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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 15 Sep 2019 - 06:52
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Co-infection VIH/VHC : quels paramètres jouent sur la mortalité ?

Le 3 septembre dernier, l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) a publié un communiqué concernant la co-infection VIH et hépatite C. Il fait état de résultats de travaux scientifiques attestant de la « confirmation des effets des comportements sur la mortalité associée à l'hépatite C ». De quoi s’agit-Il ?

Les personnes qui sont co-infectées par le VIH et le VHC (hépatite C) souffrent d'un taux de mortalité toujours élevé, malgré les traitements anti-VHC disponibles depuis plusieurs années dans de nombreux pays et qui ont une très grande efficacité en matière de guérison de l’infection VHC. Sur ce constat, une équipe de chercheurs-ses dirigée par Patrizia Carrieri, chercheuse à l’Inserm au sein du laboratoire « Sciences économiques & sociales de la santé & traitement de l’information médicale » (Sesstim, Aix-Marseille Université/Inserm/IRD) s’est intéressée à différents facteurs capables d'influer sur la mortalité liée au VHC.

Cela a fait l’objet d’une étude soutenue par l'ANRS, dont les résultats ont été publiés récemment dans la revue AIDS and Behavior. L’équipe a étudié les 77 décès ayant eu lieu parmi les 1 028 patients-es co-infectées par le VIH et le VHC en France de la cohorte ANRS CO13 Hepavih, sur une durée de cinq ans. Ces nouveaux résultats s'inscrivent dans la continuité des données présentées par la même équipe en 2017 à la conférence organisée par l’International Aids Society (IAS).

Dans leur nouvelle étude, les auteurs-rices observent que la consommation régulière de cannabis et la consommation élevée de café sont respectivement associés à une division par près de quatre et de trois du taux de mortalité associée à l'hépatite C. À l'inverse, le tabagisme est associé à une multiplication par 3,5 de ce taux, indique le communiqué de l’ANRS. Du côté des chercheurs-ses, on explique que si les différents médicaments antiviraux ou antirétroviraux permettent aujourd'hui de contrôler le VIH et de guérir de l'hépatite C, les personnes co-infectées par ces deux virus ont un risque accru de complications liées au virus de l’hépatite C (VHC), comme la cirrhose décompensée, principale cause de décès de ce groupe. Cela est dû au fait que la « co-infection par le VIH diminue la réponse au traitement anti-VHC », et que cette co-infection « cause une progression plus rapide vers une maladie chronique du foie ».

Les travaux de Patrizia Carrieri et de son équipe portent sur l’observation de l’effet de certains comportements et pratiques (consommation de café, tabagisme et consommation de cannabis notamment) sur la mortalité liée au VHC, chez les personnes co-infectées. Ce travail a été mené en analysant les données de 1 028 patients suivis dans la cohorte ANRS CO13 Hepavih pendant cinq ans. Au cours de cette période, 77 décès sont survenus, dont 33 liés au VHC.

Avec ces nouveaux résultats, les chercheurs-ses confirment que « les consommateurs réguliers de cannabis ont une réduction du taux de mortalité liée au VHC de près de 70 % par rapport aux autres. Les consommateurs de trois tasses de café et plus par jour bénéficient d'un taux de mortalité liée au VHC réduit de 60 % par rapport à ceux qui en boivent moins. « L'action de ces deux substances pourrait être liée à leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires qui réduisent les dommages au foie », avance l’équipe de recherche. Deux autres facteurs de risque majeurs sont d'une part le tabagisme, les fumeurs de tabac présentant un taux de mortalité trois fois et demi plus élevé que les non-fumeurs, et d'autre part l’obésité, qui est associée à un risque deux fois et demi plus élevé que les patients présentant un poids normal.

L’équipe de Patrizia Carrieri conclut que des changements de comportements et styles de vie - en particulier pour l’arrêt du tabac - seraient à même de réduire la mortalité liée au VHC, et que des interventions sociales pourraient faciliter ces changements. À présent, « Il serait nécessaire d’évaluer l’intérêt des pharmacothérapies dérivées du cannabis, pour estimer de façon plus précise leurs effets et bénéfices pour les patients vivant avec le VIH et/ou l’hépatite C », précisent-ils.

Source : HCV-Related Mortality Among HIV/HCV Co-infected Patients: The Importance of Behaviors in the HCV Cure Era (ANRS CO13 HEPAVIH Cohort). Melina Erica Santos ; Camelia Protopopescu ; Philippe Sogni ; Issifou Yaya ; Lionel Piroth ; François Bailly ; Fabienne Marcellin ; Laure Esterle ; Linda Wittkop ; Eric Rosenthal ; Philippe Morlat ; Perrine Roux ; Wildo Navegantes de Araujo ; Dominique Salmon‑Ceron ; Maria Patrizia Carrieri, etc.

Co-infection VIH/VHC : consommation de café et de cannabis
Deux études réalisées dans le cadre de la cohorte ANRS CO13-Hepavih de personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C mettent en évidence un risque moins élevé de fibrose hépatique chez les personnes qui consomment au moins trois tasses de café par jour, quel que soit leur niveau de consommation d’alcool, et un risque moins élevé de stéatose hépatique chez les consommateurs-rices quotidiens de cannabis. Ces résultats soulignent l’importance de prendre en compte les comportements de consommation dans la prise en charge et le suivi clinique des patients co-infectés, expliquait alors en juillet 2017 l’équipe de Patrizia Carrieri. Ces résultats ont été présentés le 26 juillet 2017 lors de la 9e Conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017) organisée par l’International Aids Society et l’ANRS à Paris. En juillet 2017, Patrizia Carrieri expliquait à propos des résultats présentés : « les interactions entre comportements alimentaires, consommations de substances psychoactives et évolution de la maladie hépatique nécessitent des études complémentaires, en particulier des études interventionnelles. Bien évidemment, les résultats obtenus dans la cohorte ANRS Hepavih ne peuvent conduire à recommander aux patients co-infectés la consommation de telle ou telle substance ou produit. En revanche, il serait certainement utile que les cliniciens tiennent compte des comportements de consommation de leurs patients dans le cadre de leur évaluation clinique ».

Sources : Coffee intake modifies the relationship between alcohol consumption and liver fibrosis in patients coinfected with HIV and hepatitis C virus (ANRS CO13-Hepavih cohort) et Daily cannabis use and reduced risk of severe steatosis in a population of patients co-infected with HIV and hepatitis C virus (HCV) (ANRS CO13-Hepavih).

Qu’est-ce que la cohorte ANRS CO13-Hepavih ?
Ouverte en 2005, la cohorte ANRS CO13-Hepavih a inclus 1 859 patients co-infectés par le VIH et le virus de l’hépatite C (VHC). Cette cohorte vise à préciser l’histoire naturelle de la co-infection et à mieux comprendre les interactions entre les deux virus et leurs traitements. Les patients-es inclus-es sont suivis-es tous les six ou douze mois, selon l’évolution de leur hépatite C et de leurs traitements. La cohorte ANRS CO13-Hepavih a ainsi permis de recueillir un ensemble de données très riches sur la co-infection VIH/VHC et sa prise en charge à l’ère des traitements à action directe sur le VHC (AAD).

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 26 Sep 2019 - 15:41
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Dans de très rares cas, une partie de l'hépatite C peut subsister après une cure

Cependant, la présence d'un tel virus persistant n'a pas été associée à des lésions hépatiques.

