Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Avr 2017 - 11:25
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Ces signes qui doivent nous redonner espoir dans la lutte contre le VIH/Sida (Huffpost, 26/4/17)

Pour la première fois, la fin de l'épidémie est à notre portée. Ne baissons pas les bras.

Le VIH/Sida recule. Grâce aux progrès en matière d'accès au traitement antirétroviral, les personnes séropositives vivent aujourd'hui plus longtemps, et elles vivent surtout en meilleure santé. En juin 2016, ce sont ainsi plus de 18 millions de personnes de par le monde qui avaient accès au traitement, parmi lesquelles 910 000 enfants.

Parallèlement, l'accès aux médicaments permettant de prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant est en augmentation constante. De 50% en 2010, il est passé à 77% en 2015. Plus d'un million de femmes enceintes séropositives bénéficiaient ainsi de traitements antirétroviraux. Grâce à ces efforts, les nouvelles infections du VIH chez les enfants ont été divisées par deux depuis 2010.

L'objectif des Nations Unies est de vaincre l'épidémie à l'horizon 2030 et d'éviter, d'ici cette date, 28 millions de nouvelles infections par le VIH et 21 millions de morts liés au sida. Nous pouvons y arriver. Mais cela suppose de ne pas relâcher nos efforts.

Deux millions de contaminations par an, c'est toujours trop

Le sida recule, oui, mais il reste tant à faire. En 2015, 36,7 millions de personnes vivaient encore avec le VIH, selon l'Onusida. Une majorité d'entre-elles se trouvaient en Afrique centrale et de l'Ouest (6,5 millions) et en Afrique de l'Est et du Sud (19 millions). Cette année là, plus de 2 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH et 1,1 million de personnes sont décédées de maladies liées au sida.

De nouvelles statistiques émises par le réseau Global Burden of Diseases (GBD) et publiées la veille de la 21e conférence internationale sur le sida, qui se tenait à Durban en juillet 2016, ont présenté des résultats plus sombres que les données officielles de l'Onusida. En comparaison de la décennie précédente, le nombre de nouvelles infections ne décroit que lentement depuis 2005. Ces chiffres montrent que l'épidémie du sida n'est pas terminée et qu'elle reste une des plus grandes menaces de santé publique de notre temps. Deux millions de nouvelles infections par an, c'est toujours trop!

La question du financement est bien-sûr centrale. Après le pic de 2014, avec 11,2 milliards de dollars alloués, le financement annuel mondial est retombé à 10,8 milliards en 2015. Or l'ONU estime qu'il faudrait débourser 29 milliards d'euros par an entre 2015 et 2020 (soit 150 milliards d'euros) pour espérer éradiquer l'épidémie d'ici à 2030. De l'argent, il en faut donc toujours. Mais il faut aussi des volontés, par milliers, afin de contribuer concrètement à faire reculer la maladie.

ONG et gouvernements se battent sur le terrain

On sait désormais "que toute personne infectée par le VIH devrait commencer le traitement antirétroviral le plus tôt possible après le diagnostic", d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il faut donc tout mettre en œuvre afin de rendre les traitements disponibles pour les personnes qui en ont le plus besoin, et ce dès la détection de l'infection. C'est ce que s'est engagé à faire le gouvernement du Sénégal d'ici à la fin de l'année 2017.

En Côte d'Ivoire, où vivent 460.000 personnes séropositives, dont plus de 250.000 femmes, le gouvernement a été l'un des premiers à initier une stratégie de prévention de la transmission mère-enfant (PTME). En effet, 90% des contaminations de l'enfant sont liées à ce mode de transmission, qui peut être diminué de moitié par l'utilisation de traitements antirétroviraux associés à une politique d'alimentation adéquate de l'enfant.

La fondation Children of Africa, que j'ai l'honneur de présider depuis sa création en 1998, a fait de la santé de la mère et de l'enfant un axe majeur de sa stratégie. C'est pourquoi la fondation a lancé le projet de l'hôpital mère-enfant (HME) de Bingerville, dans le district d'Abidjan, un projet médical innovant et porteur d'espoir. L'HME vise à contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles, néonatales, infantiles et juvéniles, en améliorant l'offre de soins de santé pour le couple mère-enfant.

Saluons également l'engagement de l'ONG International Rescue Comitee (IRC) qui, avec son projet CARA (Commmunity Assistance for Responding To Aids) a pendant sept années permis de sensibiliser plus de 100 000 Ivoiriens aux problématiques liées au VIH/Sida. En Côte d'Ivoire, l'ONG a réalisé plus de 25.000 dépistages, distribué plus de 3.000 préservatifs et soutenu plus de 23.000 orphelins et enfants vulnérables.

Je tiens enfin à souligner la contribution importante de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), qui a annoncé le 5 avril dernier qu'elle dégagerait 39 millions de dollars afin de renforcer la chaîne d'approvisionnement des produits de santé en Côte d'Ivoire. Ce projet, initié dans le cadre du Plan d'urgence du président des Etats-Unis pour la lutte contre le sida, permettra d'assurer que des médicaments de qualité atteignent les personnes vivant avec le VIH/Sida.

Si le virus du sida fait moins de morts et que moins de nouveaux cas sont enregistrés –en cinq ans, le nombre de nouvelles personnes infectées à diminué de près de 15% en Afrique de l'Est et du Sud et de 8% en Afrique de l'Ouest–, 26 millions de personnes sont toujours atteintes du VIH en Afrique subsaharienne. Pour la première fois, la fin de l'épidémie est à notre portée. Ne baissons pas les bras.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Mai 2017 - 09:19
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
CRISPR a retiré le VIH d’un animal vivant.

Deux équipes de chercheurs de l’Université Temple et l’Université de Pittsburgh ont réussi à retirer l’ADN du virus VIH du génome d’un animal vivant grâce à la technologie CRISPR.

Imaginez une biotechnologie capable de manipuler un gène pour le renforcer, ou lui retirer tous ses défauts. Imaginez que l’on puisse stopper une mutation génétique héréditaire qui fait qu’une personne pourrait mourrir à 30 ans. C’est précisément ce qu’est capable de faire CRISPR.

Ici, l’étude menée par que les chercheurs démontre que la reproduction du VIH-1 peut être stoppée et le virus éliminé des cellules infectées d’un animal. Un étude similaire avait déjà été menée, mais « notre nouvelle étude est plus compréhensive, » a précisé son co-auteur Wenhui Hu. « Nous avons confirmé les données de nos précédents travaux et avons amélioré l’efficacité de notre stratégie d’édition de gène. Cette stratégie est efficace sur deux nouvelles versions de souris, l’une ayant une infection aiguë dans ses cellules de souris et l’autre une infection chronique ou latente dans des cellules humaines.

