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19 Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:22
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EACS 2019

EACS 2019 — Pr Jürgen Rockstroh : les points forts de la 17e Conférence de l’EACS à Bâle

Président actuel de la Société européenne de recherche clinique sur le SIDA (European AIDS Clinical Society, EACS) et coprésident de la Conférence de l’EACS, Pr Jürgen Rockstroh a partagé avec nous les points forts de la 17e Conférence de l’EACS, organisée à Bâle en novembre 2019 :

« Nous ne sommes qu’à 8 semaines de l’échéance des objectifs 90-90-90 prédéfinis pour 2020 par ONUSIDA. Où en sommes-nous ? Je pense qu’il s’agit là d’un point essentiel de discussion et d’interaction. Évidemment, certains pays sont sur une très bonne voie : La Suède et le Royaume-Uni ont largement atteint les objectifs 90-90-90. La ville de Londres a même déclaré avoir atteint 95-95-95. Cependant, il est évident que d’importants défis subsistent, surtout en Europe de l’Est et en Asie centrale, et qu’ils contribuent malheureusement à ce qui est probablement l’augmentation la plus importante des nouvelles infections dans le monde. En conséquence, nous faisons face à un immense défi dans l’ensemble de la région Europe de l’OMS. Je pense que nous sommes réunis pour discuter de bons modèles de soins, afin de déterminer où les choses fonctionnent, où les patients sont pris en charge, où la poursuite des soins est efficace et où en est la mise en œuvre de la PrEP en Europe de l’Est. Est-ce qu’elle fonctionne et modifie-t-elle l’épidémiologie ? Quelles leçons pouvons-nous en tirer ? Comment pouvons-nous traduire ces résultats en mesures à mettre en œuvre dans ces régions ?

En ce qui concerne le contexte allemand, permettez-moi de le souligner, en tant que médecin pratiquant en Allemagne, que le pays est également très proche d’atteindre les objectifs 90-90-90, le deuxième et le troisième 90 sont atteints, et le premier n’est qu’à 87 %. Cependant, je pense que l’on peut dire que grâce à l’introduction de l’autotest et de la PrEP, qui depuis le 1er septembre est remboursable par les régimes d’assurance maladie nationaux, nous allons observer une augmentation du dépistage au sein des populations à risque qui devrait probablement faire évoluer la situation. Je suis donc persuadé que nous serons en mesure d’atteindre et de dépasser le dernier objectif 90, même dès cette année, puisque les chiffres sont présentés chaque année le 1er décembre.

Pour moi, il s’agit probablement de l’un des points les plus importants de la conférence. En ce sens, il est évident que les outils de prévention disponibles en Europe, en particulier en Autriche et en Allemagne, ont véritablement changé la donne. Cependant, l’augmentation des MST chez les utilisateurs de PrEP fait l’objet d’un débat controversé. Je pense donc que nous devrons essayer de déterminer de quelle manière l’immunologie globale évolue et nous allons forcément nous pencher sur les données de l’ANRS qui montrent une baisse des nouvelles infections depuis l’introduction de la PrEP en France. En dehors de l’Angleterre, il s’agit donc du second pays où le taux de réussite rapporté est supérieur à l’analyse présentée pour l’Amérique du Nord. Je pense que nous allons sûrement découvrir de nouvelles informations sur l’évolution de la PrEP et des IST puis, comme lors de chaque conférence de l’EACS, nous allons établir un nouvel ensemble de recommandations qui formera la version 10.1. Nous allons assister à un élargissement des schémas prioritaires pour le traitement de première intention, et nous partagerons de nouvelles informations importantes concernant la prise en charge des comorbidités, qui est essentielle dans le cadre de la prise en charge de la population vieillissante, sachant que la moitié des patients allemands ont plus de 50 ans. Un excellent outil pour le suivi de la MCV, de la maladie rénale et d’autres problèmes de santé sera disponible en Allemagne.

Ensuite, nous allons nous confronter aux questions qui continuent de faire débat, par exemple la prise de poids sous médicaments antirétroviraux. Toute une session parallèle est consacrée à la prise de poids, avec de nouvelles données concernant la pathogenèse et les raisons pour lesquelles ces médicaments peuvent entraîner une prise de poids. Nous avons également quelques données concernant les nouvelles voies d’administration des agents qui ont une demi-vie longue, telles que les implants, les injections, etc.

Cependant, la première priorité reste véritablement l’amélioration des traitements de référence en Europe, en augmentant l’implication de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale. Une grande session concernant les traitements de référence est organisée samedi, et les résultats d’un premier audit pilote concernant les co-infections dans différents pays seront présentés, avec notamment la participation de centres de recherche allemands.

Nous allons également évaluer le programme de l’Initiative accélérée pour les villes (Fast-Track Cities).

La conférence promet d’être passionnante et devrait permettre d’améliorer la prise en charge des patients dans toute l’Europe ! »

Références :

https://eacs-conference2019.com/

Bâle à l’heure du plus grand congrès européen consacré au VIH

Bienvenue à Bâle au pays des montres… Bâle est le dernier port du Rhin accessible aux péniches, le troisième centre bancaire et financier de Suisse, et le siège social de nombreuses sociétés pharmaceutiques. C’est aussi la ville où fut fondée la première université suisse, en 1460.

Après un “Avant-congrès sur comorbidités” où la prise de poids a été à l’honneur, ouverture ce jour par Jürgen Rockstroh et Manuel Battegay de la 17e European AIDS Conference. Ce congrès sera le plus grand congrès européen consacré au VIH pour 2019.

Beaucoup de posters, mais, là aussi, changement de paradigme : uniquement e-poster, mais cela évite les fameux tubes oubliés dans le train ou l’avion et c’est plus dans la tendance “écolo” ! Et, étonnamment pour une “European conference”, un certain nombre de posters venus directement (par mail) de Chine !

Bien sûr, beaucoup de sessions très diverses : stratégies thérapeutiques, PreP et IST, comorbidités, mère-enfant, virologie et pharmacologie.