Dans des cas extrêmement rares, les personnes séropositives qui ont apparemment guéri du virus de l’hépatite C (VHC) peuvent conserver des niveaux très bas du virus pendant un certain temps après, indique aidsmap. Cependant, ce virus persistant n'a pas été lié à des dommages au foie.

Publiant leurs découvertes dans Nature Scientific Reports, une équipe de recherche dirigée par Antonio Rivero-Juárez, MD, de l’Unidad de Enfermedades Infecciosas de Córdoba, en Espagne, a mené une étude longitudinale prospective sur 123 personnes co-infectées par le VIH et le VHC, traitées pour l’hépatite C entre 2015 et 2018 dans des hôpitaux de la région andalouse en Espagne.

Tous les participants avaient obtenu une réponse virologique soutenue - une charge virale indétectable de l'hépatite C - 24 semaines après la fin du traitement, connue sous le nom de RVS24 et considérée comme un traitement curatif. Plus de 12 mois s'étaient écoulés depuis que tous avaient atteint cet objectif.

Au cours de l’étude, tous les participants ont été soumis à un test de la charge virale du VHC au moins une fois par an. Pour détecter de très faibles niveaux de virus, les enquêteurs ont utilisé un test de PCR numérique à gouttelettes ultrasensible - un moyen d’extraire de l’ARN viral - d’échantillons des cellules mononucléées du sérum et du sang périphérique (PBMC) des participants. Si les échantillons sont positifs, ils sont ensuite testés pour rechercher le brin antigénomique du VHC, ce qui indique la présence du virus avec la capacité de se répliquer.

Les participants avaient obtenu une RVS24 une moyenne de 51 mois avant de participer à l’étude; 43% avaient été guéris plus de cinq ans auparavant. Quatre-vingt-deux pour cent des participants étaient des hommes et tous sauf un recevaient un traitement contre le VIH. Quatre-vingt-trois pour cent avaient été traités pour le VHC avec de l'interféron et de la ribavirine, les autres recevant un traitement antiviral à action directe.

Un participant, qui avait atteint une SVR24 69 mois avant de rejoindre l’étude, avait été testé positif pour l’ARN du VHC lors de son entrée dans l’étude, mais seulement dans les cellules PBMC et non dans le sérum; le test antigénique sur brin était négatif. Lors de cette première visite, le taux de VHC dans les PBMC était de 12 034 gouttelettes positives, chiffre qui a baissé à 10 404; 4; et 0 gouttelettes positives lors des trois visites d'étude ultérieures, respectivement.

Cette personne n'a jamais eu de test positif pour le VHC dans le sérum. Cependant, lors de la deuxième visite - mais à aucune des autres visites - le test antigénomique sur le brin était positif.

Au cours de l'étude, les cellules CD4 de cette personne ont augmenté de 291 à 558. Aucune augmentation de la rigidité hépatique (indicateur de fibrose hépatique) ni aucune augmentation des enzymes hépatiques n'ont été observées. Ces résultats suggèrent que le virus très faible et persistant n'a été associé à aucune atteinte hépatique.

«En conclusion», ont écrit les auteurs de l’étude, «la persistance de l’ARN du VHC dans les PBMC n’est pas un événement fréquent chez les patients co-infectés par le VIH / VHC présentant une RVS à long terme après une évaluation avec une procédure ultrasensible comme le [test PCR en gouttelette numérique]. Un seul patient présentait une persistance virale, ce qui n'a pas entraîné de complications cliniques liées au VHC, telles qu'une récidive tardive ou une progression de la fibrose hépatique. »

Les chercheurs ont également déclaré que le dépistage du VHC résiduel à l'aide de tels tests ultrasensibles chez les personnes traitées pour le virus et réputées guéries pouvait être justifié avant le don ou le don d'organes ou de sang de ces personnes, ainsi que pour les femmes cherchant à concevoir un enfant. .

https://www.aidsmap.com/news/sep-2019/d ... -treatment

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 09 Oct 2019 - 06:44
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Vers une micro-élimination de l'hépatite C chez les personnes vivant avec le VIH en Australie: l'étude CEASE

Contexte :

La micro-élimination du VHC chez les personnes vivant avec le VIH pourrait être faisable en Australie, étant donné l'accès sans restriction à la thérapie antivirale à action directe (AAD) à partir de 2016. Notre objectif était d'évaluer les progrès accomplis vers les objectifs d'élimination chez les adultes co-infectés par le VIH / VHC en Australie. accès universel DAA suivant.

Les méthodes :

L’étude de cohorte prospective CEASE a inclus des adultes séropositifs pour le VIH / VHC, quel que soit leur statut virémique, dans 14 cliniques primaires et tertiaires d’Australie. L'absorption annuelle et cumulative du traitement du VHC, les résultats et la prévalence de l'ARN du VHC ont été évalués, avec un suivi effectué jusqu'en mai 2018 (suivi médian: 2,63 ans). Les facteurs associés à l'absorption de DAA ont été analysés.

Résultats :

Entre juillet 2014 et mars 2017, 402 participants séropositifs pour le VIH / VHC ont été recrutés (95% d'hommes [80% d'hommes homosexuels et bisexuels,], 13% de cirrhose, 80% d'antécédents de consommation de drogues injectables [39% actuellement injectée]). À la suite de l’accès universel aux AAD, l’absorption annuelle du traitement contre le VHC chez les personnes éligibles est passée de 7% et 11% par an en 2014 et 2015, respectivement, à 80% en 2016. (336/371). La prévalence virémique du VHC a diminué de 82% (IC à 95%: 78%, 86%) en 2014 à 8% (IC à 95%, 6%, 12%) en 2018. Une réinfection n'a été signalée que chez cinq participants pour une incidence de 0,81 sur 100. -personnes (IC 95% 0,34, 1,94).

Conclusions :

L’absorption élevée et l’efficacité du traitement sans restriction par le DAA en Australie ont permis une extension rapide du traitement, avec une réduction spectaculaire du fardeau de l’infection par le VHC et un faible taux de réinfection chez les personnes vivant avec le VIH, ce qui suggère que la micro-élimination est réalisable.

https://academic.oup.com/cid/advance-ar ... edFrom=PDF

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 13 Oct 2019 - 09:48
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VIH : un nouveau traitement prometteur pour soigner les maladies du foie

Parmi les personnes séropositives, certaines souffrent de maladie du foie. Jusqu’ici aucun traitement ne permettait de les soigner. Des chercheurs ont découvert les effets bénéfiques de la tésamoréline. Chez plus de trois patients sur dix, elle permet de retrouver un foie sain.

12,7 milliards d’euros ont été réunis à Lyon, jeudi 10 octobre, pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour 2020-2022. La somme représente 14 millards de dollars, soit l’objectif visé au départ. Plus tôt dans la journée, et alors que des fonds manquaient encore, Emmanuel Macron a déclaré : "je ne laisserai personne sortir de cette salle tant qu’on n’a pas atteint les 14 milliards", puis nommé les mauvais élèves dont il jugeait les efforts insuffisants, dont la Norvège, le Japon et l’Arabie Saoudite. L’argent récolté doit permettre de financer des traitements pour les personnes malades et contribuer à la lutte pour l’éradication de ces trois maladies. Chaque année, la science fait des progrès dans la connaissance du sida et dans la recherche sur les manières de le soigner.

Vendredi 11 octobre, des chercheurs américains ont publié les résultats d'une étude prometteuse dans The Lancet HIV. Le National Institute of Allergy and Infectious Disases prouve l’efficacité d’un médicament pour soigner les maladies du foie chez les patients atteints du VIH.

