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nega
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 14 Déc 2017 - 07:18
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Le laboratoire Gilead fait obstacle à l’arrivée des génériques du Truvada, un peu partout en Europe. C’est notamment le cas en France où le laboratoire américain a fait valoir un certificat complémentaire de protection (CCP) pour prolonger son monopole visant ainsi à interdire la mise sur le marché de génériques du Truvada. En septembre 2017, Gilead a essuyé une défaite en justice devant le tribunal de grande instance de Paris qui n’a pas reconnu la validité de son CCP. En Grande-Bretagne, la justice locale a saisi la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) sur la validité du CCP de Gilead. La CJUE n’a pas encore statué. AIDES a interpellé la justice européenne. L’association vient surtout de fournir des éléments juridiques dans une contribution adressée (le 8 décembre) à la CJUE avant que cette dernière ne rende son avis. Explications.


La combinaison ténofovir (fumarate de ténofovir disoproxil/TDF) - emtricitabine, vendue par Gilead sous le nom de Truvada, est l’un des médicaments essentiels pour lutter contre le VIH. Ce traitement est à usage curatif pour traiter les personnes vivant avec le VIH et à usage préventif pour les personnes séronégatives dans le cadre de la Prep (prophylaxie pré-exposition). Depuis juillet 2017, l’ensemble des brevets sur ce médicament a expiré. Il est donc possible d’en faire des versions génériques. Reste que Gilead garde son monopole dans de nombreux pays européens en se prévalant d’un CCP (certificat complémentaire de protection) qui permet d’allonger la période d’exclusivité… et de maintenir son monopole. Or l’accès aux génériques est indispensable pour la mise sous traitement des personnes vivant avec le VIH et le déploiement de la PrEP à moindre coût et donc pour la préservation des finances publiques des systèmes de santé solidaires européens. (suite de l'article ici : https://www.seronet.info/article/generi ... peen-80446

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 17 Déc 2017 - 12:10
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J'ai le générique du Truvada depuis 2 mois

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 17 Déc 2017 - 12:11
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Déc 2017 - 10:03
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Janssen a mis au point un traitement contre le sida en Normandie (Ouest France,

La filiale pharmaceutique de l’Américain Johnson Johnson a fait des découvertes majeures dans le traitement du VIH. Installée dans l’Eure depuis vingt-cinq ans, elle emploie 650 personnes.

Le travail de ses chercheurs aboutit à des découvertes majeures dans l’Eure, à Val-de-Reuil. Janssen a notamment mis à jour des molécules innovantes comme la Rilpivirine pour les traitements du VIH (virus d’immunodéficience humaine ou sida) ou très récemment de la tuberculose, avec la Bédaquiline. « Notre stratégie à long terme nous a permis de nouer des partenariats pérennes avec les principaux acteurs de l’innovation en France », souffle Emmanuelle Quilès, la présidente de Janssen France. Cinquante personnes œuvrent dans le laboratoire.

Une injection par mois
La filiale normande du groupe multinational Johnson & Johnson est résolument tournée vers l’avenir. « Notre but pour les vingt prochaines années, c’est d’intercepter les maladies, souligne Emmanuelle Quilès. Nous voulons identifier les signes prédictifs de la maladie grâce à des marqueurs. Nous avons des projets très avancés. » Comme une déclinaison du traitement pour le sida sous une forme injectable. « Nous sommes à la phase 3 du développement. Cela fonctionne, précise le Dr Jérôme Guillemot, directeur de recherche en maladies infectieuses. L’injection s’effectuera une fois par mois, mais il faudra encore attendre deux à trois ans avant la mise sur le marché. »

140 chercheurs
Outre la filiale pharmaceutique, le site eurois accueille un autre centre de recherche (140 chercheurs) et une entité de production de produits d’automédication, délivrés sans prescription médicale, comme la pommade Biafine. Ainsi que les produits référencés beauté de la gamme du Petit Marseillais par exemple.