S’il ne s’agit là que de souris, mais les résultats de l’étude sont très encourageants. Comme le précise le médecin dans son compte-rendu, la prochaine étape « serait de répéter l’étude sur des primates. Un animal plus adapté où les infections VIH impliquent des maladies, dans le but de démontrer l’élimination du virus. Notre but final éventuel serait un test clinique sur des patients humains. »

Plus les mois passent, et plus CRISPR montre ses réelles capacités à éradiquer les maux de notre ère. Bien des maladies génétiques ou des infections pourraient être de l’histoire ancienne. Néanmoins, les tests et études vont prendre du temps et de premières applications sur l’Homme ne sont pas prévues dans un futur proche.

http://www.genengnews.com/gen-news-high ... s/81254287

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Mai 2017 - 14:39
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères

Sida : les trithérapies ont augmenté l’espérance de vie de dix ans en Europe et en Amérique du Nord



Elle atteint 73 ans chez les hommes et 76 chez les femmes pour un patient de 20 ans qui a commencé son traitement à partir de 2008, selon une étude publiée dans « The Lancet HIV ».

L’espérance de vie des patients infectés par le virus du sida en Europe et en Amérique du Nord a augmenté d’environ dix ans depuis l’introduction des trithérapies en 1996, selon une étude publiée jeudi 11 mai dans la revue britannique The Lancet HIV.
73 ans chez les hommes et 76 chez les femmes : c’est l’espérance de vie d’un patient de 20 ans qui a commencé son traitement à partir de 2008 et n’est pas décédé durant la première année, selon cette étude. Soit presque autant que la population générale (78 ans en moyenne, hommes et femmes confondus). Cela correspond à une augmentation de dix ans chez les hommes et neuf ans chez les femmes.
« Les combinaisons d’antirétroviraux sont utilisées dans le traitement du sida depuis vingt ans, mais les médicaments récents ont moins d’effets secondaires, obligent à prendre un nombre moins élevé de cachets, empêchent davantage le virus de se reproduire et de résister au traitement », a expliqué l’un des auteurs de l’étude, Adam Trickey, de l’université de Bristol.
« Les traitements modernes sont très efficaces, ce n’est donc vraisemblablement pas l’amélioration des médicaments qui réduira davantage la mortalité des patients infectés par le virus du sida », a-t-il estimé. « Nous devons maintenant nous focaliser sur les questions liées au bon suivi des traitements, au diagnostic tardif de l’infection au VIH ainsi qu’au diagnostic et au traitement des affections associées », a-t-il plaidé.

Données de 88 504 patients


Les combinaisons d’antirétroviraux, ou trithérapies, ont commencé à être utilisées en 1996. Elles associent trois substances ou davantage pour empêcher le virus VIH de se reproduire et stopper les dommages qu’il cause au système immunitaire.
Cette étude se base sur les données de 88 504 patients de dix-huit pays d’Europe et d’Amérique du Nord qui ont commencé un traitement par antirétroviraux entre 1996 et 2010.


La comparaison de ces données montre que le nombre de morts durant les trois premières années du traitement est moins élevé chez les patients qui l’ont commencé entre 2008 et 2010 que chez ceux qui l’ont fait entre 1996 et 2007. L’étude souligne que ces améliorations sont moins visibles chez les patients qui ont été infectés à la suite d’une injection de drogue.
L’une des réserves de l’étude tient dans le fait que ses résultats ont pu être affectés par des changements de comportements au fil du temps, notamment parce que les patients qui ont commencé leur traitement ces dernières années sont moins nombreux à avoir été infectés à la suite d’une injection.
En outre, « les estimations sur l’espérance de vie sont basées sur des taux de mortalité et il y a peu de données disponibles pour les patients les plus âgés », relève l’étude.

http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 51302.html

http://www.thelancet.com/journals/lanhi ... 8/fulltext

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Mai 2017 - 09:15
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Un million de bananes contaminées par le VIH? Complètement faux !

DESINTOX

Non, ces fruits n’ont pas été contaminés par le virus…

• Une rumeur prétend, photos à l'appui, que le VIH aurait été injecté dans des bananes.
• Le VIH ne se transmet pas par ingestion de nourriture, selon l'OMS.

C’est une intox qui circule régulièrement sur internet. Et ce, depuis des années. Un million de bananes auraient été contaminées avec le VIH suite à une injection. Le Mexique, le Canada, les États-Unis, l’Argentine et le Brésil seraient les pays les plus à risque « en raison des grandes quantités qu’ils achètent régulièrement. »

Cette intox n’a aucun fondement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui aurait prétendument alerté sur le sujet, n’a jamais publié une telle nouvelle.
Quid de la transmission du virus par une banane ? Selon l’OMS, « le VIH peut se transmettre par le contact étroit et non protégé avec les liquides organiques d’un sujet infecté : sang, lait maternel, sperme et sécrétions vaginales. On ne contracte pas l’infection lors des gestes courants de la vie quotidienne : baisers, étreintes, poignées de mains, partage d’objets personnels, ingestion d’eau ou de nourriture. »
L’association Sida Info Service précise que « le virus vit à l’intérieur de certaines cellules du corps, qui sont présentes dans le sang et les secrétions sexuelles (sperme, sécrétions vaginales…). C’est un virus qui ne peut se transmettre que d’un être humain à un autre être humain. » Même si le VIH était injecté dans des bananes, il lui serait donc impossible d’y survivre.
Bref, n’ayez plus peur quand vous croiserez une corbeille de fruits…
20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre les fake news. Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Mai 2017 - 12:58
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
4 j / 7, l’allègement 100 % efficace

A partir de janvier 2018, tous les hôpitaux où l’on peut se faire soigner pour le VIH vont proposer à moins de 10 de leurs patients l’allègement à 4 jours sur 7.

Si vous n’êtes pas dans cette étude « quatuor » et que ceci vous intéresses, n’hésitez pas à en parler à votre infectiologue.

Rappelons que le 4 jours sur 7 a déjà été testé sur un échantillon de population lors de l’étude « 4D ». Les résultats obtenus ont été de 100 % de réussite mais comme le 100 % ne peut pas exister, il a fallut trouver des échecs pour afficher 96 % de réussite.

Les faux échecs trouvé ont été :

• 1 personne qui a arrêté son traitement en cours d’étude. Ceci a été considéré comme un échec alors que ce n’est pas un échec.
• Trois personnes n’ont pas respecté le plan mis en place ce qui a fait remontée la virémie, là aussi ça été considéré comme un échec, mais ça ne l’était pas.

http://www.anrs.fr/VIH-SIDA/Clinique/Ac ... -progresse

Ainsi, l’on peut déjà affirmer par avance que l’étude quatuor réalisé sur un plus grand échantillon pendant 2 années sera un nouveau succès. Mais il faut savoir que même en cas de succès. Il faudra plusieurs années avant de mettre ceci en place sur la population française générale touchée par le VIH. Alors que depuis 2003, les travaux menés ont prouvées que le 4j/7 était suffisant, il ne faut pas s’attendre à une généralisation du 4j/7 avant au moins 2020 voir 2025 soit environ 20 ans après les premiers travaux menés par le Dr Leibowitch notamment.

