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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Mar 2019 - 19:22
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Quoi de neuf en hépatologie ?



https://www.youtube.com/watch?v=l3GF1cZYtGc

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Mar 2019 - 08:25
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Publication du nouveau calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2019

Le nouveau calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales pour l'année 2019 a été publié le jeudi 7 mars 2019 sur le site du ministère de la santé.

Ce nouveau calendrier n'amène pas de grands changements par rapport au calendrier vaccinal de 2018 mais intègre néanmoins de nombreuses précisions et ajouts. Pour aider les lecteurs à en prendre connaissance, MesVaccins a surligné les passages qui ont fait l'objet de modifications par rapport au calendrier précédent dans cette version du document.

https://www.mesvaccins.net/textes/calen ... ations.pdf

https://www.mesvaccins.net/web/news/135 ... nales-2019

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Mar 2019 - 12:50
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EVALUATION ÉCONOMIQUE DU DÉPISTAGE À L’ÉPOQUE DES AAD

L’organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait que 90 % des patients infectés ont besoin d’être diagnostiqués et que 80 % ont besoin d’être traités pour pouvoir atteindre l’objectif de l’élimination du Virus de l’Hépatite C (VHC) d’ici 2030). Pour cette raison, toutes les stratégies possibles pour détecter et traiter les personnes infectées par le VHC doivent être évaluées attentivement pour déterminer la meilleure.

L’objectif de cet article de Poordad et al, est d’effectuer une revue et une synthèse des évaluations économiques des programmes de dépistage du VHC menés à l’époque des traitements avec les Antiviraux à Action Directe (AAD).

C’est pourquoi une revue systématique de la littérature a été menée jusqu’en avril 2018 pour fournir les informations sur les coûts et l’efficacité des dépistages du VHC à l’ère des AAD. Une évaluation critique de la qualité des évaluations économiques identifiées a été également menée.

La recherche dans littérature a identifié 716 références dont 17 évaluaient le coût et l’efficacité des programmes de dépistage et des traitements antiviraux dans différentes populations :
• Population générale (n = 7) ;
• Usagers de drogues (n = 5) ;
• Populations à risque élevé (n = 4) ;
• Autres populations (n = 3).

Le dépistage du VHC et le traitement par AAD semblent avoir un bon rapport qualité-prix, à la fois pour la population générale et pour les populations à risque élevé, si le cout par année de vie pondérée par la qualité (QALY) de 50 000 $ est défini comme seuil de consentement à payer. Certaines études montraient l’intérêt d’inclure des stades de fibrose plus faible dans les critères de sélection pour le traitement.

Des études de stratégie de dépistage et de traitement par AAD montraient leur cout-efficacité selon les différentes populations. Cependant, il faut encore effectuer des évaluations des différentes stratégies de dépistage et de traitement du VHC par pays, et pour des populations spécifiques. Ceci afin de pouvoir évaluer leur rapport cout-efficacité et leur faisabilité pour renforcer une politique d’élimination du VHC fondée sur des données claires.


Poordad F et al. Ombitasvir/paritaprevir/ritonavir and dasabuvir with or without sofosbuvir for patients with HCV genotype 1 infection who failed a prior course of direct-acting antiviral therapy. J Med Virol. 2019 Mar 6. doi: 10.1002/jmv.25448.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Mar 2019 - 13:51
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Quoi de neuf en hépatologie ?



https://www.youtube.com/watch?v=r46MymqVi0U



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... PQkody6nFU



https://www.youtube.com/watch?v=3I1mpV0xX1M

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 680#395680

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 16:42
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MON TÉLÉPHONE N’EST PAS BRUYANT



Mon téléphone ne veut pas faire de bruit contre l’hépatite C !

Ne vous moquez pas de moi, mais c’est vrai, je m’explique : mon téléphone, comme beaucoup d’autres est équipé d’un correcteur d’orthographe automatique et de la fonction T9.

Je devine déjà le sourire narquois de certains qui pensent : « si tu as un correcteur d’orthographe tu n’as pas dû l’activer ! »

Et bien si ! Et voilà l’aventure que j’ai constatée et que je vous invite à vérifier à votre tour. Lors d’un texto envoyé à un ami, je voulais lui dire que selon les recommandations d’experts menées par le Pr Dhumeaux quand on pense au dépistage d’un virus, il faut faire les trois (VIH/VHB/VHC).

C’est comme les trois mousquetaires ! Si on pense à un on pense aux trois !

Eh bien, quand je tapais le nom des trois virus, systématiquement mon téléphone écrivait en majuscule le VIH et en minuscule vhc et vhb. Je trouve cette façon de corriger particulièrement inacceptable. Il n’y a pas de virus en majuscule ou en minuscule. Il n’y a que des virus pour lesquels il faut donner un maximum d’informations et permettre un accès universel aux dépistages et aux soins !

Voilà c’est dit ! Et je dis merde à mon téléphone, moi je veux rester dans une campagne bruyante à la sauce mousquetaire !

#dubruitcontrelhepatitec

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/mon-telepho ... s-bruyant/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 18:54
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JFHOD 2019



https://www.jfhod.com/sites/www.jfhod.c ... 019_bd.pdf

https://www.jfhod.com/node/5

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 19:12
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Hépatite B : en Catalogne, la vaccination des jeunes adolescents porte ses fruits

Une nouvelle étude espagnole démontre l’utilité de la vaccination contre l’hépatite B chez les préadolescents. En Catalogne, le taux d’incidence de la maladie a diminué de 52% depuis 1991.

Chaque année dans le monde, 350 millions de personnes contractent l’hépatite B. Près d’un million d’entre elles ne survivent pas à cette infection virale aiguë du foie, qui peut devenir chronique et augmenter le risque de cirrhose ou de carcinome hépatocellulaire.

Alors qu’en France, la vaccination contre l’hépatite B n’est obligatoire que depuis le 1er janvier 2018, une région d’Espagne, la Catalogne l’a rendue systématique depuis 1991 chez les préadolescents.

Une nouvelle étude, menée par l’Université de Barcelone (UB), et publiée dans la revue Vaccine, montre aujourd’hui l’utilité de ce programme. Selon ses auteurs, la systématisation du vaccin anti-hépatite B chez les préadolescents a entraîné une baisse de 52% du taux d’incidence de la maladie en Catalogne.

Un programme efficace à 99,3%

Les auteurs de l’étude ont analysé l'efficacité et l'impact du programme de vaccination mis en place en Catalogne en 1991. Les résultats montrent qu'après l'introduction de la vaccination systématique, le taux d'incidence dans la population générale est passé de 2,5 pour 100 000 habitants en 1991 à 1,2 pour 100 000 habitants en 2014.

