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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 04:24
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CHC



HR-TEST ET HR-AFP TEST : LES FIBROTESTS DU CHC ?
POYNARD T, PARIS, EASL 2018, ABS. FRI-128 ACTUALISÉ


• Les deux tests ont une bonne performance prédictive de survenue d’un CHC
• L’HR- et l’HR-AFP Tests sont prédictifs de la survie globale

• Mise au point d’un marqueur sanguin de risque de CHC (HR- et HR-AFP test) avec les mêmes paramètres que ceux utilisés pour le calcul du Fibrotest chez des patients suivis pour maladie chronique du foie
• Construction du score à partir de 9 892 patients




PAS DE BÉNÉFICE DU SORAFENIB DANS LE TRAITEMENT DES CHC CHILD B : ÉTUDE RANDOMISÉE
BLANC JF, BORDEAUX, EASL 2018, ABS. THU-151 ACTUALISÉ


Etude de phase 2 multicentrique, française, ouverte




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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 04:54
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AUCUN BÉNÉFICE DE SURVIE AVEC L’ASSOCIATION TACE + SORAFENIB CHEZ LES PATIENTS EN ÉCHEC DE TACE
PARK JW, CORÉE DU SUD, EASL 2018, ABS. GS-003 ACTUALISÉ


Commentaire

Il y aurait un intérêt théorique à associer la chimioembolisation (CE) et le sorafenib. L’étude SOR-T a comparé CE vs CE + sorafenib chez 307 patients. Elle a montré que le temps médian jusqu’à progression (critère principal de jugement) était similaire entre les 2 groupes (169 vs 166 jours ; hazard ratio (HR) 0,797 ; p = 0,072) et la survie globale n’était pas différente (HR : 0,898 ; p = 0,29) (J Hepatol. 2016 May;64:1090-1098). Cette étude coréenne a comparé sorafenib + CE vs sorafenib dans les CHC avancés en échec de CE. Elle montre l’absence de bénéfice en termes de survie globale (critère principal). En revanche, le temps jusqu’à progression (TTP : 5,3 vs 3,5 mois, p < 0,0028) et survie sans progression (SSP : 5,2 vs 3,6, p < 0,0097) étaient significativement améliorés dans le groupe SOT + CE. Les auteurs suggèrent que la combinaison augmente significativement la survie globale chez les patients ayant pu avoir au moins 2 cures de CE (18,6 vs 10,8 mois). Ceci n’est pas suffisant pour retenir cette option thérapeutique car le nombre d’effets secondaires était significativement plus élevé dans le groupe combinant les 2 traitements.




LES EFFETS INDÉSIRABLES DERMATOLOGIQUES DU SORAFENIB SONT PRÉDICTIFS D’UNE MEILLEURE SURVIE
DIAZ-GONZALEZ A, ESPAGNE, EASL 2018, ABS. THU-152 ACTUALISÉ


• Un EI dermatologique améliore la survie sous sorafenib

Méta-analyse sur l’impact des EI dermatologiques sur la survie



UTILISATION DU REGORAFENIB DANS LA VRAIE VIE
FRAILE M, ESPAGNE, EASL 2018, ABS. PS-022 ACTUALISÉ


Commentaire

L’efficacité du regorafenib en 2ème ligne après non réponse au sorafenib dans le CHC avancé a été montré dans l’étude de phase 3 RESORCE (Bruix J. et al., Lancet. 2017;389:56-66). Il a obtenu son AMM avec un ASMR IV. Il sera disponible en France dès que les négociations de prix auront abouti. Dans cette étude espagnole, la durée médiane de survie était de 22 mois après le début du sorafenib. L’absence d’effet indésirable dermatologique dans les 60 premiers jours de sorafenib prédit l’absence de manifestation dermatologique sous regorafenib dans 89 % des cas. Les principaux effets indésirables du regorafenib sont la fatigue, l’anorexie, le syndrome main-pied et la diarrhée. Comme pour le sorafenib, la survie semble être supérieure chez les patients ayant un syndrome mains-pieds.

• 69 patients espagnols avec un CHC avancé non répondeurs au sorafenib traités par regorafenib en 2ème ligne




L’ASSOCIATION SORAFENIB + TACE POURRAIT ÊTRE INTÉRESSANTE DANS LES CHC MÉTASTASÉS

YIM HJ, CORÉE DU SUD, EASL 2018, ABS. THU-186 ACTUALISÉ


Commentaire

Environ 30 % des patients qui pourraient bénéficier d’une TACE ont une métastase extra-hépatique contre-indiquant ce traitement et imposant un traitement par sorafenib. Une étude antérieure avait suggéré que l’association sorafenib + TACE pouvait augmenter significativement la survie. Dans l’analyse intermédiaire de cette étude coréenne, la médiane de survie était de 7,4 mois dans le bras traitement combiné contre 4,3 mois dans le bras sorafenib. La différence n’était pas statistiquement significative probablement pour des raisons de puissance. Il est à noter que la survie globale est faible : ceci est probablement dû au fait que les patients Child B8-9 pouvaient être inclus. En France, on réserve la TACE pour les patients Child A et B7. En revanche, la survie jusqu’à progression et la survie sans progression étaient significativement plus longues avec le traitement combiné. Il faudra attendre le résultat final pour savoir si cette stratégie peut être proposée à nos patients.

