Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
pat-leon
19 Sujet du message: L'accès aux Nouveaux TTT  MessagePosté le: 28 Jn 2014 - 16:52
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris


Les synthèses qui vous sont présentées sont le résultat d'un travail à 4 mains & 2 claviers

L'accès aux Nouveaux TTT : une Révolution ?



Une position engageante que nous pouvons partager :
Extraits du CP du 19 mai SOS Hépatites
Citation:
Dans la lutte contre l’hépatite C, l’arrivée de nouvelles molécules capables de guérir presque 100 % des personnes infectées ne doit pas être suffisante. Pourtant nous vivons des paradoxes. Alors que SOS Hépatites participe à la prise de conscience associative à l’échelon européen et aux développements de plans nationaux dans chaque pays, que faisons-nous dans notre hexagone ?

Le Ministère de la Santé décide de suspendre la reconduction du plan national de lutte contre les hépatites virales et nous offre pour toute consolation une évaluation du dernier plan et la rédaction pour la première fois d’un rapport d’expert. N’abandonnons pas l’hépatologie et les malades du foie. Oserait-on suspendre le plan national VIH alors que des traitements permettant de guérir 100% des malades feraient leur apparition ? Que faisons nous des autres maladies du foie qui commençaient juste à se faire entendre : l’hépatite B, l’hépatite delta, les cirrhoses, les cancers du foie, les maladies liées à l’obésité, et toutes les autres hépatopathies plus rares comme les hépatites auto immunes ? Les maladies du foie peuvent-elles se satisfaire de traitements puissants, efficaces, bien supportés et apportant une guérison ? Non !
Le seul tiercé gagnant et indispensable est : prévention, dépistage, traitement ; et pourquoi pas un quinté avec l’accompagnement psychologique et social ? Peut on guérir d une maladie chronique avant même d’en avoir pris pleinement conscience ?

Les moyens de dépistage & les nouveaux traitements offrent au Ministère de la Santé l'opportunité de prendre une décision politique de Santé Publique d'éradication de l'Hépatite C en France, de réduire la contamination auprès des usagers de drogues car les traitements font maintenant partie de la RDR.
Nous ne pouvons nous contenter d'une médecine comptable qui se traduit par un accès compassionnel à ces nouvelles molécules pour les malades les plus graves.

Que peut vouloir dire "Révolution Thérapeutique" pour le VHC ?

• Révolution par les ADDs (Antiviraux à action directe), le nombre de nouvelles molécules & leur combinaison.

• Révolution par leur efficacité qui fait franchir un bond aux RVS en fin de traitement

• Révolution par leur mode d'administration (voie orale) & leur durée courte (12 semaines/24 semaines) qui devrait passer à terme à 8,6,4 semaines

• Révolution par une réduction importante des effets secondaires (ES) qui change la vie au quotidien des Hépatants qui ont pu connaitre la Bithérapie (Interféron-Ribavirine) ou les Trithérapies de 1ère Génération (Boceprévir-Victrelis/Telaprévir-Incivo)

• Révolution, parce que certains de ces traitements sont capables de libérer le patient de l'Interféron tant décrié, sans altérer les chances d'efficacité du traitement & la RVS tant attendue.

• Révolution encore parce qu'ils vont pouvoir contribuer efficacement à la réduction des contaminations chez les Usagers de Drogues

• Révolution toujours parce que pour la 1ère fois depuis l'identification du VHC, des molécules Pan Génotypiques ou Pluri Génotypes existantes ou en Développement offre la possibilité d'une éradication de l'épidémie du VHC

• Révolution parce que l'éradication du VHC n'est plus une utopie mais une perspective à 15/30 ans..

• Révolution du Marché : Là où 2 laboratoires avec la Bithérapie ont régné pendant plus de 10 ans sans équivalent dans le Monde, 5 Laboratoires avec 9 molécules actuellement, des dizaines en développement proposent des nouveaux traitements.

• Révolution dans la durée de vie des traitements : Chaque molécule a durée de vie de 3/4 ans, parfois moins. Un même Laboratoire génère de Nouvelles molécules dont l'arrivée sur le Marché élimine les précédentes.

• Révolution, quand même parce qu'un Laboratoire n'attend pas 10 ans avant de mettre à disposition sa molécule ou son traitement pour des pays qui n'ont pas les moyens de se les payer (Egypte par exemple).

• Révolution pour le monde de l'Hépatologie qui doit en permanence réactualisé son Logiciel, ses pratiques pour l'Ici & Maintenant & pour l'à venir...

• Révolution enfin, car les Hépatants vont devoir intégrer un nouveau rapport au Temps : à peine le traitement sera entrepris que le virus sera éradiqué. Il nous faudra faire autrement avec sa disparition & le deuil d'un intrus qui nous était plus que familier. Apprendre à passer du jour au lendemain du "Vivre Avec" au "Vivre Sans"...

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"


Dernière édition par pat-leon le 28 Jn 2014 - 18:13; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 28 Jn 2014 - 16:54
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Hepatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»



Tel est bien le paradoxe qui risque d'être vécu par les malades en France, alors les associations des nouveaux DAA offrent des résultats prometteurs jamais atteints avec des traitements de plus courte durée, pour tous les Génotypes & d'après les essais cliniques des effets secondaires plus qu'acceptables...

INTERVIEW Recueilli par Éric Favereau 31 mars 2014
Un nouvel antiviral, le sofosbuvir, offre des résultats spectaculaires… mais du fait de son prix, le Pr Yazdanpanah conseille de ne l’administrer qu’aux cas graves.

Certains parlent de séisme thérapeutique, d’autres évoquent une éradication prochaine de l’hépatite C, qui touche plus de 170 millions de personnes sur la planète. Depuis quelques mois, en tout cas, s’est amplifiée une révolution comme jamais, avec l’arrivée d’une nouvelle classe de traitement contre le virus de l’hépatite C (VHC), des antiviraux à action directe (AAD) comme le sofosbuvir. Avec des résultats spectaculaires. «Grâce à ces traitements, on pourra guérir plus de 90% des patients graves atteints d’hépatite C», explique sans hésiter Victor de Lédinghen, secrétaire de l’Association française pour l’étude du foie. Certes, le VHC est souvent asymptomatique, sans symptôme, mais il peut évoluer en maladie chronique et plus tard en cirrhose et cancer du foie.

Les bonnes nouvelles ont cependant parfois un revers. Ces molécules sont chères, voire très chères. Même dans les pays occidentaux, se pose la question de la généralisation de ces traitements. Que faire dans un contexte de limitation des ressources ? Les donner à tous ? Mais n’est-ce pas capter trop de budgets sur une seule infection ?