25% des personnes séropositives souffrent de maladie du foie

La tésamoréline est une hormone, administrée sous forme d’injections aux patients. Elle est déjà utilisée pour soigner des complications liées au sida. Dans cette recherche, les scientifiques ont analysé ses effets sur la stéatose hépatique non-alcoolique. Cette maladie touche environ un quart des personnes séropositives, mais aucun traitement ne permet de la soigner. À terme, elle peut évoluer en cancer du foie.

Un foie sain au bout de douze mois

L’étude a duré un an, pendant lequel les participants ont reçu des injections quotidiennes, soit d’un placebo soit de tésamoréline. Tous étaient séropositifs et souffraient de troubles du foie : fibrose ou stéatose hépatique non-alcoolique. Ceux qui ont reçu l’hormone avaient un foie en meilleure santé au bout d’un an. Le critère retenu par les chercheurs était le taux de graisses contenue dans le foie, en sachant que pour un individu sain, il est inférieur à 5%. 35% des personnes soignées avec le nouveau traitement ont atteint ce seuil, contre seulement 4% de ceux qui prenaient le placebo.

D’autres marqueurs sanguins associés à l’inflammation du foie ont baissé chez les individus soignés avec la tésamoréline. "D’autres recherches devraient nous informer sur les possibles bénéfices à long terme de cette technique et permettre de développer des formules qui pourraient aider toutes les personnes atteintes de maladie du foie, quelque soit leur état sérologique", concluent les chercheurs.

En 2018, 770 000 personnes sont décédées du sida à travers le monde.

https://www.thelancet.com/journals/lanh ... 8/fulltext

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 16 Oct 2019 - 18:27
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VHC : SWITCH VERS ELVITEGRAVIR/COBICISTAT/EMTRICITABINE/TENOFOVIR ALAFENAMIDE SUIVI LEDIPASVIR/SOFOSBUVIR CHEZ DES PATIENTS CO-INFECTÉS VIH

Les patients co-infectés par le Virus de l’Hépatite C (VHC) et le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) ont tendance à avoir une charge virale VHC plus élevée, et sont plus à risque de progression de la maladie hépatique, de cirrhose et de maladie hépatique à un stade terminal. Ainsi, l’atteinte hépatique a été historiquement une cause principale de morbidité et mortalité chez les patients co-infectés.
Les nouveaux traitements du VHC avec les Antiviraux à Action Directe (AAD) ont amélioré le profil de tolérance et donnent d’importants taux de Réponse Virologique Soutenue (SVR), avec, pour les nouveaux produits, moins d’interactions médicamenteuses ce qui offre une opportunité d’amélioration des résultats chez les patients co-infectés.
L’objectif de cette étude pilote était d’évaluer la faisabilité, la tolérance et l’efficacité d’un changement de traitement chez des patients co-infectés par le VHC (de génotype 1) et le VIH avec un ARN-VIH plasmatique contrôlé vers Elvitegravir/Cobicistat/Emtricitabine/Tenofovir Alafenamide (E/C/F/TAF) suivi par 12 semaines de traitement contre le VHC avec la combinaison fixe Ledipasvir/Sofosbuvir (LDV/SOF). En critères secondaires, étaient évalués les effets sur la clairance du VHC et la guérison virale, la fonction immunitaire, les paramètres métaboliques et les éléments clés du suivi rapportés par les patients.
Au total, 26 patients ont été sélectionnés, 25 ont été inclus dans l’étude et 23 ont terminé leur traitement (VHC et VIH). Les patients inclus étaient principalement des hommes (96 %), et la moyenne d’âge était de 55 ans (SD : 7,5) avec une ancienneté de l’infection par le VIH de 20 ans en moyenne (SD : 5,3). Le score médian d’élastomère était de 5,9 kPa (5,3-7,6) et la moyenne des CD4 de 579/mm3 (SD 223).
L’observance médiane au traitement anti-VHC, évaluée par comptage des comprimés, était à 100 % (IC95% : 100-100) et l’observance au traitement contre le VIH était de 99 à 100 % (IC95% : 90-100) sur les 7 mois de durée de l’étude.
La clairance de l’ARN du VHC était obtenue pour 19 patients (83 %) à la 4ème semaine du traitement par LPV/SOF, et tous les patients avaient une clairance virologique à la 12ème semaine. Tous les patients ont obtenu une RVS (IC95% : 85-100).
L’indétectabilité de la charge virale VIH était maintenue tout au long du suivi chez 95 % des patients (IC95% : 78-100). Un patient a été inclus dans l’étude avec une résistance multi-classe non soupçonnée.
La moyenne des CD4 est montée à 673/mm3 (SD 361) et le score de fibrose est descendu à 5,2 kPa (4,4-7,4) 12 semaines après l’arrêt du traitement.
Le traitement était bien toléré sans modification des traitements de l’étude dus à des effets indésirables liés à ces traitements.
Il n’y a pas eu d’impact du traitement sur le métabolisme glucidique ; Le cholestérol a augmenté pendant et après l’arrêt du traitement.
La mise en place de ce traitement avec 2 comprimés par jour contre le VIH et le VHC est réalisable et bien toléré, évite les interactions médicamenteuses entre les traitements anti-VIH et anti-VHC, maintient le contrôle de la charge virale du VIH en l’absence de mutation de résistance et permet de guérir de l’infection par le VHC.

Source : Hepatonews

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 22 Oct 2019 - 16:33
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Le VIH n'est plus lié à un risque accru de cancer du foie chez les personnes atteintes d'hépatite C

À l'ère des traitements très efficaces contre les deux virus, le VIH n'accélère pas l'avancement de la cirrhose.

Chez les personnes atteintes du virus de l'hépatite C (VHC) et de la cirrhose compensée (la forme bénigne de l'insuffisance hépatique avancée), la co-infection par le VIH n'est plus associée à un risque accru de cancer du foie ni à l'évolution vers une cirrhose décompensée (la forme la plus sévère de la maladie). une maladie du foie), selon une nouvelle étude, rapporte Healio.

Des recherches antérieures avaient donné l’impression commune que la co-infection par le VIH chez les personnes atteintes du VHC entraînait une progression plus rapide de la fibrose hépatique (cicatrisation), ce qui entraînait des taux plus élevés de cirrhose et de décompensation.

Grâce aux progrès des traitements antirétroviraux (ARV) contre le VIH et des antiviraux à action directe (AAD) contre le VHC, cette disparité semble avoir disparu.

Publiant leurs résultats dans la revue Hepatology, une équipe de recherche dirigée par Dominique Salmon-Ceron, MD, Ph.D., du Centre Hospitalier Universitaire du Centre-Paris en France, a inscrit 175 personnes présentant une co-infection VIH / VHC et 1 253 personnes présentant une monoinfection par le VHC (ce qui signifie qu'elles n'avaient ce virus et non le VIH), qui tous avaient compensé la cirrhose. Les participants étaient issus de deux cohortes nationales françaises potentielles, appelées ANRS CO12 CirVir et CO13 HEPAVIH.

Les personnes atteintes à la fois du VIH et du VHC avaient un âge moyen de 47,5 ans au début de l'étude, comparé à 56 ans pour celles qui ne présentaient que le VHC. La proportion de chaque groupe d'hommes était de 77,1% et 62,3%, respectivement. Au total, 80,4% des personnes vivant avec le VIH avaient une charge virale indétectable au début de l'étude.

Les individus co-infectés ont été suivis pendant une médiane de 55,7 mois, tandis que le groupe monoinfecté a été suivi pendant une médiane de 59,3 mois.

