Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Nov 2017 - 15:33
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Les cellules réagissent différemment au VIH

DES CHERCHEURS LAUSANNOIS ONT MONTRÉ QUE NOS CELLULES NE RÉAGISSAIENT PAS TOUTES DE LA MÊME MANIÈRE AUX ATTAQUES DU SIDA.

Chez un même individu, les cellules immunitaires ne réagissent pas toutes de la même manière aux attaques du virus du sida. Des chercheurs lausannois, avec des confrères français et américains, ont identifié des marqueurs de vulnérabilité.
Nous ne sommes pas égaux face aux infections et ce, en partie, pour des raisons génétiques. Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est que toutes les cellules d’un individu donné ne présentent pas la même vulnérabilité aux pathogènes et aux virus intracellulaires, alors qu’elles partagent presque toutes le même ADN.
Pour le VIH par exemple, responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) dans l’espèce humaine, on sait, sans pouvoir l’expliquer totalement, que seule une fraction des lymphocytes T est efficacement infectée par le virus et que cette fraction est différente selon les individus.
L’équipe d’Angela Ciuffi, du Centre hospitalier universitaire vaudois et de l’Université de Lausanne (CHUV-UNIL), avec des confrères de l’Institut J. Craig Venter de La Jolla (USA) et de l’Institut des maladies génétiques Imagine à Paris, a voulu savoir quels facteurs rendent certaines cellules vulnérables à une infection et d’autres résistantes chez une même personne.

Marqueurs de vulnérabilité

«Grâce aux technologies de séquençage de cellules individuelles actuelles, il est possible d’identifier les gènes actifs dans chaque cellule au sein d’une population de lymphocytes, ce qui permet de déceler l’hétérogénéité intercellulaire chez un individu», explique la Dresse Ciuffi, de l’institut de microbiologie du CHUV, citée dans un communiqué.
L’analyse informatique des profils d’expression de gènes de cellules individuelles a permis aux chercheurs d’identifier des marqueurs spécifiques dont le niveau d’expression est lié à la permissivité cellulaire à l’infection par le VIH. Certaines cellules avaient ainsi une propension à l’infection 28 fois plus élevée.
L’étude publiée dans la revue PLoS Pathogens démontre que l’hétérogénéité intercellulaire représente une nouvelle couche de complexité, s’ajoutant aux déterminants génétiques de sensibilité aux maladies infectieuses chez l’homme. Ces travaux pourraient contribuer à l’élaboration de stratégies visant à protéger certains groupes de cellules. (ats/nxp)

https://www.tdg.ch/savoirs/cellules-rea ... y/16715752

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 09 Nov 2017 - 07:28
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
« VIH/Sida :
Vielles,
Malades,
& Fauchées ? »


http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... THIAS3.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 10 Nov 2017 - 05:22
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
La mise sous traitement très précoce des patients VIH ne permet ni la guérison, ni le contrôle de l'infection

Même en commençant le traitement antirétroviral moins de 2 semaines après l'infection par le VIH, il n'est pas possible d'espérer guérir ou même contrôler l'infection (après arrêt du traitement). C'est ce qui ressort d'une étude observationnelle menée sur deux patients californiens et publiée dans « PLOS medicine ».
Les deux patients en question, un homme de 54 ans (patient A) et un autre de 31 ans, (patient B) faisaient partie d'un programme de prophylaxie pré-exposition (PrEP). Du fait de leur présence dans ce programme, le moment de l'infection est connu avec une quasi-certitude et les deux patients ont commencé à prendre du Truvada (emtricitabine/ténofovir) lors du stade de primo-infection.
Recherche de virus dans les réservoirs
Les auteurs estiment que les patients A et B ont commencé leur traitement respectivement 10 et 12 jours après l'infection. Une recherche extrêmement exhaustive de la présence de virus dans les cellules réservoirs a été menée. Au cours des deux ans de suivi, aucune trace du virus n'a été retrouvée chez le patient A, malgré une recherche intensive dans les prélèvements effectués dans l'iléon, les ganglions lymphatiques, la moelle osseuse, le liquide céphalorachidien et les DC4+ circulants.
Chez le patient B, de l'ARN viral a été retrouvé par intermittence dans plusieurs sous populations de CD4+, mais jamais dans les prélèvements de tissus. Plus de 50 millions de lymphocytes T CD4+ de chaque patient ont été introduits dans des souris. Sur les huit souris associées au patient B, trois ont développé une faible virémie. C'était le cas pour une des dix souris associées au patient A. Suite à ces résultats, les chercheurs ont tenté un arrêt du traitement du patient A, qui a connu un rebond de la virémie au bout de 7 mois et demi. En une semaine, sa virémie est passée de 36 à près de 60 000 copies/mL. Les auteurs estiment que cette augmentation de la virémie est partie de seulement 200 cellules réservoirs.
Un traitement manquant
« Une seule cellule réservoir suffit à faire rebondir l'infection », rappelle le Pr Jean-Michel Molina, chef du service maladies infectieuses et tropicales du CHU Saint-Louis, qui salue le travail prospectif « fait de façon très propre » de ses collègues américains. Pour ce spécialiste, auteur de l'étude IPERGAY, ces résultats « confirment une notion qui était déjà un peu connue : le traitement précoce n'a pas d'effet sur l'histoire naturelle de la maladie, malgré les espoirs soulevés par plusieurs cas d'enfants en rémission prolongée après avoir été traités dès la naissance ».
En 2014, le Mississippi Baby avait montré des signes d'infection après 2 ans sans traitement, tandis qu'en juillet dernier, on présentait le cas d'une jeune fille de 9 ans contrôlant son infection sans traitement après seulement 40 semaines de traitement.
Si une initiation très précoce du traitement ne suffit manifestement pas à garantir un contrôle post-traitement, le Pr Molina note toutefois que « les réservoirs sont très affaiblis, il faudrait peut-être coupler les antirétroviraux précoces à un autre traitement pour éliminer le virus ». Il rappelle en outre l'importance d'un traitement commencé tôt « pour réduire rapidement le risque de transmission du VIH ».
Le Pr Molina met aussi l'accent sur « le manque d'outil et de méthode pour détecter les virus en état de latence dans les réservoirs et les ganglions. Nous ne disposons pas des moyens pour déterminer si un patient est effectivement en rémission ou non ».

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... niereheure

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Nov 2017 - 06:50
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Désescalade dans le VIH
La FDA autorise la première bithérapie




Le médicament Juluca, une association fixe de dolutégravir et de rilpivirine commercialisée par ViiV Healthcare, vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché par l'agence fédérale américaine du médicament (FDA). Il s'agit de la première bithérapie destinée à un traitement d'entretien de patients infectés par le VIH et dont l'infection est contrôlée depuis 6 mois par une trithérapie.

Le dolutégravir et la rilpivirine disposaient déjà séparément d'une autorisation de mise sur le marché. La sécurité et l'efficacité de leur association fixe ont été évaluées dans les essais SWORD 1 et 2. Le résultat était une non-infériorité du passage à une bithérapie en termes d'efficacité et d'effets secondaires. La FDA précise que Juluca ne doit pas être associé à d'autres antirétroviraux, à cause d'un risque d'interaction médicamenteuse.

La diminution du nombre d'antirétroviraux figure dans les recommandations de prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH :

https://cns.sante.fr/wp-content/uploads ... sation.pdf

Les dernières mises à jours, publiées en juillet dernier, indiquent à ce titre qu'au vu des résultats des essais SWORD, le remplacement d'une trithérapie par l'association dolutégravir + rilpivirine peut être envisagé chez des patients n'ayant jamais eu d'échec virologique antérieur et à qui l'on souhaite proposer un traitement sans inhibiteurs nucléosidiques ni inhibiteur de protéase boosté par le ritonavir.

ViiV Healthcare a également déposé un dossier de demande d'AMM auprès de l'agence européenne du médicament (EMA), en cours d'instruction.

Source : Le Quotidien du médecin

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Nov 2017 - 18:56
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
L’ÉTUDE DICI-VIH MONTRE L’EFFICACITÉ D’UN DÉPISTAGE INFIRMIER CIBLÉ DU VIH AUX URGENCES

L’étude DICI-VIH, soutenue par l’AP-HP* et l’ANRS, visait à évaluer pour la première fois l’efficacité d’un dépistage ciblé auprès de patients venus consulter aux urgences et identifiés comme particulièrement exposés à l’infection par le VIH à partir d’un auto-questionnaire. Elle a été menée auprès de 140 000 patients de huit services d’urgences, dont six de l’AP-HP (hôpitaux Avicenne, Bicêtre, Cochin, Lariboisière, Saint-Antoine et Tenon).