C’est ce sur quoi travaille le Pr Yazdan Yazdanpanah, qui dirige le service de maladies infectieuses de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, à Paris. Il est un des rares médecins qui osent ne plus faire l’impasse sur la variable économique. Son étude va être débattue, dans dix jours à Londres, au cours d’un congrès européen sur l’hépatite C.

Quelle est la bonne stratégie ? Prescrire ces nouvelles molécules à tous, quel que soit le prix ?


On aimerait bien. Nous travaillons depuis deux ans au sein d’une équipe de recherche de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour modéliser différents scénarios. Avec une question : est-ce que les nouveaux traitements sont «coût-efficace» ? En d’autres termes, est-ce que le gain d’efficacité vaut la différence de coût ? En France, on ne connaît pas précisément le prix définitif du médicament, mais il coûtera autour de 60 000 euros pour douze semaines. Notre travail de modélisation indique qu’il n’est pas coût-efficace de traiter tout le monde. Vu le prix, et compte tenu du nombre de patients infectés par le VHC mais sans symptôme, il est préférable d’attendre, de les suivre tranquillement.

Mais comment arrivez-vous à ce résultat ? Quel est le repère ?


Nous prenons le repère habituel de ces modèles, en calculant par année de vie gagnée : si le coût d’une année gagnée avec le traitement est plus de trois fois supérieur au PIB par personne - en France, il est de 30 000 euros -, alors on considère que ce n’est pas coût-efficace. Traiter des gens certes infectées mais non malades, c’est plus de 100 000 euros par année de vie gagnée. C’est beaucoup. Et c’est notre conclusion. Notre étude ne dit pas que ce choix est à suivre obligatoirement, c’est une aide à la décision.
Certes, mais ces nouveaux traitements sont beaucoup plus efficaces, beaucoup plus simples (il n’y a plus d’injections) et bien tolérés. Ne peut-on pas réfléchir à l’éradication éventuelle de l’épidémie, ce qui serait un gain économique énorme ?

Il y a autour de 230 000 infectés chroniques en France par le VHC et, en gros, 43% ignorent leur statut. C’est-à-dire que 100 000 personnes ne savent pas qu’elles sont infectées : pour les traiter, il faut d’abord les trouver. L’épidémie n’est pas homogène. Elle augmente seulement chez les usagers de drogue et, pour le reste, ce sont des gens qui ont été transfusés ou ont subi une opération dans les années 70 et 80, et qui ignorent présenter un risque.

Mais si on traite tous les toxicomanes, arrive-t-on à stopper la progression ?


Les usagers de drogue sont plutôt bien dépistés, mais ils ont des liens variables avec le système de santé. Pour que cela marche, nos modèles indiquent que ces patients doivent être assidus et bien intégrés au système de santé. Nos premiers résultats indiquent d’ailleurs que traiter le maximum d’usagers de drogue entraîne une baisse de la transmission, mais sans l’éradiquer.

Le meilleur coût-efficace, alors ?

On ne sait pas trop. Car, après avoir été guéris, ils peuvent être à nouveau infectés, comme pour la syphilis.

Et quid du dépistage ?

Sur cette question aussi nous nous demandons quelle est la meilleure politique de coût-efficace pour dépister les patients. Les Etats-Unis recommandent de dépister tous les personnes nées entre 1945 et 1965. En France, nous n’avons pas le même système. Et cela ne semble pas indiqué. Dans l’Hexagone, 60% des personnes infectées par le VHC sont dépistées, ce qui n’est pas si mal que ça. Et près de 90% des toxicos seraient déjà dépistés. Il nous semble qu’il faut arrêter de saucissonner selon les virus de l’hépatite A, B, C, et qu’il faut avoir une vue globale. Mais nous attendons de nouveaux résultats pour donner un avis plus tranché.

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 28 Jn 2014 - 16:55
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Le Paradoxe du Médecin :



Lundi 19 mai à la présentation du Rapport Experts, Jean-François Delfraissy s'interpelle sur la situation actuelle de l'hépatite C :
C'est le paradoxe du Médecin : "Avoir les traitements dont on rêvait & ne pas pouvoir les prescrire..."

L'angoisse de l'hépatant :

Cette réflexion est si proche de celle de l'Hépatant :
"Avoir les traitements dont on rêvait & ne pas pouvoir en bénéficier...


_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 28 Jn 2014 - 16:57
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
L'accès aux Nouveaux TTT : A quel prix & pour qui ?



Prix des nouveaux médicaments de l’hépatite C : le gouvernement appelé à agir

Paris, le mercredi 28 mai 2014 – Alors qu’était organisée le 19 mai dernier une journée nationale contre les hépatites virales, un rapport sur ce sujet élaboré par l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS) commandé par le ministère de la Santé lui était remis. Ces travaux, conduits par le professeur Daniel Dhumeaux (CHU Henri Mondor) appelaient à une véritable « révolution », afin d’améliorer la lutte contre ces maladies. Ainsi, tous les aspects de l’action contre les hépatites étaient évoqués, le plus souvent sans concession, du dépistage à la prise en charge des malades. Le rapport invitait par exemple à « dépister et traiter sans état d’âme et sans jugement les usagers de drogue » et insistait sur l’importance « d’appliquer intégralement les stratégies vaccinales contre le VHB ». Ces recommandations s’intéressaient par ailleurs inévitablement aux nouveaux traitements contre l’hépatite C, les antiviraux à action directe (AAD) et notamment le sofosbuvir (inhibiteur nucléotidique de la polymérase NS5B) et le siméprévir (inhibiteur de deuxième génération de la protéase NS3/4A du VHC) qui pourraient être les armes de l’éradication de ce virus. Pour atteindre un tel objectif, il faudrait bien sûr pouvoir traiter l’ensemble des personnes atteintes d’hépatite C. Cependant, pour l’heure, les « modélisations et études coût-efficacité conduisent aujourd’hui à privilégier le traitement chez les patients ayant le risque le plus élevé de progression de leur infection ». Cette stratégie s’explique par le prix très élevé des AAD, un coût que le professeur Daniel Dhumeaux n’a pas hésité à qualifier « d’exorbitant ».