Avant l’introduction de la vaccination obligatoire chez les préadolescents, seuls les groupes à risque étaient vaccinés, "comme ceux qui travaillent dans le secteur de la santé ou les patients hémophiles et hémodialytiques. Cependant, ce type de vaccination n’a pas suffi à réduire l’incidence", notent-ils.

Pour étudier l’efficacité du programme de vaccination contre l’hépatite B, les chercheurs ont étudié des cohortes rétrospectivement vaccinées et non vaccinées, choisies en fonction de leur année de naissance. Ils ont aussi étudié des cas d'hépatite B entre 2000 et 2014 enregistrés par la sous-direction générale de la surveillance épidémiologique et des interventions d'urgence en santé publique de l'Agence de santé publique de Catalogne. Au cours de cette période, ils ont signalé environ 388 cas d'infection à l'hépatite B, 232 dans la cohorte non vaccinée et 156 dans la cohorte vaccinée.

Le taux d'incidence était de 4,1 pour 100 000 personnes par an dans le groupe non vacciné et de 0,03 pour 100 000 personnes par an dans le groupe vacciné. Par conséquent, l'efficacité du programme était de 99,30 % et l'avantage connexe pour estimer la fraction évitée était de 64,56 %. Selon les chercheurs, ces résultats montrent que "l'efficacité et l'impact du programme de vaccination contre l'hépatite B chez les préadolescents sont élevés et profitent à la communauté ".

Cette vaccination systématique des préadolescents vivant en Catalogne a finalement été suspendue en juillet 2014, lorsque les premiers enfants vaccinés dans leur enfance (c’est-à-dire vaccinés en 2002, à l'âge d'un an) ont atteint l'adolescence et n'ont donc plus eu besoin du vaccin.

En France, la méfiance prime toujours

En France, le vaccin contre l’hépatite B est au cœur d’un débat sur son bénéfice et ses risques depuis plus de 10 ans. Depuis les années 90, il est en effet soupçonné de favoriser le développement de la sclérose en plaques chez les personnes vaccinées.

Depuis, plusieurs études menées notamment en France ont démontré qu’il n’existe pas de véritables preuves scientifiques d’une relation de cause à effets entre le vaccin et le développement de la sclérose en plaques. En février 2001, deux recherches publiées dans le New England Journal of Medicine disculpaient ainsi le vaccin de l'hépatite B.

Toutefois, la défiance des Français vis-à-vis du vaccin persiste. Selon un Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) datant de 2015, 15% des parents sont toujours méfiants vis-à-vis du vaccin. Toutefois, la couverture vaccinale est jugée satisfaisante en France, avec 92 % des enfants âgés nés en 2014 vaccinés contre le virus de l’hépatite B, et 45% des adolescents.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... rte-fruits

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 22:22
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Les engagements sur l’amélioration de la santé des consommateurs de drogues injectables n’ont pas été tenus : 99 % de ces personnes n’ont pas accès à des services adéquats anti-VIH et de réduction des risques


Un nouveau rapport de l’ONUSIDA met en lumière la nécessité urgente de mettre en œuvre une approche fondée sur les droits de l’homme et sur des données probantes pour ouvrir aux consommateurs de drogues injectables l’accès aux services de santé essentiels

GENÈVE, 13 mars 2019 — Un rapport publié ce jour par l’ONUSIDA montre que, malgré la baisse des nouvelles infections à VIH dans le monde, l’incidence du VIH ne recule pas chez les consommateurs de drogues injectables (1,4 % à l’échelle mondiale en 2017). Le rapport montre également que 99 % des consommateurs de drogues injectables vivent dans des pays qui ne proposent pas de couverture adéquate en termes de services de réduction des risques.

« L’ONUSIDA s’inquiète énormément de l’absence de progrès pour les consommateurs de drogues injectables, imputable au fait que de nombreux pays ne mettent pas en place des approches de la consommation de drogues éclairées par des données probantes et fondées sur les droits de l’homme », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « En mettant les individus au cœur de l’approche et en veillant à ce qu’ils aient accès à des services de santé et sociaux dans le respect de leur dignité et sans discrimination ni criminalisation, des vies peuvent être sauvées et les nouvelles infections à VIH être réduites radicalement ».

Ce nouveau rapport de l’ONUSIDA, intitulé Santé, droits et drogues : réduction des risques, dépénalisation et discrimination zéro pour les consommateurs de drogues, montre que sur les 10,6 millions de personnes qui ont consommé des drogues injectables en 2016, plus de la moitié vivaient avec l’hépatite C, et une sur huit vivait avec le VIH. Il explique que la mise en place de services complets de réduction des risques (notamment programme de distribution d’aiguilles et de seringues, traitement de la dépendance aux drogues, dépistage et traitement du VIH) permettra de relancer les progrès dans l’élimination des nouvelles infections à VIH chez les consommateurs de drogues.

http://www.unaids.org/sites/default/fil ... 019_en.pdf

Pourtant, peu d’États membres des Nations Unies se sont montrés à la hauteur de l’accord de 2016 décrit dans le document final de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue, visant à prendre des mesures de santé publique efficaces pour améliorer la santé des consommateurs de drogues.

Le rapport souligne que malgré la dépénalisation de l’usage et de la possession de drogue à des fins personnelles, qui a accru la disponibilité, l’accès et le recours aux services de santé et de réduction des risques, la criminalisation et les peines sévères restent monnaie courante. On estime qu’une personne sur cinq détenue dans le monde est incarcérée pour des délits en relation avec la drogue, dont 80 % sont en prison uniquement pour possession à usage personnel. En outre, le rapport recense 35 pays qui prévoient la peine de mort pour les délits liés à la drogue.

L’ONUSIDA défend également l’engagement total de la société civile en tant que source essentielle d’information et pour les actions de mobilisation, de sensibilisation et de mise en place de services communautaires, notamment dans les endroits où des politiques et des pratiques répressives constituent la norme. Par ailleurs, l’ONUSIDA appelle à financer suffisamment les programmes sur les droits de l’homme et les services de santé qui incluent des services de réduction des risques et anti-VIH, des ripostes communautaires et des moyens d’action sociaux, ainsi que la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées aux drogues et au VIH.

Le rapport souligne que malgré l’efficacité de la réduction des risques, les investissements dans de telles mesures sont bien loin de couvrir les besoins pour une riposte efficace au VIH. Dans 31 pays à revenu faible et intermédiaire qui ont transmis des données à l’ONUSIDA, 71 % des dépenses consacrées aux services anti-VIH pour les consommateurs de drogues ont été financées par des donateurs externes.

