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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2017 - 08:23
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VIH : 4 génériques du Truvada autorisés en France

Le brevet du Truvada arrive à expiration. Quatre laboratoires ont d’ores et déjà obtenu l’autorisation de produire des versions génériques de ce traitement du VIH.

Le traitement préventif du VIH pourrait bien coûter moins cher dans les semaines à venir. Au moins un laboratoire est prêt à distribuer une version générique du Truvada (emtricitabine/ténofovir) : l’Américain Mylan. Comme il l’a annoncé le 26 juillet, une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne lui a été délivrée pour ce médicament indiqué dans le traitement et la prévention d’une infection par le VIH.

Un brevet en fin de course

Trois autres laboratoires sont aussi dans les starting blocks. Biogaran, EG et Zentiva disposent eux aussi de l’autorisation pour produire une version générique du Truvada. Mylan est sans doute le plus avancé : il annonce d’ores et déjà le coût de sa production. La boîte de 30 comprimés reviendra à 179,90 euros. Le princeps, lui, est vendu au prix de 406,86 euros par boîte.

L’économie serait considérable pour l’Assurance maladie. Le Truvada est actuellement pris en charge à 100 % - en prévention comme en traitement de l’infection par le VIH. Et en France, un quart des patients séropositifs reçoivent cette molécule. Des malades auxquels s’ajoutent les quelque 3 000 bénéficiaires de la PrEP déclarés au début de l’année 2017.

Le mois de juillet pourrait bien s’avérer crucial. C’est en effet ce mois-ci qu’expire le brevet du Truvada. Mais comme le précise Gilead, contacté par Pourquoidocteur, « dans les pays où le laboratoire a des Certificats complémentaires de protection (CPP) valides, cela étend nos droits de propriété intellectuelle jusqu’en 2020 ».

La France fait partie des 12 pays sous le coup de cette disposition, qui permet de contourner la limite maximale des brevets, établie à 20 ans. S’enthousiasmer immédiatement serait donc prématuré. D’autant que l’obtention d’une AMM ne préjuge en rien d’une distribution effective, comme l'a précisé l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à Pourquoidocteur.

Un surcoût élevé

Et le laboratoire détenteur du brevet semble bien décidé à se défendre. « Gilead se réserve le droit de protéger et défendre ses droits de propriété intellectuelle en France », a commenté le laboratoire. Une bataille judiciaire est donc à prévoir. Certaines procédures ont d’ailleurs déjà été engagées.

Au Royaume-Uni, plusieurs laboratoires génériqueurs ont attaqué la CPP dont dispose Gilead. Ils soulignent que l’extension du brevet jusqu’en 2020 « conduirait inévitablement à repousser la date de disponibilité des médicaments génériques pour le National Health Service England (Service national de santé, Angleterre) et impliquerait, par là même, des coûts plus élevés ainsi qu’une charge budgétaire plus importante pour ce dernier. »

C’est aussi l’avis des associations. Dans une interview accordée à Libération, Caroline Izambert – exerçant auprès d’AIDES – estime à 815 millions d’euros le surcoût d’une telle prolongation pour les finances françaises.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Août 2017 - 16:05
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Traitement contre le VIH : des formes injectables pour améliorer l’observance

L’observance thérapeutique reste un problème majeur dans le suivi des patients atteints par le VIH. Une faible compliance est à l’origine d’échecs thérapeutiques et de l’émergence de résistances. Les formes injectables des antirétroviraux pourraient être la solution à ce problème. Elles évitent les prises journalières et l’obligation de se procurer, de stocker et de transporter les comprimés, toutes choses qui interfèrent dans les activités quotidiennes des patients.

Des essais sont actuellement en cours pour évaluer l’efficacité et la tolérance de ces formes injectables à longue durée d’action. Le Lancet publie les premiers résultats de l’essai LATTE-2, étude randomisée en ouvert de non infériorité (phase IIb), destinée à évaluer l’efficacité au long cours de l’association cabotégravir et rilpivirine dans une forme injectable à longue durée d’action. Après une période d’induction de 20 semaines avec du cabotégravir (30 mg sous forme orale) et l’association abacavir-lamivudine (600 mg-300 mg per os), 286 patients, dont la charge virale était devenue inférieure à 50 copies/ml, ont été randomisés. Les uns (n=115) ont reçu les formes injectables à longue durée d’action de cabotégravir 400 mg et rilpivirine 600 mg, à raison de 2 injections de 2 ml toutes les 4 semaines. Un autre groupe (n=115) a reçu du cabotégravir 600 mg et de la rilpivirine 900 mg, sous forme de 2 injections de 3 ml toutes les 8 semaines. Enfin, le troisième groupe (n=56) continuait l’association cabotégravir et abacavir-lamivudine sous forme orale.

Maintien de la suppression de la charge virale

Les résultats semblent très encourageants puisque 32 semaines après le tirage au sort, les deux protocoles injectables ont permis d’avoir des résultats comparables à celui du traitement par voie orale en termes de contrôle de la charge virale. En effet, le maintien de la suppression de la charge virale a été obtenue pour 51 (91 %) des patients du groupe traitement per os, 108 patients (94 %) du groupe pour lequel les injections étaient faites toutes les 4 semaines (différence : 2,8 % ; IC95 % : - 5,8 % à 11,5 %) et 109 (95 %) du groupe ayant bénéficié des injections toutes les 8 semaines (différence : 3,7 % ; IC95 % : - 4,8 à 12,2). A 96 semaines, la suppression virale s’est maintenue chez 47 patients (84 %) du groupe per os, 100 (87 %) du groupe 4 semaines et 108 (94 %) du groupe 8 semaines. Trois patients au total ont été en échec virologique tel qu’il était défini par le protocole de l’étude, 2 du groupe 8 semaines et 1 du groupe per os.

Si plus de 9 patients sur 10 ont rapporté des douleurs au niveau des sites d’injection, les réactions étaient d’intensité faible ou modérée et responsables de moins de 1 % d’arrêts de traitement. Les effets secondaires graves ont été signalés pour 10 % des malades ayant reçu le traitement en intramusculaire et 13 % de ceux l’ayant pris per os, mais aucun de ces effets n’a pu être imputé au traitement.

Notons toutefois que cette étude incluait principalement des hommes, dont le compte de CD4+ était au moins de 200/mm3, ce qui ne représente pas la globalité des personnes infectées par le VIH. L’efficacité, la sécurité d’emploi et la pharmacocinétique de ces antiviraux injectables à longue durée d’action devront être évaluées dans d’autres sous-populations de patients.

RÉFÉRENCE
Margolis DA et coll. : Long-acting intramuscular cabotegravir and rilpivirine in adults with HIV-1 infection (LATTE-2): 96-week results of a randomised, open-label, phase 2b, non-inferiority trial. Lancet 2017 (24 juillet) Publication avancée en ligne. pii: S0140-6736(17)31917-7. doi: 10.1016/S0140-6736(17)31917-7.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Août 2017 - 06:08
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VIH ET CANCER : LA JOURNÉE SCIENTIFIQUE DU TRT-5 EN VIDÉOS

La prise en charge des comorbidités est devenu un enjeu majeur pour les PVVIH. Nous proposerons dans cette journée de faire un faire un point avec vous sur l’état des connaissances concernant les cancers plus particulièrement présents chez les PVVIH. Mais aussi bien sûr sur la nécessité de prévenir, de dépister, enfin de réunir les conditions d’une prise en charge adaptée et la meilleure possible. Une forte mobilisation est nécessaire pour que cliniciens, chercheurs, associations, malades, puissent trouver les meilleures solutions et ne pas se laisser dépasser par ce défi.

https://public.weconext.eu/trt5/2017-06-08/index.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Août 2017 - 10:45
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Une nouvelle molécule pour faire sortir le virus de ses phases de latence

Forcer le VIH à sortir de ses phases de latence, quand il demeure en sommeil dans des réservoirs tels que les lymphocytes, pour qu’il puisse être ciblé et détruit par le système immunitaire est une stratégie appelée « shock and kill », déjà explorée dans le monde de la recherche contre le sida.

