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Mental-O
22 Sujet du message: Le sommeil de l'hépatant  MessagePosté le: 01 Avr 2008 - 19:13
Potô du site


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L'essentiel

L'insomnie et le manque de sommeil sont des ES classiques d'un hépatant en TTT. Et pourtant dormir est essentiel.

Souvent provoqué par la prise d'Interferon, le manque de sommeil est aussi amplifié par un état dépressif et anxieux ainsi que par des maladies auto-immunes telles que l'hyperthyroïdie.

Le manque de sommeil a un impact général sur la santé, et donc sur la capacité à réagir au mieux à son TTT VHC.

Nous avons tous un capital de sommeil qui correspond généralement à un tiers de notre journée, à utiliser et à recharger toutes les 24 heures.

En cas de manque de sommeil, on parle alors de "dette de sommeil" qui doit être rattrapée dans tous les cas.

Quelques conseils pour y remédier:

* Si vous avez manqué le train de nuit au départ vous pouvez le rattraper à la prochaine gare: répondez à l'appel de vos cycles de sommeil nocturnes qui appraissent environ toutes les 90 minutes. Entre temps, ne luttez pas contre l'insomnie, occupez vous, lisez et attendez le signal du prochain départ.

* Compensez les manques du sommeil nocturne par des siestes (sommeil diurne). Pour que ce repos soit réparateur, il ne doit pas excéder 20 minutes et être effectué en début d'après-midi. Une sieste trop longue ou faite après 18 heures impactera le début du sommeil noturne.

* Respectez les quelques règles d'hygiène de vie suivantes qui favorisent l'endormissement (on parlera ici de somnifères naturels):

o Évitez tous les excitants, café, thé, vitamine C, coca-cola... Surtout après 16h.
o Évitez de pratiquer un sport ainsi que toutes activités très stimulantes après 17 heures.
o Favorisez les activités relaxantes le soir : lecture, musique, télé. Ne faites pas de repas trop copieux le soir et évitez l'alcool au dîner.
o Réservez la chambre au sommeil et à l'activité sexuelle en évitant de regarder la télé au lit, de travailler ou de manger au lit.
o Un bain chaud au moins 2 heures avant le coucher aide à la détente et augmente la profondeur du sommeil.
o Estimez la durée nécessaire de votre sommeil pour une journée (votre capital sommeil) et respectez la.
o Ne vous couchez que lorsque vous ressentez des signaux de sommeil (bâillements, nuque lourde, yeux qui piquent…)
o Suivez les signaux d'éveil que vous adresse votre corps :
- si vous n'arrivez pas à dormir ou si vous êtes réveillé depuis plus de 20 minutes, levez-vous et faites autre chose.
o Si vous êtes réveillé le matin, ne cherchez pas à prolonger votre sommeil à tout prix, mais au contraire, levez-vous et commencez votre journée.

* Si cela ne suffit pas, faîtes vous prescrire par votre médecin un traitement court à base de somnifères pharmacologiques, et en cas de dépression à base de médicaments anxiolytiques.

Il existe de nombreux somnifères qui répondent aux besoins particuliers de chacun, dont les dernières générations, comme les imidazopyridines, proches des benzodiazépines (Valium), respectent mieux la qualité du sommeil et le sommeil paradoxal.

Si de nouvelles molécules améliorent sensiblement la qualité su sommeil, elles sont cependant suivies d'un effet «rebond» de l'insomnie à l'arrêt du traitement. Le risque est la dépendance.

Il faut donc se contenter de traitements courts de deux à quatre semaines avec un arrêt progressif.

De nouvelles générations de somnifères inhibant la formation de mélanine (MCH), plus proches du sommeil naturel, sont à l'étude.

Et surtout: somnifères ou anxiolytiques, ne vous livrez pas à l'auto-médication, parlez-en à votre médecin.

___________________________________________________________________________
Le développé

Dormir est-il essentiel ?

Oui, et nous devons dormir tous les jours.

Pourquoi ?

La première explication classique est celle d'une adaptation physiologique à l'alternance nuit-jour. La luminosité agit sur une horloge biologique interne située dans l'hypothalamus, qui la reçoit via la rétine. Cette horloge suit un rythme de 24 heures, elle tient sous sa dépendance d'autres horloges biologiques qui contrôlent la température centrale du corps, l'endormissement et l'éveil.

La seconde explication classique du sommeil est celle du repos. L'activité cérébrale et musculaire entraîne la «fatigue», qui nécessite une période de «repos» pendant lequel les cellules nerveuses et les muscles deviennent inactifs. Un phénomène naturel et logique de conservation d'énergie et de récupération des forces. Nous, les humains, éprouvons un besoin de sommeil de 7 heures à 8 heures et demie par nuit. 10 % des adultes présentent un besoin inférieur à 6 heures et demie, 15 % dorment 9 heures et plus. Des études ont montré que la durée moyenne de sommeil s'est raccourcie de 2 heures dans la seconde moitié du XXe siècle, en parallèle avec l'accélération du rythme de vie.