Diminuer les prix afin de traiter au moins 80 000 personnes


Ce terme « d’exorbitant » vient d’être repris par un communiqué signé par une vingtaine d’associations, dont Sos Hépatites Fédération, Médecins du Monde et Aides qui lancent un appel au gouvernement afin qu’il agisse en faveur d’une baisse des prix de ces nouveaux médicaments. Aujourd’hui, les prix avancés atteignent entre 60 000 et 80 000 euros pour une cure de trois mois (en ce qui concerne notamment le sofosbuvir des laboratoires Gilead). Pour les signataires du communiqué, de tels coûts risquent de créer une « prise en charge à deux vitesses ». Ils soulignent en effet qu’en raison de tels montant, la délivrance des médicaments pourrait ne pas se baser « sur les réels besoins en santé des personnes » mais sur « des critères non médicaux : mode de vie, situation administrative ou socio-économique des personnes touchées ». Les associations de patients ne peuvent se résoudre à une telle perspective et demandent à l’Etat d' « exiger un juste prix et donc à jouer son rôle de régulateur auprès des industriels afin de faire baisser les prix et de garantir l’accès à ces nouvelles molécules pour au moins 80 000 personnes atteintes d’hépatite C chronique, chez qui le traitement doit être initié selon les recommandations du rapport d’experts ».

Soigner un peu plus de la moitié des patients coûte le budget de l’AP-HP pour une année !


Cet appel ne fait que succéder à de multiples actions initiées ces derniers mois par plusieurs associations pour dénoncer le prix des AAD. L’association Act up a ainsi organisé plusieurs manifestations et communique depuis longtemps sur ce sujet sur son site internet, sans concession, on s’en doute, vis-à-vis des arguments des laboratoires (qui mettent en avant le coût de la recherche). De son côté, Médecins du Monde a récemment calculé que la prise en charge de 55 % des 232 000 patients atteints d’hépatite C chronique en France équivaudrait au budget de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris pour l’année 2014 !

Les traitements pour tous, c’est vraiment maintenant ?

Quelle sera la réponse du gouvernement face à ces appels et à ces projections ? Le ministre de la Santé a récemment clairement affiché son ambition d’un large accès aux nouveaux traitements contre l’hépatite C. « De nouveaux traitements de l’hépatite C arrivent sur le marché, ils vont changer la vie de milliers de malades. Certes ils sont chers, mais ils seront accessibles à tous ! » a-t-elle ainsi déclaré aux Echos fin avril, tout en présentant son programme d’économies, proposant là un exercice d’équilibriste, modèle du genre ! Au-delà de leur caractère paradoxal, de telles déclarations ne peuvent qu’interroger. L’apparente universalité promise par Marisol Touraine sera-t-elle en effet revue et corrigée ou les négociations avec les laboratoires permettront-elles au gouvernement de tenir sans faille sa promesse ? En l’absence de transparence sur les discussions avec les industriels, réclamées par les associations (mais peut-être pas absolument nécessaires si un résultat concluant est obtenu !), difficile pour le moment d’en savoir plus sur la stratégie des pouvoirs publics.

Il reste qu'il faut nécessairement tenir compte de deux impératifs contradictoire en apparence: permettre l'accès à ces nouveaux médicaments à tous ceux qui en ont réellement besoin et autoriser un prix couvrant les frais de recherche, de production et de commercialisation de ces produits ainsi que la marge du laboratoire.

Mais pourquoi de tels prix ?


Plusieurs paramètres sont à prendre en compte :
• Les prix des traitements en ATU sont exclusivement fixés par les Laboratoires.
• Sans que la règle soit écrite, le prix AMM d'un traitement ne peut être inférieur à 80% du prix ATU (on passe ainsi de 666€ à 533€ pour un cachet avec Sovaldi)
• Le risque financier avec les nouveaux traitements en d'autant plus important que chaque molécule aura une durée commerciale de 3 à 4 ans & que Laboratoires & molécules se bousculent au portillon...
• Recherche & Développement, production, distribution doivent être rémunérés à leur juste mesure.

Qui doit supporter l'acquisition de Laboratoires par d'autres Laboratoires ?

On assiste à une véritable révolution de Marché : Gilead dont l'acquisition de Pharmacet a coûté plus de 11 Milliards$ ou de Merck qui vient d'acquérir un Laboratoire ayant 2 molécules en Phase II pour 3,85 Milliards$ pour contrer Gilead.

Est-il normal que les Assurances Maladie & les mutuelles de tous les pays confondus payent aux Laboratoires leurs acquisitions ?

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 28 Jn 2014 - 16:59
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
France : Un leadership incontestable & incontesté en Europe dans sa lutte contre les Hépatites

La France dont le leadership contre la lutte des Hépatites en Europe est incontestable a pris une initiative incontestée.

Reconnaissons à Marisol Touraine le courage de cette intervention.
L'action est préférable à tout Plan de Santé qui reste reste lettre morte...



La Commission européenne et 14 pays apportent leur soutien à une initiative française visant à abaisser les prix des anti-VHC

BRUXELLES, PARIS, 23 juin 2014 (APM) - La Commission européenne et 14 pays membres de l'Union ont apporté vendredi leur soutien à une initiative soumise par la France lors d'un conseil des ministres européens de la santé réuni à Bruxelles, visant à faire pression sur les prix des médicaments contre l'hépatite C chronique.

Les 14 pays européens qui soutiennent la France dans sa démarche sont l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, l'Irlande, le Portugal, la Pologne, la Roumanie, la Lituanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Croatie et Chypre.

En outre, la Commission européenne a estimé qu'un nouveau mécanisme d'achat groupé de médicaments, qui a également été adopté lors du conseil des ministres de vendredi, pourrait s'appliquer aux médicaments anti-VHC.

L'initiative française, un texte d'un peu plus d'une page en neuf points, reconnaît que de "nouveaux médicaments innovants sont un outil important pour le traitement de maladies graves telles que l'hépatite C" mais que les prix de ces traitements "sont extrêmement élevés et insoutenables pour les budgets santé".

"L'industrie pharmaceutique doit réaliser que de tels prix peuvent empêcher des milliers de patients de bénéficier d'un médicament qui serait alors accessible seulement aux patients les plus sévères", et que "l'impossibilité de soigner autant de patients que possible va conduire à de nouvelles infections qui auraient pu être évitées".

Les signataires du texte estiment que "les prix des médicaments devraient prendre en compte les budgets nationaux et le caractère durable des systèmes de santé nationaux en vue de permettre l'accès des patients aux médicaments innovants".

Ils réclament un "compromis adéquat" entre "les autorités compétentes et l'industrie pharmaceutique" en vue de payer le juste prix pour l'innovation tout en permettant un accès équitable et abordable aux médicaments innovants pour les patients.

