Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 15 Jan 2019 - 10:35
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
La génomique personnelle : utiliser l’ADN pour percer les secrets du VIH
(Science Gouvernement Canada)

Le VIH s’est révélé, pour les scientifiques du monde entier, l’une des maladies infectieuses les plus difficiles à combattre. L’une des raisons est que le virus cible les cellules du système immunitaire et s’attaque aux mécanismes de défense de l’organisme qui détruisent les microbes qui s’y introduisent. De plus, le virus se réplique et mute rapidement à l’intérieur du corps d’une personne infectée.

Fait encore plus curieux, l’exposition au virus n’entraîne pas toujours une infection grave, et le virus touche certains groupes de personnes de façon disproportionnée. À l’échelle mondiale, environ 36,9 millions de personnes vivent avec le VIH.

Des scientifiques du Laboratoire national de microbiologie (LNM) sous la direction de Paul McLaren tentent d’expliquer pourquoi le VIH a des effets graves sur certains groupes de personnes, tandis que chez d’autres, l’infection progresse plus lentement. Leurs travaux les ont amenés à se demander si la propagation de la maladie était un phénomène plus complexe qu’on ne le croyait auparavant. Notre prédisposition génétique au virus pourrait-elle jouer un rôle? À l’aide d’une méthode extrêmement pointue, Paul McLaren étudie non seulement le virus, mais aussi les personnes atteintes par le biais de leur génome « personnel ».

La génomique ─ science consistant à déchiffrer l’ADN complet d’un organisme ─ ouvre la voie à de nouvelles découvertes fort intéressantes au LNM. Elle a permis à des scientifiques de définir toutes les caractéristiques d’un virus. Ces renseignements facilitent la classification des infections en fonction de leur nocivité, de leur mode de transmission et même des options de traitement.

Paul McLaren pousse la génomique encore plus loin en examinant comment la constitution génétique des sujets influe sur leur réaction au VIH. C’est là où entre en jeu la génomique personnelle, c’est-à-dire l’étude de la prédisposition génétique d’une personne à une maladie.

Ses travaux consistent à trouver les parties de l’ADN qui rendent les gens résistants au VIH et au sida ou qui ralentissent la progression de la maladie. Son équipe a détecté une portion d’ADN qui augmente la tolérance d’une personne face à l’infection à VIH. Fait étonnant, les chercheurs ont découvert un gène qui réduit la capacité d’une personne séropositive de transmettre le virus, même si elle ne reçoit pas de traitement. Par cette découverte, ils ont élucidé certains des secrets du VIH, ce qui permettra d’améliorer les recherches, les mesures de prévention et les traitements.

Le pouvoir réel de la génomique personnelle réside non seulement dans le repérage des personnes ayant une prédisposition à certaines maladies, mais aussi dans la personnalisation des traitements. Comprendre pourquoi les gens sont plus vulnérables à une maladie peut nous aider à cibler les méthodes de prévention et de traitement. Les études montrent que les gens peuvent réagir différemment aux infections selon leur composition génétique. Ces renseignements peuvent donc servir à personnaliser les démarches de santé publique afin de trouver le meilleur traitement possible pour chaque personne.

La génomique personnelle offre la possibilité d’optimiser les soins de santé d’une manière tout à fait inédite. Par ses travaux dans ce domaine, Paul McLaren souhaite percer l’un des mystères médicaux du monde, ce qui pourrait ouvrir de nouveaux horizons pour la recherche sur le VIH.

http://www.science.gc.ca/eic/site/063.n ... 97723.html

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 15 Jan 2019 - 16:07
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères


Prévention cardiovasculaire et infection par le VIH : une vision sur le long terme
Pr Franck BOCCARA , Hôpital Saint-Antoine, AP-HP
Paris, France


https://youtu.be/b3Uo8aqML5U

Cancer et VIH
Pr Jean-Philippe Spano ( Paris) , Mne Marianne ROBIN-VEYRY (Paris)

https://youtu.be/f9QsjjXs0XA

Grossesse et VIH
Pr Laurent Mandelbrot (Colombes)

https://youtu.be/3icXOLMrmrQ

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 16 Jan 2019 - 08:21
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
Virus du sida : état des lieux et objectifs

Les points positifs et négatifs concernant la lutte contre le VIH sont commentés par le Pr Gilles Pialoux*.

