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Sujet du message: Drogues: «Il faut changer le regard sur cette maladie  MessagePosté le: 27 Sep 2017 - 16:08
Potô du site


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Drogues: «Il faut changer le regard sur cette maladie qu’est l’addiction»

INTERVIEW A l’occasion de la parution de « Tous Addicts et après ? », le Dr Laurent Karila explique à « 20 Minutes » la nécessité de revoir la politique de prévention des addictions…

Le succès de la MDMA, l’augmentation de la consommation de drogues de synthèse, les ravages des écrans sur les plus jeunes… Les addictions se répandent, aussi bien les drogues bien identifiées que les addictions comportementales moins étudiées. Deux spécialistes des drogues ont passé au peigne fin toutes les addictions actuelles, leurs effets et leurs risques dans Tous addicts, et après ? (Flammarion) qui vient de sortir. Comment savoir si on est addict ? Comment améliorer la prévention ? 20 Minutes a interviewé l’un des auteurs, le Dr Laurent Karila, psychiatre spécialisé en addictologie à l’hôpital Paul Brousse (APHP) et porte-parole de SOS Addiction.

Pourquoi avoir décidé de publier ce livre sur toutes les addictions ?

Nous proposons une mise à jour globale et grand public sur les addictions sans être alarmistes et rigides. Et on a ouvert sur des champs en cours d’exploration : les addicts au soleil ou aux séries en cascade. Car tout a évolué : les produits, les profils de consommateurs, la société, la vision du grand public. L’idée, c’est de changer le regard sur cette maladie qu’est l’addiction. Qui n’a rien à voir avec un problème de volonté ! On ne peut plus dire que l’addiction, c’est la rencontre d’un produit et d’un individu. Seulement une partie du produit rend addict, mais tout ce qu’il y a en nous, notre histoire, notre maturité, notre cerveau, nos antécédents, le moment de cette rencontre, jouent.

Pourquoi est-il urgent de changer le regard sur ces addictions ?

C’est une maladie moderne qui a des conséquences personnelles, mais aussi collatérales, sur la famille, le travail, l’entourage. Il faut que les pouvoirs publics revoient leur politique de prévention d’une part. Mais aussi que l’on poursuive et favorise les recherches pour une amélioration des soins et de nouveaux traitements.

Vous mêlez volontairement drogues licites et illicites, mais aussi addictions sans substance (jeu, écrans, soleil…). Est-ce que ça ne risque pas de brouiller le message ?

Je ne crois pas. Il ne faut pas diviser les addictions. Les addictions comportementales, c’est un vrai problème ! Le dérèglement cérébral est semblable quand on prend une drogue et quand on est totalement addict au jeu par exemple. Et ces patients souffrent autant que des drogués. D’ailleurs, ces problèmes d’addiction comportementale mènent souvent aux drogues. Il m’est arrivé de recevoir des personnes pour un burn-out et on s’aperçoit qu’ils ont une addiction pathologique au travail… et se droguent pour tenir le rythme ! C’est un cercle vicieux. On a eu des retours sur les réseaux sociaux d’internautes qui reconnaissent de petits signaux dans différents chapitres du livre.

La MDMA semble à la mode (en 2011, 1,9 % des Français l’a expérimenté à 17 ans, 3,8 % en 2014). Est-ce que les consommateurs sont conscients des risques ?

Non. Peu de patients consultent pour une addiction à la MDMA. C’est une substance festive, de week-end, consommée en club ou à la maison. Les jeunes adorent : c’est plus pur que l’ecstasy, pas cher et elle a l’air moins dangereuse. Mais il peut y avoir des accidents immédiats. Notamment des fièvres très importantes avec une défaillance des organes et des atteintes au foie. Mais ce n’est pas la majorité des cas !