Au total, 657 personnes travaillent sur le site. Une troisième filiale, spécialisée dans le matériel médical (de l’autosurveillance glycémique aux blocs opératoires) est implantée en France, à Saint-Priest (Rhône).

Le groupe compte 3 150 collaborateurs en France. En 2016, les investissements à travers le monde en recherche-développement ont atteint plus de 7,6 milliards d’euros.

https://www.ouest-france.fr/normandie/e ... ie-5456312

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 21 Déc 2017 - 18:41
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"Quatuor" : l’essai scientifique qui pourrait changer la vie des personnes séropositives

Des essais scientifiques, une association et des artistes très connus comme Tilda Swinton oeuvrent pour la réduction des traitements dans la vie des personnes qui vivent avec le VIH : bientôt 4, 3 ou même 1 cachet par jour ?
La trithérapie, mise au point il y a plus de 20 ans, a constitué un tournant majeur dans le traitement du sida. Aujourd’hui, avec l’amélioration des traitements, on envisage de ne plus l’administrer quotidiennement, mais de réduire la charge médicamenteuse à 4 jours par semaine, voire moins.

Une personne sous trithérapie ne meurt plus du sida aujourd’hui en France. La trithérapie a transformé une maladie virale mortelle en un état chronique contrôlé. Il y 20 ans, les premiers traitements étaient lourds et contraignants pour les patients. Depuis, de nombreuses améliorations ont été apportées : diverses combinaisons possibles de molécules, plus de confort avec les réductions du nombre de pilules et gélules, de la dose des produits à ingérer et de la fréquence des prises quotidiennes.

Pour autant, la contrainte de prises continues 7 jours sur 7 – tout au long de la vie – reste lourde. Surtout que tous les patients ne réagissent pas de la même manière aux traitements qui peuvent parfois s’accompagner d’effets indésirables, les pénalisant au quotidien comme dans l’activité professionnelle. Des patients relâchent alors leur protection quotidienne et mettent ainsi leur système immunitaire en danger.

Des essais qui changent la vie

L’étude ICCARRE (Intermittents en Cycles Courts les Antirétroviraux Restent Efficaces), menée par le professeur Jacques Leibowitch à l’Hôpital de Garches depuis 2002, est chaque année confirmée par de nouveaux essais : on sait depuis les résultats de l’étude ANRS 162-4D en 2016 qu’une prise de seulement 4 jours est suffisante pour maintenir une charge virale inférieure à 50 copies pour 96% des patients qui ont suivi ce protocole. D’autres essais ont depuis essayé de réduire la charge médicamenteuse (le nombre de médicaments ou de prises, les bithérapies ou encore la suppression de certaines classes de molécules).

Depuis septembre 2017, l’Agence de recherche contre le sida recrute 640 patients dont le virus est indétectable pour son essai « Quatuor » : un groupe demeurera au rythme d’une prise 7 jours sur 7 tandis que l’autre testera la viabilité d’un traitement de 4 jours consécutifs dans la semaine (en suivi régulier, pour contrôler leur état de santé). Dans un an, si l’allègement 4/7 est jugé suffisant, le second groupe basculera aussi sur le même rythme de prise. Ce nouvel essai permettra de confirmer son efficacité sur plus de patients, et sur une période longue.

En cas de succès pour ce modèle, et avant d’analyser un traitement encore moins contraignant, il faudra attendre au minimum deux à trois ans à compter de l’automne 2017 pour étendre les 4 jours sur 7 aux 100 000 patients sous traitement continu en France (et bien plus encore pour atteindre les quelques 40 millions de séropositifs – pas tous traités – dans le monde). Selon le site de présentation du protocole : « Les cliniciens acquis à la modalité ICCARRE s’inquiètent des résistances institutionnelles au changement alors que perdurent surmédication et surfacturation sur ordonnance ».





Et demain ?