Ils appellent donc l'industrie pharmaceutique à "endosser davantage sa part de responsabilité dans la santé publique et à s'associer avec les autorités de santé à des projets aussi larges que l'éradication de l'hépatite C". Ils notent que la situation de l'hépatite C constitue une référence pour d'autres problématiques similaires actuelles et à venir.

Concrètement, les signataires évoquent la mise en place d'un "réseau d'échange d'informations" sur les médicaments indiqués dans l'hépatite C.

Il porterait en particulier sur "les tendances de prix et la définition d'un plafond de prix"; "des protocoles de traitement et des recommandations"; "la définition de principes communs pour des registres de patients et des données d'efficacité"; "la conduite de négociations avec l'industrie pharmaceutique, y compris des accords de partage de coûts ou des accords de partage de risque basés sur la performance respectant la confidentialité prévue dans les législations nationales".

NOUVEAU MECANISME DE PASSATION DE MARCHE

Cette initiative française s'est accompagnée du soutien de 23 des 28 ministres à un "accord d'achat conjoint de contre-mesures médicales". La majorité qualifiée réunie permet une entrée en application immédiate.

D'autres propositions à soutenir :

L'AFEF a proposé au Cabinet du Ministère, deux orientations :
• Un même Forfait du prix du traitement, qu'il dure 12 semaines ou 24 semaines
• Un règlement des traitements aux Laboratoires sur la seule base de l'éradication de l'hépatite C

Une autre règle pourrait être celle qui prévaut pour les maladies orphelines :
• Baisse de 20% du prix en fonction de seuil de volumes de traitements administrés

Nous attendons donc le résultat des négociations...Idea

Un simple rappel de la situation des Hépatites en Europe :


_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 07 Jl 2014 - 22:27
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Breaking news Hépatite C -

Une initiative de Catherine Lemorton avec 4 député(e)s socialistes

La Présidente de la Commission des affaires sociales, par ailleurs pharmacien, Catherine Lemorton, ont écrit au patron de Gilead France pour lui dire que le niveau de prix qu'il demande pour le sofosbuvir est scandaleux. C'est très bien que les responsables politiques se rendent compte des mauvais comptes de l'industrie pharma... cet exemple du sofosbuvir est particulièrement scandaleux, car la firme demande en somme à la collectivité nationale de payer l'acquisition par elle de la biotech à qui elle a racheté le produit avant de le développer (soit environ 8 milliards d'euros).

Un labo veut faire payer un nouveau médicament... 280 fois son prix de revient
Le Parisien Daniel Rosenweg 7 juil. 2014

L’initiative est originale et à la hauteur de l’enjeu : colossal. Cinq députés de la majorité, tous impliqués à divers degrés dans les questions de santé, viennent d’adresser un courrier à Michel Joli, président du laboratoire américain Gilead, pour lui demander de baisser le prix -exorbitant- de son médicament innovant contre l’hépathite C chronique de l’adulte: le Sovaldi.

Cet antiviral est une vraie révolution puisque douze semaines de traitement seulement -parfois moins- suffisent pour obtenir la disparition du virus dans 90% des cas. Si l’initiative des députés est elle aussi innovante, c’est parce que derrière le prix demandé pourrait bien se cacher un scandale de nouvelle génération.

56000€ facturés par patient, pour un coût de... 200€. Pour ce traitement, la posologie recommande un comprimé dosé à 400mg par jour. Soit, sur douze semaines, 84 pilules. Or, le prix demandé par le laboratoire pour ce nouveau médicament bénéficiant pour l’instant d’une «autorisation temporaire d’usage» atteint, rappelle les députés dans leur missive, 56 000€, soit 666€ le comprimé. Or, précisent un peu plus loin les cinq signataires, le coût de fabrication reviendrait, en vitesse de croisière, à moins de 200€... par patient traité.

Cinq députés demandent des comptes au laboratoire. Gérard Bapt, Catherine Lemorton (présidente de la commission des affaires sociales à l’Assemblée), Olivier Véran, Bernadette Laclais et Jean-Louis Touraine, tous membres du parti socialiste, demandent donc des comptes au président de Gilead France rappelant notamment «le montant des dividendes versés à vos actionnaires en 2013». «Ne pensez-vous pas qu’un prix inférieur à celui demandé ne serait pas adapté au regard des volumes de vente à prévoir ?», s'interrogent-ils.

Selon ces élus, 60 000 patients pourraient être traités par Sovaldi au cour des 18 à 24 mois. Le chiffre d’affaires potentiel est colossal : 4,8 milliards d’euros, au prix actuellement demandé, à régler par l’assurance maladie en totalité.

Nouvelle génération de «médicaments financiers». Cette affaire est révélatrice de nouvelles pratiques dans le monde des laboratoires qui ont de plus en plus de mal à «trouver» de nouveaux médicaments. Alors, de plus en plus souvent, ils se tournent vers les start-ups. C’est ce qui c’est passé dans ce dossier. Fin 2011, Gilead a racheté pour 11 milliards de dollars (8 milliards d’euros) la société américaine Pharmasset, qui venait de mettre au point un traitement prometteur, efficace et utilisé par simple voie orale.

1,5 milliard d’euros de chiffre d'affaire en 3 mois. «Au premier trimestre de cette année, Gilead a déjà réalisé 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) de chiffre d’affaires avec le Sovaldi, c’est dire s’il va amortir rapidement l’achat de Pharmasset», explique Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et médecin de formation. Un investissement d’autant plus vite amorti que pour l’instant, peu de pays ont intégré ce nouveau remède dans leur pharmacie.

Le CEPS prévenu... Avec son initiative, le «collectif» de députés, qui pourrait bientôt s’élargir à des élus de l’opposition, jette un pavé dans la marre du CEPS (Comité économique des produits de santé) qui fixe le prix des médicaments en France. Avec une telle information sur le coût réel de fabrication, il semble en effet difficile de ne pas imposer une baisse conséquente du prix officiel. A l’heure où le gouvernement exige dix milliards d’euros d’économies de l’assurance maladie, les Français ne comprendraient pas.

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 22 Jl 2014 - 10:43
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
La HAS définit la place des nouveaux traitements de l’hépatite C
Communiqué de Presse 1er juillet

La mise à disposition d’une nouvelle génération d’antiviraux d’action directe annonce une révolution dans les traitements des personnes porteuses d’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) : mieux tolérés, plus efficaces, avec des données disponibles aujourd’hui qui permettent d’espérer la guérison virologique de 90% des malades après une cure de 12 ou 24 semaines seulement. Un médicament a déjà été évalué par la HAS, d’autres arrivent qui seront utilisés en association les uns avec les autres.