Ses résultats, publiés le 30 octobre 2017 dans la revue Annals of Emergency Medicine, montrent qu’un dépistage infirmier ciblé aux urgences est efficace et permet d’identifier à un coût modéré des patients ignorant leur séropositivité.
Texte
En France, un pays où l’épidémie du VIH est concentrée, plusieurs milliers de personnes ignorent encore leur séropositivité et un quart des diagnostics du VIH est tardif. Or le dépistage du VIH est essentiel pour contrôler l’épidémie parce qu’il permet l’initiation précoce du traitement, ce qui limite la morbi-mortalité et les transmissions secondaires.

En 2011, une première étude de la même équipe** avait montré que le dépistage généralisé (non ciblé) du VIH aux urgences hospitalière était peu efficace.

L’étude DICI-VIH, coordonnée par Judith Leblanc, alors en doctorat de santé publique, et le Pr Anne-Claude Crémieux du service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Saint-Louis, AP-HP, a étudié pour la première fois à large échelle, l’efficacité et le coût d’un nouveau mode ciblé de dépistage du VIH proposé par les infirmiers dans huit services d’urgence d’Île-de-France, une région à forte prévalence.
L’étude a également été menée en collaboration avec le Pr Tabassome Simon et l’équipe de la Plateforme de Recherche Clinique de l’Est Parisien de l’hôpital Saint-Antoine, AP-HP.

L’essai DICI-VIH a comparé le nombre de patients nouvellement diagnostiqués VIH+ sur deux périodes.

Pendant la période dite « contrôle » comprenant uniquement la pratique diagnostique médicale habituelle, sur plus de 74 000 patients participant à l’étude, un test VIH a été réalisé chez 92 patients et six ont été nouvellement diagnostiqués VIH+.

Pendant la période dite « intervention », un test rapide VIH était aussi proposé par les infirmiers aux patients les plus exposés en fonction des réponses à un auto-questionnaire. Sur plus de 74 000 patients participant à l’étude, environ 16 000 ont rempli un questionnaire.
Près de 3000 patients ont réalisé un test rapide proposé par l’infirmier, en plus de 97 patients ayant bénéficié d’un test par le médecin. Au total, 22 patients ont été nouvellement diagnostiqués VIH + pendant la période intervention.

La proportion de nouveaux diagnostics VIH était significativement plus élevée pendant la période « intervention » comparativement à la période « contrôle » (risque relatif : 3,7, IC 95% : 1,4-9,huit). Le coût incrémental de l’intervention a été évalué à 1 324€ par patient nouvellement diagnostiqué VIH+.

Ces résultats sont en faveur d’une stratégie de dépistage du VIH ciblée sur les personnes les plus exposées dans les services d’urgences. Ces données contribuent aussi à démontrer le rôle des équipes infirmières dans le dépistage du VIH qui s’intègre dans leurs missions de prévention et de santé publique.

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... 20VDEF.pdf

Source: Targeted HIV Screening in Eight Emergency Departments: The DICI-VIH Cluster-Randomized Two-Period Crossover Trial Annals of Emergency Medicine 2017 Judith Leblanc, RN, PhD; Gilles Hejblum, PhD; Dominique Costagliola, PhD; Isabelle Durand-Zaleski, MD, PhD; France Lert, PhD; Pierre de Truchis, MD; Geert Verbeke, PhD; Alexandra Rousseau, PhD; Hélène Piquet, RN; François Simon, MD, PhD; Dominique Pateron, MD; Tabassome Simon, MD, PhD; Anne-Claude Crémieux, MD, PhD; for the DICI-VIH (Dépistage Infirmier CIblé du VIH) Group DOI: 10.1016/j.annemergmed.2017.09.011
*Cette étude a été menée dans le cadre de l’appel à candidatures « Doctorat recherche infirmière » de l’AP-HP.
**Référence : d'Almeida KW, Kierzek G, de Truchis P, Le Vu S, Pateron D, Renaud B, Semaille C, Bousquet V, Simon F, Guillemot D, Lert F, Crémieux AC, Archives of Internal Medicine 2011

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2017 - 07:16
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VIH en France - Des chiffres tristes et un réel besoin d’innovation en dépistage et prévention diversifiée
Gilles Pialoux

On a beau triturer les chiffres dans tous le sens, les données actualisées sur l’infection à VIH et les IST en France produites à l’occasion de la journée du 1er décembre par Santé Publique France demeurent une mauvaise nouvelle. Pis encore, plusieurs mauvaises nouvelles auxquelles dont on ne saurait s’habituer, tiennent en une seule: cette apparente stabilité, tant du nombre de découverte de séropositivité (6 000 en 2016 : - 5 % ) que celui du dépistage VIH en France (5.4 millions de tests : + 4 %), a de quoi dérouter si on ne tente pas d’en expliquer les mécanismes.

La comptabilité des découvertes de séropositivité est-elle un bon marqueur ? Il faut rappeler que les découvertes de séropositivité représentent un chiffre constitué à la fois des données d’incidence et les données de diagnostics tardifs ; précisément ces diagnostics tardifs restent à un niveau élevé en France (27% au stade sida ou avec moins de 200 CD4, stable depuis 2013) et tirent possiblement vers le bas ou vers la stagnation l’incidence. Les nouvelles contaminations pourrait être influencées à la baisse, par exemple, par la mise en place de nouveaux outils de dépistage comme les auto-tests (75000 vendus en 2016), les TRODS en milieu communautaire (56 300 un peu en baisse par rapport à 2015) tout en touchant mieux les populations les plus exposées au VIH (32% d’HSH et 31% de migrants) ou la mise en place de la PrEP dont on aurait pu imaginer un début de signal en faveur de la décrue des nouvelles contaminations chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ( HSH ).

Pour autant, il faut revenir sur les conditions de ces chiffres 2016. La PrEP n’était alors qu’à son début d’installation dans une population très circonscrite et à haut risque chez les HSH. On estime qu’autour de 3000 personnes étaient sous PrEP fin 2016, pour une population —encore à quantifier— de dizaines de milliers de HSH qui pourraient bénéficier de cet outil de prévention très efficace. Et surtout, la PrEP ne concerne pas que les HSH.

Qui plus est, c’est l’année de la mise en place de la déclaration obligatoire en ligne avec forcément quelques balbutiements techniques. C’est l’année aussi, mais il en sera de même en 2017, où la PrEP n’est pas sortie du cercle du gay citadin de la trentaine avancée, laissant sur le bord du chemin les jeunes gays, les gays plus âgés, les multipartenaires, les bi·e·s, le hétéros échangistes, les populations migrantes à multipartenaires ou à sexe imposé, les personnes trans, et bien d’autres.

Le pire serait que les commentateurs de ces chiffres, très décevants par leur stabilité, en déduisent que les outils mis à disposition ne sont pas les bons.

Qu’en est-il de l’épidémie cachée ?

Celle-ci, celle des personnes séropositives sans le savoir, reste toujours à un niveau élevé même si on passe par des artifices de calcul de 30 000 à 28 000 et de 28 000 à 25 000, on n’arrive pas à dépister ces séropositifs qui s’ignorent principalement des hommes (70%) , qui plus est répartis à égalité dans les populations les plus touchées par l’épidémie, à savoir les HSH (40%) et les migrants originaires d’Afrique sub-saharienne (40%).

Plus inquiétant, me semble-t-il encore pour cette année 2016, alors que l’offre de dépistage s’est diversifiée sur le plan qualitatif —CeGIDD, TROD, Auto tests, tests combinés etc—, le niveau de dépistage reste toujours le même, à 4 % près, par une sorte d’effet de subsidiarité au sein de cette offre élargie. La France est toujours l’une des championnes d’Europe du dépistage mais surtout du dépistage des séronégatifs; et il y a quelques singularités derrière les chiffres sur lesquels il faudra s’atteler. Il y a quand même un véritable question des CeGIDD , notamment intra-hospitalier qui assurent moins de 10% de la PrEP et 6% du dépistage. CeGIDD qui concentrent des moyens importants ( en Ile de France + 650 000 euros en fin 2017 pour la Prep) pour des heures d’ouverture inadaptées aux populations cibles. Même exemple pour la PrEP, on l’a vu celle-ci est concentrée dans certains centres hospitaliers, ceux-là même qui participaient à ANRS-Ipergay et qui participent à l’essai ANRS-PREVENIR.

Et que disent les chiffres sur les découvertes de séropositivité ?

Que 73% d’entre elles ont lieu à l’hôpital et ¼ (27%) en médecine de ville, alors que c’est exactement l’inverse en terme de sérologies réalisées; l’hôpital assure ¼ des sérologies et ¾ pour la ville. Toute cela à l’intérieur de structures hospitalières, à part en Ile de France et quelques moyens mis en place par Vers Paris Sans Sida, qui assurent ces missions de PrEP et de dépistages à moyens constants. En tout cas, c’était le cas en 2016.

