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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 13 Jn 2019 - 08:01
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VIH : de nouvelles recommandations prônent la PrEP et le dépistage des femmes enceintes

La PreP (prophylaxie pré-exposition) et le dépistage du VIH font l'objet de nouvelles recommandations américaines dans un même numéro du « JAMA ». Dans un premier article, l'US Preventive Services Task Force (USPSTF, un panel d'experts indépendants) recommande aux médecins de proposer la PreP aux personnes à risque élevé d'être infectées par le VIH. Dans un second article, elle préconise le dépistage de toutes les personnes âgées de 15 à 65 ans et des personnes plus jeunes ou plus âgées à risque élevé. L'USPSTF recommande également le dépistage des femmes enceintes.

Ces trois recommandations sont de niveau A, c'est-à-dire que l'USPSTF estime qu'il est hautement probable que ces recommandations apportent un « bénéfice net substantiel ».

Un bénéfice chez les personnes à risque

En analysant les avantages et les risques de la PrEP, l'USPSTF a mis en évidence des « preuves convaincantes » de son efficacité à réduire le risque d'infection chez les personnes à risque, pour peu qu'elles y adhèrent.

Ces personnes à risque ont été définies avec précision. Il s'agit notamment d'individus en couple avec un partenaire sexuel sérodiscordant, d'hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes ayant une mauvaise utilisation du préservatif ou ayant eu une infection sexuellement transmissible (IST, syphilis, gonorrhée ou chlamydia) au cours des 6 derniers mois, de personnes qui s'injectent des drogues et qui partagent leur matériel d’injection…

En dépit de quelques légers effets indésirables, notamment aux niveaux rénal et gastro-intestinal, « l'USPSTF conclut avec une grande certitude que le traitement à base de fumarate de ténofovir disoproxil par voie orale procuré par la PrEP réduit considérablement le risque d'infection au VIH chez les personnes à risque élevé ». À noter que le traitement oral quotidien associant fumarate de ténofovir disoproxil et emtricitabine est la seule formulation de PrEP actuellement approuvée par la Food and Drug Administration (FDA).

L'USPSTF rappelle que la PrEP ne protège que contre le VIH et que le préservatif reste le seul moyen de protection contre l'ensemble des IST : « La PrEP devrait être envisagée comme une option permettant de réduire le risque d'infection au VIH chez les personnes qui utilisent les préservatifs de manière incohérente, tout en continuant d'encourager et de soutenir l'utilisation systématique du préservatif. » Il recommande par ailleurs que la PrEP soit accompagnée de conseils afin de limiter les comportements à risque.

Une réduction de la transmission materno-fœtale

Alors qu'aux États-Unis, environ 15 % des personnes séropositives ne connaissaient pas leur statut VIH, l'USPSTF a étudié les nouvelles données concernant le dépistage afin de mettre à jour ses recommandations de 2013.

En plus de confirmer la fiabilité des tests HIV, l'USPSTF confirme l'importance du dépistage, qui permet la mise en place d'un traitement précoce et donc de limiter à la fois la survenue d'événements indésirables pour le patient, mais aussi la transmission à des partenaires non infectés.

Le dépistage des femmes enceintes est également un enjeu majeur. Alors que le VIH peut être transmis de la mère à l'enfant pendant la grossesse, le travail, l'accouchement et l'allaitement, l’USPSTF montre l'intérêt du dépistage des femmes enceintes infectées par le VIH pour réduire le risque de transmission mère-enfant.

Comme pour la PrEP, l’USPSTF conclut « avec une grande certitude que le bénéfice net du dépistage de l’infection par le VIH chez les adolescents, les adultes et les femmes enceintes est considérable ».

Aux États-Unis, plus de 38 000 nouveaux cas d'infection au VIH ont été diagnostiqués en 2017 ; 81 % sont des hommes.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... tes_869759

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 13 Jn 2019 - 16:36
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La prévention du VIH du futur
Replay disponible



http://www.hivonair.tv/replay/2019/Introduction.asp

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Jn 2019 - 12:50
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Bithérapie mensuelle injectable en demande d’approbation

Fin avril, le laboratoire pharmaceutique ViiVHealthcare a indiqué avoir déposé un dossier d’approbation pour deux nouveaux médicaments anti-VIH auprès de la Food and Drug Administration (FDA, l’agence américaine du médicament). Pour le premier, il s’agit d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché de la bithérapie injectable en une injection par mois à base de cabotégravir (anti-intégrase, produit par ViiV Healthcare) et de rilpivirine (un non-nucléoside, produit par Janssen) pour traiter l’infection VIH-1 chez les adultes aynant une charge virale indétectable et ne présentant pas de résistance au cabotégravir ou à la rilpivirine.

Cette demande se fonde sur les résultats d’études de phase III : Atlas (Antiretroviral therapy as long-acting suppression) et Flair (First long-acting injectable regimen), conduites chez plus de 1 100 personnes dans seize pays et dont les résultats montrent que l’association de cabotégravir et de rilpivirine injectée une fois par mois est aussi efficace, à la semaine 48 de l’étude, pour maintenir durablement la suppression virologique comparé à une trithérapie recommandée en une prise par jour par voie orale. Les résultats de ces études ont été présentés en mars dernier lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (Croi/Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections) de 2019. « Le schéma injectable mensuel à longue durée d’action de cabotégravir et de rilpivirine permettrait d’espacer d’un mois la prise du traitement des patients vivant avec le VIH, tout en maintenant une efficacité et une tolérance comparables à celles de la trithérapie actuellement recommandée, prise tous les jours par voie orale », explique Deborah Waterhouse, PDG de ViiV Healthcare, dans le communiqué du laboratoire pharmaceutique. « Les données des études Atlas et Flair confirment l’efficacité et la tolérance de cette bithérapie expérimentale. 85 % des participants à l’étude ont indiqué la préférer à leur ancienne thérapie quotidienne par voie orale, il semble donc que cette option soit la bienvenue. Si l’injection mensuelle de cabotégravir et de rilpivirine est approuvée, les personnes prendront leur traitement 12 fois par an et non plus 365 jours sur 365 », explique de son côté John C Pottage, Jr., directeur médical et scientifique de ViiV Healthcare.