Bien que certains pays aient fait des progrès en mettant en place des approches basées sur des données probantes et ancrées dans les droits de l’homme, la plupart sont encore à la traîne. À la veille de la session ministérielle de la Commission des stupéfiants des Nations Unies, qui débutera le 14 mars 2019 à Vienne, en Autriche, l’ONUSIDA encourage les gouvernements à revisiter et à recentrer leurs approches en matière de drogues, en plaçant les individus au cœur de ces approches et en associant droits de l’homme et santé publique.

L’ONUSIDA a formulé un ensemble de recommandations que les pays peuvent adopter, notamment :

• Mise en place de services complets de réduction des risques et anti-VIH, y compris programme de distribution d’aiguilles et de seringues, traitement de substitution aux opiacés, gestion des overdoses à la naloxone et salles de consommation sécurisées.
• Assurer l’accès de tous les consommateurs de drogues à la prévention, au dépistage et au traitement vital du VIH, de la tuberculose, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles.
• Dépénaliser la consommation de drogues et la possession pour usage personnel. Là où les drogues restent illicites, les pays devraient adapter et réformer les lois pour faire en sorte que les consommateurs de drogues aient accès à la justice, y compris aux services juridiques, et ne soient pas confrontés à des sanctions punitives ou coercitives dans les cas d’usage personnel.
• Agir pour éliminer toutes les formes de stigmatisation et de discrimination rencontrées par les consommateurs de drogues.
• Soutenir l’engagement total de la société civile en tant que source d’information et pour les actions de mobilisation, de sensibilisation et de mise en place de services communautaires, notamment dans les endroits où des politiques et des pratiques répressives constituent la norme.
• Investir dans les programmes sur les droits de l’homme et les services de santé, notamment sur un ensemble complet de services de réduction des risques et anti-VIH, des ripostes communautaires et des moyens d’action sociaux.
Voir le rapport complet : Santé, droits et drogues : réduction des risques, dépénalisation et discrimination zéro pour les consommateurs de drogues.

http://www.unaids.org/sites/default/fil ... 019_en.pdf

http://www.unaids.org/fr/resources/pres ... ugs_report

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2019 - 08:59
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Le sixième workshop HBV cure organisé par l'ANRS aura lieu à Paris le 13 mai 2019. Il fera le point sur l'état de l'art de ce sujet en évolution constante et invitera les chercheurs et praticiens de santé à présenter leurs résultats récents en matière de recherche fondamentale, clinique et translationnelle dans le champ de l'hépatite B. L'objet commun de cette rencontre sera de susciter la mise en place de nouveaux projets et d'encourager des collaborations entre le publique et le privé pour avancer vers l'éradication du HBV.



Inscription gratuite mais obligatoire, dans la limite des places disponibles



Mise à jour sur le traitement du VHB à la CIT 2018

Même s’il serait inapproprié de promettre qu’un traitement sera disponible dans un délai précis, l’espoir est fort et la communauté scientifique - universitaire comme industrielle - avance clairement dans cette direction, comme le montrait le Congrès international sur le foie (CIL) à Paris en Avril 2018. À l'heure actuelle, près de 50 nouvelles molécules anti-VHB et HDV sont en cours de développement, 16 d'entre elles font déjà l'objet d'essais cliniques de phase II. Parmi eux, des inhibiteurs d'entrée et de sortie du VHB, plusieurs formulations d'agents interférant / déstabilisants de l'ARN, des modulateurs d'assemblage de capside (CAM) et des modulateurs immunitaires.

Les études précliniques réalisées sur des modèles animaux et présentées à la CIT 2018 indiquent que les stratégies les plus prometteuses reposent sur la combinaison de différentes approches antivirales directes et indirectes. En effet, l'inhibition de la réplication virale et de la production d'antigène semble être nécessaire mais non suffisante pour éviter le rebond viral à l'arrêt du traitement. Sur des modèles de réplication du VHB chez la souris, l'association de nouveaux antiviraux directs efficaces (CAM, ARNsi) avec une vaccination thérapeutique suivie d'un rappel immunitaire a donné des résultats prometteurs quant à la possibilité de parvenir à une «guérison fonctionnelle» du VHB, c'est-à-dire une suppression virale stable et une clairance de l'antigène l'apparition d'anticorps protecteurs sans rebond viral après l'arrêt du traitement.

https://ice-hbv.org/events/6th-anrs-hbv ... shop-2019/

http://www.anrs.fr/fr/actualites/587/re ... e-workshop

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2019 - 10:36
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AU SECOURS J’AI PERDU MON AG HBS



Chaque année 1 à 3% des gens porteurs d’une hépatite chronique B vont perdre l’Ag HBs, ce qui signifie la guérison puisque la guérison se définit par l’apparition de l’anticorps HBs.

Qui va perdre son Ag HBs ? C’est à cette question que se sont attaqués nos amis alsaciens à partir de la cohorte de patients suivi à Strasbourg et ils viendront présenter leurs résultats en communication orale lors du congrès JFHOD 2019 dans quelques jours.

Pour répondre à la question, les strasbourgeois ont suivi 799 patients de 2006 à 2017 qui spontanément ou après traitement ont perdu leur Ag HBs. Étaient exclus de l’étude, les cirrhotiques, les co-infectés VIH ou VHD et VHC. Et tous par définition étaient infectés depuis plus de 6 mois afin de définir la chronicité.

Les patients étaient pour 53,6% caucasiens, asiatiques à 5,3% et africains à 40%. L’âge moyen de la perte de cet Ag HBs était de 42 ans et la durée moyenne de suivie 12 ans.

Chez 83%, les anticorps Ac HBs sont apparus, témoignant ainsi de la guérison. Les groupes des patients traités ou non étaient comparables. 7 patients ont présenté une production passagère d’ADN viral B et ce jusqu’à 4 ans après la perte de l’ Ag HBs.

L’équipe montre en conclusion que la perte de l’Ag HBs est toujours la preuve d’une évolution favorable en dehors des patients cirrhotiques qui restent à risque de cancérisation. Mais les patients doivent être suivis jusqu’à l’apparition d’anticorps.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/au-secours- ... on-ag-hbs/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2019 - 12:38
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Egypte : Le PM suit la mise en œuvre de l'initiative Sisi sur le VHC en Afrique

CAIRO, 19 mars (MENA) - Le Premier ministre Mostafa Madbouli a demandé que soit mise en oeuvre une initiative du président Abdel Fattah El Sisi visant à traiter un million de citoyens africains atteints du virus de l'hépatite C (VHC).

L’initiative de Sisi inclut également des réfugiés résidant en Egypte, a déclaré Madbouli lors d’une réunion avec le ministre de la Santé, Hala Zayed, mardi.

Zayed a examiné le plan de son ministère pour mettre en œuvre cette initiative, notant que les ambassades seraient informées du fait que les hôpitaux effectuant le test de dépistage du VHC informeraient leurs ressortissants en Égypte.

