Hépatites et Co-Infections
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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Fév 2018 - 15:56
Potô du site


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Infections compliquant la cirrhose
Paolo Angeli

Les patients atteints de cirrhose ont un risque élevé d'infections bactériennes. Les infections bactériennes induisent une inflammation systémique pouvant entraîner une défaillance des organes et une insuffisance hépatique aiguë (ACLF), ce qui entraîne un risque élevé de mortalité à court terme. Le diagnostic précoce et le traitement des infections bactériennes sont essentiels pour améliorer le pronostic du patient. Cependant, au cours des dernières années, la propagation d'infections bactériennes multirésistantes (MDR) a réduit l'efficacité des antibiotiques couramment utilisés tels que les céphalosporines de troisième génération. Chez les patients à haut risque de bactéries MDR, telles que celles ayant des infections nosocomiales, il a été démontré que l'administration précoce d'antibiotiques à large spectre améliorait le pronostic. Cependant, une désescalade précoce des antibiotiques est recommandée pour réduire une nouvelle augmentation de la résistance aux antibiotiques.

Des stratégies visant à prévenir les lésions rénales aiguës et d'autres défaillances d'organes devraient être mises en œuvre. Bien que la prophylaxie des infections bactériennes par des antibiotiques améliore le pronostic chez les patients sélectionnés, leur utilisation devrait être limitée aux patients à haut risque de développer des infections. Dans cet article, nous passons en revue la pathogenèse et la gestion des infections bactériennes chez les patients atteints de cirrhose.



http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1 ... 13645/full

Comment améliorer les résultats à long terme après la transplantation du foie?
François Durand

Le résultat de la transplantation hépatique s'est nettement amélioré au cours des trois dernières décennies. Bien que les résultats précoces de la transplantation se soient améliorés au fil du temps, ce n'est pas le cas des résultats à long terme. La majorité des décès tardifs ne sont pas liés à un dysfonctionnement du greffon et avec l'arrivée de nouveaux agents antiviraux, la récurrence de l'hépatite B et de l'hépatite C après transplantation peut ne plus représenter une source de perte de greffon et de décès à long terme. Les complications du syndrome métabolique peuvent représenter une source croissante de morbidité et de mortalité après la transplantation. Cette étude traite de ces facteurs modifiables associés à la mortalité tardive pour améliorer les résultats à long terme de la transplantation.



http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1 ... 13651/full

L'impact du traitement de l'hépatite C avec les AAD sur la survenue de CHC
Didier Samuel

L'infection par le virus de l'hépatite C est une cause majeure d'hépatite chronique entraînant une cirrhose et un carcinome hépatocellulaire (CHC). L'introduction récente d'antiviraux à action directe (AAD) entraîne des taux de réponse virologique soutenue (RVS) supérieurs à 90% chez les patients traités, quel que soit le stade de la fibrose hépatique avec un excellent profil de tolérance. Cette avancée majeure a permis le traitement d'un plus grand nombre de patients, certains avec un dysfonctionnement hépatique plus avancé et un risque plus élevé de CHC. Une RVS est associée à un risque réduit de décompensation hépatique, à la nécessité d'une transplantation hépatique et à une mortalité globale et liée au foie. Ce taux élevé de RVS a fait espérer qu'il y aurait une réduction significative de l'incidence du CHC. Cependant, l'impact des régimes à base de DAA sur la survenue de CHC chez les patients atteints de cirrhose, et en particulier la récurrence du CHC suite à un traitement curatif couronné de succès est controversée. Des études publiées suggèrent que le DAA n'augmente pas le risque de CHC de novo après la RVS. Un sujet plus controversé est l'effet d'une RVS basée sur DAA sur la récurrence de HCC suite à un traitement curatif de HCC précoce. Des études bien conçues avec des comparaisons robustes sont nécessaires pour déterminer l'effet de l'AAD sur la récurrence du CHC. À l'heure actuelle, les patients atteints de cirrhose du VHC qui ont subi une résection ou une ablation pour le CHC ne devraient pas être dissuadés de suivre un traitement par AAD pour prévenir la progression d'une maladie du foie.

