les obstacles financiers) et de mettre en place une offre dématérialisée de dépistage du VIH et des autres IST (offre en ligne de prévention et de dépistage par auto-prélèvement, incitation au dépistage trimestriel via des kits d’auto-prélèvement ou via les structures conventionnelles…).

Enfin, il insiste pour que les politiques de dépistage soient territorialisées, soulignant l’innovation et la pertinence des approches « villes ou territoires sans sida ».


*95% des personnes infectées diagnostiquées, 95% des personnes diagnostiquées placées sous traitement, 95% des personnes traitées en situation de succès thérapeutique (charge virale indétectable : <50 copies/ml).

Références :

CNS. Note valant avis sur les orientations de la politique de dépistage du VIH en France, novembre 2019.

https://cns.sante.fr/rapports-et-avis/n ... tage-2019/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Déc 2019 - 05:16
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Ruptures d'ARV en pharmacie

Depuis le mois de novembre, des personnes vivant avec le VIH rapportent des problèmes pour récupérer leur traitement habituel en pharmacie. Ces problèmes ont fini par remonter auprès des collectifs de patients-es, comme le TRT-5. Selon les militants-es, on dénombre plusieurs cas d’approvisionnement aléatoires : après une première alerte sur le Sustiva (dans sa version princeps) puis deux médicaments du laboratoire MSD (Isentress et Pifeltro, noms commerciaux), il y aurait désormais une difficulté pour obtenir du Triumeq (laboratoire ViiV) depuis fin novembre. Après enquête, le TRT-5 explique que ces ruptures s’expliquent par de mauvaises communications et des décalages dans la distribution entre laboratoires et grossistes répartiteurs, qui tardent eux-mêmes à livrer les officines de ville. Pas de problème de fabrication ou de pénurie à proprement parler, mais un phénomène inquiétant et préjudiciable pour les personnes. Tous-tes les acteurs-rices s’accordent sur le fait que le problème est multifactoriel. Et cela n’est pas sans effet, ainsi un quart des Français-es s'est déjà vu refuser la délivrance d'un médicament ou d'un vaccin pour cause de pénurie, selon une enquête

https://www.france-assos-sante.org/comm ... nce-assos/

publiée en janvier 2019 à l'initiative de France Assos Santé. Face à cette situation, quelques conseils habituels : lancer la procédure Numéros d'urgence (48 heures grâce à un coursier envoyé par le labo), le recours à une autre pharmacie ou à l’hôpital en cas d’urgence. Aussi, il ne faut pas hésiter à aller chercher ses médicaments une semaine avant l'échéance, afin de pouvoir trouver des solutions de recours en cas de ruptures d’approvisionnement temporaires. Si vous êtes témoin ou personnellement concerné-e par ces problèmes d’approvisionnement, vous pouvez signaler tout problème d’accès sur l’observatoire des ruptures du TRT-5 prévu à cet effet.

http://www.trt-5.org/spip.php?article250

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Déc 2019 - 08:30
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Augmentation des personnes sous ARV

Le nombre de personnes séropositives suivant une thérapie antirétrovirale continue d’augmenter, indique l’Onusida. On l’estimait à 24,5 millions à la mi-2019, soit plus du double par rapport à 2012, note l’agence onusienne. Toutefois, l’intensification de l’accès au traitement accuse toujours un retard par rapport à l’objectif de 30 millions de personnes vivant avec le VIH prenant des antirétroviraux fixé pour fin 2020.

Avec une population de 37,9 millions de personnes vivant avec le VIH à la fin 2018, l’écart entre les besoins et l’accès réel au traitement est encore trop important, puisque seulement 24,5 millions de personnes étaient sous traitement ARV, fin juin 2019. En 2018, ce chiffre était de 23,3 millions.

https://www.unaids.org/fr

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Déc 2019 - 08:34
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Une flambée de VIH sans précédent affecte des enfants au Pakistan

L’utilisation par des prestataires de soins de santé d’aiguilles et de produits sanguins contaminés est à l’origine d’une flambée de virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sans précédent chez des enfants au Pakistan.

La flambée qui s’est produite dans le district de Larkana est inédite en termes de proportion de jeunes enfants affectés, principalement ceux de moins de cinq ans. Les chiffres actuels représentent une augmentation de 54 % des diagnostics pédiatriques au cours des 13 dernières années.

Une étude, qui vient d’être publiée dans la revue The Lancet Infectious Diseases, semble confirmer les observations faites par un groupe de travail gouvernemental, selon lesquelles le VIH a principalement été transmis aux enfants du fait de l’usage par des prestataires de soins de santé d’aiguilles et de produits sanguins contaminés.

Entre le 24 avril et le 15 juillet 2019, 930 individus testés positifs au VIH, parmi lesquels 763 (82 %) étaient des enfants âgés jusqu’à 15 ans, et 604 (79 %) d’entre eux étaient âgés de 5 ans et moins. Parmi les enfants âgés de 0 à 15 ans, 464 diagnostics de VIH (61 %) sur 763 concernaient des garçons.

