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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Sep 2019 - 04:36
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Un vaccin contre l'hépatite C déçu, un autre
à l'œuvre


MONTRÉAL - L’échec récent d’un vaccin prometteur contre l’hépatite C a amené la communauté médicale à attendre avec impatience l’information sur un autre candidat-vaccin devant être présenté à la prochaine Conférence internationale sur le traitement de l’ hépatite chez les utilisateurs de substances (INHSU) 2019.

Le candidat-vaccin de deuxième génération s'appuie sur la phase I des recherches sur un prototype de vaccin efficace sur des modèles animaux, puis sur la production d'anticorps neutralisants croisés contre la plupart des souches du virus chez l'homme. (PLOS ONE. 8 (3): e59776)

Il est développé par les scientifiques qui ont découvert l’hépatite C en 1989.

"Nous terminerons les tests du vaccin sur les lapins l'année prochaine, puis nous les présenterons aux autorités de réglementation", a déclaré Michael Houghton, Ph.D., de l'Université de l'Alberta, au Canada, qui a découvert le virus de l'hépatite C avec Qui-Lim Choo, George Kuo et Daniel Bradley.

Avec le prototype, "nous avons pu montrer de manière statistique que notre vaccin réduisait considérablement le taux de porteurs chez les animaux vaccinés par rapport aux témoins", a déclaré Houghton à Medscape Medical News.

Mais ensuite, Novartis a acheté Chiron, qui finançait la recherche, et a abandonné le programme relatif à l'hépatite C.

Houghton a repris ses activités là où il avait laissé ses travaux - il est directeur de l'Institut de virologie appliquée Li Ka Shing de l'Université de l'Alberta - afin de mettre au point un vaccin de deuxième génération produisant de larges anticorps neutralisants et des réponses croisées réactives des cellules T .

"Nous avons amélioré le prototype de trois manières", a-t-il déclaré. Premièrement, son équipe a mis au point un meilleur moyen de produire et de purifier l’antigène de l’enveloppe virale.

Deuxièmement, "pour éviter l’évasion, nous avons fabriqué des antigènes distincts - distincts de l’antigène de l’enveloppe - que le virus aura du mal à fuir les réponses immunitaires cellulaires", at-il expliqué. "Le virus pourrait peut-être s'échapper d'un virus mais de plusieurs, ce serait très difficile."

Enfin, Houghton et ses collègues ont ajouté un puissant adjuvant pour renforcer la réponse immunitaire. "Cela renforce le système immunitaire, augmente la quantité d'anticorps et la réponse cellulaire aux antigènes de l'hépatite C", a-t-il déclaré.

Énorme déception

es chercheurs qui espéraient que le vaccin contre l'hépatite C d'Okairos, un vecteur adénoviral dérivé du chimpanzé, contenant du matériel génétique pour l'hépatite C et destiné à stimuler une réponse des lymphocytes T spécifiques de l'hépatite C, ont été très déçus lorsque les résultats de la phase I / II ont été annoncés plus tôt cet été. .

"Il n'y avait aucune différence d'incidence et aucune différence de VHC chronique dans le groupe vacciné par rapport au groupe placebo", a déclaré à Medscape Medical News , Naglaa Shoukry, BPharm, Ph.D., de l'Université de Montréal . "C'était assez décevant pour toute la communauté."

Dans les modèles de chimpanzé et les essais de phase 1 sur des êtres humains en bonne santé, le vaccin AdCh3NSmut1 / MVA-NSmut avait stimulé une certaine réponse immunitaire et présentait un bon profil d'innocuité. Cela promettait de convaincre les National Institutes of Health (NIH) de financer un essai sur l'homme.

L'essai de phase I / II à double insu, randomisé et contrôlé par placebo a évalué l'innocuité et l'efficacité du vaccin chez 548 participants au total, âgés de 18 à 45 ans, tous ayant des antécédents récents de consommation de drogues injectables. Sur ce nombre, 275 ont reçu deux doses du vaccin et 273 ont reçu deux doses d'un placebo. Dans chaque groupe, 14 participants ont développé une hépatite chronique C l' infection. Le vaccin n'a fait aucune différence.

"Nous devons comprendre pourquoi ce vaccin a échoué", a déclaré Shoukry. "Quelle a été la réponse immunitaire générée par rapport aux donneurs en bonne santé?"

Puisque cette cohorte de patients implique des utilisateurs de drogues injectables, leur système immunitaire peut ne pas être aussi fort, a-t-elle postulé. "Il existe des preuves à cet effet dans la littérature, mais nous n'avons pas examiné cela à un niveau complexe."

"Si tu m'avais demandé l'année dernière", se souvient-elle, "j'aurais dit que nous aurions un vaccin dans 5 ans. Maintenant, il est probablement plus proche de 10".

Les antirétroviraux permettant de guérir l’hépatite C étant désormais disponibles, M. Shoukry soutient les chercheurs qui estiment que la vaccination des personnes en bonne santé - qui les infectent ensuite pour tester le virus - devrait être autorisée.

"Vous ne pouvez pas dépendre d'antirétroviraux directs; vous ne pouvez pas éradiquer une infection virale sans un vaccin", a-t-elle déclaré.

Le problème avec les objectifs de l'Organisation mondiale de la santé pour 2030 concernant l'hépatite C est qu'il n'y a pas de système normalisé au niveau mondial, a déclaré Shoukry. Le traitement de l'infection dépend de l'endroit où vous vous trouvez et de votre capacité à tester et à traiter.

"Certaines régions sont bonnes, d'autres pas", a-t-elle déclaré. "Il est également difficile de trouver les personnes nouvellement infectées et la population vulnérable au milieu de l'épidémie d'opioïdes - vous ne pourrez peut-être pas les atteindre."

Dans le discours de cette semaine à INHSU 2019, Shoukry se concentrera sur une discussion sur l'échec du procès. Elle couvrira également la science et les défis entourant le développement de vaccins au niveau biologique et les essais sur l'homme.