Les état dépressif et anxieux ont-ils un impact sur le sommeil ?

L'anxiété, le stress et la dépression sont à l'origine de plus de la moitié des insomnies.
Chez l'anxieux, il s'agit le plus souvent de difficultés d'endormissement car la personne a du mal à se relaxer avec beaucoup de pensées et de préoccupations qui surviennent au moment du coucher. En cas de stress, les difficultés prédominantes touchent la seconde moitié de nuit avec l'impression de somnoler à partir de 4 ou 5 heures du matin. La dépression se traduit principalement par des éveils précoces en milieu et fin de nuit. L'insomnie est dans ce cas souvent le premier signe de la maladie dépressive.

Le manque de sommeil a t-il un impact général sur la santé ?

Il existe une relation forte entre le sommeil et les maladies infectieuses et inflammatoires. Un mauvais sommeil affaiblit le système immunitaire.

Des tests en laboratoire ont prouvé que la privations de sommeil pendant deux à trois semaines entraînent la mort chez le rat, suite à une hypothermie, des pertes de poids, à la formation d'ulcères, causées par un effondrement des défenses immunitaires.

Pourquoi parle t-on de dette de sommeil ?

Si nous ne dormons pas, nous accumulons une «dette de sommeil». Chaque individu a besoin d'un capital sommeil, différent selon chacun, d'origine génétique.

Nous disposons chacun d'un capital de sommeil qu'il nous faut utiliser puis recharger chaque 24h. Ce capital varie entre 6h et 10h de sommeil nécessaire, sachant que la majorité d'entre nous dispose d'un capital de 8h pour satisfaire notre besoin de repos journalier.

Si par exemple, vous dormez d'habitude 8 heures par nuit, une restriction d'une heure provoque une somnolence équivalente dans la journée.

Si vous dormez moins, luttez contre la somnolence avec du café, le manque à gagner de sommeil s'accumule, et vous vous retrouvez à dormir 10-11 heures le week-end, ou pendant les vacances. Si vous dilapidez votre sommeil, vous devez toujours payer la note plus tard.

A quoi correspondent les cycles de sommeil ?

* Un cycle est composé de sommeil léger puis sommeil profond puis sommeil paradoxal. Le sommeil léger et le sommeil profond constituent le sommeil lent.

* Chaque cycle de sommeil dure environ 90 minutes, interrompu par un bref éveil de quelques minutes, que l'on oublie généralement au réveil. Nous traversons 3 à 5 cycles de sommeil par nuit. Il s'agit d'un besoin physiologique irrépressible.

* Au fur et à mesure que la nuit avance la composition des cycles va évoluer : le sommeil lent profond est très abondant en début de nuit et quand la nuit avance, il se fait plus rare et disparaît complètement au petit matin.
A l'inverse, le sommeil paradoxal qui est bref en début de nuit va occuper une place croissante dans chaque cycle de sommeil au fil de la nuit.

* Quelque soit le stade de sommeil, le dormeur se réveillera plusieurs fois pour une brève durée, sans qu'il s'en souvienne au réveil. Ses éveils sont normaux.



Lorsque vous vous endormez, vous traversez un état de sommeil léger, intermédiaire entre l'éveil et le sommeil pendant quelques minutes : le stade 1, puis votre sommeil s'approfondit en stade 2; vous êtes alors réellement endormi.
Si on vous réveille au bout de quelques minutes, vous aurez conscience d'avoir dormi.
Puis après quelques dizaines de minutes de stade 2 le sommeil s'approfondit encore : c'est le sommeil lent profond ou sommeil à ondes lentes. Vous êtes alors profondément endormi.
Puis le sommeil profond s'interrompt, le sommeil léger réapparaît avant de faire place au premier épisode de sommeil paradoxal qui survient après 1h30 de sommeil environ. Ce premier épisode ne dure que quelques minutes.

Le sommeil lent est un état relatif de repos du corps et de l'esprit, sans véritable rêve, pendant lequel votre tonus musculaire se relâche, mais pas votre système végétatif. Un bruit fort vous réveille, vous êtes aussitôt conscients. Ce n'est pas un coma, la vigilance du corps reste entière.

Une accumulation de substances hypnogènes se fait avant le sommeil, pendant l'éveil, dans le cerveau. Il s'agit en particulier de l'adénosine (dont l'action est bloquée par les substances actives du café et du thé) qui paralyse les neurones des systèmes d'éveil et stimule le centre du sommeil.

