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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jn 2018 - 14:49
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Efficacité élevée du sofosbuvir / velpatasvir et impact des substitutions associées à la résistance de base dans l'infection par le génotype 3 de l'hépatite C

• Douze semaines de l'association antiviral pangénotypique à action directe (AAD) sofosbuvir / velpatasvir (SOF / VEL) était très efficace chez les patients infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) de génotype 3 (GT3) dans l'étude d'approbation ASTRAL-3. Cependant, la présence de substitutions associées à la résistance (RAS) dans la protéine non structurale 5A du VHC (NS5A) a été associée à une réponse thérapeutique plus faible.

• Évaluer l'efficacité et l'innocuité de SOF / VEL ± ribavirine (RBV) et l'impact des NS5A RAS et l'utilisation de RBV sur les résultats du traitement de l'infection par le VHC GT3 dans un contexte réel.

• Dans cette étude de cohorte multicentrique, des patients GT3 provenant de dix centres de traitement en Allemagne ont été inclus. La réponse virologique soutenue a été évaluée 12 semaines après la fin du traitement (RVS12) dans l'intention modifiée de traiter (mITT) et l'analyse per-protocole (PP). Les RAS NS5A ont été testés par séquençage populationnel.

• Au total, 293 patients GT3 ont été inclus. L'âge médian était de 48 ans, 70% étaient des hommes, 25,3% étaient cirrhotiques, 9,2% étaient co-infectés par le VHC / VIH et 21,8% avaient un traitement, dont 4,1% avec une expérience de DAA. RAS NS5A de base (Y93H, A30K, L31M) ont été détectés dans 11,2%. La RBV a été ajoutée chez 5% des patients non cirrhotiques et 58,9% des patients cirrhotiques, respectivement. Les taux de RVS12 pour SOF / VEL ± RBV étaient de 95,9% (mITT) et de 99,5% (PP), respectivement. Une seule rechute virologique est survenue chez un patient cirrhotique précédemment traité par SOF / RBV. Aucun événement indésirable majeur lié au traitement n'est survenu.

• Douze semaines de SOL / VEL ± RBV étaient sans danger et très efficaces chez le VHC GT3 dans une population de patients diversifiée. Les RAS NS5A de référence ont rarement été observés et leur présence n'a pas semblé avoir d'impact sur la RVS, quelle que soit l'utilisation de la RBV.

https://hepatitiscnewdrugs.blogspot.com ... l?spref=tw

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jn 2018 - 09:05
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VHC : TRANSMISSION IATROGÈNE

L’infection par le Virus de l’Hépatite C (VHC) est un problème majeur de santé publique.

Les estimations de 130 à 170 millions de personnes infectées par le VHC, représentant de 2,2 à 3 % de prévalence globale montre qu’il s’agit bien d’un problème de santé majeur.

Du fait de la fenêtre asymptomatique de l’infection par le VHC il est particulièrement important de comprendre les facteurs de risque potentiels qui doivent orienter vers le dépistage et vers le traitement. Cet article de Defenford et coll passe en revue les risques majeurs pour la santé de l’infection par le VHC, les effets significatifs de la transmission, les recommandations des CDC pour la pratique d’injections sûres et les structures légales mises en place pour promouvoir les pratiques d’injections en toute sécurité.

Dans le cas d’une découverte d’infection par le VHC (aux Etats-Unis), le rapport de ce cas aux CDC (Centers for Disease Control and Prevention) afin de mener des investigations pourrait aider à identifier un patient source et d’autres patients qui pourraient être en lien avec la transmission.

L’utilisation inadéquate de tubes de prélèvements, d’aiguilles, de seringues, de connecteurs pour perfusion est une cause de transmission iatrogène du VHC que l’on peut prévenir.

L’étude d’un grand nombre de cas a montré la nécessité de poursuivre la vigilance et les nombreux risques d’infections iatrogéniques au cours des diverses pratiques médicales aux Etats-Unis.

L’échec de l’implémentation de la base des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) avec des recommandations de prévention de l’infection expose les patients à une pathologie évitable.

Les recommandations des CDC établissent la nécessité de notifier les patients en cas de transmission virale suspecte tout autant que de scruter les patients qui autrement n’aurait pas été à risque d’infection par le VHC et d’autres pathogènes à diffusion hématologique.

Les structures légales et règlementaires (l’état, les lois criminelles, la responsabilité civile…) tiennent les médecins et les aux autres professionnels de santé comptable de l’utilisation de pratiques d’injections sûres.


Defendorf CM. et al. Iatrogenic Hepatitis C Virus Transmission and Safe Injection Practices. J Am Osteopath Assoc. 2018 May 1;118(5):311-320.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jn 2018 - 15:57
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Traitement différé avec Sofosbuvir-Velpatasvir-Voxilaprevir dans le VHC chronique

Un comprimé à prise unique quotidienne contenant du sofosbuvir (400 mg), du velpatasvir (100 mg) et du voxilaprevir (100 mg) est très efficace dans le traitement des patients atteints d'une infection chronique par le virus de l' hépatite C (VHC). un régime non-structurel contenant des inhibiteurs de la protéine 5A (NS5A), selon une sous-étude de traitement différé à traitement ouvert multicentrique publiée dans The Lancet Gastroenterology & Hepatology .

Alors que les régimes antiviraux à action directe contenant des inhibiteurs NS5A sont très efficaces dans le traitement de l'infection chronique par le VHC, aucune option de retraitement n'était disponible pour les patients qui ne répondaient pas à ce traitement avant l'approbation du sofosbuvir-velpatasvir-voxilaprevir.

L'étude POLARIS-1 a été le premier essai randomisé de phase III contrôlé par placebo qui a démontré que 12 semaines de sofosbuvir-velpatasvir-voxilaprevir étaient très efficaces dans cette population de patients atteints d'une infection chronique par le VHC.

Les chercheurs ont ensuite effectué une sous-étude de POLARIS-1 dans laquelle 147 patients infectés par le VHC et assignés au groupe placebo dans l'étude primaire ont été traités par sofosbuvir-velpatasvir-voxilaprevir une fois par jour pendant 12 semaines pour évaluer son efficacité et son innocuité.

Les chercheurs ont constaté que 143 patients (97%) ont obtenu une réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (RVS12); 4 (3%) avaient une rechute virologique, tous ayant une infection par le VHC de génotype 1a; et 1 patient avait une cirrhose compensée . Les événements indésirables les plus fréquents étaient la fatigue (21%), les maux de tête (20%), la diarrhée (19%) et les nausées (14%). Aucun décès, arrêt du traitement ou événement indésirable grave lié au traitement n'est survenu.