Quelque sept millions de réfugiés devraient subir le test de dépistage du VHC, a déclaré le ministre, notant que deux hôpitaux de chaque gouvernorat procéderont aux examens.

Le ministère de la Santé agit également pour envoyer des convois médicaux dans les États africains afin de réaliser les tests de dépistage du VHC, a déclaré Zayed au Premier ministre.

http://www.egypttoday.com/Article/1/672 ... -in-Africa

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2019 - 12:41
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Est-il rentable de transplanter des foies positifs pour le VHC chez des patients négatifs pour le VHC?

Un modèle mathématique basé sur la théorie de Markov estime que greffer des foies positifs au virus de l'hépatite C (VHC) chez des patients négatifs pour le VHC qui ont reçu des antiviraux à action directe (AAD) serait rentable et améliorerait les résultats, rapportent des chercheurs dans le numéro de mars de Clinical Gastro-entérologie et hépatologie .

Il y a eu une augmentation constante du nombre de patients atteints d'insuffisance hépatique au stade terminal nécessitant une greffe, mais aucune augmentation du nombre de foies disponibles. Les organes de donneurs infectés par le VHC pourraient être une ressource sous-utilisée. En raison de l' efficacité des agents DAA dans le traitement de l'infection par le VHC, le nombre de patients nécessitant une greffe à la suite d'une maladie du foie liée au VHC devrait diminuer, avec une augmentation du nombre de patients non infectés par le VHC figurant sur la liste d'attente.

Les directives ne recommandent pas l'utilisation de foies de donneurs positifs pour le VHC pour la transplantation chez des receveurs négatifs pour le VHC. Cela est dû au risque de transmission du VHC et à ses complications, notamment l'échec de la greffe. Les foies de donneurs positifs pour le VHC ont donc été réservés aux patients inscrits sur la liste d'attente infectés par le VHC. Cependant, si l'infection par allogreffe du VHC peut être guérie avec succès grâce au traitement par DAA, il serait peut-être temps de revoir les politiques d'allocation d'organes positives pour le VHC.

Le coût du traitement par AAD constitue un obstacle. Emily D. Bethea et ses collaborateurs ont mené une analyse basée sur un modèle afin d'estimer le rapport coût-efficacité de la fourniture d'un traitement par AAD aux patients séronégatifs pour le VHC inscrits sur la liste d'attente du foie, puis au foie de donneurs infectés par le VHC.

Pour estimer la progression de la maladie et les fluctuations du score MELD, ils ont utilisé une étude antérieure basée sur les données de l'UNOS pour estimer les changements hebdomadaires du score MELD.

Ils ont découvert que, chez les patients présentant un modèle de score de 22 ou plus pour la maladie hépatique au stade terminal (MELD) (voir la figure ), le fait d'accepter tout foie ou d'attendre seulement des foies négatifs pour le VHC était rentable, avec des ratios coût-efficacité supplémentaires allant de 56 100 $ à 91 700 $ / année de vie ajustée en fonction de la qualité (QALY). Pour la perspective, au score médian de MELD au moment de la transplantation aux États-Unis (score MELD de vingt huit), l'acceptation de tout foie était jugée rentable, avec un ICER de 62 600 $ par QALY supplémentaire.

Pour les patients dont la qualité de vie est médiocre et pour lesquels les scores bas de MELD pourraient ne pas indiquer avec précision la gravité de la maladie, l'acceptation de tout foie était cliniquement bénéfique (les QALY étaient plus élevées, quel que soit le score MELD). Le taux ICER d'acceptation de tout foie pour ces patients variait de 57 000 $ à 66 000 $, en deçà du seuil de volonté de payer de 100 000 / QALY.

Les résultats pour chaque région UNOS, tenant compte des différences dans les taux d'organes de donneurs positifs pour le VHC ainsi que des variations régionales dans les temps d'attente pour les greffes et la mortalité dans les listes d'attente, ont montré qu'à des scores de 22 ou 24 sur la MELD, l'acceptation de tout foie était rentable. stratégie dans toutes les régions .

Pour les patients avec un score de MELD de 28, les paramètres du modèle qui ont le plus influé sur le rapport coût-efficacité de l'acceptation d'un foie sont les coûts d'une greffe du foie et des soins post-transplantation. Pour les patients avec un score MELD de 22, le coût de la transplantation du foie et des soins post-greffe, le prix de la DAA et la QV sur la liste d'attente pourraient affecter la rentabilité.

Bethea et al. Concluent que les AAD nous ont fourni l’occasion d’examiner l’utilisation de foies positifs pour le VHC précédemment rejetés et d’élargir le bassin de donneurs statiques du foie. Bien que l'acceptation d'organes positifs pour le VHC présente des avantages, des inquiétudes quant aux risques supplémentaires, notamment les coûts associés au traitement préventif par AAD, pourraient entraver la mise en œuvre clinique.

Leur modèle montre que, pour le score médian de MELD au moment de la transplantation, il est non seulement bénéfique sur le plan clinique, mais également rentable pour les patients dont la liste d'attente est négative pour le VHC d'accepter les foies de donneurs positifs pour le VHC. À mesure que le score MELD augmente, l'utilisation de cette stratégie devient de plus en plus rentable, à condition que les AAD soient efficaces dans les foies greffés.

Les résultats de cette analyse peuvent être utilisés pour éclairer la politique et soutenir la couverture des coûts de la DAA pour cette forme de traitement. Bien que cette stratégie entraîne une augmentation des dépenses initiales, il s'agit d'un investissement susceptible d'améliorer les résultats pour la santé à long terme.

http://journalsblog.gastro.org/is-it-co ... =hootsuite

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2019 - 12:48
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Traiter vite et bien les hépatites aiguës pour éradiquer le VHC vers 2030 ?

Si le traitement des hépatites chroniques C par les antiviraux d’action directe (AAD) est désormais acquis, celui des formes aiguës n’a fait l’objet que de rapports préliminaires. Il semble, en effet, important de traiter les patients à risque, séropositifs pour le VIH, usagers de drogues IV ou pratiquant des relations sexuelles entre hommes, afin d’éradiquer, au stade aigu, la dissémination du VHC dans les populations les plus exposées.

L’étude hollandaise DAHHS2, réalisée dans 15 centres soignant des patients VIH+, surinfectés par les génotypes 1 et 4 du VHC, confirme le succès d’un traitement court, de 8 au lieu de 12 semaines, par gazoprévir et elbasvir dans ce groupe à fort risque de dissémination et de ré-infestation virale C.