Et aussi le retour de laboratoires pharmaceutiques qui avaient “disparu” dans le VIH, comme Roche, laboratoire suisse s’il en est… ou l’arrivée de nouveaux spécialisés dans la prise en charge de la multirésistance…

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:27
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EACS 2019 — Une nouvelle version des recommandations européennes concernant les adultes positifs pour le VIH en Europe a été publiée

Sélection des patients pour le TAR

Les principaux changements de la section concernant le TAR portent sur la sélection du meilleur schéma pour une personne adulte vivant avec le VIH (PVAV) et naïve de traitement. Les recommandations suggèrent un examen critique des critères suivants :

• si la personne est une femme qui souhaite concevoir un enfant (traitement antirétroviral non recommandé) ;
• si la personne est une femme enceinte (un TAR spécifique est indiqué dans • les recommandations ; la section entière a été mise à jour avec des conseils thérapeutiques selon différents scénarios) ;
• si la personne présente une infection opportuniste ;
• si la personne est atteinte de tuberculose (TB) ;
• si la personne présente des comorbidités pouvant potentiellement limiter le traitement ;
• si la personne est traitée avec d’autres médicaments ;
• si la personne a des difficultés à déglutir.
Une section spécifique fournit des suggestions adaptées à chacun de ces scénarios.

Mettre l’accent sur les comorbidités

Dans cette section, tous les tableaux ont été mis à jour pour y ajouter le bictégravir (BIC) et la doravirine (DOR), tandis que des médicaments antirétroviraux plus anciens (y compris les inhibiteurs de la protéase plus anciens, la DDI et la stavudine) ont été retirés de toutes les sections, à l’exception de celle concernant la lipoatrophie.

Un commentaire concernant l’utilisation des cigarettes électroniques a été inclus dans la section portant sur les interventions sur le mode de vie.

En ce qui concerne le dépistage de la maladie rénale, l’utilisation du rapport albumine/créatinine pour la maladie glomérulaire et du rapport protéine/créatinine pour le dépistage et le diagnostic de la tubulopathie liée aux antirétroviraux est recommandée.

Les cibles concernant les lipides ont été mises à jour, et le seuil de modification du TAR est passé d’un risque de MCV de 20 % à 10 ans à un risque de MCV de 10 % à 10 ans.

Les cibles concernant la pression artérielle ont également été mises à jour, et la prise en charge médicale de l’hypertension comprend désormais des suggestions modifiées sur la séquence d’administration des médicaments et des recommandations relatives aux médicaments à utiliser.

Dans la section concernant la santé sexuelle, une déclaration sur les infections indétectables/intransmissibles a été incluse ; elle comprend la manière dont ces informations affectent les options pour concevoir un enfant des PVAV et de leurs partenaires et le dépistage de la ménopause.

Une déclaration concernant l’impact de la dépression sur le bien-être général a été incluse et, dans la section portant sur les recommandations relatives à la cognition, les recommandations préconisent que les modifications du TAR s’appuient soit sur les tests de résistance à l’écoulement du liquide céphalorachidien, soit sur la toxicité probable du TAR.

Fragilité et vieillissement

Une nouvelle section concernant la fragilité et le vieillissement a été ajoutée ; elle définit la fragilité à partir du phénotype clinique et suggère comment évaluer, interpréter et traiter la fragilité.

Les recommandations principales sont les suivantes :

• maintenir la fonction physique et rétablir les troubles de la fonction physique et la sarcopénie en prescrivant une activité physique comprenant un entraînement de résistance ;
• prendre en compte la polymédication en réduisant ou en interrompant tout médicament inadapté ou superflu ;
• dépister et traiter les causes modifiables de fatigue ;
• dépister les causes réversibles de perte de poids non-intentionnelle et envisager la fortification alimentaire et une supplémentation en protéines ou en calories ;
• prescrire de la vitamine D en cas de carence.

Références :

EACS Guidelines 2019 https://www.eacsociety.org/guidelines/e ... ines.html. Special session. Presented at 17th European AIDS Conference – EACS (Basel, Switzerland).













Recommandations EACS 2019 : les nouveautés en initiation de traitement



https://youtu.be/4bcO-SgxnXg

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:31
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TAF/FTC chez la femme : données poolées de 5 études






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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:34
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Étude ADVANCE




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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:48
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Tissu adipeux : de l’in vitro à l’in vivo



https://youtu.be/w6G1BZc_oYU

Overview des études cliniques sur le tissu adipeux



https://youtu.be/OGa7sriI9sI

Évolution de la charge virale dans le sperme en primo-infection sous dolutégravir



https://youtu.be/hFTegeC2blM

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:51
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Actualités sur les interactions médicamenteuses



https://youtu.be/YrPghT8SIO0

Étude française Trulight



https://youtu.be/STUEy4087BE

Perdus de vue à Paris et dans sa région : moyens et actions mis en œuvre dans les différents centres



https://youtu.be/cC13HpBIfDE

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:54
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EACS 2019 — Les défis actuels et émergents dans le domaine du VIH

• La recherche moléculaire concernant l’infection par le VIH pourrait permettre de découvrir un remède, et de nouveaux médicaments ont été développés ou recommandés.
• Des approches préventives efficaces sont en place, mais une amélioration est possible au niveau de leur mise en œuvre.
• La population vieillissante vivant avec le VIH représente un nouveau défi.
• Des efforts importants sont nécessaires pour optimiser les traitements de référence.
Pourquoi est-ce important ?

• Malgré les avancées, des défis subsistent dans de nombreux aspects de la prise en charge du VIH et de nouveaux défis émergent.


Dans le scénario actuel, qui évolue rapidement, plusieurs problèmes subsistent ou émergent et doivent être résolus. Tous ont fait l’objet de longues discussions lors de la 17e Conférence européenne sur le SIDA à Bâle.

Développement d’un traitement curatif du VIH

De nombreux chercheurs scientifiques ont participé à la conférence, ce qui a permis de mettre en lumière plusieurs nouveaux aspects cellulaires et moléculaires de l’infection par le VIH à l’occasion d’un atelier dédié. Pour atteindre l’objectif de la guérison, les chercheurs scientifiques, les chercheurs cliniques et les personnes infectées par le VIH doivent forcément travailler ensemble.

Prévention du VIH

La conférence a confirmé que la prévention est l’un des principaux facteurs décisifs de l’épidémiologie du VIH, avec plusieurs présentations axées sur le fait que la PrEP représente une approche préventive majeure. Des inquiétudes subsistent sur le terrain, par exemple en ce qui concerne les inégalités en Europe, la compensation du risque ou la fréquence des dépistages. La PrEP ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la prévention, une approche combinée est essentielle pour la prévention efficace du VIH et nécessite des interventions personnalisées.

