HEPATITES

Hépatite B (VHB) - Hepatite et coronavirus

sam82 - 10 Mar 2020 - 18:27
Sujet du message: Hepatite et coronavirus
Bonjour a tous
...... Je ne sais pas comment m'exprimer... Mais je suis tres inquiète... C est hors mon parcour d hepatant..... Svp comment est notre statut vers le coronavirus ? 😣 Es ce que on est dans la zone rouge ?
fil - 11 Mar 2020 - 06:05
Sujet du message: Hepatite et coronavirus
Bonjour Sam des infos ici :

https://www.france-assos-sante.org/wp-c ... 260220.pdf

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

Bulletin supplémentaire Mars 2020 - Mise au point sur le COVID-19 en pédiatrie :

https://www.infovac.fr/actualites/bulle ... -pediatrie
fil - 11 Mar 2020 - 08:49
Sujet du message: Hepatite et coronavirus
Coronavirus en France : le stade 3 arrive... des tests pour se diagnostiquer aussi

COVID-19. Les Français peuvent se préparer à passer au stade 3 de propagation du coronavirus dans le pays, qui est désormais imminent. S'il n'y a aucune raison de céder à la psychose, il va falloir vivre avec de nouvelles interdictions publiques.

Combien y a-t-il de cas de coronavirus en France ?
La France compte 1 784 cas de contaminations au Covid-19, selon le dernier bilan (372 de plus par rapport au précédent). 30 personnes ont perdu la vie après avoir contracté le virus, selon Santé publique France. Si toutes les régions françaises sont concernées désormais, des regroupements importants de cas ont été identifiés : l'Alsace, l'Oise, l'Aude, le Calvados, l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et dernièrement la Corse, avec 38 cas rien que dans la ville d'Ajaccio.

Des tests au coronavirus arrivent, de quoi s'agit-il ?
Le laboratoire français bioMérieux va mettre à la disposition des autorités sanitaires des tests de dépistage au coronavirus, qui ont été validés cliniquement il y a quelques jours. Il permettront aux personnes craignant d'avoir contracté la maladie d'établir très rapidement un diagnostic. "Face à l'urgence de l'épidémie de Covid-19, bioMérieux s'engage à proposer une solution de diagnostic complète qui réponde aux exigences de performance et de qualité les plus élevées", a fait savoir le directeur exécutif du groupe. Ces nouveau dispositifs seront produits à Verniolle, dans l'Ariège et seront disponibles "fin mars". D'autres dispositifs de ce type seront aussi mis sur le marché par Eurobio Scientific et Primerdesign.

Qu'est-ce que le stade 3 de l'épidémie, désormais imminent ?
Le passage au stade 3 est "inéluctable" et devrait intervenir dans quelques jours selon le directeur générale de la Santé, Jérôme Salomon. Cette phase 3, le stade le plus important d'alerte prévu par le ministère de la Santé s'active lorsque que le coronavirus circule largement sur le territoire : la logique change alors, puisqu'il s'agit de préserver le fonctionnement de la société autant que de protéger la population.

Quelles sont les mesures prises au stade 3 ?
Outre une mobilisation accrue du système de santé et de ses personnels, le stade 3 permet localement des restrictions drastiques des visites dans les établissements d’hébergements collectifs. Il est aussi possible que le gouvernement décide la suspension de tout ou partie des transports en commun, l'interdiction de tout rassemblement. La fermeture des écoles, des collèges et des lycées ou encore des crèches peut aussi être envisagée. Du point de vue de la vie économique, la mise en place du télétravail, mais aussi le contrôle des prix et des stocks de certains produits peut aussi être imposé. Des mesures qui ne sont pas automatiques, mais qui pourraient être prises au cas par cas si le pays entrait dans cette fameuse phase 3. Il y a quelques jours, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon indiquait toutefois que "le passage d’un stade à l’autre n’a rien à voir avec la dangerosité du virus, il implique tout simplement une gradation, mais surtout une continuité dans la prise en charge". Mardi 10 mars, Jérôme Salomon a ajouté que le stade 3 sera très certainement atteint en France "dans les prochains jours". Le passage à ce stade sera décidé après "analyse biologique de la situation". Il faudra estimer que "l'épidémie se répand sur l'ensemble du territoire avec une circulation virale avérée".

Quels sont les événements annulés en France ?
Parmi les mesures prises pour contrer la propagation du coronavirus en France, il y a donc des annulations d'événements. D'ailleurs, l'interdiction des rassemblements a été abaissé à 1 000 personnes maximum, contre 5 000 auparavant. Désormais, seuls les événements "considérés comme utiles à la vie de la nation" seront maintenus : le fonctionnement des transports en commun ne sera pas affecté (pour le moment), les manifestations et les concours, les meetings électoraux ne sont pas concernés par les annulations. En revanche, les manifestations sportives, comme les matchs de football et de rugby, vont être impactées : le match PSG - Dortmund, programmé ce mercredi, va se jouer à huis clos, tandis que le match des Six nations de rugby France-Irlande a été reporté au 31 octobre prochain. Les deux prochains matchs de l'équipe de France de football se joueront à huis clos. Par ailleurs, une quantité importante de concerts a été annulée : retrouvez notre article spécial concerts annulés à cause du coronavirus.Mardi 10 mars, les 24 heures du Mans motos ont été reportés aux 5 et 6 septembre prochains.

Qui sont les patients morts du coronavirus en France ?
Le bilan du coronavirus est actuellement de 33 personnes décédées, selon Santé publique France. Jérôme Salomon précise mardi 10 mars qu'il s'agit de "19 hommes et 14 femmes". Chronologiquement, c'est un touriste chinois de 81 ans, de passage à Paris, qui a succombé le premier sur le territoire. Il est mort le 15 février à l'hôpital Bichat. Il a été suivi d'un enseignant de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, âgé de 60 ans, qui est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, le 26 février, où il état arrivé dans un état très alarmant. Le patient avait déjà été hospitalisé dans l'Oise pour des symptômes grippaux plusieurs jours auparavant. Une femme de 89 ans, habitant à Crépy-en-Valois dans l'Oise, est décédée après un passage à l'hôpital de Compiègne durant le week-end du 29 février et 1er mars. Elle souffrait de "plusieurs pathologies". Un homme âgé de 92 ans qui vivait dans le Morbihan, l'un des principaux clusters en France, est décédé le 3 mars des suites de la maladie. Les autres victimes, qui ont perdu la vie le jeudi 4 mars, sont un homme âgé de 73 ans originaire de l'Oise, résidant à Crépy-en-Valois et décédé au CHU d'Amiens, un homme de 79 ans, résidant en EHPAD à Crépy-en-Valois lui aussi, et décédé au CHU de Lille et un homme de 63 ans hospitalisé à Soissons. Vendredi 6 mars, trois décès sont ont été rapportés : un homme de 85 ans dans l'Oise, un homme de 94 ans, pris en charge à Creil le 1er mars, ainsi qu'un homme de 70 ans, hospitalisé depuis le début mars lui aussi à Senlis.

https://www.linternaute.com/actualite/g ... uer-aussi/
NEWS91 - 19 Mar 2020 - 18:04
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
fil a écrit:
Coronavirus en France : le stade 3 arrive... des tests pour se diagnostiquer aussi dentifrice siwak eau de rose

COVID-19. Les Français peuvent se préparer à passer au stade 3 de propagation du coronavirus dans le pays, qui est désormais imminent. S'il n'y a aucune raison de céder à la psychose, il va falloir vivre avec de nouvelles interdictions publiques. https://www.vertus-dorient.com

Combien y a-t-il de cas de coronavirus en France ? https://www.vertus-naturelles.fr/
La France compte 1 784 cas de contaminations au Covid-19, selon le dernier bilan (372 de plus par rapport au précédent). 30 personnes ont perdu la vie après avoir contracté le virus, selon Santé publique France. Si toutes les régions françaises sont concernées désormais, des regroupements importants de cas ont été identifiés : veilleuse coranique l'Alsace, l'Oise, l'Aude, le Calvados, l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et dernièrement la Corse, avec 38 cas rien que dans la ville d'Ajaccio.

Des tests au coronavirus arrivent, de quoi s'agit-il ?
Le laboratoire français bioMérieux va mettre à la disposition des autorités sanitaires des tests de librairie musulmane dépistage au coronavirus, qui ont été validés cliniquement il y a quelques jours. Il permettront aux personnes craignant d'avoir contracté la maladie d'établir très rapidement un diagnostic. "Face à l'urgence de l'épidémie de Covid-19, bioMérieux s'engage à proposer une solution de diagnostic complète qui réponde aux exigences de performance et de qualité les plus élevées", a fait savoir le directeur exécutif du groupe. Ces nouveau dispositifs seront produits à Verniolle, dans l'Ariège et seront disponibles "fin mars". D'autres dispositifs de ce type seront aussi mis sur le marché par Eurobio Scientific et Primerdesign.

Qu'est-ce que le stade 3 de l'épidémie, désormais imminent ?
Le passage au stade 3 est "inéluctable" et devrait intervenir dans quelques jours selon le directeur générale gant kessa de la Santé, Jérôme Salomon. Cette phase 3, le stade le plus important d'alerte rouge a levre magique prévu par le ministère de la Santé s'active lorsque que le coronavirus circule largement sur le territoire : la logique change alors, puisqu'il s'agit de préserver le fonctionnement de la société autant que de protéger la population.

Quelles sont les mesures prises au stade 3 ?
Outre une mobilisation accrue du système de santé et de ses personnels, le stade 3 permet localement des restrictions drastiques des visites dans les établissements d’hébergements collectifs. Il est aussi possible que le gouvernement décide la suspension de tout ou partie des transports en commun, l'interdiction de tout rassemblement. La fermeture des écoles, des collèges et des lycées ou encore des crèches peut aussi être envisagée. Du point de vue de la vie économique, la mise en place du télétravail, mais aussi le contrôle des prix et des stocks de certains produits peut aussi être imposé. Des mesures qui ne sont pas automatiques, mais qui pourraient être prises au cas par cas si le pays entrait dans cette fameuse phase 3. Il y a quelques jours, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon indiquait toutefois que "le passage d’un stade à l’autre n’a rien à voir avec la dangerosité du virus, il implique tout simplement une gradation, mais surtout une continuité dans la prise en charge". grandes ablutions islam Mardi 10 mars, Jérôme Salomon a ajouté que le stade 3 sera très certainement atteint en France "dans les prochains jours". Le passage à ce stade sera décidé après "analyse biologique de la situation". Il faudra estimer que "l'épidémie se répand sur l'ensemble du territoire avec une circulation virale avérée".

Quels sont les événements annulés en France ?
Parmi les mesures prises pour contrer la propagation du coronavirus en France, il y a donc des annulations d'événements. D'ailleurs, l'interdiction des rassemblements a été abaissé à 1 000 personnes maximum, contre 5 000 auparavant. Désormais, seuls les événements "considérés comme utiles à la vie de la nation" seront maintenus : le fonctionnement des transports en commun ne sera pas affecté (pour le moment), les manifestations et les concours, les meetings électoraux ne sont pas concernés par les annulations. En revanche, les manifestations sportives, comme les matchs de football et de rugby, vont être impactées : le match PSG - Dortmund, programmé ce mercredi, va se jouer à huis clos, tandis que le match des Six nations de rugby France-Irlande a été reporté au 31 octobre prochain. Les deux prochains matchs de l'équipe de France de football se joueront à huis clos. Par ailleurs, une quantité importante de concerts a été annulée : retrouvez notre article spécial concerts annulés à cause du coronavirus.Mardi 10 mars, les 24 heures du Mans motos ont été reportés aux 5 et 6 septembre prochains.