La surveillance du CHC par imagerie hépatique et AFP doit être effectuée deux fois par an, sans interruption, après la RVS chez les patients atteints de cirrhose du VHC. Des études publiées suggèrent que le DAA n'augmente pas le risque de CHC de novo après la RVS. Un sujet plus controversé est l'effet d'une RVS basée sur DAA sur la récurrence de HCC suite à un traitement curatif de HCC précoce. Des études bien conçues avec des comparaisons robustes sont nécessaires pour déterminer l'effet de l'AAD sur la récurrence du CHC. À l'heure actuelle, les patients atteints de cirrhose du VHC qui ont subi une résection ou une ablation pour le CHC ne devraient pas être dissuadés de suivre un traitement par AAD pour prévenir la progression d'une maladie du foie. La surveillance du CHC par imagerie hépatique et AFP doit être effectuée deux fois par an, sans interruption, après la RVS chez les patients atteints de cirrhose du VHC. Des études publiées suggèrent que le DAA n'augmente pas le risque de CHC de novo après la RVS. Un sujet plus controversé est l'effet d'une RVS basée sur DAA sur la récurrence de HCC suite à un traitement curatif de HCC précoce. Des études bien conçues avec des comparaisons robustes sont nécessaires pour déterminer l'effet de l'AAD sur la récurrence du CHC. À l'heure actuelle, les patients atteints de cirrhose du VHC qui ont subi une résection ou une ablation pour le CHC ne devraient pas être dissuadés de suivre un traitement par AAD pour prévenir la progression d'une maladie du foie. La surveillance du CHC par imagerie hépatique et AFP doit être effectuée deux fois par an, sans interruption, après la RVS chez les patients atteints de cirrhose du VHC. Des études bien conçues avec des comparaisons robustes sont nécessaires pour déterminer l'effet de l'AAD sur la récurrence du CHC. À l'heure actuelle, les patients atteints de cirrhose du VHC qui ont subi une résection ou une ablation pour le CHC ne devraient pas être dissuadés de suivre un traitement par AAD pour prévenir la progression d'une maladie du foie.

La surveillance du CHC par imagerie hépatique et AFP doit être effectuée deux fois par an, sans interruption, après la RVS chez les patients atteints de cirrhose du VHC. Des études bien conçues avec des comparaisons robustes sont nécessaires pour déterminer l'effet de l'AAD sur la récurrence du CHC. À l'heure actuelle, les patients atteints de cirrhose du VHC qui ont subi une résection ou une ablation pour le CHC ne devraient pas être dissuadés de suivre un traitement par AAD pour prévenir la progression d'une maladie du foie. La surveillance du CHC par imagerie hépatique et AFP doit être effectuée deux fois par an, sans interruption, après la RVS chez les patients atteints de cirrhose du VHC.



http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1 ... 13659/full

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1 ... =hootsuite

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Fév 2018 - 09:01
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https://www.aphc.info/phc-paris-hepatol ... materials/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Avr 2018 - 17:40
Potô du site


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Les traitements de l’hépatite C sont-ils aussi efficaces dans la « vraie vie » ?

L’arrivée des antiviraux d’action directe (AAD) de seconde génération a bouleversé les options de traitement traditionnelles des patients infecté par le virus de l'hépatite C (VHC).

Les essais cliniques ont montré que l’utilisation de combinaisons d’AAD est très efficace pour réduire le fardeau de l'infection chronique par le VHC et cette utilisation a donc été encouragée par les recommandations de l'Association Européenne pour l’Étude du Foie (EASL).

Cette revue rédigée par Christophe Hezode, examine les résultats des traitements avec les combinaisons d’AAD de deuxième génération, dans la pratique clinique en vie réelle chez les patients infectés par des VHC de génotypes 1-3 (G1-3) ainsi que chez ceux co-infectés par le VIH. Les données en vie réelle pour les patients infectés par un VHC de génotype 4-6 sont rares du fait de la faible prévalence de ces virus .

Des données en vie réelle qui confirment l’intérêt de ces nouveaux traitements

Il faut noter que les données de vie réelle sont de moins bonne qualité pour les patients infectés par un G3. Les données obtenues pour les patients infectés par un G1-3 confortent généralement les recommandations de l'EASL et des taux élevés de RVS sont observés avec les schémas recommandés (plus de 95% pour les G1 sans cirrhose, plus de 99% pour les G2, plus faible pour les G3).

Cependant, les données de vie réelle ne sont disponibles que pour les associations sofosbuvir/daclatasvir, sofosbuvir/ledipasvir, ombitasvir/paritaprevir/ritonavir plus dasabuvir. De plus, en raison du niveau de preuve existant, il est encore difficile de définir en détail les meilleurs traitements sur la base de ces données de vie réelle (c’est-à-dire la durée du traitement, quand inclure la ribavirine et quelles options pour les patients atteints de cirrhose).