Au début de l'étude, 16,6% des individus co-infectés et 19,9% des participants non infectés avaient été guéris de l'hépatite C. Au terme du suivi, ces proportions étaient passées à 47% et 52%, respectivement. Cela signifiait que les deux paires de chiffres étaient similaires.

Après ajustement des données en fonction de l'âge, les auteurs de l'étude ont constaté que les taux de diagnostic cumulatifs sur cinq ans pour le carcinome hépatocellulaire (CHC, forme la plus courante de cancer du foie) et la décompensation étaient similaires entre les groupes co-infectés et mono-infectés, à 8,5% versus 13,2%. pour le cancer du foie et 12,8% contre 15,6% pour la décompensation.

Le risque de décès toutes causes confondues depuis cinq ans et pour des causes liées au foie était respectivement 1,88 fois et 2,44 fois plus élevé chez les personnes séropositives que chez celles qui n'avaient pas ce virus. Cependant, les personnes co-infectées par le VIH et le VHC ont développé un cancer du foie à un âge médian plus jeune que les personnes présentant une monoinfection par le VHC, à 52,9 ans par rapport à 61,8 ans. La co-infection était également associée à des cas plus graves de cancer du foie en raison de la taille plus grande des tumeurs.

Les facteurs associés à la catégorie combinée de cancer du foie et de décompensation étaient l'âge, l'absence de guérison du VHC et la gravité de la cirrhose, mais pas le statut VIH.

Les risques de santé et de survie persistants associés au VIH étaient probablement liés à la consommation continue de drogues injectables et à la forte consommation d'alcool chez les personnes co-infectées par le VIH / VHC par rapport à la cohorte infectée par le VHC, ont avancé les auteurs de l'étude.

https://aasldpubs.onlinelibrary.wiley.c ... /hep.30400

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 27 Oct 2019 - 05:14
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Une monothérapie réussie avec le sofosbuvir dans le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C ( VHC ) chez une femme enceinte vivant avec le VIH.

Une femme de 30 ans vivant avec le VIH a reçu un diagnostic d'infection par le virus de l'hépatite C ( VHC ) de génotype 2b au cours du deuxième trimestre de sa grossesse. Elle avait obtenu une suppression virologique avec un schéma à base d'inhibiteur de la protéase du VIH et souffrait d'une infection récurrente par le virus de l'herpès génital, gérée par des antiviraux. Compte tenu du risque de transmission périnatale du VHC et d'éviter d' effectuer une césarienne, après des consultations multidisciplinaires et l' examen des données limitées sur la sécurité sur le VHC Antiviraux à action directe (AAD) pendant la grossesse, elle a consenti , et a été traité avec succès avec un 6- cours de traitement par semaine de sofosbuvir (SOF) seul suivi de six semaines de traitement par SOF et de velpatasvir en post-partum. Cela a permis de guérir son VHC.

Le nouveau-né était séronégatif pour le VHC à la naissance et était en bonne santé sans anomalie congénitale 2 ans après l'accouchement. Notre cas met en évidence une approche réussie du traitement du VHC chez une femme enceinte avec de nouveaux AAD.

https://casereports.bmj.com/content/12/10/e230529.full

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 02 Nov 2019 - 09:09
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Réponse virologique soutenue à la semaine 12 après le traitement sans interféron en tant que critère de définition de la guérison du VHC : Validation dans une cohorte réelle de patients co-infectés par le VIH.



https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31668860

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 22 Nov 2019 - 06:53
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Emergence précoce d’infections opportunistes après l’instauration de médicaments antiviraux à action directe chez des patients co-infectés par le VIH / VHC.

Des cas de réactivation du virus varicelle-zona et du virus de l'hépatite B ont été rapportés après l'instauration d'associations d'antiviraux à action directe (AAD) sans interféron. Les patients co-infectés par le VIH / VHC pourraient constituer un groupe à haut risque de réactivation d’infections latentes. Pour ces raisons, nous rapportons la survenue d'infections sévères après le début du traitement par AAD chez des patients co-infectés par le VIH / VHC. Personnes incluses dans HEPAVIR-DAA ( NCT02057003) ont été sélectionnés s'ils avaient reçu une association DAA entièrement orale. Une revue rétrospective des événements cliniques enregistrés entre le début des AAD et 12 mois après la réalisation de la RVS12. Au total, 38 (4,5%) des 848 patients ont présenté une infection. L'incidence (intervalle de confiance à 95%) des infections était de 4,6 (3,3 à 6,3) cas par 100 années-personnes. Le temps médian (Q1-Q3) de l'infection depuis le début de l'étude était de 23 semaines (7,3 à 33). Cinq (13%) des patients infectés sont décédés; quatre d'entre eux avaient une cirrhose. La fréquence des antécédents de SIDA était de 21 (54%) pour les patients infectés et de 324 (40%) pour les patients non infectés (p = 0,084).

Le nombre médian (Q1-Q3) de cellules CD4 du nadir des individus infectés et non infectés était respectivement de 75 (53-178) et 144 (67-255) cellules / μL (p = 0,047). Des infections associées à l’immunodépression ont été observées chez 9 (1). 1%) patients. Tous avaient eu une réplication inhibée du VIH sous traitement antirétroviral. En conclusion, les infections graves sont relativement courantes chez les patients co-infectés par le VIH / VHC recevant des associations DAA toutes orales. Certaines réactivations inhabituelles d'infections latentes chez des patients dont la réplication du VIH est inhibée semblent être temporairement liées à l'utilisation de l'AAD.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30199593

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 27 Nov 2019 - 06:37
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La fibrose régresse-t-elle vraiment chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC après un traitement avec des antiviraux directs?



https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31764078

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 30 Jan 2020 - 05:45
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Coinfection VIH-VHC : le poids des symptômes rapportés par les patients

• Les données en vraie vie tirées de l’étude de cohorte ANRS CO13 HEPAVIH montrent le poids de certaines manifestations, notamment en santé mentale, sur le quotidien des patients co-infectés. Elles évoluent de façon hétérogène selon les symptômes et les patients.
• Les symptômes dépressifs ou anxieux, et les problèmes de mémoire ou de nervosité sont fréquents et ne sont pas toujours améliorés par la prise en charge.

Si les résultats des essais cliniques sont indispensables à la pratique clinique, les données de suivi en vraie vie sont également très précieuses pour apprécier l’efficacité des traitements et le fardeau de la maladie en routine, et notamment concernant les symptômes rapportés par les patients.

Récemment, l’étude américaine PROP UP a décrit l’importance des symptômes vécus par les patients infectés par l’hépatite C chronique et traités par les nouveaux antiviraux d’action directe (AAD), en montrant notamment une hétérogénéité des parcours sous traitement (amélioration ou aggravation des symptômes). Dans une lettre à l’éditeur, les investigateurs de l’étude ANRS CO13 HEPAVIH ont brièvement suivi la même démarche afin d’apprécier l’éventuelle spécificité des symptômes et de leur évolution sous AAD chez des sujets co-infectés par le VIH. Leur analyse a porté sur les données de 103 patients (79% d’hommes, 52 ans en moyenne, 24 % de fibrose avancée) ayant répondu à un questionnaire complet sur les symptômes ressentis à l’initiation puis à l’issue du traitement. Parmi eux, l’incidence des symptômes dépressifs ou anxieux, et celle des problèmes de mémoire ou de nervosité étaient relativement élevées, comprises entre 38 et 55 %. Par ailleurs, si 53 % soulignaient que le fardeau des symptômes était globalement amélioré par le traitement, cette amélioration ne concernait qu’une minorité des patients lorsque les symptômes étaient pris isolément (entre 13% et 34% depuis les nausées jusqu’aux troubles du sommeil). Une aggravation était même rapporté dans 12 à 32% des cas (depuis la diarrhée jusqu’aux difficultés de mémorisation).