Si vous voulez contrôler une épidémie mondiale, vous ne pouvez pas vous fier aux diagnostics. Vous ne pouvez pas compter sur les antiviraux. Vous avez besoin d'un vaccin. L’histoire des maladies infectieuses nous l’a appris. Dr Michael Houghton
Bien que Houghton ne sache pas pourquoi l’essai d’Okairos s’est déroulé dans le sud, il a déclaré: "Pour tous les vaccins, les anticorps sont réellement les corrélats de la protection contre tous les agents pathogènes jusqu’à présent". Le problème avec le vaccin Okairos peut être que "il ne suscitait que des réponses des cellules T, pas des anticorps neutralisants".

Il a repris à son compte les affirmations de Shoukry selon lesquelles l'hépatite C ne disparaîtrait pas sans vaccin. "Si vous voulez contrôler une épidémie mondiale, vous ne pouvez pas vous fier aux diagnostics. Vous ne pouvez pas compter sur les antiviraux. Vous avez besoin d'un vaccin. Les antécédents de maladie infectieuse nous l'ont appris."

Selon Houghton, chaque année, le développement du vaccin est retardé, de plus en plus de personnes meurent d'une maladie du foie. "Chaque année, environ 400 000 [personnes] meurent de cette catastrophe dans le monde. Si vous pouvez accélérer les essais cliniques de 5 ans, 2 millions de moins en moins mourront."

https://www.medscape.com/viewarticle/918002#vp_1

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Sep 2019 - 16:54
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DÉTECTION DE STRATÉGIES D’ENCERCLEMENT COGNITIF DES LABORATOIRES AMÉRICAINS EN FRANCE

Le TRUVADA est un agent antirétroviral prescrit lorsqu’un patient est déclaré séropositif, mais également utilisé en prévention contre le VIH-1 et le VIH-2 ; il empêche la contamination par le VIH-SIDA lors des rapports sexuels non protégés avec des personnes séropositives. Produite par le laboratoire américain GILEAD (Brevet Européen N° 0 915 894), une boite de cette pilule coute 406,87 € par mois et par patient pour un cout de fabrication inférieur à 10 €. Depuis 2016, il est remboursé par la Sécurité Sociale. C’est ainsi qu’au 31 décembre 2017 GILEAD est, d’après un article publié le 21 novembre 2018 par Simon Gouin de PHARMA PAPERS, le troisième laboratoire dont les médicaments ont été le plus remboursé par la Sécurité Sociale (705 485 384 €) grâce au TRUVADA.

En effet, le 23 novembre 2015, dans le cadre de l’examen du projet de budget de la sécurité sociale pour 2016, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, avait déclaré devant l’Assemblée Nationale : « J’ai décidé que le TRUVADA serait pris en charge à partir de début 2016 dans le cadre d’une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) qui sera publiée dans la première quinzaine de décembre ». Cette déclaration est, comme développé plus pas, le résultat de la mise en œuvre par le laboratoire américain GILEAD d’un ensemble d’actions d’influence médiatique (presse spécialisée et internet), de promotion d’actions humanitaires à l’endroit de la population gay sensible à la thématique du VIH, des actions de communication ciblées à l’endroit de l’opinion publique, du corps médical et de la communauté scientifique via le financement des ONGs et/ou l’octroi de bourses aux chercheurs.

Le dessous des cartes des jeux d’influence

Une controverse est né du fait que dans l’optique de pérenniser ses gains, le laboratoire américain GILEAD, dont le brevet expirait en juillet 2017, a voulu faire valoir devant les instances judiciaires françaises et européennes un Certificat Complémentaire de Protection (CCP) qui lui permettrait de maintenir le monopole jusqu’au 24 février 2020. Cela a été perçu comme une pratique abusive de la firme pharmaceutique sur le droit de propriété intellectuelle et dénoncée par plusieurs associations parmi lesquelles AIDES et COALITION PLUS, qui ont pu démontrer que les arguments présentés par le laboratoire GILEAD dissimulaient des informations scientifiques importantes, en l’occurrence le fait que la délivrance d’un certificat complémentaire de protection portant sur des principes actifs qui ne figurent pas dans le libellé des revendications du brevet de base entraine sa nullité. Les protagonistes de ce conflit avaient pourtant été favorable à l’introduction du TRUVADA en France mais à contrario défavorable à la prorogation de son monopole via le CCP, notamment la presse, les ONGs et quelques membres de la communauté scientifique française. Ainsi, à la faveur d’une décision du Tribunal de Grande Instance de Paris, ce monopole a pris fin le 05 septembre 2017. A cet effet, l’association AIDES a déclaré : « En France, ce sont plus de 760 000 000 € que l’utilisation des génériques du TRUVADA aura permis d’économiser ».

Ainsi, l’option judiciaire (qui fut un succès en Suisse) entreprise par le laboratoire GILEAD a été le dernier recours à la suite de l’échec d’une guerre informationnelle qui reposait sur du lobbying, le financement d’ONGs incluant l’association AIDES qui, quelques années plutôt (2013) avait pourtant milité pour la prise en charge du TRUVADA par la Sécurité Sociale, en demandant à l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) une mise à disposition de ce traitement en usage préventif. L’association AIDES avait reçu en 2014 (selon EUROFOLKS) 159 000 € de financement du laboratoire GILEAD. Depuis 2017, date à laquelle GILEAD a perdu son monopole, cette association n’a plus reçu de financement dudit laboratoire.

La machine de guerre économique du laboratoire américain

A l’analyse, les enjeux financiers liés à la fin du brevet du TRUVADA, et l’apparition de génériques est au cœur de cette controverse. En termes chiffrés, il s’agit de l’antirétroviral le plus prescrit en France (environ 73 000 personnes séropositives, près 6 000 autres utilisant le TRUVADA en préventif, et 40 000 utilisateurs prévues pour 2020). Bien plus, la filiale française, GILEAD SCIENCES, société par actions simplifiée (optimisation fiscale) localisée à Boulogne Billancourt (92100) a réalisé sur l’année 2017 un Chiffre d’Affaires de 979 086 800,00 € avec une augmentation du CA de 11,14 % entre 2016 et 2017. Si l’avènement des génériques fait perdre de la marge à GILEAD, la propagande de ce nouveau mode de prévention fait élargir le public cible, vu qu’on est parti du porteur du VIH à toute la population sexuée.