Une équipe américaine vient d’identifier une nouvelle molécule, appelée JQ1 (actuellement évaluée dans des études de phase précoce contre le cancer, mais aussi l’insuffisance cardiaque et l’inflammation), comme capable de jouer un rôle dans cette stratégie du « shock and kill ». Ces résultats sont publiés dans « Molecular Cell ».

La forme courte d’une protéine de la famille BET

La protéine BRD4 appartient à la famille BET (« bromodomain and extraterminal domain »). « Nous avons découvert qu’il existait une forme courte de la protéine BRD4 (appelée BRD4S, pour « short ») », précise le Pr Melanie Ott, co-auteure de l’article. Et BRD4S est un co-répresseur du VIH, inhibant la transcription de celui-ci pendant les phases de latence. Or, l’équipe de chercheurs savait que JQ1 ciblait et éliminait les protéines BET. Et si intervenir sur la forme longue de BRD4 n’a aucun effet sur la réactivation du VIH, cibler sa forme courte pousse le virus à se répliquer, permettant de déclencher la stratégie du « shock and kill ».

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Août 2017 - 10:49
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Une matrice extra-cellulaire protectrice à l'origine du pouvoir infectieux du VIH

Selon une étude soutenue par l'ANRS et menée par Maria-Isabel Thoulouze au sein du département de Virologie de l'institut Pasteur (Institut Pasteur/CNRS) et ses collègues de l'Inserm et du CHU du Kremlin Bicêtre, le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) incite les lymphocytes infectés à synthétiser un maillage extra-cellulaire qui abrite les particules virales, les protégeant ainsi du système immunitaire et des antirétroviraux. Ces résultats, qui mettent en évidence une nouvelle cible thérapeutique, sont présentés le 26 juillet 2017 en communication orale lors de la 9e conférence scientifique sur le VIH/sida (IAS 2017) organisée par l'International Aids Society et l'ANRS et qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Lorsqu'il est isolé, le VIH est un virus fragile, dont le pouvoir de contamination est très faible. Cependant, il se transmet très bien d'une cellule à une autre, lorsque celles-ci rentrent en contact. Il faut alors des doses très élevées d'antirétroviraux pour empêcher la contamination. Une étude menée par Maria-Isabel Thoulouze au laboratoire de Virologie (Institut Pasteur/CNRS), en collaboration avec des collègues de l'Inserm et du CHU du Kremlin Bicêtre, et avec le soutien de l'ANRS, permet de mieux comprendre le mode de transmission du VIH. Les résultats sont présentés le 26 Juillet, en communication orale lors de la 9ème conférence scientifique sur le VIH/sida (IAS 2017) organisée par l'International Aids Society (IAS) et l'ANRS et qui se déroule du 23 au 26 juillet 2017, à Paris.

Cette étude montre que le VIH ne se transmet pas uniquement de manière isolée entre lymphocytes, mais aussi sous forme d'agrégats de particules virales, véhiculées dans une matrice extracellulaire adhésive. Celle-ci les protégerait également du système immunitaire et des antirétroviraux. "Nous avons découvert que le VIH a la capacité de modifier le profil de sécrétion du lymphocyte infecté, pour le pousser à former un maillage protecteur externe dans lequel se logent les particules virales", déclare Maria-Isabel Thoulouze. Cet enchevêtrement, composé notamment de protéines et de sucres, est comparable à celui du biofilm bactérien, une matrice extra-cellulaire sécrétée par certaines bactéries pour se protéger de leur environnement.

Pour aboutir à ce constat, les chercheurs ont utilisé des lymphocytes T CD4+ infectés par le VIH. Ils ont analysé le maillage extracellulaire formé à la surface de ces lymphocytes et évalué l'infection virale après sa destruction. Ils ont ensuite comparé le pouvoir infectieux des particules virales contenues dans ce "biofilm viral" avec celui des particules virales isolées, en absence ou en présence d'antirétroviraux. Ils ont également ajouté des anticorps neutralisants, afin d'évaluer leur efficacité contre les virus.

Les résultats montrent que la formation d'un biofilm viral rend le VIH beaucoup plus infectieux, réduit l'efficacité des antirétroviraux et limite l'action des anticorps. Comparativement aux virus isolés, ceux véhiculés dans ce cocon protecteur se transmettent aussi beaucoup plus efficacement d'une cellule à une autre. "Grâce à ce biofilm viral, la contamination d'une cellule n'est pas effectuée par un virus seul, mais par de véritables colonies formées de plusieurs centaines de particules virales, qui pourraient se complémenter. Enfin, le VIH, ainsi concentré et compartimenté, devient moins sensible aux traitements et moins accessible au système immunitaire, ce qui pourrait expliquer la persistance du virus dans l'organisme, malgré la prise en charge thérapeutique", commente Maria-Isabel Thoulouze.

Ce maillage extra-cellulaire constitue donc une nouvelle cible thérapeutique. "Sa destruction représente une approche prometteuse pour limiter le transport collectif des particules virales, amé- liorer l'efficacité de la réaction immunitaire contre le VIH et renforcer celle des traitements antiré- troviraux", espère la chercheuse. D'autres études devront être menées pour valider cette nouvelle stratégie.

http://www.techno-science.net/?onglet=n ... news=16540

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Sep 2017 - 16:06
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Dat’AIDS : quelles sont les maladies auto-immunes les plus fréquentes chez les sujets VIH ?

Les patients infectés par le VIH présentent de nombreuses comorbidités : parmi elles, les maladies auto-immunes ne sont pas rares mais les chiffres épidémiologiques les concernant sont peu nombreux. Les données de la cohorte française Dat’AIDS ont été analysées afin de mieux décrire la prévalence de ces maladies chez les sujets traités ou non par antirétroviraux..

Méthodologie

Dat’AIDS est une étude de cohorte prospective multicentrique conduite dans 12 centres experts français depuis 2000. Les 26 maladies auto-immunes de la classification internationale des maladies (CIM-10) ont été recherchées et les chiffres de prévalence ont été analysés selon les caractéristiques de l’infection par le VIH (début de l’infection, nombre de CD4 et CD8, charge virale…) et la conduite d’un traitement antirétroviral.

Résultats

• Globalement, 1.381 patients infectés par le VIH présentaient une maladie auto-immune parmi les 18.431 sujets dont le suivi était actif entre 2000 et 2013.
Les maladies auto-immunes les plus fréquentes étaient le psoriasis, la sarcoïdose, la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante (respectivement 2.295, 141, 212 et 265 cas pour 100.000 patients). La maladie de Grave, l’anémie hémolytique auto-immune, la thrombocytopénie immune et les MICI présentaient une prévalence respective de 206, 141, 325 et 597 cas pour 100.000 patients.
• Dans la plupart des cas (59%), la maladie auto-immune était apparue plus d’un an après le diagnostic de VIH. En moyenne, le délai d’apparition de la pathologie était de 10,6 mois post-diagnostic VIH. Parmi ces patients, 73% étaient sous traitement antirétroviral et 70% avaient une charge virale indétectable au moment du diagnostic d’affection auto-immune. Pour la majorité de ces pathologies, le nombre de CD4 et de CD8 était supérieur à 300 et 830/mm3 et le rapport CD4/CD8 supérieur à 1.
• Une co-infection par le VHC était plus fréquemment retrouvée chez les sujets souffrant de psoriasis, de maladie de Grave, de thrombocytopénie ou d’anémie hémolytique auto-immune (24%, 34%, 38% et 41% versus 16% dans l’ensemble de la cohorte, significatif). Une fois écartés les patients sous interféron, le psoriasis et la thrombocytopénie immune restaient plus fréquemment diagnostiqués chez les sujets co-infectés que chez les autres.
• De la même façon, une fois les patients sous interféron écartés, les sujets co-infectés par le VHB apparaissaient plus souvent touchés par la thrombocytopénie immune et par l’anémie hémolytique auto-immune.

Limites

• Les diagnostics de maladies auto-immunes n’ont pas fait l’objet d’une vérification.
• Aucune donnée sur l’origine ethnique n’était disponible.