Les auteurs concluent que les patients co-infectés VIH-VHC forment une population spécifique. La mise en parallèle de leurs résultats par rapport à ceux de l’étude PROP UP laisse notamment penser que ces patients tirent un bénéfice moindre des traitements sur la santé mentale. Pour eux, ce type d’étude met en exergue le caractère essentiel des études en vraie vie pour décrire l’importance des difficultés des patients co-infectés et traités.

Références :

Marcellin J et al. Patient-reported symptoms during direct-acting antiviral treatment: A real-life study in HIV-HCV coinfected patients (ANRS CO13 HEPAVIH). Hepatol. 2020 Jan 7. pii: S0168-8278(19)30646-4. doi: 10.1016/j.jhep.2019.10.019. [Epub ahead of print] PMID : 31924411

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 06 Fév 2020 - 10:42
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Une enquête phylogénétique sur l'épidémie de VHC-4d dans la population VIH des HSH à Paris révèle une épidémie toujours active et un lien fort avec les Pays-Bas



https://www.clinicalmicrobiologyandinfe ... _aip_email

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 04 Mar 2020 - 15:26
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https://www.guidetherapeutiquevih.com/

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 12 Mar 2020 - 10:26
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La guérison du VHC dans la coinfection par le VIH atténue l'inflammation et améliore la cognition grâce à de multiples mécanismes

Contexte :

L'inflammation chronique dans la co-infection VIH / VHC augmente les troubles cognitifs. Avec les nouvelles thérapies antivirales à action directe contre le VHC, notre objectif était de déterminer si l'inflammation chronique serait diminuée et la cognition améliorée avec la réponse virale soutenue par le VHC (RVS) dans la co-infection.

Les méthodes :

Nous avons étudié 4 groupes longitudinalement, 7 VHC monoinfectés et 12 VIH / VHC co-infectés avant et après traitement pour le VHC, 12 VIH monoinfectés et 9 témoins sains. Nous avons mesuré l'activation des monocytes et l'expression des gènes, l'expression des miARN d'exosomes dérivés des monocytes, l'inflammation plasmatique et les troubles cognitifs avant et après le traitement.

Résultats :

Le plasma sCD163 et la néoptérine ont diminué chez les personnes mono et co-infectées par le VHC. La co-infection des monocytes sanguins CD16 + a diminué après le traitement contre le VHC. Le score de déficit global s'est amélioré de 25% en co-infection, le domaine d'apprentissage visuel / mémoire étant le plus amélioré. HCV SVR a diminué les gènes d'interféron des monocytes MX1, IFI27 et CD169 dans la co-infection et MX1, LGALS3BP et TNFAIP6 dans la monoinfection au VHC. Les exosomes des monocytes de personnes co-infectées ont augmenté en miR-19a, miR-221 et miR-223, tous associés à une diminution de l'inflammation et de l'activation de NF-κB.

Conclusions :

La guérison du VHC dans la co-infection amène l'activation des monocytes aux niveaux de VIH seuls. La déficience cognitive est considérablement améliorée avec la guérison, mais pas mieux que l'infection à VIH seule, ce qui suggère fortement que la déficience cognitive est due à la fois au VIH et au VHC.

https://academic.oup.com/jid/advance-ar ... m=fulltext

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 19 Mar 2020 - 16:24
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La maladie à coronavirus (COVID-19), le VIH et l’hépatite C : Ce que vous devez savoir

• On ne s’attend pas à ce qu’une personne séropositive sous traitement efficace soit plus à risque de tomber gravement malade de la COVID-19
• Une personne séropositive non traitée ou au compte de CD4+ faible pourrait être plus à risque de tomber gravement malade de la COVID-19
• Les personnes atteintes du VIH ou de l’hépatite C sont plus susceptibles de souffrir d’affections médicales qui les mettent plus à risque de tomber gravement malades de la COVID-19
L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré qu’il sévit actuellement une pandémie causée par la propagation d’un nouveau coronavirus. Ce dernier, qui porte le nom de coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), provoque une maladie appelée maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Les coronavirus humains causent des infections du nez, de la gorge et des poumons. Le plus souvent, ils sont transmis des façons suivantes par les personnes infectées :

• par les gouttelettes respiratoires générées lorsqu’une personne tousse ou éternue, lesquelles restent brièvement dans l’air dans l’espace de deux mètres (six pieds) avoisinant la personne infectée
• par contact personnel prolongé avec une personne infectée, comme un contact direct ou une poignée de main
• par contact avec des surfaces contaminées, suivi du contact de la main avec la bouche, le nez ou les yeux avant de se laver les mains
Les données probantes actuelles indiquent que la maladie se propage efficacement de personne à personne lorsqu’il y a un contact étroit.

Le SRAS-CoV-2 peut causer un syndrome qui ressemble à la grippe chez les personnes infectées. Dans la plupart des cas (80 %), la personne touchée se sent comme si elle avait un rhume léger ou une grippe légère. Certaines personnes atteintes de la COVID-19 risquent toutefois d’éprouver des symptômes et des complications plus graves. Les symptômes attribués à la COVID-19 incluent les suivants :

• fièvre
• toux
• difficulté à respirer
• pneumonie dans les deux poumons
Dans les cas les plus graves, l’infection peut entraîner la mort.

Il est très important que les personnes qui courent le risque de tomber gravement malades de la COVID-19, ainsi que ceux et celles qui les soutiennent et en prennent soin, prennent des précautions pour réduire le risque de transmission. Des renseignements sur les personnes à risque apparaissent plus loin dans ce bulletin.

Comment pouvez-vous réduire le risque de transmission?
Comme le virus peut se propager très rapidement et causer de graves complications chez certaines personnes, les autorités de la santé publique demandent à toute la population de prendre des précautions pour éviter la transmission.

Pour réduire le risque de vous faire infecter par le coronavirus, le gouvernement du Canada recommande les mesures suivantes :

• lavez-vous souvent les mains avec du savon et de l’eau pendant au moins 20 secondes, surtout après avoir été aux toilettes ou lors de la préparation des aliments
• utilisez un désinfectant pour les mains à base d’alcool si vous n’avez pas accès à du savon et à de l’eau
• lorsque vous toussez ou éternuez :
• toussez ou éternuez dans un papier-mouchoir ou dans le creux de votre bras, et non dans votre main
• jetez immédiatement les papiers-mouchoirs utilisés dans une poubelle doublée de plastique et lavez-vous ensuite les mains
• évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche sans vous être d’abord lavé les mains
• nettoyez et désinfectez les surfaces suivantes fréquemment touchées :
• comptoirs et tables
• poignées de portes
• accessoires de salle de bain
• toilettes
• tables de chevet
• jouets
• téléphones
• claviers, tablettes, souris électroniques et télécommandes
Remarque : Les désinfectants pour les mains devraient avoir une teneur en alcool d’au moins 60 %.