La démarche employée par le laboratoire américain GILEAD a été la suivante :

• Une protection juridique par le dépôt le 19 juillet 2005 et en toute discrétion d’une demande de CCP qui lui aurait permis le moment venu de bloquer l’entrée des génériques du TRUVADA en France et en Europe, ou de conditionner sa levée au payement de royalties par les producteurs de génériques, qui s’est illustré par le procès que GILEAD a fait contre le laboratoire MYLAN pour contrefaçon, qu’elle a obtenu le 21 décembre 2006, valable jusqu’au 24 février 2020 ;
• le lobbying et la propagande, telle que l’indique l’ONG américaine Center for Responsive Politics (CRP), spécialisée dans l’étude et les activités de lobby influençant les politiques publiques. Cette dernière déclare sur le site www.opensecret.org qu’en 2018, le laboratoire GILEAD a dépensé 2 579 962 € en activité de lobbying. Dans le cas du TRUVADA, cet argent a servi à une guerre par l’information s’inscrivant comme un bras séculier de la guerre industrielle que mène GILEAD en France ou il engrange de bénéfices essentiellement sur les fonds publics.


Pour mémoire, GILEAD a utilisé la même stratégie qu’il avait déployée pour le SOFOSBUVIR, médicament contre l’hépatite C qui a engrangé 25,8 milliards de dollars de profits depuis sa mise sur le marché (2013). Doté d’une capacité financière importante, la firme GILEAD a financé en 2015 les dix-huit (dix huit) organisations suivantes : HP Prévention, Le Kioske, Sol en Si, Vivre, AIDES, Action traitements, Actif Santé, Act-Up Paris, Alter Santé, Ikambéré, Sid’Aventure, SOS Hépatites, Afrisanté, Da Si Senti, Dessine-moi un mouton, Sidaction, Basiliade, Alliance Contre le Sida (ALCOS) et Association de Gestion du Collectif Hépatites Virales (AGCHV).

Ce laboratoire finance également, sans apparaitre au premier plan, la presse (Le Monde, Libération, …) et les journalistes, la production de rapports scientifiques, les campagnes de « prévention » ou « plaidoyers », les activités des autorités éthiques, les associations de patients et de médecins sans oublier les politiques et les réseaux communautaires. A titre d’illustration, l’association française Regards Citoyens a rendu publique les sommes versées aux médecins par GILEAD entre 2012 et 2014 au titre de cadeaux : 1 460 000 €. Le terme « HSH » (Hommes pratiquant le Sexe avec les Hommes) employé par les protagonistes en lieu et place du terme « GAY » illustre bien que cette guerre informationnelle qui affecte aussi la tournure des mots-clés dans les messages.

Afin de riposter à la logique économique du laboratoire américain GILEAD, spécialiste des médicaments onéreux, qui comptait continuer d’exercer ou marchander le monopole du TRUVADA via un «certificat complémentaire de protection» (CCP), quelques membres de la communauté scientifique française se sont insurgés contre le budget de promotion gigantesque des laboratoires à l’instar du docteur Gérard Delepine qui a publié le 15 novembre 2017 un article sur les conflits d’intérêts dans la filière sur son site internet, dans lequel ont été révélé les montants versés par le laboratoire GILEAD à des scientifiques français, nommément cités. Ces conflits d’intérêts ont été également mentionnés dans le dernier paragraphe du Compte-Rendu de séance du Comité Scientifique Spécialisé Temporaire « RTU TRUVADA en Prophylaxie Préexposition du 26 janvier 2015. Certaines associations ont dénoncé la dévaluation de la parole scientifique exercée par certains acteurs au service du laboratoire américain.

In fine, l’Etat français et l’Europe grâce à l’appareil judiciaire ont pu faire droit aux fabricants européens de génériques et arrêter l’hémorragie créée par le laboratoire GILEAD sur les fonds publics français. Mais un constat résulte de ce cas pratique : le système de sécurité sociale française est un eldorado pour les laboratoires étrangers. Au regard de la taille des enjeux financiers, et conscient de la compétitivité des laboratoires français, le législateur ne pourrait-il pas envisager de prioriser le remboursement des médicaments made in France dans le cadre des lois sur le financement de la sécurité sociale afin d’effectuer des économies substantielles sur les charges sociales et par suite les finances publiques en termes de réserve de change ?

https://infoguerre.fr/2019/09/detection ... ns-france/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Sep 2019 - 15:26
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L’INHSU UN CONGRÈS PAS COMME LES AUTRES…



Mais le plus remarquable c’est probablement la sensation de cet engouement : tout le monde veut obtenir l’élimination de l’hépatite C pour 2030 et tout le monde a conscience que les usagers de drogue sont le réservoir de cette maladie donc que des stratégies spécifiques de dépistage et d’accès au traitement doivent être mises en place.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/linhsu-un-c ... es-autres/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Sep 2019 - 07:22
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LES GUIDELINES EASL POUR LES PATIENTS

L’EASL (European Association for the Study of the Liver) a récemment publié “Vivre avec un diagnostic de CBP“, un guide pour les patients atteints de Cholangite biliaire primitive (CBP). L’objectif de ce guide est d’aider les patients ayant reçu ce diagnostic de CBP à comprendre les recommandations de pratique clinique de l’EASL sur cette maladie, ainsi que leur montrer l’importance d’aborder les soins de manière structurée et personnalisée.

Le guide a été traduit de l’anglais par les laboratoires Intercept, relu par le Dr Corpechot, coordonnateur du réseau Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires et Hépatites Auto-Immunes (MIVB-H), et le Pr O. Chazouillères, coordonnateur de la filière, ainsi que par l’association de patients Albi.

https://www.filfoie.com/wp-content/uplo ... tients.pdf

LANCEMENT DE L’ÉTUDE CBP-HOPE

L’étude CBP-HOPE, menée par le Dr C. Corpechot, est en cours de lancement. Elle vise à évaluer l’efficacité de séance d’hypnose sur la fatigue des femmes atteintes de CBP.

https://www.filfoie.com/lancement-etude-cbp-hope/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Sep 2019 - 08:26
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Le moment est venu de mettre en œuvre des politiques de réduction des risques en Europe orientale et en Asie centrale

Les preuves sont claires: les pays d'Europe orientale et d'Asie centrale devraient adopter un traitement d'entretien aux opioïdes et des échanges de seringues pour lutter contre les épidémies de VIH et d'hépatite C, a déclaré Michel Kazatchkine

Pendant de nombreuses années, des preuves ont démontré l'efficacité du traitement d'entretien aux opioïdes dans le traitement de la dépendance aux opioïdes et de l'efficacité du traitement d'entretien aux opioïdes et des programmes de seringues à aiguille pour prévenir l'infection à VIH chez les consommateurs de drogues injectables. Des preuves récentes montrent que le traitement d'entretien aux opioïdes et les programmes de seringues à aiguille peuvent également empêcher les personnes qui s'injectent des drogues de contracter l'hépatite C. [3]

La propagation du VIH / sida parmi les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires a été maîtrisée en Europe occidentale, en Australie, au Canada, en Chine et dans d'autres pays d'Asie, car des interventions telles que l'échange de seringues propres et les programmes de traitement d'entretien aux opioïdes sont désormais sanctionnées par l'Organisation mondiale de la santé.