D’autres essais cliniques sont en cours pour valider des traitements à très longue durée, y compris sous forme injectable, trimestrielle, voire semestrielle, notamment par l’utilisation de nanotechnologies qui pourraient diffuser les molécules en continu… De petits implants qui pourraient être portés pendant un an sont également en développement. Leur arrivée sur le marché devrait avoir lieu d’ici deux ans selon les spécialistes. Chaque jour, vivre avec le VIH devient plus facile.

http://tetu.com/2017/12/19/quatuor-less ... s-seropos/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Déc 2017 - 17:32
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Inhibiteurs d'intégrase : du mythe à la réalité
Première partie : En quoi différent les inhibiteurs d’intégrase des autres classes d’ARV ?


http://www.hivonair.tv/replay-022017/en ... -d-ARV.asp

Deuxième partie : Quelles sont les différences entre les INSTI qui ont un impact clinique, thérapeutique ou préventif ?

http://www.hivonair.tv/replay-022017/di ... -INSTI.asp

Troisième partie : où situez-vous la classe des INSTI ?

http://www.hivonair.tv/replay-022017/ou ... -INSTI.asp

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nega
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Déc 2017 - 09:31
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Citation:
L’étude ICCARRE (Intermittents en Cycles Courts les Antirétroviraux Restent Efficaces), menée par le professeur Jacques Leibowitch à l’Hôpital de Garches depuis 2002, est chaque année confirmée par de nouveaux essais : on sait depuis les résultats de l’étude ANRS 162-4D en 2016 qu’une prise de seulement 4 jours est suffisante pour maintenir une charge virale inférieure à 50 copies pour 96% des patients qui ont suivi ce protocole. D’autres essais ont depuis essayé de réduire la charge médicamenteuse (le nombre de médicaments ou de prises, les bithérapies ou encore la suppression de certaines classes de molécules).

Depuis septembre 2017, l’Agence de recherche contre le sida recrute 640 patients dont le virus est indétectable pour son essai « Quatuor » : un groupe demeurera au rythme d’une prise 7 jours sur 7 tandis que l’autre testera la viabilité d’un traitement de 4 jours consécutifs dans la semaine (en suivi régulier, pour contrôler leur état de santé). Dans un an, si l’allègement 4/7 est jugé suffisant, le second groupe basculera aussi sur le même rythme de prise. Ce nouvel essai permettra de confirmer son efficacité sur plus de patients, et sur une période longue.

En cas de succès pour ce modèle, et avant d’analyser un traitement encore moins contraignant, il faudra attendre au minimum deux à trois ans à compter de l’automne 2017 pour étendre les 4 jours sur 7 aux 100 000 patients sous traitement continu en France (et bien plus encore pour atteindre les quelques 40 millions de séropositifs – pas tous traités – dans le monde). Selon le site de présentation du protocole : « Les cliniciens acquis à la modalité ICCARRE s’inquiètent des résistances institutionnelles au changement alors que perdurent surmédication et surfacturation sur ordonnance ».


j'imagine que déjà certains docs et patients peuvent tout de même choisir (avec prudence et vérifs) de mettre en place cet allègement...

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Déc 2017 - 10:14
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Pas encore validé les essais cliniques nega

Cette stratégie innovante doit être maintenant validée dans un essai randomisé où deux groupes de patients vont pouvoir être comparés. C'est l'objet de l’essai ANRS QUATUOR qui va être mené chez un plus grand nombre de patients, sur une plus longue période et avec des antirétroviraux plus récents comme la classe des anti-intégrases qui occupe désormais une place prépondérante dans l’arsenal thérapeutique. 640 patients devraient être recrutés dans plusieurs centres hospitaliers, dont la moitié recevra pendant 48 semaines un traitement 4/7 jours et l'autre moitié 7/7 jours. Si des résultats similaires étaient observés dans les deux groupes, tous les patients de l’essai passeraient au traitement 4/7 jours pendant 48 semaines supplémentaires. L'essai cherchera à démontrer que la stratégie 4/7 jours est non-inférieure à la stratégie continue, en d'autres termes qu'à efficacité égale, les patients du groupe "Allègement" retireront des bénéfices secondaires de ce protocole (moins d'effets secondaires, meilleure observance …).
Selon le Pr Jean-François Delfraissy, Directeur de l'ANRS « Ces résultats nous encouragent à poursuivre nos objectifs d'améliorer la qualité de vie sous traitement et à répondre à une demande forte de certains patients de subir une moindre pression médicamenteuse ». Faut-il aujourd'hui recommander 4/7 jours en pratique courante ? « Seul un essai randomisé permettra d'approuver cette stratégie »