• Etude coréenne, randomisée, comparant sorafenib ± TACE dans les CHC avec métastases extra-hépatiques
• Dans le groupe sorafenib + TACE, les patients recevaient 2 ou 4 TACE avant de débuter le sorafenib
• Il est prévu d’inclure 130 patients : les résultats préliminaires sur 65 patients sont présentés ici





CHC : PAS DE PLACE POUR LA RADIOEMBOLISATION ?
RICKE J, ALLEMAGNE, EASL 2018, ABS. LBO-005 ACTUALISÉ


Commentaire

Il y a actuellement 2 techniques de radioembolisation (RE) à l’yttrium-90 : l’une avec des microsphère en résine (SIR-spheres®, d’un diamètre de 20 à 60 µm, délivrant une dose de 50 bq/par) ou en verre (TheraSphere®, d’un diamètre de 20 à 30 µm, délivrant une dose de 2500 Bq/par). Plusieurs études de phase 3 ont évalué l’efficacité de la radioembolisation avec les SIR-spheres®. L’étude française SARAH a comparé sorafenib vs RE. Elle ne montre aucun gain de survie globale avec la RE (Vilgrain V et al. Lancet Oncol 2017). L’étude SIRveNIB est une étude asiatique avec le même design. Là aussi aucun gain de survie globale n’a été retrouvé par rapport au sorafenib. (Chow PKH et al. J Clin Oncol. 2018). Cette étude européenne a un schéma différent puisque le sorafenib est comparé à sorafenib + RE. L’étude est à nouveau négative. Les SIR-Spheres® sont remboursées pour les patients présentant des métastases hépatiques d'origine colorectale en échec ou intolérants à la chimiothérapie. Jusqu’à présent aucune étude randomisée n’est disponible avec les Therasphere® dans le traitement du CHC. Les résultats de l’étude de phase 3 STOP-HCC qui compare sorafenib ± RE avec Therasphere® ne sont pas encore disponibles. Malgré cela, les Therasphere® viennent d’obtenir un ASMR IV par la HAS et seront donc remboursées dans le traitement palliatif des carcinomes hépatocellulaires, de stade BCLC B/C, avec thrombose portale, chez des patients ayant un état général conservé (score ECOG O-1), une fonction hépatique préservée (Child-Pugh A ou B) et non éligibles ou en échec au sorafenib.

Etude randomisée comparant sorafenib à sorafenib + radioembolisation (RE) par SIR-sphere®
Dans le bras sorafenib + RE, le sorafenib est commencé à demi-dose 3 jours après la dernière séance de radioembolisation
Critères d’inclusion : CHC BCLC B non éligible pour une TACE et BCLC C, CHILD A5-B7, naïf ou avec ATCD de TACE > 3 mois, ± métastase sauf pulmonaire




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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 04:55
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TRANSPLANTATION HÉPATIQUE



TRANSPLANTATION HÉPATIQUE POUR STÉATOPATHIE MÉTABOLIQUE : LES RÉSULTATS EUROPÉENS DEPUIS 15 ANS
HALDAR D, ROYAUME-UNI, EASL 2018, ABS. PS-041 ACTUALISÉ


Commentaire

Les données concernant la TH pour NASH proviennent pour la plupart du registre américain UNOS. Il s’agit de la première étude européenne de registre chez les patients transplantés pour NASH. Les données sont issues du registre ELITA analysé depuis 2002. Seuls les patients transplantés pour cirrhose ont été analysés. Sur 97 850 patients, 68 950 patients ont été inclus (critères d’exclusion sur la diapositive) et 2 741 transplantés pour NASH.

• Objectif : étudier la prévalence et le pronostic de la transplantation hépatique pour stéatopathie métabolique en Europe
• Registre européen ELITA





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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 05:17
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EN QUOI L’OBÉSITÉ INFLUENCE-T-ELLE L’ACCÈS À LA TRANSPLANTATION HÉPATIQUE ?
LASSAILLY G, LILLE, EASL 2018, ABS. FRI-034 ACTUALISÉ


• L’obésité réduit la probabilité de greffe hépatique de 22 %
La classe d’IMC est associée à une incidence plus élevée de décès ou d’aggravation sur liste

Commentaire

Alors que la dénutrition est un facteur associé à la cirrhose décompensée, de plus en plus de patients avec CHC et cirrhose compensée sont inscrits sur liste d’attente de TH. On constate chez ces patients notamment une augmentation régulière de l’IMC. Par ailleurs, la NASH est une indication croissante de TH en Europe et aux Etats-Unis. Dans cette étude monocentrique, l’obésité était un facteur indépendant limitant l’accès à la greffe, et la sortie de liste pour aggravation ou décès était plus fréquente chez les patients avec IMC > 35. Parmi les explications que l’on peut esquisser, plus de morbidité cardio-vasculaire contre-indiquant la greffe, réticences des anesthésistes et des chirurgiens quand l’obésité sévère se combine avec l’HTP, risque infectieux accru.

• L’IMC des patients inscrits sur liste d’attente de TH augmente régulièrement





TRANSPLANTATION HÉPATIQUE POUR HÉPATITE ALCOOLIQUE AIGUË : PREMIÈRE MÉTA-ANALYSE DU RISQUE DE RECHUTE DE L’ALCOOLISATION
ASTRID M, BELGIQUE, EASL 2018, ABS. SAT-443 ACTUALISÉ


• Le taux estimé de rechute de la consommation d’alcool est de 14 %
• Le taux estimé de survie à 6 mois est de 85 %, identique chez les patients transplantés pour HAA sévère et ceux avec HAA histologique incidentale



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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 05:32
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PRÉDIRE LE RISQUE DE RECHUTE APRÈS TH POUR CIRRHOSE ALCOOLIQUE : UN SCORE PROMETTEUR
ZAKERI N, ROYAUME-UNI, EASL 2018, ABS. PS-065 ACTUALISÉ


• Valeur élevée : augmentation du risque de rechute
• A intégrer dans le bilan pré-TH
• L’utilisation du score RFRR permet d’obtenir des taux de rechute excessive particulièrement bas, sans impact sur la survie à 5 ans