La réduction des méfaits retient de plus en plus l'attention des décideurs en Afrique subsaharienne. L'injection de médicament à risque est considérée comme un élément sous-estimé de la prévention du VIH et de l'hépatite C chez les groupes vulnérables dans des environnements à prévalence élevée en Afrique subsaharienne et en Asie.

Cependant, en Europe de l’Est et en Asie centrale, les politiques de réduction des risques sont remarquables par leur absence, même si les taux d’infection par le VIH et l’hépatite C sont élevés.

L'absence de politique de réduction des méfaits est flagrante, les taux de consommation de drogues par injection demeurant élevés en Europe orientale et en Asie centrale, soit environ quatre fois plus que la moyenne mondiale, bien que la tendance soit à la baisse. [4] L'héroïne reste la drogue injectée dominante, mais de nombreux pays des régions enregistrent une augmentation des taux d'utilisation de stimulants injectés (métamphétamines). [5]

Les personnes qui s'injectent des drogues ou qui en ont consommé à un moment ou à un autre continuent à représenter entre 40 et 50% des nouveaux diagnostics de VIH déclarés en Europe orientale et dans la région de l'Asie centrale. [6]

Environ 25% des 3,1 millions d'utilisateurs de drogues injectables dans la région sont infectés par le VIH et 65% ont un test positif pour l'hépatite C. [7]

Les comorbidités telles que la co-infection VIH-tuberculose et VIH-hépatite C sont maintenant normalisées dans des pays comme la Fédération de Russie, qui représente environ 80% des infections à VIH de la région. [8]

L’adoption du traitement antirétroviral (TAR) a augmenté dans la région ces dernières années, le prix des médicaments a diminué et les schémas thérapeutiques antirétroviraux ont été simplifiés et normalisés. Pourtant, seulement 35% du nombre estimé de personnes vivant avec le VIH dans la région ont actuellement accès à un traitement antirétroviral, et ce chiffre n’est que de 10% pour les consommateurs de drogues injectables. [9] Les chiffres sont beaucoup plus bas en ce qui concerne le traitement de l'hépatite C avec des agents antiviraux directs (AAD). Outre le vaste programme d'hépatite mis en place en Géorgie, moins de 5% des patients bénéficient d'un traitement curatif contre l'hépatite C dans toute la région. [dix]

De nouvelles preuves montrent maintenant que le traitement d'entretien aux opioïdes et les programmes de seringues à aiguille sont efficaces pour prévenir l'acquisition de l'hépatite C chez les consommateurs de drogues injectables. Une méta-analyse de données publiées au cours des dix-huit derniers mois montre que le traitement d'entretien aux opioïdes réduit de 50% le risque de contracter l'hépatite chez les consommateurs de drogues injectables, tandis que les programmes de traitement d'entretien aux opioïdes et de seringues à aiguille réduisent le risque de contracter l'hépatite C. [11 ]

L'efficacité des programmes de traitement d'entretien aux opioïdes et des seringues à aiguille dans la réduction du risque d'infection à VIH chez les consommateurs de drogues injectables a permis aux pays d'Europe occidentale de réduire la proportion de consommateurs de drogues injectables parmi les nouvelles infections à VIH à moins de 1 à 2%. Le traitement d'entretien aux opioïdes a également permis à un grand nombre de personnes de retrouver une vie familiale et professionnelle normale.

La Fédération de Russie représente près de 80% de toutes les nouvelles infections à VIH dans la région et la modélisation montre les avantages potentiels d'introduire et d'intensifier ces interventions dans ce pays. [12]

On estime que l'extension de l'accès au traitement d'entretien aux opioïdes et aux programmes de seringues à aiguille à 50% des consommateurs de drogues injectables, ainsi que l'accès au traitement antirétroviral des personnes dans le besoin, réduiraient de 53% et 76% le nombre de nouvelles infections. d’ici dix ans à Omsk et Ekaterinbourg, deux villes touchées par de graves épidémies de VIH associées à l’injection de drogues dans de mauvaises conditions. [13,14]

Les épidémies de VIH et d’hépatite chez les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires continuent de toucher gravement l’Europe orientale et la région de l’Asie centrale. Cependant, nous avons des preuves que le traitement d'entretien aux opioïdes et les programmes de seringues à aiguille sont efficaces en prévention. Le moment est venu pour les gouvernements de la région d'examiner les preuves, leurs politiques et de contrôler leurs épidémies de VIH et d'hépatite.

https://hepvoices.org/2019/09/eastern-e ... outbreaks/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Sep 2019 - 13:52
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Des médicaments efficaces et un soutien aux patients pour lutter contre l'épidémie d'hépatite C en Ukraine

Une combinaison de médicaments génériques associée à un modèle complet d'assistance aux patients a donné des résultats prometteurs dans le cadre d'un projet pilote mené par Médecins Sans Frontières (MSF) en Ukraine .

Si elle est renforcée, elle peut considérablement accélérer le traitement de l' hépatite C dans un pays où plus de cinq pour cent de la population, soit au moins deux millions de personnes, seraient infectées par le virus de l'hépatite C.

Depuis décembre 2017, MSF utilise les versions génériques les plus abordables du daclatasvir et du sofosbuvir, médicaments pour le traitement de l'hépatite C, dans le traitement de près de 900 personnes dans la région de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine. Le taux de guérison est supérieur à 97%.

Le ministère ukrainien de la santé a récemment acheté et alloué des médicaments similaires à distribuer au niveau national dans le cadre de l'engagement pris l'année dernière par la Journée mondiale de l'hépatite de commencer à intensifier le traitement de l'hépatite C.

