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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Mar 2018 - 10:07
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Prise en charge du VIH – Recommandations du groupe d’experts



Le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) et l’Agence nationale de la recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) ont confié au professeur Philippe Morlat (président du groupe d’expert-e-s, CHU Bordeaux) la responsabilité de l’actualisation des recommandations d’expert-e-s concernant la prise en charge du VIH. Désormais, ces recommandations ne font plus l’objet d’une publication en version papier dans un document unique, mais en différents chapitres, autonomes, mis en ligne sur le site du CNS, à des dates différentes (entre septembre 2016 et février 2018 pour le plus récent). Voici quelques points forts sur des chapitres réactualisés.

https://cns.sante.fr/actualites/prise-e ... -dexperts/

https://www.seronet.info/article/rappor ... tinu-80983

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Mar 2018 - 08:52
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VIH : les chercheurs du monde entier travaillent sur la persistance du virus

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... WbYJvAkCeQ

La guérison fonctionnelle est possible

https://www.youtube.com/watch?v=wv6rbCDnQjk

Un virus « tueur » mais banalisé

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... OKi0n7hiV8

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Mar 2018 - 10:23
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AIDES ET LES FEMMES : TOUT UN COMBAT !

Le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, Seronet vous propose une réflexion sur la lutte contre le VIH, les enjeux concernant les femmes et la place qu’elles y ont occupée et occupent encore dans ce combat à travers l’expérience de AIDES. Trois administratrices de l’association : Catherine Aumond, Graciela Cattanéo et Marie-José Lafortune-Léonin ont relevé le défi de revenir sur le passé (sans nostalgie) et de parler de l’avenir.



"La mobilisation sur la question des femmes face au VIH s’est faite de façon assez tardive. Cette situation n’est pas spécifique à la France. Ce n’est qu’en 1992, lors de la conférence internationale sur le sida d’Amsterdam, que cette question a été mise à l’ordre du jour grâce, notamment, à des militantes féministes. On considérait cette nouvelle maladie comme une préoccupation pour la santé des hommes.

Une revue scientifique, publiée aux Etats-Unis en 1985, informe ainsi ses lecteurs que le vagin, "robuste" et conçu pour les rigueurs de la maternité, résisterait au VIH. Ainsi, au début des années 1980, rares sont les médecins ou les experts en santé publique qui considèrent les femmes d’Europe et d’Amérique du Nord comme vulnérables au VIH. Malheureusement, rares sont aussi ceux qui portent attention à la propagation rapide du VIH en Afrique subsaharienne. En 1986, l’Organisation mondiale de la santé en étudiant l’évolution de la propagation du VIH en Afrique et les épidémies croissantes en Amérique du Nord et en Europe, prend conscience que les "robustes vagins" ne protègent pas les femmes. Même si, à l’époque, elles sont moins nombreuses que les hommes à être contaminées, elles ne sont pas pour autant épargnées.

L’épidémie chez les femmes restera longtemps silencieuse et leurs vulnérabilités spécifiques méconnues. En France, la mobilisation se situe autour des mêmes dates. Ce n’est qu’en 1996 qu’ont été organisées les premières actions spécifiques structurées au niveau institutionnel et associatif, des programmes qui prenaient en compte pour la première fois les femmes, non plus dans la seule optique de santé reproductive, mais plus globalement par rapport à des objectifs de santé sexuelle.

Et à AIDES ?

Nous avons toujours été présentes et nombreuses. Au début, en tant que mères, sœurs, amies, conjointes ou simplement militantes fortement engagées dans le soutien et l’accompagnement, la lutte contre les préjugés et les discriminations. Puis, vers la fin des années 80, sont arrivées les femmes vivant avec le VIH, certaines originaires d’Afrique. C’est à ce moment-là, que se sont constitués les premiers groupes de paroles de femmes séropositives et les groupes parents/enfants.

Le désir d’enfant, une prise en charge médicale respectueuse des spécificités des femmes et la difficulté de négocier la prévention, ont été au cœur des premières revendications. Progressivement, dans le réseau AIDES, des actions visant à renforcer la capacité des femmes séronégatives à se protéger et des femmes séropositives à se soigner vont se mettre en place. L’enjeu est alors de réduire les vulnérabilités des femmes face à l’épidémie VIH en assurant leur visibilité et en faisant valoir leur expertise.

Ces actions vont s’organiser autour de projets locaux concrets touchant pour la plupart les groupes de femmes considérées les plus vulnérables face au VIH, du fait de leur statut social et administratif défavorable, de leur précarité socio-économique, ou de leurs pratiques. Les années 2000 verront se déployer de nombreux projets, avec toujours l’objectif de contribuer à la transformation de la société, là où elle ne répond pas aux besoins des personnes concernées.