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... -progresse

Mais on diminue le dosage chez certains patients pour le moment . Ou de trithérapie on passe en bi .

VIH : une bithérapie pour alléger le traitement

Dans les pays à faible revenu, l’allégement des traitements pour les patients séropositifs au VIH est un enjeu majeur. Un essai mené dans trois pays d’Afrique a permis de passer de la trithérapie à une bithérapie en deuxième ligne de traitement. Des résultats prometteurs.

« Les traitements de seconde ligne contre le trithérapie, pour en améliorer l’observance notamment. L’enjeu ? Maintenir une charge virale indétectable avec des traitements moins lourds.

Deux stratégies ont été comparées au cours de l’essai clinique ANRS 12286 MOBIDIP mené* au Cameroun, au Burkina Faso et au Sénégal entre 2014 et 2016. Une monothérapie à base d’inhibiteur de la protéase boosté (IPB) et une bithérapie associant ce dernier à la lamivudine. Peu chère, bien tolérée et souvent utilisée dans les traitements de première ligne, celle-ci a déjà montré une bonne efficacité.

Seulement 3% d’échecs en bithérapie

Les 265 patients suivis pendant une durée de 96 semaines présentaient, au début de l’étude, une charge virale inférieure à 200 copies/ml. La moitié des patients de l’étude a reçu la monothérapie et l’autre moitié la bithérapie. Objectif, comparer les taux d’échec des deux stratégies en guettant une éventuelle remontée de la charge virale au-dessus de 500 copies/ml.

Résultats, « la bithérapie associant la lamivudine a montré seulement 3% d’échec, contre 24,8% pour la monothérapie », indiquent les auteurs. Lesquels ont également constaté une plus forte augmentation des lymphocytes CD4 chez les patients suivant la bithérapie, signe de renforcement du système immunitaire.

« L’essai a ainsi permis de valider, pour la première fois, une stratégie d’allégement thérapeutique de deuxième ligne, moins chère et mieux tolérée que les trithérapies chez des patients présentant de multiples mutations », concluent les auteurs. « Cette bithérapie pourrait ainsi répondre aux contraintes économiques et de suivi virologique qui pèsent sur les pays aux ressources limitées. »

https://www.ladepeche.fr/article/2017/0 ... ement.html

Sida: vers un allégement des traitements contre le VIH

Les antirétroviraux ont révolutionné l'approche du Sida, qui ne tue plus les personnes qui sont sous traitement. Mais la recherche se poursuit pour simplifier les médications.

On ne guérit pas du VIH. Les avancées réalisées depuis plus de 20 ans du côté des traitements poussent parfois à l'oublier. Ils fonctionnent bien, permettent de stabiliser les patients et font baisser la charge virale. Si bien que leur découverte et leur démocratisation sont en grande partie responsables de la baisse de 45 % du nombre de décès liés à l'infection depuis 2005.

Mais l'arrêt des traitements antirétroviraux signifie toujours le retour du virus. En attendant l'arrivée d'un vaccin réellement efficace, ils sont encore le seul rempart médical, et doivent être pris à vie, tous les jours. Peut-être plus pour très longtemps.


Des prises espacées
Des adaptations de la galénique – la forme sous laquelle sont pris les médicament – sont à l'étude, pour alléger le poids de la prise des traitements. « Moins de médicaments, moins de contraintes », résume pour Pourquoidocteur le Pr Pierre-Marie Girard, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine, et spécialiste du VIH.