Ainsi, cette étude confirme l'efficacité et l'innocuité du traitement par sofosbuvir-velpatasvir-voxilaprevir et représente une avancée importante chez les patients ayant des options de retraitement limitées en tant que traitement de rattrapage.

"En résumé, le traitement avec sofosbuvir-velpatasvir-voxilaprevir pendant 12 semaines était très efficace dans le traitement des patients atteints d'une infection chronique par le VHC de génotype 1 qui ne répondaient pas au traitement incluant un inhibiteur NS5A", ont déclaré les chercheurs.

https://www.infectiousdiseaseadvisor.co ... le/775091/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jn 2018 - 14:06
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VHC : les nouveaux antiviraux favorisent les sorties à long terme de la liste d’attente de greffon

l y a quelques mois, les résultats de l’étude européenne ELITA montraient que les sujets infectés par le VHC inscrits en liste d’attente pour une greffe hépatique pouvaient être délistés grâce à l’amélioration de la fonction hépatique apportée par les nouveaux antiviraux d’action directe (AAD). Il restait à démontrer que ce bénéfice clinique était maintenu à long terme. C’est aujourd’hui chose faite avec la parution des résultats de suivi à 34,9 mois de cette cohorte.

Ainsi, environ un tiers des patients infectés par le VHC (n=44 parmi 142 sujets suivis), présentant une cirrhose décompensée, inscrits sur liste d’attente et traités par AAD, ont pu être retirés de la liste. Une redécompensation de la cirrhose a été observée pour 3 patients. Au total, 4 réinscriptions en liste d’attente ont été nécessaires (dont 3 pour cause d’ascites récidivantes de grade 3), et 2 patients ont développé un hépatocarcinome. Un patient est décédé après désinscription mais n’avait pas respecté le calendrier de surveillance qui aurait permis de diagnostiquer l’apparition d’un hépatocarcinome. Enfin, être traité par diurétiques au moment de la désinscription est apparu comme un facteur de risque de rechute ou d’aggravation de l’ascite.

Ainsi, cette étude, conduite dans 11 centres européens, démontre que les AAD peuvent inverser à long terme l’évolution de la fonction hépatique des patients nécessitant initialement une transplantation. Les besoins en greffons hépatiques devraient ainsi décliner dans cette indication, comme l’a déjà rapporté une étude canadienne.

Références :
Perricone G et al. Delisting HCV-infected liver transplant candidates who improved after viral eradication: Outcome 2 years after delisting. Liver Int. 2018 May 11. doi: 10.1111/liv.13878. [Epub ahead of print]

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 9/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jn 2018 - 15:54
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Antiviraux à action directe efficaces contre l'hépatite C chez les personnes âgées

(HealthDay) -Pour les patients plus âgés atteints du virus de l'hépatite C (VHC), la thérapie antivirale à action directe (AAD) est efficace, selon une étude publiée en ligne le 25 mai dans le Journal of the American Geriatrics Society .

Chiara Mazzarelli, MD, de l' hôpital King 's College à Londres, et ses collègues ont mené une étude rétrospective impliquant des personnes âgées de 65 ans et plus ont été traités avec DAA thérapie pour le VHC. Les participants ont été divisés en deux cohortes: 88 âgés de 65 à 74 ans et 25 âgés de 75 ans et plus.

Les chercheurs ont constaté que le taux de réponse virologique soutenue était de 97,7 et 95,8 % chez les personnes âgées de 65 à 74 ans et ceux âgés de 75 ans et plus, respectivement. La probabilité de prendre plus de deux médicaments par jour pour des problèmes de santé chroniques (84 contre 62 p. 100) et d'interactions médicamenteuses cliniquement significatives nécessitant l'arrêt ou l'ajustement des médicaments avant le début du traitement par AAD (80 contre 36 p. augmenté pour les personnes âgées de 75 ans et plus. La probabilité d'éprouver un effet indésirable (AE) pendant le traitement (50 contre 26 %) et l'anémie secondaire à la ribavirine (60 contre 20 %) a également été augmentée pour les personnes âgées de 75 ans et plus.

"La thérapie DAA est très efficace pour le traitement du VHC chez les personnes âgées , mais les personnes âgées de 75 ans et plus sont plus susceptibles d'avoir des DDI prétraitement cliniquement significatifs et des EI d'expérience, y compris l'anémie induite par la ribavirine".

https://medicalxpress.com/news/2018-06- ... niors.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jn 2018 - 15:24
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Infection par le virus de l'hépatite C chez les enfants à l'ère des antiviraux à action directe
Publié en ligne le 28 juin 2018

L'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) demeure un problème de santé mondial important avec une infection chronique touchant environ 11 millions d'enfants dans le monde entier. L'émergence de thérapies antivirales à action directe (DAA) et le développement de méthodes non invasives pour la détermination de la fibrose hépatique amélioreront considérablement la prise en charge des patients pédiatriques atteints d'une infection chronique par le VHC dans les années subséquentes. Pour les patients pédiatriques, une nouvelle ère d'agents AAD hautement efficaces commence, et les premiers résultats des essais cliniques disponibles sont très prometteurs. À cette époque, l'identification et le suivi des patients continuent d'être un problème important. La disponibilité de méthodes sérologiques et d'imagerie non invasives pour mesurer la fibrose hépatique permet d'identifier les patients présentant des stades de fibrose hépatique importants ou avancés.

Il y a plus de 11 millions d'enfants infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) dans le monde. La plupart des nouveaux cas d'infection par le VHC se sont produits par transmission verticale. Actuellement, une nouvelle ère d'agents antiviraux à action directe hautement efficaces pour le traitement de l'infection par le VHC a commencé pour les patients pédiatriques. Les premiers résultats d'essais cliniques avec un traitement sans interféron sont très prometteurs. ESPGHAN a développé un document de position pour la prise en charge de l'infection chronique par le VHC chez les enfants. Les méthodes non invasives pour mesurer la fibrose hépatique permettent l'identification des patients atteints de fibrose hépatique significative. Cet article résume les données actuelles sur l'épidémiologie, les nouvelles thérapies et les méthodes non invasives chez les patients pédiatriques infectés par le VHC.

THÉRAPIE ANTIVIRALE À ACTION DIRECTE

Le développement d'un traitement anti-VHC par interféron oral (sans IFN) avec des antiviraux à action directe (AAD) a révolutionné le traitement de l'infection par le VHC. Actuellement, des régimes antiviraux hautement efficaces, sûrs et bien tolérés sont disponibles pour traiter les adultes atteints d'hépatite C [ 34 ].