Quel temps de perdu ! Combien de souffrances pendant tout ce temps là ? De personnes touchées par des insuffisances rénales, une forte diminution de la masse osseuse, l’osthéoporose et j’en passe…. Des choses que l’on aurait pû éviter avec un traitement plus adapté…

Sources : seronet.info

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Mai 2017 - 09:11
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VACCIN anti-VIH : Développement d'un immunogène contre le sous-type C



C'est à nouveau cette équipe d'experts dans la conception de vaccins du Scripps Research Institute (La Jolla) qui franchissent un pas ici dans la conception du vaccin contre le VIH. Un développement qui fait suite à de précédentes recherches de la même équipe qui identifiait la structure d'une protéine présente à la surface du VIH, une glycoprotéine d'enveloppe du VIH de sous-type A. Les scientifiques conçoivent ici une protéine virale – « like » d'un sous-type de VIH différent, le sous-type C, responsable d'une grande partie des infections dans le monde (voir visuel ci-contre). Ce nouvel agent immunogène, décrypté dans la revue Immunity, pourrait être combiné dans un vaccin "universel" efficace contre de nombreuses souches du VIH.

L’équipe du Scripps Research Institute travaille à trouver des combinaisons d'immunogènes permettant de protéger les personnes contre l'infection par le VIH, explique le Professeur Ian Wilson, Professeur de biologie à l’Institut. Leurs travaux sont accompagnés d’une autre étude présentée dans la même revue, Immunity et menée par des scientifiques de l'Institut Karolinska qui démontre que le nouveau vaccin candidat développé peut entraîner une réponse par anticorps neutralisants chez des primates non humains.

On connaît la « difficulté » à lutter contre le VIH, en raison de sa capacité à muter rapidement ; il existe ainsi de très nombreuses souches de VIH qui circulent dans le monde et parmi ces souches, les plus courantes, appelées clades A, B et C. Un vaccin contre le VIH efficace doit donc être capable de protéger contre de multiples souches et doit donc comprendre un ensemble d'immunogènes qui peuvent être administrés séquentiellement ou en cocktail afin que le système immunitaire puisse se préparer quelle que soit la souche spécifique rencontrée.

C’était déjà fait pour le VIH de sous-type A : en 2013, l’équipe du Scripps était parvenue à déterminer la structure d'une glycoprotéine d'enveloppe de type clade A, qui reconnaît les cellules hôtes et contient les mécanismes utilisés par le VIH pour fusionner avec les cellules. Parce que c'est la seule cible à la surface du VIH, un vaccin efficace contre le VIH doit induire le système immunitaire à produire des anticorps pour neutraliser le virus en bloquant ce processus. Aujourd’hui, les scientifiques décryptent la structure de la glycoprotéine du clade C et permettent ainsi au système immunitaire de lutter contre les virus du clade C.

Un grand pas franchi contre le VIH de sous-type C : Alors que le clade C, est le sous-type le plus courant du VIH en Afrique subsaharienne (voir visuel ci-dessus) et en Inde, que la glycoprotéine de l'enveloppe du virus de clade C est notoirement instable, ces travaux marquent une étape importante dans la conception du vaccin anti-VIH.

Dans une étude complémentaire, une équipe à l'Institut Karolinska teste un immunogène basé sur ces résultats. L'immunogène est porté à la surface d’un liposome, le tout formant une sorte d'imitation virale, qui incite en effet le système immunitaire à produire des anticorps capables de neutraliser, chez des primates, la souche de clade C.

Source: Immunity 16 May, 2017 DOI: 10.1016/j.immuni.2017.04.014 Glycine substitution at helix-to-coil transitions facilitates the structural determination of a stabilized subtype C HIV envelope glycoprotein (Schéma BioAfrica)

http://www.cell.com/immunity/abstract/S ... 17)30179-6

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
coquelicot
Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Mai 2017 - 20:52
Super Hépatant(e)
Super Hépatant(e)


Inscrit le: 06 Jl 2014
Messages: 929
Localisation: Val d'Oise
fil a écrit:
4 j / 7, l’allègement 100 % efficace

A partir de janvier 2018, tous les hôpitaux où l’on peut se faire soigner pour le VIH vont proposer à moins de 10 de leurs patients l’allègement à 4 jours sur 7.

Si vous n’êtes pas dans cette étude « quatuor » et que ceci vous intéresses, n’hésitez pas à en parler à votre infectiologue.

Très bonne nouvelle.

Seulement n'est pas admis qui veut dans l'étude Quatuor encore faut il répondre à tous les  critères de sélection.

Pour moi c'est niet  - 2 points éliminatoires :
Plaquettes 》100000  ( seulement   71000 )
Tri thérapie /2 INTI.    ( bi thérapie)

En contrepartie ma virologue m'a proposé de passer à  5/7jrs avec contrôle plus rapproché.

C'est parti.
Merci Fil pour ces infos.Biiien

fil a écrit:
[b]Quel temps de perdu ! Combien de souffrances pendant tout ce temps là ? De personnes touchées par des insuffisances rénales, une forte diminution de la masse osseuse, l’osthéoporose et j’en passe…. Des choses que l’on aurait pû éviter avec un traitement plus adapté…
Sad Sad Sad

_________________
VIH
Ex-vhc génotype 4
24s riba + sofo

Au plus élevé trône du monde, on est jamais assis que sur son cul (Montaigne)
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Jn 2017 - 16:33
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VIH : un test sanguin repère 70 fois plus de virus dormants

Des chercheurs américains ont développé un test sanguin capable de repérer bien plus de copies dormantes du VIH que les dispositifs actuels.

Traquer le VIH jusque dans ses moindres recoins, l’objectif est ambitieux. Les tests actuels n’y parviennent pas. Seule une petite partie des réservoirs du virus est identifiée. Cette étape pourrait être franchie grâce à une équipe de l’université de Pittsburgh (Etats-Unis). Dans Nature Medicine, elle détaille le fonctionnement d’un nouveau test sanguin.

Grâce aux traitements disponibles, le VIH est réduit à des niveaux indétectables dans l’organisme des patients. Sans toutefois atteindre les réservoirs du virus. Les candidats-médicaments et candidats-vaccins ciblent donc ces copies dormantes. Le test TZA, mis au point par les Américains, permet d’identifier celles-ci.

UN TIERS MOINS CHER

Lorsque le VIH infecte un organisme hôte, il peut transmettre un ADN viral actif, qui permet aux copies de se répliquer, ou un ADN viral incomplet. Dans le premier, un gène spécifique s’active. C’est justement lui que recherche le test TZA. Avec succès : il repère 70 fois plus de virus dormant chez des personnes sous traitement.

Plus efficace, le test TZA est aussi moins coûteux. Il ne demande qu’une semaine d’analyses, ce qui permet de réduire son coût d’un tiers. Il devrait aussi s’avérer précieux pour les équipes qui travaillent au développement des prochains médicaments contre le VIH. Elles s’attellent maintenant à cibler les réservoirs du virus.