Autre mauvaise nouvelle, celle des découvertes à un stade avancé qui est toujours de 27% sans diminution depuis 2013. Malgré les modélisations de l’épidémie cachée, on n’arrive pas à atteindre cette population qui a peur du dépistage ou sous-estime leur exposition alors même que l’une des solutions, la banalisation des tests, est un échec total, tant en médecine libérale qu’aux urgences, dans les bilans préopératoires et le renouvèlement de counseling pré per et post test. Autre exemple, daté de 2017, seul environ 500 des 8 000 autotests disponibles dans les associations ont été distribués en 3 mois. Nous restons tous prisonniers d’un modèle de dépistage passé, très bien encadré par des principes éthiques forts, mais qui peuvent évoluer car l’infection VIH d’aujourd’hui n’est pas le sida tragique des années 80 et 90, tout en gardant le principe clé et majeur du consentement.

Il va falloir innover mais surtout changer d’échelle, arrêter de banaliser (le test pour tous) et au contraire réserver nos ressources à ceux et celles auxquelles elles sont utiles.
Convaincre tout le spectre des intervenants , des administrations aux équipes qui offrent le test dans les saunas, des chefs de services hospitaliers aux médecins de ville, des personnels des CeGIDD aux petites associations, du ministère à l’assurance maladie, qu’ils ont leur partition à jouer pour atteindre la fin du sida, parce que les outils sont entre nos mains. Il faudra arrêter probablement de saupoudrer les actions de dépistages valoriser les associations et les structures hors les murs ou hospitalières qui assurent le mieux cette mission. Envisager peut-être d’avoir une offre à deux vitesses, santé sexuelle/counseling/addictions pour certains et simple offre de multi-test VIH/VHC/VHB/ IST pour d’autres. Il s’agit, avec tout ce que nous savons, de quadriller l'offre pour que les publics qui sont exposés rencontre le dépistage et la prévention dans des conditions de sécurité et de confiance, et en acceptant toutes sortes de modèles (avec ou sans conseil, tests «secs» ou tests et IST). Et quand, il y a un test dans les populations clés, évaluer systématiquement avec la personne le bénéfice possible de la PrEP, etc.

C’est sans doute à cela que répond la prochaine campagne de Santé Publique France et de Vers Paris Sans Sida pour promouvoir tout le répertoire du dépistage.

http://vih.org/20171128/chiffres-triste ... iee/139777

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2017 - 07:36
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Les Français ont encore de nombreux préjugés sur les personnes séropositives, selon un sondage

Un sondage réalisé pour l'association Aides par l'institut CSA, dont les résultats sont révélés mardi par franceinfo, montre que les connaissances des Français sur le VIH n'ont pas beaucoup progressé depuis le milieu des années 1990 et que de nombreuses idées fausses persistent.

Alors que se tient vendredi la Journée mondiale de lutte contre le sida, franceinfo vous révèle mardi 28 novembre les résultats d'un sondage* réalisé par l'institut CSA pour l'association Aides, qui vient en aide aux personnes séropositives. Les conclusions de cette enquête montrent que les Français ont encore de très nombreux préjugés à l'égard des personnes séropositives.

Une hantise irrationnelle de la contamination

Selon cette étude, 21% des parents se sentiraient mal à l'aise si l'un des enseignants de leur enfant était porteur du virus du VIH. Le sondage révèle également que 16% des personnes qui ont un emploi seraient gênées de travailler avec un collègue séropositif, une proportion qui grimpe même jusqu'à 30% chez les 18-24 ans. Enfin, un Français sur dix n'aimerait pas être soigné dans le même cabinet médical que celui d'un autre patient atteint du sida.

Dans près d'un cas sur deux (49%), les personnes sondées justifient leurs inquiétudes par la "peur des risques de contamination". L'association Aides s'inquiète de ces résultats, car "cela témoigne de la persistance d'une ignorance et de préjugés importants en matière de transmission du VIH". Elle rappelle qu'il n'y a absolument aucun risque à côtoyer une personne séropositive dans son quotidien.

Des progrès thérapeutiques trop méconnus

Les personnes séropositives souffrent encore de discriminations. Pour 31% des Français, il est normal que l'on puisse les considérer comme inaptes à exercer certains métiers, comme celui de policier, de gendarme ou de pompier. Ce sondage montre également une méconnaissance du virus du VIH. En effet, 87% des personnes sondées considèrent qu'avoir un rapport sexuel avec une personne séropositive sous traitement constitue un risque élevé, voire très élevé. En réalité, une personne séropositive "qui prend correctement son traitement et dont la charge virale est dite "indétectable" depuis plus de six mois, ne peut pas transmettre le virus", souligne le rapport. Seuls 2% des Français interrogés ont intégré cette information.

"Il y a urgence à mieux informer la population sur les modes de transmission du VIH et les avancées thérapeutiques spectaculaires de ces dernières années. Une meilleure information de tous les publics constitue un levier majeur pour faire reculer les contaminations, mais aussi les discriminations dont les personnes séropositives font l'objet", conclut l'association Aides dans son rapport.



https://www.dailymotion.com/video/x6apkm4

* Ce sondage a été réalisé par l'institut CSA du 3 au 9 octobre 2017, via un questionnaire auto-administré en ligne, auprès d'un échantillon national représentation de 1 000 Français âgés de 18 ans et plus, construit selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'individu, région de résidence et taille d'agglomération).

https://www.francetvinfo.fr/sante/sida/ ... 88021.html

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 29 Nov 2017 - 11:55
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VIH et IST bactériennes : point épidémiologique du 28 novembre 2017 – BEH



http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/ ... _29-30.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Nov 2017 - 10:33
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Nouvelles contaminations au VIH: chiffres stables (mais importants) chez les gays

Les années passent et les chiffres se ressemblent. Comme chaque année avant le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, Santé Publique France (SPF) dévoile les statistiques des nouvelles contaminations au VIH en France.

En 2016, 5,4 millions de sérologies VIH ont été réalisées. Selon SPF, le nombre de découvertes de séropositivité VIH est estimé à environ 6 000. « Ce nombre a diminué de 5% par rapport à 2013, alors que dans le même temps, l’activité de dépistage en laboratoires a augmenté de 4 % », note l’institution dans un communiqué.

Entre 2013 et 2016, le nombre de découvertes de séropositivité chez les hétérosexuels diminue. « Par contre, le nombre de découvertes reste stable chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes -HSH- (2 600 découvertes en 2016). », note SPF. Il n’y a donc pas encore d' »effet PrEP » notable. Le dispositif il est vrai n’a été mis en place qu’au début de l’année.

Les HSH reste le groupe le plus touché

« Les HSH et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les ¾ sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 44 % et 39 % des découvertes en 2016. », poursuit l’institution.

En 2016, 43 % des découvertes de séropositivité concernaient des personnes qui déclarent n’avoir jamais été testées auparavant. Chez les HSH spécifiquement, ce chiffre est de 26 % .

En conclusion, Santé Publique France appelle à renforcer les campagnes de dépistage chez les gays et HSH: « Dans un contexte de prévention combinée du VIH (préservatif, dépistage, PreP1, TPE2, TASP3), le dépistage du VIH doit donc encore être intensifié dans les populations les plus exposées, afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité. »

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, de nombreuses manifestations sont organisées dans toute la France. A Paris, Act Up-Paris a prévu plusieurs événements dans le courant du week-end. L’association investira notamment pendant deux jours l’Espace des blancs manteaux, dans le Marais.

https://hornetapp.com/stories/fr/nouvel ... -vih-gays/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Déc 2017 - 08:21
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Pourquoi dit-on que 25.000 personnes sont séropositives sans le savoir ?

INTERVIEW- Le Figaro a interrogé la biomathématicienne Virginie Supervie, qui a contribué avec son équipe à produire cette estimation.

