Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Mar 2018 - 10:07
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Prise en charge du VIH – Recommandations du groupe d’experts



Le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) et l’Agence nationale de la recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) ont confié au professeur Philippe Morlat (président du groupe d’expert-e-s, CHU Bordeaux) la responsabilité de l’actualisation des recommandations d’expert-e-s concernant la prise en charge du VIH. Désormais, ces recommandations ne font plus l’objet d’une publication en version papier dans un document unique, mais en différents chapitres, autonomes, mis en ligne sur le site du CNS, à des dates différentes (entre septembre 2016 et février 2018 pour le plus récent). Voici quelques points forts sur des chapitres réactualisés.

https://cns.sante.fr/actualites/prise-e ... -dexperts/

https://www.seronet.info/article/rappor ... tinu-80983

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Mar 2018 - 08:52
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
VIH : les chercheurs du monde entier travaillent sur la persistance du virus

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... WbYJvAkCeQ

La guérison fonctionnelle est possible

https://www.youtube.com/watch?v=wv6rbCDnQjk

Un virus « tueur » mais banalisé

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... OKi0n7hiV8

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Mar 2018 - 10:23
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
AIDES ET LES FEMMES : TOUT UN COMBAT !

Le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, Seronet vous propose une réflexion sur la lutte contre le VIH, les enjeux concernant les femmes et la place qu’elles y ont occupée et occupent encore dans ce combat à travers l’expérience de AIDES. Trois administratrices de l’association : Catherine Aumond, Graciela Cattanéo et Marie-José Lafortune-Léonin ont relevé le défi de revenir sur le passé (sans nostalgie) et de parler de l’avenir.



"La mobilisation sur la question des femmes face au VIH s’est faite de façon assez tardive. Cette situation n’est pas spécifique à la France. Ce n’est qu’en 1992, lors de la conférence internationale sur le sida d’Amsterdam, que cette question a été mise à l’ordre du jour grâce, notamment, à des militantes féministes. On considérait cette nouvelle maladie comme une préoccupation pour la santé des hommes.

Une revue scientifique, publiée aux Etats-Unis en 1985, informe ainsi ses lecteurs que le vagin, "robuste" et conçu pour les rigueurs de la maternité, résisterait au VIH. Ainsi, au début des années 1980, rares sont les médecins ou les experts en santé publique qui considèrent les femmes d’Europe et d’Amérique du Nord comme vulnérables au VIH. Malheureusement, rares sont aussi ceux qui portent attention à la propagation rapide du VIH en Afrique subsaharienne. En 1986, l’Organisation mondiale de la santé en étudiant l’évolution de la propagation du VIH en Afrique et les épidémies croissantes en Amérique du Nord et en Europe, prend conscience que les "robustes vagins" ne protègent pas les femmes. Même si, à l’époque, elles sont moins nombreuses que les hommes à être contaminées, elles ne sont pas pour autant épargnées.

L’épidémie chez les femmes restera longtemps silencieuse et leurs vulnérabilités spécifiques méconnues. En France, la mobilisation se situe autour des mêmes dates. Ce n’est qu’en 1996 qu’ont été organisées les premières actions spécifiques structurées au niveau institutionnel et associatif, des programmes qui prenaient en compte pour la première fois les femmes, non plus dans la seule optique de santé reproductive, mais plus globalement par rapport à des objectifs de santé sexuelle.

Et à AIDES ?

Nous avons toujours été présentes et nombreuses. Au début, en tant que mères, sœurs, amies, conjointes ou simplement militantes fortement engagées dans le soutien et l’accompagnement, la lutte contre les préjugés et les discriminations. Puis, vers la fin des années 80, sont arrivées les femmes vivant avec le VIH, certaines originaires d’Afrique. C’est à ce moment-là, que se sont constitués les premiers groupes de paroles de femmes séropositives et les groupes parents/enfants.

Le désir d’enfant, une prise en charge médicale respectueuse des spécificités des femmes et la difficulté de négocier la prévention, ont été au cœur des premières revendications. Progressivement, dans le réseau AIDES, des actions visant à renforcer la capacité des femmes séronégatives à se protéger et des femmes séropositives à se soigner vont se mettre en place. L’enjeu est alors de réduire les vulnérabilités des femmes face à l’épidémie VIH en assurant leur visibilité et en faisant valoir leur expertise.

Ces actions vont s’organiser autour de projets locaux concrets touchant pour la plupart les groupes de femmes considérées les plus vulnérables face au VIH, du fait de leur statut social et administratif défavorable, de leur précarité socio-économique, ou de leurs pratiques. Les années 2000 verront se déployer de nombreux projets, avec toujours l’objectif de contribuer à la transformation de la société, là où elle ne répond pas aux besoins des personnes concernées.

Le renforcement des liens avec la recherche, un travail sur les freins sociaux et scientifiques à la participation des femmes aux essais thérapeutiques, la création du groupe "Femmes" du TRT-5 ; la participation des militantes à l’élaboration des rapports d’experts sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH ; le développement des solidarités internationales avec les associations africaines et européennes ; les successifs Etats Généraux "Femmes et VIH" avec Act Up-Paris et le Mouvement français pour le Planning familial ; les campagnes de plaidoyer pour les microbicides et de communication pour le préservatif féminin ; la première conférence de presse de quinze militantes séropositives, témoignant à visage découvert un 8 mars ; les ateliers santé et droits avec les femmes migrantes ; les publications comme le numéro spécial Remaides "Femmes", "Femmes Plus", Info Femmes", "Santé SexuElles", "Je consomme et alors ?", etc. pensées et créées par elles, pour elles ; les rencontres Femmes séropositives en actions et leurs suites : l’enquête EVE et la Disance et Femmes en Action, le dernier événement en date, ses films et ses revendications : ce sont autant d’actions qui ont jalonné l’histoire des femmes de AIDES.

Politiquement, les femmes ont toujours été présentes et plusieurs ont marqué l’histoire de AIDES par leur engagement et leurs contributions, qu’elles soient ou non spécifiques aux femmes.

Et demain, la fin des épidémies ?

Les inégalités entre hommes et femmes entretiennent les épidémies et en intensifient l’impact. Arriver à y mettre fin exigera de libérer aussi bien les femmes que les hommes des normes et des stéréotypes qui les rendent vulnérables. Les violations des droits des femmes alimentent les épidémies du sida et des hépatites, aussi bien dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Il est certain que le statut des femmes ainsi que les lois et politiques qui protègent leurs droits sont très différents. Mais la situation est la même en France pour les femmes qui vivent dans la pauvreté, celles originaires des régions du monde où l’épidémie de sida est forte, celles qui consomment des drogues injectables, qui exercent un travail sexuel, qui sont en prison et toutes celles dont la dépendance sociale et économique limite les choix et entraîne un risque d’abus et de violence.

Pour atteindre nos objectifs de fin des épidémies, nous devons continuer le combat, pour que nos actions se consolident et se développent, pour que les réponses novatrices trouvées aux obstacles que nous rencontrons, en tant que femmes concernées, soient reconnues, soutenues politiquement et financièrement, en interne dans notre association et à l’externe. L’ensemble de la communauté AIDES, dans sa diversité, doit se mobiliser et soutenir cette démarche sans ambiguïté et sans états d’âme".