Reste à savoir à quel prix sera négociée cette innovation dont parle le laboratoire. Les deux fabricants ViiV Healthcare et Janssen prévoient de déposer dans les prochains mois des demandes d’approbation réglementaire de la bithérapie de cabotégravir et de rilpivirine auprès de l’Agence Européenne des médicaments (EMA), de Santé Canada et d’autres agences au niveau international. La seconde demande concerne une formulation en comprimé par voie orale de cabotégravir qui serait utilisée en phase d’induction (démarrage du traitement) avec le comprimé par voie orale de rilpivirine une fois par jour déjà approuvé (commercialisé par Janssen sous la marque Edurant).

https://www.seronet.info/breve/bitherap ... tion-84926

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 24 Jn 2019 - 10:07
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Des nanoparticules aux nanomédicaments:
application aux traitements de l'infection par le VIH




https://youtu.be/lFjPBZ3u_fA

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 24 Jn 2019 - 16:51
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Journée annuelle 2019 - Et dans 10 ans ?



https://public.weconext.eu/trt5/2019-06 ... 9JmfZ_xxEw

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 26 Jn 2019 - 15:47
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Deux ans après son lancement, l’étude ANRS Prévenir a atteint son premier objectif et a inclus plus de 3 000 volontaires

Améliorer l’offre de PrEP (prophylaxie pré-exposition) en Ile-de-France et évaluer l’impact de cette stratégie de prévention sur l’épidémie du VIH/SIDA : tel est l’objectif ultime de l’étude ANRS Prévenir lancée en mai 2017.

Promue par l’Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites (ANRS), en partenariat avec l’association AIDES, l’étude ANRS Prévenir, a inclus, au 2 mai 2019, 3 057 participants volontaires, séronégatifs, et présentant un risque élevé d'infection par le VIH. Cette étude est soutenue par Sidaction.

Menée par le professeur Jean-Michel Molina (Hôpital Saint-Louis, AP-HP), Mme Dominique Costagliola (Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique) le docteur Jade Ghosn (Hopital Bichat, AP-HP) et Mme Daniela Rojas Castro (Association AIDES – Coalition PLUS), l’étude ANRS Prévenir a déjà livré quelques enseignements. Lors de la 22e conférence internationale sur le VIH/Sida (AIDS 2018), les premiers résultats communiqués portaient sur les 1 435 premiers volontaires inclus et montraient que 44% prenaient la PrEP quotidiennement et 53% à la demande au moment des périodes d'activité sexuelle[1]. Ces premiers résultats confirmaient aussi la bonne tolérance de la PrEP et surtout son efficacité sur le terrain puisqu’aucun cas d’infection par le VIH n’avait été rapporté.

De prochains résultats communiqués dans un mois lors de la Xe conférence internationale IAS sur la science du HIV (Mexico city, 20-24 juillet) devraient apporter des éléments nouveaux, avec un suivi prolongé et un nombre plus important de participants. « L’étude ANRS Prévenir a permis de valider définitivement le schéma de PrEP à la demande initialement testé dans l’essai ANRS Ipergay, et qui est maintenant inclus dans la plupart des recommandations internationales pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », explique le Pr. Jean-Michel Molina.

Les investigateurs de l’étude précisent : « Deux ans après son lancement, nous sommes extrêmement reconnaissants vis-à-vis des 3 000 participants volontaires engagés dans cette étude et du faible taux d’abandon observé. C’est réellement grâce à la mobilisation de ces volontaires que nous pouvons désormais disposer de données à large échelle sur l’impact de la PrEP sur l’épidémie de VIH et des autres infections sexuellement transmissibles. L’important, est à chaque étape de notre projet, de partager, de manière réactive, avec les participants, et la communauté scientifique internationale, les résultats de nos observations sur ce dispositif de prévention. », ajoutent-ils.

L’association AIDES est co-investigatrice de l’essai. « Partout dans le monde, nous nous apercevons que le succès du déploiement de la PrEP est intimement lié à l’implication des communautaires. Nous sommes donc très fier.e.s de poursuivre notre investissement historique dans la recherche autour de cet outil fantastique qu’est la PrEP » commente Aurélien Beaucamp, président de AIDES.

De nouvelles études vont prochainement être mises en place au sein du programme de recherche ANRS Prévenir qui viseront à mieux comprendre le mécanisme d’action de la PrEP, son utilisation par les jeunes de 18 à 25 ans, et à prévenir également le risque d’infection par le virus de l’hépatite C et les autres infections sexuellement transmissibles bactériennes.

« Les nouveaux faits scientifiques ainsi apportés, doivent servir à la décision en santé publique, dans l’intérêt des populations les plus exposées, avec comme objectif de contrôler l’épidémie en France et dans le monde. Notre programme de recherche ANRS Prévenir est aussi un précieux outil pour apporter des réponses au problème des IST, extrêmement fréquentes dans cette population d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes", conclut Pr François Dabis, le Directeur de l’ANRS.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... tteint-son

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Jn 2019 - 07:28
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La prévention du VIH du futur
ARV Long Acting en PrEP




https://youtu.be/yagB0cBeDZI

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Jl 2019 - 12:30
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Pour la première fois, des chercheurs parviennent à éliminer le VIH de l’organisme de souris vivantes

le VIH de l’organisme de souris vivantes . Dans les divers tests réalisés, les scientifiques n’ont trouvé aucune trace du virus chez 30 % des animaux.

Les médicaments antirétroviraux (ARV) pourraient contenir suffisamment le VIH pour le maintenir à des niveaux si bas qu’il serait indétectable dans le sang, réduisant considérablement le risque de propagation du virus par les rapports sexuels ou les transfusions.

Dans une étude publiée mardi 2 juillet dans la revue scientifique « Nature Communications » des chercheurs ont dévoilé un nouveau moyen d’éliminer le VIH du génome d’un animal infecté.

L’étude menée a impliqué 29 souris. Sur certaines d’elles, les chercheurs ont utilisé une combinaison modifiée d’un traitement antirétroviral afin que l’activité du virus reste faible ainsi qu’une technique de modification génétique qui a arraché les gènes du VIH des cellules infectées.

La suite ici :

https://www.nouvelobs.com/sante/2019070 ... antes.html

https://www.nature.com/articles/s41467-019-10366-y

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Jl 2019 - 04:48
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VIH : reprogrammer des cellules pour contrôler l’infection



Les cellules des rares individus contrôlant naturellement l’infection au VIH sont étudiées depuis près de 15 ans afin de décrypter leurs particularités. Des chercheurs de l’Institut Pasteur, grâce aux cohortes ANRS CO21 CODEX et CO6 PRIMO, ont décrit les caractéristiques des cellules immunitaires CD8 de sujets dits « contrôleurs du VIH ». Le pouvoir antiviral si particulier de ces cellules est dû à un programme métabolique optimal qui leur permet de persister et réagir efficacement contre les cellules infectées. Les chercheurs sont parvenus à reprogrammer ex vivo des cellules d’individus infectés non-contrôleurs leur conférant le pouvoir antiviral des cellules des contrôleurs. Ces résultats sont publiés le 12 juillet 2019 dans la revue Nature Metabolism.