Dans un communiqué du 28 novembre, Santé publique France rappelait qu’environ 25.000 personnes ignorent encore qu’elles sont contaminées par le virus du sida en France. Un chiffre issu d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Inserm en collaboration avec Santé publique France.
LE FIGARO. - Ce chiffre surprend. Que sait-on de ces personnes?
Virginie SUPERVIE. - Nous ne connaissons évidemment pas leur identité, mais nous essayons, par le biais de données épidémiologiques, d’en savoir un peu plus sur elles. Par exemple, nous savons qu’il s’agit principalement d’hommes homosexuels (40 %) et des hétérosexuels nés à l’étranger (40 %). Environ 10.300 résident en Île-de-France et plus de 3000 dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Nous savons également que les départements d’outre-mer sont très touchés, en particulier la Guyane.
Comment avez-vous obtenu ces données?
Plusieurs méthodes peuvent être utilisées. Par le passé, des estimations ont été obtenues à partir d’enquêtes réalisées sur des échantillons de la population. On demandait à un groupe de personnes de réaliser un dépistage du VIH et, à partir du nombre de séropositivités découvertes, on extrapolait ces résultats à l’ensemble de la population. Désormais, on utilise une autre méthode, qui nous permet d’obtenir plus régulièrement des estimations plus fines à moindre coût.
En quoi consiste cette méthode?
Avant de l’expliquer, il faut bien comprendre qu’il existe un délai entre l’infection par le virus et le diagnostic de l’infection, qui peut être très long, plus de dix ans pour certaines personnes. Cela signifie que, lorsque 6000 personnes découvrent leur séropositivité en 2016, il y en a d’autres qui ont été infectées cette même année mais qui ne le savent pas encore. De même pour les années précédentes. Revenons à la méthode en question. On sait qu’en 2016, 6000 personnes ont découvert leur séropositivité. On connaît également le nombre de séropositivités découvertes les années précédentes. Pour chaque personne, nous collectons des données cliniques et biologiques qui nous renseignent sur le délai entre l’infection par le virus et le diagnostic. Grâce à ces informations, nous pouvons remonter le temps et estimer combien il a dû y avoir d’infections au total chaque année, qu’elles aient été dépistées ou non, pour que l’on observe ce nombre de découvertes de séropositivité.
Comment a évolué ce chiffre ces dernières années?
Les premières estimations datent de 2010, et sont stables. Même s’il y a une progression du dépistage, on n’observe pas encore son impact.

http://sante.lefigaro.fr/article/pourqu ... e-savoir-/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Déc 2017 - 08:44
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VIH : bientôt la fin du traitement quotidien pour les séropositifs ?

La plupart des personnes séropositives pour le VIH en France prennent, à vie, un traitement quotidien. Mais la possibilité d’alléger bientôt cette contrainte se profile pour les patients sous trithérapie, soit plus de 100 000 personnes. Un essai d’envergure a démarré au mois de septembre afin de confirmer, dans la continuité d’un essai de taille plus modeste, que les patients peuvent sauter plusieurs jours de traitement dans la semaine sans risque pour leur santé. La journée mondiale contre le sida, le 1er décembre, est l'occasion d'en détailler les enjeux.

En France, quelque 300 patients sont déjà passés à un mode de traitement dit « par intermittence en cycles courts ». Depuis des années, ils prennent leurs médicaments quatre jours par semaine, au lieu des sept jours prévus dans le protocole officiel. Et ils s’en portent bien.

Le nouvel essai, baptisé Quatuor, a été lancé par l’ANRS, l’Agence française de recherches sur le VIH/sida et les hépatites virales. Il vise à montrer qu’il y a un bénéfice pour le patient à ne prendre sa trithérapie que quatre jours sur sept, comparé aux sept jours sur sept en vigueur. 640 volontaires sont en cours de recrutement dans les 65 centres hospitaliers publics impliqués en France, Caraïbes comprises. Le Dr Pierre de Truchis, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), est l’investigateur principal de cet essai.

On peut supposer, cependant, que des médecins n’attendront pas les résultats de cette étude pour proposer à certains de leurs patients de supprimer trois jours de médication par semaine. Les recommandations de prescription publiées au mois de mai 2017 pour la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, sous l’égide du Conseil national du sida et des hépatites (CNS) et de l’ANRS, vont en effet dans ce sens. « Au cas par cas, dans des conditions similaires à celles des études réalisées, une stratégie de prise discontinue, quatre ou cinq jours sur sept peut être envisagée », indiquent – prudemment – les experts. Il convient de souligner qu'un tel changement implique un suivi médical rigoureux, avec des examens biologiques rapprochés.

Quinze années de recul pour le traitement quatre jours sur sept

On dispose maintenant de quinze années de recul concernant la sécurité d’un traitement d’entretien allégé par prise intermittente. La principale expérimentation est menée depuis 2003 dans le cadre d’un protocole baptisé Iccarre, acronyme pour « intermittents en cycles courts, les anti-rétroviraux restent efficaces ». Ce programme a été initié par le Dr Jacques Leibowitch, figure de la lutte contre le VIH/sida. Il a été l’instigateur, en France, de la trithérapie qui, en 1996, a transformé une pathologie mortelle en affection chronique.

Des patients suivis par le Dr Leibowitch et ses confrères à l’hôpital Raymond Poincaré sont ainsi passés de sept à cinq jours de traitement par semaine, puis à quatre. Leur charge virale est restée malgré cela en dessous du niveau de détection. Ces résultats portant sur 48 patients ont été jugés suffisamment robustes par la communauté scientifique internationale pour qu’ils soient publiés en 2010 dans la revue scientifique Faseb Journal. La même expérimentation a donné lieu à une seconde publication en 2015, avec un plus grand nombre de patients (94, précisément) et davantage d’années de recul.

Cette année-là, la direction de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’Université Versailles Saint-Quentin, les deux employeurs du Dr Leibowitch, ont investi conjointement dans le dépôt de deux brevets à l’international, l’un pour les trithérapies dites « d’entretien » à quatre jours par semaine et moins, et l’autre pour l’usage à cet effet de quadrithérapies innovantes.

Un premier essai clinique à l’échelle nationale

Convaincue par les premiers résultats du protocole Iccarre, l’ANRS a lancé en 2014 un essai clinique sur deux ans mené dans 17 centres en France, baptisé 4D (en anglais, four days). Les médecins ont reçu beaucoup de candidatures pour participer à cet essai, au point qu’ils ont dû en refuser, comme me l’a confié le Pr Christian Perronne, l’investigateur principal. Les résultats, présentés à la conférence internationale sur le sida de 2016 à Durban, en Afrique du Sud, viennent d'être publiés dans la revue Journal of Antimicrobial Chemotherapy. Ils indiquent que 96 des 100 patients de l’essai ont suivi scrupuleusement le schéma de prise avec quatre jours consécutifs sur sept et ce, avec succès. 3 patients ont présenté une charge virale de nouveau détectable à la quatrième semaine de l’étude. Celle-ci est redevenue indétectable, avec le retour à un schéma de traitement quotidien. 1 patient est sorti de l'étude.

Les résultats ont encouragé l’ANRS à poursuivre dans cette voie avec l’essai Quatuor. La nouvelle étude comporte, cette fois, un groupe « contrôle » composé de patients qui continuent à prendre leur traitement sept jours sur sept pendant 48 semaines, afin de permettre une comparaison. Cette méthodologie répond aux exigences des autorités sanitaires quant au niveau de preuves à apporter avant un changement de leurs recommandations de prescription.

« Quatuor cherche à démontrer que la stratégie quatre jours sur sept est non-inférieure à la stratégie sept jours sur sept, en d’autres termes qu’à efficacité égale, les patients du groupe Allègement retireront des bénéfices secondaires de ce protocole (moins d’effets secondaires, meilleure observance…) », indiquait l’ANRS le 1er septembre sur son site.

Le traitement au quotidien, parfois mal vécu

De fait, la contrainte de prendre un traitement au quotidien peut être mal vécue. Nombre de patients se montrent ainsi moins réguliers dans leurs prises après plusieurs années de traitement – un problème qui se pose pour beaucoup de maladies chroniques. Or il est très risqué que des patients allègent eux-mêmes leur traitement, sans surveillance médicale.

Par ailleurs, la prise des anti-rétroviraux s’accompagne parfois d’effets secondaires indésirables comme des nausées et des diarrhées, ainsi que de la fatigue. L’allégement des prises peut s’accompagner d’une diminution de ces effets.

Le passage à un régime quatre jours sur sept, c’est à l’échelle d’une année l’équivalent de cinq mois sans médicament pour le patient.

Que va-t-il se passer maintenant ? C’est seulement à l’issue des résultats de l’essai Quatuor, au plus tôt en 2019, que pourra être recommandée officiellement en France la pratique des quatre jours sur sept. A l’étranger, elle ne s’est pas imposée non plus. Pas même aux Etats-Unis, le pays qui a ouvert le premier, en 2001 la voie de l’intermittence que suivra ensuite le Dr Jacques Leibowitch.

On peut s’étonner que cet allègement du traitement en soit toujours, plus de quinze ans après, au stade expérimental.

Il faut dire qu’en France, les associations historiques de patients dans le VIH/sida ne se sont pas saisies de cet enjeu. Elles se sont concentrées sur d’autres terrains jugés prioritaires comme les traitements préventifs, la prophylaxie pré-exposition (PreP). Par contre, les patients du Dr Leibowitch suivant un traitement allégé ont créé une association, Les amis d’Iccarre, sous l’impulsion de l’artiste Richard Cross. Elle vise à promouvoir l’allègement thérapeutique par intermittence pour tous.

Le médecin libre de ses prescriptions, selon le code de déontologie médicale

Seuls quelques médecins cliniciens du sida ont commencé, en France, à alléger leurs ordonnances. L’article 8 du code de déontologie médicale le leur permet : « Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance ».

