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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 21 Jl 2016 - 21:25
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Les héro(ïne)s des temps modernes

On entend ici et là les inconditionnels des larges études – avec des gros ‘N’ et des petits ‘P’ - exprimer leur déception au fil de cette conférence. Effectivement, les scientifiques ont pris l’habitude de réserver leurs scoops pour le rendez-vous précédent dans le Monde du VIH, la CROI, temple des sciences plus dures, celle qui leur assurera une couverture plus prestigieuse dans le Monde académique. La conférence de l’AIDS, quelques mois plus tard, est un moment de réflexion et de recul, sur des sujets nettement plus pragmatiques, et ça aura été le cas cette année encore. Pourtant, on aurait tort de dénigrer ce partage des pratiques et des expériences, au sein de sessions où la diversité est le maître mot. Cette diversité des cultures, des pays, des épidémies, des traitements disponibles, des façons de penser, de parler ou de travailler, nous enrichit tous.

L’interview, ce jour, du Dr Maria Mashako, est un remède à notre morosité nationale (mettre lien pour interview en fin d’édito). Elle y raconte avec simplicité tous les efforts qu’elle déploie, avec ses collègues et le soutien de Médecins Sans Frontières, pour faire face à ‘son’ épidémie locale de VIH à Kinshasa, avec les moyens du bord. Tous ceux qui trouvent, en France, que leur boulot est difficile et que les moyens ne sont pas à la hauteur, pourront puiser dans l’énergie déployée par nos collègues de terrains en Afrique sub-Saharienne, qui font face à des problèmes d’une toute autre dimension. Bavarder un peu dans les couloirs de cette conférence avec ces acteurs majeurs de la lutte contre le VIH, ceux qui vivent au cœur du problème, fait oublier les tracasseries de nos quotidiens de soignants en France, les restrictions budgétaires, les tâches administratives…

Tous les soignants du VIH devraient avoir passé un moment de leur vie dans un centre de prise en charge du VIH au cœur d’un pays à ressources nettement plus limitées que les nôtres. On y apprend beaucoup, à écouter, à réfléchir, à trouver des solutions, en faisant le tri – indispensable, dans ces contextes de moyens très restreints - entre le nécessaire et le superflu. On y apprend aussi à moins râler. On y côtoie des héroïnes et des héros, du côté des soignants et du côté des patients.

Un état d’esprit qui ne domine pas tous les jours dans nos grandes structures pourtant bien mieux équipées !

https://youtu.be/Oq9aZKMP9tw

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 09:18
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Evolution des traitements : nouveaux produits, nouvelles réalités

Qui a le plus bénéficié du traitement dans l’essai START ? Une analyse de sous-groupes.

Who benefited most from immediate treatment in START? A subgroup analysis Jean Michel Molina, for the INSIGHT START Study Group, France

L'essai international multicentrique START, qui randomisait traitement ARV immédiat versus traitement différé en fonction des recommandations du pays de résidence du patient, a montré un bénéfice clinique net en faveur du traitement précoce, indépendamment du niveau de CD4. Le but de l’analyse en sous-groupes est de connaitre les personnes les plus à même de bénéficier de cette stratégie, afin de mieux orienter les politiques publiques. START a recruté 4 685 patients à travers le monde, avec des CD4 médian de 651/mm3. 42 patients dans le groupe immédiat et 96 dans le groupe différé ont atteint le critère principal (SIDA, décès, évènements cliniques sévères), avec une réduction de risque de 67% ; globalement, le nombre de personnes à traiter (NPT) pour éviter un évènement pour 100 patients/années est de 128. Que l’on analyse par l’âge, le sexe, la race ou la région, l’effet se retrouve dans tous les groupes. Dans les analyses en sous-groupes, les patients de plus de 50 ans bénéficient particulièrement de l’intervention (NPT = 45), de même en cas de rapport CD4/CD8 <0> 50 000 cop/mL (NPT = 67), ou de score de Framingham > 10 (NPT = 69). L’analyse multivariée est en cours, elle permettra notamment de savoir si le niveau élevé de CD8 (expliquant le rapport CD4/CD8 bas), l’âge et le score de Framingham, chacun étant un marqueur de senescence, ne sont pas intrinsèquement liés.

Risque majoré de comportements suicidaires (CS) en lien avec l’utilisation d’efavirenz (EFV) dans l’étude START.
Increased risk of suicidal behaviour with use of efavirenz: results from the START trial. Alejandro Arenas-Pinto, for the INSIGHT START Study Group United Kingdom

On ne reprend les caractéristiques de l’étude START décrites ci-dessus. Pour mémoire, le traitement ARV était choisi par le clinicien en amont de la randomisation ; seule l’introduction immédiate/différée était randomisée, pas le type de molécules utilisées, qui variait beaucoup d’un pays à l’autre, avec notamment une sur-utilisation de l’EFV dans les pays à ressources limitées par rapport aux pays plus riches. Les groupes traitement immédiat et retardé ont été comparé quand au comportements suicidaires parmi tous les participants, de même que les groupes avec et sans EFV. Ceux ayant des ATCD psychiatriques sont plus à risque de CS, mais ils ont moins souvent été mis sous EFV. En analyse en ITT, 18/3516 patients préspécifiés « EFV » et 9/1169 « autre ARV » ont présenté un CS, ce qui n’est pas statistiquement différent. ; en regardant seulement un an après la randomisation, les chiffres sont de 9/3516 et 7/1169, sans différence significative non plus. En censurant une partie des donnés, on arrive à trouver un p=0,05, ce qui fait conclure aux auteurs que le risque de comportement suicidaire est supérieur avec l’EFV (NDR : alors qu’il n’y a que 3 évènements tentatives de suicides réels pour près de 5000 patients ! Et comme on sait que l’on ne trouve que ce que l’on cherche…). Chez les patients mis sous EFV, le risque de comportement suicidaire est multiplié par 12 chez ceux qui ont des ATCD psychiatriques et par 6 en cas de consommation abusive d’alcool. NDR : l’étude valide donc en partie qu’il vaut mieux ne pas utiliser l’EFV chez les patients ayant des ATCD psychiatriques, mais n’est pas très convaincante sur le risque de suicide…

Etude STRIIVING : relayer un traitement à base d’IP, d’INNTI ou II par un mono comprimé d’abacavir/dolutegravir/lamivudine permet de maintenir la suppression virale.
STRIIVING: switching to abacavir/dolutegravir/lamivudine fixed dose combination (ABC/DTG/3TC FDC) from a PI, INI or NNRTI based regimen maintains HIV suppression at week 48. J.E. Lake, United Kingdom

STRIIVING est une étude ouverte et randomisée menée aux USA, Canada et porto Rico, comparant poursuite du traitement antérieur de 1ère ou 2nde ligne et changement pour une combinaison ABC/DTG/3TC. Tous les patients étaient passés sous ABC/DTG/3TC après les 24 premières semaines. 230 patients dans chaque bras sont allés jusqu’à S48 (84% des patients du bras ABC/DTG/3TC immédiat et 94% du bras changement différé). A S24 les taux d’efficacité sont de 85% (bras DTG) et 88% (bras contrôle), et à S48 83% (bras DTG) et 92% (bras contrôle, qui reçoit alors la combinaison à base de DTG depuis 24 semaines). Il n’y a pas eu d’échec virologique défini selon les critères du protocole (CV> 400 cop/mL), mais 7 patients ont eu une CV > 50 cop/mL sur l’ensemble de l’étude. La tolérance est globalement bonne, avec très peu d’arrêts liés à une intolérance ; de façon étonnante elle est meilleure chez les patients dont le bas changement différé (meilleure confiance dans le produit, qui commençait à être mieux connu après S24, notamment de la part des soignants ?)