Paris Match. Quelle est l’épidémiologie actuelle de cette infection en France ?
Pr Gilles Pialoux :


Environ 172 700 personnes vivent avec le virus du sida (VIH) : 86 % d’entre elles le savent, 25 000 l’ignorent ; 75 % des séropositifs sont sous traitement. On compte 6 000 nouveaux cas diagnostiqués par an. Les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes et les hétérosexuels nés à l’étranger (Afrique subsaharienne surtout) représentent respectivement 45 % et 38 % des découvertes, les hétérosexuels nés en France, 15 % et les usagers de drogues injectables, 1 %. La mortalité directe due au sida dans le monde (hormis la mortalité liée aux maladies associées tels les cancers, les infections opportunistes...) est inférieure au million par an. Elle a été divisée par deux en dix ans et par dix dans nos services. La transmission, si on exclut celle de la mère à l’enfant, pour laquelle existe une prévention efficace à 100 %, et celles par injection de drogue, devenues rares, reste surtout sexuelle (sécrétions génitales, sperme).

Quel est le traitement standard actuel en cas de séropositivité ?

Depuis 1996 ce sont les trithérapies : ces produits inhibent les enzymes du VIH (telles les protéases) utiles à sa multiplication dans les cellules. Ils ont beaucoup accru la survie des séropositifs. Le traitement actuel cependant se personnalise à l’aune de divers critères (maladies associées, attentes du patient, etc.). Nous disposons au choix : des trithérapies en un seul comprimé, des bithérapies en un ou deux comprimés, parfois d’allégements thérapeutiques (4 jours sur 7) et des antirétroviraux retard en intramusculaire une fois tous les deux mois. L’objectif est quadruple : 1. Rendre le virus indétectable. 2. Corriger le déficit immunitaire. 3. Rendre la personne non contaminante (action préventive). 4. Considérer la maladie comme une affection chronique dans l’attente d’un traitement qui l’éradiquera (comme l’hépatite C). Des traitements prometteurs en essai sont à venir : des anticorps pouvant neutraliser les protéines que le VIH porte à sa surface pour se fixer sur ses cellules cibles (lymphocytes) et des stimulateurs de l’immunité (agonistes TLR7, interleukine 15) qui pourront contenir l’infection sur de très longues périodes.

"Le délai moyen en France entre contamination et traitement est actuellement de 3,5 ans"

Quels sont les résultats des traitements actuels ?

Ils contrôlent la réplication du VIH dans plus de 90 % des cas. Une étude récente (sur plus de 88 500 personnes) a montré qu’un sujet jeune (20 ans), dépisté et traité tôt, idéalement au stade de primo-infection, c’est-à-dire entre le 10e et le 21e jour après un rapport sexuel à risque, avait une durée de survie proche d’une personne séronégative, ce qui n’est pas le cas des sujets à diagnostic tardif. Le délai moyen en France entre contamination et traitement est actuellement de 3,5 ans. C’est un obstacle majeur à son éradication : cela donne trop de temps au VIH pour constituer dans les ganglions lymphatiques un large réservoir de particules virales dormantes difficiles à déloger.

Sur le plan prévention, où en est-on ?

Le traitement est un premier outil de prévention (96 % d’efficacité) tout comme la prophylaxie par le Truvada ou son générique (deux antiviraux en un seul comprimé, pris avant et après un rapport à risque, ou en continu) : elle s’adresse aux personnes non contaminées qui ne se protègent pas avec le préservatif. Un déficit de dépistage persiste malgré tout, alors qu’il est réalisable en laboratoire, à domicile (par autotests), en milieu communautaire (TROD) ou de façon anonyme (Cegidd). La Haute Autorité de santé (HAS) le recommande une fois dans la vie pour tout le monde et entre une et quatre fois par an pour ceux qui sont le plus à risque.