L'hépatite C survient lorsque le virus de l'hépatite C (VHC) infecte le foie et peut entraîner une cirrhose, un cancer du foie et même la mort. L'hépatite C est curable et le traitement standard dans le monde entier s'est considérablement amélioré ces dernières années avec l'introduction de médicaments oraux plus récents et plus efficaces recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), comme le daclatasvir et le sofosbuvir, qui ont très peu d'effets secondaires et un taux de guérison élevé.

La suite ici :

https://www.msf.org/effective-drugs-and ... c-epidemic

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2019 - 07:55
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Montpellier, ville sans hépatite C

SOS hépatites, la Coordination Hépatites Occitanie et la ville de Montpellier, soutenues par l’Agence régionale de santé, la Cpam, le CHU, les URPS (pharmaciens, médecins libéraux et biologistes), lancent la campagne « Montpellier, ville sans hépatite C », du 16 septembre au 16 décembre 2019. Il s’agit d’une campagne inédite. Durant cette période, chaque personne habitant à Montpellier pourra se faire dépister de l’hépatite C sans ordonnance, sans rendez-vous et sans avance de frais dans les laboratoires de biologie médicale de la ville. À l’issue de l’évaluation qui sera faite par Santé publique France, cette campagne sera reconduite en 2020, sans limitation.

Comme le rappelle SOS hépatites : se faire dépister permet, si besoin, la mise en place rapide d’un traitement pendant huit à douze semaines. Aujourd’hui, les traitements sont sans effets indésirables,et efficaces à plus de 98 %, rappelle l’association.

https://www.montpellier.fr/4454-hepatit ... ister-.htm

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Sep 2019 - 18:32
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"Répartition des génotypes du virus de l'hépatite C dans le nord de la Grèce au cours de la dernière décennie: analyse descriptive et corrélations cliniques".

Le virus de l'hépatite C ( VHC ) représente un problème de santé publique majeur, alors que l'identification d'un génotype du VHC est cliniquement très importante pour la prescription d'un traitement. Le but de la présente étude était de déterminer la distribution du génotype du VHC chez les patients du nord de la Grèce présentant une charge virale positive pour le VHC ARN et de déterminer s'il y avait eu un changement dans cette distribution au cours de la période 2009-2017. L'étude a été réalisée sur 915 VHC patients positifs et en fonction des résultats, le génotype 3 est le génotype le plus répandu ( Ν = 395, 43,2%) , suivie par le génotype 1 ( Ν= 361, 39,5%). En ce qui concerne le sexe des patients, le génotype 1 a été principalement détecté chez les femmes.

De plus, le génotype 1 était associé à des charges virales plus élevées, tandis que le génotype 3 était le plus fréquemment détecté chez les patients ayant des antécédents d'utilisation de drogues par voie intraveineuse. En conclusion, nos résultats montrent que le génotype 3 est le génotype le plus répandu en Grèce au cours des dix dernières années, contrairement aux études épidémiologiques plus anciennes, probablement en raison de l’utilisation de la drogue par voie intraveineuse comme principale source d’infection.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31516719

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Sep 2019 - 10:07
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Nouveaux traitements , essais cliniques

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=20

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Sep 2019 - 11:04
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MONTPELLIER ZÉRO HÉPATITE C




http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... ITE-V2.pdf

http://www.soshepatites.org/montpellier ... epatite-c/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Sep 2019 - 13:50
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Journée nationale de lutte contre les hépatites virales

A une semaine de la journée nationale des hépatites (25 septembre), nous vous proposons de retrouver les principales avancées scientifiques soutenues par l'ANRS depuis le début de l'année 2019, De l'accès aux soins à la démonstration d'efficacité de traitements en passant par une stratégie mondiale contre l'hépatite B.

Hépatite C





https://www.youtube.com/watch?v=N2UuVwpKdFs



http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... es-virales

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Sep 2019 - 15:36
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Prochain Webstaff RCP/Hepato le 18 septembre à 20h : Un avis sur un dossier d'hépato ? Un conseil sur un traitement anti-viral ?




http://www.webconfaei.com/webstaff.asp

https://webstaff.fr/

https://webstaff.fr/connexion.asp

WEBCONF A 20H

http://www.webconfaei.com/webstaff.asp





Maviret 8 semaines



Epclusa 12 semaines ou Maviret 8 semaines



Epclusa 12 semaines ou Maviret 8 semaines



Maviret 8 semaines



Vosevi (Sofosbuvir , Velpatasvir , Voxilaprevir ) 12 semaines

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Sep 2019 - 20:21
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Epclusa 12 semaines



Discuter avec l'infectiologue , pour changer le traitement VIH , interactions Efavirenz avec le Maviret , et l'Epclusa



Vosevi (Sofosbuvir , Velpatasvir , Voxilaprevir) 12 semaines



Le patient ne peut avaler des comprimés , Piler le Maviret 8 semaines



Epclusa 12 semaines , remplacer avorvastatine par pravastatine



Epclusa 12 semaines ou Maviret 8 semaines


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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Sep 2019 - 07:08
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Aucune preuve que le miel, la cannelle et la gelée royale guérissent les hépatites B et C



Un article du site afriquesante.net, publié le 3 juin 2019, dresse une liste de quatre différents traitements, avec divers ingrédients tels que du miel pur, de la gelée royale (turque ou chinoise), de la cannelle moulue, des graines de nigelle, de l’anis vert moulu, du gingembre moulu, etc.

Pour la première recette, l’article conseille de mélanger un kilogramme de miel avec 100 grammes de cannelle moulue. Ensuite de prendre une grande cuillerée du mélange, le diluer dans 150 millilitres d’eau tiède et le boire à jeun.

Dans la deuxième recette, il est indiqué de mélanger 40 grammes de gelée royale avec un kilogramme de miel et de prendre une grande cuillerée de ce mélange avant de se coucher.


Sur quoi se base l’article d’Afrique Santé ?


Nous avons écrit à Afrique Santé afin d’obtenir des renseignements relatifs à l’origine des informations relatées dans l’article. Mais notre requête demeure encore sans réponse. Cet article sera mis à jour dès que nous obtiendrons une réaction.