Un groupe de travail gouvernemental avait auparavant déterminé que des aiguilles contaminées pouvaient être la cause de cette situation, suite à des visites d’établissements de santé privés et publics au cours desquelles il avait été observé que des aiguilles étaient réutilisées et que des produits sanguins étaient utilisés sans être soumis à un dépistage visant à déceler des infections. Ces pratiques ont entraîné la fermeture de 3 banques de sang, de près de 300 cliniques et de la Commission des soins de santé du Sindh.

https://www.thelancet.com/journals/lani ... i=80910418

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Déc 2019 - 08:36
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La protéine viral Tat, au coeur de la pathogénie des troubles neurocognitifs (TNC) associés au VIH

Les troubles neurocognitifs (TNC) associés au VIH représentent un ensemble de troubles neurologiques liés aux propriétés neurotropes du VIH, capable de pénétrer dans le système nerveux central (SNC) dès les premières phases de la maladie. La sévérité de ces troubles peut aller du déficit cognitif asymptomatique, sans retentissement sur la vie quotidienne, aux troubles cognitifs modérés, avec un retentissement marqué, jusqu’à la démence associée au VIH. Le lien entre TNC et VIH-1 reposerait notamment sur le sous-type viral.

Le VIH-1B, principalement présent en Amérique, en Europe occidentale et en Australasie, représente 12% de l’ensemble des cas d’infections à VIH. Le VIH-1C, lui, est plutôt présent en Afrique australe et en Inde et représente 50% des cas mondiaux. Les études précliniques suggèrent que le VIH-1B a une plus forte neurovirulence et serait associé à une prévalence plus élevée de TNC associés au VIH.

Une revue parue dans Neurobiology of Disease vient de synthétiser les nombreuses recherches menées dans le domaine afin de mieux comprendre les mécanismes neuropathologiques à l’origine des TNC. Elle s’intéresse plus particulièrement aux nombreux travaux menés pour comprendre le rôle de la protéine Tat, qui est un facteur de transcription essentiel pour l’expression des gènes, la réplication et la pathogenèse du VIH-1.

Cet article rappelle les liens existant entre la structure de la protéine et les mécanismes neurobiologiques associés aux TNC. Ainsi, des études suggèrent que les variations de séquence des acides aminés dans les sous-types de VIH-1B (Tat-B) et VIH-1C (Tat-C) offrent à la protéine Tat des propriétés spécifiques, notamment en termes de capacité et d’activation de la transcription, ainsi qu’en termes d’immunomodulation et d’induction de lésions neuronales. Par ailleurs, la protéine Tat perturbe la voie de la kynurénine et le système glutamatergique par le biais d’une mobilisation prolongée du calcium. Localement, elle altère la plasticité synaptique en dérégulant les cytokines et en favorisant un phénomène de chimiotactisme des cellules immunitaires. In fine, l’ensemble des données actuelles soutient que le sous-type de VIH joue un rôle dans le développent des TNC associés au VIH.

Points clés

• La protéine Tat viral est un déterminant majeur dans le développement de TNC associés au VIH.
• La structure de la protéine diffère selon le sous-type du VIH (B ou C).
• Les liens entre variation de la séquence des acides aminés de Tat et la neurophysiopathologie doivent être mieux étudiés.
• Cette revue évoque les différences de séquences qui pourraient être à l’origine de ces disparités.

https://www.sciencedirect.com/science/a ... via%3Dihub

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 06 Jan 2020 - 13:31
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Theratechnologies : les résultats de l’étude de la tésamoréline pour la NAFLD publiés dans le Lancet HIV

Theratechnologies vient d’annoncer que les résultats d’un essai clinique, récemment complété au Massachusetts General Hospital et au National Institute of Allergy and Infectious Diseases du National Institutes of Health, sur les effets de la tésamoréline sur la stéatose hépatique non-alcoolique (NAFLD) dans le VIH ont été publiés dans le Lancet HIV.

La NAFLD est une cause majeure de morbidité liée à des maladies du foie chez les personnes vivant avec le VIH et est un précurseur de la stéatohépatite non-alcoolique (NASH).

L’étude randomisée, à double-insu et multicentrique a évalué les effets de la tésamoréline sur le gras hépatique et l’histologie chez les personnes vivant avec le VIH et la NAFLD. Au début de l’étude, des biopsies du foie ont permis d’observer de la fibrose hépatique chez 43% des patients et que 33% des patients étaient au stade de la NASH. Au total, 61 patients ont reçu une dose de 2mg de tésamoréline quotidiennement ou un placebo identique pour une période de 12 mois. Le principal critère d’évaluation de l’étude était celui du changement du gras hépatique.

Après 12 mois de traitement, le gras hépatique chez les patients recevant la tésamoréline a diminué de 32% alors qu’il a augmenté de 5% chez les patients recevant le placebo, comparativement à la valeur de départ (p=0,02), représentant une diminution relative de 37% du gras hépatique. De plus, 35% des patients traités avec la tésamoréline sont retournés à des valeurs de gras hépatique sous les 5% comparativement à seulement 4% des patients dans le groupe placebo (p=0,007).