L’hépatite C toucherait 400 000 personnes en France, mais un certain nombre de malades ignorent qu’ils sont infectés. L’hépatite C se caractérise par une évolution lente (depuis le stade F0 sans symptôme, au stade F4 qui correspond à la cirrhose) et difficilement prévisible car elle varie de manière importante entre chaque personne.

Le premier de ces nouveaux traitements, le sofosbuvir, a été évalué par les deux commissions compétentes de la HAS, la commission de la transparence pour l’évaluation de l’intérêt médical du produit, et la commission d’évaluation économique et de santé publique pour l’évaluation du rapport coût/efficacité (efficience). Dans ces avis, les commissions concluent que ce traitement est un progrès pour les malades, mais qu’en l’état des données fournies, l’efficacité et l’efficience du traitement ne peuvent être déterminées par stade de fibrose, stade d’avancement de la maladie sur lequel s’appuient les médecins pour débuter aujourd’hui les traitements.



La HAS a été saisie par le Ministère de la Santé sur la prise en charge des hépatites C dans ce nouveau contexte ; le Collège de la HAS a donc élaboré une stratégie de prise en charge des patients précisant le bien-fondé et les conditions de remboursement des antiviraux d’action directe.

Dans les formes asymptomatiques de l’infection par le virus de l’hépatite C, le Collège de la HAS estime qu’il n’y a pas d’intérêt individuel à initier immédiatement un traitement.

L’avantage d’utiliser les antiviraux à ces stades serait collectif, dans l’objectif de limiter la propagation du virus. Comme il n’est pas possible à court terme d’éradiquer la maladie, sans une politique de dépistage permettant d’identifier les malades qui ignorent leur statut sérologique, et sans une politique visant à éviter toute ré-infection, le Collège de la HAS a inscrit à son programme l’évaluation des conditions nécessaires pour mener une stratégie d’éradication de l’hépatite C.



En s’appuyant sur le rapport du Pr Dhumeaux, sur l’audition d’experts, d’associations de patients et sur les données de la littérature médicale et scientifique, le Collège de la HAS recommande en premier lieu de traiter d’emblée avec ces nouveaux traitements les malades ayant atteint les stades sévères de la maladie (F3 et F4). Il détaille également dans son rapport ses recommandations pour tous les autres stades de fibrose, FO, F1 et F2 et insiste sur l’importance de prendre la décision d’initiation de traitement au sein d’une réunion de concertation pluridisciplinaire. Le Collège de la HAS rappelle le principe d’égal accès de chacun à des soins et des traitements de qualité, avec une vigilance particulière pour les populations vulnérables.

Au-delà de ces recommandations visant une stratégie thérapeutique, le Collège de la HAS s’inquiète du niveau de prix qui pourrait être attribué à ces traitements, et s’interroge sur la justification et la construction du prix revendiqué par l’industriel alors même que persistent de nombreuses incertitudes à ce stade sur l’efficacité à long terme et l’efficience de ces traitements. Le Collège de la HAS redoute l’impact budgétaire majeur de ces produits et les risques de renoncement à la prise en charge par la solidarité nationale d’autres traitements que cela induirait.

Prise en charge de l’hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD) – Recommandation du Collège de la HAS - Juin 2014 :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/ ... ux_aad.pdf

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 22 Jl 2014 - 10:59
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Le CHV a publié une mise à jour & une actualisation des informations à propos des nouveaux traitements. Les points essentiels sont repris ci-dessous :

Se Traiter immédiatement ou Wait and See :

Où en est-on ? Pour le moment, les médecins disposent de trois AVD, deux en AMM (autorisation de mise sur le marché) restreinte (sofosbuvir et siméprévir) et d’une molécule en ATU (autorisation temporaire d’utilisation) de cohorte, le daclatasvir. Ces traitements peuvent se prendre avec la bithérapie (peg-interféron+ribavirine) ou en association de deux AVD et ne sont délivrés qu’en pharmacie hospitalière, après accord de la demande. Actuellement, ces traitements sont réservés aux « personnes à traiter en urgence », les transplantés, les personnes en attente de greffe du foie, les personnes avec une cirrhose (fibrose stade F4) et celles qui ne sont pas loin de la cirrhose (stade F3), n’ayant pas d’autres alternatives thérapeutiques (ont déjà fait un ou des traitements) ou ne pouvant pas prendre l’interféron (contre-indications ou intolérance), ainsi que les personnes ayant des manifestations extra-hépatiques sévères (vascularite, cryoglobulinémie). Si vous n’avez pas ces critères, vous devrez attendre que ces personnes « prioritaires » soient traitées, que les prix définitifs des traitements soient fixés et que les critères d’accès s’élargissent. Et c’est plutôt tant mieux, car en 2015 et 2016, de nouvelles associations encore plus efficaces seront disponibles, de durées plus courtes, avec une guérison virologique quasi systématique à la clé. Les études se poursuivent, et bientôt, il sera plus facile pour les médecins d’évaluer qui doit prendre quelle combinaison. Il y aura plus de choix et les traitements seront mieux connus (points forts et points faibles). Et la bithérapie peg-interféron-ribavirine disparaitra quand le choix des molécules augmentera, quand les trithérapies sans interféron débouleront et que le prix des dites molécules sera plus raisonnable… Car actuellement, la bithérapie est encore souvent proposée avec une des deux molécules « disponibles » (sofosbuvir ou siméprevir) pour une durée de trois mois. Ces schémas ont été plus étudiés et ils coûtent moins chers (58 000 ou 37 000 euros) qu’une association de deux AVD pendant 3 mois (91 000 euros pour sofosbuvir+siméprévir) ou 6 mois (147 000 euros pour sofosbuvir+daclatasvir)… Et si vous devez faire ce schéma avec IFN, dites vous que trois mois d’interféron, c’est beaucoup plus supportable qu’un an, voire un an et demi…Et si vous ne voulez pas d’interféron, il faut négocier et argumenter en montrant les résultats d’études. Pour connaitre les schémas possibles de traitement selon le génotype et l’échec antérieur, consultez "les avis d’experts" sur le traitement du VHC sur le site de l’AFEF (http://www.afef.asso.fr) ; Les avis d’experts se basent sur les études cliniques et sont actualisés régulièrement suivant les avancées. Nous parlons de guérison virologique en cas d’éradication du virus, mais pas de guérison de la maladie hépatique. Si vous avez une cirrhose, même en cas de succès du traitement, il y a de grandes chances que vous gardiez cette cirrhose et un suivi régulier reste indispensable (évaluation fibrose, dépistage tous les 6 mois du cancer du foie..), ainsi que le moins d’alcool possible, pour éviter la progression de la cirrhose.