De dizaines de médicaments à avaler par jour, les traitements se sont déjà simplifiés pour se limiter à une pilule quotidienne. Mais les laboratoires continuent d'innover. « Nous voyons se profiler des traitements à très longue durée, y compris sous forme injectable, précise le Pr Girard La prévention et le traitement pourraient reposer sur des injections trimestrielles, voire semestrielles. Cela pourrait représenter une petite révolution. »


Pour bientôt
Par différentes méthodes, notamment l'utilisation de nanotechnologies, les molécules seront délivrées en continu, ajoute le Pr Girard. Et ce n'est pas de la science-fiction. « Des essais cliniques sont en cours pour valider ces nouveaux traitements, poursuit-il. De petits implants, qui pourraient être portés pendant un an, sont également en développement. »

Leur arrivée sur le marché ne devrait pas se faire attendre trop longtemps. Les essais sont dans leurs phases finales, et le médecin estime qu'ils pourraient faire leur apparition d'ici deux ans. Un pas de plus pour favoriser la qualité de vie des patients.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ements-VIH

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Déc 2017 - 10:47
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Directives de l'European AIDS Clinical Society, cuvée 2017



Une mouture révisée des directives de l'European AIDS Clinical Society (EACS) est traditionnellement proposée lors la réunion bisannuelle de la Société. Aperçu des faits saillants, ajouts et remaniements majeurs mis en exergue lors de la session dédiée du congrès.

Traitements antirétroviraux

Dans les schémas thérapeutiques de première ligne, la recommandation reste de bâtir un traitement à partir
- du tenofovir (TDF) et de l'emtricitabine (FTC)
ou
- de l'abacavir (ABC) et de la lamivudine (3TC).
Le tenofovir alafenamide (TAF) sera préféré au TDF en cas de
• risque élevé d'insuffisance rénale chronique ou d'atteinte avérée,
• prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou de toxicité antérieure liée au TDF,
• facteurs de risque ou diagnostic établi d'ostéoporose/ostéopénie progressive, • antécédents de fractures de fragilité.
Les troisièmes agents préférés pour le traitement de première ligne sont:
• les inhibiteurs de l'intégrase (raltegravir RAL, elvitegravir EVG, dolutegravir DTG),
• la rilpivirine (RPV),
• le darunavir (DRV) boosté.
L'atazanavir ± ritonavir (ATV±RTV) n'est plus une préférence, il a été rétrogradé au stade d'alternative en raison de la fréquence de sa toxicité rénale.
La combinaison RPV/DTG a été ajoutée comme option de switch, mais les directives insistent sur le fait que le DTG en monothérapie ne devrait pas être utilisé comme une option de switch en raison du risque élevé de rebond viral et de développement de résistance à des médicaments d'autres classes.

Hépatite C

Toutes les personnes infectées par le VIH et co-infectées par le virus de l'hépatite C (VHC) doivent recevoir un traitement antiviral à action directe et ce traitement devrait être le même que celui donné aux personnes infectées uniquement par le VHC. Il n'y a pas à envisager de traitement plus long et la seule considération qui devrait guider le choix du régime thérapeutique en cas d'infection par le VIH est le risque d'interactions médicamenteuses.
Si l'hépatite C n'est pas maitrisée après un premier traitement antiviral à action directe pour l'hépatite C, il est recommandé de constituer un régime thérapeutique en fonction des données d'un test de résistance.
Le traitement à base d'interféron n'est plus recommandé pour le traitement de l'infection primaire par le VHC. Un nouvel algorithme aide les médecins à déterminer le moment de traiter une infection aiguë par le VHC. Le traitement est à initier si l'ARN du VHC n'a pas diminué d'au moins 2 log quatre semaines après le diagnostic ou si le patient a encore de l'ARN du VHC détectable 12 semaines après le diagnostic en dépit une réduction de 2 log à la semaine 4.