Qui sont les patients morts du coronavirus en France ?
Le bilan du coronavirus est actuellement de 33 personnes décédées, selon Santé publique France. Jérôme Salomon précise mardi 10 mars qu'il s'agit de "19 hommes et 14 femmes". Chronologiquement, c'est un touriste chinois de 81 ans, de passage à Paris, qui a succombé le premier sur le territoire. Il est mort le 15 février à l'hôpital Bichat. Il a été suivi d'un enseignant de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, âgé de 60 ans, qui est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, le 26 février, où il état arrivé dans un état très alarmant. Le patient avait déjà été hospitalisé dans l'Oise pour des symptômes grippaux plusieurs jours auparavant. Une femme de 89 ans, habitant à Crépy-en-Valois dans l'Oise, est décédée après un passage à l'hôpital de Compiègne durant le week-end du 29 février et 1er mars. Elle souffrait de "plusieurs pathologies". Un homme âgé de 92 ans qui vivait dans le Morbihan, l'un des principaux clusters en France, est décédé le 3 mars des suites de la maladie. Les autres victimes, qui ont perdu la vie le jeudi 4 mars, sont un homme âgé de 73 ans originaire de l'Oise, résidant à Crépy-en-Valois et décédé au CHU d'Amiens, un homme de 79 ans, résidant en EHPAD à Crépy-en-Valois lui aussi, et décédé au CHU de Lille et un homme de 63 ans hospitalisé à Soissons. Vendredi 6 mars, trois décès sont ont été rapportés : un homme de 85 ans dans l'Oise, un homme de 94 ans, pris en charge à Creil le 1er mars, ainsi qu'un homme de 70 ans, hospitalisé depuis le début mars lui aussi à Senlis.

https://www.linternaute.com/actualite/g ... uer-aussi/
eau de zamzam rose de jericho musc tahara

Bonjour, apparemment les personnes en difficulté respiratoire sont de plus en plus jeune , comment l expliquer ??
merci de votre reponse
fil - 19 Mar 2020 - 19:12
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Bonsoir news91

Un article de Lacroix qui en parle :

Covid-19, les jeunes adultes peuvent aussi être vulnérables
En France, une partie des malades hospitalisés dans un état grave ont moins de cinquante ans, et pas ou peu d’antécédents médicaux. Ils sont donc loin du profil des personnes à risque. Si des hypothèses circulent, leur vulnérabilité reste un mystère.

Les jeunes, protégés contre le coronavirus ? Dès les débuts de l’épidémie, la communauté scientifique l’a affirmé en chœur, insistant sur le fait que les plus durement touchés étaient des personnes âgées ou fragilisées par d’autres pathologies. Les plus jeunes, entendait-on, n’étaient pas en danger, contractant des formes légères voire asymptomatiques de la maladie. « C’est toujours le cas, mais il est vrai qu’une petite proportion des formes aiguës est développée par des gens jeunes et sans comorbidité », indique Serge Alfandari, infectiologue au centre hospitalier Tourcoing (Nord).

Cette réalité était en fait déjà connue, pointe Raphaël Lepeule, infectiologue à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). « Les chiffres provenant de Chine et d’Italie ont montré que des personnes de 50 ans, 40 ans et même parfois moins, étaient durement touchées », rappelle-t-il. À l’image du désormais célèbre docteur Li Wenliang, un médecin chinois et lanceur d’alerte de 34 ans, mort du coronavirus début février.

« On est un peu dans l’inconnu »
Dans l’hôpital du docteur Lepeule - où « les choses se sont accélérées à partir de jeudi 12 mars puis tout au long du week-end », signale-t-il -, la majorité des cas graves continuent toutefois de concerner des personnes âgées. Ainsi, sur les treize personnes qui étaient en réanimation dans son établissement dimanche 15 mars, seulement deux avaient moins de 50 ans et présentaient « peu de comorbidités », « ce qui n’arrive néanmoins presque jamais avec la grippe », souligne le médecin.

Comment l’expliquer ? « On est un peu dans l’inconnu », avoue Serge Alfandari. Plusieurs hypothèses circulent, dont la plus plausible selon lui est celle d’une réaction immunitaire trop importante. « Les jeunes gens touchés par le coronavirus feraient une réponse immunitaire tellement forte que cela entraînerait des lésions inflammatoires au niveau des poumons, explique l’infectiologue. C’est d’ailleurs l’hypothèse qui avait été faite pour la pandémie de grippe espagnole, en 1918, qui avait particulièrement frappé les esprits du fait qu’elle tuait en priorité des jeunes gens ».

Cette réaction immunitaire mal calibrée expliquerait aussi pourquoi la santé de certains patients jeunes se détériore brutalement au bout de quelques jours. « Dans un premier temps renvoyés chez eux parce qu’ils ne présentent que de légères difficultés respiratoires, ils reviennent dans un état grave sept ou huit jours plus tard », raconte l’infectiologue.

Le tabac, un facteur de risque sous-estimé
Selon Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l’association Santé Respiratoire France, plusieurs facteurs aggravants ont été négligés jusque-là, notamment certaines maladies respiratoires comme l’asthme, dont peuvent souffrir des personnes jeunes. « Pour garder l’intégrité de leurs muqueuses respiratoires, les asthmatiques doivent absolument continuer à prendre leur traitement de fond », insiste-t-il.

Autre facteur de risque, très largement sous-estimé selon le médecin : le tabac. « Dès le départ pourtant, les données fournies par les Chinois ont montré que le tabac était une porte d’entrée favorisante. Fumer entraîne une irritation au niveau des voies respiratoires et cela ouvre une brèche », explique-t-il.

Chez d’autres encore, c’est la prise d’anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofène…) qu’il faut blâmer. Ingérés pour calmer la fièvre ou les courbatures, ces médicaments peuvent entraîner des complications, notamment chez des sujets jeunes.

« L’inflammation étant un mode de réponse contre l’infection, les anti-inflammatoires rendent les cellules de l’immunité moins vaillantes et efficaces », indique le docteur Alfandari. Aussi les médicaments à base d’ibuprofène sont-ils formellement déconseillés par le ministère de la santé, qui invite à privilégier le paracétamol. En respectant, bien sûr, les doses préconisées.

https://www.la-croix.com/France/Covid-1 ... 1201084415
fil - 21 Mar 2020 - 09:11
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19: nos questions pour un dépistage étendu maintenant !

Réquisitions, production locale, importation : nos questions pour un dépistage étendu maintenant. Le conseil scientifique déclare le dépistage massif du virus du COVID-19 nécessaire mais impossible pour le moment. Nous posons des questions qui remettent en cause la fatalité de ce délai : importations, production locale, réquisitions ; des mesures urgentes semblent possibles.

Communiqué de presse - 21 mars 2020

Le conseil scientifique sur le COVID-19 prend enfin position sur le dépistage et déclare qu'un dépistage massif est nécessaire mais impossible « pour le moment car les tests de dépistage nécessitent des composants dont une partie vient de Chine et des États-Unis. ». Nous saluons cette annonce mais nous regrettons qu’il ait fallu autant de temps pour que cette évidence soit actée et qu’il soit reconnu qu’étendre le dépistage n’est pas possible à cause de manque de capacités. Des mesures semblent pourtant être possibles pour accélérer les choses. Nous déplorons le fait que le gouvernement de la 7ème puissance économique mondiale, qui met souvent en avant son secteur pharmaceutique fort, considère impossible de trouver une solution de production nationale en de pareilles circonstances.

Nous posons les questions suivantes :

(1) Pourquoi l'Allemagne a-t-elle elle pu pratiquer un dépistage massif si elle aussi dépendait des États-Unis et de la Chine ? C'est bien qu'il existe des sources d'approvisionnement (qui permettent de n’importer aucun composant de Chine et des Etats-Unis), notamment en Europe, ce que nous indique des producteurs de réactifs français que nous avons contactés.

(2) S’il se révélait impossible de produire ces composants sur le sol français, alors pourquoi ne les importons-nous pas d'Allemagne ou des autres pays européens producteurs ?

(3) La France a sur son territoire un des leaders du secteur, Biomérieux. Il semble improbable que Biomérieux n’ait pas les capacités de production nécessaires, y compris pour obtenir ces composants. Pourquoi ne pas réquisitionner les moyens de production existants en France pour produire ces composants ? La loi d'urgence le permettra rapidement et compensera l'erreur du gouvernement en matière de « doctrine du dépistage », reconnue par Edouard Philippe jeudi matin.


Nous sommes conscient-es qu'il n'est pas possible de corriger en une semaine les conséquences de ces choix politiques vieux de plusieurs décennies[1]. Nous prenons d’ailleurs acte du fait que le conseil scientifique reconnaisse enfin que si on ne peut pas tester c'est pour des raisons économiques et non scientifiques, ce que le gouvernement n'a jamais reconnu, pressé de faire passer cette restriction pour une « doctrine » médicale. Nous demandons toutefois à ce qu'on ne fasse pas passer pour impossible techniquement ce qui est en fait la conséquence de politiques économiques de plusieurs décennies en matière de production locale, et le choix de la résignation dès les premières semaines de la crise. Il n'y a aucune fatalité en la matière tant que la volonté politique est là. Nous déplorons le manque de pro-activité du gouvernement pour faire face à la situation.

[1] Les restrictions actuelles du dépistage semblent avant tout liées au manque de personnel, aux manques de plateformes ouvertes, à l'absence de production locale publique de réactifs et matière première de réactifs, depuis de nombreuses années, à une domination du marché par trois géants pharmaceutiques que vous n’avez jamais tenté de réguler, à un manque de transparence sur les prix et sur les produits de santé et diagnostics utilisés.

https://blogs.mediapart.fr/edition/tran ... sjGg3e5e1Q
fil - 21 Mar 2020 - 10:33
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Essais cliniques : procédures accélérées pour l’évaluation des traitements du COVID-19 et recommandations aux promoteurs sur les essais en cours - Point d'information (ANSM 20/3/20)



L’ANSM est mobilisée auprès des équipes de recherche afin que les essais cliniques en cours se poursuivent dans les meilleures conditions, tout en continuant d’assurer la sécurité des patients. En effet, la poursuite des essais cliniques dans les hôpitaux va être perturbée en raison de la mobilisation des équipes médicales et des risques potentiels liés à l’épidémie à coronavirus COVID-19. Aussi, nous demandons aux promoteurs de réévaluer la pertinence de l’initiation ou de la poursuite d’un essai clinique, et le cas échéant, d’en adapter les modalités de mise en place. Afin d’accompagner les promoteurs en ce sens, nous proposons, en lien avec la Direction générale de santé (DGS) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), un guide des modifications envisageables dans la conduite de la recherche pour répondre aux contraintes inédites induites par la pandémie.
Concernant l’évaluation des essais cliniques en lien avec la prise en charge de l’infection par le SARS-CoV-2, des procédures accélérées ont été mises en place.
Evaluation des essais cliniques en lien avec la prise en charge de l’infection à coronavirus COVID-19
L’ANSM, la DGS et les Comités de protection des personnes (CPP) ont mis en place des procédures accélérées pour l'évaluation initiale des demandes d'autorisations.

Afin de garantir le bon suivi de ces dossiers, nous demandons aux promoteurs de prendre contact avec les autorités afin de prioriser l'essai clinique, d'orienter l'évaluation et d'établir si des informations additionnelles sont nécessaires.

https://www.ansm.sante.fr/Activites/Ess ... aph_172475
fil - 21 Mar 2020 - 10:44
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Lésion hépatique commune à COVID-19

NEW YORK (Reuters Health) - Selon une brève revue, jusqu'à 54% des patients atteints de COVID-19 développent des anomalies des enzymes hépatiques au cours de la progression de la maladie.

Une insuffisance hépatique a été rapportée chez jusqu'à 60% des patients atteints du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et chez les patients infectés par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, qui partagent tous deux une similitude de séquence génomique avec le coronavirus SARS 2 (SARS-CoV-2), qui est responsable de COVID-19.

Le Dr Fu-Sheng Wang et ses collègues du Centre national de recherche clinique pour les maladies infectieuses, Pékin, Chine ont utilisé les données de sept études de cas et du cinquième centre médical de l'hôpital général PLS, Pékin, Chine pour évaluer comment le foie est affecté dans COVID- 19.

Dans l'ensemble, 2 à 11% des patients atteints de COVID-19 présentaient des anomalies hépatiques et 14 à 53% des cas de COVID-19 présentaient des taux anornaux d'alanine aminotransférase et d'aspartate aminotransférase pendant la progression de la maladie.

Les patients atteints de COVID-19 sévère semblaient avoir des taux plus élevés de dysfonctionnement hépatique, et les patients symptomatiques étaient plus susceptibles d'avoir des enzymes hépatiques élevées par rapport aux patients souffrant d'une maladie subclinique, selon le rapport en ligne dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology.

La gamma-glutamyl transférase, un biomarqueur de diagnostic des lésions des cholangiocytes, était élevée chez 54% des patients COVID-19 hospitalisés au Fifth Medical Center, alors qu'un seul patient (1,8%) avait des taux élevés de phosphatase alcaline.

Ailleurs, l'analyse pathologique du tissu hépatique d'un patient décédé de COVID-19 n'a pas trouvé d'inclusions virales dans le foie.

Les maladies hépatiques chroniques touchent environ 300 millions de personnes en Chine, mais jusqu'à présent, l'interaction entre les maladies hépatiques existantes et COVID-19 n'a pas été étudiée.