Commentaire

La singularité de la TH pour maladie alcoolique du foie (MAF) est marquée par le risque de rechute excessive de la consommation d’alcool après la greffe, dont on sait qu’elle a un impact sur la survie à long terme au-delà de 5 ans (Faure S, J Hepatol 2012; Dumortier J, Am J Gastro 2015). La règle des 6 mois, c’est-à-dire une durée d’abstinence pré-greffe d’au moins 6 mois, reste utilisée par de nombreuses équipes à travers le monde. En France, elle a tendance à être remplacée par une évaluation bio-psycho-sociale qui n’est pas standardisée. Les auteurs proposent un score chiffré associant des critères addictologiques et psycho-sociaux. En l’utilisant dans leur évaluation pré-greffe, ils constatent un taux de rechute de consommation excessive (> 14 unités/sem. chez la femme et > 21 nuités/sem. chez l’homme) particulièrement bas de 8 %, alors que les taux rapportés dans la littérature varient de 15 à 24 %. Dans l’analyse multivariée des facteurs de risque de rechute, seul l’âge était significatif (48 ± 7 versus 54 ± 7). Ce score doit être validé dans des études indépendantes. Score RFRR (Relative Risk Factors for Relapse) : 0-27





LA MALADIE ALCOOLIQUE DU FOIE DEVIENT LA 1ÈRE INDICATION DE TH AUX ETATS-UNIS
CHOLANKERIL G, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. SAT-441 ACTUALISÉ


• La maladie alcoolique du foie et la NASH sont maintenant les 2 premières indications de TH aux Etats-Unis

Commentaire

Il est à noter que le nombre total de TH continue à augmenter aux Etats-Unis, malgré la baisse de l’indication VHC depuis l’introduction des AAD.
• Registre UNOS américain, 01/2012 – 12/2016

Tendances annuelles des indications de TH



LA FIN DE LA TRANSPLANTATION HÉPATIQUE POUR MALADIE DU FOIE LIÉE AU VHC ?
PERRICONE G, ITALIE, EASL 2018, ABS. LBP-021 ACTUALISÉ


• L’indication de TH pour maladie du foie liée au VHC est passée de 22,8 % pendant la période interféron à 10,6 % depuis l’introduction des antiviraux directs
• L’utilisation des antiviraux directs a eu un impact positif sur la survie à 3 ans après TH

Commentaire

Il s’agit d’une étude de cohorte basée sur le registre européen de TH. Le but était d’évaluer l’impact des antiviraux directs disponibles sur l’évolution des indications de TH en Europe. On constate que la maladie alcoolique est devenue la première indication de TH, autour de 25 %, que la NASH augmente régulièrement autour de 5 %, et que l’infection VHC est en décroissance significative autour de 10 %.
• European Liver Transplant Registry
• 36 382 TH adultes entre 01/2007 et 06/2017



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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 05:34
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ALCOOL ET AUTRES HÉPATOPATHIES



BACLOFÈNE CHEZ LES PATIENTS ALCOOLO-DÉPENDANTS : L’OBSERVATOIRE FRANÇAIS OBADE
BARRAULT C, CRÉTEIL, EASL 2018, ABS. PS-072 ACTUALISÉ


• Le baclofène est bien toléré, même chez les patients atteints de cirrhose décompensée
• Le baclofène, en association avec une prise en charge addictologique, est efficace chez les patients alcoolo-dépendants, avec une amélioration de la fonction hépatique chez les patients cirrhotiques

Commentaire

Le baclofène est un agoniste GABA qui diminue l’envie d’alcool et a un effet dose-dépendant. Des doses importantes sont nécessaires chez certains patients, et son excrétion rénale rend son utilisation possible en cas de cirrhose.
En France, en mars 2014, l’utilisation du baclofène a été autorisée jusqu’à une dose de 300 mg/j, soit pour réduire la consommation d’OH soit pour maintenir l’abstinence.
L’objectif de cette étude était d’étudier les prescriptions de Baclofène dans les services d’hépato-gastroentérologie. L’efficacité à un an et sa tolérance. Il s’agit d’une étude effectuée dans les CHG (étude ANGH).
Critères d’inclusion : patients hospitalisés ou vus en consultation d’HGE entre mars 2012 et décembre 2016. Le recueil était rétrospectif avant janvier 2015 et prospectif après. Les patients étaient suivis dans des CSAPA. Le traitement était individualisé, et un suivi psychologique systématiquement proposé. Les caractéristiques des patients étaient les suivantes : hommes 79 %, sans emploi 55 %, maladie chronique du foie sans cirrhose 25 %, cirrhose 39 %. Parmi les patients cirrhotiques, 62 % étaient Child A. 212 patients ont été inclus (50 % baisse OH, 50 % maintien abstinence) et 103 suivis un an. Le traitement par baclofène était poursuivi chez 88/103 patients. La dose médiane à un an de baclofène était de 66 mg/j, et 59 mg/j chez les cirrhotiques. La tolérance était très bonne chez tous les patients.
• Objectif : étudier les prescriptions de baclofène dans les services d’hépato-gastroentérologie, son efficacité à un an et sa tolérance





ELASTICITÉ HÉPATIQUE ET PRONOSTIC DE LA CIRRHOSE ALCOOLIQUE
GOMEZ-OUTOMURO A, ESPAGNE, EASL 2018, ABS. SAT-074 ACTUALISÉ


• L’élasticité hépatique est prédictive de survenue des complications de la cirrhose alcoolique

Commentaire

Critères d’inclusion : les patients n’avaient pas de CHC lors de l’inclusion ni d’autre complication de la cirrhose. Les patients ont été suivis prospectivement
Caractéristiques des patients : Age moyen : 56,5 ans ; hommes : 82 % ; Child A : 93 % ; antécédent de décompensation : 63,4 % ; varices œsophagiennes : 78,3 %
Suivi :
• Durant le suivi, apparition de complications chez 73 patients :
Ascite : 29 ; rupture de varices œsophagiennes : 17 ; encéphalopathie : 14 ; CHC : 13
Performance diagnostique du Fibroscan : AUROC pour la prédiction d’une complication : 0,675 (0,607-0,743)
En analyse multivariée, variables indépendamment associées à la survenue de complications : Sexe masculin ; score Child B ; élasticité hépatique > 25 kPa
• But : évaluer l’élasticité hépatique (par Fibroscan) comme facteur prédictif de survenue de complications hépatiques au cours de la cirrhose alcoolique
• 276 patients Child A ou B suivis en moyenne 29 mois