À retenir

Dat’AIDS décrit la fréquence et la chronologie d’apparition des maladies auto-immunes par rapport à celle du VIH chez une large cohorte française. Elle montre l’importance de certaines d’entre elles, comme le psoriasis ou les MICI. Dans une majorité de cas, ces maladies apparaissent au-delà de la première année d’évolution de l’infection. Ces chiffres sont, dans leur très grande majorité, en phase avec les publications étrangères.

L’étude met ainsi en exergue l’importance des maladies auto-immunes dans la prise en charge des patients VIH et permet d’appréhender les mécanismes physiopathologiques spécifiques à chacune de ces maladies, notamment en cas de co-infection par le VHB ou le VHC.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Sep 2017 - 10:32
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Normalisation à long terme du ratio CD4/CD8 chez les patients sous traitement antirétroviral efficace
Dr Laurence Morand-Joubert

Le ratio CD4/CD8 est considéré comme un marqueur de restauration immunitaire reflétant l’activation et l’inflammation résiduelles. Sa persistance à un niveau faible (<0,3) chez des patients sous traitement, avec une charge virale contrôlée est associée au le risque de la survenue de pathologies non liés au Sida (cancer et autres morbidités), par rapport à un niveau supérieur à 0,45. Ce ratio apparait comme un marqueur prédictif du déficit immunitaire bien meilleur que le taux de CD4, même ajusté sur le niveau de la charge virale. Malgré l’efficacité des traitements anti-rétroviraux, 80% des patients maintiennent un ratio inversé (<1>1 sous traitement efficace, le délai pour récupérer ce ratio >1, ainsi que les facteurs associés à cette restauration immunitaire. Les 10012 patients inclus étaient des patients traités en première ligne entre janvier 2000 et décembre 2010 avec un contrôle virologique (<500 copies) dans le 9 mois suivants la mise sous traitement et un ratio CD4/CD8 <1>1 était de 23 % à 5 ans du contrôle virologique, et de 30 % à 8 ans. Cette probabilité était de 17% chez les patients au stade Sida et de 45% chez les patients avec un taux de CD4 supérieur à 500/mm3. Les principaux facteurs associés à la restauration immunitaire (ratio >1) étaient le traitement initié au cours de la primo-infection par le VIH quel que soit le nombre de CD4, un taux de CD4 >500/mm3 en phase chronique, un taux plus faible de CD8 à l’initiation en phase chronique, et un traitement initié plus récemment en 2009-2010, notamment avec un traitement par comportant un inhibiteur d’intégrase et aussi un délai plus court d’obtention du contrôle virologique. Ces résultats sont concordants avec l’introduction en 2008 de cette nouvelle classe connue pour avoir une activité antirétrovirale rapide et importante. N’oublions pas que ce ratio CD4/CD8 >1, marqueur de la restauration immunitaire est sous la double dépendance de la récupération des lymphocytes CD4 mais aussi de la normalisation des lymphocytes CD8 liée à la réplication résiduelle du VIH, à la translocation microbienne et aux co-infections chroniques (CMV, VHC…)

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 13 Sep 2017 - 05:17
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ABIVAX PRÉSENTE LES DONNÉES COMPLÈTES DE SON ÉTUDE DE PHASE 2A SUR ABX464 DANS LE VIH AU SYMPOSIUM « HIV CURE AND RESERVOIR »

ABIVAX (Euronext Paris : FR0012333284 – ABVX) (Paris:ABVX) annonce aujourd’hui que les données complètes de l’étude ABX464-004 seront présentées lors d’une session orale lors du « 2nd HIV Cure and Reservoir Symposium » qui se tiendra les 11 et 12 septembre 2017 à Ghent, en Belgique. Les résultats préliminaires de l’étude ABX464-004 avaient été publiés en mai 2017. La présentation par le Professeur Vandekerckhove, MD, PhD se déroulera le mardi 12 Septembre de 13h55 à 14h10 à l’auditorium OEHOE de la faculté de Ghent, Université de Ghent, Belgique.

La présentation intitulée “ABX464 decreases Total HIV DNA in PBMC’s when administered during 28 days to HIV-infected patients who are virologically suppressed” conforte les résultats préliminaires communiqués précédemment. De nouvelles données issues de cet essai clinique portant sur l’ADN viral intégré, une technique de séquençage de l’ADN viral plus sensible, ont confirmé les résultats obtenus en mai 2017. Elles confirment qu’ABX464 diminue de manière importante les réservoirs du VIH dans le sang dans le cadre de cette étude clinique de Phase 2a.

Le Professeur Linos Vandekerckhove, M.D., Ph.D., Directeur du Centre de Recherche sur le VIH à la Faculté de Médecine de l’Université de Ghent, déclare « La confirmation de l’activité d’ABX464 sur les réservoirs du VIH mesurés avec cette deuxième méthode – sur de l’ADN viral intégré – confirme nos conclusions initiales et nous encourage à explorer davantage le potentiel de cette molécule ».

Jean-Marc Steens, M.D., Directeur médical d’ABIVAX ajoute, « Ces données soutiennent le potentiel d’ABX464 à devenir un élément de guérison fonctionnelle du VIH. L’aval scientifique du Symposium “HIV Cure and Reservoir” est une étape importante dans la reconnaissance du potentiel de cette molécule qui cible les réservoirs du VIH et pourrait mener à une guérison fonctionnelle ».

Le Pr. Hartmut Ehrlich, M.D., Directeur Général d’ABIVAX ajoute, « Nous sommes très heureux de cette opportunité offerte par ce Symposium de présenter à la communauté scientifique les résultats complets de cette importante étude clinique avec ABX464. Nous sommes impatients de discuter ces données essentielles qui fourniront certainement une ligne directrice au développement à venir d’ABX464 ».

Une autre étude clinique de Phase 2a (ABX464-005) a déjà été lancée dans le but d’étudier les effets d’ABX464 sur les réservoirs du VIH dans le sang et les tissus gastro-intestinaux. Dans cette étude, annoncée précédemment, la première cohorte de patients se voit administrer ABX464 pendant 28 jours, en complément à leur traitement antirétroviral. Des biopsies rectales sont collectées à certains intervalles afin de quantifier, sur la durée, le réservoir du VIH et le niveau d’inflammation. Sur la base des résultats de l’étude ABX464-004, ABIVAX a soumis une demande de modification du protocole chez les patients de la deuxième cohorte, afin d’étendre la durée du traitement. Les approbations réglementaires et des comités d’éthique ont d’ores et déjà été obtenues. Les premiers résultats de la première cohorte de l’étude ABX464-005 sont attendus d’ici la fin du mois de septembre 2017.

A propos d’ABIVAX (www.abivax.com)

ABIVAX est une société innovante de biotechnologie qui cible le système immunitaire pour éliminer des maladies virales. ABIVAX dispose de trois plateformes technologiques : une plateforme « antivirale », « stimulation immunitaire » et « anticorps polyclonaux ». Son produit le plus avancé, ABX464, est actuellement en Phase II d’étude clinique afin d’évaluer sa capacité à devenir un élément de rémission durable du VIH/SIDA. ABX464 est une nouvelle molécule administrée par voie orale qui inhibe la réplication virale via un mode d’action unique et qui présente indépendamment un fort effet anti-inflammatoire. ABIVAX développe également un candidat immunostimulant en phase clinique ainsi que plusieurs candidats précliniques pour d’autres cibles virales (Virus Respiratoire Syncytial, Virus de la Grippe, Virus de la Dengue, etc.). Plusieurs de ces composés sont susceptibles d’entrer en phase de développement clinique dans les 18 prochains mois. ABIVAX est cotée sur le compartiment B d’Euronext à Paris (ISIN : FR0012333284 – Mnémo : ABVX). ABIVAX est éligible au PEA-PME.