"Compte tenu de leur statut immunodéprimé, une surveillance plus intensive ou des approches thérapeutiques personnalisées sont nécessaires pour les patients sévères atteints de COVID-19 avec des conditions préexistantes telles qu'une maladie hépatique avancée, en particulier chez les patients plus âgés présentant d'autres comorbidités", concluent les auteurs. "Des recherches supplémentaires devraient se concentrer sur les causes des lésions hépatiques dans COVID-19 et l'effet des comorbidités hépatiques existantes sur le traitement et les résultats de COVID-19."

Le Dr Hongcui Cao du First Affiliated Hospital, College of Medicine, Zhejiang University, Hangzhou, Chine, qui a récemment signalé les caractéristiques cliniques des cas importés de COVID-19 dans la province du Jiangsu, a déclaré à Reuters Health par e-mail, "Cet article a présenté un nouvelle idée selon laquelle les hépatocytes et les cholangiocytes pourraient être des cibles potentielles lors d'une infection par le SRAS-CoV-2, car l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2), qui sert de récepteur viral, est détectée (même à de faibles niveaux) dans les cellules endothéliales, la bile occasionnelle canaux et hépatocytes périvenulaires dans les foies sains. "

"Pendant ce temps, les chercheurs précédents ont déclaré que les lésions hépatiques chroniques chez le rat et l'homme régulent positivement l'ACE2", a-t-elle déclaré. "En combinant ces preuves, les patients souffrant de troubles hépatiques préexistants pourraient être plus sensibles au SRAS-CoV-2."

"Les patients présentant des dysfonctionnements hépatiques préexistants doivent être surveillés de plus près et recevoir des médicaments protecteurs du foie en cas de besoin", a déclaré le Dr Cao. «Pour les patients souffrant de lésions hépatiques sévères, un système de purification du sang du foie artificiel est recommandé. Ce système est capable d'éliminer les médiateurs inflammatoires et de bloquer la tempête de cytokines qui sont potentiellement dangereux pour le foie et d'autres organes, et équilibre simultanément le niveau d'électrolyte et d'acide-base du corps Ce système a déjà montré une efficacité thérapeutique améliorée pour le traitement des patients atteints du SRAS. "

SOURCE:

https://bit.ly/339DVFh The Lancet Gastroenterology and Hepatology, en ligne le 4 mars 2020.
fil - 22 Mar 2020 - 07:21
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Objectif guérison

Le monde de la recherche se mobilise pour vaincre la COVID-19. Certains médicaments déjà sur le marché suscitent beaucoup d’espoir. Et certains rêvent à un vaccin dès l’automne. Mais comme une douche froide, des résultats décevants sont arrivés de Chine mercredi. Tour d’horizon des médicaments et vaccins en préparation.

Faux départ

La nouvelle est tombée mercredi soir : le premier essai clinique achevé pour un médicament contre la COVID-19, sur 199 patients en Chine, n’a pas obtenu les résultats escomptés. « Aucun avantage sur les soins standards n’a été observé pour le traitement lopinavir-ritonavir », conclut l’étude publiée dans le New England Journal of Medicine. Ces deux médicaments anti-VIH entravent l’activité de la quinzaine de gènes du virus impliqués dans le « complexe de réplication », la multiplication du virus à l’intérieur de la cellule infectée. Ce traitement était en train d’être testé pour un autre coronavirus touchant les humains, responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS). Lundi, des chercheurs australiens avaient affirmé aux médias avoir testé avec succès le traitement lopinavir-ritonavir sur quelques-uns de leurs patients.

Contre l’Ebola et l’hépatite C

Un autre médicament testé pour le MERS, le remsedivir, est encore en essai clinique en Chine. Il avait été mis au point pour l’Ebola par la compagnie Gilead, avec du financement de l’armée américaine, puis abandonné au profit d’un autre traitement anti-Ebola. Le remsedivir est un « analogue de nucléotide » qui ressemble à la cible du virus. Un autre analogue de nucléotide, la ribavirine, utilisé contre l’hépatite C, est aussi testé en Chine.

Les promesses de l’anti-malaria

Des chercheurs australiens ont également testé avec succès sur quelques patients un médicament anti-malaria, la chloroquine. Celle-ci suscite beaucoup d’intérêt dans de nombreux pays, au point que le Royaume-Uni a interdit la vente des stocks de chloroquine du pays à l’étranger. En conférence de presse jeudi, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est montré très optimiste et a affirmé que ce médicament pourrait « changer la donne ».

La chloroquine a été efficace contre le virus de la COVID-19 dans des essais précliniques sur des bouillons de culture et des essais cliniques sur des patients sont en cours en Chine. Une étude préclinique sur 36 patients, publiée mercredi par des chercheurs marseillais dans l’International Journal of Microbial Agents, avance qu’un cousin de la chloroquine est efficace contre la COVID-19. Il pourrait affecter l’acidité à l’intérieur de l’« appareil de Golgi », l’une des sections des cellules infectées où sont fabriquées les protéines, notamment les protéines du virus ayant pris le contrôle de l’usine à protéines de sa cible.

Progrès d’une équipe québécoise

Des chercheurs québécois qui veulent vérifier l’efficacité d’un antiviral contre la COVID-19 sont quant à eux en bonne voie de démarrer bientôt des essais cliniques en Chine. Leur médicament a déjà été envoyé sur place, mais reste le défi de coordonner l’étude à distance, dans un contexte difficile. « C’est évident que le contexte actuel complique un peu les choses. Nous sommes en shut-down ici pour tout ce qui n’est pas critique, mais on a bon espoir de lancer l’étude bientôt », explique Caroline Lord, porte-parole de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

L’équipe, dirigée par les chercheurs Michel Chrétien et Majambu Mbikay, veut vérifier le potentiel de l’isoquercétine à traiter la COVID-19. L’IRCM a obtenu l’autorisation de la Chine pour tester le médicament sur 1000 patients atteints de la COVID-19.

L’argent a freiné le projet pendant un moment, mais la Lazaridis Family Foundation, une fondation ontarienne lancée par l’un des cofondateurs de BlackBerry, a finalement octroyé 1 million de dollars à l’IRCM pour démarrer l’étude clinique. Un lot de médicaments est parti de Suisse vers la Chine par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.

Aux dernières nouvelles, l’IRCM n’avait pas encore reçu de confirmation de son arrivée. Une équipe montréalaise devait initialement se rendre sur place pour coordonner les tests, mais cela se fera finalement à distance étant donné les restrictions de voyage.

Les vaccins

Une demi-douzaine d’entreprises, parmi la quarantaine qui travaille sur des vaccins anti-COVID-19, ont déjà fait des essais sur les animaux et sont sur le point de lancer des essais sur les humains. L’Américaine Moderna, qui avait déjà travaillé sur un vaccin anti-MERS, est la première en ligne, suivie de près par l’entreprise allemande CureVac, qui vise un essai clinique humain à partir de juin. D’autres compagnies qui avaient travaillé sur le MERS ou le SRAS sont aussi de la partie.

La profusion des projets de vaccins porte parfois à confusion : Moderna a affirmé au président Donald Trump qu’elle pourrait avoir un vaccin en « quelques mois », mais a précisé depuis qu’il s’agissait d’un possible essai clinique de phase 2 dès l’été prochain. Les médias allemands, de leur côté, ont avancé que le président Trump avait essayé d’ « acheter » le vaccin de CureVac pour le réserver en priorité aux Américains. Une entreprise québécoise, Medicago, a annoncé pour sa part avoir exprimé des séquences du virus responsable de la COVID-19 dans des plantes, première étape vers la mise au point d’un vaccin.

Les antigrippaux

Des médicaments antiviraux utilisés contre la grippe sont aussi testés en Chine sur des patients, notamment le favipiravir, qui interfère avec la capacité de reproduction de l’ARN (acide ribonucléique) du coronavirus. Les antiviraux antigrippaux sont souvent trop spécifiques pour l’influenza, selon Richard Leduc, de l’Université de Sherbrooke, mais dans certains cas des similitudes avec le coronavirus responsable de la COVID-19 existent. M. Leduc a ainsi reçu des subventions fédérales d’urgence début mars pour rependre des travaux sur un antiviral antigrippal en l’adaptant au coronavirus.

Renforcer le système immunitaire…

Un autre médicament qui était en train d’être testé contre le MERS, un interféron, est aussi essayé en Chine. Les interférons stimulent de manière générale l’activité du système immunitaire, notamment les enzymes responsables de la destruction de l’ARN. Les virus stockent leurs informations génétiques sous forme d’ARN (acide ribonucléique) plutôt que sous forme d’ADN (acide désoxyribonucléique), comme c’est le cas chez l’homme et l’animal. Les interférons sont utilisés par certaines immunothérapies anti-cancer. Un autre médicament anti-cancer, le camostat, qui interfère avec l’entrée du virus dans les cellules humaines par l’intermédiaire de la protéine humaine TMPRSS2 située à la surface des cellules humaines, a aussi montré des essais prometteurs sur des bouillons de cellules virales en Allemagne.

… ou l’affaiblir

On peut au contraire ralentir l’activité du système immunitaire, comme on le fait pour soigner l’arthrite rhumatoïde. Début mars, l’entreprise pharmaceutique suisse Roche a fait des essais de son médicament tocilizumab sur des patients atteints de la COVID-19 en Chine, et un essai clinique de phase 3 en bonne et due forme a été annoncé cette semaine aux États-Unis. Quand il est attaqué par le coronavirus, le système immunitaire peut parfois attaquer des cellules saines ou sécréter trop de molécules anti-inflammatoires, ce qui pourrait expliquer la gravité des pneumonies associées à la COVID-19.

Des anticorps dans les plantes

La compagnie Medicago de Québec, qui est dans la course aux vaccins, a aussi utilisé des plantes pour fabriquer des « anticorps monoclonaux », l’un des traitements efficaces contre l’Ebola. Medicago entend mettre au point des anticorps monoclonaux pour traiter la COVID-19, mais n’a pas encore annoncé de progrès sur ce point.

Purifier le sang des survivants

Au début de la semaine, dans le Journal of Clinical Investigation, deux chercheurs de l’Université Johns Hopkins ont avancé que la voie la plus rapide pour traiter et prévenir la COVID-19 pourrait être la purification du sang des survivants. Cette approche « sérologique » implique d’énormes efforts de purification, mais a donné des résultats contre le SRAS en 2003. Dans le film Contagion, de Steven Soderbergh, l’approche sérologique est discutée puis rejetée parce qu’elle était trop compliquée.

Le défi des essais cliniques

Début février, le Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé appelait à la mise sur pied d’un « protocole unifié » pour les essais cliniques multicentres de médicaments contre la COVID-19. Le problème, c’est que la plupart des essais pour le moment ont lieu en Chine, où il n’y a presque plus de nouveaux cas. Les essais cliniques doivent donc être coordonnés à l’avance par les hôpitaux de nombreux pays pour avoir un nombre suffisant de patients.

En chiffres

105
Nombre d’essais cliniques de médicaments et de vaccins contre la COVID-19 en Chine en date du 28 février

84 Nombre d’essais cliniques de médicaments et de vaccins contre la COVID-19 aux États-Unis en date du 14 mars

40
Nombre de coronavirus qui attaquent l’humain et l’animal

De 15 % à 30 %
Pourcentage des rhumes qui sont causés par quatre coronavirus

De 100 à 1000 Nombre de nouveaux virus pouvant être produits chaque jour par une cellule infectée

Sources : OMS, Université Harvard, The Economist, Université de l’Iowa

https://www.lapresse.ca/covid-19/202003 ... erison.php
fil - 24 Mar 2020 - 07:03
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Le SARS-CoV-2 reste viable pendant des heures dans les aérosols et pendant des jours sur les surfaces

• Le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (Severe Acute Respiratory Syndrome coronavirus 2, SARS-CoV-2) reste viable et infectieux jusqu’à 3 heures dans les aérosols et jusqu’à 3 jours sur certaines surfaces.

• Il convient de renforcer les stratégies d’hygiène à l’échelle individuelle et domestique.
• Les personnels hospitaliers réalisant des procédures générant des aérosols doivent prendre des précautions supplémentaires.