ABSTINENCE ET RISQUE DE CHC CHEZ LES CIRRHOTIQUES ALCOOLIQUES
CASTANO-GARCIA A, ESPAGNE, EASL 2018, ABS. PS-064 ACTUALISÉ


• L’abstinence ne réduit pas le risque de CHC principalement associé au sexe masculin, à l’âge et à la sévérité de la maladie hépatique

Commentaire

Trente pour cent du risque global de CHC est lié à l’alcool contre 33 % pour le VHB, 21 % pour le VHC et 16 % pour les autres étiologies (Global Burden of disease Liver Cancer Collaboration, JAMA Oncology 2017).
Cette étude a évalué l’impact de l’abstinence sur le risque de survenue du CHC chez 602 cirrhotiques alcooliques (définis par > 80 g/j chez les hommes et > 60 g/j chez les femmes depuis > 10 ans) Child A/B dans un programme prospectif de surveillance échographique semestrielle avec un suivi médian de 77 mois. 38 % des patients inclus avaient une consommation active d’alcool.
L’incidence moyenne de CHC était de 2,4 %/an (45 % après 77 mois de suivi). Il n’y avait pas d’impact de l’abstinence sur le risque de survenue du CHC qui était, en analyse multivariée, classiquement associé au sexe masculin, à l’âge et à la sévérité de la maladie hépatique.
Les auteurs conseillent un diagnostic anticipé des hépatopathies alcooliques puisque l’abstinence de ces patients majoritairement Child A (76 %) mais ayant 69 % d’ATCD de décompensation et 79 % de VO ne prévient pas le risque de CHC.
Si l’abstinence ne réduit pas le risque de CHC (et ne modifie pas significativement l’évolution mortelle des hépatites alcooliques Child C dans des études anciennes) faut-il pour autant renoncer aux prises en charge addictologique ? Certainement pas d’autant qu’il nous manque les données sur les risques de décompensation de la cirrhose, habituellement réduits chez les abstinents.
• But : évaluer l’impact de l’abstinence sur le risque de CHC chez 602 cirrhotiques alcooliques* Child A/B dans un programme prospectif de surveillance échographique semestrielle avec un suivi médian de 77 mois
• Age médian : 55 ans, 83 % homme, 38 % consommation OH, IMC médian : 28, 79 % VO, 76 % Child A et 69 % ATCD




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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 06:56
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HÉPATITES AIGUËS SÉVÈRES D’ORIGINE INDÉTERMINÉE : L’ÉTUDE FRANÇAISE HASIPRO
COILLY A, VILLEJUIF, EASL 2018, ABS. PS-121 ACTUALISÉ


• L’HAS de cause indéterminée est une maladie sévère avec une survie sans TH de 46 % à 3 mois
• Les facteurs indépendamment associés à une survie sans TH sont l’absence d’EH à l’admission, le TP et l’absence de diminution du TP à J1
• De nouveaux critères sont en cours d’élaboration pour déterminer quels patients doivent être transplantés

Commentaire

Les hépatites aiguës sévères (HAS) restent d’origine indéterminée dans 10-50 % des cas. Le pronostic des HAS de cause indéterminée est défavorable.
Il s’agit d’une étude prospective française dont l’objectif principal était de déterminer les facteurs associés à la survie sans transplantation chez les patients atteints d’HAS d’origine indéterminée. Inclusion des patients atteints d’HAS avec un INR > 1,5 sans ATCD de maladie chronique du foie. Critères d’exclusion : toutes les HAS avec une étiologie connue. Les patients étaient suivis pendant 3 mois.
70 patients ont été inclus, 30 transplantés, 32 ont guéri spontanément et 8 sont décédés en 14 jours (7-22 jours) (1 invasion hépatique d’un adénoK, 2 SAM (Syndrome d’Activation Macrophagique), 1 défaillance multi-organes et 4 chocs septiques). Les facteurs associés à la survie sans TH en analyse univariée étaient l’absence d’hospitalisation en USI, l’absence de défaillance hémodynamique, l’absence d’EH, des ALAT plus basses et un INR, un score de MELD et de SOFA élevés, et la présence des critères du King’s college. En analyse multivariée, la présence d’un EH à l’inclusion, un TP ≤ 35 % et une diminution du TP à J1 étaient indépendamment associés à l’absence de survie sans TH. Le délai médian de TH était de 3 (1-10 jours). Parmi les 30 patients transplantés, 28 étaient vivants et 2 décédés à 3 mois (choc septique et SDRA). La survie était meilleure chez les patients transplantés (93 % vs 80 % à 3 mois). Parmi les patients transplantés, seulement 43 % avaient des critères habituels de TH. Les auteurs ont construit un modèle incluant le TP et la présence d’une EH à l’inclusion ainsi que l’évolution du TP à J1 qui est à valider.
• Objectif : étudier le pronostic des hépatites aiguës sévères (HAS) d’origine indéterminée et les facteurs associés au recours à la TH
• Etude observationnelle prospective HASIPRO, incluant des patients atteints d’HAS avec un INR > 1,5 sans ATCD de m




QUELLE PLACE POUR LES INHIBITEURS DE CALCINEURINE DANS L’HÉPATITE AUTO-IMMUNE RÉSISTANTE ?
STRASSER SI, AUSTRALIE, EASL 2018, ABS. THU-235 ACTUALISÉ


• Au total, une rémission était obtenue chez 48 % des patients. Les ICN étaient globalement bien tolérés, mais 15 % des patients sont décédés