Pour plus d'informations sur la société, rendez-vous sur : www.abivax.com

Consultez la version source sur businesswire.com : http://www.businesswire.com/news/home/2 ... 005983/fr/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 15 Sep 2017 - 04:14
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STRATÉGIES D’ALLÈGEMENT : LES AVIS DE CLINICIENS EXPERTS

Lors de la conférence HIV Science à Paris en juillet dernier, un symposium a été consacré aux stratégies d’allègement médicamenteux ou thérapeutique (nombre des molécules, nombre de jours de prise, diminution des doses d’antirétroviraux). Les chercheur-e-s avaient choisi d’intituler ainsi la session : "Avons-nous besoin de trithérapies pour tous et toute la vie ?" Le principe du traitement anti-VIH hautement efficace étant depuis 1996 la prise quotidienne de trois médicaments antirétroviraux (trithérapie), éventuellement additionnés d’un booster (ritonavir ou cobicistat). Chaque congrès sur le VIH se pose désormais la question des stratégies d’allègement. Cette question, les personnes sous traitements la posent à leurs médecins et se la posent (Dois-je changer de traitement ? Dois-je alléger ? Puis-je alléger ? Comment ?), les cliniciens aussi. Et les associations ont relayé ce besoin auprès des médecins et chercheurs depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs pour cela que de nombreuses études sont menées. Seronet a extrait des interviews thérapeutiques du numéro 100 de Remaides, les avis de quelques médecins concernant les pratiques d’allègement.

Le concept et les pratiques d'allègement avancent. Les personnes vivant avec le VIH le demandent, pour réduire les effets indésirables, pour réduire la toxicité sur le long terme. Jusqu'où pourrait-on aller dans ce domaine selon vous ?

Jade Ghosn : Ces deux dernières années ont été très riches en enseignement sur le concept d’allègement thérapeutique. Le "dogme" de la trithérapie pour tous a été sacrément ébranlé par des essais comme Gardel, essai qui a montré qu’une bithérapie avec un inhibiteur de la protéase boosté par le ritonavir associé à une molécule qu’on connaît depuis longtemps, qui est bien tolérée et génériquée, la lamivudine (3TC), n’était pas moins efficace qu’une trithérapie classique, y compris pour des charges virales initialement élevées. On attend avec impatience les résultats des essais Gemini, qui comparent, en initiation de traitement, une bithérapie associant le dolutégravir (inihibiteur de l’intégrase de deuxième génération) avec la lamivudine. Ces résultats, s’ils sont bons, pourraient redéfinir la "référence" en termes de composition d’un traitement antirétroviral de première ligne. Nous avons également plusieurs résultats d’études d’allègement vers des bithérapies chez des personnes déjà contrôlées sous traitement par trithérapie. La difficulté, chez ces personnes, réside dans le fait qu’il y a un "cahier des charges" à valider avant de pouvoir passer en bithérapie, et ce cahier de charges dépend des différents traitements déjà reçus par le passé et de leur efficacité, de la durée d’indétectabilité, des antécédents de maladies — notamment neurologiques — , etc. Il est donc important que cet allègement ne se fasse pas de façon unilatérale [sans avis médical, ndlr], mais en concertation avec son médecin et l’équipe soignante.

Concernant les monothérapies, les résultats d’études récentes évaluant le dolutégravir en monothérapie, ont montré que cette molécule donnée seule n’était pas suffisamment robuste pour empêcher le développement de mutations de résistance en cas d’échec, ce qui compromet les options futures. Seuls les inhibiteurs de la protéase boostés par le ritonavir peuvent être utilisés en monothérapie de relais chez des personnes déjà contrôlées, mais du fait du potentiel impact cardio-vasculaire de cette classe d’antirétroviraux, une telle stratégie ne me semble pas être une stratégie de long terme. Enfin, des résultats très convaincants sont maintenant disponibles pour les traitements "intermittents", quatre/cinq jours sur sept, et on attend à présent le démarrage de l’essai Quatuor qui va tester cette stratégie de traitement quatre jours sur sept en la comparant à un traitement continu, chez plus de 600 participants. On pourra donc bientôt proposer, à chaque personne, une stratégie antirétrovirale "allégée" qui lui convient le mieux : moins de molécules, mais une prise quotidienne (ou un peu plus tard, une ou deux injections tous les "X" mois), ou autant de molécules, mais moins de jours par semaine.

Gilles Pialoux : S’agissant des pratiques d’allègements qui avancent dans bien des domaines, et que réclament un certain nombre de personnes vivant avec le VIH, il me semble que la question économique ne doit pas oblitérer les risques à alléger mal et/ou trop. S’il est clair que beaucoup de patients, même dans les centres expérimentés, sont encore "trop" traités en termes de nombre de molécules utiles, l’allègement ne doit pas constituer une perte de chance en termes d’efficacité virologique du traitement.

Je pense notamment qu’on ne peut pas à la fois alléger le suivi (voir le patient une fois par an), alléger le dépistage des comorbidités et le contrôle de la charge virale indétectable, alléger le dépistage des IST et les messages de préventions qui lui sont associés et aussi diminuer l’efficacité thérapeutique par différentes formes d’allègements (moins de jours ou moins de principes actifs). Cela pouvant augmenter le risque de remontée des charges virales, dissociées entre sang et sperme avec la fréquence des "blip" [rebonds temporaires de la charge virale, ndlr]. Sans parler de l’évaluation des prises de risques avec le partenaire pour les personnes dans des stratégies d’allègement maximales [risque sur l’efficacité du Tasp, ndlr].

Le concept et les pratiques d'allègement avancent. Les personnes vivant avec le VIH le demandent. On a pu reprocher à l’agence de ne pas aller assez vite dans ce domaine, partagez-vous cette opinion. Jusqu'où pourrait-on aller dans ce domaine selon vous ? Que faut-il encore faire comme recherches ?

François Dabis : Je sais qu’il y a eu des débats par le passé. Notamment sur l’opportunité de soutenir la recherche sur ce sujet. Depuis, des décisions ont été prises afin d’avancer sur ce projet d’allègement thérapeutique. Un travail [essai ANRS-4D, ndlr] a été mené et présenté partiellement à la conférence de Durban l'année dernière. Il y aura une phase de publication des résultats définitifs. Nous sommes dans une phase intermédiaire, avec le lancement d’un nouvel essai pour étudier plus largement l’intérêt de la stratégie de réduction de prises hebdomadaires (1). Il faut que cela se fasse, en lui donnant le temps de produire des données que nous pourrons présenter puis publier. Continuer dans cette voie là en multipliant les projets ne me parait pas une bonne solution. Je ne crois pas que nous en ayons beaucoup dans les tuyaux. C’est déjà une partie de la réponse. Faut-il qu’il y ait un agenda de recherche sur la simplification à long terme ? Oui. Mais avec des objectifs ambitieux, sur les médicaments à diffusion prolongée notamment, les nanoparticules. (…) A nous de nous mettre autour de la table pour réfléchir ensemble et atteindre cette simplification.

Cette dernière est un champ important, je le reconnais. Il faut reconnaître que pour 95 % des gens, le traitement est bien toléré et la question de l’observance se pose moins. Reste une partie marginale de personnes pour lesquelles c’est encore un enjeu. Nous sommes dans des niveaux de succès que d’autres pathologies nous envient. Pour autant, il faut plus de recherches sur la qualité de vie. (…) La question des stratégies d’allègement a pris, ces dernières années, de plus en plus d’ampleur. Elle n’a pas échappé à la caricature, aux effets de manche, aux approximations voire aux idées fausses (une stratégie unique d’allègement serait bien pour tout le monde). Le débat doit se poursuivre et ce d’autant que des recherches se poursuivent et que de nouveaux résultats sont attendus. Il doit d’autant plus se poursuivre que les questions posées sont plus complexes et plus vastes. Ainsi, par exemple, certains spécialistes se demandent si une initiation de traitement doit obligatoirement se faire par une trithérapie ou si une bithérapie voire une monothérapie pourrait être proposée en traitement d’induction et pour qui ? De même, des spécialistes réfléchissent aux traitements en cycles courts (quatre ou cinq jours par semaine) et surtout pour quelles personnes et quels profils est-ce une bonne option thérapeutique ? D’autres encore travaillent sur la diminution de doses d’antirétroviraux avec les résultats d’essai sur l’efavirenz et les antiprotéases. On le voit, rien n’est figé. Une seule chose est sûre : un allègement ne doit pas être entrepris sans un avis médical spécialisé.

(1) : Essai ANRS 170 Quatuor. L’essai Quatuor a pour objectif de comparer chez les personnes ayant un traitement efficace depuis au moins quatre mois, une prise de traitement quatre jours consécutifs par semaine versus la prise de traitement sept jours sur sept actuellement recommandée. La prise en compte des anti intégrases dans les traitements est nouvelle par rapport à l’essai 4D.