Entre février 2016 et mars 2018, 146 patients atteints d'une infection par le VHC récemment contractée ont été éligibles pour cette étude et aucun patient n'a été perdu de vue. Les 80 participants retenus avaient pour la plupart une infection VIH contrôlée. Cinquante et un patients (64 %) étaient porteurs du génotype 1 et 29 (36 %) du génotype 4 depuis moins de 26 semaines. Seuls deux patients avaient un ictère à l’inclusion. Les traitements anti VIH incompatibles avec les anti-protéases ont été modifiés en conséquence.

Un traitement sur huit semaines

L’efficacité de l’association gazoprévir et elbasvir sur 8 semaines, a été confirmée par une réponse virale soutenue à S12 de 94 %. Un seul patient a récidivé à l’arrêt du traitement, tandis que 4 autres étaient sexuellement réinfectés par un virus de génotype différent, ce qui a été confirmé par un séquençage. Deux complications indépendantes des AAD ont été rapportées tandis que la tolérance médicamenteuse était jugée correcte.

Les effets indésirables les plus fréquemment signalés ont été la fatigue (14 %), les maux de tête [9 %], l’insomnie [9 %], les changements d'humeur [6 %], la dyspepsie [6 %],l’altération de la concentration [5 %] et les vertiges [5 %], considérés comme mineurs. Aucun médicament n’a été arrêté. L'événement indésirable le plus fréquent a été une nouvelle infection sexuellement transmissible [24 %].

Cette importante étude confirme donc l’efficacité des AAD adaptés aux génotypes 1 et 4 et prescrits dans les premières semaines d’une infection aiguë C qui ne guérit spontanément pas chez des sujets VIH+ traités. D’autres molécules pan-génotypiques associant sofosbuvir plus velpastasvir ou glecaprevir plus pibrentasvir sont en cours d’expérimentation sur les hépatites aiguës avec des durées d’administration encore plus faibles (4 à 6 semaines) dans l’optique d’un meilleur rapport qualité/prix sans nécessité de génotypage systématique préalable.

Ce travail réalisé sur des sujets à haut risque conforte les prévisions del’OMS avec deux objectifs pour 2030 : la réduction de 90 % sur les nouvelles infections à VHC et celle de 65 % sur la mortalité due au virus C.

RÉFÉRENCES :

Boerekamps A, De Weggheleire A, E van den Berk GE et coll. : Treatment of acute hepatitis C genotypes 1 and 4 with8 weeks of grazoprevir plus elbasvir (DAHHS2): an open-label, multicentre, single-arm, phase 3b trial. Lancet Gastroenterol Hepatol., 2019 ; 4: 269-277..doi.org/10.1016/S2468-1253(18)30414-X
Martinello M, Matthews GV : Management of acute HCV in the era of direct-acting antivirals : implications for elimination. Lancet Gastroenterol Hepatol. 2019

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Mar 2019 - 17:34
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Les États-Unis sont sur le point d'éliminer le VHC chez les anciens combattants dans les deux mois

Le département américain des Anciens Combattants a annoncé qu'il était sur la bonne voie pour éliminer l'hépatite C chez tous les anciens combattants désireux et pouvant recevoir un traitement dans un délai de 2 mois, selon un communiqué de presse publié par le bureau.

«En tant que principal fournisseur de soins contre le VHC aux États-Unis, c'est une excellente nouvelle car cela signifie que nous sommes sur le point d' éliminer l'hépatite C chez les anciens combattants confiés à la Veterans Health Administration» , a déclaré Robert Wilkie , secrétaire de la VA, dans la Libération. «Le diagnostic, le traitement et la guérison de l’infection par le virus de l’hépatite C chez les vétérans constituent une priorité importante pour l’AV.»

Auparavant, le taux d’anciens combattants traités et guéris était de 12 000 sur les 180 000 en VA qui ont reçu un diagnostic de VHC.

Le VA a accru ses efforts dans le but de traiter près de 2 000 anciens combattants chaque semaine. Au 3 mars, environ 116 000 anciens combattants avaient commencé à prendre des médicaments anti-VHC par voie orale par le biais de l'AV et 96 654 anciens combattants avaient terminé le traitement avec une réponse virologique soutenue.

Suite à l' augmentation des taux de traitement et de guérison, le taux de mortalité global des vétérans un an après le traitement est tombé à 80%. De plus, les anciens combattants ayant obtenu une RVS étaient 84% moins susceptibles de développer un cancer.

L'AV a noté qu'il y a actuellement moins de 27 000 anciens combattants dans les soins de l'AV qui doivent encore être traités.

https://www.hepatitis.va.gov/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2019 - 15:45
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Les travaux sur le vaccin contre le VHC continuent d'avancer
Les dernières avancées pourraient signifier un vaccin préventif dans la décennie, disent les experts

Bien que nous ayons eu beaucoup de succès dans le traitement du virus de l'hépatite C (VHC) avec des antiviraux à action directe (AAD), un vaccin préventif aiderait grandement à éliminer le VHC. Avec la plupart des pays confrontés à plus d'infectés que de personnes guéries avec succès, l'incidence du VHC continue d'augmenter. Le traitement par DAA, bien que efficace dans plus de 95% des cas, est coûteux et le traitement du VHC peut ne pas être réalisable dans des pays aux ressources limitées. En outre, l'infection par le VHC étant généralement asymptomatique, de nombreuses personnes ignorent encore leur statut et ne sont pas associées aux soins appropriés avant que des complications hépatiques n'apparaissent ou avant de propager l'infection à d'autres.

Tandis qu’un vaccin anti-VHC est théoriquement possible, de nombreux problèmes scientifiques doivent être résolus avant qu'un vaccin viable puisse être mis au point. Avec plus de fonds de recherche et un effort coordonné de la communauté scientifique, un vaccin pourrait être possible au cours de la prochaine décennie. Des études sur des personnes qui ont spontanément éliminé le VHC ont permis de mieux comprendre comment le VHC se réplique dans les cellules, ce qui pourrait aider à identifier les cibles potentielles du vaccin. Une autre approche consiste à étudier la réponse immunitaire chez ceux qui ont spontanément éliminé le VHC par rapport à ceux qui développent une infection chronique. Un vaccin contre le VHC est actuellement testé sur l'homme dans le cadre d'une étude de phase I / II. Des études sur des personnes qui ont spontanément éliminé le VHC ont permis de mieux comprendre comment le VHC se réplique dans les cellules, ce qui pourrait aider à identifier les cibles potentielles du vaccin. Une autre approche consiste à étudier la réponse immunitaire chez ceux qui ont spontanément éliminé le VHC par rapport à ceux qui développent une infection chronique.