Nouveaux médicaments et toxicité du traitement antirétroviral

Les choses évoluent très rapidement dans ce domaine, puisque des médicaments actifs sont disponibles pour chaque étape de l’infection par le VIH. Nombre de ces nouveaux médicaments ont été développés pour leur activité à long terme et afin d’utiliser de nouvelles voies d’administration, telles que des timbres transdermiques. Ceci, associé aux nouvelles recommandations de traitement, pousse à développer des traitements plus personnalisés et à éviter certains effets indésirables, tels que la prise de poids.

Vieillir avec le VIH

Une session était consacrée aux patients vieillissants, qui représentent une proportion importante de la population infectée par le VIH et qui présentent des besoins spécifiques, principalement liés à la fragilité, aux comorbidités et à la polymédication. Les médicaments toxiques auxquels les patients ont été exposés par le passé ont également leur importance. La collaboration entre les spécialistes et la personnalisation des services sont nécessaires pour répondre à ces besoins.

Traitements de référence en Europe

La définition des traitements de référence est nécessaire pour permettre un diagnostic et un traitement rapides. La situation en Europe est très variable, et les problèmes et priorités spécifiques doivent être identifiés dans chaque région avec les diverses ressources qui y sont disponibles. C’est en cela que les traitements de référence peuvent diverger.

Références :

Rockstroh J, Wensing A, Sullivan A, Orkin C, Barber T, Vovc E. Press Conference. Friday, November 8, 2019. Presented at 17th European AIDS Conference – EACS (Basel, Switzerland).

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 08:55
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EACS 2019 — Le suivi à long terme après l’instauration d’un schéma de traitement antirétroviral sans inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse

• Après 5 ans de suivi, un quart des patients recevaient toujours le traitement antirétroviral (TAR) original.
• Les raisons principales de l’arrêt du traitement n’étaient pas liées à des événements indésirables (EI) ou à un échec virologique.

• Peu de données à long terme portant sur les patients ayant commencé à prendre un schéma de TAR sans inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTI) sont disponibles.

• NEAT 001/ANRS 143 : essai contrôlé randomisé (ECR), n = 805, 15 pays, 78 centres, 96 semaines de suivi, comparant l’association darunavir/ritonavir et raltégravir (DRV/r + RAL) à l’association DRV/r et ténofovir/emtricitabine (TDF/FTC).
• Étude NEAT 001 LONG TERME (NLT) : n = 430 (DRV/r + RAL : n = 201 ; DRV/r + TDF/FTC : n = 229), 8 pays, 39 centres, évaluant les résultats à 5 ans des patients de l’essai NEAT 001/ANRS 143.
• Les données ont été recueillies de manière rétrospective par le biais de cahiers d’observation électroniques (COe) anonymisés.
Principaux résultats

• 5 ans après l’inclusion, le traitement initial était toujours utilisé chez un quart des patients.
• Une utilisation prolongée de DRV/r a été observée dans la moitié de la cohorte.
• À ce jour, près de la moitié des participants des deux groupes reçoivent du DRV potentialisé.
• Le taux d’événements cliniques et virologiques (ARN du VIH supérieur à 50 c/ml) était faible entre 2 et 5 ans.
• Lors du dernier suivi : ARN du VIH inférieur à 50 c/ml chez plus de 95 % des sujets.
• Prise de poids moyenne entre l’entrée dans l’étude et le dernier suivi : 3,15 kg contre 4,08 kg, chez les patients exposés pendant plus de 50 % du suivi à des inhibiteurs de transfert de brin de l’intégrase (Integrase Strand Transfer Inhibitors, INSTI), comparativement à ceux n’ayant jamais été exposés à des INSTI, respectivement.
• Une augmentation plus importante du taux de créatinine a été observée chez les sujets exposés au TDF pendant plus de 50 % du suivi, comparativement à ceux jamais exposés (9,94 μmol/l contre 5,93 μmol/l).
• Les changements de traitement étaient le plus souvent dus à un besoin/souhait d’optimiser le traitement plutôt qu’à un manque d’efficacité ou à des événements indésirables.

• Recueil rétrospectif des données.
• Situation en pratique réelle lors de la deuxième partie du suivi (de la semaine 96 à l’année 5), mais ECR lors de la première partie.

Références :

Raffi F. - Five-year follow-up of patients enrolled in NEAT001/ANRS 143 randomized clinical trial (NEAT001 LONG TERM (NLT) study). Abstract PS8/6. Presented at 17th European AIDS Conference – EACS (Basel, Switzerland).

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 09:20
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Efficacité virologique et bonne acceptation du traitement injectable CAB/RPV chez les femmes
D’après Quercia R et al., abstr. PS1/1, actualisé

L’efficacité de la bithérapie cabotégravir + rilpivirine (CAB/RPV) sous sa forme injectable (IM) et à libération prolongée (1 injection/4 à 8 semaines) a été démontrée dans les essais FLAIR (patients naïfs) et ATLAS (patients prétraités). L’analyse présentée ici concerne les données chez les femmes ayant participé à ces 2 essais, qui représentent environ 28 % des participants (162/591 dans les bras CAB/RPV et 168/591 dans les bras “poursuite de la trithérapie en cours”).

À l’inclusion, les participantes avaient 42 ans en moyenne, environ 40 % étaient d’origine africaine ou afro-américaine, 55 % étaient caucasiennes, et 28 % avaient un IMC > 30 kg/m2. À S48, 5 participantes sur 162 (3,1 %) avaient une charge virale plasmatique (CVp) > 50 copies/mL dans le bras CAB/RPV, versus 1/168 (0,6 %) dans le bras trithérapie (différence non significative, +2,49 ; IC95 : [−0,64 ; +6,54]) (figure). Ceci correspondait à 5 échecs virologiques dans le bras CAB/RPV versus 1 dans le bras trithérapie. Parmi les 5 échecs virologiques sous CAB/RPV, 2 participantes avaient sélectionné des mutations de résistance qui n’existaient pas à l’inclusion, conférant une résistance à la RPV (E138K) et au CAB (Q148R). Ces taux d’échecs virologiques étaient similaires à ceux observés chez les hommes. Les dosages plasmatiques des 2 drogues montraient des concentrations similaires à celles observées chez les patientes en succès thérapeutique. Il n’y avait pas de différence en termes d’effets indésirables, et aucun effet indésirable grave lié à CAB/RPV n’était rapporté chez les participantes. Les femmes rapportaient moins de douleurs aux sites d’injection que les hommes (66 versus 82 %) (tableau). Parmi les femmes ayant répondu aux enquêtes de satisfaction à S44, 100 et 97 % d’entre elles, dans les essais FLAIR et ATLAS, respectivement, étaient satisfaites du traitement injectable et souhaitaient le poursuivre. La bithérapie CAB/RPV semble être une très bonne alternative chez les femmes. Toutefois, les données concernant la grossesse sont presque inexistantes à ce jour, et malheureusement, les données concernant l’évolution du poids sous CAB n’ont pas été présentées.