• Le SARS-CoV-2 reste viable pendant environ 3 heures sous forme d’aérosol.
Le titre infectieux a baissé de 10 3,5 à 10 2,7 dose infectieuse en culture tissulaire [DICT] 50 /ml durant cette période (contre 10 4,3 à 10 3,5 DICT 50 /ml pour le SARS-CoV-1).
• Le SARS-Cov-2 a démontré une plus grande stabilité sur le plastique et l’acier inoxydable que sur le cuivre et le carton.
- Plastique : 10 3,7 à 10 0,6 DICT 50 /ml après 72 heures.
- Acier inoxydable : 10 3,7 à 10 0,6 DICT 50 /ml après 48 heures.
-Cuivre : pas de SARS-CoV-2 viable après 4 heures, contre 8 heures pour le SARS-CoV-1.
- Carton : pas de SARS-CoV-2 après 24 heures, contre 8 heures pour le SARS-CoV-1.
• Demi-vie dans les aérosols pour l’ensemble des conditions expérimentales :
- SARS-CoV-2 : durée médiane de 1,1–1,2 heure (IC à 95 % : 0,64–2,64) ;
- SARS-CoV-1 : 0,78–2,43 heures ;
• SARS-CoV-2 : viabilité médiane la plus longue observée sur :
- l’acier inoxydable : 5,6 heures ;
- les matières plastiques : 6,8 heures.

• Une étude en laboratoire a été menée, visant à évaluer le SARS-CoV-2, par rapport au SARS-CoV-1, en termes de viabilité dans les aérosols, de stabilité sur les surfaces et de taux de décroissance, dans le cadre de 10 conditions expérimentales et 5 conditions environnementales (les aérosols, les matières plastiques, l’acier inoxydable, le cuivre et le carton).

https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMc2004973
fil - 24 Mar 2020 - 09:18
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Le SARS-Cov-2 survit 3 jours sur le plastique et l'acier

Des chercheurs américains ont évalué la stabilité du SARS- CoV-2 en aérosol et sur plusieurs surfaces, et l'ont comparée à celle du SARS-CoV-1, responsable de l'épidémie en 2003.

L'équipe de Neeltje van Doremalen a réalisé dix expériences impliquant les deux virus, SARS-CoV1 et SARS-CoV-2, dans cinq environnements différents : aérosol, plastique, acier inoxydable, cuivre et papier carton.

Si le virus est pulvérisé dans des gouttelettes via un nébuliseur, il est toujours capable d'infecter une personne pendant au moins trois heures. En trois heures, la titration passe de 103,5 à 102,7 TCID50 par litre (un TCDID représente la quantité de virus nécessaire pour infecter et détruire la moitié des cellules dans un milieu de culture).

Le SARS-CoV-2 est très stable sur des surfaces comme le plastique ou l'acier, plus que sur le cuivre ou le carton. Du virus viable était en effet toujours présent 72 heures après son application sur du plastique ou de l'acier, avec une titration qui restait supérieure à 100 TCID50. Sur le cuivre, il n'y avait plus de virus viable quatre heures après y avoir été déposé. Sur le carton, le SARS-CoV-2 avait disparu au bout de huit heures.

La stabilité du SARS-CoV-2 est très proche de celle du SARS-CoV1, indiquant que « les différences épidémiologiques de ces virus proviennent d'autres facteurs, notamment la plus forte charge virale dans les voies aériennes supérieures et le potentiel de personnes infectées par le SARS-CoV-2 à propager et transmettre le virus en étant asymptomatiques », indiquent les auteurs. Ces résultats suggèrent qu'une transmission via l'environnement est possible pour les deux coronavirus.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... -et-lacier
fil - 24 Mar 2020 - 17:03
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : au CHU d'Angers, les soignants mobilisent leurs forces

Alors que les régions Grand Est et Île-de-France sont touchées de plein fouet par l’épidémie de Covid-19, les centres hospitaliers de province font face à un flux croissant de patients. Comment, avec des moyens humains souvent limités, se préparent-ils à l’arrivée de la « grande vague » annoncée pour début avril ? Le point sur la situation dans les Pays de la Loire, avec le Dr Dominique Savary, médecin urgentiste réanimateur au CHU d’Angers, et collaborateur de longue date de Medscape (le blog du Dr Savary).



Medscape : Combien de patients Covid-19 recevez-vous actuellement dans votre service d’urgence ?

Dr Savary : Aujourd’hui, 80% des patients que nous accueillons aux urgences sont des cas suspects de Covid-19 ; en moyenne 5% d’entre eux s’avèrent positifs. Globalement nous recevons moins de patients que d’habitude (120 versus 165 par jour avant l’épidémie). On observe le même phénomène dans toute la région, les gens semblent suivre les consignes de ne pas se présenter aux urgences sauf en cas de nécessité absolue. En revanche, la charge de travail est beaucoup plus importante puisqu’il nous faut appliquer les mesures de protection des personnels soignants, mais aussi de nettoyage des locaux où sont passés les malades.

Ces mesures de protection vous semblent-elles suffisantes pour assurer votre sécurité et celle de vos collègues?

Nous possédons déjà une formation AFGSU spécialisée en médecine de catastrophe, dispensée par les centres de formation des SAMU, et notamment sur l’habillage et le déshabillage en cas de pathologies infectieuses. Mais dès janvier, quand nous avons vu ce qui arrivait, nous avons décidé de nous y remettre, et tout le monde a repris des séances de formation. Et le gouvernement a fourni des outils de e-learning pour le personnel. Nous nous sommes donc préparés.

Comment prenez-vous en charge les patients non-COVID dans ce contexte épidémique?

Les urgences sont maintenant séparées en deux, avec une entrée dédiée au Covid et une autre pour les patients « classiques ». On a donc deux groupes de soignants, les uns habillés de la tête aux pieds toute la journée, et les autres qui travaillent comme d’habitude. Nous continuons à préparer les locaux, à mettre des tentes à l’entrée des urgences… Nous rognons sur les services d’à côté pour avoir plus de surface.

Avez-vous fait appel à d’autres soignants (étudiants, médecins retraités…) pour parer au manque d’effectif, comme on a pu le voir dans d’autres pays?

Sur le Maine-et-Loire, on a réussi à mettre en œuvre – et je pense que c’est assez unique – des centres de consultation de médecine générale qui sont dédiés au Covid-19 (28 points sur tout le département). Donc les généralistes sont sortis de leur cabinet et pratiquent dans des cabinets dédiés dans lesquels ils peuvent appliquer les mêmes mesures de protection que nous. Avec des infectiologues, nous avons formé ces généralistes, de l’habillage au diagnostic. Comme nous sommes un centre universitaire, nous avons, en même temps, formé des étudiants. Les externes nous aident à gérer le flux de patients. Quant aux retraités ou aux médecins volontaires, ils nous aident en régulation. Notre activité au centre 15 a en effet quadruplé, donc nous avons eu très vite besoin d’aide pour décrocher les appels. Depuis la mise en place du numéro vert, les choses se sont un peu tassées, nous sommes désormais à environ 2-3 fois le flux habituel.

Avez-vous formé d’autres spécialistes aux gestes de réanimation pour aider les urgentistes… ou cela vous semble-t-il encore lointain ?

Cela ne nous semble pas du tout lointain. Dans notre service d’urgence, il y a déjà 20% de personnels soignants en moins ― ils sont en arrêt de travail préventif car ils présentent des facteurs de risque (hypertension, diabète etc.) ou sont enceintes. D’autres doivent rester chez eux pour garder leurs enfants [depuis la fermeture des écoles]. Donc on a formé surtout des généralistes.

Quel est le protocole lorsqu’un soignant est malade?

Les paucisymptomatiques continuent de travailler avec des protections. Ceux qui sont vraiment malades, mais sans détresse respiratoire, sont traités chez eux. Ceux qui ont des signes respiratoires sévères (comme actuellement deux de nos infirmières) sont hospitalisés. Pour l’instant, les Pays de la Loire est une des régions les moins touchées. Donc même si on a peu de moyens, la question [de faire travailler des médecins malades] se pose moins, contrairement à ce qui se passe dans le Grand Est où les centres de réanimation sont déjà à flux tendu…

Pour vous, qu’est-ce qui a changé depuis le passage au stade 3 de l’épidémie?

La grande différence est qu’on ne fait plus de dépistage systématique. On considère que les patients sont Covid-19 dès l’apparition de symptômes et ils sont pris en charge comme tels. On n’attend plus de faire des écouvillonnages, on n’attend plus les résultats des tests et on n’est plus obligé de les hospitaliser en quarantaine.

Que pensez-vous du dépistage systématique?

Pour être honnête, nous ne sommes pas capables de le faire actuellement. Dans notre région, les CHU de Nantes et d’Angers peuvent faire chacun 90 écouvillonnages par jour seulement. Donc nous sommes très limités. C’est sûr qu’il faudrait pouvoir tester les soignants : aujourd’hui si une infirmière est un peu malade, elle sera mise en 14aine avec un traitement. S'il était possible de la dépister, elle pourrait revenir au travail plus tôt si elle est négative. Cela se fait dans des centres parisiens, mais ici nous ne sommes pas en capacité de le faire.

Des témoignages indiquent que certains hôpitaux, débordés par l’afflux de patients, ne reçoivent plus les personnes de 75 ans et plus. Envisagez-vous cette situation ?

Pour le moment nous avons décidé de ne pas mettre de limite d’âge. D’autant plus que certaines personnes ont un âge physiologique qui est effectivement avancé, mais présentent également un bon état de santé général, alors que d’autres plus jeunes ont d’importantes comorbidités… Par exemple, ma mère a 74 ans, elle travaille tous les jours dans son cabinet, elle a la pêche et vit tout à fait normalement ! En revanche, je vois passer parfois des patients de 60 ans qui sont malheureusement obèses, avec des comorbidités majeures et qui ont un pronostic très sombre. Ce sont de vrais questions éthiques. Nous avons créé un comité de crise avec les réanimateurs et nous travaillons avec notre comité d’éthique local pour voir comment procéder. Pour l’instant on ne limite pas, on ne voit pas pourquoi on sortirait les personnes âgées de la thérapeutique. Mais on verra une fois la vague arrivée…

Quelles sont les thérapies pharmacologiques prévues pour vos patients SARS-CoV-2+?

À Angers, nous participons à un essai en cours avec l’hydroxychloroquine. Nous avions proposé cette thérapeutique dans d’autres pathologies, donc nous avions déjà un stock de ce médicament, ce qui nous permet de participer largement à cette recherche. Mais pour le moment, l’hydroxychloroquine est à l’essai, elle n’est absolument pas utilisée systématiquement chez tous les patients. Même si on a des espoirs, aujourd’hui, on n’a pas de certitude, donc il faut attendre que la phase 3 soit terminée. En fait, en terme de thérapeutique, nous nous sommes surtout préparés à ventiler les patients qui sont dans un état grave.

Aurez-vous assez de respirateurs ?

Nous avons triplé le nombre de respirateurs et nous avons fait des propositions sur les modes respiratoires les plus adaptés. Pour l’instant nous avons des masques et des blouses. Est-ce que ce sera suffisant ? Nous avons l’impression que oui, mais nous n'en savons rien…

Que pensez-vous du port du masque pour les non-soignants tel que plébiscité par les médecins asiatiques, mais déconseillé par le Gouvernement?

Dans un monde idéal, tout le monde devrait porter un masque. Mais aujourd’hui, si on le recommande, on n’aura pas assez de masques pour les soignants qui font face à des malades avec Covid-19 avéré. Il nous faut donc faire un choix. Certes, les gens peuvent se protéger plus. Mais les masques faits-maison n’ont pas la même capacité de protection que les nôtres. Il ne faudrait pas relâcher les mesures barrières comme le lavage des mains ou la distanciation parce qu’on a un masque sur le nez. C’est le risque que je vois. Surtout qu’enlever un masque n’est pas si simple, il y a un risque de contamination des mains. Le masque est certes une barrière directe mais il faut savoir le manipuler avec précaution.

Mise à part les facteurs de risques connus (HTA, obésité…), prenez-vous en compte d’autres facteurs pour évaluer les patients que vous traitez?

On sait aujourd’hui que la réponse inflammatoire revient au début de la deuxième semaine de la maladie, donc à J8, et qu’elle a probablement une action sur la coagulation. À Angers, comme ailleurs, nous avons vu des patients qui, en plus de la maladie pulmonaire, ont fait des thromboses et ont succombé à une embolie pulmonaire, en raison de ce phénomène inflammatoire. Nous avons donc rajouté, pour les patients les plus graves, ou même s’ils sont à domicile, une prophylaxie préventive anticoagulante avec des HBPM. Il faut probablement être très attentif à ce phénomène, mais il nous manque du recul pour comprendre précisément cette maladie. Les publications actuelles montrent que les données sont très variables, il est donc difficile d’être certain de quoi que ce soit ou d’établir des règles.

Malgré les recommandations de distanciation, un nombre important d’habitants des grandes villes, notamment de Paris, se sont déplacés pour s’installer en province durant le confinement. Cet afflux de population vous inquiète-t-il?