La persistance du régime sept jours sur sept peut s’expliquer, selon moi, par une résistance au changement – qui n’est pas propre aux médecins – et par la difficulté à remettre en cause une règle établie de longue date dans la communauté médicale. On peut imaginer que d’autres facteurs jouent : à l’évidence, la prudence des patients et des médecins devant un niveau de preuve considéré comme insuffisant selon les standards en vigueur ; la crainte des médecins face à la judiciarisation de la médecine ; ou encore l’influence de l’industrie pharmaceutique sur les choix stratégiques des autorités médicales.

Le passage de sept à quatre jours de traitement représente 42 % de médicaments en moins. Cela se traduirait par une économie d’environ 500 millions d’euros pour le système de santé français chaque année (sur la base de 100 000 patients sous traitement, avec un coût moyen par patient et par mois de 1 000 euros en moyenne). A l’échelle du monde, la question du coût rejoint des préoccupations d’ordre éthique et humanitaire à l’heure où 22 millions de personnes séropositives n’accèdent toujours pas à la trithérapie.

De son côté, le Dr Jacques Leibowitch pousse plus loin encore l’allègement des traitements, dans le respect du code de déontologie médicale, et pour les patients qui le souhaitent. Il réduit les prises de médicaments, selon les cas, à trois, deux ou un jour seulement par semaine. Avec ce nouveau protocole baptisé « grand » Iccarre, il poursuit l’objectif de trouver pour chaque patient la posologie la plus juste, à la fois nécessaire et suffisante. Le principe du Primum non nocere (« d’abord ne pas nuire ») n’était-il pas cher à Hippocrate ?

https://theconversation.com/vih-bientot ... tterbutton

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Déc 2017 - 07:27
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Les résistances au traitement du VIH sont en forte augmentation dans le monde

Une large étude du Lancet témoigne de l’augmentation de la fréquence des résistances du VIH au traitement antirétroviral de première ligne, en particulier chez les personnes déjà traitées.

Dans le traitement du SIDA, la résistance aux antirétroviraux chez les personnes initiant ou réintroduisant un traitement contenant des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (NNRTI) est en forte augmentation dans le monde, une augmentation qui touche aussi, mais à un moindre degré, les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (NRTI).
Ces résistances dépassent les 10% et, à part dans les pays développés où elles restent stables ou baissent, elles augmentent à une vitesse importante partout ailleurs dans le monde ce qui pourrait compromettre à terme le contrôle du VIH, en particulier dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Ces résultats sont publiés dans le Lancet.

http://www.thelancet.com/journals/lanin ... 8/fulltext

Une analyse de toutes les données disponibles

Cette étude est une revue systématique et une analyse de « méta-régression » sur toutes les publications et les données non publiés de pharmacorésistance disponibles : les études publiées dans PubMed et Embase et les résumés des présentations dans les congrès type CROI (Conference on Retroviruses Opportunistic Infections), International AIDS Society Conference et International Drug Resistance Workshop.
Elle vise à évaluer la fréquence régionale dans le monde de la résistance aux antirétroviraux avant initiation et ré-initiation du traitement et le risque de résistance aux médicaments avant initiation chez les personnes qui ont interrompu un traitement antirétroviral.

Une étude internationale très représentative

Les chercheurs ont identifié 358 ensembles de données pour leurs analyses, représentant 56 044 adultes dans 63 pays. La fréquence de la résistance aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse avant traitement est, en 2016, de 11,0% en Afrique australe, de 10,1% en Afrique de l'Est, 7,2% en Afrique occidentale et centrale, et 9,4% en Amérique latine et dans les Caraïbes.
On observe des augmentations substantielles de la résistance aux NNRTI avant le traitement par année dans toutes les régions. Les augmentations annuelles des probabilités de résistance aux médicaments avant traitement sont de 23% en Afrique australe, 17% en Afrique de l'Est, 17% en Afrique occidentale et centrale, 11 % en Amérique latine et dans les Caraïbes et 11% en Asie.
Les augmentations estimées de la fréquence absolue de la résistance aux médicaments avant traitement entre 2015 et 2016 vont de 0,3% en Asie à 1,8% en Afrique australe.

Une augmentation continue des résistances

La résistance aux antirétroviraux avant traitement augmente considérablement dans les pays en voie de développement, en particulier en Afrique subsaharienne, où elle dépasse largement le seuil de 10% qui constitue le seuil d’alerte pour l’OMS. Ces résistances peuvent être acquises ou transmises et elles apparaissent en particulier chez les personnes infectées qui ont eu une exposition préalable aux antirétroviraux, en cas d’interruption ou de traitement de prévention (transmission mère-enfant).
La résistance augmente surtout pour les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ce qui amène à recommander, dans ces pays, des traitements de première ligne sans ces médicaments ou à tester au préalable la résistance au traitement, en particulier chez les personnes ayant déjà été traitées.

Il s’agit de la première analyse qui démontre de façon robuste que les personnes préalablement exposées aux traitement antirétroviraux (interruptions de traitement ou mères traitées à l’accouchement pour éviter la transmission mère-enfant) sont 3 fois plus à risque que les personnes jamais traitées d’avoir un virus résistant à la fois aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse et aux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse. Il s’agit d’une population importante puisqu’elle représente entre 10 et 30% de tous les malades traités.

Cette étude souligne la nécessité d'une surveillance internationale systématique de la pharmaco-résistance du VIH et d’une révision des recommandations nationales sur la composition du traitement antirétroviral de première ligne dans plusieurs pays.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... tion-monde

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Déc 2017 - 15:07
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Risque accru de stéatose hépatique chez les personnes atteintes du VIH

La stéatose hépatique, ou accumulation de graisses dans les cellules du foie, est l’une des causes les plus fréquentes d’hépatopathie au Canada et dans les pays occidentaux, et l’une des principales indications pour une greffe hépatique. Les chercheurs soupçonnaient déjà que les personnes vivant avec le VIH présentaient un risque accru d’hépatopathie, devenue la première cause de mortalité chez les patients VIH+ nord-américains depuis l’arrivée des traitements antirétroviraux qui ont prolongé leur espérance de vie. Jusqu’à maintenant, en raison du caractère effractif de la biopsie du foie, utilisée traditionnellement pour diagnostiquer la stéatose hépatique, on disposait de peu de données de qualité sur la prévalence et l’incidence réelles de cette affection chez les patients VIH+. Des travaux publiés par des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université McGill en octobre dans le Journal of Hepatology viennent toutefois de changer la donne : l’article révèle les résultats de la première étude à grande échelle démontrant que les personnes vivant avec le VIH présentent en effet un risque accru de stéatose hépatique, même en l’absence d’une co-infection par l’hépatite C.
Les études précédentes avaient été menées chez des personnes affichant des taux élevés d’enzymes hépatiques ou une consommation d’alcool importante qui n’étaient pas représentatives de la population générale des patients atteints du VIH. En outre, le risque élevé d’hépatopathie chez les personnes co-infectées au VIH et à l’hépatite C (VHC) était déjà bien documenté, alors que les données scientifiques sur les patients mono-infectés par le VIH étaient rares. Dans l’étude mcgilloise, intitulée LIVEHIV (pour « Liver disease in HIV »), un outil diagnostique non effractif a été utilisé pour réaliser une étude épidémiologique de la stéatose hépatique chez 726 patients VIH+ suivis au fil du temps.
Au lieu de biopsies effractives, les chercheurs ont opté pour une technique échographique nommée Fibroscan, qui peut quantifier les dommages et l’accumulation de graisses au foie sans douleur ni complications. La cohorte LIVEHIV est un programme unique de dépistage de routine de la maladie hépatique chez des personnes vivant avec le VIH. « Nous avons découvert que la stéatose hépatique touche plus du tiers des personnes vivant avec le VIH », indique la Dre Giada Sebastiani, professeure adjointe au Département de médecine de la Faculté de médecine de l’Université McGill, et auteure principale de l’étude. « De plus, en réalisant un suivi au fil du temps, nous avons déterminé que les patients VIH+ sans co-infection au VHC développaient une stéatose hépatique plus fréquemment et plus rapidement que les patients co-infectés. »



Ces résultats ont des implications importantes, l’étude ayant démontré que les personnes atteintes du VIH peuvent développer une insuffisance hépatique terminale et nécessiter une greffe du foie même en l’absence d’hépatite C. « Les médecins qui suivent des patients atteints du VIH doivent savoir que plus du tiers d’entre eux sont susceptibles de présenter une stéatose hépatique, même s’ils ne sont pas infectés par l’hépatite C », ajoute la Dre Sebastiani, également chercheuse à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. « La stéatose hépatique peut entraîner une cirrhose et des dommages importants au foie, qui étaient beaucoup plus fréquents dans notre cohorte que dans la population générale. Des outils non effractifs comme le Fibroscan peuvent servir à dépister la stéatose hépatique et les maladies du foie chez les personnes vivant avec le VIH, et à promouvoir des choix sains comme la perte de poids et l’activité physique dans le but de prévenir l’insuffisance hépatique terminale. »

« Hepatic steatosis progresses faster in HIV mono-infected than HIV/HCV co-infected patients and is associated with liver fibrosis », Thomas Pembroke, et al, Journal of Hepatology, octobre 2017.

http://publications.mcgill.ca/lebullete ... es-du-vih/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Déc 2017 - 11:31
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Françoise Barré-Sinoussi : «La peur panique du sida n’est pas la solution»

INTERVIEW - La chercheuse, Prix Nobel de médecine en 2008 et mondialement reconnue pour ses travaux sur le VIH, succède à Pierre Bergé à la tête de Sidaction.