Toutefois, le texte mentionne comme source « Hépatite C traitement 2017 », qui est un texte du même site contenant les mêmes informations que l’article en question.

Les vertus du miel, du gingembre et de la cannelle

Les ingrédients que sont le miel, le gingembre, la cannelle et la gelée royale ont des vertus très intéressantes pour le corps humain, même s’il n’y a aucune preuve que leur mélange puisse traiter les hépatites B et C.

C’est ce qu’explique la nutritionniste et coach en alimentation Ndeye Khady Dia, qui donne ici quelques propriétés du miel, du gingembre et de la cannelle.

• Le miel
« C’est un produit naturel qui regorge de bienfaits et de vertus santé ». Il contient « de nombreux nutriments : vitamines (A, D et K principalement), sels minéraux, acides aminés et oligo-éléments. Ces proportions varient selon le type de miel ».

Le miel est par ailleurs « antiseptique, et un antibiotique naturel qui renforce le système immunitaire et facilite également la digestion. Il aide à lutter contre la constipation légère et les douleurs gastriques ».

« C’est un bon substitut du sucre : moins calorique que le sucre à quantité égale mais avec un pouvoir sucrant supérieur ».

• Le gingembre
C’est une épice aux pouvoirs antioxydants, indique Ndeye Khady Dia.

« Les antioxydants protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres »,

« Le gingembre est efficace pour soulager les douleurs arthritiques et le gonflement qui leur est associé. Il est aussi « efficace pour diminuer les nausées », poursuit la nutritionniste.

• La cannelle
Selon les résultats d’une étude (repris par l’International Journal of Preventive Medicine) la cannelle présente des propriétés qui peuvent se révéler efficace contre le diabète de type 2.

« Une vaste revue de la littérature scientifique (Tableau 3) a aussi classé la cannelle moulue au quatrième rang parmi les 50 aliments renfermant le plus d’antioxydants par portion de 100 grammes ».

Ndeye Khady Dia conclut que « tout comme pour le gingembre, ces puissants antioxydants protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres et possèdent quelques propriétés antimicrobiennes ».

« Il n’y a pas de potion miracle »

Africa Check a contacté Aminata Sall Diallo, la coordonnatrice du Programme national de la lutte contre les hépatites.

« Je ne sais pas si ce sont des plantes ou un mélange (les traitements cités dans l’article), mais il y a des médicaments extrêmement efficaces (pour guérir les hépatites B et C). Mais ce ne sont pas des produits naturels ou plantes. Il faut faire attention ».

« Je pense que nous devons lutter contre ce genre d’informations qui exposent les malades qui, dans le désarroi, peuvent être tentés d’essayer telle ou telle recette. Il n’y a pas de potions miracles, nous disposons aujourd’hui de médicaments très efficaces pour guérir et contrôler les hépatites ».

Le nutritionniste Alioune Badara Sy abonde dans le même sens et précise qu’aucune étude scientifique ne recommande un type de traitement des hépatites B et C sur la base des produits cités dans l’article d’Afrique santé.

« Aucune preuve ! Je peux vous dire de façon claire que ces produits n’ont aucun effet sur l’hépatite. C’est de la publicité trompeuse tout simplement ».

Les recommandations de l’OMS

En ce qui concerne le traitement de l’hépatite B, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) préconise l’utilisation de traitements par voie orale – à base de ténofovir ou d’entécavir – agents médicamenteux les plus puissants pour éliminer le virus de l’hépatite B.

« Par comparaison avec d’autres médicaments, la mise en œuvre de ces agents entraîne rarement une pharmaco-résistance (persistance des crises malgré un traitement bien conduit). Ils sont faciles à prendre (une pilule par jour) et provoquent peu d’effets secondaires, de sorte qu’ils n’imposent qu’une surveillance limitée », renseigne le site de l’OMS dans un article publié le 19 juillet 2019.

Toujours selon l’OMS, l’hépatite C « ne nécessite pas toujours un traitement puisque chez certaines personnes, la réponse immunitaire éliminera l’infection et certaines personnes porteuses d’une infection chronique ne développent pas de lésion hépatique ».

Lorsque le traitement est nécessaire, « le sofosbuvir, le daclatasvir et l’association sofosbuvir/ledispavir font partie des schémas thérapeutiques de prédilection dans les lignes directrices de l’OMS et permettent d’obtenir des taux de guérison supérieurs à 95% ».

Il faut noter, selon l’OMS, que « ces principes actifs, appelés agents antiviraux directs (AAD), sont bien plus efficaces, plus sûrs et mieux tolérés que les traitements plus anciens. Ils peuvent guérir la plupart des cas d’infection à VHC et ils sont plus courts (12 semaines en général) ».

Conclusion : pas de preuve médicale à ces recettes contre les hépatites B et C

Le site Afrique Santé affirme que les hépatites B et C peuvent être guéries avec des produits naturels comme le miel ou la gelée royale.

L’OMS préconise le traitement à base de ténofovir ou l’entécavir pour éliminer l’hépatite B, et recommande le sofosbuvir, le daclatasvir et l’association sofosbuvir/ledispavir pour obtenir des taux de guérison supérieurs à 95% pour l’hépatite C.

Au Sénégal, la directrice du programme national de lutte contre les hépatites, Aminata Sall Diallo, et le nutritionniste, Alioune Badara Sy, corroborent les propos de l’OMS et mettent en garde contre l’utilisation de produits non recommandés des études scientifiques.

https://fr.africacheck.org/reports/aucu ... es-b-et-c/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Sep 2019 - 16:49
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J’AI ARRÊTÉ DE BOIRE ET MES TRANSAMINASES ONT ENCORE AUGMENTÉ, POURQUOI?



Et pour une fois il suffit d’arrêter le sport pour aller mieux, pas moral non ?

Donc on peut parler transaminases sans pour autant parler foie.

Pascal Mélin


http://www.soshepatites.org/jai-arrete- ... -pourquoi/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Sep 2019 - 06:43
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L’Islande a éliminé le VHC



https://mailchi.mp/soshepatites/lhpatan ... t-aot-2019

http://www.soshepatites.org/lhepatante- ... aout-2019/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Sep 2019 - 06:50
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Éliminer l'hépatite C - L'Irlande n'est pas sur la bonne voie

L'Irlande n'atteindra peut-être pas son objectif d'élimination de l'hépatite C avant 2049. Malgré l'engagement pris d'éliminer le virus d'ici 2030, un sommet majeur se tiendra cette semaine.