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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 09:23
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Switch vers un INI et prise de poids dans la cohorte AGEhIV
D’après Verboeket SO et al., abstr. PS3/6, actualisé

Cette étude de la cohorte hollandaise AGEhIV (cohorte d’Amsterdam de PVVIH et VIH négatif ≥ 45 ans) avait pour objectif d’estimer l’impact sur la prise de poids d’un switch vers un traitement ARV avec inhibiteur de l’intégrase chez des PVVIH contrôlés virologiquement depuis plus de 1 an (n = 119), en les comparant à 2 groupes contrôles (271 PVVIH poursuivant leur traitement ARV habituel et 488 personnes non VIH). Les patients des groupes contrôles avaient des modes de vie comparables, et étaient sélectionnés après appariement par score de propension établi sur l’âge, le genre, l’origine ethnique et l’IMC. La variation moyenne du poids sur 1 an était comparée avec des modèles linéaires généralisés à effet mixte.

Les principales caractéristiques des sujets sont détaillées dans le tableau I. Pour les 119 PVVIH ayant modifié leurs ARV vers un anti-intégrase, 63 (53 %) ont initié du dolutégravir, 41 (34 %) de l’elvitégravir, et 15 (13 %) du raltégravir. Il n’y avait pas de différence concernant la prise moyenne annuelle de poids entre les 3 groupes (tableau II). Dans une analyse secondaire, il était objectivé une différence significative pour une prise de poids > 5 % chez les PVVIH ayant modifié leur poids sous INI (24 %), par rapport aux autres (13 %) (p = 0,012), ou au groupe contrôle non infecté par le VIH (12 %) (p = 0,004). Il n’y avait pas de différence pour la prise de poids > 10 % entre les 3 groupes, mais le nombre d’événements était faible.

Même s’il ne semble pas y avoir de différence de prise de poids sous INI versus les groupes contrôles, cette étude souligne qu’une proportion plus importante des sujets exposés aux INI semblent prendre du poids. Ces données restent à confirmer avec des études incluant des enquêtes alimentaires, des analyses en fonction des différentes anti-intégrases, et d’autres populations potentiellement plus exposées à une prise de poids sous INI (femmes d’origine subsaharienne, par exemple).




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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 09:34
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Étude ADVANCE : impact sur la minéralisation osseuse évaluée par DEXA
D’après Moorhouse M et al., abstr. PS4/3, actualisé

L’étude ADVANCE réalisée en Afrique du Sud a montré la non-infériorité des stratégies TDF (n = 351) ou TAF/FTC/DTG (n = 351) versus TDF/FTC/EFV (n = 351) en terme d’efficacité virologique à S96 dans une étude randomisée, ouverte, de phase 3 qui avait inclus 1 053 PVVIH naïves de tout traitement (Venter et al. NEJM 2019). Les résultats de la sous-étude sur la densité minérale osseuse (DMO) ont été présentés cet après-midi (voir notre Zoom). Un DEXA scan a mesuré la DMO corps entier (contenu minéral osseux total), vertébrale et col fémoral à l’inclusion, à S48 et à S96, en utilisant les critères OMS pour le diagnostic d’ostéopénie et d’ostéoporose. Le risque de fracture à 10 ans a ensuite été calculé en incluant les données de DMO du col fémoral par le score de Frax®, pour toutes les personnes agés de plus de 40 ans.

Les pourcentages de modification de la DMO étaient similaires dans les 3 bras et relativement modérés avec une décroissance accentuée et attendue à la mise sous traitement. A S96, la prise de TAF/FTC/DTG était associée à une décroissance moindre de la DMO au niveau vertébral et fémoral, plus significative encore au niveau vertébral et fémoral par rapport à TDF/FTC/EFV que TDF/FTC/DTG. L’incidence de l’ostéopénie/ostéoporose n’était différente qu’au niveau du col fémoral à S96 (TAF/FTC/DTG (6,3 %), TDF/FTC+DTG (11,1 %) et TDF/FTC/EFV (30 %) (résultats sur 427 sujets). Le risque fracturaire calculé par Frax® était plus important pour TDF/FTC/DTG, même si ce risque était faible en absolu (0,36 %) et la différence très faible avec les 2 autres stratégies (n=99 sujets). Il n’y a eu que 7 d’évènements fracturaires dans l’étude, aucun spontané.

Ainsi cette étude rapporte une meilleure tolérance osseuse (attendue) de TAF/FTC/DTG par rapport aux 2 autres stratégies, même si les évènements fracturaires sont rares et probablement non ostéoporotiques, et les pourcentages de perte osseuse faibles dans cette population jeune. Aussi, l’absence de validation en Afrique des normes de DMO et de score Frax est une limite dans l’interprétation des données..

Modifications de la composition corporelle évaluées par DEXA à S96 dans l’étude ADVANCE
D’après Moorhouse et al., abstr. PS3/3, actualisé

L’étude randomisée ADVANCE réalisée en Afrique du Sud a démontré la non-infériorité des stratégies TDF ou TAF/FTC/DTG versus TDF/FTC/EFV en termes d’efficacité virologique à S96 dans une étude randomisée, ouverte, de phase III qui avait inclus 1 053 PVVIH naïves de tout traitement (Venter et al., NEHM 2019). Cette étude monocentrique a mis en évidence une augmentation du poids plus importante sous TAF et chez les femmes (augmentation moyenne du poids : 6,4 kg sous TAF/FTC/DTG, 3,2 kg sous TDF/FTC/DTG et 1,7 kg sous TDF/FTC/EFV). L’objectif de l’étude (voir notre zoom) est d’évaluer à S48 et S96 par DEXA scan les modifications de la répartition corporelle (masses graisseuses/maigres) chez les personnes incluses (suivi en cours). Les caractéristiques des PVVIH à l’inclusion sont détaillées dans le tableau ci-dessous.