Le renforcement des liens avec la recherche, un travail sur les freins sociaux et scientifiques à la participation des femmes aux essais thérapeutiques, la création du groupe "Femmes" du TRT-5 ; la participation des militantes à l’élaboration des rapports d’experts sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH ; le développement des solidarités internationales avec les associations africaines et européennes ; les successifs Etats Généraux "Femmes et VIH" avec Act Up-Paris et le Mouvement français pour le Planning familial ; les campagnes de plaidoyer pour les microbicides et de communication pour le préservatif féminin ; la première conférence de presse de quinze militantes séropositives, témoignant à visage découvert un 8 mars ; les ateliers santé et droits avec les femmes migrantes ; les publications comme le numéro spécial Remaides "Femmes", "Femmes Plus", Info Femmes", "Santé SexuElles", "Je consomme et alors ?", etc. pensées et créées par elles, pour elles ; les rencontres Femmes séropositives en actions et leurs suites : l’enquête EVE et la Disance et Femmes en Action, le dernier événement en date, ses films et ses revendications : ce sont autant d’actions qui ont jalonné l’histoire des femmes de AIDES.

Politiquement, les femmes ont toujours été présentes et plusieurs ont marqué l’histoire de AIDES par leur engagement et leurs contributions, qu’elles soient ou non spécifiques aux femmes.

Et demain, la fin des épidémies ?

Les inégalités entre hommes et femmes entretiennent les épidémies et en intensifient l’impact. Arriver à y mettre fin exigera de libérer aussi bien les femmes que les hommes des normes et des stéréotypes qui les rendent vulnérables. Les violations des droits des femmes alimentent les épidémies du sida et des hépatites, aussi bien dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Il est certain que le statut des femmes ainsi que les lois et politiques qui protègent leurs droits sont très différents. Mais la situation est la même en France pour les femmes qui vivent dans la pauvreté, celles originaires des régions du monde où l’épidémie de sida est forte, celles qui consomment des drogues injectables, qui exercent un travail sexuel, qui sont en prison et toutes celles dont la dépendance sociale et économique limite les choix et entraîne un risque d’abus et de violence.

Pour atteindre nos objectifs de fin des épidémies, nous devons continuer le combat, pour que nos actions se consolident et se développent, pour que les réponses novatrices trouvées aux obstacles que nous rencontrons, en tant que femmes concernées, soient reconnues, soutenues politiquement et financièrement, en interne dans notre association et à l’externe. L’ensemble de la communauté AIDES, dans sa diversité, doit se mobiliser et soutenir cette démarche sans ambiguïté et sans états d’âme".

Catherine Aumond, vice-présidente de AIDES, présidente de AIDES région Centre Val de Loire, administratrice
Graciela Cattanéo, présidente de AIDES région Normandie, administratrice
Marie-José Lafortune-Léonin, présidente de AIDES région Caraïbes, administratrice

https://www.seronet.info/article/aides- ... mbat-81061

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Mar 2018 - 19:21
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Traitement de l’infection VIH: Les associations d'antirétroviraux à longue durée d’action, avantages et inconvénients

Alors que les progrès récents des traitements ont permis de faire évoluer l'infection VIH vers la maladie chronique, la nécessité d'une observance rigoureuse de la part des personnes vivant avec le virus encourage le développement de formulations de molécules antorétrovirales à longue durée d’action (ARVs-LA). Pour l'instant, les premières études évaluent une injection une fois par mois ou une fois tous les deux mois, mais le but est d'arriver à diminuer encore cette fréquence, tout en concervant intacte l'efficacité de la thérapie.

Les associations d’ARVs mises ces dernières années à la disposition des prescripteurs et des patients ont permis une augmentation significative de l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH , en réduisant significativement la morbidité et de la mortalité associées à cette infection. Bien que les traitements actuellement disponibles ne permettent pas encore l’obtention de la guérison de cette infection, il est désormais possible de parler d’une infection chronique, ce qui modifie considérablement les objectifs de prise en charge de ces patients.

Ces progrès remarquables n’ont cependant pas totalement éliminé les facteurs pouvant être à l’origine d’une résistance virale et de son corollaire, l’échec thérapeutique. Parmi ceux-ci ont retrouve une efficacité insuffisante reliée à une résistance préexistante, à l’existence d’une variabilité pharmacocinétique des drogues et/ou de leur toxicité, à un défaut d’observance de traitements généralement pris par voie orale tout au long de la vie.