Catherine Aumond, vice-présidente de AIDES, présidente de AIDES région Centre Val de Loire, administratrice
Graciela Cattanéo, présidente de AIDES région Normandie, administratrice
Marie-José Lafortune-Léonin, présidente de AIDES région Caraïbes, administratrice

https://www.seronet.info/article/aides- ... mbat-81061

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Mar 2018 - 19:21
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Traitement de l’infection VIH: Les associations d'antirétroviraux à longue durée d’action, avantages et inconvénients

Alors que les progrès récents des traitements ont permis de faire évoluer l'infection VIH vers la maladie chronique, la nécessité d'une observance rigoureuse de la part des personnes vivant avec le virus encourage le développement de formulations de molécules antorétrovirales à longue durée d’action (ARVs-LA). Pour l'instant, les premières études évaluent une injection une fois par mois ou une fois tous les deux mois, mais le but est d'arriver à diminuer encore cette fréquence, tout en concervant intacte l'efficacité de la thérapie.

Les associations d’ARVs mises ces dernières années à la disposition des prescripteurs et des patients ont permis une augmentation significative de l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH , en réduisant significativement la morbidité et de la mortalité associées à cette infection. Bien que les traitements actuellement disponibles ne permettent pas encore l’obtention de la guérison de cette infection, il est désormais possible de parler d’une infection chronique, ce qui modifie considérablement les objectifs de prise en charge de ces patients.

Ces progrès remarquables n’ont cependant pas totalement éliminé les facteurs pouvant être à l’origine d’une résistance virale et de son corollaire, l’échec thérapeutique. Parmi ceux-ci ont retrouve une efficacité insuffisante reliée à une résistance préexistante, à l’existence d’une variabilité pharmacocinétique des drogues et/ou de leur toxicité, à un défaut d’observance de traitements généralement pris par voie orale tout au long de la vie.

Or, à ce jour, si l’on excepte le cas de l’enfuvirtide, tous les ARVs disponibles relèvent d’une administration par voie orale et sont par conséquent soumis à la nécessité d’une observance rigoureuse sous peine de favoriser l’apparition de souches virales résistantes. L’instauration, désormais possible, d’une prescription d’ARVs à visée prophylactique ( PrEP ), se heurte au même problème et les études disponibles aujourd’hui confirment que les échecs observés par insuffisance de protection sont à relier en grande partie à un déficit d’observance (Van Damme et col, 2012).

Ces divers aspects pharmaco-cliniques ont logiquement conduit au développement de formulations d’ARVs à longue durée d’action (ARVs-LA). Cette recherche a probablement ouvert une nouvelle ère tant dans le domaine de la thérapeutique que dans celui de la prophylaxie de l’infection par le VIH (Radzo et col, 2015) . Destinée à remplacer la prise quotidienne de comprimés mais aussi à réduire la variabilité de la pharmacocinétique des ARVs tout en minimisant leur toxicité, cette approche ouvre une voie nouvelle et riche de potentialités à court terme.

La suite ici :

http://vih.org/20180328/traitement-linf ... antages-et

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Avr 2018 - 10:36
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
VIH : passez à la bithérapie

Au milieu des années 1990, le développement des antiprotéases a permis l’accès à des trithérapies antirétrovirales qui ont révolutionné le pronostic de l’infection par le VIH. Après l’apparition de nouvelles classes thérapeutiques comme les inhibiteurs d’intégrase, et à l’heure où de nombreux patients sont aujourd’hui contrôlés sur le plan virologique depuis de longues années, l’étude SWORD (parue dans le Lancet en janvier 2018) a montré que l’association d’un inhibiteur d’intégrase et d’un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (dolutégravir + rilpivirine) était aussi efficace qu’une trithérapie pour maintenir une charge virale indétectable chez des adultes infectés par le VIH-1 n’ayant pas d’antécédent de résistance ou d’échec au traitement (après 48 semaines de suivi).

Le laboratoire ViiV Healthcare, entièrement dédié à la prise en charge de l’infection par le VIH, a reçu un avis favorable du comité européen des médicaments à usage humain (CHMP) recommandant l’autorisation de mise sur le marché de l’association fixe dolutégravir 50 mg et rilpivirine 25 mg (Juluca) pour le traitement de « l’infection par le VIH-1 chez l’adulte contrôlé virologiquement (ARN VIH-1 inférieur à 50 copies par ml) sous traitement virologique stable depuis au moins 6 mois sans historique d’échec virologique et sans résistance connue ou suspectée aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ou aux inhibiteurs d’intégrase ».

Cette « désescalade » thérapeutique facilite probablement l’observance et surtout diminue le risque de toxicité à long terme.

Dr William Hayward

RÉFÉRENCE
D’après un communiqué de presse de ViiV Healthcare, mars 2018.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Avr 2018 - 10:44
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Le VIH induit des défauts osseux en infectant les ostéoclastes (INSERM)

L’équipe dirigée par Isabelle Maridonneau-Parini, chercheuse Inserm à Toulouse, a pour la première fois montré que le VIH-1 infecte les ostéoclastes
, cellules naturellement chargées de dégrader l’os. Ce faisant, le virus décuple l’efficacité de ces cellules, créant un déficit osseux progressif avec un risque accru d’ostéoporose et de fractures.

L’infection par le VIH accélère la dégradation des os. Le risque de déficit osseux est même six fois plus élevé chez les personnes infectées par ce virus que chez les sujets sains, entrainant des risques accrus d’ostéopénie, d’ostéoporose et de fractures. Cet effet est connu depuis plusieurs années et s’explique à la fois par l’effet des traitements antirétroviraux, néfastes pour les os, mais aussi par l’infection elle-même. Des travaux avaient déjà montré un rôle indirect du système immunitaire. Mais pour la première fois, l’équipe dirigée par Isabelle Maridonneau-Parini* va beaucoup plus loin et prouve que le virus agit directement sur le métabolisme osseux en infectant les cellules naturellement chargées de dégrader l’os : les ostéoclastes. L’équipe a aussi identifié la protéine virale impliquée dans ce processus.

Les ostéoclastes, cibles du VIH-1

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont montré - in vivo dans un modèle murin humanisé et ex vivo dans des explants de tissu articulaire humain - que le VIH-1 cible les ostéoclastes. Ils ont constaté que les ostéoclastes et leurs précurseurs pouvaient être infectés à la fois par du VIH-1 libre et par contact avec des lymphocytes T infectés. "Les ostéoclastes proviennent de précurseurs présents dans le sang et la moelle osseuse qui sont également à l’origine des macrophages
, des cibles du VIH importantes pour la pathogénèse. Les deux types de cellules portent à leur surface les mêmes récepteurs qui permettent l’entrée du virus", explique Christel Verollet*, chercheuse Inserm co-responsable de ces travaux.

Les ostéoclastes peuvent ainsi être infectés à un stade très précoce dans le sang ou plus tard, au niveau de l’os, en présence de cellules immunitaires infectées, et cela sans effet cytotoxique
. "Il est pour l’instant difficile de savoir à quel moment l’infection se produit in vivo chez les patients. Chez les personnes dont la maladie est bien contrôlée par les traitements, l’infection pourrait se produire avant le début du traitement ou par contact avec des lymphocytes réservoirs abritant du virus dormant ", suggère Christel Verollet.

Une efficacité redoutable

Quoi qu’il en soit, l’activité d’un ostéoclaste est exacerbée après infection. La cellule devient hyper efficace dans son rôle de dégradation osseuse. "Chez des individus sains, il existe un équilibre entre leur activité et celle des ostéoblastes
, qui reforment l’os en permanence. Mais chez ces patients, les ostéoclastes infectés mettent les bouchées doubles, créant des déficits osseux", explique la chercheuse. En pratique, l’équipe a constaté que l’infection entrainait une modification de la zone de scellement des ostéoclastes, qui délimite la région où s’effectue la dégradation du tissu osseux. Cette structure qui n’existe que dans ces cellules est essentiellement composée d’actine et permet l’adhérence à l’os et l’accumulation des enzymes nécessaires à sa dégradation. Or, en présence du virus, cette structure est plus dense, plus large, plus stable. "L’adhérence est meilleure et la zone de dégradation élargie", clarifie-t-elle.