Autre évolution inquiétante, ces drogues de synthèse qui se répandent…

Les nouveaux produits de synthèse ont bouleversé le champs des addictions. Ils miment tous les effets des drogues et présentent d’énormes risques. Sur Internet, on trouve de tout, des produits chimiquement modifiés dont on ne connaît pas la composition et on n’a pas assez de recul pour mesurer leurs effets. Aux Etats-Unis, on constate une augmentation impressionnante d’overdoses parce que des dérivés synthétiques des painkillers sortent entre 1.000 et 10.000 fois plus puissants que la morphine… Ces produits coûtent moins cher et les effets durent plus longtemps. Tous les ans, plusieurs dizaines de ces produits apparaissant. Mais c’est une population qui connaît bien les drogues qui consomment ces produits, ce qui rassure un peu.

Comment améliorer la prévention des addictions ?

Il faut sortir de la vision sécuritaire. Et créer une agence de réflexion ou une grande concertation autour des addictions, pas uniquement avec des experts mais avec des médecins, sociologues, pharmaciens, des patients-experts, des ados-experts. Les ados qui ne consomment pas sont leurs meilleurs relais d’information ! Personnellement, j’étudie l’addiction aux écrans et j’apprends beaucoup avec mes fils sur leur utilisation de You tube ou des réseaux sociaux.

La prévention est affichée comme une priorité de la ministre de la Santé, on voit que sur le tabac ça bouge, est-ce que vous pensez que les choses changent ?

J’espère qu’Agnès Buzyn va concrétiser ses promesses. Cela ne sert rien de faire de très belles campagnes de prévention, on voit que les jeunes continuent à consommer énormément de drogues en France. La prévention ne fonctionne que s’il y a des rappels… comme un vaccin. Le discours ne doit pas être centré sur une seule drogue ou même sur les drogues globalement, mais adapté au public visé. Si c’est adressé à des ados, on peut expliquer comment faire la fête différemment. Et aborder l’environnement dans son intégralité : les ados consomment du tabac, du cannabis, de l’alcool et des écrans.

http://www.20minutes.fr/sante/2137103-2 ... -addiction

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lolanice
Sujet du message: Drogues: «Il faut changer le regard sur cette maladie  MessagePosté le: 30 Sep 2017 - 21:00
Potô du site


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PORTUGAL : comment ils ont gagné la guerre contre la drogue ... :
https://www.google.fr/url?sa=t&rct= ... A8rlqy5siN

Petit rappel : prévention ne va pas avec répression ! et au passage répression ne va pas avec santé et soins .

Y'a pas que la fiscalité qui est intéressante au Portugal , F. Pagny a bien choisi
Laughing

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johnhumphreys
Sujet du message: Re:  MessagePosté le: 04 Oct 2018 - 13:41
Hépatant(e)
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Thanks for the provided information! I believe you'll soon resolve the issue which sadly troubles you!

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http://puressay.com/blog/essay-on-leadership-is-everybody-able-to-become-a-leader
 
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HealthFirst
Sujet du message: The truth about addiction  MessagePosté le: 05 Déc 2018 - 09:59
Hépatant(e)
Hépatant(e)


Inscrit le: 05 Déc 2018
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Experts contend that addiction is a disorder of “altered cognition”.


In simple terms, the regions of brain heavily influenced by drug addiction are the ones which are responsible for our overall cognitive potential. Learning, communication, reasoning, impulse control, memory – all these functions, thus, remain severely affected by drug obsession.


For our brain, every pleasurable sensation is registered as the same, irrespective of what event caused it.


Unfortunately, the same thing happens when we consume a psychoactive drug.

https://factdr.com/mental-well-being/addiction-cost-your-life/

Addiction is not a lack of willpower but rather a condition of human cognition.[/i]
 
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fil
Sujet du message: The truth about addiction  MessagePosté le: 12 Jan 2019 - 05:42
Potô du site


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Drogues : qui consomme quoi ?

L'Observatoire des drogues et des toxicomanies (OFDT) a publié (21 décembre) sa traditionnelle note de synthèse sur les consommations de drogue en France. La cocaïne, le crack et le gaz hilarant sont de plus en plus consommés par les Français-es.