Certaines personnes réussissent à contrôler naturellement le VIH, sans traitement. Chez ces individus, très rares, (moins de 1% des personnes vivant avec le VIH), on ne détecte pas de multiplication du virus dans leur sang, en l’absence de traitement pendant plus de 10 ans d’infection. En 2007, les chercheurs de l’Institut Pasteur décrivaient comment leurs lymphocytes CD8 ont une activité antivirale extraordinaire. En effet, les CD8 de contrôleurs parviennent à détruire rapidement les cellules CD4 infectées, contrairement aux cellules CD8 de non-contrôleurs.
Les chercheurs de l’unité VIH, inflammation et persistance à l’Institut Pasteur ont donc poursuivi leurs recherches pour connaitre les caractéristiques précises de ces cellules dans le but de les conférer aux cellules des sujets non-contrôleurs.

D’apparence extérieure les cellules CD8, dites « mémoires », des contrôleurs sont identiques à celles des non-contrôleurs mais les chercheurs ont montré qu’elles ont un programme moléculaire différent. Ils ont décrit que chez les contrôleurs les cellules CD8 anti VIH ont un grand potentiel antiviral mais aussi qu’elles sont programmées pour survivre ; tandis que le programme des cellules des non-contrôleurs les prédisposent à l’épuisement et à la mort cellulaire.

Pour mener leurs activités les cellules CD8 des contrôleurs utilisent des ressources métaboliques variées et en particulier elles fonctionnent sur l’apport énergétique de leurs mitochondries(1), bien adapté pour permettre la survie de la cellule dans des conditions de stress. A l’inverse, les cellules des non-contrôleurs sont dépendantes d’une seule source d’énergie (le glucose) et leurs mitochondries montrent une activité limitée. « Nous avons donc identifié que l’activité antivirale des CD8 des contrôleurs est associée à la mise en place d’un programme optimal qui leur confère une plasticité dans l’utilisation des ressources énergétiques de la cellule », explique Asier Saez-Cirion, coordinateur de l’étude, chercheur au sein de l’unité VIH, inflammation et persistance à l’Institut Pasteur.

Les scientifiques sont alors parvenus dans le laboratoire à stimuler l’activité des mitochondries chez les cellules CD8 anti VIH des non-contrôleurs. Grâce à une substance sécrétée par le système immunitaire, appelée interleukine 15 (IL-15), les cellules de non-contrôleurs récupèrent leur activité mitochondriale et augmentent leur potentiel anti-VIH. Les cellules CD8 reprogrammées des non-contrôleurs acquièrent ainsi une capacité à détruire les cellules CD4 infectées qui ressemble à celle des cellules des contrôleurs.

« Nos travaux montrent que même si les cellules CD8 anti VIH des non-contrôleurs sont relativement inefficaces, les différences avec les cellules de contrôleurs ne sont pas insurmontables », conclut Asier Saez-Cirion.
La reprogrammation métabolique des cellules immunitaires est une stratégie déjà actuellement en phase d’essais cliniques pour le traitement des cancers. Les chercheurs espèrent pouvoir tester ces stratégies in vivo prochainement pour ces facultés anti-VIH.

Ces travaux ont été financés par l’Institut Pasteur, ainsi que par l’ANRS, MSDAVENIR, l’Union Européenne (Horizon 2020) et Sidaction.

1) Mitochondrie : organite situé à l’intérieur de la cellule qui fournit l’énergie nécessaire au bon fonctionnement cellulaire.



Source

Metabolic plasticity of HIV-specific CD8+ T-cells is associated with enhanced antiviral potential and natural control of HIV-1 infection, Nature Metabolism, 12 juillet 2019

Mathieu Angin1, Stevenn Volant2, Caroline Passaes1, Camille Lecuroux3, Valérie Monceaux1, Marie-Agnes Dillies2, José Carlos Valle Casuso1, Gianfranco Pancino1, Bruno Vaslin3, Roger Le Grand3, Laurence Weiss4,5, Cecile Goujard6, Laurence Meyer7, Faroudy Boufassa7, Michaela Müller-Trutwin1, Olivier Lambotte3,6, and Asier Sáez-Cirión1

1) Institut Pasteur, Unité HIV Inflammation et Persistance, Paris, France
2) Institut Pasteur, Hub Bioinformatique et Biostatistique – C3BI, USR 3756 IP CNRS – Paris, France
3) CEA, Université Paris Sud, INSERM U1184, Immunology of Viral Infections and Autoimmune Diseases (IMVA), IDMIT Department / IBFJ, 92265 Fontenay-aux-Roses, France
4) Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, France
5) Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
6) Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hôpital Bicêtre, Service de Médecine Interne et Immunologie clinique, 94275 Le Kremlin-Bicêtre, France
7) INSERM U1018, Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations, Université Paris Sud, Le Kremlin Bicêtre, France

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Jl 2019 - 10:41
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Conférence de Vancouver 2019 - Le paysage changeant des IST et de l’élimination du VIH



Une des plus grandes conférences mondiales sur les infections sexuellement transmissibles ( IST ), «STI & HIV 2019 WORLD CONGRESS»* se tient à Vancouver du 14 au 17 juillet 2019. Cette conférence a lieu tous les deux ans, alternativement en Amérique du Nord et en Europe, et s’est ouvert depuis peu aux autres continents. Le Pr Didier Jayle est notre correspondant sur place.

Vancouver, le 14 juillet 2019 Cette conférence sur les IST , organisée par l’ISSTDR (International Society for Sexually Transmitted Diseases Research) et l’IUSTI (International Union against Sexually Transmitted Infections), est un événement bien différent des conférences sur le VIH/ sida et bien plus modeste: seulement 1300 «délégués», (ils étaient 18000 à la dernière conférence internationale sur le sida à Amsterdam 2018), majoritairement des Américains du Nord, une centaine de Britanniques, et seulement 8 Français et 3 Espagnols! 200 intervenants dont un seul Français! Les participants sont principalement des professionnels de la santé, médecins, chercheurs, biologistes, épidémiologistes, très peu d’associations, et quasiment pas de journalistes, il n’y a d’ailleurs pas de salle de presse.

La séance d’ouverture a donné une large place à des représentantes des trois peuples amérindiens Squamish, Musqueam et Tseil-Waututh qui habitaient Vancouver avant l’arrivée des Européens. Elles ont souhaité la bienvenue aux congressistes sur leurs terres et béni la conférence, non sans rappeler combien elles avaient souffert de leur expropriation et du génocide culturel qu’ont subi leurs peuples. La colonisation de Vancouver date de la toute fin du XIXe siècle, surtout après l’arrivée de la ligne de chemin de fer Montréal-Vancouver en 1886. C’est cette même année que le site indien prend le nom de George Vancouver, explorateur britannique. Aujourd’hui, Vancouver est le premier port canadien. C’est aussi un site touristique exceptionnel entre océan, montagne, forêt et parcs naturels, c’est une des villes où la qualité de la vie est la meilleure (classée 3e dans le monde) et aussi une des plus chères.