Un test plus précis permettrait de constater l’impact réel des traitements à l’essai. « Ces efforts ne progresseront pas si nous ne disposons pas de tests suffisamment sensibles et pratiques », estime Phalguni Gupta, qui a participé au développement du test TZA.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jn 2017 - 05:57
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VIH : UNE AVANCÉE THÉRAPEUTIQUE POUR LES PAYS DU SUD

L’essai ANRS 12286 MOBIDIP1 mené parallèlement dans trois pays d’Afrique subsaharienne, démontre l’efficacité d’une bithérapie associant la lamivudine à un inhibiteur de protéase boosté chez des patients en deuxième ligne de traitement présentant de multiples mutations du VIH. Ces résultats sont prometteurs, car ils proposent un allégement thérapeutique moins cher, présentant moins d’effets secondaires et n’imposant pas de renforcement du suivi virologique des patients. Les résultats de cette étude, menée par Laura Ciaffi du laboratoire TransVIHMI (laboratoire mixte de recherche Inserm-IRD-Université de Montpellier), le professeur Sinata Koulla-Shiro et ses collègues du site ANRS Cameroun, du Burkina Faso et du Sénégal fait l’objet d’une publication dans la revue The Lancet HIV le 29 mai 2017.
Les traitements de seconde ligne contre le VIH recommandés par l’OMS dans les pays à ressources limitées ont une très bonne efficacité. Cependant, il n’existe pour l’heure pas de solution fiable qui permettrait d’alléger ces traitements, tout en maintenant une charge virale indétectable.
Deux stratégies pourraient apporter une solution à ce problème. D’une part, la monothérapie à base d’inhibiteur de la protéase boosté (IPB), qui a déjà été étudiée au cours de plusieurs essais. Les résultats sont encourageants, mais ont révélé un risque accru de remontée de la charge virale ce qui présente des risques dans les pays à ressources limitées. En effet, dans ce contexte, les patients n’ont pas accès à un suivi virologique régulier qui permettrait d’identifier rapidement un échec au traitement. L’autre stratégie envisagée est une bithérapie associant la lamivudine à l’IPB. L’association à l’IPB de la lamivudine, qui est peu chère, bien tolérée et souvent utilisée dans les traitements de première ligne a également déjà montré une bonne efficacité. Elle n’a cependant jamais été évaluée chez des patients dont les virus présentent des mutations de résistances, notamment celle très répandue à la lamivudine (M184V).
L’essai ANRS 12286 MOBIDIP a ainsi comparé, pour la première fois ces deux stratégies d’allègement thérapeutique, pour des patients étant en seconde ligne de traitement avec un bon contrôle virologique, dans le contexte des pays à ressources limitées.

ANRS 12286 MOBIDIP : évaluer l’efficacité d’une nouvelle stratégie thérapeutique

L’essai ANRS 12286 MOBIDIP a été mené par Laura Ciaffi du laboratoire TransVIHMI (laboratoire mixte de recherche Inserm-IRD-Université de Montpellier), dirigé par Eric Delaporte (IRD/Université de Montpellier), le professeur Sinata Koulla-Shiro et ses collègues du site ANRS Cameroun, du Burkina Faso et du Sénégal entre 2014 et 2016 dans ces 3 pays d’Afrique subsaharienne. Les 265 patients2 suivis pendant une durée de 96 semaines présentaient, au début de l’étude, une charge virale inférieure à 200 copies/ml.
L’objectif principal de l’étude était de comparer les taux d’échec des deux stratégies thérapeutiques : monothérapie et bithérapie. Pour cela, la moitié des patients de l’étude ont reçu le traitement à base d’IPB et l’autre moitié le traitement IPB associé à la lamivudine. Après 48 semaines de traitement, la monothérapie a été interrompue et les patients sont revenus à la trithérapie. Les patients sous bithérapie ont, eux, continué leur traitement jusqu’à la semaine 96.

Efficacité de la bithérapie associant la lamivudine

Les chercheurs ont évalué les taux d’échec de chaque stratégie, définis par une remontée de la charge virale au-dessus de 500 copies/ml chez les patients. Ainsi, la bithérapie associant la lamivudine a montré seulement 3 % d’échec (4 échecs /132 patients), contre 24,8 % pour la monothérapie (33/133 patients). Les chercheurs ont également constaté une plus forte augmentation des lymphocytes CD4 chez les patients suivant la bithérapie (65 contre 12 cellules/mm3), signe de renforcement du système immunitaire.
Globalement les deux traitements étudiés ont été bien tolérés par les patients.
L’essai ANRS 12286 MOBIDIP a ainsi permis de valider, pour la première fois, une stratégie d’allégement thérapeutique de deuxième ligne, moins chère et mieux tolérée que les trithérapies chez des patients aux virus présentant de multiples mutations. Cette bithérapie associant l’IPB à la lamivudine pourrait ainsi être un traitement répondant aux contraintes économiques et de suivi virologique qui pèsent sur les pays aux ressources limitées. De plus, l’utilisation de la lamivudine, déjà connue des patients en première ligne de traitement, permet d’épargner le passage à une nouvelle classe de molécules qui pourra, si besoin, leur être prescrite plus tard.

http://www.anrs.fr/VIH-SIDA/Pays-a-ress ... ays-du-Sud

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Jn 2017 - 10:39
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Dossier technique “VIH et handicap

La Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) a sortie un guide d’appui pour l’élaboration de réponses aux besoins des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine, fruit d’un travail mené avec des associations dont : ARCAT, Act Up Paris, AIDES, le TRT5, le COREVIH Ile-de-France Est et la FNHVIH.

Ce guide pédagogique et technique doit permettre à chaque acteur (personnes concernées, professionnels des MDPH, professionnels de santé, du secteur médico-social, et associations ) de comprendre les missions des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) et d’identifier les informations nécessaires à l’évaluation de la situation et des besoins des personnes vivant avec le VIH, en vue d’élaborer des réponses adaptées.

http://www.actions-traitements.org/wp-c ... cap_vf.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Jn 2017 - 10:48
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères




Conférence-débat de l'Académie des sciences de 18h30 à 20h00, dans la Grande salle des séances de l’Institut de France - Inscription obligatoire avant le 13 juin 2017

Le journal télévisé d’Antenne 2 du 17 mars 1982 signale "un cancer qui n’atteint que les homosexuels mâles…". La recherche, depuis cette annonce et la découverte du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) en 1983, s’est adaptée à l’urgence de la situation. Cette pandémie a également fortement contribué à l’émergence des associations de malades entrainant une recherche participative.
Même si les découvertes scientifiques permettent de vivre avec le VIH, les enjeux majeurs de la recherche pour le 21ème siècle demeurent le vaccin et la "cure" (ou rémission sous traitement). Ces objectifs sont avant tout ceux de la recherche fondamentale et clinique. Malgré tous les progrès enregistrés en matière d'information du public, près de 6000 individus s'infectent en France chaque année. La démarche communautaire, engageant les associations de patients, nécessite aujourd'hui d'être renforcée afin d’amplifier le dépistage et la prévention.
À l’aube de nouvelles découvertes et en préambule à la conférence "HIV Science - IAS 2017", la nécessaire imbrication de la recherche fondamentale, clinique, sciences sociales et opérationnelle est plus que jamais nécessaire, en lien étroit avec les associations de patients.

http://www.academie-sciences.fr/pdf/con ... 130617.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Jn 2017 - 05:10
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Cascais, Lisbonne et Porto signent la Déclaration de Paris sur la fin de l’épidémie de sida dans les villes

Les maires des villes portugaises de Cascais, Lisbonne et Porto viennent de signer la Déclaration de Paris sur la fin de l’épidémie de sida dans les villes : c’est la première fois que trois villes d’un même pays signent cette déclaration en même temps.