Jade Ghosn est médecin clinicien, spécialiste du VIH, investi dans la recherche et l’enseignement, membre des commissions d’experts du Rapport Morlat.
Gilles Pialoux est médecin, chercheur, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon (AP-HP, Paris), investi dans la recherche et l’enseignement, membre des commissions d’experts du Rapport Morlat.
François Dabis est médecin, chercheur et directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), depuis mars 2017.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Sep 2017 - 09:39
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Maladies infectieuses : Bill Gates débloque 40 millions de dollars

La Fondation Bill & Melinda Gates accorde 40 millions de dollars à une entreprise britannique. Celle-ci développe une nouvelle forme d'd’immunothérapie.

Bill Gates est désormais sur tous les fronts. Accès à l’eau potable, lutte contre les maladies infectieuses, campagnes de prévention… A travers sa Fondation, l’homme le plus riche du monde consacre sa fortune à la santé des plus démunis. Sa dernière contribution en date : 40 millions de dollars – soit environ 33,4 millions d’euros – alloués à Immunocore Limited.

L’entreprise britannique a développé une nouvelle forme d’immunothérapie. Au lieu de modifier l’action des lymphocytes T – qui composent les défenses immunitaires –, l’approche se concentre sur leurs récepteurs. Et certaines molécules pourraient être efficaces contre les maladies infectieuses, le cheval de bataille de Bill Gates.

Combiner les approches

Avec ces 40 millions de dollars, le fondateur de Microsoft a un objectif clair en tête. Que les traitements basés sur les récepteurs des lymphocytes T constituent la prochaine classe de médicaments contre les virus et les bactéries. De fait, les molécules mises au point par Immunocore ont livré quelques résultats intéressants.

En 2016, dans Molecular Therapy, les chercheurs britanniques ont publié une étude ciblée sur le VIH. Trouver un remède définitif à ce virus s’apparente, en quelque sorte, à la quête du Graal. Les traitements antirétroviraux permettent de stopper sa progression. Mais les réservoirs restent intacts et l’arrêt des médicaments est rapidement suivi d’une reprise de l’infection.

En testant leur technique sur des cellules de patients séropositifs, les scientifiques ont obtenu des résultats positifs. Leur molécule, baptisée ImmTAV, redirige le système immunitaire contre les cellules infectées, et notamment les réservoirs. Utilisée en combinaison avec les antirétroviraux, elle pourrait donc aider à se débarrasser définitivement du VIH.

Une voie rapide

Parmi les maladies récalcitrantes qui pourraient bénéficier de cette nouvelle approche figure aussi la tuberculose. Cette pathologie, d’origine bactérienne, provoque chaque année 10,4 millions de nouvelles infections. Là aussi, les Britanniques espèrent trouver une alternative aux antibiotiques.

Il faut dire que mettre fin à l’infection demande de la patience. Plusieurs mois sont nécessaires pour éradiquer le bacille à l’origine de la tuberculose. « Nous pensons que le système immunitaire a la capacité de répondre au problème des maladies infectieuses, estime Namir Hassan, Vice-président du département des maladies infectieuses à Immunocore. Nos traitements basés sur les TCR sont les mieux placés pour mobiliser ce mécanisme. »

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ns-dollars

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Sep 2017 - 05:12
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VIH : arrêt de commercialisation de VIDEX et ZERIT à partir de mars 2018

La commercialisation des antirétroviraux VIDEX (didanosine) et ZERIT (stavudine) sera arrêtée fin mars 2018. Au delà de cette date, ces spécialités seront disponibles jusqu'à écoulement complet des stocks.

Le laboratoire BMS a pris cette décision en raison de l'évolution des recommandations thérapeutiques dans le traitement de l'infection par le VIH.
VIDEX et ZERIT ne sont plus utilisés dans les trithérapies au profit d'INTI plus récents, dont les profils d'efficacité et de tolérance sont plus favorables.

En pratique, il est recommandé aux médecins d'envisager dès à présent la modification des traitements en cours et aux pharmaciens d'orienter les patients traités par ZERIT ou VIDEX vers leur médecin.

Fin de commercialisation en mars 2018
Le laboratoire Bristol-Myers Squibb a décidé d'arrêter la commercialisation des médicaments antirétroviraux VIDEX (didanosine) et ZERIT (stavudine) :
VIDEX 25 mg et 100 mg comprimé à croquer ou dispersible (NB. Les dosages à 50 mg et 150 mg ont été arrêtés en décembre 2016) ;
VIDEX 125 mg, 200 mg, 250 mg, 400 mg, gélule gastro-résistante ;
VIDEX 2 g poudre pour solution buvable ;
ZERIT 20 mg, 30 mg et 40 mg gélule gastro-résistante ;
ZERIT 200 mg poudre pour solution buvable.

L'arrêt de commercialisation en France est prévu d'ici fin mars 2018.
Au délà de cette date, ces spécialités resteront disponibles jusqu'à écoulement des stocks.

Anticiper l'indisponibilité de VIDEX et de ZERIT
Le délai d'environ 6 mois d'ici à fin mars 2018 doit permettre aux médecins et aux patients d'anticiper l'indisponibilité prochaine de ces médicaments.

Dès à présent, le laboratoire recommande de modifier les traitements en cours afin de remplacer VIDEX ou ZERIT par les alternatives thérapeutiques à disposition (Cf. VIDAL Reco "Infection par le VIH").

Un rapport bénéfice/risque moins favorable que les autres INTI plus récents
VIDEX et ZERIT comprimés sont commercialisés depuis 1997 en France. La forme gélule et la forme buvable de VIDEX sont respectivement commercialisées depuis 2000 et 2006.

La didanosine et la stavudine appartiennent à la classe des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), dont ils sont des représentants historiques avec la zidovudine (RETROVIR).

La décision d'arrêter la commercialisation de VIDEX et ZERIT est motivée par :
l'évolution des recommandations thérapeutiques relatives au traitement de l'infection par le VIH : en raison de leur toxicité chez l'adulte, l'enfant et la femme enceinte (Cf. Encadré 1), VIDEX et ZERIT ne font plus partie des recommandations thérapeutiques (Rapport Morlat novembre 2016 et EACS janvier 2017), ni lors de l'initiation d'un traitement antirétroviral, ni dans les situations d'échec virologique ;

Encadré 1 - Toxicité de la didanosine et de la stavudine
toxicité mitochondriale avec hyperlactatémie,
pancréatite,
neuropathie périphérique,
atteintes hépatiques
et plus récemment, pour la didanosine, signaux additionnels de malformations congénitales et de tumeurs chez l'enfant de mère exposée pendant la grossesse.

l'existence d'alternatives thérapeutiques au profil d'efficacité et de sécurité plus favorable (Cf. VIDAL Reco "Infection par le VIH") : en pratique, au sein de leur classe pharmacologique, la didanosine et la stavudine ne sont plus utilisées dans les trithérapies au profit d'INTI dotés d'un meilleur profil de tolérance tels le ténofovir, la lamivudine ou l'emtricitabine.

Une place limitée selon les derniers avis de la Commission de la transparence
Selon les derniers avis de la Commission de la transparence, la place de VIDEX et de ZERIT dans la stratégie thérapeutique de l'infection par la VIH est limitée :
pour VIDEX : "Compte tenu de sa toxicité mitochondriale importante et de l'existence d'INTI mieux tolérés, la didanosine (VIDEX) ne doit plus faire l'objet d'instauration de traitement mais peut garder un intérêt chez les patients virologiquement contrôlés avec cet INTI et qui le tolèrent correctement. Cependant, il est fortement recommandé de remplacer la didanosine lorsque cela est possible" (Cf. avis du 23 septembre 2015).
pour ZERIT : " ZERIT ne fait pas partie des options thérapeutiques de première ligne dans la prise en charge du VIH mais peut garder un intérêt chez les patients virologiquement contrôlés n'ayant pas d'alternatives thérapeutiques appropriées. Il existe des alternatives médicamenteuses. Cependant, la balance bénéfice/risque de ZERIT moins favorable que d'autres alternatives lui confère une place limitée dans la stratégie thérapeutique" (Cf. avis du 22 juin 2016).

https://www.vidal.fr/actualites/22095/v ... mars_2018/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Sep 2017 - 16:56
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Sida: des chercheurs sont parvenus à bloquer le virus

Des scientifiques Français et Américains ont testé un nouvel anticorps contre le virus du sida sur des macaques. Les résultats sont très prometteurs mais ils doivent encore être confirmés chez l’homme.