Le programme de la conférence intitulée cette année The Evolving Landscape of STI and HIV Elimination («Le paysage changeant des IST et de l’élimination du VIH») est dominé par la crainte du développement des résistances aux antibiotiques, par les taux de nouvelles infections depuis 2010, par l’impact de la Prep . Face à ces nouveaux enjeux, le combat contre les IST manque cruellement de moyens, et les combattants doutent de pouvoir les avoir un jour. Développer de nouveaux médicaments nécessite des investissements considérables et les industriels sont réticents à s’y lancer, car il ne s’agit pas de médicaments à prescrire la vie durant mais juste pendant quelques jours, voire un seul, pas de quoi s’assurer une rente! La keynote d’ouverture a été confiée à un directeur scientifique de GSK-Vaccines (ce qui en soi, apparaît très surprenant même si GSK n’est pas sponsor du congrès), Rino Rappuoli, qui a rappelé que seuls les vaccins pouvaient parvenir à éradiquer une maladie, qu’ils ont très largement contribué à augmenter la longévité au XXe siècle, et qu’aujourd’hui nous avions les acquis scientifiques nécessaires pour développer un vaccin contre le gonocoque, et vraisemblablement aussi contre la syphilis et les chlamydiae, mais que le risque d’un échec commercial (market failure) était énorme.

Le ton n’était pas plus encourageant lors du pre-congress symposium du 14 juillet, si de nouvelles molécules apparaissent dans le pipeline et sont très encourageantes, les moyens pour les développer et mettre en route les essais cliniques ne sont pas là. À demain pour la clinique!

Conférence de Vancouver 2019 - Oui, la syphilis reste la grande simulatrice

La première session de la conférence (CCS01) commence à l’américaine à 7h du matin, ce qui n’est pas insupportable quand on est encore sous l’effet du jet lag, même pour ceux qui auraient fumé du cannabis la veille dans un des nombreux potshops de Vancouver… et démarre par des cas cliniques qui nous rappellent que la syphilis n’est pas toujours anodine.

Dans son rapport publié le 12 juillet, le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) rapporte qu’entre 2007 et 2017, plus de 260000 cas de syphilis ont été signalés dans 30 pays européens. Sur la même période, ce chiffre est désormais supérieur au nombre de cas d’infection par le VIH . Le nombre de cas de syphilis a ainsi augmenté en moyenne de 70% en 7 ans en Europe à partir de 2010. En France, il a presque été multiplié par 3 ans en 7 ans et le nombre de personnes touchées est passée de 597 cas en 2007 à 1748 en 2017.

Pingyu Zhou de l’hôpital dermatologique de Shanghai nous réveille avec une série de photos de syphilis maligne (syphilis secondaire) caractérisée par des papulopustules qui évoluent en vastes ulcères ovales ou ronds à bords nets, qui se recouvrent d’une croûte centrale. Des lésions ulcératives autour de la cavité nasale sont fréquentes, ainsi qu’une leucoplasie de la langue et parfois des lésions condylomateuses buccales. Les signes généraux sont importants, fièvre, céphalées, polyadénopathies, hépatomégalie. Les pustules fourmillent de tréponèmes, Zhou les a admirés dans le microscope à fond noir. Contrairement à la Chine, en France on ne fait plus de recherche de tréponème sur fond noir, mais on ne fait pas encore beaucoup de PCR sur les lésions, plus simples à faire et dont on aimerait pouvoir bénéficier en routine dermatologique. Le titre du RPR plasmatique (ex VDRL) est toujours très élevé (entre 1/32 et 1/256).

Des cas de neurosyphilis

Parfois cette forme grave de syphilis cutanée s’accompagne de neurosyphilis, dans 18 des 26 cas de syphilis maligne de Zhou. Sur les 26, 8 étaient VIH+ dont 3 avaient également une neurosyphilis.

Une autre série de neurosyphilis en Chine est présentée en poster par MinZhi WU d’une équipe de l’hôpital général de Suzhou, chez 58 patients VIH-, 49 hommes et 9 femmes, avec des parésies marquées (50%), une atteinte oculaire (12%), une incontinence, un syndrome méningé, des anomalies du scanner cérébral (76%) à type d’image lacunaire (53%), une atrophie cérébrale (23%).

Des atteintes pulmonaires ont été rapportées par Zhou et par Jessica Doctor (ST Thomas NHS Foundation Trust, UK) qui a aussi montré une syphilis mimant un cancer thoracique, cliniquement et par imagerie, un autre une embolie pulmonaire. Et Jackie Sherrard (Buckimgam Healthcare NHS Trust, UK a rapporté une syphilis se présentant comme une fibromyalgie accompagnée d’une hépatosplénomégalie.

Les cas de syphilis graves semblent être en augmentation récente dans plusieurs pays, ce qui justifie l’intervention en plénière de Christine Mara (Washington School of Medecine, Seattle) (PL02.1) pour nous rappeler ses grandes lignes.

Une forme tertiaire quasi disparue, mais des formes secondaires précoces

La syphilis tertiaire avec parésie généralisée, démence, troubles de la personnalité, ataxie sensorielle, dégénérescence des cordons postérieurs de la moelle épinière (tabès) caractérisée par des douleurs intenses, une ataxie locomotrice, a quasiment disparu. Alphonse Daudet en est mort et Sir Arthur Conan Doyle lui a consacré sa thèse de médecine.

Ce qui apparaît ou plutôt réapparaît sont des formes de syphilis secondaires très sévères et parfois très précoces (en quelques semaines ou mois après la contamination) ; pouvant toucher tous les organes ou presque. L’invasion du système nerveux central peut évoluer vers une méningite persistante et donner lieu après un temps variable à une méningite, à une baisse de la vision, ou de l’ouïe, à un accident vasculaire cérébral. On peut observer des troubles de la mémoire, des troubles de la personnalité, des troubles du langage, un tableau psychiatrique dans les encéphalites du lobe temporal.

La neurosyphilis peut ainsi survenir à un stade très précoce de l’infection.

Syphilis oculaire et otosyphilis

La syphilis oculaire peut toucher toutes les structures de l’œil et se traduit par une rougeur de l’œil, des douleurs du globe oculaire, des corps flottants, des lumières clignotantes, des flashes, une baisse de l’acuité visuelle, une cécité.

L’otosyphilis peut se traduire par une baisse de l’audition ou une surdité brutale, des vertiges, ou la perception de sons divers. L’audiogramme retrouve le plus souvent une perte des hautes fréquences.

Ces formes représentent 2 à 4% de syphilis. Les facteurs de risques sont le VIH avec immunodéficience sévère non traitée, un taux élevé de RPR (TPHA), une souche f de tréponèmes. Une syphilis antérieure semble être un facteur protecteur. Le VDRL est très souvent positif dans le LCR au cours de la syphilis oculaire, plus rarement dans l’atteinte auditive.