Nous ne les avons pas encore vus arriver. Nous avions modélisé le flux de patients Covid-19, et dans notre région la première vague importante est estimée arriver début avril. S’il y a eu un grand déplacement de gens, quittant Paris pour la province, nous risquons effectivement de voir la vague arriver plus tôt. Donc nous allons essayer d’être prêts avant, soit d’ici vendredi prochain.

Dans votre entourage, les gens sont-ils inquiets?

Oui, les gens sont inquiets. J’essaye de les rassurer, mais c’est difficile. Pour les professionnels comme nous, c’est différent, on sait comment se protéger. Je ne suis pas inquiet de ce côté-là car c’est mon métier. J’ai eu l’occasion d’intervenir en Guinée avec Ébola… la tension était alors bien plus importante, avec des mesures de confinement encore plus strictes.

Avec les équipes nous faisons des mises au point quotidiennes, les connaissances sur le Covid-19 évoluant très vite. Il faut rester informés, notamment sur toutes les recommandations des sociétés savantes et des nouvelles découvertes, faites en Italie et ailleurs. Il faut s’adapter et savoir modifier constamment nos pratiques.

Medsape
fil - 24 Mar 2020 - 17:05
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Comment préparer les pays de l’hémisphère Sud à l’arrivée de l’hiver et du COVID-19 ?

Les pays de l’hémisphère Sud se dirigent vers l’hiver : la transmission de tous les virus respiratoires va donc augmenter et aggraver la saturation des systèmes de santé en cas d’épidémie de COVID-19
En l’absence de vaccin contre le COVID-19, augmenter la couverture vaccinale anti-grippale et anti-pneumococcique paraît légitime pour éviter les cas graves de ces infections et ainsi soulager le système de santé
Ces couvertures vaccinales sont insuffisantes dans les pays de l’hémisphère Sud à revenu faible et intermédiaire ayant des systèmes de santé déjà fragiles
Une réflexion semble nécessaire pour anticiper ce problème…
Dans l’hémisphère Nord, on ne sait pas encore si l’arrivée du printemps et de l’été pourra aider à diminuer la propagation du SARS-CoV-2, mais on sait au moins que cela aura un impact sur la majorité des autres virus respiratoires qui circulent principalement l’hiver. Par exemple, l’épidémie de grippe est en train de diminuer en France, ce qui est une bonne nouvelle pour le désengorgement du système de santé.

Cependant, si la venue des beaux jours arrange les pays de l’hémisphère Nord qui se battent actuellement contre le COVID-19, ce n’est pas le cas pour les pays de l’hémisphère Sud qui viennent de passer à l’automne et bientôt à l’hiver. La transmission de tous les virus respiratoires va donc augmenter, comme celle du SARS-CoV-2 s’il est introduit dans ces pays. Comment les pays de l’hémisphère Sud à revenu faible et intermédiaire peuvent-ils se préparer pour atténuer l’impact de l’épidémie de COVID-19 sur leur système de santé déjà fragile ?

Bien que les premiers essais de phase I aient commencé, un vaccin contre le COVID-19 ne sera pas disponible avant l’arrivée de l’hiver dans l’hémisphère Sud. En revanche, des vaccins sont disponibles pour prévenir d’autres infections respiratoires et ainsi réduire les consultations en soins primaires, les hospitalisations et la morbimortalité liées à ces infections. Pourtant, ces vaccins ne sont pas suffisamment utilisés…

Par exemple, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que chaque année dans le monde, l’épidémie de grippe est responsable de 3 à 5 millions de cas graves et de 290.000 à 650.000 décès liés à une cause respiratoire. La vaccination contre la grippe permet de diminuer le risque de maladies sévères, d’hospitalisations et d’admissions en soins intensifs. Ainsi, si les pays de l’hémisphère Sud sont frappés cet hiver par une épidémie de COVID-19 en même temps qu’une épidémie de grippe, réduire l’impact de la grippe en augmentant les programmes de vaccination pourrait être un facteur essentiel pour permettre aux systèmes de santé de tenir le coup. Cependant, le taux de couverture vaccinale anti-grippale des populations à risque est insuffisant dans les pays de l’hémisphère Sud à revenu faible et intermédiaire, notamment par manque de moyens financiers et d’approvisionnement en vaccins. La vaccination des professionnels de santé contre la grippe est également un facteur important pour réduire l’absentéisme.

De la même manière, la bactérie Streptococcus pneumoniae reste la principale cause de pneumonie communautaire et circule surtout l’hiver. La vaccination anti-pneumococcique peut donc permettre de réduire les hospitalisations pour pneumonie, les cas de pneumonie communautaire et les maladies invasives à pneumocoque. Bien que cette vaccination fasse partie du calendrier vaccinal des enfants dans la plupart des pays, elle n’est pas suffisamment utilisée chez les adultes à haut risque comme ceux étant positifs au VIH ou ayant d’autres causes d’immunodépression (incluant la baisse d’immunité liée à l’âge). Tout comme pour la grippe, améliorer la couverture vaccinale contre les pneumocoques chez les enfants et les adultes permettrait de soulager les systèmes de santé en cas d’épidémie de COVID-19.

Face à l’incertitude concernant la gravité de l’atteinte des pays de l’hémisphère Sud par le SARS-CoV-2 cet hiver, le principe de précaution est-il suffisant pour justifier le coût d’une augmentation de la couverture vaccinale anti-grippale et anti-pneumococcique dans ces pays ? Comment trouver les fonds ? À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles…

Références :

Sources : Mendelson M. Could enhanced influenza and pneumococcal vaccination programs help limit the potential damage from SARS-CoV-2 to fragile health systems of southern hemisphere countries this winter? Int J Infect Dis. 2020 Mar 16 (sous press)
fil - 25 Mar 2020 - 08:11
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : La Pr Françoise Barré-Sinoussi nommée à la tête du Comité de chercheurs chargé de conseiller le gouvernement

Le président de la République française a présenté mardi 24 mars le Comité analyse recherche et expertise (CARE), qui réunit 12 chercheurs et médecins pour conseiller le gouvernement sur les traitements et les tests contre le coronavirus.

Ce CARE, installé en présence du Premier ministre, du ministre de la Santé et de la ministre de Recherche, sera présidé par la Pr Françoise Barré-Sinoussi, virologiste à l’Institut Pasteur/Inserm, co-récipiendaire du Prix Nobel 2008 pour la découverte du VIH en France en 1983. Françoise Barré-Sinoussi est engagée depuis le début de l’épidémie de VIH/sida en faveur de l’accès aux traitements, du dépistage, ainsi que dans la recherche d’un traitement d’éradication du VIH. Elle est également présidente de l’association Sidaction.

Son objectif sera de «conseiller le gouvernement pour ce qui concerne les programmes et la doctrine relatifs aux traitements, aux tests et aux pratiques de “backtracking” qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le virus du COVID-19», selon l’Élysée.

Le comité «assurera notamment le suivi des études thérapeutiques autorisées en France et les essais engagés sur des traitements à l’étranger». Il «accompagnera la réflexion des autorités sur la doctrine et la capacité à réaliser des tests ainsi que sur l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées», poursuit la présidence.

Le gouvernement se fait déjà conseiller par un conseil scientifique, composé de dix experts, pour la gestion de la crise sanitaire et présidé par Jean-François Delfraissy, médecin immunologiste et président du Comité consultatif national d’éthique. Dix autres experts travaillent à ses côtés, dont deux infectiologues : Yazdan Yazdanpanah (hôpital Bichat, Paris), et Denis Malvy (groupe hospitalier Pellegrin, Bordeaux). Lila Bouadma (hôpital Bichat) est réanimatrice, Bruno Lina (Hospices civils de Lyon), professeur en virologie, Pierre-Louis Druais, médecin généraliste et membre de la Haute autorité de santé, et Arnaud Fontanet (Institut Pasteur), épidémiologiste, spécialiste des maladies émergentes. Trois membres ne sont pas médecins: le mathématicien Simon Cauchemez (Institut Pasteur), spécialiste des modélisations des épidémies, Daniel Benamouzig (Institut de santé publique), sociologue, et Laëtitia Atlani-Duault (Institut de recherche pour le développement), qui coordonne le programme scientifique «Changements globaux et risques infectieux émergents».

Didier Raoult (CHU de la Timone, Marseille), a claqué la porte de ce conseil scientifique le 24 mars, dénonçant des désaccords dans la gestion de la crise.

Attention aux effets d’annonce
Dans un entretien au Monde, François Barré-Sinoussi se dit «inquiète, comme tout le monde, face à cette épidémie, qui me rappelle en bien des points beaucoup de choses douloureuses des débuts de l’épidémie de VIH/sida». Et elle insiste: «Faisons très attention aux effets d’annonce, on en a vécu beaucoup dans le domaine du VIH/Sida. Par exemple, des candidats-vaccins avaient été annoncés comme protégeant du VIH ; certaines personnes les ont utilisés et ont été infectées. Certains ont utilisé des médicaments qui étaient censés les guérir, sans succès. L’actualité nous rappelle de tristes histoires. Ne donnons pas de faux espoirs, c’est une question d’éthique.»

Concernant les récentes annonces autour de la chloroquine, la chercheuse rappelle qu’«évaluer de nouvelles molécules prendra du temps»: «J’attends les résultats de l’essai Discovery, conçu dans le cadre du consortium Reacting, qui vient de démarrer et qui portera sur 3 200 personnes, dont 800 en France. Un premier groupe recevra des soins standards sans médicament ; un deuxième se verra administrer l’antiviral remdesivir ; puis dans le groupe 3, les patients recevront une association lopinavir-ritonavir ; la même association sera administrée dans le quatrième groupe en combinaison avec un autre médicament, l’interféron bêta, et un cinquième avec l’hydroxicholoroquine [seul], qui a été ajouté récemment. Tous ces groupes de patients sont bien sûr traités avec en plus des soins standards. De premières analyses fiables devraient être connues dans une quinzaine de jours. Cet essai est fait dans les règles de l’art. Soyons patients.»

Avant toute chose, François Barré-Sinoussi appelle au «strict respect du confinement». Le Covid-19 a fait 860 morts en France depuis le début de l’épidémie, dont cinq médecins, et 2 082 patients étaient lundi soir en réanimation, selon un dernier bilan.

NB: La Pr Françoise Barré-Sinoussi est la marraine de Vih.org.

https://vih.org/20200324/covid-19-la-pr ... vernement/
fil - 25 Mar 2020 - 08:17
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 et le foie: peu d'inquiétude

La plus grande étude sur COVID-19 à ce jour1a montré que la prévalence des aminotransférases et de la bilirubine élevées chez les personnes les plus défavorisées était au moins le double de celle des autres. Bien que la dysfonction hépatique cliniquement significative n'ait pas été quantifiée, cette étude et d'autres ont conduit certains à suggérer que cette découverte pourrait présenter des défis cliniques.2Un examen attentif des données disponibles confirme une prévalence plus élevée de taux anormaux d'aminotransférase dans les cas graves de maladie à COVID-19, mais ces études suggèrent en réalité que les lésions hépatiques cliniquement significatives sont rares, même lorsque les données pour les patients les plus gravement malades sont sélectionnées .