En 2017, l'Agence européenne des médicaments (EMA) et la Food and Drug Administration (FDA) ont approuvé l'utilisation de l'association fixe de lédipasvir / sofosbuvir et de l'association sofosbuvir et ribavirine pour le traitement des adolescents atteints du virus de l'hépatite C chronique (VHC) génotypes 1, 4, 5 et 6 et génotypes 2 et 3, respectivement. Des essais avec des antiviraux à action directe (AAD) sont en cours pour les jeunes enfants. Les médicaments actuellement autorisés en Europe et aux États-Unis pour le traitement de l'infection chronique au VHC chez les enfants comprennent l'IFN, le PEG IFN, la ribavirine et, récemment, l'association fixe de lédipasvir / sofosbuvir et sofosbuvir pour le traitement des adolescents âgés de 12-17 ans. pesant plus de 35 kg. Les seuls médicaments actuellement approuvés pour les enfants de moins de 12 ans sont le PEG IFN α-2a ou -2b et la ribavirine.20 , 35 - 39 ]. Peu de données sont disponibles sur l'utilisation pédiatrique des AAD, et 7 essais cliniques sont actuellement en cours (NCT 3067129, NCT 2486406, NCT 3080415, NCT 2868242, NCT 2249182, NCT 3022981, NCT 2985281 [ 34 , 40 ]) (Tableau 1 ).



La première étude évaluant le traitement sans IFN des adolescents infectés par le VHC était une étude ouverte multicentrique de phase 2 incluant 100 patients âgés de 12 à 17 ans infectés par le VHC de génotype 1 et ayant reçu un comprimé combiné de 90 mg de lédipasvir. et 400 mg de sofosbuvir une fois par jour pendant 12 semaines [ 41] Les échantillons sanguins de pharmacocinétique en série (PK) ont été évalués au 10e jour de l'étude chez les 10 premiers patients. Ces patients ont participé à une cohorte d'introduction PK pour déterminer la pharmacocinétique du sofosbuvir, du lédipasvir et du métabolite du sofosbuvir GS-331007 afin de confirmer l'adéquation de la dose adulte de lédipasvir / sofosbuvir chez les adolescents avant l'inclusion d'autres patients. Pour être éligibles à la cohorte d'entrée PK, les adolescents devaient peser plus de 45 kg, être naïfs au traitement du VHC et ne pas avoir de cirrhose du foie. On leur a administré du lédipasvir / sofosbuvir avec un repas standard de plus de 400 kcal et 13 g de graisse.

Dans l'ensemble du groupe d'adolescents analysés, 80% étaient naïfs du traitement anti-VHC, 81% étaient infectés par le VHC de génotype 1a et 84% étaient infectés par transmission périnatale. Un patient avait une cirrhose, et 42 ne l'ont pas fait; le degré de fibrose était inconnu chez 57 patients. Sur les 99 patients qui ont terminé le traitement, 2 patients n'ont pas participé aux visites de suivi aux semaines 4 et 12. Un de ces patients a terminé la visite de suivi à 24 semaines après la fin du traitement. Une réponse virologique soutenue à 12 semaines (RVS 12), définie comme un taux d'ARN du VHC inférieur à la limite inférieure de quantification (15 UI / mL), a été atteinte chez 98% des patients. Aucun patient n'a eu d'échec virologique. La présence de substitutions associées à la résistance (RAS) au départ n'a pas affecté la réponse au traitement. Tous les patients avec une présence initiale de NS5A ou NS5B RAS atteint SVR12. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été les céphalées (27% des patients), la diarrhée (14%) et la fatigue (13%). Aucun événement indésirable grave ou anomalie significative dans les résultats de laboratoire n'a été signalé. La plupart des anomalies de laboratoire étaient bénignes; 1 patient a eu une élévation de l'aspartate aminotransférase (AST) de grade 4 jusqu'à 573 U / L lors de la visite de suivi de la semaine 4. Cet événement était associé à l'initiation du traitement à l'isotrétinoïne contre l'acné, et les taux d'ASAT du patient ont diminué et normalisé. L'administration de ledipasvir / sofosbuvir n'a pas affecté le développement tel qu'évalué par la stadification pubertaire de Tanner. Le lédipasvir-sofosbuvir a été très efficace pour traiter les adolescents atteints d'une infection chronique par le VHC de génotype 1. La dose de lédipasvir-sofosbuvir actuellement utilisée chez les adultes était bien tolérée chez les adolescents et avait un profil pharmacocinétique approprié [41 ]. Aucune donnée n'est actuellement disponible sur le raccourcissement éventuel du traitement à 8 semaines comme suggéré chez les adultes si leur taux d'ARN du VHC initial est inférieur à 6 millions (6,8 log) UI / ml [ 42 ].

Des études antérieures ont démontré que la santé physique et psychosociale et le fonctionnement cognitif des enfants asymptomatiques atteints d'une infection chronique par le VHC sont considérablement réduits par rapport aux enfants sans VHC [ 43 , 44 ]. L'infection chronique par le VHC a été associée à une altération de la qualité de vie liée à la santé chez les adultes et les enfants. Nyddeger et al [ 43] a évalué la QVLS de 19 enfants australiens infectés par le VHC à l'aide d'autodéclarations des enfants et de rapports de leurs parents. L'étude a révélé que les scores sommaires physiques et psychosociaux étaient significativement plus faibles que chez les enfants non infectés par le VHC. Cette déficience a été particulièrement notable dans les échelles d'impact général et émotionnel de la santé générale et des parents; les enfants infectés par le VHC ont également signalé une diminution du fonctionnement physique [ 43 ]. Dans une étude PEDS-C portant sur 114 enfants infectés par le VHC, les soignants ont évalué que leurs enfants étaient en mauvaise santé avant le traitement, tandis que les enfants et les adolescents ont déclaré des scores égaux à la population normative [ 45 ].

