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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jn 2018 - 09:07
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Des chercheurs mettent en évidence un potentiel biomarqueur microbien de la stéatose hépatique

En étudiant le microbiome de femmes présentant une stéatose hépatique, une étude menée par des équipes britannique, espagnole, italienne et française (INSERM) a mis en évidence des signatures moléculaires spécifiques et un potentiel biomarqueur du stade précoce de la NASH (Non-alcoholic steatohepatitis). Les résultats sont publiés dans « Nature Medicine ».

La stéatose hépatique se caractérise par une accumulation de triglycérides dans le foie. Elle correspond au stade préclinique de la NASH et peut souvent passer inaperçue. « Il ne s'agit pas d'une pathologie en tant que telle mais d’un facteur de risque », précise au « Quotidien » Marc-Emmanuel Dumas, auteur senior de l'étude.

Une diversité microbienne réduite

La stéatose hépatique est souvent retrouvée chez des patients obèses. Ainsi, 105 femmes obèses non diabétiques ont été incluses dans l'étude. Une caractérisation clinique des patientes, avec notamment des bilans sanguins approfondis, a été réalisée, suivie d'une analyse de leur métabolome à partir d'échantillons d'urine et de plasma, de leur transcriptome à partir de biopsies hépatiques et de leur microbiome à partir des fèces.

« Grâce au séquençage à haut débit, nous avons généré un grand nombre de données permettant de reconstruire plus de 10 millions de gènes bactériens et mis en évidence différentes signatures moléculaires, ce qui nous a permis de classer le degré de stéatose hépatique chez les patientes en fonction de leur microbiome », indique Marc-Emmanuel Dumas. Chez les femmes présentant une stéatose hépatique, la diversité des gènes microbiens est moindre. « Cela suggère une réduction de la diversité microbienne chez les personnes au stade préclinique de la maladie », souligne le chercheur. De plus, des modifications métaboliques des acides aminés branchés et de la phénylalanine ainsi qu'une augmentation des signaux pro-inflammatoires dans le foie ont été observées.

L'acide phénylacétique potentialise l'accumulation de triglycérides

Un des composés microbiens, l'acide phénylacétique, a été l'objet d'une attention particulière et a testé chez des hépatocytes humains en culture cellulaire. « Il semblerait que ce composé potentialise l'accumulation de triglycérides dans le foie. Nous avons ainsi trouvé un marqueur qui semble jouer un rôle synergique dans la stéatose hépatique », note le chercheur. Il ajoute : « Des méthodes de détection plus ciblées sur ce marqueur pourraient être ainsi développées. »

Les chercheurs ont par ailleurs transféré chez des souris le microbiote fécal de donneurs humains présentant une stéatose hépatique. Le taux de triglycérides a alors augmenté dans le foie de ces souris. « Nous avons montré qu'il était possible de transmettre le phénotype de la stéatose via le microbiote. Des perspectives thérapeutiques sont donc envisageables : le transfert de microbiote fécal sain pourrait en effet réduire la stéatose », résume Marc-Emmanuel Dumas.

« Cet article ouvre la voie à de nouveaux travaux qui permettront notamment de mieux comprendre la réduction de la diversité bactérienne, la manière de manipuler la stéatose hépatique grâce aux transplantations de microbiote fécal et la façon dont les métabolites modifient la physiologie, voire la pathologie », conclut Marc-Emmanuel Dumas.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... que_859222

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2018 - 13:15
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En cas d’obésité morbide, le diabète de type 2 augmente le risque de SHNA sévère

La prévalence et l’incidence de l’obésité et du diabète de type 2 augmentent massivement à l’échelon mondial et il en va de même pour la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) dans sa forme simple au cours de laquelle le foie se charge en graisse. A la longue, peut s’installer une stéatohépatite qui s’accompagne d’une réaction inflammatoire et d’une croissance cellulaire anormale pouvant conduire à la fibrose, prélude à la cirrhose. La SHNA est de fait favorisée par une obésité morbide, un diabète, une dyslipidémie ou encore un syndrome métabolique. Le diabète de type 2 peut cependant, à lui seul, aggraver le pronostic de la SHNA et augmenter le risque de cirrhose ou encore de carcinome hépatocellulaire.

Une étude de cohorte prospective s’est intéressée à ces effets délétères du diabète chez 219 patients atteints à la fois d’une obésité morbide et d’une SHNA, par ailleurs candidats à une chirurgie bariatrique. Au cours de l’intervention pratiquée chez certains participants, une biopsie hépatique a été réalisée, laquelle a fourni des informations spécifiques sur l’état du parenchyme, en plus des données cliniques, anthropométriques et biologiques.