Une protéine virale identifiée

Les chercheurs ont été jusqu’à décrire les mécanismes moléculaires en cause. Ils ont observé que ces changements concordaient avec l’augmentation de l’activité de la protéine Src, largement impliquée dans l’organisation de cette zone de scellement. Or, une protéine virale appelée Nef est justement connue pour interagir avec Src. L’équipe a donc exploité un modèle murin transgénique exprimant Nef pour étudier son effet : Les animaux présentent une augmentation de la surface couverte par les ostéoclastes et des os fragilisés, confirmant l’implication de cette protéine dans le phénomène.

La découverte de ces mécanismes ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour protéger la santé osseuse des patients séropositifs. Des traitements qui ciblent la zone de scellement sont en développement dans le domaine de l’ostéoporose et pourraient notamment apporter un bénéfice complémentaire aux malades.

*chercheuse Inserm, UMR5089 CNRS/UT3 Paul Sabatier, équipe Phagocyte migration and differentiation, Institut de pharmacologie et de biologie structurale, Toulouse

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Avr 2018 - 10:31
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Mise à jour du rapport du groupe d’experts sur le VIH: Dépistage, prévention biomédicale et organisation de la prise en charge
vih.org

A l’occasion de l’AFRAVIH 2018, le professeur Philippe Morlat a présenté la mise à jour du rapport du groupe d’experts regroupant les recommandations pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la prévention, insistant sur les opportunités que sont la prophylaxie pré-exposition ( Prep ) et le traitement comme prévention ( Tasp ).

Comme c’est désormais établi, il n’y plus d’actualisations annuelles ou bisannuelles du «Rapport Morlat» dans son entièreté mais des mises à jour progressives et régulières des chapitres du document de référence en France sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la prévention de l’épidémie. Le Pr. Philippe Morlat a ainsi présenté les dernières nouveautés du rapport à l'occasion de la session «Late Breakers» de l’AFRAVIH 2018, qui s’est tenue à Bordeaux du 4 au 7 avril 2018.

Le médecin bordelais a commencé par rappeler les comorbidités restaient importantes chez les personnes vivant avec le VIH: 43% des personnes vivant avec le VIH fument contre 30% dans la population générale et, avec l’allongement de la durée de vie grâce aux derniers traitements, ce sont désormais les risques de surpoids que les médecins doivent surveiller chez les patientes et leurs patients. Ainsi, en Aquitaine, c’est presque la moitié des personnes dans la cohorte VIH+ (ANRS CO3) qui est concernée par l’hypertension.

http://vih.org/20180412/mise-jour-du-ra ... edicale-et

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Mai 2018 - 15:03
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
NHS England a économisé 10 millions de livres en adoptant des médicaments anti-VIH génériques en 2016

Un programme visant à encourager les cliniciens à mettre les gens aux médicaments antirétroviraux génériques a permis au NHS d'économiser près de 10 millions £ pour l'exercice 2016-2017, le Dr Laura Waters du groupe de référence clinique de NHS en Angleterre pour les services du VIH a déclaré à la commune récente British HIV Association (BHIVA) et Conférence de l'Association britannique pour la santé sexuelle et le VIH (BASHH) à Edimbourg.

Cependant, le passage à de nouveaux comprimés n'a pas été facile pour tous les patients, plusieurs cliniques VIH rapportant un nombre plus élevé que prévu de personnes n'ayant pas effectué le changement attendu ou devant revenir à leur traitement d'origine après la commutation.

Environ les deux tiers des dépenses du NHS en matière de soins médicaux contre le VIH concernent des médicaments antirétroviraux, avec 429 millions de livres dépensés en 2015-2016. En raison du nombre croissant de personnes ayant besoin d'un traitement à vie, le budget des médicaments continuerait de croître si des mesures n'étaient pas prises.

Dans l'ensemble du NHS, environ 70% des médicaments prescrits sont produits par des fabricants de médicaments génériques. Comme les brevets de nombreux médicaments anti-VIH ont maintenant expiré, des versions génériques de ces médicaments sont maintenant disponibles. Ils ont les mêmes ingrédients actifs que les médicaments de marque mais sont moins chers.

Des économies peuvent également être réalisées en échangeant des personnes contre les inhibiteurs de la protéase stimulés par le ritonavir aux inhibiteurs de la protéase stimulés par le cobicistat. Ces derniers sont maintenant moins chers et sont également disponibles en combinaisons à dose fixe, réduisant ainsi la charge de la pilule. Bien que le ritonavir et le cobicistat remplissent des fonctions similaires, il ne s'agit pas d'un changement «similaire».

Le groupe de référence clinique sur le VIH a identifié un «menu» des modifications recommandées du traitement antirétroviral. Bien que l'un des objectifs était de réaliser des économies, M. Waters a souligné qu'il s'agissait d'un programme dirigé par des médecins et des représentants de patients, dans lequel seuls des commutateurs cliniquement appropriés et acceptables étaient recommandés. Ils étaient:

• Passer de l'abacavir / lamivudine de marque (Kivexa) à un équivalent générique, sans changement du fardeau
• Passer de la névirapine à libération prolongée (Viramune) à un équivalent générique, sans changement du fardeau
• Passer de l'éfavirenz / ténofovir DF / emtricitabine (Atripla) à l'efavirenz + générique ténofovir DF / emtricitabine (Truvada), une augmentation d'une pilule à deux
• Passage du darunavir (Prezista) + ritonavir (Norvir) au darunavir / cobicistat (Rezolsta), une diminution de deux comprimés à un
Passant de l'atazanavir (Reyataz) + ritonavir (Norvir) à l'atazanavir / cobicistat (Evotaz), une diminution de deux comprimés à un.
Bien que ces changements n'aient pas été entièrement déployés dans toutes les régions en 2015-2016, près de 10 millions de livres sterling ont été économisées cette année-là, l'abacavir / lamivudine représentant la plus grande économie (6 947 000 £). Le commutateur efavirenz a également permis d'économiser un montant considérable (1 131 000 £).

Le budget global des médicaments antirétroviraux pour NHS England en 2015-2016 était de 414 millions de livres sterling. C'était 3,6% de moins que l'année précédente, plus que l'économie ciblée de 2,5%. Les deux tiers des économies proviennent de ces commutations et un tiers de la renégociation des contrats avec les sociétés pharmaceutiques, qui subissaient des pressions pour faire baisser les prix. Par exemple, le fabricant de dolutégravir / abacavir / lamivudine (Triumeq) a réduit son prix pour éviter que les gens ne soient écartés.

Cependant, les cliniques individuelles ont signalé des difficultés liées à la mise en œuvre de ces commutateurs. Au Chelsea & Westminster Hospital de Londres, 1556 des 2547 patients (61%) traités par Atripla ont été transférés vers le ténofovir DF / emtricitabine générique (Truvada), comme prévu. Cependant, 648 (25%) sont passés à une autre combinaison qui ne contenait pas d'éfavirenz.

Lorsqu'on leur a demandé de considérer le changement, beaucoup de gens ont utilisé cela comme une opportunité d'examiner leur traitement dans son ensemble. Bien que de nombreuses personnes aient déjà souffert des effets secondaires à long terme de l'éfavirenz, il y a maintenant plus de prise de conscience que d'autres médicaments sont disponibles et que l'éfavirenz n'est plus un traitement de première intention.

Lorsque les personnes ont changé de traitement, les choix les plus populaires étaient le raltégravir (Isentress) + le ténofovir DF / emtricitabine (Truvada), le dolutégravir / abacavir / lamivudine (Triumeq) et la rilpivirine / ténofovir DF / emtricitabine (Eviplera).