Le diagnostic repose sur la clinique, la neuroimagerie (images denses, petits nodules arrondis, parfois en grappe, ou en périphérie du cortex), les tests sérologique et l’étude du liquide cérébrospinal qui retrouve une augmentation des cellules (>5-10 si VIH- et>10-20 si VIH+), des protéines, un VDRL et un FTA-ABS positifs.

Le VIH traité par les antirétroviraux n’est pas un facteur de neurosyphilis mais augmente le risque de syphilis oculaire (odd ratio 1,Cool. La souche f de tréponème est plus souvent en cause dans les neurosyphilis.

Traitements de la syphilis

Le traitement repose sur la pénicilline G, 4MU toutes les 4 heures en perfusion continue pendant 10 à 14 jours. Si la perfusion n’est pas réalisable, 2,4 MU/jour IM plus probenecid 500 mg/j pendant 14 jours. La Ceftriaxone a également été parfois essayé 2g/j pendant 14 jours.

Dans la série de Zhou, une réaction de Jarish-Herxheimer1 quelquefois sévère a été constante chez tous ses patients sauf ceux qui étaient VIH+!

Penser à, et prévenir, la syphilis

Les médecins généralistes doivent être informés de ces formes graves qui étaient très nombreuses au développement de la syphilis en Europe au 16e siècle, mais étaient devenues exceptionnelles.

Il faut toujours penser à la syphilis quand on ne comprend rien à un tableau clinique bâtard ! Vu le caractère précoce de ces formes graves, réaliser un test tréponémique chez les prépeurs à chaque visite trimestrielle ne paraît pas démesuré, même si ce n’est pas prévu dans le protocole de «l’étude « Prévenir », et on peut se demander si faire un bilan IST chez nos patients VIH+ tous les 6 mois est suffisant, lorsqu’ils ont une sexualité active avec des partenaires multiples.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Jl 2019 - 14:52
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Les décès liés au SIDA ont diminué de 33 %, selon le rapport de l’ONUSIDA 2019

Les décès liés au SIDA continuent de baisser en raison d’un accès élargi au traitement et de la poursuite des progrès dans le cadre de la prestation des services de lutte contre le VIH/la tuberculose, selon un nouveau rapport des Nations Unies intitulé Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA).

La Mise à jour sur le SIDA à l’échelle mondiale (Global AIDS Update) montre que, depuis 2010, les décès liés au SIDA ont chuté de 33 % pour atteindre 770 000 en 2018.

Les baisses mondiales des décès liés au SIDA s’expliquent en grande partie par les progrès accomplis en Afrique orientale et australe. En Europe orientale et en Asie centrale, cependant, les décès liés au SIDA ont augmenté de 5 %, et de 9 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis 2010.

Environ 79 % des personnes vivant avec le VIH avaient connaissance de leur statut VIH en 2018 ; 78 % des personnes ayant connaissance de leur statut VIH avaient accès à un traitement, et 86 % des personnes ayant accès à un traitement avaient obtenu une suppression virale.

Au niveau mondial, environ 1,7 million de personnes étaient infectées par le VIH en 2018, une baisse de 16 % depuis 2010.

Cependant, le rythme des progrès ralentit. Pour la première fois, les ressources mondiales disponibles pour la riposte au SIDA ont accusé une baisse significative de près d’un milliard de dollars américains. En 2018, 19 milliards de dollars étaient disponibles, 7,2 milliards de dollars en deçà des 26,2 milliards de dollars estimés nécessaires d’ici 2020.

https://www.unaids.org/sites/default/fi ... ate_en.pdf

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Jl 2019 - 07:16
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" La discrimination sociale est un processus lié au fait d'opérer une distinction concernant une personne ou une catégorie sociale en créant des frontières dites « discriminantes », c'est-à-dire produisant un rejet visant à l'exclusion sociale sur des critères tels que l'origine sociale ou ethnique, la religion, le genre, le niveau de son intelligence, l'état de santé, etc. "

En 2002 Sida Info Service, réalisait sa première enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH. À l’époque, près de 2 appelants sur 3 indiquaient avoir été stigmatisés ou s’être sentis victimes de stigmatisation, discrimination ou exclusion dans leur vie privée et/ou sociale du fait de leur séropositivité. Les personnes ayant répondu par la négative précisaient ne pas avoir divulgué leur séropositivité afin de se protéger de toute exclusion.

Quatre autres enquêtes ont suivi en 2003, 2005, 2009 et 2012. Notre dernière étude montrait qu’encore 4 personnes sur dix déclaraient avoir vécu une situation discriminante dans l’année en cours et cela dans plus de deux domaines distincts, mais particulièrement celui de la santé.

En juin 2018 le sondage mené par IPSOS concluait que plus de 4 séropositif-ve-s sur 10 mentaient encore à leur entourage à propos de leur statut ou de leur vécu avec le virus.

Ces constats alarmants prouvent qu’il est toujours urgent de lutter contre la sérophobie et les attitudes de rejet qu’elle entraine. Pour la sixième fois, nous souhaitons renouveler et approfondir notre enquête en recueillant vos témoignages. Les résultats seront publiés sur notre site Internet et relayés sur les réseaux sociaux.

https://www.dragnsurvey.com/survey/r/77 ... woVwkrt6ek

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 21 Jl 2019 - 09:04
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Derniers essais pour le vaccin chinois contre le VIH

Un vaccin contre le VIH en cours de développement par des scientifiques chinois va être administré à 160 volontaires pour la deuxième phase de ses essais cliniques, a indiqué lundi dernier un médecin du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies (CCCPM).

Le vaccin candidat, le DNA-rTV, repose sur la réplication de l’ADN du VIH pour stimuler une immunisation efficace et se base sur le vaccin contre la variole. Il s’agit du premier vaccin de ce genre contre le VIH à entamer la deuxième phase des essais clinique, a expliqué Shao Yiming, le chercheur en chef du CCCPM pour le VIH.

« Du fait de la réduction significative de sa virulence, ce vaccin ne peut pas engendrer d’infection chez les receveurs sains », a-t-il souligné.

Ce vaccin en cours de développement ne contient pas le virus de l’immunodéficience humaine dans son entièreté, mais des segments d’ADN du VIH. Il ne peut donc pas engendrer d’infection.

Comme pour d’autres vaccins, l’ADN du VIH va continuer à se répliquer au cours de la période initiale de l’injection du vaccin, de façon à constamment stimuler le système immunitaire et que celui-ci produise des anticorps. Cela signifie que ses effets seront plus importants et dureront plus longtemps.

La plupart des autres vaccins contre le VIH en développement en Chine et à l’étranger sont des vaccins inactivés, qui n’incluent pas un ADN du VIH pouvant se répliquer. Ils n’ont donc pas d’effet d’immunisation sur le long terme.

Ce vaccin est également conçu pour cibler les souches du VIH qui sont les plus courantes en Chine.