* Chef du service des maladies infectieuses et tropicales, hôpital Tenon, Paris.

https://www.parismatch.com/Actu/Sante/V ... fs-1599483

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 24 Jan 2019 - 15:05
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
Une piste pour cibler le réservoir du VIH

La susceptibilité des lymphocytes T CD4+ à être infectés par le VIH-1 dépend de leur activité métabolique.

Le VIH-1 infecte sélectivement les CD4+ présentant une forte glycolyse

Inhiber l’activité métabolique bloque la réplication du VIH-1 au sein des réservoirs


Selon des travaux récents parus dans Cell Metabolism , le blocage in vitro par un inhibiteur compétitif de la glycolyse réduirait la capacité du virus à infecter ces cellules et son amplification. Cette découverte offre une nouvelle piste inédite pour envisager l’éradication d’un des principaux réservoirs viraux et, par conséquent, la maladie.

Le VIH-1 infecte sélectivement les CD4+ présentant une forte glycolyse

La constitution d’un réservoir intracellulaire du VIH n’a pas permis jusqu’à aujourd’hui de développer un traitement permettant d’éradiquer l’infection. On sait que les lymphocytes T CD4+ représentent les principales cellules de ce réservoir, mais que seule une partie d’entre eux contribue à la persistance du virus dans l’organisme. S’il a été démontré que les CD4+ les plus différenciés sont ceux qui sont les plus vulnérables à l’infection par le VIH, il reste à en décrire les mécanismes sous-jacents. Le métabolisme cellulaire pourrait constituer une piste, selon certaines études préalables.

Bloquer la glycolyse réduit le nombre de cellules infectées

Aussi, le travail collaboratif de plusieurs équipes françaises a permis de décrire que les lymphocytes CD4+ infectés présentaient une forte activité métabolique : en effet, la susceptibilité des cellules au VIH apparaît associée à l’expression de plusieurs gènes au moment de l’infection, notamment en lien avec la glycolyse. Les chercheurs se sont ensuite assurés du lien de causalité entre activité métabolique et infection en écartant la possibilité d’une causalité inverse (métabolisme accru provoqué par l’infection). Ils ont enfin testé plusieurs inhibiteurs du métabolisme glucidique sur la capacité des cellules T CD4+ à être infectées par le VIH-1 et ont montré que le 2-désoxy glucose (2-DG), un inhibiteur compétitif de la glycolyse, permettait de limiter le nombre de cellules T infectées. Des travaux complémentaires ont également montré que le 2-DG permettait de réduire le nombre de cellules T CD4+ préalablement infectées et de réduire l’amplification du VIH à partir de ces réservoirs.

Un mécanisme d’échappement?

Le rôle déterminant du profil métabolique cellulaire sur l’infection par le VIH n’est pas sans rappeler des mécanismes propres aux cellules devenues cancéreuses. Il pourrait offrir au virus un moyen lui permettant d’échapper à l’immunité. Aussi, comme en oncologie, des pistes thérapeutiques visant les voies métaboliques favorisant la persistance du virus pourraient être développées.

Références :

Valle-Casuso JC et al. Cellular Metabolism Is a Major Determinant of HIV-1 Reservoir Seeding in CD4+ T Cells and Offers an Opportunity to Tackle Infection. Cell Metab. 2018 Dec 19. pii: S1550-4131(18)30734-4. doi: 10.1016/j.cmet.2018.11.015. [Epub ahead of print]. PMID: 30581119.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Jan 2019 - 07:16
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
Le virus VIH capable de se « camoufler » pour échapper au système immunitaire

Comment le virus VIH parvient-il à échapper à la vigilance du système immunitaire, à l’intérieur même des cellules qu’il infecte ? C’est sur un de ces mécanismes d’évitement que se sont penchés des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’Université de Montpellier et de l’Université de Lorraine. Ils ont pu observer la capacité du VIH à « camoufler » son ARN au sein même de la cellule infectée en utilisant une enzyme intracellulaire. Ces travaux parus dans Nature apportent de nouvelles connaissances sur les mécanismes d’évasion du VIH face au système immunitaire inné.