En outre, 97 des 1604 (6%) de ceux qui sont passés à l'éfavirenz générique ont cessé de prendre ce médicament, habituellement à cause d'effets secondaires tels que troubles du sommeil, rêves vifs, dépression, vertiges, problèmes de concentration et maux de tête. En raison des variations autorisées des quantités d'ingrédient actif d'un médicament et des différences de fabrication, certaines personnes ont des expériences différentes d'effets secondaires lorsqu'elles prennent différentes versions du même médicament.

De même, les cliniciens de Barts Health ont déclaré que sur 608 personnes ayant changé pour darunavir / cobicistat (Rezolsta) et 193 sur atazanavir / cobicistat (Evotaz), 81 patients (10%) ont dû changer de traitement, le plus souvent en reculant à leur combinaison précédente.

Dans plus de la moitié des cas, le problème était dû à des effets secondaires plus importants (en particulier la diarrhée, d'autres problèmes gastro-intestinaux et des problèmes de sommeil) ou à une détérioration de la fonction rénale. La taille du nouveau comprimé était également un problème pour certaines personnes et sept d'entre elles avaient besoin de changer en raison d'un échec thérapeutique ou d'une résistance aux médicaments.

Ces problèmes affectent une minorité de personnes invitées à changer, mais entraînent-elles des dépenses supplémentaires qui annulent les économies de coûts espérées? Les visites supplémentaires à la clinique, les tests supplémentaires et le gaspillage de médicaments pourraient être des «coûts cachés» qui doivent être pris en compte.

Le Centre de santé sexuelle de Manchester, au Hathersage Center, a découvert que 29 des 432 personnes (6,7%) qui ont changé de traitement ont eu besoin d'un autre traitement. Au cours des six premiers mois, ces changements ont été associés à une dépense supplémentaire de 45 000 £ qui doit être comparée aux 154 000 £ qui seraient autrement économisés.

Une limite de cette analyse était que les coûts ont été calculés seulement pour les six premiers mois, lorsque les coûts supplémentaires des personnes ayant des difficultés avec un changement de traitement sont les plus susceptibles d'être encourus. Lorsque les gens changent et qu'il n'y a pas de problèmes, cela peut entraîner des économies de coûts sur une période beaucoup plus longue. Mais même avec ce court laps de temps, l'analyse de Manchester a révélé que le changement a permis d'économiser de l'argent.

Les références
Waters L et al. La douleur valait-elle le gain? Les économies d'antirétroviraux (ARV) du projet Improving Value et de l'utilisation des génériques en Angleterre. Résumé O1.

Tyler P et al. Un examen de la transition des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) d'Atripla à Truvada et à l'éfavirenz générique (gEFV). Résumé P2.

Byrne L et al. Pourquoi les gens abandonnent-ils les inhibiteurs de la protéase boostés par le cobicistat? Résumé P34.

Okecha E et al. NHS Angleterre mise en service pour la valeur: quel est le coût caché? Résumé O2.

Toutes les présentations proviennent de la quatrième conférence conjointe de la British HIV Association (BHIVA) avec l'Association britannique pour la santé sexuelle et le VIH (BASHH), Edimbourg, avril 2018.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Mai 2018 - 08:33
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
PARUTION DE L’OUVRAGE « RECRUTEMENT-ENGAGEMENT DANS DES ESSAIS CLINIQUES EN PRÉVENTION »

Un nouvel ouvrage intitulé « Recrutement-engagement dans des essais cliniques en prévention » vient de paraître dans la collection ANRS sciences sociales et sida.

Cet ouvrage collectif met à l’épreuve des sciences humaines et sociales un moment décisif des recherches relatives au VIH-Sida : celui où des individus en bonne santé, séronégatifs, acceptent de participer à un essai clinique en prévention.

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... ention.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Mai 2018 - 10:32
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Observer en temps réel comment le VIH passe à travers une cellule épithéliale pour infecter un macrophage tissulaire

Une équipe française de l’Institut Cochin (INSERM, CNRS, Université Paris-Descartes) a réussi à reconstituer in vitro un tissu muqueux urétral et à filmer le passage du VIH d’un lymphocyte T infecté, mimant ceux qu'on trouve dans tous les fluides génitaux infectieux, à une cellule épithéliale via une synapse virologique, puis la transcytose du virus à travers la cellule épithéliale, avant d’atteindre la cellule cible, le macrophage tissulaire. Cette découverte a été publiée dans « Cell Reports ». Morgane Bomsel, biologiste moléculaire à l’institut Cochin et auteure principale de l’article, présente au « Quotidien » les implications de cette découverte.

La transmission sexuelle du VIH est le mode d’infection le plus courant mais les premières étapes de l’infection des tissus génitaux muqueux, masculins encore moins que féminins, sont mal compris. L’équipe a tout d’abord construit in vitro un modèle de muqueuse urétrale pour pouvoir observer la transmission du VIH. « Nous avions par le passé construit une seule couche de cellules épithéliales et montré que les cellules T étaient capables de produire du virus localement et que celui-ci passait à travers l’épithélium, mais c’était sur des cellules isolées, grâce à des mesures biochimiques de protéines virales, ou morphologiquement après avoir fixé les cellules, et nous n'avions pas pris en compte l’architecture du tissu muqueux », indique Morgane Bomsel au « Quotidien ». « Pour observer les premières étapes de l'infection muqueuse, nous avons voulu recréer ce tissu de manière plus complexe. Nous avons donc formé une sous-couche du tissu (le stroma), dans laquelle sont insérées des cellules immunitaires (ici, des macrophages), et sur laquelle a été posée une couche étanche de cellules épithéliales, l’ensemble étant capable de secréter des chimiokines et des cytokines. »

Synapse virologique et transcytose à travers des cellules épithéliales

Les chercheurs ont choisi comme cellules immunitaires des macrophages car ce sont les cellules qui sont présentes au niveau de l’urètre (et non des cellules de Langherans, qui sont les cellules cibles au niveau du prépuce ou de la muqueuse vaginale). « On savait depuis longtemps que la transmission de cellule à cellule, par synapse virologique, était plus efficace qu’avec un virus libre dans le sang », rappelle Morgane Bomsel. « En recréant in vitro ce tissu muqueux, nous avons observé en temps réel le contact étroit entre la cellule infectée et la cellule épithéliale à la surface de la muqueuse via cette synapse virologique qui induit la sécrétion massive polarisée vers l’épithélium de virus. Le virus traverse ensuite l’épithélium sans l’infecter et ressort dans le stroma pour infecter immédiatement la cellule cible, ici le macrophage. »

Étonnamment, le macrophage est comme attiré sous la cellule épithéliale, juste sous celle-ci, où la synapse s’est formée de l’autre côté de la cellule, où il « attend » le virus. « On pensait que, le macrophage étant une cellule assez dynamique, il était infecté par exemple en émettant des pseudopodes, ou en passant au niveau des jonctions épithéliales, mais en fait, il est là à attendre, de manière assez statique, mais au bon endroit, jusqu’à l’arrivée du virus », ajoute la chercheuse.