ien que des niveaux élevés de pression expiratoire positive puissent contribuer à la congestion hépatique en augmentant la pression auriculaire droite et en empêchant le retour veineux, les données suggèrent que de nombreux patients admis à l'hôpital avec COVID-19 présentent des anomalies des tests sanguins du foie sans ventilation mécanique. De plus, la distribution des niveaux d'aminotransférase parmi les patients atteints de COVID-19 ne soutient pas que l'hépatite hypoxique soit un phénomène courant, selon la littérature publiée. Les lésions hépatiques d'origine médicamenteuse sont un facteur contributif possible aux anomalies anormales observées des tests sanguins hépatiques après le début de la thérapie et doivent être envisagées par les cliniciens, mais un léger dérangement des tests hépatiques est présent au départ chez de nombreux patients atteints de COVID-19 avant une utilisation importante de médicaments.table ). Il est donc possible que les élévations de l'aminotransférase ne proviennent pas nécessairement du foie seul et que l'infection au COVID-19 puisse induire une myosite similaire à celle observée dans les infections grippales sévères.
Il a été proposé que COVID-19 provoque des lésions hépatiques directes via une hépatite virale, mais nous pensons qu'il existe d'autres explications. Premièrement, le dérangement de la fonction hépatique est clairement modéré. Deuxièmement, lorsque des tests de la fonction hépatique pour des patients présentant des durées de symptômes différentes sont examinés, rien n'indique qu'une présentation ultérieure soit associée à un plus grand dérangement de la fonction hépatique.3 La seule biopsie hépatique post-mortem d'un patient avec COVID-19 n'a montré qu'une stéatose microvésiculaire, une constatation courante dans la septicémie.4 Plus important encore, d'autres virus respiratoires produisent des élévations similaires des biomarqueurs de la fonction hépatique, qui seraient liés aux lésions hépatiques dues aux interactions immunitaires impliquant les cellules T cytotoxiques intrahépatiques et les cellules de Kupffer.5Ce phénomène croît et décroît parallèlement à une maladie virale respiratoire et en l'absence de réplication virale hépatique, ce qui pourrait expliquer pourquoi des résultats moins bons n'ont pas été observés chez les 42 patients atteints d'une maladie hépatique chronique et COVID-19 qui disposaient de données sur les résultats ( tableau ).
La dysfonction hépatique dans le COVID-19 sévère s'accompagne d'une plus grande activation des voies coagulantes et fibrinolytiques, d'une numération plaquettaire relativement déprimée, d'une augmentation du nombre de neutrophiles et des ratios neutrophiles / lymphocytes, et de niveaux élevés de ferritine.6 Bien que ces marqueurs soient considérés comme des marqueurs non spécifiques de l'inflammation, nous pensons qu'ils correspondent au paradigme de la gravité de la maladie coïncidant avec un échec de la régulation immunitaire innée.sept Une telle immunité déséquilibrée favorise la NETose et l'activation de la coagulation et altère également éventuellement le métabolisme systémique du fer secondaire à l'activation des macrophages.8 Notamment, cette altération de l'équilibre immunitaire se produit avec l'âge, et les patients plus âgés devraient donc s'attendre à une situation pire, avec une plus grande dépendance à cette voie.9
Les cliniciens ne peuvent pas être complaisants quant aux risques de COVID-19 chez les patients atteints de maladies hépatiques chroniques et de cirrhose, car ces patients ont une fonction immunitaire médiocre et de moins bons résultats du syndrome de détresse respiratoire aiguë que le reste de la population gravement malade.dixCependant, nous pensons que les dommages hépatiques collatéraux causés par les cellules T cytotoxiques induites viralement et l'induction d'une réponse immunitaire innée dérégulée sont une explication plus probable de l'association entre les marqueurs hépatiques dérangés et la gravité de la maladie COVID-19. De plus, nous soupçonnons que ce que l'on appelle les lésions hépatiques induites par COVID-19 est principalement une distraction clinique. Nous invitons les cliniciens et la communauté scientifique à concentrer leur attention sur le contrôle viral et la modulation de la dysfonction immunitaire innée dans COVID-19.

https://www.thelancet.com/journals/lang ... 4/fulltext
fil - 26 Mar 2020 - 06:48
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Coronavirus et groupe sanguin : explications sur un intrigant mécanisme immunitaire

C'est un constat qui a de quoi surprendre : le risque d'être infecté par le coronavirus du Covid-19 serait plus faible pour les personnes du groupe sanguin O, et plus élevé pour les autres. Voici les explications d'un chercheur qui tient depuis 2008 une hypothèse renversante à ce sujet. Et imagine d'en faire un outil pour contrer l'épidémie.

Les anticorps naturels qui nous viennent de notre groupe sanguin seraient des armes contre l'infection par le coronavirus ! C'est une étude chinoise sous presse qui l'affirme. Menée sur 1800 malades du Covid-19 dans trois hôpitaux à Wuhan et Shenzen, ses conclusions sont formelles : le virus frappe davantage les membres du groupe sanguin A que O, avec une probabilité relative de 1,20 et 0,67, respectivement. Les auteurs estiment qu'il en va de même pour le groupe B (plus de chances d'être infecté), mais l'échantillon est trop faible pour l'établir statistiquement, les membres de ce groupe étant moins nombreux.

Est-ce bien sérieux ? En fait, le lien entre groupe sanguin et immunité n'a rien d'ésotérique. L'idée d'un effet protecteur du groupe O avait déjà été avancée en 2005 par une équipe hong-konguaise suite à l'épidémie de SRAS, maladie dont le virus est à 80% identique à celui du Covid-19. Elle revient en force aujourd'hui. "Nous avions publié une explication à ce sujet en 2008, malheureusement passée inaperçue", se souvient Jacques Le Pendu, directeur de recherche au laboratoire de cancérologie et immunologie Nantes-Angers (Inserm, université de Nantes).

Pour comprendre, rappelons d'abord que les personnes du groupe O possèdent toutes des anticorps anti-A et anti-B, tandis que ces derniers possèdent seulement des anticorps anti-B (chez les A) et anti-A (chez les B). Il n'existe pas d'anti-O. Grâce à ces anticorps, le système immunitaire peut attaquer les cellules du sang étrangères, reconnaissables aux antigènes présents à leur surface. Ces antigènes sont des molécules à base de sucres appelés glycanes, qui diffèrent selon le groupe sanguin : antigène A chez le groupe A, antigène B chez le groupe B et absence d'antigène chez le groupe O.

Le coronavirus avance masqué
"Or, il se trouve que les antigènes de groupe sanguin sont également présents chez les coronavirus, révèle l'immunologiste. En fait, les cellules de la surface des poumons affichent comme les globules rouges les antigènes ABO. Quand le virus infecte ces cellules pulmonaires, il s'y multiplie et en ressort recouvert d'une couche de glycanes. Il s'en sert comme d'un bouclier capable de le masquer vis-à-vis du système immunitaire, une stratégie présente également chez le VIH." Mais ce bouclier possède une faille...

En résumé, les coronavirus du Covid-19 et du SRAS affichent les antigènes propres au groupe sanguin du patient qu'ils ont infecté : A, B ou aucun chez les O. Ainsi, pour expliquer la plus forte résistance des membres du groupe O, il suffit de faire un pas de plus... que franchit Jacques Le Pendu : "notre hypothèse est que les anticorps anti-A et anti-B propres au groupe O peuvent neutraliser les virus venus de personnes du groupe sanguin A ou B. La preuve formelle n'est pas faite, mais notre équipe avait reproduit, in vitro, ce mécanisme dans l'étude parue en 2008."

Plus de chances d'être contaminé par quelqu'un du même groupe
En somme, si vous appartenez au groupe O, vous auriez moins de chances d'attraper le virus par une personne du groupe A ou B ; si vous appartenez au groupe A, moins de chances d'être infecté par une personne du groupe B, et inversement.

En plus d'être très intrigante, cette explication permettrait d'envisager de nouvelles manières de lutter contre le fléau du Covid-19. L'immunologiste imagine : "on pourrait séparer patients et soignants d'un même groupe sanguin, par exemple ; ou bien administrer des anticorps en prophylaxie ; ou encore faire remonter le taux d'anticorps chez les personnes à risque (il baisse à partir d'un certain âge) à l'aide de probiotiques spécifiques..."

https://www.medrxiv.org/content/10.1101 ... 20031096v1

https://www.science-et-vie.com/corps-et ... itai-55019
fil - 27 Mar 2020 - 10:15
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : et si l’on pouvait tous avancer masqués…

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, l’usage des masques faciaux s’est généralisé en Chine et dans d’autres pays asiatiques, tels le Japon et la Corée du Sud. Dans certaines provinces ou villes chinoises, le port du masque est même devenu obligatoire dans les lieux publics : une injonction qui a été reprise par les autorités nationales en l’adaptant au risque encouru, au demeurant étroitement corrélé à l’activité professionnelle, les soignants étant les plus exposés.
Des conseils variables d’un pays à l’autre
Force est de constater que les conseils portant sur le port du masque varient d’un pays à l’autre, mais il existe tout de même un consensus sur certains points. Ainsi, ce geste ne se discute pas pour les patients infectés et les membres du personnel soignant. L’OMS est contre le port systématique du masque au sein de la population générale dès lors que l’on est en bonne santé apparente en s’appuyant sur plusieurs arguments. En premier lieu, il importe de préserver les stocks limités de masques pour les réserver au personnel soignant qui est en première ligne : le cas de certains pays en situation de pénurie, tels la France est à cet égard exemplaire. Autre argument : la protection contre le coronavirus par le port universel du masque n’a pas fait la preuve de son efficacité. Ce à quoi il est tentant de répondre que l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence et c’est d’ailleurs la réponse argumentée et développée dans une lettre adressée au Lancet, publiée en ligne le 20 mars 2020.
Où le masque universel se heurte au principe de réalité
Si le port du masque par tout un chacun en période de pandémie mondiale de Covid-19 semble être un remède universel qui contribuerait à régler le problème, dès lors que lui seraient associées les mesures barrières actuelle, il faut bien reconnaître que cette option n’est actuellement à la portée d’aucun pays. Elle se heurte au principe de réalité. Quand les masques manquent ou quand leurs stocks sont aussi limités que leur capacité de production à l’échelon mondial, il importe de ne pas céder à la psychose collective engendrée par la pandémie actuelle : la priorité doit aller aux soignants ou à tous ceux qui sont en permanence exposés à un risque infectieux significatif de par leur profession et leurs contacts directs rapprochés dans le temps et l’espace avec le public, les mesures barrières n’étant pas tout à fait suffisantes.
En période d’abondance… optimiser resterait la priorité
En période d’abondance de masques, ce qui sera peut-être le cas dans un proche avenir si leur production mondiale augmente (+40 % : c’est le vœu de l’OMS), leur utilisation pourrait être moins sélective. Mais même dans ce cas de figure plus favorable, les autorités sanitaires devront optimiser la distribution des masques en tenant compte de la vulnérabilité individuelle (âge> 65 ans, comorbidités, facteurs de risque etc.) et des besoins de la collectivité. Le port généralisé de masque pourrait ainsi freiner la propagation du virus à partir des patients infectés mais asymptomatiques et des porteurs dits sains. Encore faut-il tenir compte des représentations sociales et culturelles du pays : ainsi, l’usage du masque à des fins hygiéniques courantes est indéniablement plus répandu dans les pays asiatiques qu’en Europe.
Il y a masque et masque
Évidemment, tous masqués dès le premier pas dans la rue : voilà qui réglerait le problème sous tous les angles, mais cela reste de la théorie. Au passage, il y a masque et masque : il convient d’utiliser le bon –conforme aux objectifs sanitaires et agréé et de respecter les bonnes pratiques, notamment d’en changer régulièrement. Un masque chargé de salive peut rapidement se transforme en réservoir potentiel de germes pathogènes autres qu’un coronavirus. Enfin, il ne faut pas que le masque constitue une fausse sécurité incitant à faire l’économie partielle des gestes barrières, dans la mesure où l’on se sent totalement protégé par un masque…

Pour résumer et se conformer aux positions de l’OMS, il semble rationnel de réserver les masques aux patients symptomatiques ou aux sujets qui les prennent en charge ou les approchent régulièrement. Même précaution chez les sujets en quarantaine dès lors qu’ils quittent leur lieu de confinement quel que soit le motif de la sortie : c’est le meilleur moyen pour prévenir la transmission potentielle autant au stade symptomatique que présymptomatique. En période d’abondance de masques, les sujets vulnérables méritent d’être masqués, que la vulnérabilité soit liée au grand âge, aux maladies sous-jacentes, aux facteurs de risque etc. Une notion à préciser à la lueur des données épidémiologiques les plus récentes. Le masquage universel n’est pas à l’ordre du jour sauf si l’on mettait au point des dispositifs plus durables ou réutilisables sur une grande échelle, ce qui permettrait d’augmenter le potentiel et de généraliser une pratique qui ne peut l’être à l’heure actuelle, du fait de la pénurie… Ajuster offre et demande en fonction de l’évolution de cette pandémie et des épidémies à venir, voilà une priorité absolue en santé publique.

Dr Peter Stratford

RÉFÉRENCE :

Shuo Feng et coll. : Rational use of face masks in the COVID-19 pandemic. Lancet Respir Med 2020: publication avancée en ligne le 20 mars. DOI: 10.1016/S2213-2600(20)30134-X
fil - 27 Mar 2020 - 10:22
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Hydroxychloroquine et Covid-19 : un essai randomisé chinois négatif

Quelques travaux menés en Chine, portant sur cent patients, jugés encourageants mais in fine peu convaincants ont été le point de départ d’un emballement médiatique planétaire autour de l’hydroxychloroquine (HCQ). A ces essais, s’est ajoutée une étude ouverte marseillaise portant sur 24 patients : ses auteurs ont conclu à l’efficacité de l’HCQ au point de juger opportun de débuter ce traitement chez les patients testés positifs et de déclencher ainsi des mouvements de foule peu souhaitables voire choquants à l’entrée de leur institut…
Un essai randomisé qui a fait peu de bruit
Face à la confusion actuelle, il convient de rapporter les résultats d’un essai randomisé pilote mené en Chine et publié en ligne le 6 mars 2020 dans la revue J Zhejiang Univ (Med Sci). L’article est demeuré jusqu’à ce jour inaperçu.