Les alternatives de traitements actuelles & à venir :

• Association sofosbuvir + siméprévir
• La combinaison d’Abbvie
• La combinaison de Gilead
• La combinaison de BMS
• L’association daclatasvir + siméprévir
• La combinaison de Merck

Article intégral de Marianne L'Hénaff :
http://www.collectif-hepatites-virales. ... article100

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"


Dernière édition par pat-leon le 23 Jl 2014 - 10:59; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 23 Jl 2014 - 11:05
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Facteurs de prédiction de la rechute au sofosbuvir
Foster G, Royaume-Uni, EASL 2014, Abs. O66 actualisé

Le but de cette analyse rétrospective a été de déterminer les facteurs de rechute aux traitements contenant du sofosbuvir chez des malades G1, G2, G3. Pour le G1 les schémas thérapeutiques contenaient du Peg-IFN (Atomic et Neutrino) et pour les G2 et G3, ils étaient sans IFN.

Les 6 facteurs de rechute qui ressortent sont :
• L’échec à un traitement antérieur (Non testé pour les génotypes 1 car tous les participants étaient naïfs),
• Le sexe masculin,
• Un poids supérieur ou égal à 75 kg,
• L’IL-28B non CC (marqueur génétique),
• La présence d’une cirrhose,
• Une charge virale forte au démarrage du traitement (≥ à 800 000 UI/ml).

Ces facteurs sont bien connus comme facteurs d’échec à un traitement avec de l’interféron, mais serviraient donc aussi pour d’autres schémas sans IFN.
Le taux de Réponse Virologique Soutenue (RVS ou « guérison ») à 12 semaines après le traitement était de :
• 100 % pour les personnes n’ayant aucun facteur ou un seul facteur,
• 99 % pour deux facteurs,
• 94% pour trois facteurs,
• 88 % pour quatre facteurs,
• 68 % pour cinq facteurs
• 57 % pour ceux qui cumulent ces six facteurs.

Quand on décortique par génotype, c’est le génotype 2 qui s’en sort le mieux et les génotypes 1 et 3 sont ex aequo.
Pour trois facteurs, les génotypes 1 et 3 ont 93 % de RVS et le génotype 2 lui 96 %.
Pour quatre facteurs, les génotypes 1 et 3 = 86 % et le génotype 2 = 94 %. Pour cinq facteurs, les génotypes 1 et 3 = 62 % et le génotype 2 = 79 %.
Et pour six facteurs, le génotype 2 = 67 % et le génotype 3 = 54 % (c’étaient des génotypes 1 naïfs de traitement, donc ils ne peuvent avoir le facteur négatif d’échec à un 1er traitement). Ces données nouvelles sont intéressantes et pratiques, et espérons-le, seront mises à jour avec des données de génotype 1 en échec de traitement et des génotypes 4. Elles serviront à évaluer quel schéma est préférable en fonction du nombre de facteurs négatifs du patient et de son virus. Mais les combinaisons de 2 ou 3 AVD semblent s’affranchir de ces facteurs prédictifs qui ont alors beaucoup moins d’impact sur la RVS.

Facteurs de prédiction de la rechute au sofosbuvir









_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 01 Sep 2014 - 21:24
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Tout un chacun reconnait dans le monde médical, la qualité & la fiabilité de la Revue Prescrire.
Une fois encore, on remarquera l'impact de sa Une dans son dernier N°.

Revue Prescrire 1er septembre 2014

Sofosbuvir (Sovaldi°) : un prix dangereux

Un dossier d'évaluation clinique moins étoffé qu'annoncé, une dérive insensée dans la fixation des prix des médicaments
Le prix demandé par la firme Gilead Sciences pour la spécialité Sovaldi° (sofosbuvir), un antiviral contre le virus de l'hépatite C, a créé l'indignation dans de nombreux pays, dont la France. Aux États-Unis d'Amérique par exemple, la dépense médicamenteuse de 12 semaines de sofosbuvir est annoncée à 84 000 dollars par patient (environ 62 000 euros) (1). Selon notre enquête au 16 juillet 2014, le prix des 28 gélules de sofosbuvir en France, avoisinait les 19 000 euros dans le cadre de l'autorisation temporaire d'utilisation (ATU), soit environ 57 000 euros pour 12 semaines de traitement.
Quels sont les motifs de ce prix extrême ? Le coût de la recherche ? Le coût de production ? S'agit-il d'un progrès thérapeutique qui justifie de telles prétentions ?

Le prix de Sovaldi°, réclamé aux patients et à la collectivité via les systèmes de protection sociale, se trouve être surtout le résultat d'une spéculation, sans grand rapport avec la recherche ni avec la santé (1).

Selon un des fondateurs de la firme Pharmasset qui a développé le sofosbuvir, le nom même de cette firme a été choisi pour montrer que son but est de créer de la valeur financière ("asset", en anglais) à partir de médicaments ("pharma") (2). Une opération financière qui pèse à présent sur les systèmes d'assurance solidaires.

Dans le prochain numéro de Prescrire, d'octobre 2014, nous présenterons une synthèse de la balance bénéfices-risques des traitements de l'hépatite C, ainsi qu'une analyse du dossier d'évaluation clinique du sofosbuvir, plus faible qu'annoncé, et nous apporterons plus de détails sur les motifs qui ont conduit à cette inflation dangereuse du prix de ces traitements.

Nous attendons avec ImPatience le numéro d'octobre...Wink

©Prescrire 1er septembre 2014
"Dernière minute. Sofosbuvir (Sovaldi°) : un prix dangereux" Rev Prescrire 2014 ; 34 (371) : 658. (pdf, réservé aux abonnés)
Références :
1- Langreth R "Gilead CEO becomes billionaire on $84,000 hepatitis drug" 3 mars 2014. Site www.bloomberg.com consulté le 24 juin 2014 : 3 pages.
2- Berkrot B "Gilead could have had Pharmasset cheap: founder" 22 novembre 2011. Site www.reuters.com consulté le 9 juillet 2014 : 2 pages.