Shock and kill

Les chercheurs ont confirmé que les macrophages étaient bien infectés et produisaient du virus et qu’ils ne capturaient pas seulement ce dernier. « Et comme tous les macrophages, après environ trois semaines d’infection, ils cessent de produire du virus (contrairement aux lymphocytes T qui en produisent jusqu’à leur mort) : ils deviennent alors des réservoirs pour le virus, ce qui empêche son éradication dans l’organisme », souligne Morgane Bomsel. « Or, nous avons pu réactiver les macrophages sur cette muqueuse in vitro et redémarrer une infection. Le but est à terme d’utiliser un vaccin prophylactique au niveau de la muqueuse pour mener à bien la stratégie du shock and kill. »

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... ire_857794

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Mai 2018 - 13:42
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
VIH/sida : les associations demandent à la France d’accueillir la prochaine conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

5 avril 2018 – A l’occasion de l’AFRAVIH, conférence internationale francophone sur le VIH/hépatites qui se tient à Bordeaux du 4 avril au 7 avril, nos associations interpellent le président de la République pour demander l’accueil en France de la 6ème conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

L’année prochaine, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme tiendra la sixième conférence de reconstitution de ses ressources pour la période 2020-2022. Cette conférence vise à réengager financièrement les différents donateurs existants et potentiels afin d’encourager, augmenter et pérenniser le soutien international à la lutte contre les trois épidémies. L’investissement dans le Fonds mondial est l’une des priorités de la politique de développement française depuis plusieurs années.

En tant que deuxième contributrice historique du Fonds mondial, la France a montré jusqu’à aujourd’hui un engagement continu dans la lutte contre les trois pandémies mais aussi pour la couverture sanitaire universelle, le renforcement des systèmes de santé, l’accès aux soins et aux traitements dans les pays à ressources limitées, et les droits des populations les plus exposées aux épidémies. En investissant dans ce Fonds, la France a contribué à sauver 22 millions de vies depuis 2002.

Les associations saluent l’engagement historique de la France en faveur de la santé mondiale et de la lutte contre les trois pandémies, mais s’inquiètent de son désinvestissement et désengagement politique ces dernières années.

« La réduction de son soutien à UNITAID, la vacance depuis plusieurs mois du poste d’Ambassadeur de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles posent question : le président Emmanuel Macron veut-il poursuivre le leadership de la France en santé mondiale porté par ses prédécesseurs ? Si oui, le Président se doit d’accueillir en 2019, dans le cadre de la présidence française du G7, la conférence de reconstitution du Fonds mondial, outil emblématique de la lutte contre les grandes pandémies » affirment nos associations.

L’engagement de la France, en tant que présidente du G7 en 2019, permettrait de garantir le succès politique et financier de cette conférence de reconstitution du Fonds mondial, d’assurer l’investissement des autres membres du G7 dans la santé mondiale et de mobiliser de nouveaux acteurs afin d’éliminer les pandémies d’ici à 2030

http://www.coalitionplus.org/vih-sida-a ... paludisme/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Mai 2018 - 09:59
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
4 000 nouveaux patients chaque année
"Voici le nombre de cas de VIH en Italie"


L'événement Icar se tiendra à Rome du 22 au 24 mai et cette année, il aura 10 ans. Plus de 800 spécialistes parmi des spécialistes de divers secteurs impliqués dans le traitement de l'infection par le VIH

Malgré les grandes campagnes d'information et de sensibilisation qui ont eu lieu au fil des ans, le VIH n'a pas encore été éradiqué dans notre pays. Aujourd'hui, en Italie, plus de 100 000 patients sont traités avec le VIH. Selon le dernier bulletin du SIDA centre opérationnel de l'Institut supérieur de la santé dont les données se rapportent à 2016, moins de 4000 sont le nouveau diagnostic de l'infection qui sont faites chaque année, avec une incidence d'environ 5,7 à 100 mille habitants. Les groupes d'âge les plus à risque sont les plus jeunes, entre 25 et 29 ans. Dans 50% des cas, ce sont des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes; le nombre de femmes nouvellement diagnostiquées avec le VIH reste constant (30 pour cent). En 2016, 796 nouveaux diagnostics de VIH ont été signalés chez les femmes .

"Ces données sont équivalentes à un échec majeur - dit le professeur Massimo Andreoni , professeur de maladies infectieuses à la Faculté de médecine et de chirurgie de l'Université de Rome Tor Vergata - nous n'avons pas été en mesure d'arrêter la transmission de cette maladie". Une attention particulière est donc accordée à des événements tels que la conférence italienne sur le SIDA et la recherche antivirale (Icar), qui a dix ans cette année. Le congrès se tiendra du 22 au 24 mai 2018 à Rome, sous la présidence des professeurs Massimo Andreoni, Andrea Antinori et Carlo Federico Perno, aura lieu à l'Ergife Palace Hotel. Plus de huit cents spécialistes sont attendus parmi les chercheurs, les médecins, les spécialistes des différents secteurs impliqués dans les soins et le traitement de l'infection par le VIH, les bénévoles des associations impliquées dans la lutte contre le sida. Icar est organisé sous les auspices de la Société Italienne des Maladies Infectieuses et Tropicales (Simit) et avec le parrainage de toutes les grandes sociétés scientifiques du domaine infectieux et virologique.

Aussi cette année, l'événement vise à aborder les problèmes liés au traitement et à la prévention des infections virales, en s'ouvrant également à la société civile. Dans ce contexte, nous serons de retour avec le contexte artistique qui implique des tests rapides Raccontart et des écoles offrent le VIH et le VHC dans certaines places romaines. Ils ont confirmé, en outre, la bourse de jeunes chercheurs, la communauté des bourses ainsi que l'événement important des « prix Icar-croi », dédié aux jeunes excellences italiens sélectionnés lors de la récente Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) à Boston par un groupe de scientifiques américains . Au cours du congrès, de nouvelles stratégies thérapeutiques sont nécessaires pour gérer les patients infectés par le VIH, l' hépatite C et l' éradication à long terme chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC « Dans ces 10 ans -.

A déclaré Andreoni - la recherche a fait de grands progrès, ce qui permet les personnes infectées par le VIH , une espérance de vie qui est plus proche de celle de la population en bonne santé. celle dont nous sommes protagonistes, est donc une recherche plus ambitieux qui démontrera non seulement l'efficacité de nouveaux traitements antirétroviraux, mais veut pointer vers de nouvelles stratégies visant à guérir l'infection fonctionnelle, rendant possible l' arrêt du traitement par les patients ".

http://www.liberoquotidiano.it/news/sal ... _w.twitter

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Mai 2018 - 16:54
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
VISUALISATION EN TEMPS RÉEL DE L’INFECTION DE LA MUQUEUSE GÉNITALE PAR LE VIH

Le VIH-1 est majoritairement transmis lors de rapports sexuels non protégés. Dans ce cas, le virus pénètre au niveau des muqueuses génitales lors de contacts avec des sécrétions génitales infectées. Une équipe de chercheurs de l'Inserm, du CNRS et de l'Université Paris Descartes à l’Institut Cochin, soutenue par l’ANRS, a observé le processus d’infection d’une muqueuse par le VIH-1 in vitro. Ces observations permettent de visualiser pour la première fois en temps réel la formation de synapses virologiques, ces zones de contact entre les cellules infectées et les cellules épithéliales de la muqueuse génitale. La connaissance précise de la séquence des évènements infectieux est précieuse pour concevoir de nouvelles approches thérapeutiques visant à bloquer la formation des réservoirs viraux au niveau des muqueuses. Ces résultats sont publiés le 8 mai 2018 dans la revue Cell Reports.


En cas d’infection par le VIH par voie sexuelle, le virus présent dans les sécrétions génitales traverse les barrières épithéliales de la muqueuse génitale pour infecter des cellules immunitaires qui constitueront des réservoirs cellulaires du VIH. Des études précédentes ont suggéré que l’entrée du VIH dans l’organisme au niveau des muqueuses se fait efficacement suite au contact entre les cellules infectées présentes dans les sécrétions sexuelles et les cellules épithéliales recouvrant les muqueuses génitales. Cependant, les évènements permettant l’entrée du virus dans la muqueuse puis l’infection des cellules immunitaires insérées dans cette muqueuse restent mal compris. D’autres voies d’entrée du virus au travers des muqueuses ont par ailleurs été proposées dans la littérature.