Ont été inclus dans cette étude approuvée par le comité d’éthique de Shanghai (enregistrée en ligne sous le code NCT04261517), 30 patients atteints d’un Covid-19 confirmé par PCR et jugé suffisamment sévère pour justifier une hospitalisation dans une unité de soins normale. Deux groupes ont été constitués par tirage au sort. Dans le groupe traité, en plus de la prise en charge thérapeutique standard a été instauré un traitement par l’HCQ à raison de 400 mg/jour pendant 5 jours. Dans le groupe témoin, seul le traitement standard a été mis en œuvre : repos au lit, oxygénothérapie, médicaments antiviraux recommandés dans le "protocole de traitement" tels que la nébulisation d'interféron alpha, le lopinavir/ritonavir oral ou encore antibiotiques si nécessaire.

Le critère de jugement primaire était strictement biologique, en l’occurrence la disparition du mARN viral dans les écouvillonnages nasopharyngés effectués au 7ème jour après le tirage au sort.

Les deux groupes étaient comparables à l’état basal sur tous les plans : démographique, clinique, biologique et tomodensitométrique.
Résultats identiques dans les 2 groupes
Dans le groupe HCQ, un patient a développé une forme grave de la maladie en cours de traitement au point d’être hospitalisé en réanimation. Au 7ème jour, l’ARN viral avait totalement disparu chez 13 patients du groupe HCQ (86,7 %), versus 14 patients du groupe témoin (93,3 %) (p > 0,05). Le délai médian avant la négativation des prélèvements a été identique dans les 2 groupes, soit 4 jours (1-9) (HCQ) versus 2 jours (1-4) (témoins) (test U de Whitman, p > 0,05).

La disparition de la fièvre s’est faite dans les mêmes délais dans les 2 groupes, soit une journée, avec des extrêmes de respectivement (0-2) et (0-3). Sur le plan radiologique, les lésions pulmonaires évaluées par tomodensitométrie se sont aggravées dans un premier temps chez 5 patients du groupe HCQ (33,3 %) et 7 patients de l’autre groupe (46,7 %). Par la suite, elles se sont améliorées chez tous les participants, sans différence intergroupe significative. Une diarrhée, associée ou non à des perturbations du bilan hépatique, a été constatée chez 4 malades du groupe traité (26,7 %), versus 3 cas dans l’autre groupe (p > 0,05).
D’autres études contrôlées sont attendues
Cet essai randomisé n’a inclus que des formes du Covid-19 suffisamment sévères pour justifier une hospitalisation, cependant sans signes de gravité. L’évolution a été rapidement favorable chez tous les participants, à l’exception d’un (sous traitement testé) qui a été hospitalisé en unité de soins intensifs.

Il est évident que ces résultats ne sauraient mettre un terme à la bataille médiatique déclenchée par l’HCQ. D’autres études contrôlées menés sur une plus grande échelle (testant éventuellement d’autres posologies dans des formes sévères du Covid-19, encore que la dose de 400 mg/jour soit jugée thérapeutique dans les autres études publiées) sont nécessaires pour conclure, mais il faut souligner qu’elles sont en cours et que leurs résultats seront rapidement accessibles.

En attendant, cet essai randomisé qui répond aux critères scientifiques actuels et qui a fait peu de bruit peut être mis en parallèle avec l’étude ouverte du Pr Raoult qui, pour sa part, a été retentissante. Il est vrai que les études négatives font rarement la une des médias, à la différence des études positives où la méthodologie fantaisiste (soulignée par la communauté scientifique) est volontiers négligée par le grand public qui ne retient que les signaux forts.

La suite de l’histoire appartient aux études contrôlées multicentriques en cours, mais d’ores et déjà, il est licite de s’interroger sur l’opportunité et l’efficacité d’un traitement par l’HCQ chez les patients testés positifs ou atteints d’une forme peu sévère du Covid-19, compte tenu des résultats négatifs de cette étude qui, pour être pilote, n’en est pas moins randomisée.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

CHEN Jun et coll. : A pilot study of hydroxychloroquine in treatment of patients with common coronavirus disease-19 (COVID-19).J Zhejiang Univ (Med Sci) 2020: publication avancée en ligne le 6 mars.
fil - 27 Mar 2020 - 10:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus






https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... NAL-v2.pdf

https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... ent....pdf
fil - 28 Mar 2020 - 07:58
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
De la chloroquine et du COVID-19 : du pain et des jeux (scientifiques) ?

À l’heure où l’information médicale se distille autant dans « Gala » que dans « The Lancet », des publications récentes ont attiré l'attention des « infectiologues » et des « infectés » sur les avantages possibles de la chloroquine - un médicament antipaludique ancien, bien connu - dans le traitement des patients infectés par le nouveau coronavirus (SRAS-CoV-2) (Colson et al., 2020 ; Gao et al., 2020). La communauté scientifique se doit d’examiner ces informations à la lumière des expériences précédentes avec la chloroquine dans le domaine de la recherche antivirale.
L'auto-traitement à la chloroquine n'est pas vraiment recommandé
Les sels de sulfate et de phosphate de la chloroquine ont tous deux été commercialisés comme antipaludiques. L'hydroxychloroquine a également été utilisée comme antipaludique, mais elle est en outre largement prescrite dans les maladies auto-immunes telles que le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Chloroquine et hydroxychloroquine sont considérées comme sûres mais avec toutefois une marge étroite entre dose thérapeutique et dose toxique. L’intoxication à la chloroquine entraîne des troubles cardiovasculaires potentiellement mortels (Frisk-Holmberg et al., 1983). L'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine doit donc être soumise à des règles strictes, et l'autotraitement n'est pas recommandé.
Une activité anti-virale uniquement ex-vivo à ce jour
L'activité antivirale in vitro de la chloroquine a été identifiée depuis la fin des années 1960 (Inglot, 1969 ; Miller et Lenard, 1981 ; Shimizu et al., 1972) et la croissance de nombreux virus peut être inhibée en culture cellulaire à la fois par la chloroquine et l'hydroxychloroquine, y compris le coronavirus du SRAS (Keyaerts et al., 2004). Des preuves d'activité sur divers virus inoculés à la souris existent : coronavirus humain OC43 (Keyaerts et al., 2009), entérovirus EV-A71 (Tan et al., 2018), virus Zika (Li et al., 2017) et virus de la grippe A H5N1 (Yan et al., 2013). Cependant, la chloroquine n'a pu empêcher l'infection par la grippe dans un essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo (Paton et al., 2011), et n'a eu aucun effet sur les patients infectés par la dengue dans un essai contrôlé randomisé au Vietnam (Tricou et al., 2010). La chloroquine était également active ex vivo mais pas in vivo dans le cas de l'ébolavirus chez la souris (Dowall et al., 2015 ; Falzarano et al., 2015), du Nipah (Pallister et al., 2009) et du virus de la grippe (Vigerust et McCullers, 2007) chez le furet.
Aucune infection virale aiguë humaine n'a été traitée avec succès par la chloroquine
Le cas du virus du chikungunya (CHIKV) présente un intérêt particulier : la chloroquine a montré une activité antivirale prometteuse in vitro (Coombs et al., 1981 ; Delogu et de Lamballerie, 2011), mais il a été démontré qu'elle favorisait la réplication de l'alphavirus dans divers modèles animaux (Maheshwari et al, 1991 ; Roques et al., 2018 ; Seth et al., 1999), très probablement en raison de la modulation immunitaire et des propriétés anti-inflammatoires de la chloroquine in vivo (Connolly et al., 1988 ; Katz et Russell, 2011 ; Savarino et al., 2003). Dans un modèle de primate non humain d'infection par le CHIKV, il a été démontré que le traitement à la chloroquine exacerbait la fièvre aiguë et retardait la réponse immunitaire cellulaire, entraînant une clairance virale incomplète (Roques et al., 2018). Un essai clinique mené lors de l'épidémie de chikungunya en 2006 à l'île de la Réunion a montré que le la chloroquine n'améliorait pas l'évolution de la maladie aiguë (De Lamballerie et al., 2008) et que l'arthralgie chronique au 300ème jour suivant la maladie était plus fréquente chez les patients traités que dans le groupe témoin (Roques et al., 2018). Dans l'ensemble, l'évaluation des essais précédents indique qu'à ce jour, aucune infection virale aiguë n'a été traitée avec succès par la chloroquine chez l'homme.
Chloroquine et maladies virales chroniques
La chloroquine a également été testée dans des maladies virales chroniques. Son utilisation dans le traitement des patients infectés par le VIH a été jugée peu concluante (Chauhan et Tikoo, 2015). Le seul effet modeste de la chloroquine dans le traitement d’une infection virale humaine a été constaté pour l'hépatite C chronique : une augmentation de la réponse virologique précoce à l'interféron pégylé plus ribavirine (Helal et al., 2016) et, dans un essai pilote de petite taille chez des patients atteints du VHC en échec thérapeutique, une réduction transitoire de la charge virale (Peymani et al., 2016) ont été observées. Cela n'a pas été suffisant pour inclure la chloroquine dans les protocoles thérapeutiques standardisés chez les patients atteints d'hépatite C.
Des « points presse » qui tiennent lieu de publication
Récemment, Wang et ses collègues (Wang et al., 2020) ont évalué in vitro cinq médicaments approuvés par la FDA et deux antiviraux à large spectre contre un isolat clinique du CoV-2 du SRAS. L'une de leurs conclusions était que "la chloroquine (est) très efficace dans le contrôle de l'infection à 2019-nCoV in vitro" et que son "bilan de sécurité suggère qu'elle devrait être évaluée chez les patients humains souffrant de la nouvelle maladie à coronavirus". Au moins 16 essais différents pour le CoV-2 du SRAS déjà enregistrés dans le registre chinois des essais cliniques proposent d'utiliser la chloroquine ou l'hydroxychloroquine dans le traitement de COVID-19. Dans une publication récente (Gao et al., 2020), Gao et ses collègues indiquent que, "selon le point presse", "les résultats de plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine est supérieur au traitement de contrôle pour inhiber l'exacerbation de la pneumonie, améliorer les résultats de l'imagerie pulmonaire, favoriser une conversion négative du virus et raccourcir l'évolution de la maladie".

Cela marquerait le succès de la chloroquine chez l'homme dans le traitement d'une maladie virale aiguë, et serait une excellente nouvelle, puisque ce médicament est bon marché et largement disponible. Toutefois, il convient de l'examiner attentivement avant de tirer des conclusions définitives, car aucune donnée n'a encore été fournie pour étayer cette annonce. Les résultats ont été obtenus dans dix hôpitaux différents et éventuellement à partir d'un certain nombre de protocoles cliniques différents, qui comprennent divers modèles pour les groupes de contrôle (aucun, différents antiviraux, placebo, etc.) et divers indicateurs primaires de résultats. En l'absence de données (vraiment) publiées, il est difficile de parvenir à une conclusion définitive. Il sera de la plus haute importance de savoir si l'efficacité observée est associée spécifiquement au phosphate de chloroquine, ou à d'autres sels (par exemple, le sulfate) de chloroquine, et l'hydroxychloroquine. Il est également nécessaire de déterminer si le bénéfice de la thérapie à la chloroquine dépend de la classe d'âge, de la présentation clinique ou du stade de la maladie.
Sachons raison garder même sur la Cannebière
Et les deux auteurs (également Marseillais) de conclure ainsi : « En conclusion, l'option d'utiliser la chloroquine dans le traitement du SRAS-CoV-2 doit être examinée avec attention à la lumière des récentes annonces prometteuses, mais aussi de l'effet néfaste potentiel du médicament observé lors de précédentes tentatives de traitement de maladies virales aiguës. Nous demandons instamment aux scientifiques chinois de communiquer les résultats provisoires des essais actuellement en cours en Chine dès qu'ils seront disponibles. Cela devrait se faire de préférence dans une publication revue par les pairs et contenant des informations détaillées afin de permettre à la communauté scientifique internationale d'analyser les résultats, de confirmer dans des essais prospectifs l'efficacité du traitement proposé et d'orienter les futures pratiques cliniques ».
Un nouveau « J’accuse » ?
Un appel à la démarche scientifique, aux preuves et au respect des bonnes pratiques en matière de publication qui ces derniers temps, sous prétexte de coller à l’actualité sont trop facilement acceptées par n’importe quel journal dit scientifique, sans véritable comité de lecture. Une version course à l’échalote du « Publish or Perish », une course au Prix Nobel qui pourrait se transformer en course au Prix IgNobel.