Commentaire

Le traitement conventionnel de première ligne de l’hépatite auto-immune associe les corticoïdes et l’azathioprine. En cas d’intolérance à l’azathioprine, le mycophenolate mofetil peut être proposé. En deuxième ou troisième ligne, les inhibiteurs de calcineurine (ICN) – ciclosporine et tacrolimus – sont parfois utilisés.
Dans cette étude portant sur 33 patients en échec ou intolérants au traitement initial, dont 20 étaient au stade de cirrhose (10 avec HTP), les ICN ont permis d’obtenir un taux de rémission de 48 %, définie par la normalisation des transaminases et des IgG. Parallèlement, des effets indésirables significatifs ont été rapportés chez 53 % des patients traités par CyA et 57 % des patients traités par TAC. Trois patients ont dû être transplantés et 5 patients sont décédés : cirrhose décompensée, hémorragie cérébrale, thrombose veineuse, sepsis post-TH, thrombose porte post-TH. Ces constatations imposent la plus grande prudence quant à la décision d’utiliser les ICN chez ces patients, qui doivent dans ce cas être référés à un centre expert.
33 patients HAI avec échec/intolérance aux traitements conventionnels





AC ANTI-HIP1R : UN NOUVEAU MARQUEUR DIAGNOSTIQUE DANS LES HÉPATITES AUTO-IMMUNES
TAUBERT R, ALLEMAGNE, EASL 2018, ABS. PS-006 ACTUALISÉ


• Les Ac anti-HIP1R sont plus sensibles, plus spécifiques, plus performants que les Ac classiques et ils diminuent avec le traitement de l’HAI

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Huntingtin–intercting protein 1-related protein (HIP1-R) est une protéine qui est l’une des composantes des vésicules de clathrine permettant l’attachement de la clathrine à l’actine et donc la liaison de la machinerie endocytaire au cytosquelette d’actine. Elle joue un rôle dans la mitose en permettant l’attachement des fuseaux aux chromosomes, elle interagit avec BCL2L10 et les activateurs de caspase 9 impliqués dans les mécanismes de l’apoptose. Les Ac anti HIP1-R sont associés au syndrome bipolaire et à la maladie de Parkinson. Sa faible expression est associée à un pronostic plus sévère chez les patients atteints de lymphome B diffus à grandes cellules traités par RCHOP. Les AC anti HIP1R sont présents chez 6 % des patients contrôlés à Hanovre.
Dans les cohortes initiales et de validation d’Hanovre et d’autres centres européens anglais, italiens et grecs, ces Ac anti–HIP1-R sont plus sensibles, plus spécifiques et ont une meilleure performance diagnostique que les autres anticorps. Par ailleurs, le dosage par ELISA est plus facile que l’immunofluorescence traditionnelle et sans titration. Les taux d’Ac anti-HIP1-R diminuent lors du traitement de l’hépatite auto–immunes et reviennent à la normale et des taux intermédiaires sont observés au cours des syndromes de chevauchement.
Ce nouveau test pourrait être un nouvel outil dans l’arsenal diagnostique des hépatites auto-immunes.




CBP : TRAITEMENT PAR ACIDE URSODÉSOXYCHOLIQUE + BUDÉSONIDE
HIRSCHFIELD G, ROYAUME-UNI, EASL 2018, ABS. GS-011 ACTUALISÉ


• Le budésonide ne semble pas pour l’instant être un traitement de 2ème intention de la CBP





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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 07:08
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LE SCORE GLOBE PERMET D’IDENTIFIER LES PATIENTS AVEC CBP À RISQUE DE DÉVELOPPER UN CHC
LAMMERS WJ, PAYS-BAS, EASL 2018, ABS. THU-226 ACTUALISÉ


• Le score GLOBE après 1 an de traitement par AUDC pour CBP permet de prédire le risque de CHC chez les patients avec réponse incomplète

Commentaire

Le score GLOBE a été conçu pour apprécier la réponse à l’AUDC chez les patients atteints de CBP. Il intègre les paramètres suivants : âge au début du traitement par AUDC, bilirubine au bout d’un an de traitement, phosphatases alcalines au bout d’1 an de traitement, albumine au bout d’1 an de traitement, plaquettes au bout d’1 an de traitement. Il se calcule à partir du site www.globalpbc.com. Dans cette étude de cohorte dérivée du « Global PBC Study Group », l’objectif était d’évaluer la pertinence du score GLOBE pour prédire le risque de CHC chez les patients avec réponse incomplète.
• 4 820 patients avec CBP, traités par AUDC
• 124 ont développé un CHC



ESTIMATION DE LA DIMINUTION DU RISQUE DE DÉCÈS OU DE TH SOUS AUDC + BEZAFIBRATE
CORPECHOT C, PARIS, EASL 2017, ABS. PS-001 ACTUALISÉ


Commentaire

L’étude BEZURSO a testé l’efficacité du bezafibrate associé à l’acide ursodésoxycholique (AUDC) chez des patients traités pour CBP par AUDC avec réponse biochimique incomplète. 30 % des patients traités par bezafibrate avaient une réponse biochimique complète et 69 % avaient une normalisation des PAL à M24. En revanche le nombre de décès, de TH ou complication hépatique était similaire dans les 2 groupes (2 à M24).
C’est pour cette raison que les auteurs ont essayé d’évaluer le risque de complication en utilisant les scores de risque GLOBE et UK-PBC. Ces scores ont montré leur pertinence en cas de traitement par AUDC. Les auteurs ont donc fait l’hypothèse qu’ils sont également valables sous traitement combiné.
• Etude randomisée en double aveugle versus placebo
• Patients traités par AUDC pour CBP avec réponse biochimique incomplète (Paris-2) : PAL > 1,5N ou ASAT > 1,5N ou bilirubine totale > 17 µmol/l
• Critère principal d’efficacité : réponse biochimique complète à M24 : taux normal bilirubine totale + PAL + transaminases




STÉNOSE SUR CSP : INTÉRÊT D’UNE SURVEILLANCE ENDOSCOPIQUE PROGRAMMÉE ?
RUPP C, ALLEMAGNE, EASL 2018, ABS. LBP-003 ACTUALISÉ


• Au cours de la CSP, un programme de surveillance endoscopique a un bénéfice sur la survie uniquement en cas de sténose dominante



Survie sans transplantation


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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 07:12
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RISQUE ACCRU DE CANCER COLORECTAL ET DE MORTALITÉ CHEZ LES PATIENTS DE MOINS DE 40 ANS ATTEINTS DE COLITE ULCÉREUSE QUI DÉVELOPPENT UNE CSP
TRIVEDI PJ, ROYAUME-UNI, EASL 2018, ABS. THU-208 ACTUALISÉ