Afin d’étudier ce processus, l’équipe de Morgane Bomsel, chercheuse CNRS soutenue par l’ANRS a développé un modèle original in vitro permettant de suivre par vidéomicroscopie l’infection du VIH au niveau d’une muqueuse en temps réel. Les chercheurs ont ainsi reconstruit in vitro des tissus muqueux d’urètre pénien comprenant un épithélium, un stroma (tissus de soutien des cellules) dans lequel sont insérés des macrophages (type de cellules immunitaires qui caractérisent ce tissu). Des lymphocytes T issus de lignées cellulaires, infectés par le VIH et marqués par une fluorescence verte, capable de produire des virus fluorescents, ont été utilisés pour suivre la pénétration virale dans la muqueuse.
Les chercheurs ont également pu apporter pour la première fois la démonstration que l’infection des macrophages par le VIH peut se faire via la formation de synapses virologiques entre les cellules T CD4+ infectées et la surface des cellules épithéliales de la muqueuse puis par transport transcellulaire (transcytose) du virus à travers l’épithélium.
Ces macrophages ainsi infectés produiront des virus pendant une à deux semaines puis resteront infectés de manière latente : ils deviendront ainsi ce qu’on appelle des réservoirs viraux. Ce sont ces réservoirs que l’on ne parvient pas à éliminer et qui empêchent l’éradication du virus in vivo.


Le modèle de reconstruction de muqueuses in vitro développé par les chercheurs ainsi que la technique de visualisation utilisée, ont permis d’observer en temps réel une séquence d’évènements aboutissant à l’infection des cellules immunitaires cibles du VIH dans le tissu. Ces observations in vitro doivent maintenant être confirmées sur des modèles physiologiques plus complexes (en présence de cellules infectées issues de sécrétions génitales ou in vivo). La technique de visualisation dynamique mise au point par les chercheurs apporte des clés pour comprendre les phases très précoces de l'infection par le VIH par voie sexuelle. « Elle pourrait constituer un outil de choix pour évaluer l’efficacité de vaccins ou de médicaments qui bloqueraient la formation de synapses virologiques ou l'accès du virus aux réservoirs cellulaires ou leur réactivation » estiment les chercheurs en conclusion.

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... 69IXqMLmkw

Légende de la vidéo :
Transmission du VIH entre un lymphocyte T CD4+, issus de lignées cellulaires infecté par le VIH (en vert) et les cellules épithéliales (visibles par leurs grands noyaux, en bleu) de la muqueuse de l’urètre reconstituée.
La cellule T CD4+ infectée forme une synapse virologique avec les cellules épithéliales. Des particules virales (points verts) se forment au niveau de la zone de contact synaptique puis sont transférées aux cellules épithéliales. Lorsque le lymphocyte T infecté a produit toutes ses particules virales, il se détache et quitte les cellules épithéliales.

Sources:


Live imaging of HIV-1 transfer across T-cell virological synapse to epithelial cells that promotes stromal macrophage infection 2018, Cell Reports 23, 1–12 May 8, 2018 ª 2018
Fernando Real1,3,4, Alexis Sennepin1,3,4, Yonatan Ganor1,3,4, Alain Schmitt2,3,4, Morgane Bomsel1,3,4* 1Laboratory of Mucosal Entry of HIV and Mucosal Immunity, 3I Department, Institut Cochin, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, 75014 Paris, France.2 Electron Microscopy Facility, Cochin Institute, Paris Descartes University, Sorbonne Paris Cité, 75014 Paris, France. 3 CNRS, UMR8104, 75014 Paris, France 4 Inserm, U1016, Institut Cochin, 75014 Paris, France

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mai 2018 - 07:13
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
LA FRANCE SE (RE)MOBILISE POUR LE COMBAT MONDIAL CONTRE LE SIDA

C’est le fruit d'un an de plaidoyer intense, mené notamment par Coalition PLUS et AIDES, auprès de l’Elysée et des ministres concernés : le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé (16 mai) l'accueil par la France de la prochaine conférence de reconstitution du Fonds mondial en 2019. C’est un beau succès pour les organisations non gouvernementales qui saluent cette décision et entendent bien profiter de cet événement pour qu’il permette aux pays participants de se donner les moyens de mettre fin à l'épidémie dans le monde… vraiment !

Dans un communiqué du 16 mai, le Président français Emmanuel Macron a annoncé sa volonté d’accueillir en France la prochaine conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Prévu en 2019, pendant la présidence française du G7, cet événement sera décisif pour le financement du combat mondial contre le sida pour les trois années à venir, expliquent AIDES et Coalition PLUS.

"Nous saluons l’annonce du Président Emmanuel Macron. Cette décision que nous avons fortement soutenue fait honneur au rôle historique de la France dans la lutte mondiale contre le sida et les grandes pandémies. L’influence du président de la République auprès de ses homologues sera particulièrement précieuse pour permettre une hausse des moyens mondiaux à la hauteur des ambitions affichées", explique Aurélien Beaucamp, président de AIDES, membre français de Coalition PLUS.

Pour Hakima Himmich, présidente de Coalition PLUS : "Cette décision suscite un immense espoir parmi les communautés affectées par le VIH/sida. L'enjeu est de taille : il s'agit ni plus ni moins de se donner les moyens financiers et politiques de mettre fin au sida et aux grandes pandémies d'ici 2030, conformément aux Objectifs du développement durable adoptés par l'Onu. Pour cela, le Président Emmanuel Macron devra veiller à faire entendre la voix des malades et des acteurs communautaires lors de cette conférence". Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été créé à l’initiative de la France au début des années 2000. Son objectif est simple : construire une riposte efficace et globale en mutualisant les contributions financières des Etats riches en faveur de l’accès aux traitements et à la prévention dans les pays en développement. La France contribue à hauteur de 360 millions d’euros chaque année. La dernière hausse de la contribution française, de 20 %, a été décidée par Nicolas Sarkozy en 2010.

Le Fonds mondial finance aujourd’hui environ la moitié des traitements antirétroviraux disponibles dans le monde (onze millions sur vingt-deux millions de personnes sous traitement), et mobilise plus de la moitié des ressources internationales contre la tuberculose et le paludisme. A travers lui, la France et la communauté internationale ont déjà réussi à sauver 22 millions de vies. Sa conférence de reconstitution, qui a lieu tous les 3 ans, est donc un événement majeur pour le financement la lutte contre le VIH. Malgré des progrès considérables réalisés ces quinze dernières années, le combat mondial contre le sida est loin d’être gagné : le virus continue à tuer un million de personnes chaque année, et près de la moitié des personnes vivant avec le VIH dans le monde n'ont toujours pas accès à un traitement, ont rappelé les deux organisations dans un communiqué.

Un autre communiqué salue également cette décision (1). "Nos ONG saluent cette annonce très attendue qui réaffirme l’engagement de la France en matière de lutte contre les grandes pandémies. En 2016, le VIH-sida, la tuberculose et le paludisme ont infecté, à elles trois, plus de 228 millions de personnes et causé la mort de trois millions d’entre elles. En tant que deuxième contributrice historique du Fonds mondial, la France a contribué à sauver 22 millions de vies depuis 2002. Maintenant, elle a le devoir de faire de cette conférence un succès pour respecter l’engagement international de mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030. Avec la présidence du G7, la France aura les clés en main pour garantir le succès de cette conférence de reconstitution du Fonds mais aussi pour faire de 2019 une année d’engagement politique et financier en faveur de l’aide publique au développement et de la santé mondiale. Dans l’esprit partenarial du Fonds mondial, nos ONG appellent le gouvernement à travailler en collaboration avec la société civile française à ce succès", concluent-elles.