L'hépatite C est une infection du foie causée par le virus de l'hépatite C. On estime que 20 000 à 30 000 personnes sont touchées en Irlande.

Une personne peut développer le virus si elle entre en contact avec le sang d'une personne infectée et actuellement, l'Irlande a un taux d'infection élevé parmi les groupes vulnérables. Par exemple, parmi les consommateurs de drogues injectables, le taux d’infection se situe autour de 70-85%, tandis que le tiers des personnes sans abri sont infectées.

Bien qu'il n'y ait pas de vaccin contre l'hépatite C, il peut être traité avec succès. Cependant, si elle n'est pas traitée, cela peut entraîner des dommages importants au foie.

Jusqu'à 20% des personnes atteintes du virus développeront une cirrhose irréversible pouvant entraîner une insuffisance hépatique. Les personnes atteintes de cirrhose ont également un risque accru de développer un cancer du foie.

Un sommet majeur, Éliminer l'hépatite C une fois pour toutes, a lieu à Dublin cette semaine. Il est hébergé par le Partenariat contre l'hépatite C, un réseau national de partenaires collaborant dans ce domaine.

Les délégués apprendront qu'en 2016, l'Irlande a désigné l'hépatite C comme une priorité majeure de la santé publique et s'est engagée à respecter les engagements de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) visant à éliminer le virus d'ici 2030.

Cependant, à un peu plus d'une décennie de l'Irlande, l'Irlande est l'un des pays européens qui n'est pas sur la bonne voie pour atteindre cet objectif.

Selon l'Observatoire Polaris, une organisation internationale qui surveille la prévalence de l'hépatite C, l'élimination du virus d'ici 2030 est irréalisable compte tenu des taux de traitement et de la politique en vigueur.

Il prédit que l'Irlande n'atteindra pas l'objectif d'élimination avant 2049, ce qui entraînera la perte de plus de vies et des coûts de soins de santé supplémentaires.

Un modèle «rechercher et traiter» mesurable et à grande échelle doit être mis en œuvre pour atteindre les groupes vulnérables et marginalisés au sein de la communauté plus large. Nous devons passer d'un modèle centré sur l'hôpital à un modèle communautaire pour traiter les gens là où ils se trouvent.

«Nous devons veiller à ce que chaque personne ait accès au dépistage et au traitement de manière opportune, en passant d’une approche progressive à un accès pleinement équitable pour tous. En repensant, en recentrant et en élargissant nos modèles de traitement, nous pouvons atteindre cet objectif », a déclaré le Partenariat contre l'hépatite C.

Le sommet aura lieu dans la Mansion House de Dublin le 25 septembre.

http://www.irishhealth.com/article.html?id=26825

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Sep 2019 - 09:34
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Hépatites: encore trop de personnes non diagnostiquées en France

(AFP) - Malgré une activité de dépistage importante des hépatites B et C, "trop de personnes demeurent non testées et porteuses d'infections virales non diagnostiquées", pointe le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié mardi.

0,3% de la population de France métropolitaine âgée de 18 à 75 ans serait atteinte d'une hépatite B chronique, et la même proportion d'une hépatite C chronique, selon de nouvelles estimations publiées à l'occasion de la Journée nationale de lutte contre les hépatites virales, qui a lieu mercredi.

Cela représente "environ 135.000 individus pour chacune de ces pathologies", dues à des virus qui s'attaquent au foie, précise l'équipe de chercheurs de Santé publique France.

Ces chiffres sont en baisse par rapport aux évaluations précédentes (0,65% en 2004 et 0,42% en 2011 respectivement), mais les auteurs expliquent que "du fait des différences de méthodes utilisées, il convient d'être prudent dans la comparaison de ces estimations".

Ils sont aussi probablement sous-estimés, car les méthodes utilisées (auto-dépistage sanguin à domicile et enquête téléphonique) rendaient difficile l'inclusion des populations marginalisées, usagers de drogues actifs et personnes sans domicile fixe, chez lesquelles la fréquence de ces maladies est plus élevée.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour objectif que 90% des personnes infectées soient diagnostiquées d'ici à 2030. Ce n'était le cas en France qu'à 80,6% pour l'hépatite C et 17,5% pour l'hépatite B, selon ces nouvelles estimations, à prendre toutefois avec précaution "étant donné le très faible nombre de participants testés positifs" sur l'échantillon.

"Il nous faut renforcer nos actions de dépistage (...) parmi les populations les plus exposées" à l'hépatite C (usagers de drogues par intraveineuse, personnes nées dans un pays à prévalence élevée d'hépatite C" et "atteindre une couverture vaccinale de 95% pour lutter contre l'hépatite virale B", estime Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, qui signe l'éditorial de ce numéro du BEH.

Le virus de l'hépatite B se transmet par contact avec le sang ou lors de rapports sexuels. Sa forme chronique est responsable de plus de 40% des cas de carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie). On sait aujourd'hui le garder sous contrôle mais pas l'éliminer.

L'hépatite C se transmet essentiellement par voie sanguine (partage de seringues, transfusions avant 1992). Elle peut entraîner des cirrhoses et des cancers du foie et est responsable d'environ 2.500 décès par an.

La lutte contre l'hépatite C a connu une importante avancée depuis quelques années avec l'arrivée de traitements antiviraux d'action directe (AAD), qui guérissent 95% des malades en quelques semaines.

Fin 2017, 59.000 personnes avaient commencé un traitement par AAD, selon un autre article publié dans le bulletin.

La France a pour objectif d'atteindre 120.000 personnes traitées et guéries à l'horizon 2022.

Bulletin épidémiologique hebdomadaire, Septembre 2019, n°24-25 Journée nationale de lutte contre les hépatites virales, 2019.

http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2 ... index.html

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... rales-2019


Les antiviraux à action directe dans le traitement de l’hépatite C chronique : retour sur quatre ans
de prise en charge par l’Assurance maladie
(janvier 2014-décembre 2017)*



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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Sep 2019 - 16:24
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Quinze pharmacies de l'Aude et des P.-O. se lancent dans le dépistage de l'hépatite C

À l'initiative de l'équipe mobile du centre hospitalier de Perpignan, un nouveau dispositif, soutenu financièrement par l'Etat, doit permettre à 6 000 personnes porteuses du virus d'être informées sur la situation sanitaire.
C'est le premier projet mis en place en France dans le cadre de l'article 51 de la loi de financement 2018 de la sécurité sociale. L'hôpital de Perpignan met en place à partir de lundi un nouveau dispositif de dépistage de l'hépatite C.