D’après Shao Yiming, le premier essai clinique, qui a débuté en 2007, a permis de démontrer la sécurité de ce vaccin. La deuxième phase des essais permettra de déterminer la procédure de vaccination.

« Nous espérons que la deuxième phase de ces essais sera terminée au cours du deuxième semestre 2021 et que la troisième phase pourra débuter à la fin de la même année. [Cette dernière phase] impliquera des milliers de volontaires dans un essai visant à évaluer l’efficacité du vaccin contre le VIH », explique Shao Yiming.

Plus de 130 volontaires ont été recrutés jusqu’à présent pour la deuxième phase des essais et le travail initial est en cours dans un hôpital de Beijing et un autre de Hangzhou, dans la province de Zhejiang.

D’après Chuang Chuang, qui dirige l’organisation caritative Hangzhou Sunflower (qui promeut les droits LGBT et a aidé à recruter des volontaires à Hangzhou), plus de 100 volontaires ont contacté l’organisation pour s’inscrire après avoir entendu parler de la deuxième phase des essais.

« Certains d’entre eux ont été disqualifiés après notre processus de sélection et le reste a été orienté vers l’hôpital de Hangzhou. Ces derniers ont dû subir des tests physiques avant de devenir formellement volontaires. […] La plupart des volontaires que je connais sont des étudiants ou de jeunes hommes. Certains, qui s’étaient inscrits initialement, se sont retirés après avoir été informés qu’ils devraient participer à l’ensemble de l’essai, qui dure près de deux ans », explique-t-il.

Nuan Yang, un volontaire de Hangzhou, explique qu’il s’est inscrit par le biais de l’organisation dès qu’il a entendu parler de la deuxième phase des essais: « J’espère que le vaccin sera disponible pour nous dès que possible. Même si le VIH peut être contrôlé et que le SIDA est presque une maladie chronique aujourd’hui, de nombreuses personnes séropositives vivent sous une forte pression et doivent subir la discrimination des autres. […] Si un vaccin est disponible pour empêcher l’infection, moins de personnes craindront le VIH et discrimineront [les personnes séropositives] dans leur carrière », explique-t-il.

Selon Shao Yiming, développer un vaccin contre le VIH s’est révélé bien plus difficile que de développer des vaccins pour d’autres maladies, du fait de la nature en constante évolution du VIH. Néanmoins, des progrès ont été réalisés à travers le monde au cours de la dernière décennie.

« Le SIDA est l’une des menaces les plus graves pour la santé humaine et nous ne devons jamais perdre espoir que nous pourrons un jour vaincre cette maladie, même si cela est très difficile », affirme-t-il.

D’après la Commission nationale de la santé (CNS), la Chine comptait à la fin de l’année dernière environ 1,25 millions de personnes séropositives et près de 80000 personnes sont infectées chaque année.

Même si la prévalence des infections par le VIH en Chine est moins importante que dans de nombreux autres pays, le pays doit affronter un défi important en ce qui concerne la prévention et le contrôle, du fait du nombre important de cas.

Selon la CNS, des efforts continus, incluant l’amélioration de l’information publique, sont nécessaires.

http://french.china.org.cn/china/txt/20 ... 010587.htm

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Jl 2019 - 07:47
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VIH et restrictions : pression sur 48 pays

L’Onusida et le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont fait pression auprès de plusieurs pays afin qu’ils tiennent les promesses faites dans le cadre de la Déclaration politique des Nations unies 2016 sur la fin du sida. Il s’agit en l’occurrence de l’engagement « d’éliminer toutes les formes de restrictions de déplacement liées au VIH ». « Les restrictions de déplacements fondées sur le statut sérologique réel ou perçu sont discriminatoires, empêchent les personnes d’accéder aux services de lutte contre le VIH et propagent la stigmatisation et la discrimination », rappelle un communiqué de l’Onusida et du Pnud. « Depuis 2015, quatre pays ont pris des mesures pour lever leurs restrictions de déplacement liées aux VIH : le Bélarus, la Lituanie, la Corée et l’Ouzbékistan », mais ce sont pas moins de 48 pays et territoires (1) qui appliquent encore des restrictions, incluant le dépistage obligatoire du VIH et sa divulgation, comme conditions aux visas d’entrée, de séjour, de travail et/ou d’études. « Les restrictions de déplacement fondées sur le statut sérologique violent les droits humains et entravent les objectifs de santé publique dans la lutte contre la transmission du VIH », a réaffirmé Gunilla Carlsson, directrice exécutive adjointe de l’Onusida, expliquant que l’institution qu’elle préside « enjoint à tous les pays qui appliquent encore des restrictions de déplacement liées au VIH de les lever. » Sur les 48 pays et territoires qui appliquent encore des restrictions, au moins 30 imposent toujours l’interdiction d’entrée ou de séjour et résidence en fonction du statut sérologique et 19 « déportent » les non nationaux au motif de leur statut sérologique.

D’autres pays et territoires imposent un dépistage du VIH ou un diagnostic comme condition à un visa d’études, de travail ou d’entrée. La majorité des pays appliquant encore des restrictions de déplacement se situent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, mais de nombreux pays en Asie-Pacifique, en Europe de l’Est et en Asie centrale imposent aussi des restrictions. Réuni, fin juin, à Genève, en Suisse, pour sa 41e session, le Conseil des droits de l’homme a attiré l’attention de la communauté internationale et sensibilisé à l’importance de la promotion des droits humains dans la riposte au VIH ; sa dernière déclaration étant actée dans sa résolution du 5 juillet 2018 sur les droits humains dans le contexte du VIH. Les nouvelles données compilées par l’Onusida incluent pour la première fois une analyse des types de restrictions de déplacement imposées par certains pays et territoires ainsi que des cas dans lesquels les personnes sont forcées de subir un test pour renouveler leur permis de résidence. Ces données ont été validées par les États membres via leur mission permanente aux Nations Unies.

(1) : Angola, Aruba, Australie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Belize, Bosnie-Herzégovine, Brunéi Darussalam, Îles Caïman, Îles Cook, Cuba, République Dominicaine, Égypte, Indonésie, Iraq, Israël, Jordanie, Kazakhstan, Koweït, Kirghizistan, Liban, Malaisie, Maldives, Îles Marshall, Maurice, Nouvelle-Zélande Oman, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Qatar, Fédération de Russie, Saint-Kitts-et-Nevis, Samoa, Arabie Saoudite, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Singapour, Îles Salomon, Soudan, République arabe syrienne, Tonga, Tunisie, Turkménistan, Îles Turques et Caïques, Tuvalu, Ukraine, Émirats arabes unis et Yémen.

https://seronet.info/breve/vih-et-restr ... pays-85145

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Jl 2019 - 08:18
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Luxembourg : Première baisse depuis 2015 des infections au VIH

Au Luxembourg, le nombre de personnes nouvellement infectées par le virus d'immunodéficience humaine (VIH) a baissé pour la première fois depuis 2015. 43 cas ont été recensés en 2018 contre 60 en 2017 et 68 en 2016.
C’est peut-être un signe. L’année dernière marquait la première étape du nouveau plan d’action national VIH 2018-2022 et, pour la première fois depuis 2013, le nombre de nouveaux cas d’infection au VIH recensés au Luxembourg est en net recul.

https://www.wort.lu/fr/luxembourg/premi ... 784e347b7f

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Jl 2019 - 19:40
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La recherche communautaire en action !