Le sommeil lent est composé du sommeil léger et du sommeil profond

sommeil léger

Le stade du sommeil léger ou stade 1. À l'heure habituelle où vous vous couchez, le cerveau sécrète une hormone, la sérotonine, qui provoque somnolence, bâillements, picotements des yeux. Si vous vous couchez à ce moment-là, vous vous endormez facilement. Ce stade est très court et caractérisé par de petits spasmes brusques et de petits tressaillements musculaires, tandis que le pouls et la respiration se ralentissent, deviennent très réguliers et que la température corporelle s'abaisse. À ce moment, nous ne rêvons pas encore, seules quelques images nous traversent l'esprit, et le moindre bruit nous réveille.

sommeil profond

Du sommeil léger au sommeil profond, le stade 2, beaucoup plus long, représente une étape transitoire. L'activité cérébrale se réduit, la diminution des sensations est nette, mais un bruit léger reste susceptible de provoquer le réveil.

Le sommeil profond véritablement installé ou stade 3. Durant cette phase, vous êtes presque totalement isolé du monde extérieur, et il est difficile de vous réveiller. Les muscles sont totalement relâchés, la température est basse et la respiration très lente et régulière. C'est dans cette période que peuvent survenir des troubles du sommeil comme le somnambulisme.

sommeil paradoxal

Le sommeil paradoxal, ou stade 4, est la phase la plus étonnante : le corps paraît totalement détendu et les muscles relâchés comme au cours du sommeil lent profond, mais, en même temps, l'activité cérébrale est très intense. Sous les paupières, les yeux sont animés de mouvements très rapides, une érection se produit souvent chez l'homme et le clitoris de la femme augmente de volume, le pouls et la respiration sont irréguliers.

Cette période de sommeil paradoxal est celle où l'on rêve de façon intense. Elle représente en moyenne 20% du temps total de sommeil pour une nuit normale, mais sa durée s'allonge à mesure que la nuit avance. Très courte lors des premiers cycles, elle peut se prolonger plus de vingt minutes lors du cinquième ou sixième. Ce qui signifie que plus nous dormons, plus nous rêvons, et inversement.

La sieste peut-elle compenser ce manque ?

Oui, mais attention à sa durée, à sa période dans la journée et à l'ampleur de l'insomnie.

La sieste permet non seulement de rattraper votre manque de sommeil, mais procure également des bienfaits sur le plan cardio-vasculaire. "Des études ont mis en évidence un lien entre l'insuffisance de sommeil et le risque métabolique, exposant à l'obésité, au diabète et à l'insulino-résistance", note le professeur Lévy du CHU de Grenoble, président de l'Institut du sommeil et de la vigilance.

D'autres recherches ont montré une diminution de la pression artérielle chez les personnes qui pratiquaient la sieste. En revanche, "il n'est pas démontré que la sieste normalise le risque cardio-vasculaire chez les personnes qui ont une insuffisance de sommeil", précise le professeur Lévy.
La sieste permet aussi de supprimer les effets de la privation de sommeil sur la sécrétion d'une hormone, le cortisol, et d'une cytokine, l'interleukine 6. Cela se traduit par une amélioration de la vigilance et de la performance.

Durée recommandée :

La sieste courte, inférieure à vingt minutes, constitue une solution efficace contre la "dette de sommeil". Elle permet de se reposer pendant la phase de sommeil lent léger, sans atteindre le sommeil lent profond.


Période recommandée :

Le début d'après-midi, après le repas, correspond au moment propice, car il correspond à un cycle naturel de sommeil diurne, notamment lié à la période de digestion. L'endormissement est en général rapide.

Il est fortement déconseillé d'effectuer de sieste, même de courte durée, en fin de journée, entre 18h et 20h. Cette période est en opposition aux cycles diurnes, l'endormissement est physiologiquement difficile et risque de compromettre le premier cycle de sommeil nocturne.



En cas d'insomnie :

La sieste a des vertus réparatrices en cas de manque de sommeil occasionnel qui n'excède pas 1/2h de la durée totale des cycles nécessaires.

En revanche, il est fortement déconseillé de faire la sieste en cas d'insomnie chronique. Cela diminuerait la pression de sommeil (l'envie de dormir) et risquerait d'accentuer les difficultés de sommeil nocturne.
Dans ce cas, nous recommandons de suivre les conseils pour mieux dormir afin de se préparer au sommeil nocturne.


Sources et liens de référence :

Site de l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance

http://www.institut-sommeil-vigilance.org/

Site de l'université de Lyon I

http://ura1195-6.univ-lyon1.fr/

France-Pratique, rubrique Forme & Santé

http://www.pratique.fr/sante/forme/em24b.htm

Documents postés sur le site Hep&Co

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=14074

_________________
Coinf VIH/VHC (ou l'inverse) Géno 1b. Non répondeur à 2 TTT, interrompus au bout de 3 mois A3/F3 en 2011. Pas de TTT d'entretien en attente des nouvelles molécules.
"Tout seul on va plus vite... mais ensemble on va plus loin."
 
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