Dès les premières étapes d’une infection virale, les « radars » intracellulaires de l’immunité innée permettent de déclencher rapidement une réponse antivirale via la sécrétion d’interférons de type I, protéines fabriquées par les globules blancs pour réguler et stimuler la réponse immunitaire.

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) cible les cellules du système immunitaire et provoque des immunodéficiences sévères responsables du SIDA. Lorsque le VIH infecte une cellule, son génome composé d’ARN simple brin est transformé en ADN. Il va ensuite s’importer dans le noyau de la cellule hôte où il s’intègre à son génome. Le succès de ces étapes précoces dépend de la capacité du virus à se camoufler dans la cellule et à passer inaperçu en échappant aux détecteurs cellulaires, notamment à ceux capables de reconnaître les acides nucléiques de son génome comme un ARN étranger à l’organisme.

Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’Université de Montpellier et de l’Université de Lorraine se sont intéressés à ce mécanisme permettant au VIH d’échapper à la vigilance des cellules en exploitant un système de camouflage. Au sein des cellules, on trouve une enzyme appelée FTSJ3 qui est capable de modifier certains des acides nucléiques composant un ARN cellulaire en leur ajoutant un groupement méthyle. Cette modification est une signature du soi (ensemble des molécules résultant de l’expression du génome de l’individu, à opposer au non soi) qui permet aux détecteurs de reconnaître les ARN cellulaires comme tels dans les cellules humaines et d’éviter leur destruction par le système immunitaire.

La suite ici :

https://presse.inserm.fr/le-virus-vih-c ... ire/33497/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Fév 2019 - 09:06
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
VIH-1 : des réservoirs découverts pour la première fois dans les macrophages tissulaires

L’existence de réservoirs cellulaires où se cachent des virus VIH « dormants » chez les patients infectés sous traitement est un obstacle majeur à l’éradication du virus. Dans une étude parue aujourd’hui dans la revue Nature Microbiology, une équipe de recherche de l’Institut Cochin (Inserm/CNRS/Université Paris Descartes) soutenue par l’ANRS et le Sidaction, et coordonnée par Morgane Bomsel, directrice de recherche CNRS, montre que, chez ces patients, des cellules de l’immunité particulières (macrophages) résidant dans les tissus du pénis, constituent de tels réservoirs cellulaires. La découverte de ce nouveau type de réservoirs dans les macrophages tissulaires pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.

https://www.nature.com/articles/s41564-018-0335-z



http://www.anrs.fr/fr/actualites/571/vi ... acrophages

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Fév 2019 - 05:10
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
Foie gras : un mal qui touche les séropositifs

D’après une étude dont les résultats ont été publiés sur le site aidsmap, le syndrome non-alcoolique du foie gras serait un des enjeux émergents quant à la santé des personnes vivant avec le VIH. Les médecins du Centre médical universitaire d’Utrecht aux Pays-Bas ont publié récemment des chiffres inquiétants, dans la revue médicale Infectious Disease Therapies. Ce syndrome intervient lorsque des graisses s’accumulent dans les cellules du foie, chez des personnes dont la consommation d’alcool n’est pas jugée comme responsable d’une cirrhose. Parfois sans symptôme, elle peut néanmoins conduire à des stéatoses hépatiques (NASH) et des cirrhoses chez environ 10 % des personnes. Et près d’un tiers des personnes développant une NASH vont voir leur stade de fibrose s’aggraver et leur fonction hépatique se dégrader.