Un vaccin contre le VHC est actuellement testé sur l'homme dans le cadre d'une étude de phase I / II. Des études sur des personnes qui ont spontanément éliminé le VHC ont permis de mieux comprendre comment le VHC se réplique dans les cellules, ce qui pourrait aider à identifier les cibles potentielles du vaccin. Une autre approche consiste à étudier la réponse immunitaire chez ceux qui ont spontanément éliminé le VHC par rapport à ceux qui développent une infection chronique. Un vaccin contre le VHC est actuellement testé sur l'homme dans le cadre d'une étude de phase I / II.

Bien que les antiviraux à action directe (AAD) prouvent leur efficacité en termes de traitement des cas d’infection par le virus de l’hépatite C (VHC), le développement d’un vaccin préventif se poursuit, avec des progrès impressionnants ces dernières années.

"Malgré les difficultés de développement, un vaccin prophylactique est nécessaire pour lutter contre le VHC dans le monde", ont récemment écrit des chercheurs en gastroentérologie . Un vaccin contre le VHC préviendrait la transmission, quels que soient les différents facteurs de risque.

Peu de pays sont en bonne voie pour éliminer le VHC, avec près de 60% des pays étudiés ayant plus d'infections que de guérisons en 2016, indique le document.

Dans une interview, l'auteur principal Justin Bailey, MD, Ph.D., de la faculté de médecine de l'Université Johns Hopkins à Baltimore, a déclaré à la salle de lecture : "Le traitement du VHC est toujours très coûteux dans la plupart des pays, ce qui limite l'accès. Le VHC est généralement asymptomatique. Les personnes infectées par le VHC ignorent leur infection. Ces personnes peuvent développer des complications infectieuses telles que la cirrhose ou le carcinome hépatocellulaire et peuvent transmettre l’infection à d’autres sans même savoir qu’elles sont infectées. "

Un vaccin contre le VHC est-il possible? Bailey a déclaré qu'il pensait que cela pourrait se produire d'ici 10 ans. Cependant, "le VHC affecte malheureusement de manière disproportionnée des personnes qui ont moins d'influence politique et qui sont souvent mal desservies par le système de santé. Ce problème, à mon avis, n'a pas reçu l'attention et le financement de recherche qu'il mérite. Cela dit, je pense qu'il y a preuves scientifiques solides qu'un vaccin contre le VHC est réalisable ".

Selon l' Organisation mondiale de la santé , environ 71 millions de personnes dans le monde sont infectées par le VHC, et environ 399 000 personnes meurent chaque année de complications. Bien que les AAD puissent guérir plus de 95% des personnes infectées, l'accès au diagnostic et au traitement est faible. De plus, le diagnostic est souvent posé à un stade avancé et une réinfection est possible.

De nombreux défis

La mise au point d'un vaccin contre le VHC s'est heurtée à de nombreuses difficultés, l'une des principales barrières étant la diversité génétique du virus (supérieure à celle du VIH) et le fait que le virus continue de muter, même lorsqu'il infecte une personne. Il existe sept génotypes connus et plus de 80 sous-types. Les génotypes varient souvent d'environ 30% en termes de teneur en acides aminés.

Selon Andrew Flyak, Ph.D., biologiste des structures et immunologue au California Institute of Technology, ces variations impliquent une structure différente des protéines à la surface, ce qui pose un problème, car les vaccins stimulent une réponse immunitaire qui reconnaît des caractéristiques spécifiques à la surface des virus.

Les défis supplémentaires incluent un manque de systèmes in vitro et de modèles animaux adéquats, et une compréhension incomplète des réponses immunitaires protectrices.

Bailey a souligné que l’approche traditionnelle de développement de vaccins consistant à utiliser des vaccins à virus entiers atténués et inactivés vivants n’est pas réalisable pour les vaccins anti-VHC en raison (jusqu’à récemment) de la capacité de culture du VHC, notamment du fait que, même en culture, le VHC continue de subir des mutations adaptatives.

Avancées clés récentes

Mais il y a eu quelques avancées significatives récentes. L'une d'elles est qu'en 2017, un virus ressemblant au VHC, l' hépacivirus de rat norvégien , a été découvert, ce qui promet d'être un outil important pour la création d'un nouveau modèle de petit animal pour les tests de vaccination.

Une autre avancée récente réside dans le travail qui explique comment fonctionne l’immunité protectrice chez les personnes qui éliminent spontanément les infections à VHC. La clairance spontanée se produit chez environ 25% des personnes infectées par le VHC. La clairance n'entraîne pas toujours une immunité protectrice, mais il a été observé que les réinfections sont éliminées plus souvent et plus rapidement que les infections primaires. La réinfection est également associée à une réponse immunitaire cellulaire élargie par rapport à une infection primaire, a noté Bailey.

Un nouvel indice important lié à ceci élucide la manière dont ces patients éliminent le virus par le biais d'une partie du système immunitaire appelée anticorps neutralisants (nAb). Dans les travaux de Bailey, Flyak et ses collègues, une étude publiée en novembre 2018 dans Cell Host & Microbe a été menée auprès de deux personnes présentant une infection aiguë par le VHC qui avaient spontanément éliminé l'infection par le VHC. Une étude parallèle réalisée par la même équipe a décrit de nouvelles cibles pouvant être utilisées pour le développement de vaccins.

En résumé, les chercheurs ont découvert que les nAb chez ces individus exerçaient une pression sélective sur une protéine de surface importante du virus, le virus E2, le faisant muter sous une forme empêchant le virus d’entrer dans les cellules pour se répliquer. Mais plus que cela, les caractéristiques inhabituelles des nAb de ces deux patients qui ont affecté l'E2 ont été identifiées et constituent une nouvelle pièce prometteuse du puzzle pour le développement d'un vaccin, a expliqué Flyak.

Un éditorial accompagnant les études menées par Ype P. de Jong, MD, de Weill Cornell Medicine à New York, a déclaré que les résultats des deux études avaient des implications importantes pour l'amélioration de la conception de l'immunogène des vaccins.

Un autre domaine prometteur dans la recherche sur les vaccins est l’utilisation de la protection par les lymphocytes T pour réduire la morbidité liée à l’infection par le VHC. Des études montrent que des cellules T spécifiques (lymphocytes T CD4 + et CD8 +) sont indispensables au contrôle des infections tant primaires que secondaires. Les personnes qui éliminent la maladie ont tendance à avoir une activité persistante de ces deux cellules, tandis que les personnes atteintes d'une maladie prolongée ont des cellules T CD8 + appauvries et des cellules T CD8 + moins efficaces. L'idée est qu'un vaccin préviendrait les complications à long terme de l'infection par le VHC, a déclaré Bailey.

Des approches supplémentaires incluent l'utilisation d'une variété de méthodes pour améliorer la réponse des cellules T aux fins de prévention, l'utilisation de différents vecteurs et l'essai d'une variété d'antigènes du VHC. À ce jour, une poignée d'essais de phase I ont été menés sur des volontaires sains à faible risque d'infection par le VHC, testant principalement des vaccins pour améliorer les réponses des lymphocytes T.