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 07 Sep 2014 - 23:56
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Sovaldi : un prix toxique qui limite l’accès au traitement de l’hépatite C
Paris, le samedi 6 septembre 2014 – JIM

La révolution est annoncée depuis plusieurs mois : grâce aux agents antiviraux directs (AVD), l’hépatite C pourrait être quasiment éradiquée (dans l’hypothèse où tous les patients connaîtraient leur statut sérologique, ce qui est loin d’être le cas). Fruits d’un long travail de recherche académique et industriel, ces traitements sont pour l’heure utilisés en France dans le cadre d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU).

Cependant, l’élargissement de leur autorisation se fait attendre avec comme point central des discussions : la fixation de leur prix, les demandes des laboratoires étant aujourd’hui très élevées. Les inquiétudes sont grandes au sein des associations de patients : beaucoup redoutent qu’un prix trop lourd à financer conduise à restreindre les indications d’utilisation et à écarter certains patients aux profils socio-économiques trop incertains.

Du côté des pouvoirs publics, cinq députés, emmenés par la présidente socialiste de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Catherine Lemorton, ont tenu à manifester leurs préoccupations sur le sujet et ont adressé début juillet une lettre ouverte aux responsables des laboratoires Gilead, qui commercialisent le Sovaldi (Sofosbuvir) et dont les prétentions en termes de prix seraient les plus élevées et, s’est-on scandalisé, les plus éloignées des coûts de production.

Cette intervention publique pourrait avoir omis certains éléments. Outre le refus de prendre en compte le coût de la recherche et de l’investissement, d’une manière générale, les critiques concernant le prix des AAD semblent relever d’une analyse à court terme.
Si effectivement les dépenses engendrées pour prendre en charge ces traitements seront très élevées, elles représentent néanmoins à moyen et long terme un coût moindre que celui lié à la prise en charge d’un malade atteint d’hépatite C, sur le plan sanitaire et social. Comme nous le révèlent nos confrères du site « Docbuzz », cette analyse, rarement présentée en France, a été menée avec rigueur par les économistes spécialistes de santé du Québec. Depuis le 4 juin dernier, en vertu d’une décision de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), le Sovaldi est recommandé au Québec pour traiter « les patients atteints d’une infection au virus de l’hépatite C de génotypes 1 et 4, peu importe l’ampleur de la fibrose », tandis qu’en France, la Haute autorité de Santé (HAS) a assuré récemment qu’il n’y avait pas de bénéfice à l’utilisation précoce des AAD.
Le prix a pour sa part été fixé au Québec à 84 000 dollars pour le traitement d’un patient. Ce montant est le résultat d’une étude pharmaco économique ayant mis en évidence le fait que la prise en charge d’un homme souffrant d’hépatite C âgé de 35 à 39 ans variait entre 50 000 et 327 000 dollars par an. Aussi, même à ce niveau élevé, le prix du Sovaldi demeure rentable aux yeux de la province Québecoise.

On ne trouve pour l’heure pas trace d’une argumentation similaire en France. La parole est laissée à ceux qui à juste titre s’inquiètent de voir, pour des raisons économiques, de nombreux patients potentiellement privés d’une révolution thérapeutique majeure. Vice président de SOS Hépatites Fédération, Michel Bonjour est un des porte-paroles les plus sérieux de ceux qui remarquent que le « prix est une entrave aux soins », un argument difficile à combattre, même si on le voit, l’affaire n’est peut-être pas aussi simple.

Par Michel Bonjour, Président de SOS Hépatites Fédération

L’arrivée d’agents antiviraux directs (AVD) est en passe de modifier de façon radicale la prise en charge de l’hépatite virale C avec de nouveaux traitements plus efficaces, sans interféron et mieux tolérés. Mais leur plus grande toxicité, c’est leur coût ! Comment espérer traiter les patients qui doivent l’être avec ces prix plus qu’exorbitants ? Les tarifs exigés ne le permettront pas, et seuls les malades prioritaires, en cirrhose et en échec de traitement antérieur seront traités. Les autres personnes devront attendre que l’état de leur foie se dégrade…

Tandis que le premier rapport d’experts sur les hépatites virales (Rapport Dhumeaux-mai 2014) fournit des recommandations médicales de traitement, les limites apportées par la Haute Autorité de Santé (HAS) laissent entrevoir désormais une véritable stratégie de rationnement. Nous refusons que le prix d’un traitement ne vienne remettre en cause notre principe d’accès à la santé.

Un prix non justifié

Le sofosbuvir a le statut de médicament d’exception, mais il ne devient « exceptionnel » qu’avec un autreAVD, voire deux autres. D’ailleurs, les hépatologues n’ayant pas une grande confiance en l’association sofosbuvir+ribavirine ont attendu l’ouverture effective de l’accès compassionnel au daclatasvir fin avril et l’ont associé au sofosbuvir pour leurs malades « difficiles » à traiter. Le schéma majoritaire actuel de traitement est l’association sofosbuvir+daclatasvir, d’une durée de six mois et d’un coût de 147 000 Euros. Si le laboratoire BMS applique le même prix (35 000 euros) pour trois ou six mois de daclatasvir, Gilead n’a pas cette élégance et six mois de traitement doublent le tarif exigé pour 3 mois (56 000 euros multipliés par deux). La question d’un prix « à la cure » ou « à la guérison » mérite d’être posée. Rappelons par ailleurs que ce prix, initialement fixé par rapport au coût de la greffe de foie, a par la suite été injustement extrapolé à l’ensemble des patients potentiels.

Une recherche publique majeure

Les recherches qui ont conduit à l’élaboration de traitements contre l’hépatite C ont majoritairement été menées par des équipes publiques Nord-Américaines, Japonaises et Françaises. Les équipes du CNRS ont ainsi montré la structure tridimensionnelle du virus et ont ouvert la voie aux premiers traitements.
La finance américaine a très rapidement identifié l’hépatite C comme un marché immense. Gilead a déboursé 11 milliards de dollars pour le rachat de Pharmasset, la start-up à l’origine du Sovaldi. Les actionnaires de Pharmasset auront donc empoché la plus-value sur leurs titres, ceux de Gilead espèrent un retour sur investissement…on s’éloigne de la fixation d’un prix vertueux censé financer la recherche-développement.