La cocaïne : une « accessibilité exceptionnelle »

La dernière note de l’OFDT indique que 1,6 % des 18-64 ans consomment régulièrement de la cocaïne, contre 1,1 % en 2014. Cette évolution est le fait des efforts des trafiquants pour la rendre plus accessible, autant pour les catégories socioprofessionnelles (CSP) élevées que pour les populations précarisées, notent les experts-es. A cela, il faut ajouter une baisse des prix en 2017, après huit années consécutives de hausse ; baisse qui soutient la croissance de la demande. Comme cela a déjà été constaté au niveau européen : la cocaïne vendue présente des « taux de pureté sans précédent », en moyenne de 59 % pour les saisies de rue (moins de dix grammes), soit un taux deux fois plus élevé qu'en 2014, indique l’OFDT.

Le crack concerne des « populations socialement intégrées »

La consommation du crack - cocaïne transformée pour être fumée, offrant des effets plus brefs, mais plus intenses - se développe chez les personnes usagères socialement intégrées, note l’OFDT. Arrivé en France dans les années 1980, le crack est rapidement devenu populaire dans certains milieux et auprès des populations précaires. Depuis les débuts des années 2000, le crack concerne des CSP plus élevées, souvent familières de la cocaïne, rappelle l’AFP. Le rapport de l'OFDT constate ainsi « une intensification des consommations d'usagers auparavant occasionnels, mais surtout de nombreux transferts d'usagers vers la cocaïne basée [crack, NDLR]». Ces transferts « déstabilisent les progrès effectués concernant la maîtrise des consommations et conduisent à des aggravations rapides des situations sociales et sanitaires, y compris chez des usagers insérés ou semi-insérés », notent les experts-es

Le « gaz hilarant » de plus en plus consommé

Le protoxyde d’azote, plus communément appelé « gaz hilarant » ou « proto », est utilisé dans le champ médical pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques et employé comme gaz de pressurisation d’aérosol, en particulier alimentaire. Des usages détournés de protoxyde d’azote sont observés de façon discontinue depuis 1999 par le dispositif TREND lors de free parties. Mais à partir de 2015, on constate qu’il devient très disponible sur les scènes festives alternatives. Extrait de bonbonnes industrielles, il est conditionné dans des ballons vendus un à deux euros l’unité. Apprécié pour ses effets fugaces et euphorisants, il est principalement utilisé pour potentialiser ou moduler les effets d’autres produits consommés, rappellent les experts-es de l’OFDT. Des usages sont pareillement observés dans d’autres contextes festifs : en festival généraliste en Île-de-France, en soirées étudiantes (observé notamment en soirées « médecine » à Bordeaux, à Lyon, à Paris et à Lille) où le produit est recherché et les consommations rapidement banalisées (cartouches prêtes à consommer au bar dans certaines soirées lyonnaises).

En 2017, la visibilité du protoxyde d’azote dans l’espace public s’accroît dans la métropole lilloise où les cartouches vides jonchent les trottoirs de certains quartiers, témoignant du caractère massif des consommations. Le site TREND de Lille a identifié différents profils de consommateurs : jeunes impliqués dans le trafic de stupéfiants, personnes prostituées, personnes précaires, mais aussi des collégiens-nes et des lycéens-nes, indique l’OFDT. Les sites TREND de Lille et de Bordeaux insistent sur le manque d’information des personnes usagères, notamment les plus jeunes d’entre elles, concernant la dangerosité du produit. La diffusion d’informations sur le protoxyde d’azote est d’autant plus nécessaire que des consommations répétées et à intervalles trop rapprochés peuvent entraîner des maux de tête, des vertiges, mais également des troubles du rythme cardiaque graves (notamment si le gaz est associé à des stimulants).

Une banalisation de la consommation

La drogue dite « dure » est de plus en plus socialement acceptée, note l’AFP. Elle concerne désormais une « population socialement insérée, amatrice d'effets psychoactifs dans un cadre récréatif » et bénéficie d'une « banalisation des occasions d'usage, d'une diversification des produits consommés et, au final d'une intensification des consommations ». La consommation de produits n'est plus le fait d'occasions exceptionnelles. Les drogues utilisées sont plus variées et les personnes usagères s'orientent vers des drogues auparavant mal considérées. Des substances inhalées, telles que les poppers ou le protoxyde d’azote, se consomment de manière totalement « anodine », alors que le GHB-GBL fait son retour en espace festif, note l’OFDT.