Une étude de qualité de vie au cours de l’utilisation des traitements à longue durée d’action chez les patients inclus dans l’étude LATTE-2 (Cabotegravir-LA et Rilpivirine-LA).
Experiences with long-acting injectable ART: a qualitative study among people living with HIV participating in a phase II study of cabotegravir + rilpivirine (LATTE-2) in the United States and Spain D. Kerrigan, United States

L’étude LATTE-2 compare plusieurs régimes de traitements à libération par voie IM (cf. dernière présentation de cette session) avec des fréquences d’injection différentes (résultats virologiques plus loin dans la chronique). La qualité de vie a été estimée par entretiens semi-directifs chez 11 patients aux USA et 16 en Espagne, ainsi que quelques soignants. Il s’agit essentiellement d’hommes MSM allant vers la quarantaine … La plupart des patients rapportent des effets secondaires modérés au site d’injection, et surtout que le rapport bénéfice/effet secondaire est très en faveur du traitement injectable. Il ressort surtout des avantages en terme pratique, de meilleure confidentialité, et d’effet psychosocial bénéfique, la prise du traitement par voie orale étant un rappel quotidien du statut de séropositif,. Le traitement injectable, chez des patients qui ont souvent un long passé de traitement par voie orale, donne l’impression d’une pression moindre, une chose de moins à se soucier dans la vie quand on a juste une injection à faire toues les mois ou un mois sur deux, de disposer d’une plus grande liberté. Coté soignants, la crainte est que les patients ne reviennent pas régulièrement faire leurs injections, ou un effet secondaire prolongé… Les patients sont assez partant pour une démédicalisation des injections pour le long terme. (NDR : il faut tout de même mentionner que le profil des patients participants à l’étude LATTE-2 est l’inverse de celui des patients pour lesquels on souhaiterait bénéficier rapidement de ces traitements à longue durée d’action : personnes incapables de prendre un traitement quotidien, troubles psychiatriques, auto-stigmatisation majeure etc…).

Efficacité supérieure de la combinaison fixe DTG/ABC/3TC comparé à la trithérapie ATV/r-TDF/FTC chez les femmes naïve de traitement ARV (ARIA).
Superior efficacy of dolutegravir/abacavir/lamivudine (DTG/ABC/3TC) fixed dose combination (FDC) compared with ritonavir (RTV) boosted atazanavir (ATV) plus tenofovir disoproxil fumarate/emtricitabine (TDF/FTC) in treatment-naïve women with HIV-1 infection (ARIA Study). C. Orrell, South Africa

ARIA est une étude multicentrique internationale ouverte randomisée comparant les associations DTG/ABC/3TC (n=248) à ATV-r/TDF/FTC (n=247) chez des femmes naïves de traitement antirétroviral (HLA B5701 et AgHBs négatives) Il y a 2% d’échecs virologiques dans le groupe DTG et 6% dans le groupe ATV. Quelle que soit la strate de CD4 (<350> 350) ou de charge virale (>100 000 ou <100> 50 cop/mL dans le groupe « bimestriel » (7% versus <1%)) et plus de données manquantes dans le groupe « mensuel » (8% versus <1%). Dans l’analyse en Snapshot les deux données sont traitées de façon équivalente, ce qui explique l’absence de différence entre les deux bras... alors qu’intrinsèquement il y a bien une différence. Une seule résistance virale émerge (M184V), dans le bras « bimestriel». La tolérance globale, hors site d’injection, est excellente. Plus de 80% des patients rapportent un effet secondaire à la première injection, et cela baisse dès la 2nde (de l’ordre de 40% par injection au delà de la 1ère injection). Plus de 95% des patients des groupes injectables affichent un très haut niveau de satisfaction à 48 semaines (NDR : ceux dans le groupe traitement oral sont beaucoup moins satisfaits, mais ils savent que l’alternative injectable existe, dans laquelle ils n’ont pas été randomisés !!). En pratique, le nombre d’effets secondaires n’étant pas supérieur et en l’absence d’émergence de résistance, c’est la posologie mensuelle qui sera évaluée dans les études de phase 3 (avec une modification de la dose initiale de rilpivirine, qui paraît un peu faible selon les études pharmacologiques). L’étude LATTE-2 avec des intervalles toutes les 8 semaines se poursuit tout de même, et permettra d’avoir des résultats à 96 semaines (NDR : pour les chroniques de la CROI 2017 de Seattle ?).

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 09:28
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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 10:30
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VIH : le prix des antirétroviraux est en baisse, mais les traitements ‘de rattrapage’ restent hors de prix

Les médicaments ‘de troisième ligne’ coûtent 18 fois plus cher que ceux utilisés en première intention. La concurrence des producteurs de génériques a permis de réduire le prix des antirétroviraux de 90% en quinze ans. Mais les accords commerciaux et la pression sur l’Inde, ‘pharmacie des pays en développement’, risquent de compromettre ces avancées.



MSF présente aujourd’hui, à la conférence internationale sur le VIH/Sida en cours à Durban, en Afrique du Sud, la 18ème édition de son rapport sur les prix des traitements contre le VIH, « Untangling the web of antiretroviral price reductions ». Ce rapport documente la baisse des prix des anciens traitements, tandis que les nouveaux traitements demeurent hors de prix.

Le prix le plus bas pour une combinaison en dose fixe de première intention[1], est de 100 dollars (environ 90 euros) par personne et par an. Ceci représente une diminution de 26% depuis 2014. Un traitement de deuxième intention[2] coûte quant à lui, au minimum, 286 dollars (258 euros) par personne et par an – 11% de moins par rapport à il y a deux ans.

Ces prix continuent de diminuer grâce à la concurrence des producteurs de médicaments génériques dans certains pays-clé, comme l’Inde. Mais le prix des médicaments les plus récents – nécessaires pour les patients qui n’ont plus d’autres options thérapeutiques – demeure très élevé, notamment à cause du monopole exercé par les compagnies pharmaceutiques.

Le prix le plus bas pour un traitement dit ‘de rattrapage’[3] est de 1 859 dollars (1 681 euros) par personne et par an, soit 18 fois plus cher qu’un traitement de première intention, et plus de six fois plus cher que les traitements de deuxième intention. Le prix d’un traitement ‘de rattrapage’ a diminué de seulement 7% depuis 2014. Ces prix représentent les prix les plus bas disponibles à l’échelle mondiale, mais de nombreux pays, et notamment ceux dits ‘à revenus intermédiaires’, achètent ces médicaments à des prix bien plus élevés, les brevets pharmaceutiques ne leur permettant pas d’avoir accès aux médicaments génériques.

« Nous devons pouvoir accéder aux nouvelles combinaisons thérapeutiques dont les patients vont avoir besoin à l’avenir, explique le Dr. Vivian Cox, médecin référent du projet MSF à Eshowe, en Afrique du Sud. Nous devons faire pression maintenant pour être sûrs qu’à l’avenir nous ne vivrons pas une autre crise d’accès aux antirétroviraux comme celle des années 90 et 2000 ».

Dans les pays en développement, le nombre de personnes ayant besoin d’un traitement ‘de rattrapage’ est aujourd’hui relativement faible. Mais l’utilisation croissante de la mesure de la charge virale pour le suivi du traitement permet d’identifier davantage de patients en situation d’échec thérapeutique, des patients qui doivent donc recevoir une autre combinaison de médicaments. Ainsi, dans les projets VIH de MSF, le nombre de patients recevant un traitement ‘de deuxième ligne’ a presque doublé depuis 2013.