Des chercheurs du groupe pharmaceutique français Sanofi et des Instituts nationaux américains de la santé (NIH) ont développé une combinaison d’anticorps neutralisant le virus du sida triple antiviral présenté comme extrêmement prometteur pour la prévention et le traitement du virus du sida.
Le traitement, dont les détails ont été publiés mercredi 20 septembre dans la revue américaine Science, a permis de protéger des macaques contre le virus simien du sida (VIS) et des souches du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Un essai clinique de phase 1 devrait être mené en 2018 sur des volontaires sain et sur des personnes infectées par le VIH, afin d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de cette nouvelle molécule.
Pour cette expérience, les chercheurs ont traité trois groupes de huit macaques. Les deux premiers avec respectivement de simples anticorps (VRC01 et PGDM1400) et le troisième groupe avec le triple anticorps. Cinq jours après, les 24 macaques ont été exposés à deux souches du virus simien du sida et à une combinaison de VIH. La majorité des animaux des deux premiers groupes, cinq et six sur huit respectivement, ont été infectés. Par contre, aucun animal du troisième groupe traité avec le triple anticorps n’a été contaminé, ont précisé les chercheurs.

http://science.sciencemag.org/content/e ... ce.aan8630

Une grande diversité de virus

Cet antiviral «à trois têtes» a procuré une meilleure protection que tous les autres anticorps testés jusqu’alors, neutralisant 99% des plus de 200 différentes souches du VIH-1, ont-ils précisé. Le nouvel agent a également été testé sur des cellules humaines en laboratoire.
Ces anticorps ont été produits grâce à l’ingénierie génétique pour détecter et neutraliser plusieurs cibles infectieuses simultanément. «A la différence des anticorps naturels, ce triple antiviral frappe des cibles infectieuses multiples dans une seule molécule», explique le Dr Gary Nabel, responsable scientifique de Sanofi et principal auteur de ces travaux.
«Cette approche a le potentiel d’améliorer la protection contre le VIH et constitue également une approche pour de nouveaux traitements contre le cancer et des maladies auto-immunes et infectieuses», estime le chercheur. «La combinaison de thérapies a déjà montré son efficacité contre le VIH et le cancer», rappelle le virologue. La grande diversité génétique des VIH de par le monde constitue la principale difficulté pour produire des anticorps capables de combattre efficacement la pandémie actuelle, pointent ces chercheurs.
«Une combinaison d’anticorps qui, chacun, frappe des sites distincts de l’enveloppe du VIH pourrait bien être la meilleure approche pour neutraliser les défenses du virus et parvenir à produire un traitement anti-infectieux et une prévention», a jugé le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses.

http://sante.lefigaro.fr/article/sida-d ... -le-virus/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 03 Oct 2017 - 06:32
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Pour la première fois, le CDC reconnaît qu'une personne séropositive indétectable ne peut pas transmettre le VIH

Dans une note publiée au cours de la Journée nationale de sensibilisation au VIH / sida des hommes gais, les Centre américains de Contrôle des Infections ont déclaré, sur la base de trois études différentes, que «lorsque [le traitement antirétroviral] entraîne une suppression virale, définie comme inférieure à 200 copies / ml ou à des niveaux indétectables, elle empêche la transmission sexuelle du VIH». Près de la moitié de toutes les personnes atteintes du VIH aux États-Unis sont indétectables, grâce à un traitement antiviral approprié.

http://www.newnownext.com/for-the-first ... e/09/2017/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Oct 2017 - 16:08
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VIH : bientôt la fin du traitement quotidien pour les séropositifs ?

La plupart des personnes séropositives pour le VIH en France prennent, à vie, un traitement quotidien. Mais la possibilité d’alléger bientôt cette contrainte se profile pour les patients sous trithérapie, soit plus de 100 000 personnes. Un essai d’envergure a démarré au mois de septembre afin de confirmer, dans la continuité d’un essai de taille plus modeste, que les patients peuvent en effet sauter plusieurs jours de traitement dans la semaine.

En France, quelque 300 patients sont déjà passés à un mode de traitement dit « par intermittence en cycles courts ». Depuis des années, ils prennent leurs médicaments quatre jours par semaine, au lieu des sept jours prévus dans le protocole officiel. Et ils s’en portent très bien.

Le nouvel essai, baptisé Quatuor, a été lancé par l’ANRS, l’Agence française de recherches sur le VIH/sida et les hépatites virales. Il vise à montrer qu’il y a un bénéfice pour le patient à ne prendre sa trithérapie que quatre jours sur sept, comparé aux sept jours sur sept en vigueur. 640 volontaires sont en cours de recrutement dans les 65 centres hospitaliers publics impliqués en France, Caraïbes comprises. Le Dr Pierre de Truchis, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), est l’investigateur principal de cet essai.

On peut supposer, cependant, que certains médecins n’attendront pas les résultats de cette étude pour proposer à leurs patients de supprimer trois jours de médication par semaine. Les recommandations de prescription publiées au mois de mai 2017 pour la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, sous l’égide du Conseil national du sida et des hépatites (CNS) et de l’ANRS, vont en effet dans ce sens. « Au cas par cas, dans des conditions similaires à celles des études réalisées, une stratégie de prise discontinue, quatre ou cinq jours sur sept peut être envisagée », indiquent – bien prudemment – les experts.

Quinze années de recul pour le traitement quatre jours sur sept

Pourtant, on dispose maintenant de quinze années de recul concernant la sécurité d’un traitement d’entretien allégé par prise intermittente. La principale expérimentation est menée depuis 2003 dans le cadre d’un protocole baptisé Iccarre, acronyme pour « intermittents en cycles courts, les anti-rétroviraux restent efficaces ». Ce programme a été initié par le Dr Jacques Leibowitch, figure de la lutte contre le VIH/sida. Il a été l’instigateur, en France, de la trithérapie qui, en 1996, a transformé une pathologie mortelle en affection chronique.

Des patients suivis par le Dr Leibowitch et ses confrères à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches sont ainsi passés de sept à cinq jours de traitement par semaine, puis à quatre. Leur charge virale est restée malgré cela en dessous du niveau de détection. Ces résultats portant sur 48 patients ont été jugés suffisamment robustes par la communauté scientifique internationale pour qu’ils soient publiés en 2010 dans la revue scientifique Faseb Journal. La même expérimentation a donné lieu à une seconde publication en 2015, avec un plus grand nombre de patients (94, précisément) et davantage d’années de recul.

Cette année-là, la direction de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’Université Versailles Saint-Quentin, les deux employeurs du Dr Leibowitch, ont investi conjointement dans le dépôt de deux brevets à l’international, l’un pour les trithérapies dites « d’entretien » à quatre jours par semaine et moins, et l’autre pour l’usage à cet effet de quadrithérapies innovantes.

Un premier essai clinique à l’échelle nationale

Convaincue par les premiers résultats du protocole Iccarre, l’ANRS a lancé en 2014 un essai clinique sur deux ans mené dans 17 centres en France, baptisé 4D (en anglais, four days). Les médecins ont reçu beaucoup de candidatures pour participer à cet essai, au point qu’ils ont dû en refuser, comme me l’a confié le Pr Christian Perronne, l’investigateur principal. Les résultats ont été présentés à la conférence internationale sur le sida de 2016 à Durban, en Afrique du Sud. Ils indiquent que 96 des 100 patients de l’essai ont suivi scrupuleusement le schéma de prise avec quatre jours consécutifs sur sept. Leur charge virale est restée, pour tous, à un niveau indétectable.