Le prix, une entrave aux soins

Avec ces prix faramineux, beaucoup de médecins, soumis à la pression des directeurs des hôpitaux et des pharmacies, sont contraints de faire un tri parmi les patients, parfois sur des critères non médicaux. Les contraintes économiques et les préjugés conditionnent souvent les choix, et les migrants, les détenus et les usagers de drogues sont les premiers à être écartés à l’accès aux traitements innovants, alors que les nouvelles recommandations du rapport hépatites priorisaient leurs accès aux soins.
Nous, associations de malades, représentants des usagers, soignants, exigeons la garantie d’un accès équitable aux nouveaux traitements contre le VHC sur la base des recommandations du rapport d’experts. Nous considérons que l’intérêt de santé publique, le caractère épidémique du VHC et les menaces pesant sur notre système de santé appellent à soumettre le Sovaldi au régime de la licence d'office, permettant ainsi aux autorités publiques d’autoriser l’exploitation du brevet par un tiers, à un moindre coût.
Malgré le mouvement porté par la lutte contre le VIH/sida, et dont la loi du 4 mars 2002 est une étape importante, cette situation met en exergue que certaines décisions restent hors de toute participation des malades. Il en est ainsi de la Commission de la transparence de la HAS (sic) et du Comité économique des produits de santé (CEPS). Pour la première fois, le CEPS a auditionné une délégation associative face à la problématique du prix du sofosbuvir. L’avenir nous dira si cette ouverture est un premier pas vers plus de transparence ou juste un alibi.


Le titre et les intertitres sont de l'auteur de la tribune.

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"


Dernière édition par pat-leon le 07 Sep 2014 - 23:57; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 03 Oct 2014 - 12:57
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Prix des médicaments : stopper la spirale mortifère
Editorial Prescrire 1er octobre 2014

Face au prix exorbitant de médicaments qui résulte surtout de la spéculation financière, les États doivent adopter des positions fortes, qui dissuadent les firmes et les spéculateurs de continuer à utiliser le marché des médicaments comme une pompe à forts rendements financiers, au détriment de la collectivité.

En 2014, Sovaldi°(sofosbuvir), médicament autorisé dans l'hépatite C, est vendu à un prix exorbitant : 84 000 dollars pour le traitement d'une personne aux États-Unis d'Amérique, 56 000 euros en France dans le cadre d'une autorisation temporaire d'autorisation.

Ce prix est surtout le résultat du "coup" financier réussi par quelques acteurs résolus à s'enrichir massivement : des dirigeants de firmes et des "investisseurs", ayant spéculé en pariant qu'un médicament réputé très efficace dans l'hépatite C pouvait leur rapporter une fortune.

Avec bien d'autres exemples, le secteur du médicament devient de plus en plus le théâtre d'opérateurs aux appétits financiers démesurés, néfastes à l'intérêt général.

Comment sortir de cette logique suicidaire qui déforme la hiérarchie des besoins sanitaires, se satisfait d'une recherche clinique minimaliste et met en danger les systèmes de protection sociale ? Patients, citoyens et soignants ont un intérêt commun à lutter contre des prix exorbitants comme celui de Sovaldi°. Des prix qui entretiennent une spirale mortifère de prix de plus en plus élevés, où firmes et spéculateurs profitent au maximum du fait que les patients ou la collectivité finiront par payer, parce que "la santé n'a pas de prix".

L'intérêt général impose que les responsables politiques et les assureurs maladie créent des conditions propices à l'éclosion de nouveaux modes de financement de la recherche des produits de santé. Des modes de financement qui n'encouragent pas la cupidité, mais rétribuent correctement les coûts réels de recherche, orientée vers les besoins prioritaires, et récompensent les vrais progrès thérapeutiques démontrés.

Accès libre au PdF complet :
http://www.prescrire.org/fr/3/31/49482/ ... tails.aspx

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 06 Nov 2014 - 12:57
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris
Hépatite C : qui va pouvoir bénéficier des nouveaux traitements ?



Le prix exorbitant des nouveaux antiviraux très efficaces contre le virus de l’hépatite C continue de faire de vagues car il entrave l’accès aux soins et la guérison pour tous. Une injustice pour les associations des patients qui continuent de demander plus de transparence dans la fixation des prix, des mesures pour réduire le coût pour la société des médicaments innovants et l’application des recommandations du rapport Dhumeaux.

Des différences dans les recommandations

Le prix est donc un élément qui est mis en avant par tous qui limite l’accès à ces traitements. Mais le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS (Agence nationale de recherche sur le sida), préfère parler d’une "juste prescription pour avancer en suivant les recommandations du rapport Dhumeaux et de l’AFEF".

Cependant, il existe des différences dans les recommandations : si celles du rapport Dhumeaux et de l’AFEF sont plus larges et raisonnables, la HAS ne les suit pas tout à fait car l’indication de traiter les populations "réservoir" ne rentre pas dans les recommandations des autorités de santé. Autrement dit, "elles sont plus restrictives et manquent de transparence" selon Pascal Melin de l’association SOS hépatites. Mais la HAS, par la voie de Catherine Rumeau-Pichon, adjointe au directeur de l’évaluation médicale économique de la santé publique défend la position des autorités : "nos méthodes et nos panels d’experts pour l’émission de recommandations diffèrent de celles des sociétés savantes et nous prenons en compte d’autres paramètres". Argument irrecevable pour Marianne L’Hénaf de l’associatif ARCAT, TRT-5, CHV, qui demande "l’application immédiate des recommandations du rapport d’experts Dhumeaux".

A ce propos, le Pr Victor de Lédinghen, Chef du Service d’Hépato-Gastroentérologie et d’Oncologie digestive au CHU de Bordeaux, responsable du Centre Expert Hépatites Virales Aquitaine et secrétaire de l’AFEF, déclare que l’AFEF a adressé en octobre une demande à la HAS pour réactualiser ses recommandations en tenant compte celles de l’AFEF et du rapport Dhumeaux.
Il a même formulé le souhait que l’AFEF (qui réunit l’ensemble des spécialistes hépatologues Français) puisse bénéficier du label HAS. A ces demandes, Catherine Rumeau-Pichon a répondu que les recommandations seront "vraisemblablement actualisées en 2015" et, pour ce qui est du label, la réponse est restée évasive.

Voir cet excellent article dans son intégralité sur Doctissimo :
http://news.doctissimo.fr/Medicaments/H ... ents-38440

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
pat-leon
Sujet du message: MessagePosté le: 06 Nov 2014 - 12:58
Potô du site


Inscrit le: 31 Mai 2005
Messages: 6886
Localisation: Paris


Merci pour vos commentaires & suggestions... Wink
http://www.hepatites.net/index.php?name ... 650#356650

_________________
Post-transplanté 5 ans. "La vie à Mort !"
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 1,6913509368896 seconds.