(1) : "Lutte contre les pandémies : les associations saluent la décision de la France d’accueillir la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial", signé par Action Santé Mondiale, Oxfam France, Sidaction, Solidarité Sida, One, etc.

Fonds mondial : le communiqué de l’Elysée
"Le Président Emmanuel Macron a décidé d’accueillir en France, en 2019, la conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dont l’objectif est de récolter de nouveaux fonds et de mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles pour mieux prévenir et éradiquer ces pandémies", explique le communiqué de l’Elysée. "Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial a obtenu des résultats exceptionnels. Il a permis, grâce à ses actions, d’éviter le décès de plus de 22 millions de personnes, d’offrir l’accès aux traitements antirétroviraux contre le VIH/sida à 11 millions de patients et un traitement contre la tuberculose à 18 millions d’hommes et de femmes.
Ces maladies, et les risques d’épidémies émergentes, continuent malheureusement de représenter un défi majeur pour la santé mondiale, aux conséquences humaines et économiques dramatiques, en particulier dans les pays les plus fragiles. En 2016, elles ont encore causé le décès de plus de 3 millions de personnes. Il est donc essentiel que la communauté internationale ne relâche pas ses efforts et reste mobilisée au plus haut niveau. C’est la raison pour laquelle le Président de la République a souhaité accueillir la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial. Cette Conférence doit permettre de recueillir des financements pour la période 2020-2022 grâce à la mobilisation de l’ensemble de la communauté internationale et du secteur privé. Elle sera une opportunité exceptionnelle de promouvoir les enjeux de santé sur la scène mondiale en insistant sur l’éducation et la prévention, la couverture universelle des besoins de soins primaires. Elle permettra de progresser vers l’objectif d’une élimination du sida, de la tuberculose et du paludisme comme menaces à la santé publique d’ici 2030, comme de nombreux pays, dont la France, s’y sont engagés à travers les objectifs de développement durable". "Ce sera la première fois que la France, qui a participé à la création de ce Fonds et en est le deuxième contributeur avec plus de 4,2 milliards de dons depuis 2002, hébergera cette importante conférence de financement. La décision du chef de l’Etat s’inscrit dans le contexte de la relance de la politique de solidarité de la France et de la décision de faire de la santé, de l’éducation et de l’égalité entre les femmes et les hommes, les grandes priorités de l’engagement français dans le monde", conclut l’Elysée.

Des chiffres pour comprendre les enjeux
En 2016 :
● 1,8 million de personnes ont été infectées par le VIH et 1 million de personnes sont décédées du sida. Sur les 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH, seules 20 millions bénéficient d’un traitement antirétroviral dont 11 millions grâce aux programmes financés par le Fonds mondial ;
● 10,4 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été constatés et 1,7 million de personnes en sont décédées ;
● 216 millions de cas et 445 000 décès dus au paludisme ont été constatés, dont environ 90 % en Afrique subsaharienne. Le paludisme est présent dans 91 pays.

https://www.seronet.info/article/la-fra ... sida-81720

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mai 2018 - 16:37
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Sida : un implant vaginal pour protéger les femmes du VIH

L'Université de Waterloo a mis au point un nouveau moyen de lutter contre la transmission du VIH, un implant vaginal prometteur qui pourrait immuniser les femmes.

L'Université de Waterloo au Canada a mis au point un implant vaginal susceptible de protéger les femmes de l'infection au virus du Sida (VIH). L'étude a été publiée par le Journal of Controlled Release le 13 mars 2018. Cet implant novateur utilise une stratégie particulièrement rusée.

Rendre les lymphocytes inactifs face au VIH

Lorsque le VIH entre dans un nouvel organisme, il vise en priorité les cellules du système immunitaire, en particulier les lymphocytes T qui sont dépêchés pour combattre le virus envahisseur. Les lymphocytes étant mobilisés pour l'affronter, le VIH les contamine, ce qui lui permet de se reproduire. C'est le début du processus d'infection. Mais si les lymphocytes T ne réagissent pas à l'arrivée du virus de l'immunodéficience humaine, s'ils restent tranquillement l'arme au pied et ne viennent pas l'affronter, cela diminue le nombre de cellules que le virus VIH peut contaminer. Dans ce cas, l'infection n'est pas transmise.

Les auteurs ont pu constater ces situations de réponse immunitaire faible chez des travailleuses du sexe kényanes. Ces femmes ont eu des rapports sexuels avec des clients séropositifs, mais n'avaient pas contracté le virus, en raison de l'absence de réaction de leurs lymphocytes. Elles étaient naturellement immunisées. L'idée est donc venue d'induire artificiellement, de manière médicamenteuse, et directement sur le lieu de l'infection, une telle absence de réaction.

L'implant vaginal imaginé par l'équipe affecte grossièrement la forme d'un T transparent. Il est composé de deux bras souples permettant la mise en place et d'un tube creux contenant de l'hydroxychloroquine. Celle-ci est disséminé lentement à travers le matériau poreux qui compose le corps de l'implant. L'hydroxychloroquine - initialement un médicament contre le paludisme,- est alors absorbé par les parois de l'appareil génital. La diffusion de cette molécule entraîne une atténuation sensible de l'activation et l'inflammation des lymphocytes T vaginaux. Localement, les lymphocytes sont donc immunisés, puisqu'ils ne réagissent pas au VIH, ne vont pas le combattre et donc ne sont pas contaminés par lui. Bien que les tests n'aient été menés jusqu'ici que sur des lapins, les résultats se sont montrés prometteurs et permettent d'envisager de nouvelles stratégies de prévention afin de réduire l'infection par le VIH.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/s ... vih_123119

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Mai 2018 - 08:41
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Sida : la transmission du VIH filmée pour la première fois

Le VIH se transmet notamment via les muqueuses génitales, c’est bien connu. Mais pour la première fois, une équipe parisienne a pu reconstituer et filmer le processus en direct.
Le VIH pris en « flagrant délit » pour la première fois. Des chercheurs français sont parvenus à reconstituer un vitro l’infection d’une muqueuse urétrale par le virus du VIH, connu pour détruire le système immunitaire. Et ils ont tout filmé. Les images, diffusées dans la revue scientifique Cell Reports le 8 mai dernier, sont saisissantes.

« Nous avions une idée globale de la façon dont le VIH infecte une muqueuse, mais c’est la première fois que nous pouvons suivre la scène en direct, et voir exactement dans quel ordre les choses se produisent », nous décrypte la chercheuse Morgane Bomsel, biologiste moléculaire à l’Institut Cochin (INSERM, CNRS, Université Paris-Descartes), co-auteure de l’étude.



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... S8R1tx9e5Q

Pour réaliser cette expérience, Morgane Bomsel et ses confrères ont utilisé d’un côté une cellule infectée par le virus du VIH et marquée au vert fluorescent pour les besoins de la vidéo. Une cellule commune qu’on trouve typiquement dans « le sperme, les sécrétions vaginales ou encore le lait maternel », explique la scientifique. Cette cellule a ensuite été mise en contact avec un morceau de tissu organique reconstitué, mais pas n’importe lequel : celui de la muqueuse de l’urètre masculin, très souvent impliquée dans la transmission du virus chez l’homme.

Voilà pour les forces en présence. Ce qui se déroule ensuite sous nos yeux est saisissant. Première étape : selon un processus déjà connu mais peu observé, lorsque la cellule infectée (en vert donc) entre en contact avec une cellule de surface (dite épithéliale) du tissu, elle s’y accroche en générant une sorte de poche commune qui englobe les deux cellules, appelée synapse virologique.