• Chez les patients de moins de 40 ans avec colite ulcéreuse, le développement d’une CSP multiplie par 6 le risque de mortalité et par 7 celui du cancer colorectal

Commentaire

L’association entre les maladies inflammatoires chroniques intestinales et la cholangite sclérosante primitive est avérée, avec des taux de 50 % de lésions radiologiques chez les patients asymptomatiques. Il est communément admis que plus les patients vieillissent, plus les risques de décompensation hépatique nécessitant une transplantation et de cholangiocarcinome augmentent.
Dans cette étude de registre britannique, les taux d’incidence des évènements cliniques graves -cancer colorectal, mortalité toutes causes- étaient significativement plus élevés chez les patients avec colite ulcéreuse + cholangite sclérosante primitive (CU + CSP) comparés aux patients avec colite ulcéreuse seule (CU). La/les principale(s) cause(s) de décès étai(en)t la maladie coronarienne (1 %) dans le groupe CU et la mortalité liée au foie (5,9 %), le cholangiocarcinome (4,6 %), et le cancer colorectal (1 %) dans le groupe CU + CSP. L’un des points majeurs de l’étude est que la mortalité standardisée sur l’âge était plus importante chez les patients de moins de 40 ans du groupe CU + CSP.
Registre national de statistiques hospitalières au Royaume-Uni (2006-2015)
128 694 cas incidents de colite ulcéreuse (CU) dont 2 124 cas de cholangite sclérosante primitive diagnostiquée lors du suivi (CU + CSP)




RÉVISION DES CRITÈRES ET ESTIMATION DE LA PRÉVALENCE DU LPAC SYNDROME : UNE ÉTUDE MULTICENTRIQUE FRANÇAISE
CATHERINE D, PARIS, EASL 2018, ABS. SAT-031 ACTUALISÉ


• Le syndrome LPAC concerne 1 % des patients avec cholélithiase symptômatique en France
• En cas de symptômes avant 40 ans la probabilité de LPAC est importante
• Les patients présentant une mutation ABCB4 sont plus exposés au risque de lithiase de la VBP, de cholestase chronique, de cholestase gravidique et ont plus fréquemment un ATCD de cancer primitif du foie personnel ou familial

Commentaire





Commentaire

Le nouveau score figure sur le tableau de gauche. Ont été ajoutés les signes de lithiase de la VBP et l’absence d’ATCD de cholécystite aiguë.
La mutation ABCB4 était retrouvée chez 45 % des patients. Les différences entre les patients avec et sans mutation sont rapportées dans le tableau. Les patients avec mutation étaient plus exposés au risque de lithiase de la VBP, de cholestase chronique, de cholestase gravidique et ont plus fréquemment un ATCD de cancer primitif du foie personnel ou familial.
Dans le groupe contrôle, une échographie était effectuée dans les 2 ans après cholécystectomie chez 33 % des patients. Un seul patient (1,5 %) avait des signes échographiques de LPAC, et a été testé LPAC à St Antoine. La fréquence était donc estimée à 0,5-1,9 % en hôpital général, et 7,5 % en CHU.
Au total, le syndrome LPAC concerne 1% des patients avec cholélithiase symptomatique en France. En cas de symptômes avant 40 ans la probabilité de LPAC est importante. Les patients présentant une mutation ABCB4 sont plus exposés au risque de lithiase de la VBP, de cholestase chronique, de cholestase gravidique et ont plus fréquemment un ATCD de cancer primitif du foie personnel ou familial.

TRAITEMENT DE LA MALADIE DE WILSON PAR TRIENTINE
WEISS KH, ALLEMAGNE, EASL 2018, ABS. LBP-004 ACTUALISÉ



• La trientine est un bon traitement de deuxième ligne de la maladie de Wilson




HÉMOCHROMATOSE : LA CIRRHOSE PEUT RÉGRESSER APRÈS SAIGNÉE MAIS LE RISQUE DE CHC RESTE ÉLEVÉ
BARDOU-JACQUET E, RENNES, EASL 2018, ABS. FRI-133 ACTUALISÉ


• Le dépistage du CHC reste une priorité dans cette population

Commentaire

La régression de la cirrhose est possible après saignée chez les patients ayant une hémochromatose. Malgré cela le dépistage du CHC par échographie doit être maintenu dans cette population à haut risque de CHC.
Les facteurs prédictifs indépendants de CHC sont : l’âge (HR = 1,17), le sexe masculin (HR = 6,7), la consommation excessive d’alcool (HR = 2,79), le diabète (HR = 2,64), la ferritine > 2300 (HR = 12,79), la régression de la fibrose (HR = 0,10).
• 106 patients homozygotes C282Y avec fibrose F3-F4 sur la biopsie initiale et ayant eu une 2ème biopsie après saignées - temps médian entre les 2 biopsies : 9,5 (3,5-15,5) ans



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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 08:22
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STÉATOPATHIES MÉTABOLIQUES



VALEUR PRONOSTIQUE DU FIBROTEST AU COURS DE LA NAFLD
MUNTEANU M, PARIS, EASL 2018, ABS. PS-183 ACTUALISÉ


• La mortalité des patients NAFLD est plus élevée que celle des autres patients
Le Fibrotest est prédictif de la mortalité de cause hépatique à 10 ans quelle que soit la cause de la maladie chronique du foie

Commentaire

Valeur pronostique à 10 ans du Fibrotest chez des patients avec stéatopathie métabolique (NAFLD).
Pas de différence de survie entre patients NAFLD et patients VHC âgés de moins de 50 ans. Par contre, chez les patients de plus de 50 ans, la survie est significativement moins bonne chez les patients NAFLD.
• Suivi de 1 079 patients NAFLD comparés à 3 449 patients VHC, 2 051 patients VHB et 503 patients alcooliques
• Suivi médian : 7,5 (4,8-9,9) ans