Un facteur de risque indépendant de fibrose hépatique

Pour ce qui est des facteurs de risque cardiovasculaire, l’HTA s’est avérée plus fréquente chez les diabétiques, soit 55,9 % versus 33,8 % chez les non diabétiques (p = 0,004). Il en est de même pour la prévalence des dyslipidémies (67,1 % vs 39,0 %, p <0,001). Une analyse multivariée a montré que le diabète de type 2 constituait un facteur de risque indépendant quant à l’éventualité d’une SHNA sévère, le risk ratio (RR) correspondant étant estimé à 2,04 (p = 0,023) et c’est la même chose pour la fibrose sévère (RR = 4,57, p = 0,013). L’insulinothérapie entreprise dans les formes les plus sévères du diabète de type 2 a été significativement associée à la stéatohépatite non alcoolique (RR = 1,89, p = 0,001) et à la fibrose (RR = 1,75, p = 0,050), tout au moins quand l’analyse a porté sur tous les patients. Cependant, si l’on ne considère que le groupe des diabétiques, ces associations impliquant l’insulinothérapie perdent leur signification statistique.

Il se confirme donc que le diabète de type 2 joue un rôle important dans la progression de la SHNA et constitue un facteur de risque indépendant d’apparition d’une fibrose hépatique sévère qui fait le lit de la cirrhose. La démonstration vaut dans le cadre de l’obésité morbide qui est une grande pourvoyeuse de la SHNA.

RÉFÉRENCE :

Strey CBM et coll. : Impact of Diabetes Mellitus and Insulin on Non alcoholic Fatty Liver Disease in the Morbidly Obese. Ann Hepatol 2018; 17 : 585-591.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Jl 2018 - 11:24
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Maladie du foie gras : quels traitements dans les 5 ans à venir ?

Actuellement, il n’existe pas de traitement médicamenteux de cette maladie liée à l’obésité et au diabète, également appelée NASH. Des molécules sont à l’essai, avec des résultats encourageants.

La NASH (stéatose hépatite non-alcoolique), également appelée "maladie du foie gras", fait de plus en plus parler d’elle. Elle est en pleine expansion, sans que l’on puisse donner à l’heure actuelle de chiffres précis.

Elle résulte d’une accumulation de graisse dans le foie, associée à une inflammation et à des lésions hépatiques et touche, principalement, des personnes en surpoids ou diabétiques.

5 % de la population souffre de NASH
« En Europe, on estime que la NASH concerne 5 % de la population, aux Etats-Unis environ 10 % », explique le Pr Stanislas Pol, chef du service d’hépatologie de l’hôpital Cochin (Paris), en marge du Paris NASH meeting, un congrès qui se tient à Paris les 5 et 6 juillet 2018.

Parmi ces patients, environ 30 % vont développer des lésions du foie qui peuvent les mener à la cirrhose ou au cancer. À un stade débutant, ces lésions sont réversibles. Et c’est tout l’enjeu des nouvelles molécules actuellement à l’essai.

Perdre du poids
À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement médicamenteux de la NASH. Seules des mesures hygiéno-diététiques ont fait la preuve de leur efficacité, en l’occurrence la perte de poids (soit par un régime, soit par une opération de chirurgie bariatrique consistant à réduire le volume de l’estomac), l'activité physique et le contrôle du diabète. Le problème, c’est que seulement « 10 % des patients suivent ces règles », explique le Pr Lawrence Serfaty, chef du service d’hépatologie au CHU de Strasbourg.

4 molécules phares
Cinquante molécules sont en cours de développement dans le traitement de la NASH. Quatre d’entre elles (l’acide obéticholique, l’elafibranor, le selonsertib et le cenicriviroc) ont atteint la phase 3 qui précède une éventuelle commercialisation. Ces molécules agissent sur différentes cibles : la graisse, l’inflammation ou la fibrose du foie. Les premiers résultats après un an à dix-huit mois d’essais devraient tomber en 2019. S’ils sont positifs, des autorisations temporaires de mise sur le marché pourraient être accordées. Mais, il faudra attendre quelques années de plus pour confirmer l’amélioration des lésions hépatiques et délivrer des autorisations fermes de commercialisation.

Un dépistage à organiser
Se posera alors la question du dépistage des patients à risque de NASH, donc susceptibles de bénéficier de ces nouvelles thérapies. Les modalités ne sont pas encore définies. Le CHU de Strasbourg se sert d’un test simple, le FIB4, dont la fiabilité reste à confirmer. Il établit un score de risque en fonction d’un bilan sanguin (transaminases et plaquettes) et de l’âge du patient. « Si le résultat est supérieur à 3,25, il faut consulter un hépatologue. Cela représente 7 % de la population française », précise le Pr Pol. Ce test facile à réaliser au cabinet médical servira peut-être, dans les années qui viennent, au dépistage ciblé de la NASH.

https://www.santemagazine.fr/actualites ... nir-332568

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Jl 2018 - 14:23
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NASH : des chercheurs européens découvrent comment combattre la maladie du "foie gras"

Causée par un excès de sucre dans le foie, la stéatose hépatique non alcoolique, ou NASH, est une maladie présentant peu de symptômes à ses débuts, ce qui peut retarder le diagnostic et compliquer sa prise en charge. Un combiné libéré par nos bactéries intestinales pourrait aider à la détecter de manière précoce, affirme un consortium de chercheurs européens.