Prix Nobel de médecine en 2008, co-découvreuse du virus du VIH, Françoise Barré-Sinoussi vient de prendre la tête de Sidaction. À l’occasion du 1er décembre, Journée internationale de lutte contre le sida, elle donne au Figaro sa première interview, insistant sur deux priorités: renouveler la sensibilisation des jeunes et redoubler d’efforts dans la recherche.

LE FIGARO. - À l’heure où les traitements permettent aux personnes contaminées de vivre normalement, le sida ne fait plus peur à un jeune sur quatre. Comment continuer à sensibiliser dans ce contexte?
Françoise BARRÉ-SINOUSSI. -
Aujourd’hui, certains pensent qu’il vaut mieux avoir le VIH que du diabète. C’est très inquiétant. Il faudrait que les jeunes se rendent compte de ce qu’est la vie des personnes avec le VIH sous traitement, notamment au travers de témoignages qui ont peut-être manqué ces dernières années. La plupart des Français ignorent qu’environ 10 % des personnes sous traitement à long terme développent des cancers ou des maladies du vieillissement de manière précoce. Les informations qui leur arrivent sont incomplètes et mériteraient d’être réactualisées. Mais je ne pense pas que la peur «panique» du sida soit la solution. Ce type de réaction n’a jamais réglé les problèmes, comme nous l’a encore montré dernièrement l’hystérie qui a entouré l’épidémie d’Ebola. Une prise de conscience de la réalité de la situation me semble plus efficace pour que les jeunes se sentent responsables d’eux-mêmes, de leur partenaire sexuel et des autres.

Il y a un problème d’éducation à la santé. La sensibilisation au niveau des collèges et des lycées n’est plus ce qu’elle a été à une certaine époque. La formation est un peu dépassée. Je ne pense pas qu’elle soit partout à jour sur les outils de prévention, le traitement. Au-delà, nous avons aussi besoin de grandes campagnes d’information ou d’opérations comme celle que Sidaction mène avec le concours VIH Pocket Film pour impliquer les 15-25 ans par le biais de la vidéo et les inciter à mettre leur univers au service de cette lutte .

La lutte contre le sida a du mal à retrouver l’esprit combatif, activiste, des débuts…

Cet activisme date de l’époque où les personnes se battaient tout simplement pour vivre, comme on le voit dans le remarquable film sur Act Up, 120 Battements par minute . Aujourd’hui, l’activisme se poursuit sous d’autres formes. Il est peut-être moins visible que celui du début des années 1990 mais son rôle reste primordial. Le milieu scientifique doit apporter des évidences pour convaincre les gouvernements de prendre des mesures avec le mouvement associatif à ses côtés. Il ne faut pas oublier que le combat des associations a permis de faire baisser le prix des médicaments, a contribué au développement des génériques, à la mise en place d’un fonds mondial… Cette action conjointe, caractéristique de la lutte contre le VIH, est très bien représentée à Sidaction, seule association française de lutte contre le VIH à financer la recherche.

Comment succéder à Pierre Bergé, figure emblématique de la lutte contre le sida, mais aussi figure polémique, notamment quand il avait accusé le «Téléthon» de détourner la générosité publique?

On ne succède pas à Pierre Bergé. Certes, il y a eu un certain nombre de polémiques, mais c’était un homme remarquable. Derrière une carapace qu’il s’était volontairement forgée, il avait un cœur d’or. Il avait compris que cette lutte contre le VIH/sida était aussi une lutte politique, et sa voix portait dans ce milieu. Je n’ai ni son carnet d’adresses ni ses contacts politiques. Mais j’apporte ma crédibilité scientifique de chercheur. Aujourd’hui, je suis un peu inquiète car je n’entends pas beaucoup parler de santé depuis l’élection présidentielle. Nous avons besoin d’avoir un positionnement politique plus fort. Emmanuel Macron avait une occasion d’aborder ce sujet lors de la Conference on HIV Science qui s’est tenue en juillet à Paris, mais il n’a pas pu y assister. J’attends une prise de parole du président en personne.

Peut-on prédire la fin du sida?

L’objectif de l’OMS Onusida pour 2030 est d’avoir dépisté 90 % des personnes infectées par le virus du sida (virus de l’immunodéficience humaine ou VIH), d’avoir mis sous traitement antirétroviral 90 % d’entre elles et d’obtenir que 90 % de ces personnes continuent leur traitement pour que leur virus soit sous contrôle. Si on y arrive, on obtiendra non pas une éradication totale du sida, qui persistera tout de même à bas bruit, mais au moins un contrôle très efficace de l’épidémie de VIH. Est-ce réaliste? C’est un sujet d’angoisse. Tous les ans, environ 6000 personnes se découvrent séropositives en France et 1,8 million au niveau mondial. Comment agir dans les zones les plus reculées? Comment toucher les quelque 30 % de personnes qui sont porteuses du VIH sans le savoir? Il faut soutenir la recherche parce que c’est de là que viendra la réponse, avec le développement d’un vaccin et de nouveaux traitements. On commence à observer dans des pays émergents une résistance aux antiviraux de personnes qui n’ont jamais eu de traitements auparavant. Ma peur bleue, c’est de voir arriver une situation de multirésistance, comme pour la tuberculose.

http://sante.lefigaro.fr/article/franco ... solution-/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Déc 2017 - 09:43
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Vous avez changé de traitement antirétroviral au cours des six derniers mois ? Votre avis nous intéresse !

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIp ... A/viewform

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Déc 2017 - 10:36
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Le VIH traité chez un patient grâce à un anticancéreux

Un traitement d’immunothérapie contre le cancer du poumon a permis une diminution du VIH chez un homme de 51 ans.

Le cas est unique et doit être considéré avec prudence. Mais l’espoir qu’il suscite est grand. Un homme de 51 ans porteur du VIH et atteint d’un cancer du poumon a suivi un traitement par immunothérapie, visant à détruire sa tumeur, qui a diminué le virus du sida présent dans son organisme

La nouvelle vient d’une équipe française et a été publiée dans la revue Annals of oncology vendredi. Co-auteur de l’étude, le Pr Anne-Geneviève Marcelin précise les résultats obtenu les chercheurs : "Le traitement a permis une diminution du réservoir du virus qui est présent dans les cellules du patient." Une avancée primordiale, puisqu’il est à l’heure actuelle presque impossible de s’attaquer à ce réservoir viral.

"Choquer et tuer"
L’homme de 51 ans, diagnostiqué du VIH en 1995, suit un traitement par immunothérapie depuis décembre 2016, à raison d’une injection tous les 15 jours lors de ses cures. Il prend également des antirétroviraux. Son cancer "n’est pas totalement sous contrôle", selon le Pr Marcelin. Le nivolumab, du nom de la molécule utilisée, a permis en revanche d’éliminer une partie du réservoir du virus du sida. La stratégie consiste à "choquer et tuer" : le virus en sommeil est réveillé par le traitement. L’anti PD-1 (le nivolumab en l’occurrence) lève ensuite le blocage de la réponse immunitaire, ce qui va permettre enfin de détruire les cellules infectées.

La prudence est toutefois de mise. Ce type de traitement ne concerne qu’un seul patient, et a en outre été précédé d’échecs sur d’autres personnes porteuses du VIH. "C’est une piste très encourageante, qu’il faudra confirmer", tempère le Pr Marcelin, virologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière et chercheur à l’université Pierre et Marie Curie. Elle cite notamment un cas similaire, où le réservoir viral n’avait pas été entamé par l’immunothérapie.

La charge virale importante aurait permis la détection du VIH
Pourquoi le nivolumab a-t-il fonctionné sur ce patient et pas sur d’autres ? Une hypothèse émise par le Pr Marcelin tiendrait à la charge virale importante de ce quinquagénaire. Le virus n’était pas totalement contrôlé, il était donc plus facilement détectable, et éliminable, par les cellules immunitaires réactivées par l’immunothérapie.