Depuis sa création en 2008, Coalition PLUS valorise et investit le domaine de la recherche communautaire. A chaque étape du projet de recherche, cette approche fait collaborer chercheurs-ses et acteurs-rices communautaires, du choix du sujet à la publication d’articles, en passant par l’élaboration d’une méthodologie et le recueil et l’analyse des données. Ainsi, cette démarche scientifique implique pleinement les personnes infectées, affectées ou particulièrement vulnérables aux épidémies de VIH/sida, IST et hépatites virales. De cette manière, la recherche communautaire contribue à mettre en place des programmes de prévention, de prise en charge ou de soutien plus efficaces et plus respectueux des individus, car fondés sur des données probantes et adaptés aux besoins exprimés par les personnes auxquelles ils sont destinés.

Editée en trois langues (français, espagnol et anglais), la brochure « La recherche communautaire en action ! » donne un aperçu de l’implication des organisations membres de Coalition PLUS dans cette recherche menée pour, par et avec les communautés. Ainsi, elle met en lumière les projets menés depuis 2015, qui livrent aujourd’hui leurs premiers résultats. La brochure est présentée selon 6 thématiques de recherche, prioritaires du fait de leur fort impact sur les épidémies de VIH/sida et d’hépatites virales : la PrEP, le dépistage, le droit à la santé des usagers de drogues, les études de prévalence et d’incidence, l’accès aux soins et la vie avec le VIH.

La brochure en français :

http://www.coalitionplus.org/wordpress/ ... action.pdf

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Août 2019 - 04:40
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La prévention du VIH du futur
Undetectable = Untransmittable




https://youtu.be/RhPBYa6o4Ks

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Août 2019 - 16:45
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VIH: des trous laissés dans le système immunitaire malgré la trithérapie

S’ils ne reçoivent pas de traitement antirétroviral (ART), la majorité des patients infectés par le VIH voient leur système immunitaire s’affaiblir progressivement. Mais une très petite proportion d’entre eux (0,3 %) parviennent à freiner spontanément le virus, sans antirétroviraux. Une partie de l’explication pourrait-elle tenir aux ensembles de gènes exprimés par les rares globules blancs reconnaissant le VIH? Oui, d’après une étude publiée dans Nature Immunology et menée par des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM).

Essentiels pour la coordination des réponses immunitaires, les lymphocytes T CD4 sont d’importants globules blancs qui contribuent au contrôle des infections chroniques comme le VIH. Mais, en moyenne, une seule cellule sur 1000 dans la population de lymphocytes T CD4 peut reconnaître le virus.

«Avec mon équipe de recherche et mes collaborateurs, nous avons caractérisé l’ensemble des gènes exprimés par ces cellules rares, extraites du sang de personnes présentant une infection chronique par le VIH et chez qui le virus était abondant avant le traitement antirétroviral, a déclaré le Dr Daniel Kaufmann, chercheur au CRCHUM et spécialiste des maladies infectieuses. Nous avons alors comparé ces gènes avec ceux des cellules des “contrôleurs du VIH”, des personnes infectées dont le virus est contenu malgré l’absence de traitement. Cette opération, qu’on appelle également profilage de transcription à l’échelle du génome, permet de mesurer simultanément l’activité de milliers de gènes, créant ainsi un tableau du fonctionnement cellulaire.»

Utilisant des techniques sophistiquées d’analyse cellulaire, la principale auteure de l'étude, Antigoni Morou, chercheuse postdoctorale au laboratoire du Dr Kaufmann, a mis au jour des différences fonctionnelles majeures entre les deux groupes de patients de l’étude. Les contrôleurs du VIH avaient des réponses immunitaires, connues sous les noms de Th17 et Th22, beaucoup plus marquées: ces réponses sont importantes pour la protection du tractus digestif par exemple. Mais les personnes ayant une infection chronique avec des niveaux élevés de réplication virale présentaient des lymphocytes T CD4 dérégulés ciblant le VIH. Certains sous-groupes de cellules affichaient même des signes de fonctionnement anormal.

De nouveaux traitements en vue?

Poursuivant leurs investigations, les chercheurs du CRCHUM se sont demandé si le traitement antirétroviral n’entraînait pas une réponse immunitaire équivalente à celle observée chez les contrôleurs du VIH. «Chez des patients atteints d’une infection chronique par le VIH et soumis à l’ART, nous avons vérifié si le traitement pouvait “réparer leur système immunitaire” et leur permettre d’avoir des lymphocytes T CD4 aux caractéristiques semblables à celles des contrôleurs du VIH», a dit le Dr Kaufmann, professeur à l’Université de Montréal.

Le résultat s’est avéré nuancé: certains modules de gènes étaient sensibles à l’ART tandis que d’autres sont exprimés très différemment dans les deux groupes.

«Nous avons montré que l’ART laisse des trous non réparés dans les défenses du système immunitaire, a mentionné le Dr Kaufmann. Nos résultats indiquent que certains de ces vides peuvent contribuer dans la durée à l’absence de contrôle viral lorsque le traitement antirétroviral est interrompu. Nous savons maintenant quelles brèches se cachent dans le système immunitaire. Devons-nous les combler et, si oui, comment? C’est une autre question.»

Ouvrant la voie à de nouveaux traitements complémentaires au traitement antirétroviral, l’équipe du Dr Kaufmann a désigné les caractéristiques importantes d’une réponse immunitaire spécifique et efficace contre le VIH comparativement à une réponse dysfonctionnelle. Elle a montré comment la réponse pouvait être modifiée par l’ART.

L’étape suivante consistera à étudier la programmation sous-jacente de ces lymphocytes T CD4 (épigénétique) dans l’espoir d’élaborer de nouvelles stratégies ciblées pour inverser le dysfonctionnement immunitaire et pour compléter l’ART. Le laboratoire de Daniel Kaufmann utilise actuellement la même approche pour évaluer des candidats-vaccins contre le VIH.