Younossi et coll. [ 46 ] ont été les premiers à évaluer la QVLS chez les adolescents infectés par le VHC de génotype 1 traités par le lédipasvir / sofosbuvir. HRQL a été évalué en utilisant le PedsQLv4.0-SF15 complété par les enfants et leurs soignants avant, pendant et après le traitement. Le PedsQLv4.0-SF15 comprend 15 items qui représentent 4 domaines du fonctionnement quotidien de l'adolescent (physique, émotionnel, social et scolaire). Au départ, les scores de fonctionnement scolaire des soignants et autodéclarés étaient significativement plus bas chez les adolescents infectés par le VHC ( P<0> 35 kg en fait la meilleure option chez les patients non traités et expérimentés, quelle que soit la gravité de la maladie hépatique et la présence ou l'absence de comorbidités. Par conséquent, l'association de PEG IFN et de ribavirine n'est plus recommandée. L'infection chronique par le VHC est généralement légère chez les enfants, mais le traitement devrait faire partie intégrante de l'approche de santé publique nécessaire pour réussir l'élimination de l'hépatite C. L'identification précoce de la fibrose chez les enfants peut jouer un rôle important dans la prévention du développement d'une maladie hépatique avancée. La détection non invasive de cas pédiatriques avec progression significative de la fibrose peut être très utile dans les décisions de traitement. Les résultats des études disponibles suggèrent que les méthodes de mesure de la rigidité hépatique et les tests de biomarqueurs sériques aideront les cliniciens à sélectionner des patients pédiatriques atteints de CHC qui devraient subir une biopsie hépatique et qui peuvent être utilisés comme outil de suivi pendant le suivi. L'identification précoce de la fibrose chez les enfants peut jouer un rôle important dans la prévention du développement d'une maladie hépatique avancée. La détection non invasive de cas pédiatriques avec progression significative de la fibrose peut être très utile dans les décisions de traitement. Les résultats des études disponibles suggèrent que les méthodes de mesure de la rigidité hépatique et les tests de biomarqueurs sériques aideront les cliniciens à sélectionner des patients pédiatriques atteints de CHC qui devraient subir une biopsie hépatique et qui peuvent être utilisés comme outil de suivi pendant le suivi. L'identification précoce de la fibrose chez les enfants peut jouer un rôle important dans la prévention du développement d'une maladie hépatique avancée. La détection non invasive de cas pédiatriques avec progression significative de la fibrose peut être très utile dans les décisions de traitement. Les résultats des études disponibles suggèrent que les méthodes de mesure de la rigidité hépatique et les tests de biomarqueurs sériques aideront les cliniciens à sélectionner des patients pédiatriques atteints de CHC qui devraient subir une biopsie hépatique et qui peuvent être utilisés comme outil de suivi pendant le suivi.

https://www.wjgnet.com/1007-9327/full/v24/i24/2555.htm

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ANRS CO22 HEPATHER : les antiviraux d’action directe réduisent la mortalité liée au VHC

La cohorte ANRS CO22 HEPATHER, constituée en 2012 continue à livrer ses enseignements . Parmi les plus récents figurent les résultats concernant les données de mortalité des sujets infectés par le VHC, qui ont été communiqués aux JFHOD 2018 (journées francophones d'hépato-gastroentérologie et oncologie digestive).

Au 1 er juillet 2017, un total de 162 décès, 210 carcinomes hépatocellulaires et 110 décompensations de cirrhose ont ainsi été recensés au sein de cette cohorte française qui rassemblait un total de 11.941 sujets infectés par le VHC. Parmi eux (54% d’hommes, 56 ans d’âge moyen, 38% de cirrhose, 54% d’échec à un premier traitement), 7.037 étaient traités par l’un des nouveaux antiviraux d’action directe (AAD).

L’analyse a montré que la mortalité était supérieure dans le groupe des patients traités par AAD, mais que ce phénomène était lié au biais introduit par la priorisation des prescriptions aux sujets les plus sévèrement atteints dans les premiers mois de mise à disposition des antiviraux. Ainsi, dans un modèle d’analyse pondérée sur la propension, les AAD apparaissaient bien associés à une diminution du risque de décès de 39% (HR : 0,61 [0,41-0,91]). Le risque de carcinome et de décompensation n’était pas significativement modifié au regard de ce suivi (durée médiane 24 mois), avec respectivement un HR de 1,0 [0,71-1,4] et de 0,84 [0,53-1,35].

Il était intéressant de noter que la réduction de la mortalité était plus importante lorsqu’elle était d’origine hépatique uniquement (HR : 2,1 [1,2-3,6]) que lorsque les autres types de décès étaient pris en considération (HR : 1,2 [0,7-1 ,9]), ces deux chiffres étant supérieurs à ceux caractérisant les sujets n’ayant pas reçu d’AAD (respectivement HR : 0,6 et 0,7). Le suivi de la cohorte sur les prochaines années (durée de suivi prévue : 7 à 8 ans) permettra de confirmer ou d’ajuster ces tendances.

Références :

H. Fontaine, S.Pol, F.Carrat. Résultats de la cohorte française ANRS CO22 Hepather : les anti-viraux directs (AVD) diminuent la mortalité de l’hépatite chronique C. Groupe ANRS AFEF Hepather. CO.29. JFHOD 2018

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Epclusa produit une SVR élevée dans le génotype 3 du VHC avec cirrhose compensée

Les patients atteints d'hépatite C de génotype 3 présentant une cirrhose compensée ont obtenu un taux de réponse virologique soutenue supérieur à 90% après traitement par Epclusa avec ou sans ribavirine, selon les résultats d'une étude de phase 3 récemment publiée.

Selon Rafael Esteban, MD, de l'Hôpital Universitaire de Val d'Hébron en Espagne, et ses collègues, ces résultats étaient en accord avec les études précédentes. De plus, les taux de réponse étaient numériquement plus élevés chez les patients traités par ribavirine, en grande partie en raison de l'impact des substitutions de résistance NS5A initiales (RASs).

Les chercheurs ont randomisé 204 patients pour recevoir Epclusa (sofosbuvir / velpatasvir, Gilead Sciences) avec de la ribavirine (n = 103) ou sans ribavirine (n = 101) pendant 12 semaines. Au suivi, les taux de RVS étaient de 96% (IC à 95%, 90,4-98,9) pour le groupe ribavirine et de 91% (IC à 95%, 83,8-95,huit) pour le groupe sans ribavirine.

Les patients prétraités avaient un taux de RVS numériquement plus élevé que les patients n'ayant jamais reçu de traitement (96% vs 89%) et aucune différence de taux indépendamment du traitement avec ou sans ribavirine (96%).

Parmi les patients avec NSASA RAS initiales, 21 des 22 patients du groupe ribavirine (95%) et 16 des 19 patients traités sans ribavirine (84%) ont obtenu une RVS.

Dans l'ensemble, le sofosbuvir / velpatasvir était bien toléré indépendamment de la ribavirine. Deux patients ont arrêté le traitement en raison d'événements indésirables non liés et quatre patients ont présenté des événements indésirables graves sans rapport avec le traitement.

"L'impact des résultats de cette étude sur la pratique clinique pour cette population de patients est susceptible d'être influencé par le coût et la disponibilité des tests de résistance, le traitement par ribavirine, ainsi que le retraitement potentiel des échecs virologiques avec sauvetage". "La simplicité d'un régime unique donné une fois par jour pour une durée uniforme aux patients indépendamment du stade de génotype ou de fibrose est supportée par ces données, et particulièrement approprié étant donné le faible pourcentage de patients avec rechute virologique peut être retiré avec sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprevir. "

Esteban R, et al. Gastroenterol . 2018; doi: 10.1053 / j.gastro.2018.06.042.