En signant la Déclaration de Paris, les maires s’engagent à mettre leurs villes sur la voie d’accélération pour en finir avec l’épidémie de sida. Les trois maires se sont ainsi engagés à atteindre d’ici 2020 les objectifs 90-90-90, à savoir 90 % des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de ces personnes sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement avec une charge virale indétectable. Ils se sont également engagés à éliminer toutes les formes de discrimination et à développer une approche de la riposte au sida centrée sur l’individu, en ne laissant personne de côté.

Lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue le 29 mai à Lisbonne, au Portugal, le Ministre de la Santé du Portugal, Adalberto Campos Fernandes, a réaffirmé l’engagement politique au plus haut niveau dans la riposte au VIH et souligné que les objectifs 90-90-90 bénéficiaient ainsi d’un nouvel élan dans le pays.

Les trois villes vont mettre en place des stratégies locales pour lever les obstacles à l’accès aux services anti-VIH, éliminer la discrimination et combler les lacunes pour atteindre les objectifs fixés dans la Déclaration de Paris. Dans ce but, le gouvernement portugais a réuni un groupe d’experts issus d’organes gouvernementaux, de la société civile et des milieux universitaires, dont la mission sera d’identifier et de recommander des actions concrètes à mener dans les 90 à 120 prochains jours.

À l’occasion de cet événement, la Directrice du Programme national de lutte contre le sida, Isabel Aldir, a présenté les résultats du Programme national contre le VIH et la tuberculose pour 2017. Mme Aldir a déclaré qu’en 2016, on avait dénombré 841 nouvelles infections à VIH dans le pays, le chiffre le plus faible depuis 15 ans. Néanmoins, le programme pour 2017 sera concentré sur l’augmentation du nombre de dépistages rapides de 15 % et le développement de normes d’orientation clinique pour la délivrance efficace de prophylaxies pré- et post-exposition. Le plan prévoit également la préparation d’un rapport d’évaluation sur un projet pilote de délivrance du traitement anti-VIH dans les pharmacies d’officine et la promotion de la mise en œuvre des engagements de l’initiative Les villes s’engagent.

DÉCLARATIONS

« AUJOURD’HUI EST UN JOUR HISTORIQUE, CAR UNE FOIS DE PLUS, LE PORTUGAL PROUVE QUE LORSQUE L’ON TRAVAILLE ENSEMBLE RIEN N’EST IMPOSSIBLE. APRÈS AVOIR REMPORTÉ LE CHAMPIONNAT EUROPÉEN DE FOOTBALL ET LE CONCOURS DE CHANSON DE L’EUROVISION, IL EST TEMPS À PRÉSENT DE LUTTER CONTRE LE SIDA. EN TRAVAILLANT TOUS ENSEMBLE, GOUVERNEMENT, MAIRES DES GRANDES VILLES, INSTITUTIONS NATIONALES DE SANTÉ, ORGANISMES SOCIAUX, SECTEUR PRIVÉ ET SOCIÉTÉ CIVILE, NOUS ALLONS BÂTIR UN MEILLEUR PAYS, SANS VIH ET SANS DISCRIMINATION. ENSEMBLE NOUS SERONS TOUJOURS PLUS FORTS ! »

FERNANDO ARAÚJO ASSISTANT DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT CHARGÉ DE LA SANTÉ, PORTUGAL

« LE PORTUGAL EST UN EXEMPLE DE RIPOSTE RÉUSSIE AU SIDA QUI A MIS AU PREMIER PLAN LES BESOINS DES PERSONNES. SON SUCCÈS EST FONDÉ SUR UN LEADERSHIP POLITIQUE FORT COMME NOUS L’AVONS À NOUVEAU DÉMONTRÉ ICI AUJOURD’HUI, SUR UNE LÉGISLATION INCLUSIVE QUI PROTÈGE LES PERSONNES CONTRE LA DISCRIMINATION ET SUR UNE SOCIÉTÉ CIVILE TRÈS ACTIVE. »

LUIZ LOURES DIRECTEUR EXÉCUTIF ADJOINT DE L’ONUSIDA

« UN LEADERSHIP POLITIQUE EST INDISPENSABLE POUR FACILITER L’ACCÈS AUX SERVICES DE SANTÉ, Y COMPRIS POUR LE VIH, DES POPULATIONS MIGRANTES, CHEZ QUI LA PRÉVALENCE DU VIH EST EN HAUSSE, EN PARTICULIER DANS LES GRANDES VILLES. LE PORTUGAL FAIT À NOUVEAU FIGURE D’EXEMPLE EN MATIÈRE DE SANTÉ PUBLIQUE ET DE POLITIQUES BASÉES SUR LES DROITS DE L’HOMME EN LEVANT TOUS LES OBSTACLES À L’ACCÈS À LA PRÉVENTION, AU DIAGNOSTIC ET AU TRAITEMENT DU VIH, DE LA TUBERCULOSE, DES HÉPATITES VIRALES ET DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES POUR LES MIGRANTS SANS PAPIERS EN 2017. »

LUIS MENDÃO PRÉSIDENT, GRUPO DE ATIVISTAS EM TRATAMENTOS

http://www.unaids.org/fr/resources/pres ... gal_cities

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Jn 2017 - 07:21
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
IAS 2017



3 QUESTIONS À… PR JEAN-FRANÇOIS DELFRAISSY
Co-président de la conférence IAS 2017 et Conseiller spécial du directeur de l’ANRS

Qu’attendez-vous de la conférence IAS 2017 qui se tient à Paris du 23 au 26 juillet prochain ?

J’attends d’abord qu’elle soit un succès scientifique sur les grandes questions actuelles de la lutte contre le VIH/sida. La première porte sur le « cure », c’est-à-dire la capacité à éradiquer ou à contrôler le virus. Cela concerne des travaux très fondamentaux, comme la régulation de l’expression du VIH. Il s’agit aussi de toutes les nouvelles approches thérapeutiques, telles que les immunothérapies. La seconde grande question est celle de la prévention et du traitement très précoce, afin de diminuer l’incidence des nouvelles contaminations. Nous avons montré que la prophylaxie pré-exposition fonctionne. Il faut maintenant l’améliorer, au Nord comme au Sud. Il faut également simplifier davantage les traitements. Enfin, la troisième question majeure est le vaccin. Sur le plan fondamental, des progrès importants sont en cours, notamment sur le rôle des anticorps neutralisants. Il faut poursuivre les investissements en cours pour espérer aboutir. Sur toutes ces questions, le mot d’ordre de la conférence sera d’apporter la démonstration que nous pouvons gagner la lutte contre le VIH/sida et qu’il faut continuer de donner à la communauté scientifique les moyens dont elle a besoin pour cela, pour « finir le job ! »

En quoi cette conférence est importante pour la recherche française sur le VIH/sida ?