Les résultats des DEXA montrent que la répartition de la prise de masse grasse semblait homogène entre le tronc et les membres. La prise de masse grasse est plus importante sous DTG que sous EFV, tout particulièrement chez les femmes et avec le TAF. Il semble exister aussi une prise de masse maigre sous DTG, particulièrement chez les femmes et avec le TAF, et pas avec l’EFV. L’incidence de l’obésité était plus importante chez les femmes (30,5 % sous TAF/FTC/DTG, 14 % sous TDF/FTC/DTG, et 8 % sous TDF/FTC/EFV) que chez les hommes (4 % sous TAF/FTC/DTG, 2 % sous TDF/FTC/DTG, et 0 % sous TDF/FTC/EFV), significatif pour TAF/FTC+DTG versus les autres groupes (p < 0,001). Les facteurs associés à une prise de poids ≥ 10 % étaient la prise de TAF/FTC/DTG, le taux de CD4 à l’inclusion, la charge virale, le fait d’être une femme, l’âge et le poids initial. Il semblait y avoir un risque accru de syndrome métabolique à S96 sous TAF/FTC/DTG. L’étude met en évidence une prise de poids significativement plus importante sous TAF et DTG, principalement au niveau de la masse grasse et chez les femmes. Un suivi au-delà de 2 ans est planifié, en raison d’une prise de poids persistante à S96. Des analyses de la répartition de la masse grasse au niveau abdominal sont en cours.

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 09:40
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Efficacité de la bithérapie DRV/c/RPV en switch
D’après Maggiolo F et al., abstr. PS7/1, actualisé

À l’ère de l’allègement thérapeutique, les bithérapies incluant des anti-intégrases sont de loin les plus utilisées (dolutégravir/rilpivirine, dolutégravir/lamivudine, étravirine/raltégravir). L’étude italienne présentée ici est une étude randomisée évaluant le maintien du succès virologique (charge virale plasmatique (CVp) <50> 50 copies/ml à S24) n’était survenu dans le bras DRV/c/RPV, versus 3,7 % dans le bras contrôle, ce qui permet de montrer la non-infériorité de la stratégie étudiée (différence : +3,7 % ; IC95 : [−0,4 ; +7,9]) (figure). 91,3 % des patients présentaient une CVp < 50 copies/mL dans le bras DRV/c/RPV, versus 93,8 % dans le bras contrôle (différence : −2,5 % ; IC95 : [−10,65 ; +5,65]). Cinq effets indésirables ont conduit à l’interruption du DRV/c/RPV, dont 3 liés aux molécules : troubles psychotiques, rash et diarrhée. Les valeurs de cholestérol total et de LDL-cholestérol augmentaient significativement après le switch pour DRV/c/RPV (+17 et +12 mg/dL, respectivement). Les valeurs de densitométrie minérale osseuse (DMO) restaient stables sous DRV/c/RPV alors qu’elles diminuaient significativement dans le groupe contrôle (+0,3 versus −2,0 g/cm2). Cette bithérapie pourrait donc être une bonne alternative pour alléger le traitement ARV chez des patients ne pouvant pas recevoir d’anti-intégrases (intolérance, résistance) ou de lamivudine (résistance). Elle a intégré les nouvelles recommandations de l’EACS concernant le switch (voir notre zoom).


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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 09:42
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“HIV nicht mehr”* et U = U !
Pr Valérie POURCHER

Tout est bon pour essayer de limiter l’épidémie VIH mondiale. Du coup, la PrEP sous toutes les coutures ! Données à long terme, tolérance osseuse, observance !

Dominique Costagliola a présenté les données de la cohorte ANRS Prévenir sur l’observance de la PrEP et facteurs associés. Cette étude a mis en avant les profils des sujets les plus à risque permettant de proposer des interventions ciblées et adaptées à chacun. Ces interventions ciblées sont aussi nécessaires pour nos patients infectés par le VIH, chez qui la consommation de drogues récréatives, de chemsex et de slam est très variable dans les grandes villes européennes. Les consommateurs anglais préfèrent le chemsex et le slam, beaucoup plus que les Italiens !

Concernant la prise en charge du VIH, le leitmotiv est l’efficacité, rendre les patients indétectables par tous les moyens : TAF/FTC/bictégravir, bithérapie, TDF/FTC… Chez les patients porteurs de la mutation M184V, des données récentes ont été présentées : on est rassurés pour le TAF/FTC/bictégravir, mais il faut confirmer les données de l’étude pilote avec le dolutégravir.

Comme qui dirait : “HIV nicht mehr” et U = U… affichés partout à Bâle pour sensibiliser, on l’espère, la population générale et pas seulement les personnes à risque.

N’oubliez pas, quelques cas cliniques encore demain matin et bon retour à tous !

* HIV nicht mehr : HIV plus maintenant.

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 09:45
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ANRS Prévenir : observance de la PrEP et facteurs associés
D’après Costagliola D et al., abstr. PS11/1, actualisé

Il existe peu de données sur les facteurs qui sont associés à l’interruption de la PrEP. L’objectif de cette étude était d’évaluer dans la cohorte Prévenir, les facteurs associés à l’interruption de la PrEP. Les critères d’inclusion étaient d’être HSH, sous PrEP ou non, avec au moins 1 visite de suivi après l’inclusion. L’interruption de la PrEP était définie par l’arrêt de la PrEP ou l’absence de nouvelles à au moins 2 visites pendant les 30 mois du suivi individuel. Le taux d’interruption était estimé en utilisant un modèle de Kaplan-Meier et l’analyse des facteurs associés grâce à un modèle de Cox, en prenant en considération dans le calcul le fait d’être déjà exposé à la PrEP (“entrées échelonnées”).