Les données de vie réelle illustrent les défis de traiter les patients co-infectés par le VIH, avec des taux de réponse assez similaires à ceux observés chez les patients mono-infectés, avec la problématiques d’éviter les interactions médicamenteuses entre les traitements du VIH et du VHC.

Il faudra encore attendre pour obtenir des données avec les combinaisons les plus récentes comme glecaprevir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir, ou dans des populations particulières, comme par exemple les patients n’ayant pas été guéris après un premier traitement par une combinaison d’AAD de deuxième génération.

Pr Marc Bardou

RÉFÉRENCE
Hezode C. Treatment of hepatitis C: Results in real life. Paris Hepatology Conference, janvier 2018, Paris.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Avr 2018 - 17:42
Potô du site


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Les futurs traitements de la NASH

La stéatose et la stéato-hépatite non alcoolique touchent près d’un tiers de la population nord-américaine. Tous ne développent pas de fibrose, et tous n’auront pas de conséquences cliniques, mais cela montre l’ampleur actuelle de "l’épidémie". A ce jour, on ne dispose d’aucun traitement spécifique de ce type d’atteinte hépatique, hormis les modifications du mode de vie.

Plusieurs pistes sont étudiées pour développer de nouvelles thérapeutiques visant à contrôler l’évolution de la stéatose hépatique. Les anti-oxydants, avec notamment la vitamine E ; les traitements hypolipémiants, avec le développement de l’aramchol, doté de résultats positif dans un essai de phase 2 ; les traitements ciblant la résistance à l’insuline, avec notamment un agoniste d’un récepteur à l’acide biliaire, l’acide obeticholique, faisant actuellement l’objet d’une large étude de phase 3.

D’autres traitements ciblent l’inflammation (tel que le cenicriviroc, faisant l’objet de plusieurs essais de phase 3), l’apoptose (comme l’emricasan), la fibrose (GR-MD-02). Enfin, certains nouveaux traitements se présentent comme des "hépatoprotecteurs », tels que la bétaine ou le S-adenosyl methionine, mais peu d’études probantes sont disponibles. Pour finir, une option thérapeutique potentielle serait d’agir sur le microbiote, mais il y a encore bien peu de données.

Certains de ces traitements pourraient être disponibles dans 2 ou 3 ans.

Dr William Hayward.

RÉFÉRENCES
D. Issa. Future therapy for non‐alcoholic fatty liver disease. Paris Hepatology Conference, janvier 2018, Paris.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Avr 2018 - 17:45
Potô du site


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Objectif : éradication de l’hépatite C

On estime qu’en 2015, environ 71 millions de personnes étaient infectées par le virus de l’hépatite C, causant 400 000 décès par an dans le monde. L’arrivée des anti-viraux direct a révolutionné le pronostic de la maladie, avec la possibilité d’atteindre une réponse virale soutenue dans l’écrasante majorité des cas, y compris chez les patients âgés, souffrant d’une cirrhose, ou présentant d’autres co-morbidités. Dès lors, une question n’est plus apparue comme totalement hors de propos : l’éradication de l’hépatite C est-elle possible ?

Dans tous les cas, l’objectif actuel de l’OMS est de tout faire pour que l’hépatite C ne soit plus une menace sur la santé publique à l’horizon 2030. Plus précisément, son objectif est de diagnostiquer 90 % des personnes infectées, traiter 80 % des sujets éligibles à un traitement, diminuer de 80 % les nouvelles infections, et enfin d’atteindre une baisse de 65 % des décès associés au VHC.

Les efforts sont notamment mis sur le dépistage. Il est ainsi recommandé de rechercher l’hépatite C dans toutes les populations à risque (migrants, antécédent de transfusion ou d’exposition avant la systématisation des tests chez les donneurs, usagers de drogues intraveineuses…), ainsi que dans les pays où la prévalence est supérieure à 2 % (avec un niveau de preuve moindre). Il est également recommandé de réaliser le dépistage au moins une fois dans certaines classes d’âge particulièrement exposées (ainsi, le CDC aux Etats-Unis recommande le dépistage des personnes nées entre 1945 et 1965). L’accès à des tests de diagnostic rapide devrait permettre de faciliter le dépistage et avancer la date du traitement et l’élimination du virus.

Dr William Hayward

RÉFÉRENCES
V. Calvaruso. Is global elimination of HCV realistic ? Paris Hepatology Conference, janvier 2018, Paris.

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