« L’hybridation des scènes festives à l’œuvre actuellement joue certainement un rôle dans cette évolution, en favorisant une certaine porosité entre publics. Des substances comme la kétamine, le GHB-GBL ou les poppers, qui circulaient à l’origine dans des milieux restreints et bien spécifiques, souvent en recherche d’expériences radicales (dissociations, pratiques sexuelles dites « hard »), sont utilisées par des populations festives plus larges. En parallèle, le dynamisme commercial des dealers (relances téléphoniques, offres promotionnelles, approche des usagers potentiels dans la rue, etc.) renforce sans cesse la pression exercée sur les usagers. Par suite, l’usage récréatif d’une multiplicité de substances, en espace festif mais pas uniquement, apparaît de plus en plus comme pourvoyeur d’usages problématiques, comme en témoignent les demandes de prise en charge en lien avec la cocaïne, mais aussi avec des produits comme les cathinones ou le GHB, concluent les experts-es de l’OFDT.

Consommations de produits : Tendances donne les… tendances
Créé en 1999 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le dispositif Trend (Tendances récentes et nouvelles drogues) assure une veille des phénomènes émergents dans le champ des drogues et décrit les populations particulièrement consommatrices. Ces éléments de connaissance permettent aux pouvoirs publics comme aux professionnels-les d’éclairer leurs pratiques et les politiques publiques. Les principaux constats de la dix-huitième année d'observation de Trend sont présentés dans le dernier numéro de Tendances, publié en décembre 2018.
Un des principaux points évoqués porte sur la très large diffusion de la cocaïne sur le marché français et ses conséquences en incluant la question de la cocaïne basée. Un autre volet de l’analyse de Trend se penche sur la diffusion de substances traditionnellement consommées dans des cadres festifs spécifiques et qui, compte tenu de la porosité entre les différents types d’événements et du dynamisme commercial des dealers, sont désormais accessibles dans des espaces plus généralistes.

Le GHB/GBL et la kétamine sont concernés par ces évolutions, mais aussi les poppers et le protoxyde d'azote. Enfin, le dispositif insiste sur la persistance du succès des comprimés d’ecstasy en espace festif (préférés à la MDMA sous forme poudre). Concernant les nouveaux produits de synthèse (NPS), Trend confirme la focalisation sur quelques produits, dont les cathinones consommées, parmi d’autres substances, en contexte sexuel. Tendances n° 129, OFDT, 8 p. Décembre 2018.

Des données européennes concordantes
La « disponibilité » et la « pureté » de la cocaïne se sont accrues en Europe, où la production de drogues s'est intensifiée de manière générale, s'inquiète l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) dans son rapport annuel publié mi-décembre dernier. « La disponibilité de la drogue reste forte et la production de drogue en Europe est en hausse », a d’ailleurs souligné Dimitris Avramopoulos, commissaire européen aux Affaires intérieures. Et « les substances détectées sont de plus en plus puissantes, donc plus dangereuses », a-t-il prévenu, en présentant le document devant la presse à Bruxelles. Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe, avec 17,2 millions de personnes consommatrices âgées de 15 à 34 ans, l'OEDT tire la sonnette d'alarme cette année sur la « résurgence » de la cocaïne.

Quelque 98 000 saisies de cocaïne ont été réalisées en 2016 dans l'Union européenne, contre 90 000 en 2015, note le rapport, relevant que la pureté du produit, malgré un prix stable - 60 à 70 euros le gramme -, a grimpé autour de 60 % en moyenne. « La pureté de la cocaïne disponible dans les rues est arrivée à un niveau record sur la dernière décennie, c'est un changement majeur », a insisté le directeur de l'OEDT, Alexis Goosdeel, devant la presse, estimant que ce phénomène « aura certainement des impacts » en termes de santé publique, toutefois encore difficiles à observer.

https://www.ofdt.fr/publications/collec ... embre-2018

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