Les mesures additionnelles recommandées pour limiter la propagation du coronavirus incluent les suivantes :

• évitez les voyages internationaux
• évitez les foules et les grands rassemblements
dans la mesure du possible, maintenez une distance de deux mètres entre vous et les autres personnes
• évitez de rendre visite aux personnes hospitalisées ou dans les centres de soins de longue durée, surtout les personnes âgées et celles ayant des affections médicales chroniques ou un système immunitaire affaibli
• évitez de recevoir des visiteurs chez vous
Qui est plus à risque de tomber gravement malade de la COVID-19?
La vaste majorité des personnes (environ 80 %) qui contractent le coronavirus n’éprouvent pas de symptômes graves. Elles se sentent comme si elles avaient un petit rhume ou une grippe légère. Une faible proportion de personnes infectées éprouvent toutefois les symptômes d’un rhume ou d’une grippe sévère. Une proportion plus faible encore éprouve des problèmes de respiration ou fait même une pneumonie dans certains cas. Les personnes de 65 ans et plus semblent être particulièrement à risque, surtout si elles souffrent d’autres problèmes de santé.

La recherche porte généralement à croire que les personnes qui courent un risque élevé de tomber gravement malades de l’infection au coronavirus ont tendance à avoir les affections sous-jacentes suivantes :

• maladie cardiovasculaire : cela inclut les antécédents de crise cardiaque, d’AVC ou d’hypertension
• affections respiratoires chroniques : celles-ci peuvent nuire à la capacité respiratoire des personnes touchées et incluent la MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique), l’asthme et d’autres
diabète
• insuffisance rénale
Ces affections sous-jacentes peuvent être associées à d’autres autres affections ou maladies aussi, comme nous l’expliquons ci-dessous.

Infection au VIH et facteurs connexes

On a mené peu de recherches sur l’impact de la COVID-19 chez les personnes séropositives. Selon le Dr Anthony Fauci, directeur des National Institutes of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) des États-Unis, on s’attend à ce que le risque de tomber gravement malade de la COVID-19 soit faible pour une personne séropositive en bonne santé qui suit son traitement et qui a une charge virale indétectable et un compte de CD4+ normal ou presque normal. Chaque laboratoire utilise une fourchette de valeurs différente pour déterminer ce qui constitue un compte de CD4+ normal, mais la valeur la plus faible se situe habituellement près de 500 cellules/mm3.

Il est possible que les personnes séropositives non traitées, et plus particulièrement celles ayant un très faible compte de CD4+, soient plus à risque de tomber gravement malades de la COVID 19. Notons de plus que de nombreuses personnes séropositives sont plutôt âgées, voire très âgées, et nombre d’études portent à croire que les personnes séropositives sont plus susceptibles de souffrir d’affections sous-jacentes que les personnes séronégatives du même âge. Les affections en question ont tendance à être les suivantes :

• taux de cholestérol anormaux
• tension artérielle supérieure à la normale
• diabète
• insuffisance rénale
Un suivi régulier et la prise d’un traitement recommandé par un médecin peuvent aider à gérer et à minimiser l’impact de ces affections sous-jacentes. Certaines de ces affections pourraient être associées à une maladie plus grave chez les personnes atteintes de COVID-19.

Le California Department of Public Health, Office of AIDS offre des conseils sur les précautions additionnelles que vous devriez prendre si vous êtes plus à risque de tomber malade de la COVID-19 :

• Assurez-vous de faire le plein de vos antirétroviraux et de vos autres médicaments et d’en avoir des réserves
• Restez loin des autres personnes malades, limitez les contacts étroits et lavez-vous souvent les mains
• Si une éclosion de la COVID-19 a lieu dans votre communauté, restez chez vous le plus possible, mais maintenez un réseau social à distance afin de préserver vos connexions sociales et votre santé mentale
• Établissez un plan pour vos soins cliniques, y compris le recours à la télémédecine, si vous devez rester chez vous
Maladies auto-immunes et transplantation

Il existe des affections où le système immunitaire s’attaque à son propre corps; on appelle celles-ci des maladies auto-immunes, et la liste inclut les suivantes :

• certaines sortes d’arthrite
• maladie de Crohn et affections connexes
• lupus
• psoriasis
Certaines personnes qui souffrent de ces affections, ainsi que les receveurs de greffes d’organes et de tissus, se font prescrire des traitements qui suppriment le système immunitaire. Par conséquent, il est possible qu’elles soient plus à risque de contracter et de tomber gravement malades de la COVID-19.

Grossesse

Nous ne disposons à l’heure actuelle d’aucune information sur l’effet du coronavirus sur la santé de la mère ou du fœtus.

Virus de l’hépatite et autres maladies du foie

Le virus de l’hépatite B (VBH) et le virus de l’hépatite C (VHC) infectent le foie et finissent par dégrader graduellement cet organe vital. À mesure que l’état du foie se détériore, la santé générale de la personne s’aggrave et des affections spécifiques peuvent se développer. Les personnes chez qui le VHC a causé de nombreuses lésions hépatiques et qui n’ont pas encore guéri de cette infection risquent de souffrir d’affections sous-jacentes comme l’insuffisance rénale, les maladies cardiovasculaires et le diabète. Notons qu’il est possible de guérir du VHC en aussi peu que huit semaines en suivant un traitement qui se prend une seule fois par jour. Le traitement du VHC est largement accessible au Canada.

Les personnes atteintes du VHB risquent également de souffrir des affections sous-jacentes mentionnées ci-dessus. Il est possible de contrôler l’infection au VHB à l’aide de médicaments.

Pour ces raisons, il est possible que les personnes atteintes d’hépatite soient plus à risque de tomber gravement malades de la COVID-19.

Stéatose hépatique

Il existe de nombreuses autres maladies du foie, notamment la stéatose hépatique non alcoolique. Celle-ci se divise en deux sous-types : la stéatose hépatique simple et la stéatohépatite non alcoolique (SHNA). Ces affections peuvent toucher des personnes ayant le VHB, le VHC ou le VIH, ainsi que les personnes n’ayant pas ces infections. Les personnes atteintes de stéatose hépatique risquent également de souffrir d’une affection sous-jacente comme les suivantes :

• prédiabète ou diabète
• obésité
• tension artérielle supérieure à la normale
• taux de cholestérol anormaux dans le sang
Il est donc possible que les personnes souffrant de stéatose hépatique soient plus à risque de tomber gravement malades de la COVID-19.

Populations vulnérables

Certaines populations, y compris les personnes qui consomment des substances et les sans-abri, peuvent souffrir d’affections sous-jacentes qui les mettent plus à risque de tomber gravement malades de la COVID-19. De plus, comme les personnes vivant une situation de logement inadéquat ou surpeuplé dépendent davantage d’autres personnes pour combler leurs besoins fondamentaux, elles sont moins capables de maintenir l’éloignement social et sont donc plus à risque de contracter la COVID-19.

Que faire si vous croyez avoir la COVID-19?
Obtenir de l’aide : Si vous croyez avoir été exposé au coronavirus et que vous faites de la fièvre ou éprouvez d’autres symptômes, comme une toux ou de la difficulté à respirer, appelez un professionnel de la santé ou les autorités de la santé publique de votre province ou territoire.