L’Inde, premier producteur au monde de médicaments génériques contre le VIH, représente ‘la pharmacie des pays en développement’ ; plus de 97% des traitements antirétroviraux utilisés par MSF dans ses programmes sont des médicaments génériques indiens. La politique indienne en matière de brevets pharmaceutiques est très stricte, ce qui a permis la concurrence entre producteurs de génériques et a entraîné à son tour la diminution de 99% du prix des traitements de première ligne – de 10 000 dollars (environ 9 000 euros) par personne et par an en 2000, à environ 100 dollars (environ 90 euros) aujourd’hui.

Aujourd’hui les Etats-Unis, soutenus par leur lobby pharmaceutique, font pression sur l’Inde pour qu’elle revoie sa politique actuelle en matière de brevets. D’autres pays, comme l’Union Européenne, le Japon et la Corée du Sud, sont en train de négocier des accords commerciaux qui restreindraient la production de médicaments abordables.

« L’Inde fait face à des demandes pressantes de ‘fermer le robinet’ des médicaments abordables,explique Leena Menghaney, responsable de la Campagne d’Accès aux Médicaments Essentiels (CAME) de MSF en Asie du Sud. Mais le gouvernement indien doit résister aux pressions des Etats et des compagnies pharmaceutiques et ne pas changer ses lois et politiques en matière de brevets. Les génériques indiens sont vitaux pour des millions de personnes en Inde, mais aussi dans tous les pays en développement ».


[1]Ténofovir / emtricitabine / éfavirenz

[2]Zidovudine / lamivudine + atazanavir / ritonavir

[3]Raltégravir + darunavir / ritonavir + étravirine.

http://www.msf.fr/actualite/publication ... me-edition

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 10:33
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Sida: les jeunes ont un rôle clé à jouer, selon le prince Harry et Elton John



Durban (Afrique du Sud) (AFP) - Le prince Harry et le chanteur britannique Elton John ont insisté sur le rôle capital des jeunes dans la lutte contre la pandémie jeudi, lors de la 21e conférence internationale sur le sida qui se tient en Afrique du Sud.

S'adressant à un millier de délégués à Durban (est de l'Afrique du Sud), le prince Harry a salué les progrès réalisés depuis l'époque où sa mère, la princesse Diana décédée en 1997, défendait les malades du sida.

"Quand ma mère a tenu la main d’un homme qui mourait du sida (en 1987), personne n'aurait imaginé que plus d'un quart de siècle plus tard un traitement serait disponible et permettrait à des personnes séropositives de vivre pleinement", a-t-il déclaré.

"Alors que les gens avec le VIH vivent plus longtemps, le sida est un sujet qui ne fait plus les gros titres", et le risque est de voir les financements baisser, a cependant mis en garde le prince, cinquième dans l'ordre de succession au trône britannique.

Environ 2,5 millions de personnes continuent à être infectées chaque année dans le monde, un chiffre qui ne recule pas depuis dix ans.

"Il est temps qu'une nouvelle génération de leaders" mène la bataille, a lancé le prince Harry, 29 ans, de retour d'une visite de son organisation Sentebale qui vient en aide aux orphelins du sida au Lesotho, pays enclavé au coeur de l'Afrique du Sud, où le taux de prévalence est particulièrement élevé.

"On ne peut pas venir à bout du VIH sans donner la voix aux jeunes. Sans éducation, le VIH l'emportera", a-t-il estimé. "En aidant les jeunes à combattre le VIH, nous ne mettrions pas simplement fin à l'épidémie, nous changerions le cours de l'histoire pour toute une génération."

A ses côtés à Durban, Elton John a expliqué que la mort d'un adolescent américain séropositif en 1990 avait été le déclencheur de son engagement dans la lutte contre le sida.

"La vérité est que les jeunes ont toujours été la voix du changement", a-t-il dit.

"Je vais être honnête avec vous", a ajouté le chanteur de 70 ans sur le ton de la plaisanterie, "les jeunes ne vont pas m'écouter".

"Si nous voulons que les programmes VIH fonctionnent pour les jeunes, on ne peut pas leur dire quoi faire et quoi penser. Ne laissez pas les plus âgés vous faire la leçon. Faites qu'on vous écoute", a-t-il lancé à son auditoire.

Le sida, qui a fait plus de 30 millions de morts depuis le début des années 80, est la première cause de mortalité chez les 10-19 ans en Afrique.

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20 ... -john.html

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 13:00
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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 14:07
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21e Conférence Internationale sur le VIH/SIDA à Durban

La 21e édition de la conférence internationale sur le sida s’est tenue du 18 au 22 juillet à Durban, en Afrique du Sud.

Elle a rassemblé plus de 18 000 chercheurs, politiques, acteurs de la société civile et usagers. L’infection, qui touche 37 millions de personnes dans le monde et en a tué 30 millions, pourrait connaître une rémission durable grâce aux avancées scientifiques récentes : l’objectif est de mettre fin à l’épidémie en 2030. Cette 21e édition a mis l’accent sur les enfants et les adolescents : 1,8 million d’entre eux vivent avec le VIH dans le monde et le sida reste la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 10 à 19 ans en Afrique.

Si le nombre d’infections annuelles dans le monde a diminué depuis l’apparition de la maladie grâce aux trithérapies, au développement de la prévention et aux traitements antirétroviraux, cette baisse reste lente et ne concerne pas l’Europe orientale et l’Asie centrale. Outre les jeunes, les personnes prostituées, les détenus et les usagers de drogues restent les populations les plus vulnérables. En Russie par exemple, 56% des nouveaux cas détectés en 2015 concernaient des personnes usagères de drogues injectables. Or le pays s’oppose à la réduction des risques chez les UDI, axant son action sur la répression et le sevrage.

http://www.federationaddiction.fr/21e-c ... -a-durban/

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 14:28
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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 14:54
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Félicitations à Jacques Dutrieux, jeune chercheur français lauréat d’un Prix pour les jeunes chercheurs à Durban !

Jacques Dutrieux, jeune chercheur français participant à la conférence AIDS 2016 à Durban s’est vu décerner, jeudi 21 juillet, le Prix Joep Lange et Jacqueline van Tongeren pour ses travaux en recherche fondamentale. Ce Prix rend hommage au couple de chercheurs décédés il y deux ans en avion alors qu’ils étaient en route pour la conférence AIDS 2014 de Melbourne[1], il est remis à six jeunes chercheurs (un par « track » et un pour la recherche sur la rémission) sélectionnés parmi les 6700 abstracts soumis à la conférence.

Quels sont les travaux que vous avez présentés à Durban ?

Il s’agit du travail que j’ai effectué en post-doctorat sous la direction de Sébastien Nisole, dans le laboratoire Inserm du centre Universitaire des Saints Pères, à Paris. Nous avons découvert un nouveau facteur de restriction qui agit sur le VIH, d’autres rétrovirus qui infectent les animaux et les rétrovirus endogènes[2]. Cette protéine cellulaire s’appelle Daxx. Surexprimée in vitro elle fait baisser l’infectivité du virus. On ne connait pas encore son mode d’action concernant cette activité de restriction rétrovirale. En dehors de l’infection par le VIH, elle est impliquée dans la médiation du mécanisme de l’apoptose[3] et dans la régulation de la transcription des gènes.