L’activation immunitaire et inflammatoire causée par le VIH, mais aussi un historique avec les premiers médicaments antirétroviraux font des personnes séropositives des patients à plus haut risque de développer un syndrome non-alcoolique, une NASH voire une cirrhose. Dans une méta-analyse (analyse de différentes études), les chercheurs-euses ont observé une prévalence d’un syndrome hépatique non-alcoolique de 35 % chez les personnes séropositives, comparé à 25 % en population générale. Aussi, les personnes séropositives présentant déjà des perturbations d’enzymes du foie sont extrêmement sujettes (entre 57 et 72 %) au syndrome du « foie gras », selon cette étude. Cependant, ces résultats tranchent avec d’autres, qui n’avaient pas montré de sur-risque quant à une NASH chez les personnes vivant avec le VIH par rapport aux personnes séronégatives.

http://www.aidsmap.com/Non-alcoholic-fa ... um=twitter

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 12 Fév 2019 - 12:35
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 23278
Localisation: Hyères
Lancement de l’essai européen visant à évaluer la combinaison de vaccins thérapeutiques expérimentaux contre le VIH (CHU Henri Mondor 12/2/19)

Le consortium EHVA (European HIV Vaccine Alliance) annonce le démarrage de l’essai EHVA T01/ANRS VRI05 (NCT02972450), avec le début de la sélection de participants à l’Hôpital universitaire de Lausanne en Suisse. EHVA-T01/ANRS VRI05, essai randomisé de phase I/II en double insu, évaluera la combinaison de vaccins thérapeutiques expérimentaux contre le VIH (vaccin MVA HIV-B développé par l’ANRS et le VRI et vaccin GTU Multi HIV-B développé par la firme Fit Biotech) et du vedoluzimab (immunothérapie utilisée dans le traitement de la maladie de Crohn et ayant montré une efficacité sur le contrôle de la réplication du virus SIV dans les modèles primates) chez des personnes vivant avec le VIH traités par antirétroviraux dans six pays d’Europe – France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni et Suisse.

Le professeur Yves Lévy est l’investigateur coordinateur de EHVA-T01/ANRS VRI05, un essai sous promotion Inserm-ANRS, géré par la Clinical Trial Unit du Medical Research Council de l’University College London. Cet essai coordonné pour la France par le Pr JD Lelièvre (CHU Henri Mondor) sera mené dans 3 services de l’APHP (Service d’immunologie clinique et maladies infectieuses CHU Henri Mondor – Pr JD Lelièvre – Service de maladies infectieuses et tropicales CHU Saint Louis, Pr JM Molina- Service d’immunologie clinique CHU HGEP- Pr L Weiss).

L’inclusion des premiers patients en France est prévue pour la fin du premier trimestre 2019. Le nombre total de patients attendu pour l’ensemble de l’essai est de 88 à 192 en fonction des résultats des analyses intermédiaires.
L’essai durera environ 15 mois pour chaque participant et comportera un arrêt contrôlé du traitement antirétroviral pour une période pouvant s’étendre à 24 semaines.

Le professeur Yves Lévy (CHU Henri Mondor), Directeur du VRI, est le coordinateur du consortium EHVA, un projet de 5 ans financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union Européenne visant à promouvoir le développement d’un vaccin efficace contre le VIH (www.ehv-a.eu). EHVA compte 39 partenaires, chacun possédant l’expertise nécessaire pour promouvoir une approche globale du développement d’un vaccin efficace contre le VIH.

Centre compétence déficits immunitaires de l’adulte (https://www.ceredih.fr/)

http://chu-mondor.aphp.fr/lancement-de- ... re-le-vih/

Les vaccins contre le VIH/Sida sont à notre portée


Les vaccins contre le VIH/Sida ne sont plus hors de portée, estime aujourd’hui la communauté scientifique. Vaccins préventifs ou thérapeutiques, les essais se multiplient sur plusieurs fronts. Le point à l’occasion du Sidaction, qui subventionne notamment la recherche.

Le point avec le Pr Jean-Daniel Lelièvre, chercheur Inserm à l’hôpital Henri Mondor et au labo d’excellence VRI, dont les travaux bénéficient de ces financements.

https://www.ouest-france.fr/sante/sida/ ... ee-5635678

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,60907411575317 seconds.