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Un verre de plus ou une greffe de trop : le débat reste ouvert

Le congrès de l’ATC se déroule cette année dans le centre de Seattle. Connue comme étant la plus grande ville du Nord-Ouest des États-Unis, elle est aussi appelée “Rainy City”, surnom dont nous avons très vite confirmé la pertinence sur place.
L’ATC regroupe les 2 sociétés américaines de transplantation (AST et ASTS : médecins et chirurgiens), ce qui lui permet de couvrir l’ensemble des spécialités de transplantation et tous les organes. Près de 600 communications orales et 1 500 posters ont été sélectionnés, touchant toutes les transplantations d’organes solides et laissant un large choix à chaque participant en fonction de ses centres d’intérêt. Nous vous rapportons en direct et quotidiennement quelques communications qui nous ont paru pertinentes sur le plan clinique.

Un des grands débats qui mobilise les Européens et les Américains est la prise en charge de la maladie alcoolique du foie. Une controverse sur cette thématique, opposant Christophe Moréno (Bruxelles) à James Fung (Hong Kong), avec près de 45 mn de discussion, a inauguré la transplantation hépatique. Devant l’augmentation du nombre de transplantations pour cirrhose alcoolique aux États-Unis et aussi en France, parallèlement à la baisse des greffes pour hépatite C, les critères de sélection des patients sont remis en cause dans les 2 sens. Greffe-t-on trop de patients alcooliques par manque de respect des critères ? À l’inverse, rejette-t-on des patients qui auraient pu bénéficier d’une transplantation, au prétexte que le risque de rechute alcoolique est élevé ? L’évaluation de ce risque demeure difficile et reste hypothétique. Si la rechute modifie peu la survie du patient à 5 ans dans les cohortes françaises et américaines, qu’en est-il de la survie à 10 ans ? Ce qui ressortait le plus dans la discussion a été la collégialité de la décision de transplantation. Le débat cependant reste ouvert, les critères de sélection des patients restent à améliorer.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jn 2018 - 08:14
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Transplantation : passé, présent et futur !

Seattle, la “Rainy City” qui justifiait à nouveau sa réputation ce matin, a accueilli la deuxième journée de l’ATC en rendant hommage au Pr Jean Michel Dubernard (MAX pour les intimes !), pour son action de grand pionnier en matière d’allotransplantation composite vascularisée (face, membres, etc.). Ce dernier, déjà lauréat en 2008 de la plus prestigieuse reconnaissance du monde de la transplantation, le prix Medawar, a rappelé dans une conférence plénière l’histoire des greffes composites, l’importance de Lyon, Amiens et Bruxelles dans leur initiation, les séries de patients, la création d’un véritable réseau international de très rares centres dans un esprit de “Rugby team”, ainsi que le problème majeur des rejets et complications pour des greffes non vitales… posant les problèmes éthiques qui en découlent .
L’ATC a aussi rendu hommage au grand immunologiste de la transplantation, Terry Strom, qui nous a quittés dans l’année.
Dans le programme scientifique, nous avons retenu pour vous l’actualisation à plus ou moins long terme de divers essais majeurs, parfois au-delà des temps définis initialement au protocole.
Ainsi, pour les études ayant évalué l’association de l’évérolimus à un anticalcineurine (CNI), nous vous présentons les résultats de l’étude ATHENA à 12 mois et ceux de l’étude TRANSFORM à 24 mois, toutes 2 montrant une efficacité comparable à celle du traitement immunodépresseur standard et une incidence réduite des infections virales. L’étude RITUXERA confirme, à 7 ans, l’absence de bénéfice de l’adjonction de rituximab aux thérapies standard (plasmaphérèses, IVIg, stéroïdes), bien qu’il faille rester prudent sur l’interprétation, du fait du faible effectif de l’échantillon. Enfin, une étude de biopsies à 10 ans de l’étude BENEFIT confirme (sur un nombre limité de patients) une bien meilleure préservation de l’histologie rénale chez les patients sous bélatacept, par rapport à celles de patients du groupe contrôle CSA ou de rares patients sous tacrolimus, avec significativement moins de lésions de fibrose interstitielle/atrophie tubulaire et fibrose intimale, tout à fait en concordance avec les meilleures fonctions rénales.
De façon plus anecdotique, nous avons ajouté quelques données sur des pratiques inconnues en France comme la transplantation d’utérus ou l’utilisation de greffons issus de donneurs séropositifs pour le VIH destinés à des receveurs positifs.
Nous espérons que cette lecture vous apportera des informations scientifiques utiles et vous divertira à votre réveil !

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jn 2018 - 08:15
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Le foie en marche…


Finis les dysfonctionnements du greffon, finis les greffons marginaux ou récusés, finies les cholangites ischémiques des greffons prélevés à cœur arrêté : les machines à perfusion sont là ! Elles n’en sont plus à la phase expérimentale, mais sont passées dans la pratique quotidienne. L’équipe espagnole, en séance plénière, a encore montré “le modèle” de la diffusion de cette technique dans la pratique courante et dans de nombreux centres de prélèvements grâce à une machine de perfusion normothermique portative accompagnée d’un perfusionniste.

Une grande révolution est en marche pour améliorer la qualité du greffon et étendre le pool des donneurs. Plusieurs communications ont été présentées sur ce sujet, dont certaines sont résumées dans ce journal avec les possibilités de “dégraisser” le greffon, de réaliser une greffe sans ischémie froide et de prélever un foie chez un donneur (même âgé) à cœur arrêté avec un risque très faible de cholangite ischémique.

Comme souvent, une des questions essentielles, dont la réponse ne peut venir que de l’analyse de grands registres comme celui de UNOS, est le devenir à très long terme de ces donneurs vivants. La question soulevée était le risque d’une insuffisance rénale terminale (IRT) chez le donneur de rein vivant à 10 et 20 ans. Ce risque demeure faible mais réel pour un individu donné. Déterminer les facteurs de risque de développer une IRT permettra de bien sélectionner le donneur vivant quand on a le choix. À titre d’exemple, et selon les données du registre UNOS, ce risque semble être plus élevé chez les donneurs de race blanche âgés et, inversement, chez les donneurs de race noire jeunes. Mais qu’en est-il du devenir des donneurs après 30 ou 40 ans ?