Flyak a déclaré que ce qui fonctionnerait probablement le mieux serait une combinaison d'approches vaccinales.

"Il y a un essai de vaccin contre le VHC en cours chez une population d'adultes à risque", a déclaré Bailey. "Il s'agit d'un essai de phase I / II en cours à Baltimore, à San Francisco et au Nouveau-Mexique. Ce vaccin est basé sur un adénovirus défectueux exprimant les protéines du VHC. Le vaccin a stimulé une forte réponse immunitaire chez des volontaires sains. protéger contre l’infection, mais les résultats de l’essai ne sont pas encore connus. "

Une fois le vaccin mis au point, il serait préférable de l’utiliser chez les personnes à haut risque d’infection, a expliqué Flyak. Il aurait d'importantes utilisations mondiales et apporterait une aide précieuse dans les pays en développement où les taux de VHC sont élevés et les DAA inaccessibles en raison des coûts, a-t-il déclaré. De cette manière, les vaccins anti-VHC contribueraient considérablement à l'éradication mondiale.

https://www.medpagetoday.com/reading-ro ... 273?trw=no

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2019 - 18:57
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Actualités autour des traitements du Cancer du foie
mars 2019

Du nouveau dans les traitements contre le cancer du foie :
Nous ne le répèterons jamais assez, le meilleur traitement contre le cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire (CHC), est de le dépister tôt. Dès lors, vous pourrez bénéficier des traitements à visée curative : la chirurgie ou la transplantation.
Si vous avez des antécédents, il faut penser à effectuer une échographie tous les six mois en cas de cirrhose et une échographie tous les ans en l'absence de cirrhose.

Une fois ces mises en garde effectuées, sachez que le cancer du foie bénéficie d’évolutions thérapeutiques.

Ainsi, nous en avons déjà parlé (voir ici), la radioembolisation ou radiothérapie interne sélective est un traitement possible et efficace sous certaines conditions pour combattre le CHC.
La Haute Autorité de Santé a estimé que les dispositifs proposés en France, Therasphère et Sir-Sphère apportaient une amélioration dans la prise en charge du CHC et de fait qu’il devaient être remboursés par l’Assurance maladie
Le produit de la société Sirtex est remboursé depuis mars 2019 (voir arrêté et CP) et celui de la société Thérasphère depuis décembre 2018 (voir arrêté).
Ces décisions vont permettre un meilleur développement de ces techniques de soin qui étaient jusqu’à présent utilisées de manière confidentielle. L’utilisation de ces dispositifs demande une étroite collaboration entre les chirurgiens, médecins nucléaires, et radiologues mais cette technique a l’avantage de provoquer peu d’effets secondaires.

Par ailleurs, d’autres traitements sont actuellement en cours d’évaluation :
- Le Cabométyx (laboratoire IPSEN), un traitement oral par chimiothérapie ;
- Le Lenvima (laboratoire EISAI), un traitement oral par chimiothérapie.

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... d0BBu5qao4

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mar 2019 - 06:17
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Même éradiqué, le virus de l’hépatite C laisse des traces persistantes impliquées dans le cancer du foie



Même si les antiviraux à action directe (AAD) ont montré leur efficacité dans l'élimination du virus de l'hépatite C (VHC) en ne provoquant pas les effets secondaires du traitement à l'interféron, le risque de carcinome hépatocellulaire (CHC) reste présent après disparition du pathogène de l'organisme, quel que soit le traitement et particulièrement en cas de fibrose avancée. Grâce à des prélèvements de foie de plus de 50 patients et un modèle de souris avec un foie humanisé, une équipe de recherche internationale soutenue par l'ANRS et coordonnée par Thomas Baumert, directeur de l’Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques (Unité Inserm U1110-Université de Strasbourg) a mis en évidence que ce risque rémanent est dû à des changements durables causés par le VHC, qui altèrent l'expression de gènes notamment impliqués dans le cancer du foie. Le ciblage de ces modifications dites épigénétiques constitue une piste pour détecter plus tôt les risques de CHC chez les patients dont l'infection est prise en charge.

Les détails de ces travaux sont publiés dans la revue Gastroenterology :

https://www.gastrojournal.org/article/S ... 5/fulltext

Les modifications épigénétiques sont des altérations portant sur les histones, protéines qui donnent sa structure à l'ADN. La chromatine, qui désigne l'assemblage de l'ADN avec ses histones, voit sa configuration changer en fonction de ces modifications, ce qui influe sur l'expression des gènes.



Le taux de guérison apporté par les AAD est de plus de 90%. Cependant, ces derniers ne permettent pas d'éviter les modifications causées par le VHC sur l’expression des gènes des cellules hépatiques ni l'augmentation de risque de CHC, notamment en cas de fibrose et d'infection prolongée. Ces mêmes travers sont retrouvés dans le traitement par interféron, traitement plus lourd quant aux effets secondaires, utilisé avant l’arrivée des AADs en 2011.



Les résultats de Thomas Baumert et ses collaborateurs montrent que le VHC, un virus à ARN qui n'intègre pas son génome à celui des cellules qu'il infecte, a cependant un impact sur le génome des hépatocytes en induisant des modifications épigénétiques telles que certaines acétylations au niveau des histones 3. Ces modifications changent la structure 3D de la chromatine et donc l'expression de certains gènes. Cette modification épigénétique est d'autant plus persistante que le traitement a été tardif et que la fibrose du foie est avancée.



Les chercheurs ont montré que les changements induits par le VHC affectent les gènes de réponse inflammatoire, ainsi que d'autres impliqués dans la tumorigénèse. Ces résultats ont été mis en évidence chez des patients avec une infection chronique par le VHC ou une ancienne infection chronique guérie, mais également dans un modèle de souris dont les hépatocytes sont d’origine humaine.



Il s’agit des premiers résultats pointant comme cause du risque rémanent de CHC les changements épigénétiques causés par le VHC, avant son élimination de l'organisme. Par ailleurs, ce risque ajouté est interconnecté avec la fibrose du foie.



Asymptomatique jusqu'à des stades tardifs, le CHC est mal diagnostiqué et souvent de mauvais pronostic. Ces travaux soutenus par l'ANRS mettent en lumière l’intérêt de l'analyse de l'épigénome, pour parvenir à une détection plus précoce et une meilleure prise en charge.