Pendant une semaine, Paris va être la capitale de la lutte contre l’épidémie. C’est l’occasion de donner une visibilité non seulement à l’Anrs, mais aussi à tous les organismes de recherche de très haut niveau dont nous disposons en France. Notre puissance de frappe en termes de recherche est vraiment très importante. La conférence va permettre de montrer que la recherche française est bien au rendez-vous de tous les enjeux autour du VIH/sida.

La tenue de cette conférence à Paris est-elle l’occasion de réaffirmer l’engagement de la France face à l’épidémie ?

C’est une très belle opportunité car nous sommes face à des changements importants. Je pense à l’arrivée du Président Trump et aux menaces sur le financement de la recherche aux Etats-Unis, au Brexit, à la nomination d’un nouveau directeur à l’OMS, et bien sûr à l’élection d’Emmanuel Macron. Nous sommes en situation de permettre à la France d’exercer un leadership puissant sur le VIH/sida et les maladies émergentes. Nous devons inscrire la lutte contre ces maladies dans une vision de diplomatie sanitaire à l’échelle mondiale. C’est un enjeu majeur des prochaines années. La conférence sera l’opportunité pour les politiques de s’emparer de cet engagement au plus haut niveau.

http://www.anrs.fr/Qui-sommes-nous/Actu ... -2017-J-41

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jn 2017 - 17:09
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
IAS 2017



Pourquoi un vaccin contre le VIH est-il nécessaire ?

Depuis le début de l’épidémie, de nombreux progrès ont été obtenus. Les traitements antirétroviraux permettent de contrôler l’infection chez la grande majorité des patients qui les prennent. Mais ce sont des traitements à vie. Récemment, de nouvelles stratégies de prévention ont aussi été développées, comme la prophylaxie pré-exposition. Elles sont efficaces mais pas forcément adaptées pour tout le monde. Dans le même temps, l’épidémie continue. Deux millions de personnes ont été infectées par le VIH dans le monde en 2015, et un million des 36 millions qui vivent avec ce virus sont décédées cette même année. Parvenir à mettre au point un vaccin efficace, qui protège durant toute la vie, serait la meilleure solution pour enrayer l’épidémie à l’échelle de l’humanité.

Quelles sont les difficultés rencontrées pour qu’un tel vaccin existe ?

Elles sont nombreuses. La première tient à l’extrême diversité génétique du VIH. Chez une personne infectée, il mute en permanence, ce qui lui permet d’échapper aux réponses du système immunitaire. Il circule ainsi énormément de VIH différents dans le monde. Une autre difficulté est que le virus se dissémine très rapidement dans l’organisme. L’infection devient ainsi persistante très vite. Enfin, le VIH infecte les cellules du système immunitaire, ce qui perturbe son fonctionnement. Il est ainsi très compliqué de parvenir à lever l’ensemble de ces obstacles. J’ajoute que nous ne disposons pas pour l’infection par le VIH de corrélats immunologiques de protection clairs. Nous n’avons pas d’exemples de personnes contaminées qui auraient éliminé le VIH sans intervention, ce qui nous guiderait sur le type de réponse immunitaire à induire par le vaccin pour obtenir une protection efficace.

Où en sont les recherches à l’heure actuelle ?

La recherche sur le vaccin préventif contre le VIH est très active depuis longtemps. Plus de 400 essais cliniques ont été réalisés jusqu’à présent sur des candidats vaccins. Malheureusement, un seul d’entre eux a montré une efficacité, mais qui était modeste (31% de protection) et qui diminuait avec le temps. Ces dernières années, des anticorps neutralisants à large spectre ont été identifiés et caractérisés. Ils sont capables de reconnaître de nombreuses souches différentes du virus et d’empêcher l’infection in vitro et dans des modèles animaux. On les retrouve chez environ 25% des patients infectés. Mais ces anticorps mettent trop longtemps à apparaître. Les recherches en cours visent à savoir comment apprendre au système immunitaire à fabriquer ces anticorps neutralisants, ceci de façon rapide. Cela constitue un vrai défi. D’autres travaux ont pour objectif d’induire la production de cellules immunitaires capables de détruire les cellules infectées dès l’entrée du virus. Il est probable que le futur vaccin sera une combinaison de ces différentes approches. Les recherches en cours sont en très bonne voie. Mais il est difficile de prédire précisément quand elles aboutiront enfin à un vaccin préventif contre le VIH/sida efficace à 100% et disponible pour tous.

http://www.anrs.fr/fr/actualites/311/la ... ur-bientot

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2017 - 07:32
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
RUPTURE DE STOCK POUR ISENTRESS EN FRANCE

Le TRT-5 a fait passer l’information qu’une rupture de stock en cours affectait Isentress (raltégravir) en France. Pour les personnes dont le traitement comprend ce médicament, voici la démarche recommandée : anticiper le renouvellement du traitement en allant à la pharmacie plusieurs jours avant la fin de sa boîte de médicament. En cas de rupture se rendre à la pharmacie hospitalière dans l’hôpital où vous êtes suivi ; en cas de rupture complète contacter son médecin pour envisager un changement de traitement ; ne surtout pas prendre seul(s) l'autre ou les autres comprimés de votre traitement. Par exemple, si vous prenez Isentress +Truvada, ne surtout pas prendre Truvada seul au risque de développer un virus résistant au Truvada. Le laboratoire MSD qui fabrique Isentress, rencontre, par ailleurs, une attaque du virus informatique de rançongiciel (ransomware) qui a déjà infesté des milliers d'ordinateurs dans le monde, paralysant ses chaînes de production et ses circuits d'approvisionnement pour le moment. Cela peut avoir un impact sur l'accès à l'ensemble de ses produits, dont Isentress et les vaccins anti-VHB déjà fortement impactés par des ruptures d’approvisionnement un peu partout en France. Pour d’autres infos sur les ruptures de stock, l’observatoire des ruptures, vous pouvez consulter le site du TRT-5.

NOTRE OBSERVATOIRES DES RUPTURES : Nous alerter !

Le collectif TRT-5 est régulièrement alerté par des personnes vivant avec le VIH ou par des médecins sur la survenue régulière de ruptures d’approvisionnement de pharmacies en antirétroviraux. Pour avoir une meilleure vision globale de ces problèmes dans l’approvisionnement et en comprendre le processus, nous mettons en place un observatoire qui vous permettra de nous signaler ces incidents.

Vous avez eu connaissance ou vous avez été directement concerné(e) par une rupture d’approvisionnement dans une pharmacie de ville / hospitalière.