Stéatose hépatique non alcoolique
Près de la moitié des personnes infectés par le VIH qui étaient référées pour tests hépatiques anormaux présentaient une stéatose hépatique non alcoolique, ce qui les mettaient à risque de fibrose et de cirrhose. Les directives 2017 suggèrent donc de pratiquer un examen échographique du foie en cas de tests hépatiques anormaux et en cas de tests hépatiques normaux mais existence d'un syndrome métabolique.

A noter aussi

Les directives 2017
• stipulent que la transplantation d'organes chez les personnes vivant avec le VIH devrait être envisagée selon les mêmes critères fonctionnels que ceux des personnes séronégatives.
• plaident en faveur d'un dépistage systématique de la BPCO chez les fumeurs et les plus de 40 ans.
• recommandent la vaccination contre le papillomavirus humain chez tous les sujets infectés par le VIH de moins de 26 ans et chez tous les hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes jusqu'à l'âge de 40 ans.

Pour plus de détails et pour les autres modifications, se référer au texte complet téléchargeable gratuitement à partir du site web de l'EASC. A noter que ces directives comprennent également des liens vers des tutoriels vidéo pratiques.

http://www.eacsociety.org/files/guideli ... french.pdf

RÉFÉRENCE
D'après les communications de la session dédiée lors de la 16e European AIDS Conference de l'EACS (Milan, Italie) : 25-27 octobre 2017.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Jan 2018 - 16:39
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L’administration américaine dissout le conseil sur le VIH et le sida

L’administration Trump a licencié ce qu’il restait du comité officiellement chargé de conseiller le président américain sur la lutte contre le VIH/sida (PACHA), font savoir les médias américains vendredi. Six membres du conseil avaient déjà démissionné en juin pour protester contre les politiques sanitaires de l’administration. Les dix derniers membres restants ont été licenciés, selon le Washington Post.
Les contrats ont pris fin immédiatement, selon le quotidien qui cite l’épidémiologiste Patrick Sullivan.
M. Sullivan a été nommé pour un mandat de quatre ans en mai 2016 sous d’administration de l’ancien président américain Barack Obama.
PACHA, fondé en 1995, fournit des avis à l’administration américaine au sujet des politiques, recherches de traitements et prévention du virus VIH et du sida.
« L’administration Trump n’a pas de stratégie pour faire face à l’épidémie actuelle, ne cherche aucun avis d’expert pour formuler des politiques relatives au VIH », a déploré l’avocat Scott Schoettes défendant la cause des LGBT dans l’organisation Lambda Legal qui a démissionné cet été.
Seulement 40% des personnes vivant avec le VIH aux Etats-Unis ont accès à des traitements cruciaux pour leur survie.

https://fr.metrotime.be/2017/12/30/news ... t-le-sida/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 13 Jan 2018 - 19:13
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Des nanoparticules tueuses de virus

Une équipe de chercheurs européens a développé des nanoparticules d’or dont la propriété est d’attirer les virus pour mieux les détruire. Leur action à large spectre qui est de nature purement mécanique est efficace sur de nombreux agents pathogènes. Et contrairement aux effets nuisibles des antiviraux actuels, ce nouveau type de traitement se révèlerait être non toxique pour l’environnement cellulaire humain.

La baisse des températures saisonnières n’est en rien la cause directe de nos rhumes, grippe, ou autres bronchioles. Les grands responsables de nos états souffreteux sont les microbes. Pour traiter une infection d’origine bactérienne, c’est presque simple : nous avons recours aux antibiotiques.

Malheureusement ces remèdes n’ont aucun effet contre les virus dont le nom, par ailleurs, signifie poison en latin. Un patronyme qui leur va comme un gant, puisqu’à part posséder un système immunitaire en béton ou se faire vacciner contre ces envahisseurs invisibles, il n’existe toujours pas de traitement agissant à la manière des antibactériens à large spectre pour les éradiquer.