Des 3 057 sujets de la cohorte, 2 699 avaient tous les critères d’inclusion (exclusion de 44 sujets non HSH et de 314 sujets n’ayant pas eu de visite de suivi). L’âge médian était de 36 ans (EIQ : 29-43), 84 % étaient nés en France, 73 % avaient un niveau postbaccalauréat > 2 ans, et 40 % étaient déjà sous PrEP (médiane : 9,1 mois). Le nombre médian de partenaires sexuels dans les 3 mois était de 10 (EIQ : 5-20), et le nombre médian de rapports anaux non protégés, de 2 (EIQ : 0-5).

Les motifs d’arrêt de la PreP pour les 358 sujets, soit 32 % (IC95 : 8-13), pendant les 30 mois de suivi sont montrés dans le tableau I. Les 72 sujets suivis ailleurs sous PrEP n’ont pas été comptabilisés comme un événement. Au total, 258 sujets ont été perdus de vue, et 100 sujets ont arrêté la PrEP de leur propre volonté (pour diverses raisons). Les facteurs associés à l’interruption de la PrEP sont résumés dans le tableau II (analyse multivariée) : un âge plus jeune, un niveau d’éducation plus faible. Être déjà sous PrEP était associé à un moindre risque d’interruption. Ces résultats ont été aussi objectivés en se limitant aux sujets ayant interrompu la PrEP, en excluant les perdus de vue.

Cette étude permet de mieux comprendre les profils de sujets à risque d’interrompre la PrEP et de proposer des interventions ciblées. D’autre part, des études “qualitatives” seront réalisées pour mieux décrire ces profils.




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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 10:13
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Switch vers DTG et évolution du poids dans la cohorte suisse
D’après Mugglin C et al., abstr. PS3/5, actualisé

L’objectif de ce travail était d’évaluer, au sein de la cohorte suisse, les modifications pondérales dans les 18 mois d’un switch vers le DTG, chez des PVVIH contrôlés virologiquement depuis plus de 6 mois et sous ARV depuis plus de 18 mois, et d’identifier des facteurs associés à des modifications pondérales importantes (≥ 5 % du poids).

Sur les 17 362 PVVIH de la cohorte, 4 370 ont reçu du DTG au moment d’un switch, et 2 186 sujets présentaient l’ensemble des critères d’inclusion (exclusion pour grossesse, pas de poids préalable, échec virologique postswitch). Les caractéristiques des PVVIH analysées étaient les suivantes : 75 % d’hommes, âge médian de 51 ans (EIQ : 44-56), 48 % d’HSH, avec un poids médian de 73 kg (EIQ : 64-83), un IMC médian de 24 (EIQ : 21,7-26,Cool et une durée médiane d’ARV de 11 ans (EIQ : 6-17). Les pentes de prise de poids par des modèles d’analyse chronologique sont montrées dans la figure 1, sans ajustement. Le switch vers TAF avec le DTG semblait majorer la prise de poids, mais les différences de pente n’étaient pas significative (figure 1), probablement en raison du manque d’effectifs (77 PVVIH ont modifié leur combinaison avec TAF et DTG). 477 sujets ont eu un gain de poids > 5 % après le switch. Les facteurs associés à un gain de poids sont montrés dans la figure 2 : être une femme, originaire d’Afrique subsaharienne, être fumeur actif, être non obèse au switch et avoir moins de 45 ans. Les autres variables de la régression logistique n’étaient pas explicitées. Ainsi, s’il semble exister un effet sur le poids du switch vers le DTG, celui-ci semble modeste, et associé principalement à des facteurs démographiques et non thérapeutiques. L’absence d’enquête alimentaire est une autre limite importante. Des études similaires dans des populations plus à risque sont nécessaires.




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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 10:16
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NEAT-001 (bithérapie RAL/DRV/r) : que sont devenus les patients 5 ans après ?
D'après Raffi F et al., abstr. PS8/6, actualisé

L’essai ANRS NEAT-001 avait démontré la non-infériorité à S96 de la stratégie RAL/DRV/r versus TDF/FTC/DRV/r chez le patient naïf (non-infériorité non démontrée si CD4 < 200/mm3). L’analyse présentée ici est le suivi à long terme d’une partie des patients de l’étude NEAT-001.

Parmi les 745 patients randomisés dans l’étude initiale et ayant atteint S96, 430 ont été inclus dans cette analyse à 5 ans (201 dans le bras RAL/DRV/r et 229 dans le bras TDF/FTC/DRV/r), avec un suivi médian de 44,5 mois. Après S96, les données recueillies étaient des données de “vie réelle”, dans le sens où les cliniciens étaient libres de modifier les régimes thérapeutiques à leur convenance. À 5 ans, les données de 177 patients étaient analysables dans le bras RAL/DRV/r, et de 203 patients dans le bras TDF/FTC/DRV/r. 89 % des participants étaient des hommes, et la médiane d’âge était de 38 ans. La charge virale plasmatique (CVp) préthérapeutique médiane était de 4,77 log10 copies/mL, et les CD4, à 333/mm3 (17 % de patients avec des CD4 < 200/mm3). À 5 ans, 22 % des patients inclus initialement dans le bras RAL/DRV/r étaient toujours sous cette combinaison (versus 19 % dans le bras TDF/FTC/DRV/r). À 5 ans toujours, 54 et 49 % des patients avaient toujours du DRV/r dans leur combinaison, en fonction de leur bras initial de randomisation (contre 25 % des patients du bras RAL/DRV/r ayant toujours du RAL dans leur combinaison) (figure 1). Entre S96 et la cinquième année de suivi, il n’y avait pas de différence d’arrêt de traitement pour intolérance. En termes d’efficacité virologique, la différence qui existait à S96 pour les patients ayant des CD4 < 200/mm3 à l’inclusion n’était plus retrouvée à 5 ans (tableau I). En revanche, cette moindre efficacité était toujours retrouvée pour les patients ayant des CD4 <200> 100 000 copies/mL (tableau II). Les données de suivi 5 ans après l’inclusion dans les études sont rares. Celles-ci montrent la persistance de l’efficacité virologique du RAL/DRV/r, et la persistance prolongée dans les combinaisons thérapeutiques du DRV/r.