Il existe un test pour dépister le SRAS CoV-2 au Canada. Les autorités de la santé publique de votre région pourront vous renseigner davantage sur ce test et les moyens d’y avoir accès.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis offrent les conseils suivants aux personnes qui croient être atteintes de la COVID-19 :

Restez chez vous sauf pour obtenir des soins médicaux

• Restez chez vous : Les personnes qui se sentent légèrement malades sous l’effet de la COVID-19 peuvent s’isoler chez elles durant la maladie. Vous devriez limiter vos activités à l’extérieur de la maison, sauf pour obtenir des soins médicaux.
• Évitez les lieux publics : N’allez pas au travail ou à l’école et évitez les lieux publics.
• Évitez les transports en commun : Évitez d’utiliser les transports en commun, le covoiturage et les taxis.
Éloignez-vous des autres personnes et des animaux chez vous

• Restez loin des autres : Dans la mesure du possible, vous devriez rester dans une pièce séparée qui se trouve loin des autres personnes dans votre domicile. Utilisez également une salle de bain séparée si cela est possible.
• Limitez vos contacts avec les animaux domestiques et autres : Vous devriez limiter vos contacts avec les animaux domestiques et autres pendant que vous êtes malade de la COVID-19, tout comme avec les autres personnes. Bien qu’aucun cas n’ait été rapporté où un animal est tombé malade de la COVID-19, on recommande aux personnes souffrant de COVID-19 de limiter leurs contacts avec les animaux jusqu’à ce que nous en sachions plus sur le virus.
• Dans la mesure du possible, demandez à un autre membre de votre ménage de prendre soin de vos animaux pendant que vous êtes malade.
• Si vous êtes malade de la COVID-19, évitez tout contact avec votre animal domestique : évitez de le flatter, de le câliner, de vous faire lécher et de partager votre nourriture. Si vous devez vous occuper de votre animal domestique ou être près d’autres animaux pendant que vous êtes malade, lavez-vous les mains avant et après vos interactions avec eux et portez un masque.
Appelez avant d’aller chez votre médecin

• Appelez à l’avance : Si vous avez un rendez-vous médical, appelez votre professionnel de la santé pour lui dire que vous avez la COVID-19 ou pourriez l’avoir. Cela permettra à son personnel de prendre les mesures nécessaires pour protéger d’autres personnes contre l’infection ou l’exposition.
Portez un masque si vous êtes malade

• Si vous êtes malade : Vous devriez porter un masque lorsque vous vous trouvez près d’autres personnes (p. ex., dans la même pièce ou le même véhicule) ou des animaux domestiques, et avant que vous entriez dans le cabinet d’un professionnel de la santé.
• Si vous prenez soin d’autres personnes : Si la personne malade n’est pas en mesure de porter un masque (p. ex., parce qu’il l’empêche de bien respirer), les personnes qui vivent avec elle ne devraient pas rester dans la même pièce qu’elle, ou encore elles devraient porter un masque si elles entrent dans la chambre de la personne malade.
• Évitez de partager les articles ménagers personnels

• Évitez de les partager : Vous ne devriez pas partager de vaisselle, de verres, de tasses, d’ustensiles, de serviettes ou de literie avec d’autres personnes ou animaux chez vous.
• Lavez-les soigneusement après l’usage : Après avoir utilisé ces articles,
• lavez-les soigneusement avec du savon et de l’eau.
• Nettoyez toutes les surfaces « fréquemment touchées » tous les jours

• Nettoyez et désinfectez : Prenez l’habitude de nettoyer fréquemment les surfaces fréquemment touchées.
• Désinfectez toute surface entrant en contact avec des liquides corporels : • • Nettoyez toutes les surfaces qui risquent d’avoir été en contact avec du sang, des matières fécales ou d’autres liquides corporels.
• Produits de nettoyage domestique : Utilisez un vaporisateur ou des lingettes de nettoyage en suivant les instructions sur l’étiquette. L’étiquette donne les instructions sur l’utilisation sécuritaire et efficace du produit de nettoyage, y compris les précautions à prendre, telles que le port de gants et le besoin de ventilation efficace.
Faites le suivi de vos symptômes

• Obtenez de l’aide médicale : Obtenez rapidement de l’aide médicale si votre maladie est en train de s’aggraver (p. ex., si vous avez de la difficulté à respirer).
• Appelez votre médecin : Avant de vous rendre à un établissement de soins de santé, appelez votre professionnel de la santé et dites-lui que vous avez la COVID-19 ou que vous faites l’objet d’une évaluation à cet égard.
• Portez un masque lorsque vous êtes malade : Mettez un masque avant d’entrer dans l’établissement. Ces mesures permettront au personnel de protéger les autres personnes dans le bureau ou la salle d’attente contre l’infection ou l’exposition.
Traitement et vaccins
Il n’existe aucun traitement ou vaccin approuvé pour le SRAS CoV-2. Des recherches se poursuivent cependant sur des traitements potentiels contre l’infection au coronavirus.

Des expériences de laboratoire sur des cellules et des virus portent à croire qu’un vieux traitement anti-VIH pourrait inhiber le SRAS CoV-2. Il s’agit du lopinavir-ritonavir, un traitement vendu sous le nom de Kaletra au Canada et dans d’autres pays à revenu élevé et sous le nom d’Aluvia dans d’autres régions (ainsi qu’en versions génériques). Des essais cliniques sont en cours pour déterminer si Kaletra est efficace chez les personnes souffrant de COVID-19. Il est à noter que Kaletra est associé à des effets secondaires comme la diarrhée, les selles molles et la nausée. Ce médicament peut également interagir avec de nombreuses médecines et substances, de sorte qu’il fait augmenter ou diminuer leur concentration dans le corps, ou vice versa.

Il n’existe pas de données probantes indiquant que d’autres médicaments anti-VIH sont actifs contre le SRAS CoV-2

https://www.catie.ca/fr/nouvellescatie/ ... vez-savoir

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 202#398202

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 28 Avr 2020 - 05:55
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VHC : DONNÉES DE PHARMACOLOGIE CHEZ LES PATIENTS MONO-INFECTÉS VS CO-INFECTÉS VIH

Le Virus de l’Hépatite C (VHC) touche à peu près 2,7 millions d’américains et jusqu’à 20 % des patients ont une infection chronique. Cinq à trente pourcents des patients infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) sont co-infectés par le VHC, avec des taux plus importants dans les secteurs où il y a beaucoup d’Utilisateur de Drogue par voie Intraveineuse (UDIV).

L’infection par le VIH majore le taux de progression de la fibrose hépatique accélérant la dysfonction hépatique. Les taux de Réponse Virologique Soutenue (RVS) après un traitement par antiviraux à action directe (AAD) sont identiques chez les patients qu’ils aient ou non une co-infection par le VIH. Cependant, les médecins doivent faire attentions aux interactions médicamenteuses avant d’initier le traitement anti-VHC et, le cas échéant modifier le traitement antirétroviral (ARV).

Bien que l’efficacité des AAD soit bien établie chez les patients co-infectés VHC/VIH, il manque des données pour démontrer des différences dans les caractéristiques de patients, les interactions médicamenteuses et les axes de traitements chez les patients mono-infectés par le VHC par rapport aux co-infectés VHC/VIH dans la vie quotidienne. De plus, la fréquence de l’adaptation du traitement ARV et des conséquences qu’elle génère sur le délai de traitement du VHC n’a pas été totalement décrite.

L’objectif de cette étude était de comparer la gestion des stratégies thérapeutiques et les résultats qui en suivent entre les patients mono-infectés par le VHC et les patients co-infectés traités par AAD dans un centre multidisciplinaire de maladies infectieuses.

Les auteurs ont mené une revue ambispective des patients pour lesquels un AAD a été prescrit entre septembre 2015 et avril 2018 dans un centre académique tertiaire. Le critère principal était le délai entre la décision de traitement et le début effectif du traitement. Les critères secondaires comprenaient les caractéristiques des patients, la fréquence et le type d’interactions médicamenteuses avec les AAD, la fréquence, le type et le moment de modification du traitement ARV et les résultats du traitement.