La présence de la protéine Daxx dépend de la présence d’une autre protéine cellulaire, PML, car cette dernière empêche sa dégradation, on dit que Daxx est stabilisée par PML. Les connaissances sur les corrélations entre les deux protéines sont encore à approfondir, toutefois, nous avons déjà observé qu’au moment de l’infection, lorsque la rétrotranscription commence il y a formation de corps cytoplasmique de PML qui entraine une accumulation de Daxx.

Chez un patient, bien que la présence de Daxx limite la réplication, elle n’est pas assez importante pour la bloquer totalement, c’est pourquoi l’infection peut avoir lieu.

Quelle est la suite de ce projet ?

Sébastien Nisole poursuit la caractérisation des mécanismes en jeu entre Daxx et d’autres protéines cellulaires. Je suis toujours les travaux, mais d’un peu plus loin, car j’effectue à présent un deuxième post-doctorat dans l’unité de François Clavel à l’Institut Universitaire d’Hématologie (IUH) à l’hôpital Saint Louis de Paris. Je travaille sur le réservoir préintégratif. C'est-à-dire l’ADN-VIH qui n’est pas intégré dans le génome cellulaire. Ces molécules d’ADN-VIH sont notamment générées en présence d’inhibiteur d’intégrase. L’objectif de cette étude est de savoir si cela représente un potentiel réservoir. Ils pourraient, par exemple, avoir la capacité de s’intégrer dans le génome en cas d'arrêt des anti-intégrase.

Quelles sont vos perspectives ?

Je souhaite poursuivre ma carrière dans la recherche académique en restant engagé dans le domaine du VIH et de la virologie fondamentale. J’ambitionne de pouvoir créer ma propre équipe. La profession de chercheur amenant à évoluer vers une autonomie et développer ses projets.

http://transversalmag.fr/articles/232-j ... %A0-Durban

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 15:21
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AIDS 2016 : PAS DE BREXIT À DURBAN !

L’avant-dernière journée de la conférence de Durban a été marquée par la venue de deux invités britanniques de marque. Non sans un dispositif impressionnant, le Prince Harry, a été la tête d’affiche de ce jeudi, dans une conférence où les célébrités se sont succédé. En présence du chanteur gay Elton John, engagé contre la stigmatisation des jeunes LGBT avec sa fondation, il a défendu une lutte inclusive où la nouvelle génération sera partie prenante du combat contre l’épidémie dans le monde. Loin de ces projecteurs, d’autres sessions se sont révélées intéressantes dans la façon dont le monde s’attelle et regarde la lutte contre le sida et laisse, encore, des personnes sur le bord de la route.



Harry dans les pas de Diana

Non, Son Altesse Royale n’est pas venue parler du Brexit. Après une visite du village associatif à 11 heures pour rencontrer les activistes, le Prince Harry, a participé à une session avec son compatriote Elton John, afin de parler de l’engagement pour la jeunesse dans la lutte contre le sida. Alors qu’il y a une semaine, le second fils de Lady Diana se faisait dépister en direct par des militants anglais, le jeune prince a voulu renouveler à Durban un engagement presque héréditaire dans la réponse à l’épidémie pour la jeunesse. Elton John l’a d’ailleurs enjoint à suivre les traces de sa mère, qui fut une des rares personnalités à s’engager auprès des malades du sida au début de l’épidémie. Dans un discours assez convenu, Harry a néanmoins usé de son aura pour alerter sur un relâchement des efforts. "Nous faisons face à un nouveau risque, celui de la complaisance". Même s'il reconnait que les choses ont évolué depuis cette époque. "Quand ma mère tenait la main d’une personne mourante dans un hôpital londonien, personne n’imaginait qu'un quart de siècle plus tard, des personnes séropositives vivraient longtemps, en bonne santé", rappelant que l’annonce d’une séropositivité au VIH signifiait la mort. Lors de la discussion avec Elton John et des activistes pour une génération sans sida, le prince Harry a défendu une remise à l’agenda politique et médiatique de l’épidémie, notamment en Afrique, où il a fondé une fondation de soutien aux enfants vivant avec le VIH, au Lesotho.

ournalisme et VIH, comment mieux faire ?

nvités à raconter leur expérience en tant que chercheurs, journalistes ou membres d’organisations non gouvernementales, en termes de traitement médiatique des sujets liés au VIH. Les intervenants ont également évoqué leur propre vision du travail collectif pour faire passer la bonne information auprès des personnes. Ana Santos, journaliste philippine, a raconté son combat pour donner une voix aux populations touchées par le VIH, malgré une censure et une criminalisation très forte. "On ne parle pas des usagers de drogues, des travailleuses du sexe ou du sexe du tout", a expliqué Ana Santos. Aux Philippines, le contexte très religieux bloque toute possibilité de parler des enjeux de vie des personnes vivant avec ou concernées par le VIH. Un reporter américain, Michael Friedman, a, lui, expliqué la difficulté de faire du photojournaliste quand le tabou et la discrimination sont si puissants, comme en Russie où il travaille régulièrement. Dès lors, comment raconter les histoires de vie et donner une voix aux personnes si en le faisant, leur vie est mise en danger ? Les solutions ne sont guère nombreuses, en dehors de "continuer à essayer". Ana Santos est revenue sur un de ses derniers travaux : elle a réalisé un documentaire sur un acteur de prévention. Mais il était impossible à diffuser sans risquer la vie de ce dernier. Pourtant, communiquer pour parler des enjeux de vie des personnes séropositives reste indispensable pour dépeindre les réalités de l’épidémie dans le monde. Une des clefs réside peut-être dans une plus grande synergie entre journalistes et activistes, pour faire émerger des voix que les médias peuvent relayer, tout en veillant à ce que cela ne "coûte" pas trop aux témoins. Cela implique un changement de posture, non seulement pour les activistes, mais aussi pour les journalistes, en adoptant un vocable plus respectueux et précis, mais aussi en prenant en compte les nouvelles réalités du métier. "Nous étions avant dans un fonctionnement de Une de journaux. Aujourd'hui, nous sommes tous des médias. Les médias sociaux ont cassé la bulle des journalistes. Mais la multiplicité des sources pose un problème de véracité et de faits", explique Michael Friedman. Le changement du marché, avec l'augmentation du free-lance, a rendu plus complexe le lien avec les publications. Et dans le même temps, favorise la course à l'exclusivité et au sensationnalisme pour décrocher un article dans un journal. Et de finir, malgré quelques exemples rapportés par les participants à la table ronde, de belles histoires, sur une note assez sombre. Course à la rapidité, contexte politique hostile à la liberté des personnes et de la presse, perte d’intérêt et recul du nombre de journalistes spécialisés sur le VIH, la liste des barrières à dépasser est longue. Et cela coûte beaucoup à la lutte contre le sida. Et de faire le triste constat que l’épidémie n’est plus une "breaking news". Et même cette conférence ne fait plus vraiment l'actualité.

Johnny Clegg en concert pour TAC

Le célèbre bluesman sud-Africain a participé à sa manière à la lutte contre le sida en Afrique du Sud. Le chanteur a, jeudi soir, organisé un concert de charité afin de récolter des fonds pour la Treatment action campaign (TAC). Le chanteur, également activiste de longue date, a voulu rendre hommage aux militants qui se battent dans son pays pour faire avancer les droits des séropositifs.