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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 10:17
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Efficacité et résistance des anti-intégrases en Europe
D’après Rossetti B et al., abstr. PS5/5, actualisé

NTEGRATE est le regroupement de 9 cohortes européennes de patients vivant avec le VIH, ayant commencé un traitement à base d’inhibiteurs de l’intégrase (INI), à partir de 2012. L’analyse présentée ici (voir notre zoom) avait pour but d’étudier le délai avant interruption de cette ligne thérapeutique, le motif de cette interruption, et le délai de survenue d’un échec virologique (1 charge virale plasmatique (CVp) > 1 000 copies/mL ou 2 CVp > 50 copies/mL ou 1 CVp > 50 copies/mL suivie d’un changement de traitement), en fonction du groupe d’appartenance des patients. En effet, les patients étaient séparés en 5 groupes (voir notre zoom) selon leur statut naïf ou prétraité, et, pour les prétraités, selon l’indétectabilité ou non de leur CVp et selon leur exposition antérieure aux INI.

Au total, près de 11 000 patients ont été inclus dans l’analyse (dont 1 700 naïfs). La prévalence des mutations de résistance aux INI (sur un génotype précédant l’introduction de l’INI au cours de la période d’étude) était de 0,3 % chez les naïfs, mais atteignait 8,6 % chez les patients prétraités virémiques et ayant déjà été exposés aux INI. La probabilité d’avoir interrompu le traitement à base d’INI (une modification pour un autre INI était considérée comme une interruption) au bout de 12 mois, chez les naïfs et chez les prétraités virémiques, était de 28 et 29 %, respectivement. La probabilité de présenter un échec virologique dans les 12 mois, dans ces 2 groupes, était de 2 et 27 %, respectivement. L’utilisation des INI de première génération (raltégravir, elvitégravir) était plus fortement associée aux interruptions de traitement, quel que soit le groupe étudié. Plus la durée de suppression virologique était prolongée, chez les patients contrôlés exposés ou non antérieurement aux INI, plus le taux d’échecs virologiques était faible. Enfin, l’existence d’échecs virologiques dans le passé était associée à un plus fort risque d’échec virologique sous INI, dans tous les groupes de patients prétraités. Ces données confortent l’utilisation des INI de dernière génération chez les patients naïfs et prétraités, avec une attention particulière à porter aux patients prétraités, a fortiori ayant déjà connu des échecs virologiques antérieurs.

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 15:54
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Étude de phase III DISCOVER : résultats à S96
D’après Ruane P et al., abstr. PE3/16, actualisé

DISCOVER est un essai clinique international, en double aveugle, mené sur 92 sites aux États-Unis, au Canada et en Europe occidentale. Quatre centres français y ont participé (Saint-Louis, Tenon, Marseille et Nice). Le but de l’essai était d’évaluer si le FTC/TAF était sans danger et efficace en tant que produit de prophylaxie préexposition quotidienne orale continue (PrEP). Il est comparé au FTC/TDF prescrit dans le cadre de la PrEP dans le monde entier. Les participants ont été randomisés pour recevoir soit du FTC/TDF plus un comprimé placebo au TAF/FTC plus un comprimé placebo, tous les participants recevant 2 comprimés à prendre chaque jour en continu.

Cette étude a concerné 5 287 hommes cisgenres et femmes transgenres (1 % seulement) ayant des rapports sexuels avec des hommes. 2 694 dans le bras TFTC/TAF et 2 693 dans le bras FTC/TDF, avec une moyenne d’âge de 36 ans (18-76) et 85 % de maintien dans l’essai. La prise de risque comme critère d’inclusion était le fait d’avoir eu au moins 2 rapports anaux non protégés par préservatif dans les 3 derniers mois ou une IST gonocoque/chlamydia/syphilis dans les 6 mois. Le critère principal d’analyse était le nombre de contaminations par le VIH pour 100 personnes/année. Comme objectifs secondaires, il y avait l’analyse comparative de la fonction rénale, la tolérance osseuse, le taux d’IST incidentes dans les 2 bras, et l’analyse des comportements sexuels. Le taux d’IST était élevé, avec 99,5/100 personnes/année. À S48, 22 contaminations ont été rapportées, soit un taux de 0,08/100 personnes/année (TAF/FTC) et 0,45/100 personnes/année (TDF/FTC), des taux bien plus faibles que celui observé dans la même population sans PrEP, sans différence significative entre les 2 groupes, même si l’on a observé 7 contaminations dans le bras TAF/FTC et 15 dans le bras TDF/FTC. À S96, analyse présentée à l’EACS en poster, il a été observé un total de 23 contaminations (8 dans le bras TAF/FTC et 15 dans le bras TDF/FTC) (figure 1).



Concernant la prise de poids, elle est de 1,7 kg (F/TAF) et 0,5 kg (F/TDF) à S96 versus respectivement 1 et 0 kg à S48 (comparable aux variations du poids observées dans l’étude de phase III iPrEX). Le bon profil de tolérance rénal et osseux observé à S48 est confirmé à S96 (aucun arrêt pour intolérance rénale ni syndrome de Fanconi). Enfin, l’incidence des IST demeure élevée (figure 2), avec un aspect en plateau aux environs de 15 % entre S48 et S96.


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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 15:56
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DTG/3TC et impact de la M184V sélectionnée dans le passé
D’après De Miguel Buckley R et al., abstr. PS7/5, actualisé

L’efficacité de la bithérapie dolutégravir/lamivudine (DTG/3TC) a été démontrée, chez les patients naïfs et prétraités. De nombreux patients, notamment ceux ayant reçu des mono- et des bithérapies d’INTI avec une efficacité suboptimale dans les années 1980-90, ont sélectionné des mutations conférant une résistance au 3TC (particulièrement la M184V). Néanmoins, des travaux antérieurs ont montré qu’il existe une clairance progressive des mutations archivées dans l’ADN proviral.

L’objectif de l’étude pilote présentée ici était d’évaluer la capacité de la bithérapie DTG/3TC à maintenir le succès virologique (charge virale plasmatique (CVp) <50> 1 %) chez 95 % des patients du groupe 1 versus 35 % des patients du groupe 2. À S48, aucun échec virologique (CVp > 50 copies/mL) n’était survenu.

À noter, dans le groupe 1, 3 interruptions de traitement (2 patients inclus à tort, avec des mutations à l’inclusion, et 1 patient ayant présenté un effet indésirable). Cette étude pilote, avec peu de patients, ne permet pas de conclure sur la possibilité de maintenir le contrôle de la réplication virale avec le DTG/3TC malgré une mutation M184V acquise dans le passé, mais constitue une étape supplémentaire vers la proposition d’une étude randomisée plus conséquente.