En ce troisième jour de congrès, on est frappés par la baisse de fréquentation (il ne pleut plus), les présents étant éparpillés dans des salles immenses. Cependant, cela n’a pas affecté la qualité des communications et des conférences multidisciplinaires et transversales présentées. Et nous, nous sommes restés pour pouvoir vous faire partager le meilleur de l’actualité.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jn 2018 - 08:16
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L’ATC se termine mais la recherche continue…

L’édition de l’American Transplant Congress de 2018 à Seattle se termine. Ce fut comme à l’accoutumée une édition de haute tenue, riche, variée et particulièrement pédagogique avec ses “midday didactic” faisant la revue complète d’un grand sujet, partant du fondamental en passant par le translationnel pour arriver à la clinique : de vrais “up to date” !
Manifestement, une tendance à la baisse de la participation se dessine (5 000 congressistes aujourd’hui quand les années 2000 en comptaient le double), notamment pour les “internationaux” ; concurrence des congrès européens de tout aussi bonne facture, multiplicité des réunions… ? Les moyens d’information évoluant aussi (Le Courrier de la Transplantation !), les congrès de plusieurs dizaines de milliers de participants ont-ils encore un sens ?
Pas de grand scoop en transplantation rénale dans cette édition, mais des actualisations à distance de divers essais toujours fort informatives pour confirmer ou infirmer les données précoces. Parmi les quelques nouveautés, une communication sur le CFZ533 (anticorps humanisé anti-CD40), encore très partielle avec manifestement des données à affiner mais qui augurent de belles perspectives.
L’intérêt du blocage de la voie IL-6 en transplantation commence à émerger, avec des données préliminaires prometteuses concernant l’utilisation du tocilizumab (anticorps anti-IL6R) dans 2 indications, rejet humoral chronique et rejet borderline ou simple inflammation histologique. De grands progrès sont aussi à anticiper dans le contrôle de la réponse B par l’utilisation d’IdeS (IgG degrading enzyme of Streptococcus Pyogenes), avec une efficacité impressionnante de déplétion presque immédiate des IgG qui se confirme et avec la mise au point de stratégies de prévention de l’effet rebond.
Enfin, rapporté par notre ami Nassim Kamar dans une brève, un focus particulier sur les transfusions que nous pensions beaucoup plus anodines sur le plan immunologique, depuis le passage du sang total aux culots globulaires déleucocytés ; les plus anciens, dont votre serviteur, se souviendront des transfusions de sang total que nous faisions en prégreffe, sur les modèles d’induction de tolérance DST (Donor-Specific Tolerance). Finalement, il semble que le peu de contaminant leucocytaire restant puisse générer une réponse allo-immune malgré l’immunosuppression. Une belle réflexion pour les immunologistes sur la notion de charge antigénique, de voie d’administration…

L’ATC 2018 Seattle est mort, vive l’ATC 2019 Boston !

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Jl 2018 - 13:18
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Le dépistage universel du VHC chez les adultes est rentable, diminue la prévalence

Les résultats d'une étude récente en France ont montré que le dépistage universel était la stratégie la plus efficace et était rentable lorsque le traitement était initié quel que soit le stade de la fibrose du patient.

«En Europe, les recommandations pour le dépistage du virus de l'hépatite C (VHC) ciblent toujours uniquement les personnes à haut risque d'infection» , ont écrit Sylvie Deuffic-Burban, MD, de l'Université Lille en France. «D'un point de vue individuel et surtout sociétal de l'éradication du VHC, [le dépistage universel] devrait être mis en œuvre. Cependant, en recommandant une telle stratégie, l'initiation rapide du traitement après le diagnostic est nécessaire. "

Pour évaluer l'efficacité et les coûts des différentes stratégies de dépistage du VHC, Deuffic-Burban et ses collègues ont conçu un modèle d'analyse décisionnelle incluant l'espérance de vie, l'espérance de vie en années de vie ajustées en fonction de la qualité, les coûts actualisés directs et la rentabilité différentielle. ratio (ICER) parmi la population générale française d'adultes.

Dans une stratégie qui visait l'initiation du traitement pour tous les patients fibrochémiques de stade 2 ou supérieur, la prévalence chronique du VHC chez les adultes non diagnostiqués âgés de 18 à 80 ans diminuait après un an de 0,23% à 0,17% à 0,21%. Lorsque les chercheurs ont envisagé un traitement pour tous les patients, quel que soit le stade de la fibrose, la prévalence a diminué de 0,12% à 0,2%.

Comparativement aux stratégies actuelles de dépistage fondées sur le risque, le dépistage universel des adultes non diagnostiqués a entraîné la plus faible incidence d'événements hépatiques, notamment cirrhose (2,36% vs 3,03%), cirrhose décompensée (1,92% vs 2,29%), carcinome hépatocellulaire (2,34% vs 2,54%) et la mortalité liée au foie (5,28% contre 5,76%).

La stratégie la plus rentable visait les patients âgés de 40 à 80 ans pour un gain de 26 100 euros par QALY et une économie moyenne de 0,05 années de vie et de 0,05 QALY par rapport aux stratégies actuelles basées sur le risque. Cependant, le dépistage universel était plus efficace que le ciblage des adultes âgés de 40 à 80 ans et restait rentable à 31 100 euros par QALY.

Globalement, le dépistage universel était le plus rentable si le traitement était commencé à un stade précoce de l'infection par rapport aux cas de fibrose avancée.

"Cela signifie qu'une recommandation pour une stratégie de dépistage universelle doit être accompagnée d'une recommandation pour l'initiation rapide du traitement pour tous", ont écrit les chercheurs. "Sur la base de ces résultats, les recommandations françaises les plus récentes appellent à étendre le dépistage du VHC à tous les adultes. Nous attendons une décision en faveur du dépistage universel, en plus du renforcement des tests ciblés, comme cela a été fait pour le VIH. "

Deuffic-Burban S, et al. J Hepatol . 2018; doi: 10.1016 / j.jhep.2018.05.027.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Jl 2018 - 17:51
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Cocrystal Pharma commence l'inscription et initie le dosage des patients dans l'étude de phase 2a évaluant le CC-31244 pour le traitement du VHC

ATLANTA, GA et BOTHELL, WA, 28 juin 2018 (GLOBE NEWSWIRE ) - Cocrystal Pharma, Inc. (NASDAQ: COCP), («Cocrystal» ou la «Société»), une société de biotechnologie de stade clinique découvrant et développant de nouveaux antiviraux L'étude clinique de phase 2a évaluant le CC-31244 pour le traitement des personnes infectées par le virus de l'hépatite C (VHC) a annoncé aujourd'hui le début de l'inscription et du début du traitement des patients.