Au total, 312 patients ont été inclus dont près de la moitié était co-infectée par le VIH.
Les patients avec une co-infection étaient plus souvent
- Des Afro-américains (p < 0,001),
- Avec des troubles psychiatriques (p < 0,001)
- Avec un nombre élevé de comprimés à prendre (p < 0,014)
- Consommateurs abusifs d’alcool (p < 0,001)
- Avec des antécédents d’UDIV (p < 0,024) ou utilisateurs actifs de substances illicites (p = 0,19)

Dans un modèle de régression multivariée évaluant le critère principal, le délai avant l’initiation du traitement était plus important chez les patients nécessitant une modification du traitement ARV (OR = 9,2 ; p < 0,001) ou un ajustement de traitement non ARV (OR = 2,4 ; p = 0,003), et chez les patients Medicaid (OR = 6,7 ; p < 0,001).

Après le contrôle de tous ces facteurs, la co-infection VHC-VIH impactait toujours significativement le délai avant l’initiation du traitement (OR = 1,7 ; p = 0,020) Les groupes avaient des taux identiques de fréquence d’interactions médicamenteuses, obtention d’un traitement complet, RVS observée et effets indésirables.

En conclusion, les patients avec une co-infection VHC/VIH ont plus fréquemment différents facteurs qui complexifient le traitement du VHC. En plus de ces défis, les patients co-infectés ont un délai plus important avant le début du traitement Les modèles de délivrance de soins pourraient intégrer ces données pour améliorer l’engagement des patients, l’accès aux soins et les résultats.

Zuckerman AD. et al. Pharmacologic management of HCV treatment in patients with HCV monoinfection vs. HIV/HCV coinfection: Does coinfection really matter? PLoS One. 2019 Nov 21;14(11):e0225434.

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Sujet du message: VIH/VHC Protocoles et essais  MessagePosté le: 26 Mai 2020 - 10:54
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Au Royaume-Uni, les hommes séropositifs enregistrent une baisse de 70 % de l'hépatite C


Un dépistage plus régulier de l’hépatite C et un meilleur accès aux traitements chez les hommes atteints du VIH a permis de réduire la propagation de la maladie au Royaume-Uni.

L'amélioration de l'accès aux nouveaux traitements a considérablement réduit le nombre de nouveaux cas d'hépatite C chez les hommes séropositifs au Royaume-Uni ces dernières années. C’est ce que démontre une étude menée par les chercheurs de l'Imperial College de Londres et de l'Imperial College Healthcare NHS Trust.

Entre juillet 2013 et juin 2018, dans les cinq cliniques de Londres et de Brighton, 378 cas d'hépatite C ont été diagnostiqués. En 2015, le nombre de nouveaux cas signalés était de 14 pour 1000 personnes, en 2018, il était de 4 pour 1000.

L’étude, publiée dans Clinical Infectious Diseases, indique que l'accès aux nouveaux traitements et le dépistage régulier de l'hépatite C ont été améliorés et ont contribué à faire baisser le nombre de nouveaux patients, tout en réduisant la transmission de l'infection. Grâce aux résultats de cette étude, les chercheurs pensent qu'au rythme actuel, Londres sera en mesure d'atteindre les objectifs fixés par la British HIV Association pour éliminer complètement l'hépatite C chez les personnes séropositives d'ici 2021.

Dépistage précoce et accès aux soins
Pour leurs recherches, l'équipe a analysé les dossiers médicaux de plus de 9 000 hommes considérés comme risquant de contracter l'hépatite C dans quatre cliniques à Londres et une à Brighton. Les patients ont bénéficié d'un accès régulier au dépistage, tandis que certains d'entre eux ont pu bénéficier d'un traitement précoce grâce à des essais de médicaments menés par des universitaires.

“L’hépatite C peut parfois provoquer de graves maladies du foie et reste une cause majeure de mortalité dans le monde, indique la docteure Lucy Garvey, consultante en médecine VIH/GU à l'Imperial College Healthcare NHS Trust et autrice principale de l'étude. Environ 2,3 millions de personnes dans le monde sont co-infectées par le VIH et l'hépatite C et courent un risque plus important de voir leur maladie progresser que les personnes non infectées par le VIH. Cependant, avec les nouveaux traitements de l'hépatite C, il est possible de guérir complètement la maladie. Notre étude a montré comment, à Londres et à Brighton, un dépistage régulier et un meilleur accès à ces nouveaux traitements ont entraîné une baisse significative des nouveaux cas d'hépatite C et de la transmission de l’infection.”

Les données recueillies par les chercheurs ont été comparées aux précédentes études de ce type, ils y ont constaté que le nombre de patients a diminué de près de 70%. Au cours de l'étude précédente, les chercheurs avaient recueilli les dossiers médicaux de 6 000 hommes à Londres qui couraient un risque plus élevé de contracter l'hépatite C. L’équipe s’est aperçue que le nombre de nouveaux patients a diminué entre 2013 et 2018.

“Cette étude s'appuie sur nos travaux précédents et il est encourageant de voir que nos résultats ont été répétés dans une plus grande cohorte de patients et dans plus de régions au Royaume-Uni, commente Graham Cooke, professeur de maladies infectieuses à l'Imperial College de Londres et co-auteur de l'article. C'est une bonne nouvelle que, suite à notre étude, le NHS Angleterre ait modifié ses directives et que les patients aient un meilleur accès aux comprimés de DAA par l'intermédiaire des services du NHS. Cela aura une répercussion positive sur les résultats pour les patients alors que nous travaillons à l'élimination de cette maladie.”

Une aggravation due au VIH facilement évitable
Selon les experts de la santé, l'hépatite C représente une cause majeure de décès parmi les personnes déjà infectées par le VIH, puisque 6% de tous les décès dans les cas de séropositivité sont dus à cette maladie. L'hépatite C peut entraîner des cicatrices sur le foie, connues sous le nom de cirrhose, voire un cancer du foie si elle n'est pas traitée. Depuis 2016, les médecins du monde entier administrent des comprimés d'antiviraux à action directe (DAA), qui sont également considérés comme les nouveaux traitements transformationnels. Pris pendant 8 à 12 semaines, les DAA s’avèrent très efficaces pour guérir l'infection chez plus de 90 % des patients.

Auparavant, selon les directives du NHS, les patients infectés par l'hépatite C devaient attendre six mois pour recevoir un traitement au DAA. Si les patients contractaient à nouveau l'hépatite C, ils ne recevaient pas de traitement à l'alcoolate de sodium, ce qui les laissait sans traitement et les exposait à un risque plus élevé de transmission de la maladie.

L'équipe de chercheurs affirme que le dépistage amélioré, le traitement de l'hépatite C par l'AAD et d'autres thérapies ainsi que le traitement précoce ont aidé les médecins à réduire le nombre de nouvelles infections parmi les hommes séropositifs. Cependant, pour atteindre les objectifs fixés par l'Organisation mondiale de la santé, à savoir 90 % d'efforts plus concentrés, il a été nécessaire d'agir.

Les chercheurs ont suggéré qu'il était nécessaire de concevoir des politiques de dépistage appropriées pour les hommes séropositifs afin que la réduction des risques devienne un processus continu.

Sur la base des résultats de cette étude, le NHS Angleterre a publié de nouvelles directives. Les patients atteints d'hépatite C peuvent avoir un accès précoce au traitement par l'AAD et en cas de réinfection, et recevoir un deuxième traitement par l'AAD pour tenir la maladie à distance.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... hepatite-C

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