Aussi connue sous le nom de "maladie du foie gras" ou "maladie du soda", la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) est une maladie silencieuse, sans symptôme, qui dégrade insidieusement le foie. En cause : la consommation excessive de sucre et de graisse, qui peut entraîner une insuffisance hépatique et, à terme, une cirrhose ou un cancer.

Si les personnes souffrant d’obésité, d’hypertension artérielle ou de diabète de type 2 sont plus à risque de développer une stéatose hépatique, il n’en reste pas moins que le diagnostic est très souvent établi trop tard, lorsque les dommages au foie sont irréversibles et nécessitent alors une greffe.

Une analyse poussée des biomarqueurs intestinaux

Depuis plusieurs années toutefois, des chercheurs tentent de trouver des moyens de diagnostiquer la stéatose hépatique non alcoolique de manière plus précoce, afin qu’elle puisse être traitée le plus rapidement possible. Un consortium européen (FLORINASH) réunissant des chercheurs français de l’Inserm, italiens et anglais, y est peut-être parvenu en colligeant les données issues de deux cohortes de 800 hommes et femmes souffrant d’obésité, et en séparant les groupes en fonction de la présence ou non de "foie gras".

Puis les chercheurs ont analysé les données médicales de 100 femmes obèses ayant une stéatose hépatique non alcoolique mais pas de diabète. Des échantillons de sang, d'urine, de selles et des biopsies du foie ont été prélevés et ont ensuite été comparés avec des échantillons similaires recueillis auprès d’individus sains. L’analyse détaillée des données a révélé la présence, chez les personnes ayant une NASH, de niveaux élevés d’un composé appelé acide phénylacétique. Libéré par certaines bactéries intestinales, il serait dû à l'accumulation de graisses en excès dans le foie et à l'apparition précoce de la stéatose hépatique.

"Grâce à ce travail, nous avons peut-être découvert un biomarqueur pour la maladie elle-même", explique le Dr Lesley Hoyles, de l'Imperial College de Londres au Royaume-Uni, à la revue Nature Medicine. "Globalement, cela démontre que le microbiote a définitivement un effet sur notre santé." Si l’acide phénylacétique est effectivement un biomarqueur de la stéatose hépatique, cela laisse espérer la mise au point d’un diagnostic précoce de cette affection par un simple test sanguin.

La NASH peut faire évoluer la composition du microbiote intestinal

Autre découverte faite par les chercheurs : celle selon laquelle la NASH pouvait faire évoluer la composition du microbiote intestinal. Quand la maladie est constatée, le nombre de gènes codés par les bactéries intestinales diminue progressivement, suggérant que le microbiote devient plus pauvre et moins diversifié dans sa composition microbienne.

D’après les scientifiques impliqués dans l’étude, un microbiote moins diversifié peut causer des problèmes métaboliques tels que l’inflammation du foie et la non-réponse à l’insuline, l’hormone permettant de réguler les niveaux de sucre dans le sang.

"Du microbiote intestinal au foie gras, nous avons balisé toutes les étapes jusqu’à l’inflammation. Ce qui nous a permis d’identifier des molécules bactériennes à l’origine de la stéatose et de l’inflammation hépatique", explique le Pr Rémy Burcelin à La Dépêche.

L’espoir d’un test sanguin de dépistage

L’équipe scientifique souhaite désormais poursuivre ses recherches autour des signaux produits par les bactéries intestinales et qui pourraient, à terme, permettre de diagnostiquer de manière précoce les maladies. "Cela ouvre la possibilité qu'un simple test de dépistage dans une clinique [...] puisse un jour être utilisé pour détecter les premiers signes de la maladie", se réjouit le Pr Marc-Emmanuel Dumas, chercheur à l’Imperial College London.

Il faudra toutefois attendre des années avant qu’un test de dépistage soit testé cliniquement. Pour en arriver là, les chercheurs doivent affiner leur compréhension de l’acide phénylacétique et de son rôle dans le diagnostic de la stéatose hépatique. "Nous devons maintenant explorer davantage ce lien et voir si des composés de l’acide phénylcétique peuvent effectivement être utilisés pour identifier les patients à risque et même prédire l'évolution de la maladie", poursuit le Pr Dumas.

L’idée est également de pouvoir aboutir au développement d’une nouvelle génération de probiotiques et à une stratégie pharmacologique interférant avec les mécanismes bactériens responsables de l’affection hépatique. "La bonne nouvelle est qu'en manipulant les bactéries intestinales, nous pourrions être en mesure de prévenir la stéatose hépatique et ses complications cardiométaboliques à long terme", conclut le chercheur.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... -gras.html

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