Pour en savoir plus, l’agence française de recherches sur le sida (ANRS) a lancé en octobre la constitution d’une cohorte de patients (OncoVIHAC) qui va permettre d’étudier la relation entre diminution du VIH et injection "anticorps inhibiteurs des checkpoints immunitaires".

Même si les résultats publiés ce vendredi sont très encourageants, il ne faut pas s’attendre à des miracles de la part de la seule immunothérapie. "Il faut associer l’immunothérapie à d’autres traitements", explique le Pr Marcelin. La bonne combinaison pourrait peut-être rapprocher médecins et patients du but ultime, "la guérison", espère la virologue. Même si, reconnaît-elle, "on en est encore loin".

https://www.francetvinfo.fr/sante/decou ... 94379.html

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Déc 2017 - 10:37
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Prévention, dépistage, relations sexuelles : comment se protéger du Sida ?

Si l'agressivité du VIH est de mieux en mieux contrôlée par les nouveaux traitements, il n'est toujours pas possible de guérir du Sida. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, il est utile de se mettre à jour sur les manières de se prémunir contre l'épidémie qui sévit depuis 1981.

Eviter les comportements à risque ou en diminuer la portée, informer et rester informé, les méthodes pour protéger ses proches et soi-même du Sida, ultime stade de l'infection au VIH, sont nombreuses… Et essentielles. 36 ans après le début de l'épidémie, les méthodes de dépistage et les traitements n'ont jamais été aussi efficaces. Cependant, la Journée mondiale de lutte contre le Sida du 1er décembre est l'occasion de rappeler qu'aucune guérison n'est encore possible, tandis que dans le monde une nouvelle infection a lieu toutes les 17 secondes.

La première protection, c’est déjà l’information

En France en 2016, près de 10 % du nombre total de découvertes de séropositivité concernent les jeunes de 15-24 ans. Or, un sondage commandé par Sidaction, témoigne "d'une détérioration inquiétante du niveau d'information sur le VIH", notamment en fonction de leur milieu social. Ainsi, 21% des 15-24 ans estiment être mal informés sur le VIH, et jusqu'à 28% chez les jeunes sans diplôme ou au niveau CEP/BEPC. "On ne peut accepter que le manque d'information atteigne un tel niveau chez les jeunes" déclare Florence Thune, directrice générale de Sidaction. "Il est urgent et nécessaire de reprendre les fondamentaux (et de) faire circuler des messages dans et en dehors de la sphère scolaire pour atteindre tous les jeunes".

Pour rappel, le VIH ne se transmet que d’humain à humain, soit par des rapports sexuels non protégés par un préservatif en cas de pénétration vaginale, anale ou orale, soit par un partage de matériel d’injection (drogues, matériel médical), soit de la mère à l’enfant pendant la grossesse. "Le VIH ne peut pas se transmettre par la baignade, un baiser, une étreinte, un éternuement, la toux, une piqûre d’insecte, le partage d’un verre ou d’un vêtement, etc.", rappelle l'association française Sida Info Service sur son site internet.

Le dépistage, un réflexe à avoir




La PrEP, la pilule préventive à ajouter au préservatif pour les populations à risque

La PrEP désigne la prise de comprimés de Truvada (médicament initialement destiné aux séropositifs) tout en étant séronégatif, pour faire barrage au virus et ainsi contribuer à réduire le nombre de contaminations. Pour être efficace, elle doit être prise chaque jour en continu ou ponctuellement (avant et après un rapport sexuel) selon un protocole précis et s'accompagner d'un suivi rigoureux. Les "prepeurs", comme ils se surnomment, doivent se faire dépister tous les trois mois, y compris pour d'éventuelles infections sexuellement transmissibles (IST), dont la PrEP ne protège pas. "On n'a pas encore de vaccin contre le sida, mais la PrEP est un nouveau moyen efficace de prévention qui s'ajoute au préservatif", expliquait à l'AFP le 30 novembre 2017 le spécialiste français Jean-Michel Molina. François, homosexuel parisien de 55 ans sous PrEP en continu depuis un an et demi, témoignait auprès de l'AFP : "Le jour où on oublie la capote ou si elle se déchire, on n'a plus la peur au ventre".

Mais la PrEP a des détracteurs, qui l'accusent de favoriser les comportements à risques en incitant à abandonner le préservatif, d’autant que la France est le premier pays à la rembourser à 100% (180 euros par mois pour la prise en continu). Pour l’instant, la PrEP ne concerne que "5 à 10.000 personnes", estime le professeur Molina. D’après l'agence sanitaire Santé publique France, "Le nombre de personnes ayant initié une PrEP en 2016 (environ 3.000) est sans doute encore trop faible pour avoir un impact". Des consultations PrEP sont accessibles dans toute la France.

Les séropositifs sont ils condamnés à systématiquement utiliser un préservatif ?

Lorsque le traitement contre le VIH est efficace, il arrive que la quantité de virus présente dans le sang devienne si faible que les techniques habituelles n’arrivent même plus à la mesurer. On parle alors de charge virale indétectable. "Situation inédite, une majorité de personnes en France contrôlent très bien leur maladie grâce aux traitements récents", se félicite Sida Info Service.



https://www.sciencesetavenir.fr/sante/p ... ida_118788

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 05 Déc 2017 - 15:31
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

Il est l'un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l'histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l'Afrique, dans l'ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d'anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l'homme – se situe autour de l'an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

Catastrophe en germe
Les chercheurs ne s'arrêtent pas là. Ils se plongent dans l'histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d'oeuvre indigène qu'elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l'on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l'industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l'indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l'économie, créent les conditions chaotiques d'une propagation fulgurante du virus...
Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l'enquête scientifique se mêle à des images d'archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu'à l'heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d'une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

https://www.arte.tv/fr/videos/051599-00 ... coloniale/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 06 Déc 2017 - 12:59
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Johnson & Johnson et ses partenaires présentent la première étude d’efficacité pour leur vaccin préventif expérimental contre le VIH

New Brunswick, NJ, le 30 novembre 2017 À la veille de la journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre), Johnson & Johnson annonce que sa filiale pharmaceutique Janssen a initié conjointement avec un groupement de partenaires la première étude d’efficacité pour un vaccin préventif expérimental de type mosaïque contre le VIH -1. La Fondation Bill & Melinda Gates et les National Institutes of Health (NIH) se sont joints à Johnson & Johnson pour faire progresser le développement de cette option de prévention potentielle, que serait un « vaccin global » susceptible de protéger contre une large variété de souches virales responsables de la pandémie de VIH.

«Développer un vaccin préventif contre le VIH est une priorité absolue et représente notre plus grand espoir pour permettre à la population mondiale de vivre dans un monde sans sida. Trouver un vaccin efficace contre ce virus pour protéger les personnes à risque est un défi scientifique majeur, mais aujourd’hui nous sommes optimistes car nous avons la conviction que nous pouvons réussir» a affirmé Paul Stoffels, Directeur Scientifique de Johnson & Johnson. « C’est pourquoi nous unissons nos efforts à ceux des leaders mondiaux en matière de recherche sur le VIH et à ceux des acteurs mondiaux de la santé pour développer notre vaccin expérimental. Nous collaborons étroitement avec l’objectif commun de soutenir les efforts déployés pour éradiquer le sida à tout jamais».

Cette nouvelle étude à grande échelle (HVTN 705/HPX2008), appelée aussi “Imbokodo”, vise à évaluer si le vaccin expérimental est sûr et s’il possède la capacité de réduire l’incidence de l’infection par le VIH chez 2 600 femmes vivant en Afrique subsaharienne. Bien que des progrès importants aient été réalisés dans la prévention et le traitement du sida ces dernières années, encore deux millions de personnes sont infectées par le VIH chaque année1. Selon l’ONUSIDA (UNAIDS), les femmes et les jeunes filles représentent presque 60% des personnes infectées par le VIH en Afrique de l’Est et du Sud2.

«L’étude « Imbokodo » est le fruit d’un partenariat public-privé dynamique, dont l’engagement vise à vaincre notre redoutable ennemi qu’est le VIH», a affirmé le Professeur Glenda Gray, CEO et Présidente du South African Medical Research Council, chargée de l’étude Imbokodo. « Le rôle primordial de l’Afrique pour mettre fin à cette épidémie est illustré par les recherches scientifiques innovantes menées sur ce continent et par la contribution exceptionnelle de ses populations pour atteindre cet objectif».

L’initiation de l’étude Imbokodo signifie que pour la première fois depuis plus de 10 ans, deux études portant sur l’efficacité d’un vaccin sont réalisées en même temps. La deuxième étude, HVTN 702, en cours en Afrique du Sud, vise à évaluer un autre vaccin candidat. Depuis toujours, la recherche d’un vaccin préventif contre le VIH s’est avérée très difficile, compte tenu notamment des propriétés uniques du virus, y compris sa capacité à muter rapidement et sa diversité génétique avec de multiple souches et sous-types prévalant dans différentes parties du monde.