Ne pas oublier l’Afrique centrale et de l’Ouest dans la réponse urgente à l’épidémie

Des membres d’une plate-forme de coopération pour la fin du sida en Afrique de l’Ouest et centrale ont tenu une conférence de presse, jeudi midi, pour dénoncer la situation critique que traverse cette région du continent. Alors que beaucoup d’efforts ont été déployés en Afrique subsaharienne, l’Afrique de l’Ouest est restée en marge du déploiement massif de programme de prévention et d’accès aux traitements. "Alors que d’énormes progrès ont été accomplis en quinze ans, c’est l’Afrique de l’Ouest et centrale qui subit la vague la plus forte de l’épidémie, où seulement 28 % des personnes ont accès à une trithérapie, contre 54 % dans d’autres zones africaines. "Nous lançons ici un appel à la société civile du monde entier et aux acteurs de la lutte contre le sida, pour que l’on n'oublie pas cette partie de l’Afrique", a plaidé Tita Isaac, coordinateur du réseau régional des personnes vivant avec le VIH. Un rapport de Médecins sans Frontières a également rappelé que l’Afrique de l’Ouest et centrale paye un très lourd tribut parmi sa jeunesse. La zone représente 45 % du nombre global d’enfants vivant avec le VIH dans le monde. Et dans le même temps, 90 % d’entre eux n’ont pas accès à un traitement, laissés pour compte, et "abandonnés à leur mort", s’indignent, à juste titre les militants présents à Durban. Probablement une des infos les plus révoltantes de cette conférence. Et comme si cela n’était pas suffisant, les contextes homophobes et sexistes, propices aux violences envers les homosexuels et les femmes, font le lit de l’épidémie, dans des populations particulièrement vulnérables.

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 22 Jl 2016 - 16:56
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Session plénière : Comment va-t’on y arriver ?

Vers une nouvelle ère de traitement : transposer les résultats des études START et TEMPRANO en pratique clinique.
Towards a New Treatment Era?: Translating Results from START and TEMPRANO to Clinical - Serge Eholie, University Félix Houphouët-Boigny, Cote D'Ivoire

De 2002 à 2013, les recommandations de l’OMS sont passées du traitement indiqué chez les patients ayant < 200 CD4/mm3 à une recommandation de traitement universel. Trois essais essentiels ont permis d’en arriver là (NDR : comme souvent au cours de ce congrès quand on parle des essais fondateurs d’un traitement plus précoce, on oublie l’essai « fondateur » mené en Haïti et ayant montré dès 2010 l’intérêt majeur de traiter avant d’être au seuil de 200 CD4) : HPTN052, START et TEMPRANO. Pendant longtemps les recommandations de l’IAS, les recommandations américaines et de l’OMS ont été différentes et ce n’est que depuis la fin 2015 toutes les recommandations se sont alignées sur le traitement universel. La question est maintenant de savoir comment les implémenter sur le terrain. Aucun pays a revenu limité n’y est encore vraiment arrivé ; même si 80% des pays ont « adopté » le nouvelles recommandations, beaucoup n’ont pas encore commencé la moindre implémentation sur le terrain. L’Afrique du Sud et le Maroc sont probablement les plus avancés dans le domaine en Afrique. L’une des raisons essentielle est l’absence de ressources financières disponibles ce qui oblige les cliniciens à « prioriser » les patients qui leur semblent avoir le plus besoins de prise en charge (la recommandation OMS de traiter tout le monde s’accompagne d’une sous-recommandation « en priorité ceux qui sont symptomatiques et ont < 350 CD4…) ; or demander aux cliniciens de prioriser n’est jamais très bon pour les patients et les cliniciens ! Aujourd'hui, en Afrique sub-saharienne, les patients arrivent dans le soin à des stades clinques et immunologiques encore trop évolués (Lahuerta CID 2014), Traiter tôt signifie avant tout dépister précocement ! éventuellement en ciblant préférentiellement les groupes les plus à risque. Une étude a montré que la raison principale de refus de traitement en Afrique du Sud est le fait de se sentir bien…(Katz et al. AIDS 2011). Or la plupart des patients ont réellement besoin d’un traitement, très peu nombreux sont les contrôleurs long-termes comme cela a été démontré dans la base française FHDH, mais également dans TEMPRANO, ou 6% des patients ont spontanément une CV < 300 cop/mL. Avec quoi débuter le traitement ? Pour un certain nombre de patients dont la charge virale est initialement basse (30% des patients de TEMPRANO ont moins de 30 000 copies) les bithérapies pourraient être suffisantes (Cahn et al. Lancet 2014, Raffi et al. Lancet 2014) et sont des options à explorer. Concernant la surveillance, les patients ayant une CV indétectable n’ont pas de diminution des CD4 (0,4 % des patients dans une méta analyse). Certains patients pourraient parfaitement bénéficier d’un suivi très allégé, sous réserve de remplir certains critères (Waldrop et al. Trop Med Int Health 2016). Le suivi de la charge virale reste le parent pauvre de la prise en charge : en Afrique du Sud, plus de 2/3 des patients ont une charge virale dans leur suivi… et moins de 5% en Côte d’Ivoire (Lecher et al. MMWR 2015). Le manque de ressources humaines est également un obstacle au passage à l’échelle de la mise sous traitement, avec du personnel en trop faible quantité, mais également manquant de motivation au sens large du terme.

Toute une vie de soutien : comment on est venu à bout du sida pédiatrique
A Lifetime of Support: How We Ended Paediatric AIDS - D. Mbori-Ngacha, UNICEF, Nigeria

L’originalité de la présentation vient du fait que l’oratrice s’est placée en 2030 et a décrit rétrospectivement comment on était arrivé à l’élimination complète de la transmission mère-enfant (TME) et du sida pédiatrique… alors qu’on en est encore un peu loin aujourd’hui, même si l’on peut considérer que la diminution de la TME est l’un des grands succès de la lutte contre le VIH. La multiplicité des facteurs à prendre en compte pour arriver à éliminer le sida pédiatrique rend la question particulièrement complexe… Aujourd’hui, selon les estimations OMS, 70% des femmes enceintes infectées par le VIH reçoivent un traitement « définitif », on peut donc considérer qu’il s’agit d’un succès ou presque ; par contre, lé rétention dans les soins est assez mauvaise, notamment chez les femmes très jeunes où les taux de perdus de vue peuvent dépasser 60% (données ougandaises). Le traitement des enfants infectés s’est également amélioré en termes de couverture, mais reste débuté trop tard. Reste également la question des ados où la diminution de l’incidence est la plus faible de tous les groupes d’âge. La question de l’adaptation des programmes a été essentielle : le traitement des femmes enceintes est encore débuté trop tard, l’idéal étant certainement de débuter avant la grossesse. « Aller chercher les femmes », comme cela é a été fait au Guatemala (Smith In J Gyn Obst Juin 2015) permet d’améliorer considérablement le taux de dépistage et de mise sous traitement. Au Nigeria, des propositions de test « Faith-based » (basés sur la foi) permettent d’améliorer dépistage et mise sous traitement également (Ezeanolue etal. Lancet global health 2015). Quand le système de soins proposé est fort, le nombre de perdu de vue est faible (Aliyu et al. Lancet HIV may 2016). Chez les enfants nés de mère séropositive, le circuit de dépistage peut parfois prendre 40 jours ce qui pourrait considérablement être amélioré par des tests au niveau direct des sites de prises en charge (POC, pour Point of Care). L’amélioration des services d’éducation et de prévention est essentielle pour les ados, avec la mise en place de services adaptés aux ados (adolescent-friendly health services). Chez les ados, les taux d’observance dépendent directement des efforts que l’on fait en terme d’entourage social, et notamment quand l’on combine plusieurs types de protections sociales comme l’habillement, nourriture, groupe de support etc…(Cluver et al. AIDS Care 2016). La nécessité de systèmes de bases de données centralisées pour le suivi faciliterait également la prise en charge.