Vous avez été confronté(e) à une des situations suivantes : vous n’avez pas pu obtenir dans un délai habituel votre traitement, vous avez dû aller dans une autre pharmacie etc.

Témoignez-en, en remplissant le questionnaire ci-dessous

Grâce au recoupement de vos différents témoignages et des données recueillies, nous serons à même de rechercher et comprendre l’origine et la cause des ruptures d’approvisionnement auxquelles vous avez été confronté(e).

À l’aide de vos témoignages nous pourrons contacter les services et institutions concernés et agir pour que vous ne soyez plus confronté(e) à des difficultés pour vous procurer votre traitement. N’hésitez pas à préciser dans le questionnaire toute réserve éventuelle sur l’utilisation des renseignements que vous apportez. Dans tous les cas, vos témoignages resteront strictement confidentiels.

Attention ! Nous ne pouvons pas nous engager à apporter de réponse directe aux difficultés rencontrées. Pour ce faire, adressez-vous aux associations de lutte contre le sida proches de chez vous, dont vous trouverez les coordonnées sur les sites des associations AIDES, Sida Info Service et ARCAT.

http://www.trt-5.org/spip.php?article250

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Jl 2017 - 10:49
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Voyage : recommandations sanitaires

Comme chaque année, un bulletin spécial de Santé publique France sur les recommandations sanitaires 2017 pour les voyageuses et voyageurs a été publié. C’est toujours utile avant l’été. Une partie spécifique du bulletin concerne les personnes vivant avec le VIH ou immunodéprimées (page 48 du document). Une consultation spécialisée est justifiée avant le départ pour les personnes vivant avec le VIH. Une vigilance accrue doit être exercée sur : le risque lié à certaines maladies infectieuses chez la personne vivant avec le VIH (leishmanioses, salmonelloses, tuberculose, infections dues à des coccidies intestinales, histoplasmoses et les autres infections fongiques contractées par inhalation, etc.) ; la nécessité de précautions d’hygiène notamment alimentaire ; les vaccinations (Cf. chapitre 1) : les recommandations doivent être adaptées en fonction des types d’immunodépression.

Un avis de novembre 2014 du Haut conseil en santé publique les formalise. Les vaccins vivants atténués tel que le vaccin de la fièvre jaune, sont généralement contre-indiqués. Chez la personne vivant avec le VIH, un nombre de CD4 >200/mm3 (>15% chez l’enfant âgé de moins de 5 ans) autorise la vaccination contre la fièvre jaune, mais le délai d’acquisition de l’immunité post-vaccinale semble augmenté et la durée de protection peut être inférieure à dix ans. Chez ces personnes, le BCG est par ailleurs contre-indiqué quels que soient l’âge et le taux de CD4. Les vaccins inactivés sont recommandés comme à l’ensemble des voyageurs. Les interactions médicamenteuses entre le traitement de fond et les médicaments prescrits pour le voyage et notamment la prescription des antipaludiques : diminution de la concentration plasmatique de l’indinavir (Crixivan) par l’atovaquone ; diminution des concentrations plasmatiques d’atovaquone et de proguanil par l’efavirenz (Sustiva, Atripla), les associations lopinavir/ritonavir (Kaletra) et atazanavir/ ritonavir (Reyataz) avec donc un risque d’échec des prophylaxies antipaludiques correspondantes dans ces situations ; augmentation de l’INR chez les patients sous AVK (médicaments anticoagulants) et prenant des antipaludiques contenant du proguanil et potentialisation de l’effet des AVK chez les patients prenant de la doxycycline. Chez les personnes vivant avec le VIH, le paludisme augmente la charge virale et donc le risque de progression de la maladie ; le risque de photosensibilisation provoqué par les sulfamides souvent utilisés par les personnes infectées vivant avec le VIH. Une protection solaire (vêtements et crèmes écran) est fortement recommandée ; l’exposition au soleil les personnes immunodéprimées étant plus à risque de cancer de la peau. Par ailleurs, le bulletin mentionne une extension de zones géographiques de diffusion du paludisme : Afrique du Sud, Botswana, Costa Rica, Venezuela et Malaisie. Ainsi que de la fièvre jaune : nouveaux États touchés au Brésil (côte), République Démocratique du Congo, Angola.


BEH - BULLETIN ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publ ... geurs-2017

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Jl 2017 - 19:33
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères


http://www.anrs.fr/fr/actualites/311/la ... ur-bientot

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2017 - 12:00
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
ABIVAX PRÉSENTE LES DERNIERS RÉSULTATS D’ABX464 À L’OCCASION DE LA CONFÉRENCE DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE SUR LE SIDA À PARIS

ABIVAX (Paris:ABVX) (Euronext Paris : FR0012333284 – ABVX), une société de biotechnologie ciblant le système immunitaire pour éliminer des maladies virales en se basant sur ses plateformes technologiques uniques, annonce aujourd’hui que les résultats complets de l’étude clinique ABX464-004 ont été acceptés pour présentation « late breaker » lors de la 9ème Conférence de la société internationale sur le sida (IAS 2017) qui se tiendra du 23 au 26 juillet 2017 à Paris.

La présentation « late breaker » intitulée “ABX464 decreases total HIV DNA in PBMC’s when administered during 28 days to HIV-infected patients who are virologically suppressed” conforte les résultats préliminaires publiés par ABIVAX le 2 mai 2017. Lors de cet essai clinique de Phase 2a, ABX464 a eu un impact sur les réservoirs du VIH dans le sang confirmant le potentiel de la molécule à devenir un élément clé de guérison fonctionnelle du VIH.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2017 - 12:27
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Sida: vers un allégement des traitements contre le VIH

Les antirétroviraux ont révolutionné l'approche du Sida, qui ne tue plus les personnes qui sont sous traitement. Mais la recherche se poursuit pour simplifier les médications.

On ne guérit pas du VIH. Les avancées réalisées depuis plus de 20 ans du côté des traitements poussent parfois à l'oublier. Ils fonctionnent bien, permettent de stabiliser les patients et font baisser la charge virale. Si bien que leur découverte et leur démocratisation sont en grande partie responsables de la baisse de 45 % du nombre de décès liés à l'infection depuis 2005.
Mais l'arrêt des traitements antirétroviraux signifie toujours le retour du virus. En attendant l'arrivée d'un vaccin réellement efficace, ils sont encore le seul rempart médical, et doivent être pris à vie, tous les jours. Peut-être plus pour très longtemps.