L’étude a également permis de conclure que seulement 10,5% des patients dans le groupe de la tésamoréline ont connu une progression de la fibrose hépatique comparativement à 37,5% chez les patients recevant un placebo (p=0,04).

Des analyses exploratoires ont démontré que plus les valeurs de base de la NASH étaient élevées, plus les impacts étaient grands chez les patients traités avec la tésamoréline (r=-0,48, P=0,04), alors qu’un lien similaire n’a pu être établi dans le groupe placebo (r=-0,14, P=0,52).

« Compte tenu des résultats obtenus avec la tésamoréline sur le gras et la fibrose hépatiques, son développement pour le traitement du NAFLD/NASH chez les personnes vivant avec le VIH semble prometteur. La tésamoréline représente un candidat potentiel uniquement qualifié pour traiter une condition qui est en train de prendre des proportions épidémiques chez les personnes atteintes ou non du VIH, » a déclaré Dr Steve Grinspoon, Professeur de médecine, Harvard Medical School, et Chef de l’unité du métabolisme, et investigateur principal de l’étude au Massachusetts General Hospital.

« La parution des résultats de cette étude dans une publication aussi prestigieuse permet aux professionnels de la santé dans le domaine du VIH d’en apprendre davantage sur la NAFLD et effets de la tésamoréline sur ce qui est considéré comme un enjeu de santé important chez les personnes vivant avec le VIH, » a déclaré Luc Tanguay, président et chef de la direction, Theratechnologies inc.

« Alors que nous attendions la publication des résultats de cette étude, nous avons continué à travailler sur les prochaines étapes du développement de la tésamoréline en NAFLD/NASH chez les personnes vivant avec le VIH. Nous demanderons bientôt une rencontre avec la FDA et l’Agence européenne des médicaments pour confirmer l’approche pour l’étude clinique de phase III requise pour obtenir l’approbation de la tésamoréline dans le traitement du NAFLD/NASH, » a ajouté M. Tanguay.

Le développement de la tésamoréline en NAFLD/NASH chez les personnes vivant avec le VIH sera effectué en utilisant une nouvelle formulation brevetée jusqu’en 2033 aux États-Unis et 2034 dans les pays européens.

https://www.mypharma-editions.com/thera ... lancet-hiv

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Jan 2020 - 14:08
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La vitamine E est une option de traitement NASH pour les personnes vivant avec le VIH

Ce traitement vitaminique était auparavant reconnu comme sûr et efficace pour les personnes sans virus.

Pour les personnes vivant avec le VIH et la stéatohépatite non alcoolique (NASH), le traitement à la vitamine E est une option sûre et efficace pour traiter la maladie du foie.

Une équipe de recherche dirigée par Giada Sebastiani, MD, du Centre universitaire de santé McGill, a mené un essai clinique monocentrique ouvert de phase IV de 24 semaines sur 800 unités internationales de vitamine E quotidienne (alpha-tocophérol) parmi 27 les personnes vivant avec le VIH et la NASH.

Entre février 2015 et septembre 2018, les auteurs de l'étude ont recruté des personnes vivant avec le VIH qui n'étaient pas co-infectées par le virus de l'hépatite B ou C (VHB ou VHC) et qui ne consommaient pas plus de 21 boissons alcoolisées par semaine si elles étaient des hommes ou 14 boissons par semaine si elles étaient femmes. Les participants devaient également suivre un traitement antirétroviral contre le VIH et avoir une charge virale totalement supprimée pendant au moins 24 semaines.

Les participants ne pouvaient pas avoir d'antécédents de carcinome hépatocellulaire (CHC, la forme la plus courante de cancer du foie), de transplantation hépatique ou d'antécédents de consommation de drogues illicites.

Des visites d'étude étaient prévues au départ et aux semaines 4, 12, 24 et 48 par la suite. Les participants ont été traités avec de la vitamine E pendant les 24 premières semaines seulement.

La NASH a été diagnostiquée chez les participants en raison d'un paramètre d'atténuation contrôlé (CAP) d'au moins 248 décibels par mètre et d'une mort cellulaire hépatique importante (apoptose), comme l'indique un niveau de cytokératine 18 (CK-dix huit) supérieur à 130,5 unités par litre.

À la fin du suivi, les enzymes hépatiques ALT des participants ont diminué de 27 unités, leur score CAP a diminué de 22 dB par mètre et leur CK-18 a diminué de 12 unités par litre. Il n'y a eu aucun changement dans leur indice de masse corporelle.

Aucun événement indésirable grave n'a été signalé. Aucun des participants n'a été perdu de vue.

«En conclusion», ont écrit les auteurs de l'étude, «le traitement à la vitamine E semble sûr et réduit les taux d'ALT, de CAP et de CK-18, conduisant à une normalisation rapide et soutenue de l'ALT et à une réduction de la stéatose hépatique [accumulation de graisse hépatique] dans un nombre significatif de VIH patients monoinfectés avec un diagnostic non invasif de NASH. "

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31651429

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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