De l'or contre les virus

Seuls quelques médicaments spécifiques à certain type de virus parviennent toutefois par action chimique à contenir leur développement dans l’organisme. Mais une vingtaine de chercheurs internationaux, spécialistes en virologie et nanomatériaux au sein du laboratoire des nanomatériaux supramoléculaires et interfaces en Suisse, ont expérimenté une nouvelle méthode pour combattre tous les types de virus.

Ils ont créé des nanoparticules d’or, une matière peu ou pas toxique pour le corps humain, imitant les récepteurs des cellules humaines sur lesquels les virus s’accrochent avant de les pénétrer pour se reproduire et se multiplier. Le diamètre de ce leurre microscopique est un million de fois plus petit qu’un millimètre. L’union, entre les particules d’or et les microbes, sera fatale. Le mécanisme d’attachement du virus tentera en vain d’infiltrer ces imitations de cellules. La pression exercée par le microorganisme finira par le déformer et briser sa structure, le rendant ainsi inoffensif. Les chercheurs ont publié des résultats de tests très encourageants dans la revue Nature Materials.

Essais cliniques à venir

Leur méthode in vitro est efficace sur des tissus infectés par le virus de l’herpès, le papillomavirus, la dengue et le sinistre VIH, Virus de l’Immunodéficience Humaine. In vivo, ils ont guéri des souris contaminées par le virus VRS, responsable d’infection respiratoire aigüe. Rappelons que le VIH, la dengue, le papillomavirus, l’herpès ou encore Ebola tuent des millions de personnes chaque année dans le monde et en particulier dans les pays émergents.

« Notre approche détruit le virus de manière irréversible mais sans abîmer les cellules humaines » précisent les chercheurs qui poursuivent leurs travaux assidument pour passer rapidement du modèle animal aux essais cliniques sur l’homme.

http://www.rfi.fr/emission/20180113-nan ... uses-virus

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 13 Jan 2018 - 19:16
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Interrompre ponctuellement un traitement contre le VIH n'augmente pas la quantité de virus dans les cellules réservoirs

Il est possible d'interrompre, pendant de courtes périodes de temps, le traitement antirétroviral d'un patient infecté par le VIH lors d'essais cliniques sous contrôle médical sans augmenter la quantité de virus présents dans les cellules réservoirs. C'est ce qui ressort des travaux du laboratoire d'immunorégulation de l'Institut national d'allergie et des maladies infectieuses (NIAID) de Bethesda.

Au cours d'une étude dont ils viennent de publier les résultats dans « Plos Pathogen », l'équipe conduite par le Dr Katherine Clarridge a recruté 10 volontaires infectés par le VIH ayant interrompu leur traitement lors d'un essai sur un anticorps neutralisant à large spectre (bNAbs). Chez ces 10 patients, les chercheurs ont observé un rebond de la virémie, après une période allant de 22 à 115 jours sans traitement.

Une augmentation transitoire des réservoirs

Parallèlement à l'augmentation de la charge virale, les chercheurs observaient une hausse rapide du nombre de cellules sanguines servant de réservoirs viraux. Cependant, de nouvelles analyses menées entre 6 mois et 1 an après la reprise du traitement montrent que les réservoirs viraux finissent par retrouver un niveau similaire à celui d'avant l'interruption du traitement.

Ces résultats sont importants pour un grand nombre de scientifiques qui cherchent activement des moyens de permettre au patient de contrôler l'infection sans traitement, pendant des durées plus ou moins longues. Ces scientifiques tentent notamment de mettre au point des vaccins thérapeutiques qui empêchent le rebond de la virémie une fois le traitement arrêté. Leurs travaux nécessitent l'arrêt des thérapies antirétrovirales. Les nouveaux résultats de l'équipe de Bethesda montrent que ces interruptions sont sans conséquences sur les réservoirs viraux.

Les chercheurs du NIAD mènent en ce moment d'autres travaux, impliquant cette fois des patients ayant connu une interruption plus longue de leur traitement.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... irs_854080

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