Ces résultats convaincants ont encouragé l’ANRS à poursuivre dans cette voie avec l’essai Quatuor. Cette nouvelle étude comportera, cette fois, un groupe « contrôle » composé de patients qui continueront à prendre leur traitement sept jours sur sept pendant 48 semaines, afin de permettre une comparaison. Cette méthodologie répond aux exigences des autorités sanitaires quant au niveau de preuves à apporter avant un changement de leurs recommandations de prescription.

« Quatuor cherche à démontrer que la stratégie quatre jours sur sept est non-inférieure à la stratégie sept jours sur sept, en d’autres termes qu’à efficacité égale, les patients du groupe Allègement retireront des bénéfices secondaires de ce protocole (moins d’effets secondaires, meilleure observance…) », indiquait l’ANRS le 1er septembre sur son site.

http://www.anrs.fr/fr/vih-sida/recherch ... -priorites

Le traitement au quotidien, parfois mal vécu

De fait, la contrainte de prendre un traitement au quotidien peut être mal vécue. Nombre de patients se montrent ainsi moins réguliers dans leurs prises après plusieurs années de traitement – un problème qui se pose pour beaucoup de maladies chroniques. Il faut absolument éviter que des patients allègent eux-mêmes leur traitement, sans suivi médical, ce qui serait risqué.

La prise des anti-rétroviraux s’accompagne parfois d’effets secondaires indésirables comme des nausées et des diarrhées, ainsi que de la fatigue. L’allégement des prises peut s’accompagner d’une diminution de ces effets.

Le passage à un régime quatre jours sur sept, c’est à l’échelle d’une année l’équivalent de cinq mois sans médicament pour le patient.

Que va-t-il se passer maintenant ? C’est seulement à l’issue des résultats de l’essai Quatuor, au plus tôt en 2019, que pourra être officiellement recommandé en France la pratique des quatre jours sur sept. A l’étranger, elle ne s’est pas imposée non plus. Pas même aux Etats-Unis, le pays qui a ouvert le premier, en 2001 la voie de l’intermittence que suivra le Dr Jacques Leibowitch.

On peut s’étonner que cet allègement du traitement en soit toujours, plus de quinze ans après, au stade expérimental.

Il faut dire qu’en France, les associations historiques de patients dans le VIH/sida ne se sont pas saisies de cet enjeu. Elles se sont concentrées sur d’autres terrains jugés prioritaires comme les traitements préventifs, la prophylaxie pré-exposition (PreP). Par contre, les patients du Dr Leibowitch suivant un traitement allégé ont créé une association, Les amis d’Iccarre, sous l’impulsion de l’artiste Richard Cross. Elle vise à promouvoir l’allègement thérapeutique par intermittence pour tous.

Le médecin libre de ses prescriptions, selon le code de déontologie médicale

Seuls quelques médecins cliniciens du sida ont commencé, en France, à alléger leurs ordonnances. L’article 8 du code de déontologie médicale le leur permet : « Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance ».

La persistance du régime sept jours sur sept peut s’expliquer par une résistance au changement – qui n’est pas propre aux médecins – et par la difficulté à remettre en cause une règle établie de longue date dans la communauté médicale. On peut imaginer que d’autres facteurs jouent. A l’évidence, la prudence des patients et des médecins devant un niveau de preuve considéré comme insuffisant selon les standards en vigueur ; la crainte des médecins face à la judiciarisation de la médecine ; ou encore l’influence de l’industrie pharmaceutique sur les choix stratégiques des autorités médicales.

Le passage de sept à quatre jours de traitement représente 42 % de médicaments en moins. Cela se traduirait par une économie d’environ 500 millions d’euros pour le système de santé français chaque année (sur la base de 100 000 patients sous traitement, avec un coût moyen par patient et par mois de 1 000 euros en moyenne). A l’échelle du monde, la question du coût rejoint des préoccupations d’ordre éthique et humanitaire à l’heure où 22 millions de personnes séropositives n’accèdent toujours pas à la trithérapie.

De son côté, le Dr Jacques Leibowitch pousse plus loin encore l’allègement des traitements, conformément au code de déontologie médicale, pour les patients qui le souhaitent. Il réduit les prises de médicaments, selon les cas, à trois, deux ou un jour seulement par semaine. Avec ce nouveau protocole baptisé « grand » Iccarre, il poursuit l’objectif de délivrer la posologie la plus juste, nécessaire et suffisante, à ses patients. Le principe du Primum non nocere (« d’abord ne pas nuire ») n’était-il pas cher à Hippocrate ?

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coquelicot
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Oct 2017 - 05:11
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VIH : bientôt la fin du traitement quotidien pour les séropositifs ?
De son côté, le Dr Jacques Leibowitch pousse plus loin encore l’allègement des traitements, conformément au code de déontologie médicale, pour les patients qui le souhaitent. Il réduit les prises de médicaments, selon les cas, à trois, deux ou un jour seulement par semaine. Avec ce nouveau protocole baptisé « grand » Iccarre, il poursuit l’objectif de délivrer la posologie la plus juste, nécessaire et suffisante, à ses patients. Le principe du Primum non nocere (« d’abord ne pas nuire ») n’était-il pas cher à Hippocrate ?
Shocked Shocked Shocked Shocked j'en reste coi !

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fil
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Oct 2017 - 05:19
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ANRS 170 - Quatuor

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... uatuor.pdf

Essai multicentrique, en ouvert, randomisé en 2 groupes parallèles, évaluant la non-infériorité d’un traitement de maintenance à 4 jours consécutifs sur 7 versus la poursuite du traitement antirétroviral en continu, chez des personnes en succès thérapeutique sous ARV.


Objectifs de l’essai

Actuellement les traitements antirétroviraux ne permettent pas de guérir l’infection par le VIH. Une charge virale indétectable est un critère d’efficacité de ces traitements. Ceux-ci ne peuvent être stoppés car la multiplication du virus et l’évolution de la maladie risquent de reprendre aussitôt. Devant cette perspective de traitements prolongés, disposer de traitements efficaces, moins contraignants, moins lourds et induisant moins d’effets indésirables semble indispensable. Quatuor a pour objectif de comparer chez les personnes ayant un traitement efficace depuis au moins 4 mois, une prise de traitement 4 jours consécutifs par semaine versus la prise de traitement 7 jours sur 7 actuellement recommandée.

Schéma de l’essai

2 groupes de 640 participants répartis par tirage au sort :

Groupe 1, traitement 4j/7 traitements pris 4jours consécutifs sur 7 jusqu’à la visite S98.
Groupe 2, traitement 7j/7 traitements pris 7j/7 jusqu’à la visite S50 où ils passent dans le groupe 1 si leur charge virale est indétectable.
Dans le groupe 1 le choix des 4 jours consécutifs sera choisi avec le médecin. Les jours choisis seront fixes et devront être respectés pendant toute la durée de l’essai. Dans le groupe 2 ce choix s’effectuera lors de la visite S50.

Les traitements de l’essai

Ce sont des antiviraux utilisés en association, les trithérapies antirétrovirales avec anti-intégrases. Seules seront admises pour QUATUOR les trithérapies standards, les plus souvent prescrites. Ces traitements devront pendant tout l’essai être les mêmes que ceux pris avant l’inclusion. Seule la fréquence des prises sera modifiée. En cas de prise d’autres médicaments il sera important d’en informer le médecin traitant.

Le suivi médical de l’essai

Il sera plus important que votre suivi habituel : plus de consultations (10), prélèvements sanguins à chaque visite (constitution d’une biothèque et d’une sérothèque ou DNAthèque), dosage des médicaments, et questionnaire d’observance et de qualité de vie. Une sous-étude « sperme » sera proposée aux participants masculins dans certains centres.

A la fin de l’essai ?

Si l’efficacité de la stratégie de 4 jours/7 jours est démontrée par l’essai (98 semaines) la poursuite du traitement au long court sera confortée et sera proposée. Si au contraire elle n’est pas démontrée, un retour à la stratégie en continu 7 jours sur 7 sera recommandé. L’efficacité de la stratégie intermittente a été testée dans l’essai ANRS 162 -4D. 100 participants ont été inclus, 96% suivaient toujours la stratégie de 4 jours/7 avec une charge virale indétectable à S48.