«Mettre à disposition un vaccin préventif constituerait une avancée majeure dans une stratégie mondiale visant à mettre fin à la pandémie du sida» a déclaré Johan Van Hoof, M.D., Global Head Infectious Disease & Vaccines, Janssen. «Notre vaccin expérimental est basé sur des antigènes mosaïques qui ont été modifiés en utilisant des gènes issus d’une large gamme de différents sous-types du VIH. L’objectif final est de proposer un «vaccin global» susceptible d’être utilisé dans n’importe quelle région du monde, en vue de protéger les populations vulnérables les plus exposées au risque d’infection».

Le VIH/SIDA reste l’une des principales menaces sanitaires mondiales de notre époque. En 2016, il a été estimé qu’environ 37 millions de personnes étaient atteintes du VIH-1 à travers le monde, et que 1,8 million d’individus avaient été nouvellement infectés par ce virus3. Il est estimé qu’en 2016, 790 000 nouveaux cas d’infection par le VIH sont survenus en Afrique de l’Est et du Sud4, où la nouvelle étude d’efficacité est en cours. Il est estimé qu’aux États-Unis 1,1 million de personnes souffraient du VIH à la fin de 20145, et que près de 40 000 individus ont été diagnostiqués en 2015

À propos de l’étude Imbokodo (HVTN 705/HPX2008)

Cette étude d’efficacité « preuve de concept » va évaluer la sécurité d’emploi et l’efficacité du vaccin mosaïque pour prévenir l’infection par le VIH-1, par rapport à un placebo . Cette étude devrait recruter 2 600 femmes sexuellement actives, âgées de 18 à 35 ans, dans cinq pays d’Afrique du Sud. Les premières participantes ont commencé à recevoir le vaccin dans les centres de recherche clinique en Afrique du Sud. Des demandes d’approbation réglementaire sont actuellement déposées, afin de mener cette étude sur d’autres sites au Malawi, au Mozambique, en Zambie et au Zimbabwe. “Imbokodo” est un mot Zoulou qui signifie “pierre”. Il est cité dans un proverbe bien connu en Afrique du Sud, qui se réfère à la force que possèdent les femmes et à l’importance des femmes dans la communauté.

À propos des études APPROACH et TRAVERSE

Deux études cliniques précoces de Phase 1/2a (APPROACH et TRAVERSE) ont évalué des vaccins VIH de type mosaïque. L’étude TRAVERSE en cours compare deux schémas vaccinaux véhiculés par un vecteur adénovirus 26 (Ad26) et contenant des antigènes mosaïques soit trivalents ou quadrivalents. Les premières données suggèrent que ces deux types de vaccins mosaïques semblent être bien tolérés et capables d’induire une réponse immunitaire contre le VIH. En s’appuyant sur ces études, un schéma vaccinal comprenant le vaccin candidat mosaïque Ad26 quadrivalent et une protéine soluble Clade C gp140 sera évalué dans le cadre de l’étude HVTN 705/HPX2008, afin de déterminer si ce vaccin permet de réduire le nombre d’infections par le VIH.

L’étude HVTN 705/HPX2008 est promue par Janssen Vaccines & Prevention B.V., qui fait partie des sociétés pharmaceutiques de Johnson & Johnson. Deux partenaires de premier rang, la Bill & Melinda Gates Foundation et le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) cofinancent cette étude. D’autres partenaires apportent leur soutien, notamment le U.S. Military HIV Research Program de l’Institut de recherche Walter Reed Army Institute of Research, l’U.S. Army Medical Materiel Development Activity, ainsi que l’institut Ragon du Massachusetts General Hospital (MGH), le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Harvard. Cette étude sera menée sur des sites cliniques coordonnés par le réseau HIV Vaccine Trials Network (HVTN) financé par le NIAID. Le South African Medical Research Council (SAMRC) participe à la mise en œuvre de l’étude HVTN 705/HPX2008 en Afrique du Sud.

Davantage d’informations sur cette étude sont disponibles sur Imbokodo.org.za ou ClinicalTrials.gov en utilisant l’identifiant NCT03060629.

À propos du vaccin préventif contre le VIH développé par Janssen

Le traitement vaccinal préventif expérimental contre le VIH-1 utilise la plateforme AdVac® de production de vecteurs à base d’adénovirus et la technologie de lignée cellulaire de production PER.C6® de Janssen. Ce traitement se compose d’un vecteur adénovirus de sérotype 26 mosaïque quadrivalent (Ad26.Mos4.HIV) et d’une protéine soluble (Clade C gp140, adjuvantée avec du phosphate d’aluminium).

Depuis 2005, Janssen Vaccines & Prevention B.V. participe au programme intégré de développement pré-clinique et clinique de vaccins contre le SIDA (Integrated Preclinical/Clinical AIDS Vaccine Development, IPCAVD) avec le soutien du NIH et en collaboration avec le Professeur Dan Barouch du Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), dans le cadre des subventions AI066305, AI078526 et AI096040.

Le programme de développement de vaccins contre le VIH de Janssen a également reçu un financement et le soutien du United States Military HIV Research Program (MHRP) de l’Institut de recherche Walter Reed Army Institute of Research (WRAIR), avec la Henry M. Jackson Foundation for the Advancement of Military Medicine (HJF) ; l’Institut Ragon; et l’Initiative International AIDS Vaccine Initiative (IAVI).

Pour des informations détaillées sur l’étendue des projets scientifiques et de collaborations dédiés au VIH, portés par la Famille des sociétés Johnson & Johnson et ses partenaires, aller sur : www.jnj.com/HIV .

1. UNAIDS - Fact sheet - Latest statistics on the status of the AIDS epidemic – Consulté en novembre 2017
2. ONU FEMMES - Facts and figures: HIV and AIDS - Consulté en novembre 2017
3. UNAIDS - Fact sheet - Latest statistics on the status of the AIDS epidemic – Consulté en novembre 2017
4. UNAIDS - AIDS by the numbers Report – Consulté en novembre 2017
5. CDC (Centers for Disease Control and Prevention) - HIV in the United States - Consulté en novembre 2017
6. CDC (Centers for Disease Control and Prevention) - HIV in the United States - Consulté en novembre 2017

http://vih.org/20171205/johnson-johnson ... eur-vaccin

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Déc 2017 - 06:46
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
LE NOUVEAU SITE D'ICCARRE EST EN FONCTION !

ICCARRE (Intermittents en Cycle Court les Anti Rétroviraux Restent Efficaces) c'est le docteur Leibowitch et ses amis (patients, médecins, artistes etc...) tous ont une volonté commune : Alléger la trithérapie pour une meilleure vie.

Le site internet Iccarre était en reconstruction depuis plusieurs mois, autrefois on y découvrait un site internet avec peu d'information, on en avait vite fait le tour. Le nouveau site, plus design et informatif aura refait son ouverture avant la date fatidique du 1er décembre.

En arrivant sur la page d'accueil du nouveau site, on y découvre de gros cachets dont un bleu qui me fait particulièrement penser à un Truvada et qui sera d'ailleurs utilisé comme avatar principal sur le site, de suite on comprend que tout l'objet du thème est là : La médicamentation ou plutôt la surmédicamentation....

Et puis on entre et le premier mot qu'on y découvre : Alléger. Et oui tout est là. La première page d'introduction se fait en français et en anglais pour mettre le monde à jour.

On y parle de suite des succès de l'étude 4D, du Quatuor en court et on nous dit que le site internet a pour but d'informer patients, médecins, famille de patients.

En anglais, l'explication se veut encore plus informative afin de bien appuyer envers une population qui connait moins bien l'allègement des ARV que la population française.

Plusieurs rubriques et thèmes abordés :

1. Rubrique Iccarre :

- Ce que permet de faire Iccarre : Prendre moins de médicaments, assurer l'indétectabilité et la non transmission, réduire les effets indésirables, faciliter l'observance du traitement, faire des économies du système de santé.

- Questions et réponses

2. Rubrique Histoire :

- Iccarre déjà une longue histoire : Chronologie des dates Iccarre.

- L'allègement des trithérapies : Des tentatives de longues haleines.

3. Rubrique Médecins :

- La biologie du vih

- Publications scientifiques

- Questions et réponses aux médecins

4. Rubrique Patients :

- Quatuor

- Questions et réponses

- Témoignages

5. Artistes X iccarres

Pour résumer, ce site internet offre la possibilité d'en apprendre d'avantage sur l'allègement, pour les patients, ce site peut être un bon moyen pour mettre les médecins anti-allègements à la page puisque ce site offre différents liens, preuves et sources internet, bref tout ce qu'il faut pour une bonne argumentation.

ICCARRE, le nouveau site à découvrir ici : https://www.iccarre.net

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 1,6067430973053 seconds.