Gary Wilcox, vice-président du conseil et chef de la direction de Cocrystal, a commenté: «Nous sommes ravis de faire progresser le développement clinique de notre programme principal, CC-31244, avec le début des inscriptions et le dosage des patients dans notre étude de phase 2a. Le début de cette étude représente une étape clinique passionnante et nous avons hâte d'annoncer les résultats avant la fin de l'année. Fait important, notre équipe se concentre avec diligence sur la réussite de cette étude de phase 2a et nous croyons que les résultats seront essentiels pour guider notre prochaine phase de développement pour notre programme de lutte contre l'hépatite C. "

L'étude ouverte de phase 2a est conçue pour évaluer l'innocuité, la tolérabilité et l'efficacité préliminaire du CC-31244 avec un médicament homologué contre le VHC. Dr Joel Chua, Institut de virologie humaine, Université du Maryland à Baltimore, sera le chercheur principal de l'étude. Les sujets inscrits s'auto-administreront par voie orale 400 mg de CC-31244 et une association à dose fixe de sofosbuvir et de velpatasvir pendant 14 jours. Après 14 jours, les sujets continueront le traitement pendant 4 semaines supplémentaires sur l'association à dose fixe de sofosbuvir et de velpatasvir. Les sujets seront suivis jusqu'à 24 semaines après la dernière dose de sofosbuvir et de velpatasvir pour déterminer s'ils ont obtenu une réponse virologique soutenue (RVS). Les critères d'efficacité primaires et secondaires sont la RVS 12 semaines après le traitement (RVS12) et 24 semaines après le traitement (RVS24), respectivement.

Le Dr Chua a commenté: «Le besoin d'options de traitement de très courte durée pour les personnes chroniquement infectées par l'hépatite C demeure un besoin important non satisfait. Nous sommes encouragés par les résultats que le CC-31244 a démontré à ce jour, et je crois qu'il a non seulement démontré un grand potentiel, mais aussi des promesses formidables pour répondre au besoin d'options de traitement sûres et rapides. "

La Société a précédemment rapporté des résultats positifs de l'essai de phase 1a / 1b du CC-31244 pour le traitement de l'hépatite C chronique. L'étude de phase 1a / 1b était un essai randomisé, contrôlé par placebo, en double aveugle visant à évaluer les doses ascendantes uniques et multiples de CC-31244 pour l'innocuité / tolérabilité, la pharmacocinétique et l'activité antivirale chez les patients infectés par l'hépatite C. Dans la phase 1a, 30 volontaires sains ont reçu des doses uniques (20-400 mg) de CC-31244 et 12 volontaires sains ont reçu des doses répétées de CC-31244 (200 ou 400 mg) pendant 7 jours. Au cours de la phase 1b, 15 patients infectés par le virus de l'hépatite C de génotype 1 ont reçu du CC-31244 pendant 7 jours (6 400 mg par jour, 6 600 mg par jour et 3 200 mg deux fois par jour).

Tel que rapporté, il n'y avait pas d'événements indésirables limitant la dose, d'arrêts d'études dus à des événements indésirables ou d'événements indésirables graves. Les données de charge virale ont montré que le CC-31244 administré une fois par jour (400 mg ou 600 mg) ou deux fois par jour (200 mg) pendant 7 jours avait un effet antiviral substantiel et durable, avec une baisse moyenne de la charge virale de l'hépatite C pli le jour 4. Il est intéressant de noter que la charge virale moyenne à 6 jours après la dernière dose a persisté de l'ordre de 100 fois par rapport à la valeur initiale. Les tests de réplicon à base de cellules génotype 1b de l'hépatite C utilisant des combinaisons de CC-31244 avec d'autres classes de médicaments contre l'hépatite C ont montré des effets additifs et synergiques du CC-31244, fournissant des informations importantes pour les régimes de cocktail thérapeutiques ultra-courts.

Pour plus d'informations sur l'étude de phase 2a de CC-31244 pour le traitement de l'hépatite C virale, s'il vous plaît visitez ClinicalTrials.gov et l'identificateur de référence NCT03501550.

https://www.cocrystalpharma.com/news/pr ... es-patient

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Efficacité comparative des régimes de lédipasvir / sofosbuvir à 8 et 12 semaines pour l' infection par le VHC .

• Des études du monde réel ont cherché à comparer les effets des régimes de lédipasvir / sofosbuvir de 8 et 12 semaines sur la réponse virologique soutenue (RVS) parmi les patients naïfs de l' infection par le virus de l'hépatite C de génotype 1 ( VHC -1). Néanmoins, les études comparatives sur l'efficacité dans le monde réel posent des défis uniques, tels que la confusion par indication, qui n'ont pas été traités adéquatement dans des études antérieures. Nous avons donc cherché à aborder les limites dans les études antérieures et à comparer l'efficacité globale et sous-groupe des régimes de 8 et 12 semaines de lédipasvir / sofosbuvir chez les patients naïfs de traitement VHC de génotype 1 .

• Les patients éligibles pour notre étude étaient âgés de 18 ans et plus et ont initié des régimes de lédipasvir / sofosbuvir de 8 ou 12 semaines pour le VHC -1 naïf de traitement dans un réseau d'hôpitaux publics urbains. Nous avons exclu les patients infectés par le VIH ou atteints de cirrhose. Nous avons utilisé des modèles structuraux marginaux pour estimer les ratios de risque (RR) et les limites de confiance (CL) à 95% comparant l'effet des régimes de lédipasvir / sofosbuvir de 8 et 12 semaines sur la RVS de 12 semaines.


• Notre population étudiée comprenait 191 patients. Parmi les deux régimes, la majorité étaient âgés de plus de 50 ans, de race blanche non hispanique et non assurés. Le risque global de RVS était comparable entre les régimes de 8 et 12 semaines (RR = 1,01, 95% CL: 0,92, 1,11). Le risque de RVS ne variait pas selon la race / l'origine ethnique (Noir non hispanique: RR = 1,01, CL 95%: 0,84, 1,21, Blanc non hispanique: RR = 1,01, CL 95%: 0,89, 1,04).