En 2017, près de 37 millions de personnes vivaient avec le VIH. Tous les jours, 5000 nouvelles infections sont déclarées aux autorités sanitaires dans le monde.

https://nouvelles.umontreal.ca/article/ ... itherapie/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Août 2019 - 05:50
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Rapport de l’OMS 2019 : la pharmacorésistance du VIH atteint un niveau alarmant

• Dans 12 pays (en Afrique, en Asie et dans les Amériques), la pharmacorésistance du VIH (PRVIH), et en particulier la pharmacorésistance du VIH avant le traitement (PRAT), à l’éfavirenz et à la névirapine, chez les adultes commençant un traitement antirétroviral (TAR) de première intention, a atteint un taux supérieur à 10 %. Les femmes constituent la population la plus touchée.
• Plus de la moitié des enfants (de 18 mois ou moins) infectés par le VIH dans 9 pays d’Afrique subsaharienne sont porteurs d’un virus pharmacorésistant.
• L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande l’adoption rapide de schémas de première intention à base de dolutégravir, afin de prévenir les effets négatifs de la résistance aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI).
Un nouveau rapport de l’OMS met en avant une augmentation alarmante de la PRVIH au niveau mondial, généralement classée en trois grandes catégories : la pharmacorésistance acquise du VIH, la pharmacorésistance transmise du VIH, et la PRAT du VIH.

L’OMS présente les résultats de 44 évaluations représentatives sur le plan national, portant sur la PRVIH, menées dans 24 pays à revenus faible et intermédiaire (les évaluations ont été menées dans 49 pays entre 2004 et 2018, et sont en projet dans 35 autres pays).

Une évaluation de la PRAT, détectée chez des personnes naïves de médicaments antirétroviraux qui démarrent un TAR ou chez des personnes ayant déjà été exposées à des médicaments antirétroviraux ou qui reprennent un TAR de première intention, a été réalisée dans 18 pays (2014–2018). Dans 12 de ces pays (l’Argentine, Cuba, Eswatini, le Guatemala, le Honduras, la Namibie, le Népal, le Nicaragua, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Afrique du Sud, l’Ouganda et le Zimbabwe), la PRAT par éfavirenz et/ou par névirapine touchait plus de 10 % des adultes commençant un TAR de première intention.

La prévalence de la PRAT par INNTI est près de 2 fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes (11,8 % [IC à 95 % : 9,4–14,8], contre 7,8 % [IC à 95 % : 6,3–9,5] ; P = 0,005), et près de 3 fois plus élevé chez les personnes reprenant un TAR de première intention, comparativement aux personnes naïves de médicaments antirétroviraux (21,1 % [IC à 95 % : 15,0–28,9], contre 7,8 % [IC à 95 % : 6,3–9,6] ; P ≤ 0,0001). La prévalence de la PRAT par inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) est faible (0–4,5 % pour le ténofovir ; 0–5,7 % pour l’emtricitabine ou la lamivudine).

Les résultats des évaluations de la PRAT chez les enfants de moins de 18 mois, réalisées dans 9 pays d’Afrique subsaharienne (2012–2018), indiquent que plus de la moitié des enfants sont porteurs d’un VIH pharmacorésistant avant le début du traitement. En effet, la prévalence de la PRAT à l’éfavirenz et à la névirapine est comprise entre 34 % (IC à 95 % : 27–41 %) en Eswatini et 69 % (IC à 95 % : 62–75 %) au Malawi. En outre, la PRAT par INTI (abacavir ou lamivudine) dépasse également 10 % dans certains pays.

Les femmes représentent la plus grande proportion de la population vivant avec le VIH dans le monde (en particulier en Afrique subsaharienne), et la proportion de personnes reprenant un TAR varie selon les pays, mais elle est en augmentation. Ces résultats mettent en avant l’importance d’adopter des schémas de première intention à base de dolutégravir, comme recommandé par l’OMS, et suggèrent qu’il est nécessaire de surveiller systématiquement la résistance chez les enfants lorsque des INTI sont administrés en association avec des médicaments qui ont une faible barrière génétique au développement d’une résistance.

Enfin, l’OMS recommande de surveiller et de résoudre toute disparité identifiée en ce qui concerne les indicateurs de qualité associés à l’émergence d’une PRVIH, que ce soit au niveau de l’établissement clinique ou du programme. Le taux de PRVIH est plus élevé chez les personnes présentant une non-suppression de la charge virale.

Rapport de l’OMS 2019 : la pharmacorésistance du VIH atteint un niveau alarmant. WHO/CDS/HIV/19.21.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 21 Août 2019 - 14:06
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Inhibiteurs de l’intégrase : des données positives sur le VIH-1 de groupe O

• Un taux de succès virologique satisfaisant peut être obtenu chez les patients infectés par le VIH-1 de groupe O (VIH-1/O) traités par un schéma antirétroviral comportant un inhibiteur de l’intégrase.
• Des mutations de résistance ont été identifiées au cours du suivi de ces patients, qui étaient dans leur majorité identiques à celles mises en évidence chez le VIH-1 de groupe M, majoritaire en France.
La diversité génétique du virus VIH-1/O le rend naturellement résistant aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse et semble également le rendre peu sensible à la majorité des inhibiteurs de protéase. Les données concernant les inhibiteurs de l’intégrase sont, elles, peu nombreuses. Le réseau RES-O a identifié, depuis son identification en 1992, 145 cas d’infections VIH-1/O, groupe endémique au Cameroun, sur le territoire français. Il publie dans AIDS les données relatives à 39 des patients qu’il suit actuellement.

Ainsi, dans cette étude, la majeure partie des patients (47 ans en moyenne), qui étaient originaires ou avait un lien avec le Cameroun (partenaire, voyage), avaient déjà été prétraités. Parmi ceux qui étaient sous suppression virologique avant l’initiation du traitement par inhibiteur de l’intégrase (n=21, 54%), 19 étaient en succès virologique lors du premier contrôle de suivi (durée médiane 8 mois). Parmi ceux qui étaient en échec virologique à l’initiation du traitement par inhibiteur de l’intégrase (n=15, 38%), 13 présentaient une charge virale indétectable lors du contrôle (durée médiane 12 mois). Ce contrôle était majoritairement conservé lors de la visite la plus récente par rapport à la conduite de la présente analyse : le succès virologique concernait 33 des 37 patients encore sous inhibiteurs de l’intégrase. Cependant, 6 patients étaient en échec virologique, pour lesquels 4 présentaient des mutations de résistance relatives au VIH-1 de groupe M.

Ce résultat est satisfaisant, même si le faible nombre de patients et la diversité des modalités de suivi n’a pas permis de comparer l’efficacité des trois différents inhibiteurs de l’intégrase, tout en sachant que le raltégravir était le plus largement prescrit dans cette cohorte. Cette étude apporte néanmoins des données utiles pour la prise en charge des sujets infectés par le VIH-1 de groupe O. Etant donné les mutations de résistance identifiées, les auteurs suggèrent que les algorithmes utilisés chez ces patients puissent être fondés sur ceux utilisés pour traiter le groupe M, même si cela n’exclut pas de conduire des études spécifiques concernant le groupe O.

journals.lww.com/aidsonline/Abstract/2019/07010/Virological_response_to_integrase_strand_transfer.6.aspx

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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