Or, à ce jour, si l’on excepte le cas de l’enfuvirtide, tous les ARVs disponibles relèvent d’une administration par voie orale et sont par conséquent soumis à la nécessité d’une observance rigoureuse sous peine de favoriser l’apparition de souches virales résistantes. L’instauration, désormais possible, d’une prescription d’ARVs à visée prophylactique ( PrEP ), se heurte au même problème et les études disponibles aujourd’hui confirment que les échecs observés par insuffisance de protection sont à relier en grande partie à un déficit d’observance (Van Damme et col, 2012).

Ces divers aspects pharmaco-cliniques ont logiquement conduit au développement de formulations d’ARVs à longue durée d’action (ARVs-LA). Cette recherche a probablement ouvert une nouvelle ère tant dans le domaine de la thérapeutique que dans celui de la prophylaxie de l’infection par le VIH (Radzo et col, 2015) . Destinée à remplacer la prise quotidienne de comprimés mais aussi à réduire la variabilité de la pharmacocinétique des ARVs tout en minimisant leur toxicité, cette approche ouvre une voie nouvelle et riche de potentialités à court terme.

La suite ici :

http://vih.org/20180328/traitement-linf ... antages-et

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Avr 2018 - 10:36
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VIH : passez à la bithérapie

Au milieu des années 1990, le développement des antiprotéases a permis l’accès à des trithérapies antirétrovirales qui ont révolutionné le pronostic de l’infection par le VIH. Après l’apparition de nouvelles classes thérapeutiques comme les inhibiteurs d’intégrase, et à l’heure où de nombreux patients sont aujourd’hui contrôlés sur le plan virologique depuis de longues années, l’étude SWORD (parue dans le Lancet en janvier 2018) a montré que l’association d’un inhibiteur d’intégrase et d’un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (dolutégravir + rilpivirine) était aussi efficace qu’une trithérapie pour maintenir une charge virale indétectable chez des adultes infectés par le VIH-1 n’ayant pas d’antécédent de résistance ou d’échec au traitement (après 48 semaines de suivi).

Le laboratoire ViiV Healthcare, entièrement dédié à la prise en charge de l’infection par le VIH, a reçu un avis favorable du comité européen des médicaments à usage humain (CHMP) recommandant l’autorisation de mise sur le marché de l’association fixe dolutégravir 50 mg et rilpivirine 25 mg (Juluca) pour le traitement de « l’infection par le VIH-1 chez l’adulte contrôlé virologiquement (ARN VIH-1 inférieur à 50 copies par ml) sous traitement virologique stable depuis au moins 6 mois sans historique d’échec virologique et sans résistance connue ou suspectée aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ou aux inhibiteurs d’intégrase ».

Cette « désescalade » thérapeutique facilite probablement l’observance et surtout diminue le risque de toxicité à long terme.

Dr William Hayward

RÉFÉRENCE
D’après un communiqué de presse de ViiV Healthcare, mars 2018.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Avr 2018 - 10:44
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Le VIH induit des défauts osseux en infectant les ostéoclastes (INSERM)

L’équipe dirigée par Isabelle Maridonneau-Parini, chercheuse Inserm à Toulouse, a pour la première fois montré que le VIH-1 infecte les ostéoclastes
, cellules naturellement chargées de dégrader l’os. Ce faisant, le virus décuple l’efficacité de ces cellules, créant un déficit osseux progressif avec un risque accru d’ostéoporose et de fractures.

L’infection par le VIH accélère la dégradation des os. Le risque de déficit osseux est même six fois plus élevé chez les personnes infectées par ce virus que chez les sujets sains, entrainant des risques accrus d’ostéopénie, d’ostéoporose et de fractures. Cet effet est connu depuis plusieurs années et s’explique à la fois par l’effet des traitements antirétroviraux, néfastes pour les os, mais aussi par l’infection elle-même. Des travaux avaient déjà montré un rôle indirect du système immunitaire. Mais pour la première fois, l’équipe dirigée par Isabelle Maridonneau-Parini* va beaucoup plus loin et prouve que le virus agit directement sur le métabolisme osseux en infectant les cellules naturellement chargées de dégrader l’os : les ostéoclastes. L’équipe a aussi identifié la protéine virale impliquée dans ce processus.