Infos pratiques

Investigateur Coordonnateur : Dr Pierre de TRUCHIS, Département de médecine aiguë spécialisée CHU Raymond Poincaré (92380 GARCHES), promoteur de l’essai Inserm ANRS.

Notre Avis

Les résultats de l’essai ANRS 162-4D ont été présentés ici. Cet essai a montré l’importance de la stratégie d’optimisation de traitement reposant sur la prise d’ARV en discontinu de 4 jours sur 7. Ces résultats doivent être confirmés par l’essai QUATUOR qui doit débuter en juillet 2017. Cet essai est nécessaire et les enjeux importants. Les personnes vivant avec le VIH et les associations, les équipes médicales et les scientifiques en attendent une réponse claire.

http://www.actupparis.org/spip.php?article5610

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Oct 2017 - 00:41
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VIH : les génériques et le dépistage ciblé entrent dans les recommandations du rapport Morlat

Le Pr Philippe Morlat, coordinateur du groupe d'experts chargé d'actualiser les recommandations de prise en charge du VIH, a présenté hier, au cours du congrès de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), des changements importants qui seront apportés aux textes dans les prochaines semaines.

Les experts préconisent ainsi pour la première fois l'introduction de médicaments génériques, quitte à passer dans un certain cas d'un comprimé unique à deux comprimés par jour, et la substitution du dépistage ciblé au dépistage généralisé.

« Je coordonne ce groupe depuis 2013, et nous nous sommes d'emblée positionnés en faveur des génériques, rappelle au « Quotidien » le Pr Morlat, nous avons besoin de dégager un volant budgétaire pour améliorer le dépistage et la prise en charge pour un grand nombre de patients. » Problème : les molécules génériquées jusqu'à présent n'étaient plus du tout utilisées dans la pratique clinique. La situation a changé cet été avec le lancement des premiers génériques du Truvada (emtricitabine + ténofovir) et de Kivexa (abacavir + lamivudine).

Ces deux médicaments « sont inclus dans des trithérapies actuellement recommandées, associées avec un autre agent (inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, inhibiteur de protéase…). Le fait de passer d'une trithérapie sous brevet à une association de ces génériques permet de diminuer le coût de 60 % », explique le Pr Morlat. Le prix de la trithérapie générique la moins chère est de 5 300 euros, contre 12 000 euros pour la trithérapie la plus chère.

Dans certains cas, cette nouvelle recommandation oblige à déconditionner un traitement, passant de 1 à 2 compris par jour, en une prise unique. « En première intention, nous pensons qu'il faut proposer les génériques, poursuit le Pr Morlat, pour les patients déjà sous traitement habitués à un seul comprimé, il n'est pas question d'imposer une stratégie, mais lui présenter les motifs du changement. »

Selon le spécialiste, aucune étude au monde ne montre un effet défavorable d’un traitement en 2 comprimés, d'un point de vue virologique. « Une étude aux États-Unis a montré de moins bons résultats chez les sans-abri, c'est pourquoi nous ne recommandons pas cette stratégie aux patients en situation de précarité », nuance-t-il.

Place au dépistage ciblé

Le groupe d'experts a également pris acte de l'échec du dépistage généralisé préconisé dans le plan sida 2010 et lui préfère désormais un dépistage ciblé sur les populations à risque. En 2015, on estimait que 43 % des nouvelles infections survenaient chez des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, 23 % de femmes nées à l'étranger et 15 % des hommes nés à l'étranger. « Si on ajoute les toxicomanes, c'est près de 90 % des nouvelles infections qui ont lieu dans des groupes très définis, analyse le Pr Morlat, 30 000 personnes vivent sans le savoir avec le VIH. Il faut un dépistage ciblé vers ces populations, auxquelles il faut ajouter les personnes vivant dans les DOM-TOM, en particulier la Guyane. »

Les recommandations insisteront sur la pluralité des lieux de dépistage : centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD), structures associatives, services d'urgence, séjours hospitaliers, les lieux de privation de liberté… avec systématiquement une triple sérologie VIH, VHB et VHC. Le texte fera aussi des propositions en ce qui concerne le dépistage du partenaire, encore difficile à mettre en place.

Le Pr Morlat reconnaît que les dispositifs actuels manquent encore d'efficacité en ce qui concerne le dépistage des personnes nées à l'étranger. « Il faut développer des médiateurs en santé, et établir des partenariats avec des acteurs communautaires », suggère-t-il.

Le retour à la ville

Le retour des patients vers la médecine de ville est aussi une nouvelle préoccupation des recommandations. « Le suivi hospitalier pourrait n'être qu'un bilan annuel, estime le Pr Morlat. Il faut que le suivi par la médecine de ville assure le dépistage du cancer du côlon, du mélanome, l'aide à l'arrêt du tabac qui est le facteur de risque le plus important chez les patients dont la charge virale est indétectable. On pourrait construire un modèle de prise en charge des maladies chroniques uniforme, dans lequel le VIH est un protocole parmi d'autre. »

Le Pr Morlat se garde toutefois de vouloir nier la spécificité des patients VIH : « Il y a des médicaments contre-indiqués comme les IPP. L'observance reste importante. Je ne veux pas qu'on banalise le VIH mais il faut l'harmoniser. »

Dernier chapitre important : celui de l'accès aux soins et qualité de vie, avec un accent mis sur le vieillissement. « Les malades vieillissent, certains vont aller en HAD et en EPHAD où les personnels ne sont pas formés », prévient le Pr Morlat.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 23 Oct 2017 - 13:42
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VIH : le remaniement des cellules immunitaires permettrait de lutter contre le développement viral !

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) caractéristique d’un affaiblissement du système immunitaire. Entre 1981 et 2006, le monde en subit une pandémie provoquant la mort de 25 millions d’individus. Aujourd’hui, la maladie n’a aucun vaccin, mais seulement des traitements préventifs et antirétroviraux limitant le développement viral. De nouvelles avancées viennent cependant de voir le jour et permettraient de régénérer le système immunitaire des malades.

Les cibles du VIH sont les cellules du système immunitaire présentant des récepteurs CD4 à leur surface : les macrophages, les cellules dendritiques, les cellules microgliales et les lymphocytes T-CD4. Ces derniers sont des lymphocytes T auxiliaires régulant la réponse immunitaire capables de se différencier en divers lymphocytes T (Th1, Th2 et Th17) dont le rôle est indispensable dans le maintien et la régulation du système immunitaire. Ils interviennent notamment dans la production de lymphocyte T cytotoxiques, ces cellules immunitaires responsables de la lyse des cellules infectées. Ainsi, l’infection des LT-CD4 par le VIH paralyse en intégralité le système immunitaire.

La doctorante Rachel Leibman de la Perelman School of Medecine de l’Université de Pennsylvanie s’est donc intéressée à un moyen de régénérer le système immunitaire des patients infectés par le VIH. Publiée dans la revue scientifique PLOS Pathogens, l’étude menée par la chercheuse et son équipe fait part d’une nouvelle stratégie pour engager une meilleure résistance et une meilleure méthode d’attaque des lymphocytes T face au VIH.



Pour arriver à leurs fins, les scientifiques ont utilisé des récepteurs antigéniques chimériques (CAR) spécialement conçus pour favoriser la reconnaissance des lymphocytes T des antigènes présentés à la surface de la particule virale et des cellules infectées. L’équipe a ainsi récupéré les lymphocytes T de patients atteints du VIH puis en ont modifié génétiquement la conformation pour qu’ils expriment à leur surface des récepteurs CAR-VIH. Ils les ont ensuite réintroduits dans l’organisme des malades.

Les résultats furent phénoménaux : les lymphocytes T exprimant les CAR-VIH étaient cinquante fois plus efficaces que les lymphocytes aux récepteurs-VIH normaux. Ils observèrent aussi que ces nouveaux lymphocytes-T remaniés pouvaient protéger les lymphocytes T originels à l’infection contre le VIH et retardaient la réponse virale après l’arrêt de traitements antirétroviraux. Cette découverte est donc une avancée majeure dans la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine, car elle permettrait un meilleur contrôle de l’infection même après l’arrêt de traitements antirétroviraux.

http://sciencepost.fr/2017/10/vih-reman ... ent-viral/

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