« Un tir de blaster dans un vieux film de science-fiction »

Deuxième étape, ce réarrangement de la membrane stimule immédiatement dans la cellule infectée la production de virus VIH, visible dans la vidéo par les points fluorescents très intenses.

Troisième étape, que l’on ne saurait décrire mieux que les auteurs de l’étude eux-mêmes : le virus se propage à travers la synapse « comme le rayon vert fluo d’un pistolet blaster dans un vieux film de science-fiction ».

Quatrième étape : ce « shoot » de virus VIH n’infecte pas la cellule épithéliale : il la traverse seulement (un processus appelé transcytose) avant d’être capté juste derrière par des cellules immunitaires – chargées de phagocyter les agents pathogènes - arrivées à la rescousse. C’est là toute la dangerosité du VIH : il attire les cellules qui patrouillent à la recherche d’agents infectieux avant de les contaminer, affaiblissant peu à peu le système immunitaire jusqu’au stade dit de l’immunodéficience, le Sida.

Le rôle précis de ces cellules immunitaires, les macrophages, est l’une des grandes découvertes de cette expérience. « On ne connaissait pas la séquence des événements. On aurait pu imaginer que les macrophages détruisent eux-mêmes les cellules de surface pour capter le virus. Mais non, ils se contentent le plus souvent d’attendre tranquillement derrière les cellules de surface que le virus ne s’échappe de ces dernières pour le capter », nous décrit la scientifique.

La stratégie du « shock and kill »

Après une heure ou deux, le contact est rompu, et la première cellule infectée se déplace. « La contamination des macrophages est extrêmement rapide », note la biologiste. Et extrêmement vicieuse. Pendant une vingtaine de jours, ils excrètent eux-mêmes le virus, et le propagent, avant de se mettre en veille. C’est là que se trouve pour la chercheuse tout le nœud du problème : « on se retrouve alors avec de véritables réservoirs de VIH, qu’on ne peut pas détruire car ils sont éteints et donc invisibles pour le système immunitaire, mais qui peuvent se rallumer à la moindre inflammation locale ».

Sachant qu’« on ne peut éradiquer le virus que quand il y a une dynamique de réactivation », il faut trouver le moyen de le réveiller avant de le détruire instantanément. C’est la fameuse stratégie « shock & kill » sur laquelle travaillent des chercheurs du monde entier. Et qui connaissent mieux désormais, grâce à ces images, la stratégie de leur ennemi…

http://www.leparisien.fr/societe/sida-l ... 711062.php

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 07 Août 2018 - 06:22; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Mai 2018 - 20:13
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
SYMPOSIUM SATELLITE ANRS À LA CONFÉRENCE AIDS 2018



L'ANRS organise un symposium satellite lors de la conférence AIDS 2018 qui aura lieu du 23 au 27 Juillet prochain à Amsterdam. Ce symposium : " How far are we from HIV Remission ? " se tiendra le jeudi 26 juillet à 18h30.

http://www.anrs.fr/fr/actualites/491/sy ... -aids-2018

Le programme :

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... gramme.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 07 Août 2018 - 06:23; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Mai 2018 - 09:09
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
Polymédication (hors anti-rétroviraux) et risque de décès et d’hospitalisation chez les patients infectés par le VIH et les patients non infectés

LE VIEILLISSEMENT DES PVVIH CONDUIT À LA PRESCRIPTION DE NOMBREUSES THÉRAPEUTIQUES NON LIÉES AU VIH. LES MÉDICAMENTS ANTIRÉTROVIRAUX ET LEURS INTERACTIONS AVEC D’AUTRES TRAITEMENTS POURRAIENT ENTRAÎNER DANS CETTE POPULATION UNE AUGMENTATION DES EFFETS INDÉSIRABLES.

La polymédication en population générale est associée à une augmentation du risque d’hospitalisation et de décès. Chez les PVVIH, la polymédication est associée à une augmentation des effets secondaires. Une limite importante des études observationnelles est soulevée, le lien de causalité entre polymédication et morbidité ne peut être établi sans un ajustement sur la gravité des patients inclus. Une étude particulièrement intéressante publiée en ligne ce mois-ci dans AIDS s’est attachée à évaluer le lien entre polymédication, hospitalisation et décès et a comparé le risque lié à la polymédication entre PVVIH et sujets non infectés. Cette étude prospective a été conduite dans la Veteran aging cohort study (VACS), seuls les PVVIH dont l’infection par le VIH était parfaitement contrôlé ont été inclus (taux moyen de CD4 à 515/mm3). Près de 9 473 PVVIH ont été comparés à 39 812 sujets non infectés démographiquement comparables. La sévérité de la maladie a été mesurée grâce à un score validé : le VACS index qui chez les PVVIH prend en compte la charge virale, le taux de CD4, le taux d’hémoglobine, la sérologie hépatite C, le Fib-4, et le DFG estimé. Le VACS index varie de 0 à 164, une augmentation de 5 points est associée à une augmentation du risque de décès à 5 ans de 20 %. Un VACS index a aussi été développé et validé chez les sujets non infectés.

Les auteurs ont été également établi deux seuils différents pour parler de polymédication : plus de 2 médicaments en dehors des ARV ou supérieur ou égal à 5 médicaments en dehors des ARV. Pendant la période de suivi de 6 ans, 58 % des PVVIH ont été hospitalisés contre 55 % des sujets contrôles, 17 % des PVVIH sont décédés contre 14 % des contrôles. Dans les deux groupes, les médicaments les plus prescrits étaient : les hypolipémiants, les antihypertenseurs (IEC/ARAII, calcium bloqueurs et ß-bloquants, diurétiques), les antidépresseurs, les IPP, les agents hypoglycémiants, et les antalgiques. Le nombre médian de médicaments non ARV chez les PVVIH étaient de 3 contre 4 chez les sujets non-infectés. Chez les PVVIH comme chez les sujets non-infectés, recevoir plus de deux médicaments non ARV était associé à une augmentation du risque d’hospitalisation de 68 %, et de 83 % en cas de prescriptions d’au moins 5 médicaments. Après ajustement, sur le VACS index, le sur-risque persistait indiquant que la sévérité de la maladie n’était pas en cause, mais que c’étaient le risque d’effets indésirables et/ou d’interactions médicamenteuses. Chaque médicament ajouté augmente le risque de 8 % d’être hospitalisé. Le risque de décès est également majoré de 43 %. Les auteurs relèvent que près de 19 % des PVVIH recevaient des IPP pendant plus de 90 jours alors que les recommandations sont de ne pas dépasser 30 jours dans la majorité des situations du fait des interactions au moins avec les inhibiteurs de protéase,et des NNRTI. Ces résultats nous poussent à être très vigilants sur les traitements non ARV chez les PVVIH et à réévaluer régulièrement les indications des traitements au long cours.

https://info-vih.com/polymedication-hor ... -infectes/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Mai 2018 - 09:36
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères
COLLABORATION FRANCE - BRÉSIL AUTOUR DE LA RECHERCHE SUR LE VIH ET LES HÉPATITES VIRALES

Les 6es Journées scientifiques du site ANRS Brésil et le 25e séminaire technique et scientifique Brésil-France organisés par le Département des IST, Aids et hépatites virales du Ministère de la santé ( DIAHV-MS) et l’ambassade de France, ont eu lieu début mai à São Paulo.

Durant la première demi-journée ont été présentés l’état d’avancement et les résultats préliminaires des projets de recherche ANRS menés au Brésil :



http://www.anrs.fr/fr/actualites/493/co ... -hepatites

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 07 Août 2018 - 06:23; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Jn 2018 - 06:31
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 22354
Localisation: Hyères


https://www.youtube.com/channel/UCkH4yB ... /playlists

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 2,3382549285889 seconds.