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 09:37
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Qu’est-ce qui est nouveau, qu’est-ce qui arrive bientôt et plus tard ?
What's New, What's Next, What's Ahead? - C. del Rio, Emory University, United States

On vit nos meilleurs jours (on verra plus loin que l’orateur pense que l’on vit aussi les pires…) en terme de lutte contre le VIH : on est passé de 10 000 personnes à > 12 millions de sous traitement en Afrique sub-saharienne entre 2000 et 2016. La démonstration de l’efficacité des traitements précoces a été faite, de même que celle de l’efficacité de la PrEP et de l’extrême efficacité du TasP (voir les tout récents résultats de l’essai PARTNER Rodger et al.JAMA 2016). Mais cela ne doit pas cacher les difficultés, notamment dans notre incapacité de contrôler l’épidémie chez les ados en Afrique, chez les MSM aux USA, avec une iniquité majeure : le risque d’acquisition du VIH tout au long de la vie chez les MSM aux USA est de 1 sur 2 pour les MSM noirs, 1 sur 4 pour les MSM hispaniques et 1 sur 11 pour les MSM blancs… et ce sont les blancs qui ont de loin le plus accès à la PrEP aujourd’hui ! Les inhibiteurs d’intégrase sont aujourd’hui le standard en 1ère ligne dans beaucoup de pays riches, il est temps que cela soit le cas dans les pays à ressources limitées également : des études sont en cours avec le DTG (NDR : un accord récent permettrait d’avoir du DTG à un cout <100> 90%) dans les deux bras. Chez les patients du bras AT, il n’y a pas de diminution du nombre de tests standards réalisés en laboratoire par rapport au bras labo seul, que les patients aient été récemment testés avant l’entrée dans l’étude ou non. Pour les patients du bras autotest, il y a une nette augmentation du nombre de test réalisés au cours de 12 mois suivant l’inclusion, qui passent à plus de 4 tests/an contre un peu moins de deux pour ceux qui ne se voient pas proposés l’AT. Il n’y a pas de diminution du dépistage des autres IST dans le groupe AT. L’acceptabilité des tests est très bonne. Les patients randomisés dans le groupe sans AT sont passés dans le bras AT à 12 mois et l ‘étude se poursuit, notamment avec des données coût-efficacité. On peut donc dire que la fourniture gratuite du test Oraquick, a court terme, double la fréquence de dépistage du VIH chez les MSM à haut risque (NDR : ce n’est pas avec notre test à 28€ pièce qu’on va y arriver…).

CHALO !, Une intervention via les réseaux sociaux permet d’améliorer le taux de dépistage chez les MSM de Mumbaï, Inde.
CHALO! A social media based peer-delivered intervention increases HIV testing in men who have sex with men in Mumbai, India: a randomized trial. V.V. Patel, United States

Le VIH affecte particulièrement les MSM en Inde, avec une pénalisation des relations homosexuelles, et l’absence de lieux de socialisation gay qui permettent de joindre facilement les MSM. Mais les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés et c’est une occasion unique de pouvoir atteindre cette population. La question est de savoir comment intervenir. Cette étude a eu lieu à Mumbai, en partenariat avec le réseau LGBT local HUMSAFAR. L’intervention CHALO vise les MSM de plus de 18 ans sexuellement actifs, avec la délivrance de messages (15 messages sur 12 semaines). Les messages ont été élaborés par un collectif concerné, avec des messages « approche » (approach) et des messages « évitement » (avoidance). WhatsApp, Facebook privé, ou email, avec des liens vers des sites Internet. L’efficacité de l’intervention est mesurée via le taux de dépistage et l’’utilisation déclarée des préservatif : les patients ont été randomisés pour recevoir un type de message ou l’autre. Ils étaient un peu indemnisés pour la participation à l’étude, et le taux de complétion est bon. Les messages avoidance paraissent faire un peu mieux en terme de dépistage et on n’observe pas de différence concernant l’utilisation des préservatifs. Les limites sont le fait que tout était autodéclaré, et qu’il pouvait y avoir une contamination entre les bras .

En Afrique du Sud rurale, conseil et dépistage communautaires volontaires identifient avec succès les personnes infectées par le VIH éligibles pour un traitement ARV.
Community-based voluntary counselling and testing successfully identifies HIV-positive ART eligible individuals in rural South Africa - S. Shenoi, United States

Cette étude a été menée dans la zone rurale de Tugela Ferry dans le Kwazulu Natal. Le projet combine conseils et dépistages ambulants autour de la tuberculose et du VIH. L’équipe intervient dans différents lieux : évènements municipaux, prisons, autour des écoles secondaires (pour le personnel ou les personnes attendant les élèves), lieux de collecte des allocations (retraite, allocations familiale…). Un peu plus de 12 000 personnes ont bénéficié du dépistage, avec 30% d’hommes (43% dans le groupe 15-25 ans). Un des meilleurs indicateurs dans ce domaine est le nombre de personnes à dépister (NPD) pour mettre en évidence une infection. En dépistant autour des écoles secondaires, le NPD est le moins bon (59), alors qu’il n’est que de 5.5 au niveau des prisons. Les acteurs de risque d’être positifs sont l’âge jeune, le sexe féminin, des symptômes et bien sur de se connaître déjà positif pour VH, ce qui représente tout de même la moitié des 1400 « dépistés » positifs. Le dépistage communautaire volontaire est une intervention efficace qui permet d’identifier les patients à des stades plus précoces que dans les structures de soins. Les lieux de dépistages les plus « rentables » en terme de nombre de personnes dépistées positives sont les évènements municipaux pour les femmes et les stations de bus/taxi pour les hommes. L’analyse excluant ceux qui se connaissent déjà positifs est en cours (elle pourrait changer les résultats…). Les raisons pour lesquelles les personnes se refont tester ne sont pas très claire (le programme dure depuis 6 ans et on croit comprendre qu’il y a des « habitués »).

Faire la promotion du dépistage du partenaire masculin ou du couple en distribuant des auto-tests versus intervention classique: un essai randomisé.
Promoting male partner and couples HIV testing through secondary distribution HIV self-tests: a randomized trial - H. Thirumurthy, S. Masters, B. Obonyo, S. Napierala Mavedzenge, S. Maman, E. Omanga, K. Agot – Kenya

Au Kenya, 62% des hommes ont été dépistés au moins une fois et 80% des femmes, et 62% des femmes infectés et 48% des hommes connaissent leur statut : il est donc important d’augmenter fortement le dépistage. Des études antérieures ont montre la très bonne acceptabilité de l’autotest (AT). Cette essai contrôlé randomise « invitation du partenaire à être tester dans une structure de soins » versus « remise de d’autotest pour un dépistage à la maison ». Il concerne des femmes enceintes ou dans la première année du suivi post-natal. Dans le groupe AT, les femmes recevaient 2 autotests destinés à leur partenaire (deux tests afin de pouvoir faire un test de couple, même si les femmes ont déjà été testés dans la structure de soins), et une démonstration de l’utilisation ; dans le groupe contrôle, les femmes reçoivent un flyer expliquant l’intérêt du dépistage du partenaire et comment venir le faire (intervention standard en Afrique du Sud). Les femmes étaient contactées tous les mois pendant trois mois, pour estimer taux de dépistage du conjoint, discussion autour du VIH au sein du couple et estimer d’éventuelles violences en rapport avec l’intervention). 2 000 patientes ont été screenées, 614 étaient inéligibles (notamment connaissance préalable du statut VIH + de leur conjoint) , 715 ont décliné et finalement 600 femmes ont été randomisées : 52% du groupe contrôle contre 95% du groupe autotest ont réalisé le test (majoration de 40% avec les autotests). Il n’y a qu’une femme dans chaque groupe qui rapporte une violence liée à la discussion autour du test (mais ces deux femmes subissent en fait déjà des violences quotidiennes…).