Des prises espacées

Des adaptations de la galénique – la forme sous laquelle sont pris les médicament – sont à l'étude, pour alléger le poids de la prise des traitements. « Moins de médicaments, moins de contraintes », résume pour Pourquoidocteur le Pr Pierre-Marie Girard, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Saint-Antoine, et spécialiste du VIH.
De dizaines de médicaments à avaler par jour, les traitements se sont déjà simplifiés pour se limiter à une pilule quotidienne. Mais les laboratoires continuent d'innover. « Nous voyons se profiler des traitements à très longue durée, y compris sous forme injectable, précise le Pr Girard La prévention et le traitement pourraient reposer sur des injections trimestrielles, voire semestrielles. Cela pourrait représenter une petite révolution. »

Pour bientôt

Par différentes méthodes, notamment l'utilisation de nanotechnologies, les molécules seront délivrées en continu, ajoute le Pr Girard. Et ce n'est pas de la science-fiction. « Des essais cliniques sont en cours pour valider ces nouveaux traitements, poursuit-il. De petits implants, qui pourraient être portés pendant un an, sont également en développement. »
Leur arrivée sur le marché ne devrait pas se faire attendre trop longtemps. Les essais sont dans leurs phases finales, et le médecin estime qu'ils pourraient faire leur apparition d'ici deux ans. Un pas de plus pour favoriser la qualité de vie des patients.

Vers la rémission

Mais le graal thérapeutique, ce que les chercheurs tentent d'atteindre depuis de nombreuses années, c'est un traitement curatif. Et, de ce côté, il faudra encore attendre. « Nous cherchons tous azimuts, mais nous n'y parvenons pas », regrette le Pr Girard.
Le but, pour l'instant, serait de trouver des traitements qui ne mènent pas forcément à la guérison, mais au moins à la rémission. Après une phase de traitement, la charge virale serait nulle ou indétectable, à long terme, sans avoir besoin de continuer les médicaments. Comme pour le cancer, quand maladie est en recul, un suivi spécifique serait néanmoins nécessaire, afin de surveiller une éventuelle rechute.

Une réussite scientifique globale

Les traitements actuels sont déjà une réelle chance. L'émergence soudaine et spectaculaire du Sida dans les années 1980 a mobilisé les chercheurs du monde entier, qui se sont mis en quête de solutions. Et, après à peine plus de 10 ans de recherche, les premiers antirétroviraux, certes moins efficaces que les traitements actuels et comportant plus d'effets secondaires, ont vu le jour en 1995. Ce qui représente un record pour la prise en charge de ce type de maladie.
L'espérance de vie des personnes séropositives est aujourd'hui équivalente à celle du reste de la population. Leur qualité de vie est, elle aussi, presque similaire. Les transformations morphologiques observées avec les premiers antirétroviraux, notamment au niveau du visage, semblent oubliées. « Je le dis encore prudemment, mais c'est de l'histoire ancienne », d'après le Pr Girard.
Les problèmes digestifs en début de traitement, les risques vasculaires et métaboliques (diabète) sont bien connus, et anticipés. Grâce à la prévention, ils peuvent être gérés. En revanche, le risque accru de cancers est plus difficile à gérer. Les chercheurs se penchent aussi sur d'éventuelles atteintes neurologiques : dépressions et maladies d'Alzheimer précoces pourraient être attribuées aux traitements.
Ces conséquences sont encore là pour rappeler que le VIH reste une infection dangereuse. De nombreux efforts doivent encore être consentis pour son éradication avant 2030, souhaitée par ONUSIDA, qui estime la tâche possible. Mais tout ne peut pas reposer sur les traitements.

La science ne fait pas tout

« Nous avons encore besoin de recherche fondamentale », rappelle le Pr Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008 pour sa co-découverte en 1983 du virus à l'origine du Sida. Les efforts consentis depuis plus de 30 ans ont prolongé la vie des personnes séropositives et fait baisser le nombre de contaminations.
Mais à ce jour, encore 37 millions de personnes sont porteuses du VIH dans le monde. Le virus fait encore un million de morts par an, et contamine 2 millions d'individus. Près de la moitié des séropositifs s'ignorent, et seulement la moitié sont sous traitement.
« On en parle beaucoup moins, mais l'épidémie est toujours là, insiste la chercheuse. Pour l'éradiquer, il faudra un vaccin. Mais les priorités ne sont pas seulement scientifiques », Le Sida et le VIH ont une portée sociale incontestable.
Une portée qui se retrouve dans les slogans utilisés pour les campagnes de sensibilisation, estime le Pr Barré-Sinoussi. Alors que, jusqu'au milieu des années 1990, avant l'arrivé des premiers antirétroviraux, le mot d'ordre était l'union sacrée internationale, notamment sur la recherche, ils ont rapidement ciblé la discrimination. De « Unissons nos forces » en 1991 à « Vivre et laisser vivre » de 2003, l'esprit de la lutte a changé. Plus récemment, ce sont les inégalités Nord-Sud, notamment dans les accès aux traitement, qui ont été attaquées. En 2014, le thème de la journée mondiale était « Combler l'écart ».
C'est aussi de ce côté que la lutte doit progresser, pour remplir l'objectif fixé par ONUSIDA. Et l'harmonisation internationale demandera beaucoup d'efforts. « Il faut mieux éduquer, renforcer les systèmes de santé, améliorer les politiques nationales, coordonner les soins et le dépistage, favoriser la prise en charge précoce, estime le Pr Barré-Sinoussi. Il faut aussi insister sur la tolérance. Aujourd'hui encore, plus de 70 pays dans le monde ont des législations discriminatoires envers les séropositifs. C'est inacceptable. »

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ements-VIH

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jl 2017 - 17:05
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
Sida: les médicaments à longue durée d’action, une révolution très prometteuse

A l’occasion du congrès mondial sur le sida organisé jusqu’à ce mercredi 26 juillet à Paris, les premières données sur des médicaments à longue durée d’action ont été rendues publiques. Ces nouveaux médicaments pourraient changer beaucoup de choses.

La conférence de Paris restera celle qui donna le coup d’envoi aux médicaments à longue durée d’action contre le VIH. Les premiers résultats d’étude sur leur efficacité ont été présentés et ils sont bons.

« Au lieu d’être prises tous les jours, elles pourraient être prises toutes les quatre semaines, voire peut-être toutes les huit semaines », indique Jean-François Delfraissy, coorganisateur de la conférence. Il ne s’agit alors plus de pilules, mais de piqûres, ce qui simplifie le traitement, mais peut aussi changer les habitudes du patient.

« Est-ce qu’ils préfèrent prendre un ou deux comprimés par jour, ne pas l’oublier et rester très stables, ou avoir une injection tous les mois ou tous les deux mois ? On peut imaginer que ça évolue, que ce ne soit plus une injection, mais un patch. Ce sera aux patients de décider », remarque Jean-François Delfraissy.

Autre avantage de ces nouveaux médicaments : ils peuvent être utilisés à visée préventive, pour ne pas contracter le VIH. « Si on ne prend quelque chose que tous les deux mois, c’est quelque chose d’assez révolutionnaire qui pourrait donc nous rapprocher, non pas d’un vaccin, mais de quelque chose qui protégerait sur une longue durée », s'enthousiasme le coorganisateur du congrès.

Ce sont les populations les plus à risques qui seraient alors concernées. Mais ce n’est que le début. Il va encore falloir quelques années pour voir ces médicaments longue action.

http://www.rfi.fr/science/20170725-sida ... rometteuse

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,81482696533203 seconds.