Les chercheurs concluent : « comme les liens entre modification de l'épigénome et d'autres cancers commencent à être documentés, les pistes –jusqu'alors inexplorées pour le cancer du foie- que nous mettons en évidence sont importantes à investiguer pour développer de nouveaux biomarqueurs et moyens de prévention du CHC. »

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... des-traces

Hépatite C : après la guérison, le risque de cancer du foie maintenu par une mutation épigénétique

Pour le première fois, des chercheurs de l'université de Strasbourg, dirigés par Thomas Baumert (Unité Inserm U1110), montrent que des modifications épigénétiques provoquées par le virus de l'hépatite C (VHC), avant son élimination de l'organisme, sont responsables d'un surrisque de carcinome hépatocellulaire (CHC).

Le VHC est un virus à ARN qui n'intègre pas son génome à celui de la cellule qu'il infecte. Toutefois, selon une publication dans la revue « Gastroenterology », il a tout de même un impact sur le génome des hépatocytes, sous la forme de modifications épigénétiques et plus précisément de certaines acétylations au niveau des histones 3.

Les chercheurs ont analysé le contenu de biopsies hépatiques de plus de 50 patients : 6 patients contrôles non infectés, 18 patients ayant une infection chronique encore non traitée, 8 patients dont l'infection a été guérie grâce à un traitement antiviral à action directe (AAD), 13 patients dont l'infection a été traitée avec l'interféron, 4 patients atteint d'une infection chronique par le virus de l'hépatite B, et 7 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique. Ils ont également analysé les tissus hépatiques de souris dotées d'un foie humanisé.

Un effet sur les gènes de l'inflammation et de la tumorogenèse

Une altération était commune à tous ces patients : la mutation H3K27ac au niveau de l'histone 3. Cette modification change la structure 3D de la chromatine et donc l'expression de certains gènes de réponse inflammatoire, ainsi que d'autres impliqués dans la tumorogenèse.

Même éradiqué par un traitement antiviral à action directe, le virus de l’hépatite C laisse ces traces persistantes, qui maintiennent un surrisque de carcinome hépatocellulaire (CHC), particulièrement en cas de fibrose avancée. Cette modification épigénétique est d'autant plus persistante que le traitement a été tardif et que la fibrose du foie est avancée. Les altérations identifiées par les chercheurs chez les patients traités par AAD sont les mêmes que celles retrouvées chez des patients traités par interféron.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mar 2019 - 07:25
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L'infection maternelle par le VHC affecte-t-elle la discordance du poids à la naissance?

Selon les résultats de l’étude publiés dans PLoS One, les jumeaux nés de mères infectées par le virus de l’hépatite C (VHC) présentaient un risque beaucoup plus élevé de discordance entre les jumeaux à la naissance par rapport aux jumeaux nés de mères sans infection par le VHC .

Environ 16% des grossesses gémellaires ont une discordance de poids à la naissance d'au moins 20% et les jumeaux dont la croissance est discordante présentent un risque accru de morbidité et de mortalité périnatales. Des études ont identifié un certain nombre de facteurs de risque de discordance entre les jumeaux à la naissance; cependant, aucun n'a examiné l'effet de l'infection maternelle par le VHC . Les chercheurs ont donc utilisé les enregistrements de naissance de 270 256 paires de jumeaux (ou 540 512 enregistrements individuels) du recensement des enregistrements de naissance aux États-Unis de 2011 à 2015 créé par les Centers for Disease Control and Prevention pour analyser le lien entre l'infection par le VHC pendant la grossesse et l'accouchement entre jumeaux. discordance pondérale. 1Ils ont constaté que parmi ces paires de jumeaux, 850 (0,31%) mères étaient infectées par le VHC et que ces jumeaux avaient tendance à présenter un taux de discordance du poids à la naissance plus élevé par rapport aux mères sans infection par le VHC, bien que cela ne soit pas statistiquement significatif. Cependant, après ajustement pour les facteurs de confusion potentiels, y compris les facteurs démographiques maternels, l’infection par le VHC est devenue un facteur de risque significatif de discordance entre le poids à la naissance (toutes les valeurs de p <0,05).

Les auteurs de l’étude ont conclu que «l’infection par le VHC pendant la grossesse représente un problème de santé non négligeable pour le fœtus à naître et notre étude complète la littérature en soulignant son impact potentiel sur la discordance entre le poids à la naissance entre jumeaux, un effet indésirable important à prévenir Les grossesses gémellaires. » Ils ont ajouté:« Nous préconisons un dépistage universel plutôt que le dépistage du VHC fondé sur le risque chez les femmes en âge de procréer ».

https://www.infectiousdiseaseadvisor.co ... scordance/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Mar 2019 - 07:29
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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Mar 2019 - 10:51
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Prévalence du génotype 6 du VHC, clairance spontanée et diversité chez les membres âgés de la minorité ethnique Li du comté de Baisha, en Chine.

L'épidémiologie du virus de l'hépatite C varie considérablement selon les régions géographiques et les groupes ethniques. Notre précédente étude avait montré que 6 souches isolées du comté de Baisha, dans l’île de Hainan, en Chine, étaient toutes de nouveaux sous-types du génotype 6 (gt6) qui différaient de manière significative des sous-types des autres régions. Dans la présente étude, nous avons mené une enquête épidémiologique complète sur le VHC dans le groupe ethnique Li, originaire du comté de Baisha.

Des anticorps anti-VHC ont été détectés par 2 tests ELISA indépendants chez tous les participants et les résultats positifs ont été confirmés par le test d'immunoblot recombinant (RIBA) et les charges virales d'ARN du VHC ont été mesurées. Un test du chi carré univarié et des analyses de régression logistique multivariable ont été utilisés pour déterminer les facteurs de risque d'infection par le VHC et les taux de clairance spontanée. Les résultats RIBA indéterminés ont été exclus ou inclus dans les analyses; par conséquent, les résultats ont été exprimés sous forme de plage. Le séquençage direct de régions partielles dans NS5B et E1 a été utilisé pour le génotypage.

Parmi 1682 participants, 117 à 153 étaient positifs pour l'anti-VHC (7,0% à 9,1%), dont 42,7% à 52,6% ont confirmé avoir éliminé l'infection. La positivité anti-VHC était associée au vieillissement (≥ 60 ans) (OR = 0,02, IC 95% 0,01-0,05, P <0,01) et à la chirurgie (OR = 2,75, IC 95% 1,36-5,57, P <0,01), aucune différence significative n'a été trouvée entre le groupe infecté par le VHC et le groupe de clairance spontanée du VHC. Les caractéristiques de distribution du sous-type gt6 du comté de Baisha étaient uniques, complexes et variées. Les séquences ne se sont pas regroupées avec les sous-types connus de gt6, mais ont formé 4 groupes spécifiques à la communauté Baisha. L’infection par le VHC chez les membres du groupe ethnique de la minorité Li est caractérisée par des taux de prévalence élevés chez les personnes âgées .

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30629794/

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