Ainsi, 15 pharmacies de l'Aude et des Pyrénées-Orientales proposeront un dépistage dans l'enceinte même du commerce. Pour le docteur André-Jean Remy, hépato-gastro-entérologue, il s'agit "d'un enjeu de proximité. En France, un million de personnes se rendent chaque jour dans une pharmacie. Il s'agit d'une méthode indolore avec un résultat en moins de vingt minutes. On recueille une goutte de sang au bout du doigt. De plus, les traitements ont évolué. Ils sont de courte durée, 8 à 12 semaines, avec un taux de guérison de 99 %".

Les pharmacies participant à ce dispositif expérimental : Port-la-Nouvelle (Albert), Canet-en-Roussillon (Bobo-Durand), Perpignan (Capdet-Amieux, Poudrière, Champ-de-Mars, Polygone, Lafayette, Roman, Saint-Gaudérique), Trouillas (Farine), Port-Vendres (Côte Vermeille), Saillagouse (Kervevan), Saint-Laurent-de-la-Salanque (Marinade), Prades (Medjali-Lafond).

L'hôpital de Perpignan organise ce mercredi 25 septembre une journée de dépistage gratuit dans le hall d'accueil de l'établissement de 10 h à 16 h.

https://www.lindependant.fr/2019/09/24/ ... 435379.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Sep 2019 - 17:15
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JNH 2019




http://www.soshepatites.org/jnh-2019/

https://www.corevih-idfnord.fr/%C3%A9v% ... mbre-2019/

Le dépistage, une question au cœur de la lutte contre les hépatites virales

À l'occasion de la Journée nationale de lutte contre les hépatites virales le 25 septembre, l'accent est mis sur la stratégie de dépistage dans le « Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire » (BEH) publié ce jour.

Les épidémiologistes de Santé publique France (SPF) et du Centre national de référence des hépatites (CNR) fournissent dans ce numéro de nouvelles estimations de la prévalence des hépatites C et B à l'aide du BaroTest, consistant en un autoprélèvement sur papier buvard, et du Baromètre de Santé publique France 2016.

Stratégie de dépistage du VHC en toile de fond

Dans le BaroTest, la prévalence chez les 18-75 ans a ainsi été estimée à 0,30 % pour l'hépatite chronique C et l'hépatite chronique B, soit « environ 135 000 individus pour chacune de ces pathologies », est-il précisé. Ce chiffre est à la baisse par rapport aux évaluations précédentes en 2004 et 2011.

Le dépistage est une question de premier plan, alors que les antiviraux d'action directe (AAD) permettent de guérir l'infection à VHC. Cette nouvelle estimation contribuera à éclairer la Haute Autorité de santé (HAS) qui a la charge de réévaluer la stratégie de dépistage de l'hépatite C.

La principale option envisagée vise à mettre en place un dépistage universel et combiné VIH/VHC/VHB pour tous les adultes au moins une fois dans la vie. Cette stratégie, proposée par plusieurs rapports d'experts qui l'estiment coût-efficace, est-il rapporté dans le BEH, pourrait venir compléter l'approche actuelle consistant à cibler les populations à risque élevé d'exposition.

Un autoprélèvement sur papier buvard

La méthodologie originale du BaroTest, adossée à l'enquête téléphonique du Baromètre Santé publique France, consistait à l'envoi par la poste d'un kit d'auto-prélèvement par piqûre au bout du doigt et dépôt de quelques gouttes de sang sur buvard.

Au total, l'autoprélèvement a été proposé à 17 781 des 20 032 répondants âgés de 15-75 ans au Baromètre de Santé publique France. Le kit recherchait le VHB (AgHbS), le VHC (anticorps anti-VHC et ARN VHC) et le VIH (anticorps anti-VIH).

Il est à noter que la méthodologie utilisée ne permettait pas l'inclusion de populations marginalisées, usagers de drogues actifs et personnes sans domicile fixe, chez lesquelles la prévalence de ces maladies est plus élevée, ce qui a pu sous-estimer les résultats.

Des efforts nécessaires de dépistage

Alors que l'OMS vise un objectif de 90 % de diagnostic chez les personnes infectées d'ici à 2030, l'étude révèle qu'en France seulement 80,6 % des personnes infectées par le VHC et 17,5 % de celles infectées par le VHB connaissent leur statut.

Les résultats montrent que des « efforts importants sont encore nécessaires pour atteindre les objectifs d'élimination des hépatites C et B », est-il indiqué dans le BEH. L'option de dépistage universel et combiné impliquerait « de tester une proportion importante de la population générale âgée de 15-75 ans, puisqu'un tiers de celle-ci rapportait n'avoir jamais été dépisté pour aucun des trois virus et 85 % rapportaient ne pas avoir été testés pour au moins l'un de ces virus », est-il noté.

Renforcer le dépistage ciblé 

Dans l'éditorial, le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la santé, estime qu'il faut, si on veut éliminer le VHC à l'horizon 2025, « intensifier les actions de dépistage et de prévention, à destination des publics les plus exposés », l'accès aux vaccins devant être assuré dans les populations à risque, est-il souligné.

L'approche « utilement combinée du VIH, du VHC et du VHB » n'est pas davantage abordée par le Pr Jérôme Salomon que dans le cadre « du renforcement du dépistage de proximité », tandis qu'il annonce par ailleurs le lancement « d'une semaine régionale chaque année » et la « possibilité d'ici à fin 2019 d'utiliser les TROD VHB ».

Dans un point sur 4 ans d'utilisation des AAD, le BEH montre que 58 943 personnes ont été traitées en France entre 2014-2017, c'est-à-dire que l'objectif des 120 000 patients traités d'ici à 2022 est à moitié atteint. L'accès universel depuis 2016 s'est traduit par un changement de profil des patients traités, plus jeunes et plus souvent des femmes.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/le- ... es-virales

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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