DLFS (DIABETES LIVER FIBROSIS SCORE), UN NOUVEAU TEST DE DIAGNOSTIC NON-INVASIF DE LA FIBROSE SÉVÈRE CHEZ LE DIABÉTIQUE ?
SINGH A, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. PS-182 ACTUALISÉ


• Pour l’élaboration du DLFS, prise en compte de ces 3 facteurs + âge + plaquettes + ASAT
• Le DLFS pourrait être un nouveau test diagnostique de la fibrose sévère au cours de la NAFLD
• Il nécessite cependant d’être validé par d’autres équipes






CRITÈRES DE VALIDITÉ DE L’ARFI
BOURSIER J, ANGERS, EASL 2018, ABS. SAT-067 ACTUALISÉ[

• Comme pour le Fibroscan, l’interprétation de l’ARFI doit prendre en compte le ratio IQR/M

Commentaire

Echecs de mesure dans 0,9 % des cas.
Caractéristiques des patients :
• Age moyen : 55,8 ans.
IMC : 28,1 kg/m2.
• NAFLD : 45 % des cas.
• Longueur PBH : 28 mm.
Cirrhose : 16,8 % des cas.
AUROCS de l’ARFI pour le diagnostic de la fibrose avancée 0,773 (valeur seuil 1,37 m/s) et pour le diagnostic de la cirrhose 0,839 (valeur seuil 1,87 m/s).
Le critère principal associé à un résultat invalide était la distance peau-capsule.
• Etude bicentrique (Angers et Bordeaux) de 1 084 patients avec maladie chronique du foie + PBH + mesure de l’élasticité hépatique par ARFI


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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 09:36
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PRÉVALENCE DE LA NASH CHEZ LES PATIENTS DIABÉTIQUES
GOLABI P, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. SAT-525 ACTUALISÉ


• Prévalence de la NASH chez les patients diabétiques de type 2 : 65,26 % (IC 95 % : 51,73-76,71)
• Prévalence de la fibrose sévère chez les patients diabétiques de type 2 : 15,05 % (IC 95 % : 8,17-26,0huit)

Commentaire

La Non Alcoholic Fatty Liver Disease (NAFLD) et la Non Alcoholic Steato Hepatitis (NASH) sont des maladies de plus en plus fréquentes dans le monde. Récemment, une modélisation (modèle de Markov) a montré les prévisions d’augmentation de ces maladies d’ici 2030.
Aux Etats-Unis, les cas de NAFLD pourraient augmenter de 21 %, passant de 83,1 millions (2015) à 100,9 millions (2030), et les cas de NASH pourraient augmenter de 63 %, passant de 16,52 millions à 27 millions de cas. La prévalence de la NAFLD chez les adultes (âgés de plus de 15 ans) serait de 33,5 % en 2030. En 2015, environ 20 % des cas de NAFLD sont des NASH augmentant à 27 % en 2030 L’incidence des cirrhoses décompensées augmenterait de 168 % avec 105 430 cas en 2030, tandis que l’incidence du CHC augmenterait de 137 % avec 12 240 cas. Les décès de cause hépatique devraient augmenter de 178 % pour atteindre 78 300 décès en 2030 (Estes C et al, Hepatology 2018;67:123-133).
Des chiffres à garder en mémoire à l’heure où la ministre de la santé Agnès Buzyn clame haut et fort qu’il y a trop de lits d’hépatologie en France….
• Méta-analyse de 8 études (675 patients avec NASH)



DIABÈTE DE TYPE 2 : LE DÉPISTAGE DE LA NASH NE DOIT PAS SE LIMITER AUX PATIENTS AVEC ALAT ÉLEVÉES
POYNARD T, PARIS, EASL 2018, ABS. FRI-435 ACTUALISÉ


Commentaire

On sait que les diabétiques sont à haut risque de NASH. Beaucoup de centres essaient de déterminer la meilleure stratégie pour dépister au mieux les patients diabétiques à haut risque de NASH sévère. Ces centres proposent une évaluation de la fibrose uniquement chez les patients ayant une élévation des tests hépatiques. Au vu des résultats de cette étude, cela ne semble pas être une bonne stratégie. Comme dans l’hépatite C, le taux de fibrose significative est élevé chez les diabétiques de plus de 65 ans avec des ALAT N. De façon surprenante, les diabétiques avec des ALAT N avaient des maladies hépatiques plus sévères avec plus de mortalité à 10 ans. Le groupe des patients avec ALAT > N avait plus de femmes de moins de 65 ans.
Dans une étude russe, parmi les patients diabétiques avec un fibrotest > 0,48 : 16,7 % avaient des ALAT <27> 37 UI/ml (Abstract FRI-473).



NGM282 : UN TRAITEMENT FUTUR DE LA NASH ?
HARRISON S, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. GS-014 ACTUALISÉ


Commentaire

Le NGM282 est un analogue du FGF19 qui, en agissant sur 2 récepteurs le FGFR4 et le FGFR1c, va réduire la stéatose, les lésions induites par les acides biliaires et la lipotoxicité. Cette molécule permet une amélioration du score NAS, de la fibrose et des marqueurs d’atteinte hépatique dans des modèles pré-cliniques.
Dans une étude randomisée de phase 2 versus placebo, le NGM282 (3 et 6 mg) a permis :
1 - une diminution significative de la graisse intra-hépatique évaluée par IRM-PDFF ;
2 - une diminution rapide des biomarqueurs témoignant d’une résolution de la NASH et d’une amélioration de la fibrose (ALAT, ASAT, PRO-C3, ELF)
3 - un profil de tolérance favorable (Harrison SA et al. Lancet 2018).
Ces résultats très encourageants ont amené le laboratoire à faire une nouvelle étude de phase 2 testant le NGM282 pendant 12 semaines chez 22 patients ayant une NASH avec une biopsie hépatique à J0 et S12.