• Nos résultats dans le monde réel suggèrent que le lédipasvir / sofosbuvir à 8 et 12 semaines a des effets comparables sur la RVS chez les patients infectés par le VHC -1 sans cirrhose ou VIH. De plus, l'efficacité comparable des régimes de 8 et de 12 semaines chez les personnes de race noire non hispanique s'ajoute aux données de plus en plus nombreuses qui appuient l'élimination des lignes directrices thérapeutiques fondées sur la race.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29969099

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MAGELLAN-3 étude: GLE / PIB + SOF + RBV chez les patients qui ont échoué GLE / PIB
Wyles D. EASL 2018, Abs. PS-040

http://hcv-trials.com/showStudy.asp?Study=159

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Jl 2018 - 06:38
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La stéatose hépatique et la dureté du foie s’améliorent chez les personnes guéries de l’hépatite C

La stéatose hépatique et la dureté du foie se sont améliorées chez des personnes guéries de l’hépatite C sous l’effet d’antiviraux à action directe, ont rapporté des chercheurs dans Alimentary Pharmacology and Therapeutics.

La stéatose hépatique se caractérise par une accumulation de dépôts de graisses dans le foie. Les cas avancés de stéatose sont associés à un risque accru de lésions hépatiques et de cancer du foie. La stéatose augmente aussi le risque de maladies cardiaques.

La recherche sur l’impact de la guérison de l’hépatite C sur la stéatose est minime.

Les chercheurs ont effectué des mesures de la stéatose, de la dureté du foie et d’autres marqueurs de la santé hépatique au début (niveau de base) et 24 semaines après la fin d’un traitement contre l’hépatite C chez 198 personnes traitées par antiviraux à action directe.

On a constaté une réduction significative de la stéatose 24 semaines après la fin du traitement par rapport au niveau de base (2,4 % à 1,9 %), ainsi qu’une diminution de la dureté du foie (3,10 kPa à 2,80 kPa).

Chez les personnes qui avaient initialement un diagnostic clinique de stéatose hépatique (taux de stéatose supérieur à 5,2 %), 68 % n’avaient plus de stéatose à la fin de la période de suivi de 24 semaines.

Selon les chercheurs, « L’éradication virale a réduit à la fois la dureté du foie et la stéatose chez les patients ayant le VHC chronique qui ont reçu un traitement antiviral à action directe… d’autres études sont justifiées pour confirmer ces résultats chez d’autres populations ».

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/294 ... 5-62996623

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Jl 2018 - 06:39
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Le dépistage des problèmes de foie dans la communauté se révèle faisable

Un programme communautaire de dépistage des problèmes de foie a trouvé un nombre semblable de personnes atteintes de lésions hépatiques avancées, par rapport aux personnes soignées dans une clinique hospitalière spécialisée, ont rapporté des chercheurs australiens dans le Journal of Hepatology.

Les participants incluaient 780 personnes ayant l’hépatite C suivies dans des cabinets de soins primaires et 207 patients ayant l’hépatite C suivis dans une clinique hospitalière. Aucun des participants sélectionnés dans la communauté n’avait consulté de spécialiste depuis 18 mois, et aucun d’entre eux n’avait eu de cancer du foie auparavant.

Sur une période de 26 mois, tous les participants recrutés dans la communauté ont fait l’objet d’une évaluation clinique, de tests sanguins et de mesures de la fibrose hépatique utilisant l’élastographie transitoire (Fibroscan).

La mesure médiane de la dureté du foie a été de 6,9 kPa pour les participants de la communauté, et 17 % d’entre eux couraient le risque de subir des lésions hépatiques avancées (cirrhose). Le risque de cirrhose était semblable dans les deux groupes, soit les patients suivis à l’hôpital et les participants suivis dans la communauté.

Selon les chercheurs, « Nos données laissent croire que les taux de fibrose avancée dans la communauté sont significatifs (17 %), sont souvent sous-diagnostiqués et se comparent aux taux observés dans les centres spécialisés vers lesquels on dirige les patients ».

https://www.sciencedirect.com/science/a ... 5-62996623

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Le Cabozantinib augmente sa survie dans le cancer du foie avancé - Résultats de l'essai de phase 3

L'agent ciblé cabozantinib (Cabometyx, Exelixis) pourrait être une nouvelle option de traitement pour les patients déjà traités atteints de carcinome hépatocellulaire avancé (HCC) ), suggèrent les résultats d'un essai de phase 3.

Comparativement au placebo, le traitement par le cabozantinib a entraîné une survie globale plus longue et une survie sans progression.

La médiane de survie globale était de 2,2 mois plus longue chez les patients ayant reçu du cabozantinib, et le traitement était associé à une réduction de 56% du risque de progression ou de décès.

Les résultats ont été initialement présentés au Symposium sur les cancers gastro-intestinaux (GICS) 2018 et ont été rapportés par Medscape Medical News à cette époque. Ils ont maintenant été publiés dans le New England Journal of Medicine.

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1717002

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Jl 2018 - 15:42
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Traitement du VHC par DAA possible dans un carcinome hépatocellulaire traité avec succès

Le traitement de l' infection par le virus de l' hépatite C (VHC) est possible chez les patients qui ont été traités avec succès pour un carcinome hépatocellulaire (CHC), et les meilleurs résultats ont été obtenus avec plusieurs antiviraux à action directe et ribavirine (RBV), selon de nouveaux résultats publiés dans le European Journal of Gastroenterology & Hepatology. Cependant, la récurrence du CHC était élevée et a été observée chez 42% des patients. Dans ce groupe d'étude, 80,7% ont eu une récidive dans les 6 mois suivant le début du traitement.

Le traitement du VHC chez les patients atteints d'une maladie hépatique avancée est devenu une réalité avec l'avènement des régimes DAA. La présente étude décrit les résultats du traitement du VHC avec les AAD chez 62 patients atteints de CHC qui ont obtenu une réponse radiologique complète après le traitement du cancer.

Les patients ont reçu l'un des 4 régimes de traitement du VHC: le groupe 1 a reçu du sofosbuvir (SOF) + RBV pendant 24 semaines, le groupe 2 a reçu SOF + siméprévir pendant 12 semaines, groupe 3 a reçu SOF + daclatasvir (DAC) pendant 24 semaines et groupe 4 reçu SOF + DAC + RBV pendant 12 semaines.

Le suivi médian était de 12 mois après le début du traitement.

Un taux de réponse global de 64,5% a été atteint, avec le taux le plus élevé observé avec le régime SOF / DAC / RBV pendant 12 semaines, à 87,5%, et le plus bas, 26,7%, avec 24 semaines de SOF / RBV.

Les taux les plus élevés de récurrence du CHC ont été observés chez les patients traités par chimioembolisation transartérielle (66,7%) et les plus faibles chez les patients traités par résection chirurgicale ou par des mesures combinées (0% pour les deux, P = 0,04).

"La récurrence du CHC après un traitement par AAD n'est pas une découverte rare et des essais plus contrôlés sont nécessaires pour clarifier ou nier la relation possible", écrivent les auteurs.

https://www.infectiousdiseaseadvisor.co ... le/778692/

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