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Sujet du message: EACS 2019 Bale  MessagePosté le: 20 Nov 2019 - 05:15
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EACS 2019 — Les points forts de la 17e Conférence européenne sur le SIDA qui s’est tenue à Bâle

• La 17e Conférence européenne sur le SIDA a accueilli 3 059 délégués venus de 98 pays, avec une traduction simultanée en russe afin d’intensifier la sensibilisation et de renforcer la participation de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale

• Nouvelles recommandations v10.0 : disponibles en sept langues et désormais accessibles sous plusieurs formats : brochure papier, PDF, application mobile et un site interactif avec des liens vidéo. Cliquez ici pour plus d’informations sur les changements apportés par les nouvelles recommandations. Vieillissement et VIH.

• Objectifs ONUSIDA 2020 – Avons-nous atteint ces objectifs ? Sommes-nous sur la bonne voie pour mettre un terme à l’épidémie de SIDA d’ici 2030 ? Anastasia Pharris (ECDC) a fait le point sur le statut de l’épidémiologie du VIH dans la région. Les objectifs ne sont pas tout à fait atteints, mais nous avançons dans la bonne direction. Dans la région Europe de l’OMS : 2,2 millions de personnes vivent avec le VIH et 300 000 personnes ont contracté le VIH depuis la dernière conférence de l’EACS, il y a 2 ans. Contrairement à la tendance mondiale, qui révèle une baisse de 23 % des nouvelles infections au cours de la dernière décennie, une augmentation de 125 % et 60 % a été rapportée en Europe centrale et de l’Est, respectivement. Les modèles de transmission varient dans l’ensemble de la région, puisque plus de la moitié des nouveaux diagnostics sont liés aux HSH dans la région occidentale et un quart des cas sont liés aux utilisateurs de drogues injectables (UDI) dans la région orientale, avec une proportion plus faible de cas rapportés comme étant liés aux HSH, bien qu’il existe une possibilité de classification erronée en raison de la stigmatisation. Migration et VIH – Un nombre croissant de migrants viennent d’Afrique et les modèles de migration sont importants dans la région occidentale, puisque 47 % des nouveaux cas sont nés dans un autre pays. Il est intéressant de noter qu’entre 1/3 et 2/3 des migrants ont contracté le VIH après la migration. Cliquez ici pour en savoir plus.

http://resourcelibrary.eacs.cyim.com/me ... nnel=28172

• Table ronde à propos des objectifs de l’ONUSIDA après 2020 – Et après ? Les raisons pour lesquelles les objectifs de 2020 ne sont pas atteints ont été abordées. Le Dr Peter Ghys a souligné l’importance de fixer des objectifs et de mesurer les progrès. L’aspect préventif est négligé en raison de la stigmatisation dans les populations les plus touchées (Nikos Dedes). Notre nouvel objectif doit être le suivant : zéro discrimination et zéro stigmatisation (Dr Dara Masoud). Les prochaines étapes doivent être de réduire l’entrée dans la cascade, de réduire les nouvelles infections, de réduire le délai entre l’infection et le diagnostic (Pr Jean-Michel Molina) et d’aborder la question de la qualité de vie. La question posée était la suivante : « Comment mesurer la stigmatisation et la discrimination ? »

• L’initiative accélérée pour les villes (Fast-Track Cities) implique plus de 300 villes et municipalités et s’engage à atteindre les objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA dans les environnements urbains. Les retours des villes impliquées dans l’initiative ont permis de présenter des approches innovantes dans la lutte contre la stigmatisation dans divers environnements, ainsi que des stratégies qui impliquent des collaborations basées sur l’implication des populations, afin de faire tomber les barrières administratives.

• Le combat contre la stigmatisation et la discrimination a été l’un des sujets récurrents pendant la conférence. Life4me+, un groupe de soutien communautaire à destination des personnes vivant avec le VIH, a lancé la campagne « NON À LA STIGMATISATION DU VIH » qui a notamment inclus une manifestation le 8 novembre 2019. Pour plus d’informations, lisez notre conversation avec le Dr Alex Schneider, fondateur de l’association à but non lucratif Life4me+.

• PrEP. Teymur Noori, du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC), a souligné les disparités au niveau du recours à la PrEP et les obstacles à la mise en œuvre de la PrEP en Europe. Ces derniers mettant en avant les différences importantes au niveau du coût de la PrEP pour les différents gouvernements. Le Pr Jean-Michel Molina et son équipe ont présenté les données concernant l’épidémie de VIH en France, les résultats les plus récents concernant la mise en œuvre de la PrEP, et les facteurs associés à l’arrêt de la PrEP.

• Quels nouveaux médicaments, pour qui ? Lors de sa conférence plénière, le Pr Chloé Orkin a présenté de manière systématique les nouveaux médicaments en cours de développement, y compris de nouvelles voies d’administration (antirétroviraux à longue durée d’action et par voie non orale, implants sous-cutanés, injections à longue durée d’action, timbres transdermiques, nanomédicament par voie orale et anneaux vaginaux). Certains de ces médicaments ont déjà démontré leur efficacité dans d’autres spécialités. Les nouvelles voies de traitement témoignent d’une volonté de passer du traitement à la guérison ; elles sont particulièrement pertinentes pour la sous-population de patients dont les besoins ne sont pas satisfaits. Celle-ci comprend les personnes qui ont des difficultés à prendre des médicaments par voie orale, les personnes qui présentent une mauvaise observance, les personnes lourdement traitées et celles qui ont été exclues des études jusqu’à ce jour, c’est-à-dire les femmes, les jeunes filles et les personnes transgenres. Le Pr Orkin a souligné la nécessité de trouver des traitements pour ces personnes si nous souhaitons atteindre l’objectif zéro.

• Réunions semestrielles sur les traitements de référence – Ces réunions ont abordé les défis et les disparités au niveau des traitements de référence, notamment en ce qui concerne les co-infections.

• Le Pr Jens Lundgren est revenu sur les 25 ans de recherche de l’étude EuroSIDA.

• Le prix Hector pour la recherche a été décerné au meilleur article de science fondamentale et translationnelle, et au meilleur article clinique/épidémiologique. Félicitations au Pr Alison Rodger et à l’équipe de l’étude PARTNER.

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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