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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Sep 2018 - 09:37
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DES RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES INTÉRESSANTS DANS LA NASH AVEC UN AGONISTE DE LA THR-Β
HARRISON S, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. GS-009 ACTUALISÉ


Commentaire

Le THR-β entraîne une diminution du LDL-cholestérol, du triglycéride et de la graisse hépatique réduisant potentiellement la lipotoxicité et la NASH. Le MGL-3196 est un agoniste de THR-β. Les marqueurs non invasifs de fibrose (pro-C3, ELF) semblent également diminuer sous traitement par rapport au placebo.






CENICRIVIROC DANS LE TRAITEMENT DE LA NASH : DES RÉSULTATS DÉCEVANTS À 2 ANS
RATZIU V, PARIS, EASL 2018, ABS. GS-002 ACTUALISÉ


Commentaire

Le cenicriviroc est un antagoniste des récepteurs CCR2 et CCR5 aux chimiokines qui a montré un bénéfice sur l’inflammation et la fibrose dans des modèles animaux et un bon profil de tolérance en phase I.
Cette étude de phase 2 a inclus 289 patients avec une NASH prouvée histologiquement (fibrose 1-3 et score NAS ≥ 4) et randomisés en double aveugle selon le schéma de la ci-dessus : 145 patients ont été inclus dans le groupe CVC 150 mg/j et 144 dans le groupe placebo. L’âge moyen était de 54,1 ans, avec 47,4 % d’hommes, un IMC moyen à 33,9 avec un diabète de type 2 dans 50,5 %, un score NAS ≥ 5 dans 74 % des cas. Le stade de fibrose était > 2 dans 38,4 %. La répartition des scores de NAS et de la fibrose était homogène dans les groupes de traitement.
Le critère principal de jugement sur la biopsie à 1 an était l’amélioration du score NAS ≥ 2 points (avec au moins 1 point de réduction de l’inflammation lobulaire ou de la ballonisation hépatocytaire) sans aggravation de la fibrose.
Cette étude est négative sur le critère principal de jugement. Cependant, en critère secondaire, les auteurs ont rapporté une amélioration de la fibrose ≥ 1 sans aggravation du score NAS (10 vs 20 % ; p = 0,02). (Friedman SL et al. Hepatology. 2017 Aug 17.)
Les résultats à 2 ans sont présentés dans cette étude.
• Étude de phase 2b randomisée en double aveugle
• 289 patients avec NASH (NAS ≥ 4 et fibrose 1-3) traités par cenicriviroc (CVC, antagoniste CCR2 et CCR5) ou placebo
• Stratification sur NAS (4 ou ≥ 5) et sur le stade de fibrose (≤ 2 ou > 2)





PAS D’EFFET ANTI-FIBROSANT DE L’ASPIRINE CHEZ LES PATIENTS DIABÉTIQUES AVEC UNE NASH
SINGH A, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. FRI-486 ACTUALISÉ


• L’aspirine n’influence pas le risque de fibrose sévère contrairement aux antidiabétiques oraux ou aux hypolipémiants

Commentaire

Des études de registres nationaux et l’analyse de biomarqueurs non-invasifs suggèrent que l’utilisation de l’aspirine pourrait prévenir la progression de la fibrose chez les patients ayant une suspicion de maladie stéatosique du foie. Les patients avec un diabète de type 2 ont souvent un traitement par aspirine pour la cardio-protection et sont à haut risque de NASH. Le but de cette étude a été d’évaluer l’impact de l’aspirine sur la fibrose dans une large cohorte de patients diabétiques avec biopsie.
Une étude allemande portant sur 576 patients ayant eu une coronarographie suggère que les traitements anti-agrégants plaquettaires (dont l’aspirine) pourraient avoir un effet protecteur en termes de fibrose hépatique. Le critère de fibrose significative était un score d’élasticité au fibroscan ≥ 7,9 kpa, ce qui est critiquable (Schwartzkopf, Abstract PS-109).
• 592 patients américains avec diabète de type 2 et maladie stéatosique du foie prouvée histologiquement
• Fibrose F0-F2 : 66 % ; fibrose F3-F4 : 34 %



VALIDATION DES CRITÈRES DE BAVENO VI POUR LE DIAGNOSTIC DE VO AU COURS DE LA NAFLD
PETTA S, ITALIE, EASL 2018, ABS. PS-177 ACTUALISÉ


• Cette étude valide les critères de Baveno VI chez les patients NAFLD et propose de nouveaux critères pour les cirrhoses NAFLD
• Les nouveaux critères pour les cirrhoses NAFLD avec la sonde XL ont la même performance que les critères Baveno VI

Commentaire

Définition de la cirrhose : Fibroscan > 11,5 kPa (sonde M) et > 11 kPa (sonde XL)
Définition de la NAFLD : PBH ou stéatose à l’échographie abdominale + au moins un paramètre du syndrome métabolique
Division de la population en deux parties :
Mise au point (314 patients évalués avec la sonde M et XL) ;
Validation (339 patients évalués uniquement avec la sonde M et 138 patients évalués uniquement avec la sonde XL)
But : évaluation des critères de BAVENO VI (Fibroscan <20> 150 g/l) et de BAVENO VI étendus (Fibroscan <25> 110 g/l)
Objectif de l’étude : ne pas « rater » de patients avec varices œsophagiennes (maximum 5 %)
Résultats : Varices œsophagiennes : 31,5 % des cas et varices nécessitant un traitement : 10,2 %

Dans le groupe d’évaluation, les critères de Baveno VI et de Baveno VI étendu ont permis d’éviter 33,8 % et 58 % des endoscopies pour varices œsophagiennes, ne permettant pas ainsi le diagnostic de seulement 0,9 % et 3,8 % des varices nécessitant un traitement.

• Etude multicentrique de 790 patients NAFLD avec cirrhose




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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 10:22
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Recommandations de l'EASL sur le traitement de l'hépatite C 2018

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 8/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Nov 2018 - 11:56
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Webconference CREGG PostEASL 2018



https://www.youtube.com/watch?v=dF9ahuazsTA&t=3532s

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