Impact de la stratégie « Tester et traiter » sur l’incidence du VIH en Afrique du Sud rurale : essai ANRS 12249 TASP.
The impact of universal test and treat on HIV incidence in a rural South African population: ANRS 12249 TasP trial, 2012-2016 - François Dabis, for the ANRS 12249 TasP Study Group – France

L’essai ANRS TasP évalue une stratégie « test and treat » (T&T), selon une méthode randomisée en clusters dans une zone rurale du Kwazulu-Natal. Vingt-deux clusters ont été sélectionnés, avec une localisation GPS de tous les foyers, visite à domicile pour recueillir le consentement, proposition de tests semestriels, orientation des personnes dépistées positives vers les centres de santé situés à moins de 45 minutes de marche. Dans le groupe contrôle les patients sont traités selon les recommandations en cours an Afrique du Sud (qui ont évolué avec le temps), dans le groupe intervention (T&T), ils sont traités tout de suite quel que soit le stade clinique et les CD4. Les résultats de la phase préliminaire de faisabilité sont sous presse (Iwuji Plos One August 9 2016) mais des résultats partiels ont déjà été publiés (Boyer et al. AIDS care 2016). Le dépistage s’est avéré positif pour la 1ère fois chez 3 565 sur 12 449 dans le groupe T&T et 4 179 sur 13 912 dans le groupe contrôle, soit près de 30% de prévalence de nouveaux tests positifs dans chaque groupe. La proportion d’entrée en soins est de loin le point faible de la chaine : très mauvaise à 3 mois (28 et 29%), un peu meilleure à 12 mois (47% dans les deux groupes), mais les résultats sont très bons pour ceux qui entrent en soins et sont traités – 95% de charges virales indétectables à un an. Les résultats bruts montrent que l’on ne diminue pas l’incidence dans les couples (2.27 personnes/années dans le groupe contrôle et 2.13 dans le groupe T&T, mais par contre que la stratégie permet de dépister plus de 90% de l’ensemble des personnes vivant dans les foyers, et que ceux qui se rendent dans les centres de santé ont de très bon résultats. Les analyses futures doivent particulièrement s’intéresser à la raison pour laquelle le taux de prise en charge post test est aussi faible (il se traduit finalement par une faible différence de couverture antivirale entre la stratégie « tester et traiter» et la stratégie classique.

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 09:58
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Session de communications orales libres Thérapeutiques antirétrovirales

Une prophylaxie renforcée réduit la morbi/mortalité chez les patients fortement immunodéprimés qui débutent un traitement antirétroviral.
Enhanced infection prophylaxis reduces mortality in severely immunosuppressed HIV-infected adults and older children initiating antiretroviral therapy in Kenya, Malawi, Uganda and Zimbabwe: the REALITY trial - J. Hakim REALITY Trial Team – Zimbabwe

Le renforcement de la trithérapie classique par du raltegravir au cours des 12 premières semaines permet une réduction plus rapide de la charge virale mais n’a pas d’impact sur la morbi/mortalité.
12-week raltegravir-intensified quadruple therapy versus triple first-line ART reduces viral load more rapidly but does not reduce mortality in severely immunosuppressed African HIV-infected adults and older children: the REALITY trial - C. Kityo, REALITY trial team – Uganda

Les deux présentations se rapportaient à la même étude. Il s’agit de savoir si renforcer les modalités de prise en charge chez les patients très immunodéprimés (CD4 <100> 100 000 cop/mL : il n’y a aucune différence de mise en évidence en terme de succès virologique (88,9 et 88,3% de CV < 50 à S48) ou de tolérance entre le bras en monodose 1200 mg ou bi-dose 400 mg x 2. Cela ouvre la voie à l’utilisation du raltégravir en monoprise journalière une fois que les comprimés à 1200 mg seront disponibles.

Bithérapie dolutegravir-lamivudine chez des patients naïfs de traitement antirétroviral : résultats à S48 de l’essai PADDLE.
Dolutegravir-lamivudine as initial therapy in HIV- infected, ARV naive patients: 48 week results of the PADDLE trial - Pedro Cahn, Argentina

Paddle est une toute petite étude pilote (de 2x10 patients) de preuve de concept la possibilité d’utiliser la bithérapie dolutegravir/3TC en initiation de traitement chez des patients ayant des CV < 100 000 cop/mL. Une 1ère cohorte de 10 patients a été recrutée puis une seconde devant l’absence d’échec dans la 1ère. Il s’agissait de patients naïfs de TTT ARV, avec plus de 200 CD4 et une CV<100 000 copies lors du screening, HBV-. A 8 semaines, tous les patients ont une charge virale < 50 cop/mL mais on trouve un patient avec une remontée de CV à 246 cop/mL, sans mise en évidence de résistance (mais région de l’intégrase non amplifiable). Le patient a été sorti de l’étude comme échec, mais a poursuivi avec le même traitement et la charge virale est de nouveau indétectable, (le board de l’étude a recommandé que le patient passe en trithérapie compte tenu des incertitudes qui existent toujours à ce jour, mais cela n’a pas été fait pour l’instant.) Un essai randomisé comparatif DTG/3TC versus DTG/TDF/FTC vient tout juste de débuter et envisage d’inclure 300 patients dans chaque bras.


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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 09:59
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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 10:01
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Les perspectives dans la lutte contre le sida
Pr Françoise Barré-Sinoussi, Paris

https://youtu.be/bvOLD7CV9Pc

Les temps forts de l’AIDS 2016
Pr Christine Rouzioux, Paris

https://youtu.be/VxVZPHe5VOc

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 10:02
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Durban 2016, le bilan

Le dernier édito d’un e-journal se doit de faire le bilan et d’envisager les perspectives, mais pour une conférence aussi chargée que ‘Durban 2016’, la tâche n’est pas simple. L’opinion des experts est ici particulièrement bienvenue, et je vous recommande de cliquer respectivement sur les interviews de Christine Rouzioux pour ‘le bilan’, et Françoise Barré-Sinoussi pour ‘les perspectives’ : l’essentiel y est, avec un éclairage lumineux.

Cette conférence a accompli de beaux succès, parmi lesquels on doit souligner une participation massive des plus jeunes – adolescents et jeunes adultes – qu’on aura croisé et entendu partout dans cette conférence : dans les salles et dans les couloirs, au Global Village et pendant les actions de protestation. Compte-tenu de la dynamique des épidémies dans ces populations, leur montée en puissance est une excellente chose. Leur implication dans les plaidoyers, dans la conception et la conduite des études, ainsi que dans l’élaboration des politiques et des stratégies de traitement est indispensable. Le retard accumulé est tel que, même avec les progrès accomplis lors de cette conférence, leur place reste sous-dimensionnée. Le prochain grand rendez-vous mondial du SIDA - l’IAS conference on HIV pathogenesis, treatment and prevention - qui se tiendra à Paris dans exactement 1 an, doit leur ouvrir largement ses portes !