Les ostéoclastes, cibles du VIH-1

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont montré - in vivo dans un modèle murin humanisé et ex vivo dans des explants de tissu articulaire humain - que le VIH-1 cible les ostéoclastes. Ils ont constaté que les ostéoclastes et leurs précurseurs pouvaient être infectés à la fois par du VIH-1 libre et par contact avec des lymphocytes T infectés. "Les ostéoclastes proviennent de précurseurs présents dans le sang et la moelle osseuse qui sont également à l’origine des macrophages
, des cibles du VIH importantes pour la pathogénèse. Les deux types de cellules portent à leur surface les mêmes récepteurs qui permettent l’entrée du virus", explique Christel Verollet*, chercheuse Inserm co-responsable de ces travaux.

Les ostéoclastes peuvent ainsi être infectés à un stade très précoce dans le sang ou plus tard, au niveau de l’os, en présence de cellules immunitaires infectées, et cela sans effet cytotoxique
. "Il est pour l’instant difficile de savoir à quel moment l’infection se produit in vivo chez les patients. Chez les personnes dont la maladie est bien contrôlée par les traitements, l’infection pourrait se produire avant le début du traitement ou par contact avec des lymphocytes réservoirs abritant du virus dormant ", suggère Christel Verollet.

Une efficacité redoutable

Quoi qu’il en soit, l’activité d’un ostéoclaste est exacerbée après infection. La cellule devient hyper efficace dans son rôle de dégradation osseuse. "Chez des individus sains, il existe un équilibre entre leur activité et celle des ostéoblastes
, qui reforment l’os en permanence. Mais chez ces patients, les ostéoclastes infectés mettent les bouchées doubles, créant des déficits osseux", explique la chercheuse. En pratique, l’équipe a constaté que l’infection entrainait une modification de la zone de scellement des ostéoclastes, qui délimite la région où s’effectue la dégradation du tissu osseux. Cette structure qui n’existe que dans ces cellules est essentiellement composée d’actine et permet l’adhérence à l’os et l’accumulation des enzymes nécessaires à sa dégradation. Or, en présence du virus, cette structure est plus dense, plus large, plus stable. "L’adhérence est meilleure et la zone de dégradation élargie", clarifie-t-elle.

Une protéine virale identifiée

Les chercheurs ont été jusqu’à décrire les mécanismes moléculaires en cause. Ils ont observé que ces changements concordaient avec l’augmentation de l’activité de la protéine Src, largement impliquée dans l’organisation de cette zone de scellement. Or, une protéine virale appelée Nef est justement connue pour interagir avec Src. L’équipe a donc exploité un modèle murin transgénique exprimant Nef pour étudier son effet : Les animaux présentent une augmentation de la surface couverte par les ostéoclastes et des os fragilisés, confirmant l’implication de cette protéine dans le phénomène.

La découverte de ces mécanismes ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour protéger la santé osseuse des patients séropositifs. Des traitements qui ciblent la zone de scellement sont en développement dans le domaine de l’ostéoporose et pourraient notamment apporter un bénéfice complémentaire aux malades.

*chercheuse Inserm, UMR5089 CNRS/UT3 Paul Sabatier, équipe Phagocyte migration and differentiation, Institut de pharmacologie et de biologie structurale, Toulouse

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Avr 2018 - 10:31
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Mise à jour du rapport du groupe d’experts sur le VIH: Dépistage, prévention biomédicale et organisation de la prise en charge
vih.org

A l’occasion de l’AFRAVIH 2018, le professeur Philippe Morlat a présenté la mise à jour du rapport du groupe d’experts regroupant les recommandations pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la prévention, insistant sur les opportunités que sont la prophylaxie pré-exposition ( Prep ) et le traitement comme prévention ( Tasp ).

Comme c’est désormais établi, il n’y plus d’actualisations annuelles ou bisannuelles du «Rapport Morlat» dans son entièreté mais des mises à jour progressives et régulières des chapitres du document de référence en France sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la prévention de l’épidémie. Le Pr. Philippe Morlat a ainsi présenté les dernières nouveautés du rapport à l'occasion de la session «Late Breakers» de l’AFRAVIH 2018, qui s’est tenue à Bordeaux du 4 au 7 avril 2018.

Le médecin bordelais a commencé par rappeler les comorbidités restaient importantes chez les personnes vivant avec le VIH: 43% des personnes vivant avec le VIH fument contre 30% dans la population générale et, avec l’allongement de la durée de vie grâce aux derniers traitements, ce sont désormais les risques de surpoids que les médecins doivent surveiller chez les patientes et leurs patients. Ainsi, en Aquitaine, c’est presque la moitié des personnes dans la cohorte VIH+ (ANRS CO3) qui est concernée par l’hypertension.

http://vih.org/20180412/mise-jour-du-ra ... edicale-et

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