Il faut saluer aussi les performances des invités ‘People’ – de Charlize Theron au Prince Harry en passant par Sir Elton John : sans forcément être dupe de tous les enjeux de communication potentiellement cachés derrière la force de leurs interventions, il faut reconnaître qu’ils se sont montrés très investis, ne se contentant pas d’un bref passage sur l’estrade au bout d’une salle de 20 000 personnes. Ils ont multiplié les interventions ponctuelles sans monopoliser l’attention. Ils ont néanmoins su galvaniser les foules avec des messages bien sélectionnés, des mots justes et même de l’humanité ! Là encore, les organisateurs de Durban 2016 ont placé la barre haute pour Paris 2017…

Dans d’autres domaines, Paris devrait faire mieux. Ainsi, la représentativité des différentes régions du Monde n’a pas été respectée: Pour des raisons multiples, certaines populations ont été nettement sous-représentées cette année. L’Asie, l’Amérique Latine, l’Europe de l’Est et même les pays non anglophones d’Afrique ont semblé écrasés par la présence massive des représentants de l’Afrique anglophone. Certes, beaucoup d’entre eux affichent un bilan global nettement amélioré pour le contrôle de leurs épidémies, ces dernières années. Compte-tenu des sommets vertigineux qu’ils ont franchis en termes de prévalence (plus d’1/3 de la population dans des pays comme le Swaziland, au plus fort de la crise), la peau de l’ours est loin de pouvoir être proposée à la vente, mais leurs succès sont à saluer. Cependant, les pays ‘en retard’ dans la réponse aux épidémies VIH, ne doivent surtout pas être laissés de côté. Ce sera un des grands défis de Paris 2017, une autre version du ‘bridging the gap’, qui était le thème de la conférence 1998 à Genève.

La lutte contre le SIDA : un éternel recommencement ?

http://www.aids2016.org/

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 10:03
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Le sommet s'achève sur un appel au financement de la bataille

La 21e conférence internationale sur le sida s'est conclue vendredi en Afrique du Sud sur un appel à continuer à financer la lutte contre la pandémie. Le nombre d'infections dans le monde se maintient de manière préoccupante à 2,5 millions par an.
"Pendant les cinq jours de la conférence, 15'000 personnes vivant avec le sida sont décédées (...) et plus de 28'000 ont contracté le VIH, dont 1500 jeunes gens dans ce pays (Afrique du Sud)", a dénoncé la nouvelle présidente de la Société internationale sur le sida, Linda-Gail Bekker. "Ca me révolte et m'horrifie. Je ne vois aucune raison d'autosatisfaction."

Quelque 15'000 scientifiques, militants et bailleurs de fonds ont participé à la conférence organisée à Durban, sur la côte de l'océan Indien. Occasion de faire le point sur les avancées dans la lutte contre le VIH, qui a fait plus de 30 millions de morts depuis le début des années 1980.
Mais le nombre de nouvelles infections se maintient de manière préoccupante depuis une dizaine d'années à 2,5 millions par an, et les financements dans la bataille contre la pandémie baissent de façon inquiétante.
Les bailleurs de fonds y ont consacré 7,5 milliards de dollars en 2015, contre 8,6 milliards en 2014, selon une étude de l'Onusida et de la Fondation Kaiser présentée cette semaine à Durban. "Nous sommes à un moment crucial" dans le financement, a estimé Linda-Gail Bekker.
Manque de fonds
Cette mise en garde intervient deux mois avant la conférence, au Canada, des donateurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le Fonds mondial s'est fixé comme objectif de recueillir 13 milliards de dollars pour son prochain cycle triennal de financement.

Sans cet argent, 21 millions de personnes mourront du sida. En outre, 28 millions de personnes seront infectées par le virus VIH dans les six prochaines années, selon une étude du Global Fund Advocates Network.
Essai préliminaire d'un vaccin
"La vie ou la mort de personnes de nombre de pays dépendra de la réponse des donateurs à l'appel à l'action du Fonds global", a prévenu Linda-Gail Bekker. En dépit de sa mise en garde, elle s'est dit "optimiste sur l'avenir de la réponse internationale au VIH".
"Les connaissances scientifiques et les programmes mis en place et partagés lors cette conférence sont la preuve que nous pouvons venir à bout" de la maladie, a-t-elle estimé. L'ONU s'est fixé comme objectif de mettre fin à l'épidémie en 2030.

Les résultats prometteurs d'un essai préliminaire d'un vaccin contre le VIH ont été présentés cette semaine à Durban. Ils vont permettre de mener une étude à plus grande échelle à partir de cette année. Les chercheurs ont prévenu qu'il reste extrêmement difficile de savoir quand et s'ils vont parvenir à trouver un remède pour gérir le sida.
En Afrique subsaharienne
C'est la deuxième fois que Durban accueillait la conférence internationale sur le sida. La première fois en 2000 avait marqué un tournant dans la riposte mondiale contre le VIH, avec le vibrant appel de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela pour que tous les malades aient accès aux traitements antirétroviraux.
Quelque 36,7 millions de personnes dans le monde vivent aujourd'hui avec le VIH/sida, principalement en Afrique subsaharienne. Environ 17 millions d'entre elles ont accès à un traitement.

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 10:04
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MSF dénonce un système d'action à deux vitesses en Afrique

La 21e Conférence mondiale sur le sida s'achève ce vendredi en Afrique du Sud. Toute la semaine, chercheurs, activistes et décideurs politiques ont discuté des progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre l'épidémie. Pourtant, les disparités restent énormes. L'ONG Médecins sans Frontières pointe notamment les grandes lacunes dans la prévention et la lutte contre le VIH en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale.

La prévalence de la maladie est de 2,3 % en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, beaucoup moins qu'en Afrique australe. Du coup, la région est marginalisée et MSF n'hésite pas à dénoncer un système d'action à deux vitesses.

Ces dix dernières années, la question du VIH a largement été négligée en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, pourtant le problème s'accentue, comme le confirme Mit Philips, conseillère médicale chez Médecins sans Frontières : « Il y a un manque de mobilisation et de volonté politiques. Il y a aussi un manque d’adaptation des services de santé aux besoins des patients. Il y a une très grande stigmatisation. Et la société civile, les associations de patients sont un peu isolées. Elles n’ont pas pu mettre à l’agenda le problème du VIH comme dans d’autres régions de l’Afrique. »

Les dépistages sont rares, et seuls 30 % de patients sont placés sous traitement. Dans l'hôpital géré par MSF à Kinshasa, un patient séropositif sur quatre meurt juste après son admission, 39 % d'entre eux dans les 24 heures. « Les gens atteints du sida nous arrivent dans des états très avancés de la maladie. Ils ont des infections opportunistes qu’on ne voit presque plus en Afrique australe, par exemple. Nos cliniciens qui travaillent dans les deux régions sont frappés par ce contraste », ajoute Mit Philips.

Des disparités choquantes pour Sharonann Lynch, conseillère VIH sida pour MSF : « On promet de placer 30 millions de personnes sous antirétroviraux d'ici 2020. Et devinez quoi ? Un tiers des personnes concernées vit en Afrique de l'Ouest et centrale. Alors, va-t-on enfin essayer de résorber les inégalités, entre ceux qui ont accès aux traitements, et ceux qui sont tout simplement négligés ? »

MSF espère qu'il y aura une prise de conscience rapide des décideurs.

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Sujet du message: Re: Conférence AIDS 2016 (18-22 juillet 2016), Durban  MessagePosté le: 25 Jl 2016 - 10:04
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Clotilde Dumetz reçoit Bruno Spire, scientifique et porte-parole de l'association AIDES au lendemain de la clôture du sommet de Durban sur le VIH.



https://www.franceinter.fr/emissions/l- ... illet-2016

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