Un appel à raison garder, à l’heure où notre pays se divise en Chloroquinards et en Anti-chloroquinards, par hommes et femmes politiques (pas uniquement, et c’est bien là le trouble !) interposés.

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCE :

Touret F, de Lamballerie X : Of chloroquine and COVID-19. Antiviral Res. 2020 Mar 5;177:104762. doi: 10.1016/j.antiviral.2020.104762.
nega - 28 Mar 2020 - 10:55
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Les pharmacies acceptent les ordonnances périmées

Les personnes peuvent continuer leur traitement chronique sans repasser chez le médecin pour se faire renouveler leur ordonnance.

(ne pas hésiter à les joindre cependant en cas de problème)

bonne journée tlm
Smile
fil - 28 Mar 2020 - 18:18
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Faut-il « décontaminer » ses courses ? Les réponses d’un virologue et d’un infectiologue…

L’élan de désinfection qui a pris les Français ces derniers jours se heurte à une autre question : le virus peut-il entrer par nos courses alimentaires dans les maisons confinées ?

« Non, il ne faut pas ‘décontaminer ses courses’ », soupire Bruno Lina, virologue, directeur du Centre National de Référence de la grippe. « Le problème de la contamination par le coronavirus, ce n’est pas ce qu’on mange, c’est ce qu’on respire. »

« C’est pour ça qu’on préconise la distanciation sociale », précise encore Bruno Lina. Si quelqu’un passe du temps avec d’autres personnes à l’extérieur, dans des supermarchés, mais désinfecte ses courses, c’est qu’il n’a rien compris … je trouve ça hallucinant ! »

« Toute cette psychose autour des courses alimentaires, c’est vraiment un faux problème », renchérit Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré en région parisienne. « Il faut rappeler qu’on vit quotidiennement avec des bactéries et des virus dans notre environnement, la question c’est de savoir comment on s’en protège. »

« La main protège de ce virus et de tous les autres »
Selon Benjamin Davido, « Le virus ne passe pas à travers les pores de la peau. Les gestes barrière servent à limiter cette contamination sur les mains, avec des excrétions qu’on mettrait ensuite sur les muqueuses. Le risque sur un caddie de supermarché par exemple est vraiment résiduel, on n’est pas dans un contact direct avec une grosse quantité de virus. »

« On a l’impression qu’on a trouvé un nouveau vecteur de la maladie », ajoute-t-il. « Mais ce sont les mêmes que pour d’autres maladies : chaque année, quand il y a la grippe, on ne passe pas les bouteilles à l’eau de Javel ! »

Pas de contamination par voie digestive
L’infectiologue compare le mode de transmission du coronavirus avec le virus de la gastro-entérite : « Il faut comprendre que le coronavirus n’infecte pas par voie digestive a priori. La gastro, c’est différent : la main est un vecteur », on parle de risque « manuporté », qui n’existe pas pour le coronavirus.

« On ne prend pas les bonnes mesures en cas d’épidémie de gastro », regrette Benjamin Davido, « alors que pour le coronavirus cette transmission cutanée n’est que résiduelle. La charge virale en est inconnue et il n’y a pas de contamination digestive. »

La question des emballages
Une étude de chercheurs de l’Université de Californie a montré que le coronavirus pouvait survivre pendant plusieurs heures sur différentes surfaces. L’équipe a détecté le virus plusieurs jours après l’avoir déposé sur du plastique, de l’acier ou du bois.

« Il y a aussi une notion de dose infectante », explique Bruno Lina. En effet, le virus ne peut pas infecter les êtres humains s’il est présent en trop petite quantité. « Certes il y a un risque car le virus reste potentiellement infectieux, mais tout dépend de la quantité de virus qu’il reste. Si on se lave les mains régulièrement, ça ne pose aucun problème ! »

Hygiène de base
Selon Benjamin Davido, « On peut retirer les emballages. Mais c’est l’occasion de rappeler les bons réflexes : surtout pour éviter la gastro, le réflexe doit être de retirer les emballages alimentaires superflus. »

L’infectiologue espère que les gestes mis en place pendant l’épidémie perdureront : « Les gens vont se rendre compte qu’ils n’appliquent pas les principes de précaution hors temps d’épidémie. C’est comme ça qu’on va éviter de répandre d’autres maladies. »

Alors, comment éviter tout risque ?
« Quand on touche quelque chose qui a été contaminé, il vaut mieux se laver les mains », rappelle le Pr Davido. « Pour les fruits et légumes, si on a vraiment peur, on les rince à l’eau claire et on les épluche. On a plus de risque de se contaminer quand un malade prépare les repas. »

« Que les gens appliquent les mesures de sécurité, ça sera suffisant », affirme simplement Bruno Lina. Benjamin Davido est moins laconique : « On oublie que lorsqu’on prépare à manger, on cuit les aliments, et ça tue le virus. Si on résume, li n’y a pas grand chose dans l’alimentation qui sert de vecteur de contamination. »

Source ALLO DOCTEURS.

https://www.handicap-info.fr/faut-il-de ... PkBugB-8xQ
fil - 30 Mar 2020 - 08:25
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Nouveaux résultats de l'hydroxychloroquine sur 80 patients: qu'apportent-ils vraiment?

France ― Près d’une semaine après la publication de l’étude controversée du Pr Didier Raoult sur un traitement combinant l’hydroxychloroquine (HCQ) et l’azithromycine chez les patients Covid-19, l’équipe marseillaise a mis en ligne ce vendredi, en pre-print, de nouveaux résultats sur 80 patients. Les chercheurs rapportent une diminution significative de la charge virale (qPCR négatif pour 83% des patients à J7, et 93% à J huit), et une « amélioration clinique par rapport à l'évolution naturelle ». Un décès et 3 transferts en USI ont été répertoriés. Si les données peuvent paraître encourageantes, l’absence de bras contrôle dans cette étude laisse les médecins perplexes. Nous avons interrogé le Dr Benjamin Davido , infectiologue (hôpital de Garches) sur les implications de ces nouveaux résultats : sont-ils suffisants pour changer la pratique actuelle? Quels sont les facteurs méthodologiques, éthiques, voire même politiques, qui pourraient expliquer la complexité de la recherche actuelle sur l’HCQ?

Medscape édition française : Que pensez-vous de ces nouveaux résultats présentés le 27 mars par l’équipe du Pr Raoult? Viennent-ils confirmer l’efficacité de l’HCQ?
Benjamin Davido – Ces données sont complémentaires, mais n’apportent pas de nouvelles informations, ni de nouvelles preuves statistiques. Elles sont absolument superposables et disent globalement qu’entre 5 et 7 jours, il y a très peu de malades qui sont excréteurs de virus. Or la question que tout le monde se pose, ce n’est pas celle-là. Même si on n’est pas forcément obligé de faire une étude randomisée, il faut quand même pouvoir comparer le traitement, soit à un autre traitement ― qui pourrait être la monothérapie de l'hydroxychloroquine [sans azithromycine], soit le fameux standard of care. Il aurait fallu cet authentique bras témoin. Pour atteindre ces 80 patients très rapidement, les chercheurs ont probablement pris des gens qui avaient des formes essentiellement ambulatoires (il y a eu un appel au dépistage dans le sud de la France), donc par définition des formes peu sévères. Mais décrire une population de patients qui rentrent à domicile et dire, « il y a très peu d’hospitalisation et ça se passe bien », ne prouve en rien que le traitement évite l’hospitalisation.

L’ argument avancé pour ne pas réaliser de bras témoin dans cette étude était d’ordre éthique. Qu’en pensez-vous ?
Je suis d’accord avec cet argument lorsqu’il s’agit de patients qui présentent des facteurs de risque ou qui commencent à développer une pneumonie. Mais je ne pense pas qu’il y ait un manque d’éthique lorsqu’on est en début de maladie. Bien sûr, on ne veut pas attendre d’avoir des formes graves ou que le malade soit en réanimation pour démarrer le traitement. Dans ces cas-là, il est en effet très compliqué de trouver un bras comparateur

Dans l’essai en cours Discovery , les patients présentent pourtant des formes sévères. L’HCQ y est également donnée sans azithromycine. Qu’en pensez-vous?
Je pense que c’est une erreur, cela ne répondra pas à la question de l’efficacité de l’HCQ dans le Covid-19. D’autant plus qu’en effet ils ne testent pas l’azithromycine dans une situation où cette molécule semble essentielle à l’efficacité du traitement. De plus, Discovery a appuyé le fait qu’ils testaient de nouveau le Kaletra, alors que des chercheurs chinois ont montré que cela ne fonctionnait pas ( New Eng J Med ), et l’argumentaire était que le Kaletra avait été donné trop tard. Donc, si on applique les mêmes erreurs, d’un point de vue méthodologique, on va se retrouver avec des résultats négatifs.

Qu’aurait-il fallu faire dans l’étude de Marseille?
La question est : « y-a-t-il plus ou moins d’hospitalisations lorsqu’on traite massivement d’emblée une population homogène, par exemple des gens qui ont un début de pneumonie ou qui présentent des facteurs de risque ? » La réponse peut être très claire puisque ce bras comparateur existe déjà ! Ce sont les malades qui affluent tous les jours dans les hôpitaux ! Ironiquement, ces 80 patients [dans les résultats présentés le 27 mars], pourraient être les 80 % qui ont une forme qui s’assimile à une rhinopharyngite et qui guérissent. Dans cette maladie, on sait qu’il y a 80 % d’évolutions spontanées et 20 % de formes dites sévères. Donc, avec 80 patients, on est très en deçà de cette puissance. L’effectif est donc trop faible pour une maladie dont 80 % de l’évolution est bénigne. Il faudrait 1000 malades, et là, même sans bras témoin, on aurait une réponse.

Le 26 mars, l’équipe de Didier Raoult annonçait également avoir déjà traité 700 malades par hydroxychloroquine et n’avoir déploré qu’un seul décès. Donc si cet effectif est amené à augmenter de façon considérable à Marseille et qu’on voit que, sur un plan géographique, il y a moins de problèmes de flux de patients et de saturation à Marseille, et qu’il y a moins de malades en réanimation, il faudra s’interroger sur l’effet de l'hydroxychloroquine. Nous le saurons très vite. Si vraiment cela marche et qu’ils traitent tous les malades qui consultent à l’hôpital de la Timone, nous aurons bientôt la réponse, ce sera une étude en vraie vie…

Quelles sont les autres études sur l’HCQ qui pourraient apporter des réponses ?
Il y a eu une étude réalisée en Chine qui ne montrait pas de différence ni d’efficacité de la chloroquine versus placebo, mais elle a également été réalisée chez une 20aine de patients. Ces effectifs sont trop faibles et n’apportent rien, ils ne peuvent rien démontrer. Il faut attendre des essais de plus grande envergure qui sont en cours en Chine.

Je m’étonne aujourd’hui que nous n'ayons toujours pas de données italiennes sur l’utilisation de la chloroquine… peut-être parce qu’ils ont un circuit de soins qui fait qu’il n’y a pas de traitement ambulatoire et que les malades arrivent d’emblée avec des formes graves. Les recommandations italiennes indiquent pourtant l'utilisation de la chloroquine.

Je m’interroge aussi sur l’absence d’études de cohortes, où rétrospectivement, on aurait suivi des gens préalablement traités par du Plaquénil pour des maladies chroniques qui, de facto, touchent des gens fragilisés (polyarthrite rhumatoïde, lupus…). Or on peut retracer tous les malades qui ont ces prescriptions par le système de l’Assurance maladie. À ma connaissance cela n’a pas été fait. Je rappelle que c’est comme ça qu’on s’était rendu compte de l’épidémie de Sida à San Francisco : il y avait une augmentation de la prescription du Bactrim qui correspondait à un sous-type de population (homosexuelle), et on s’est aperçu que c'était pour une maladie qui s'apparentait à la pneumocystose. On a trouvé cela par le médicament ! Si le Plaquénil est efficace, il suffit de regarder les gens qui en avaient avant l’épidémie et de regarder ce qu’ils sont devenus. Et là, nous n'avons pas besoin de bras témoins. Cela pourrait donner des pistes d’orientation. Dans le décret du 26 mars de la nouvelle Loi Véran, il est écrit que les pharmacies d’officine peuvent délivrer aux patients qui ont une prescription antérieure, donc nous pouvons retrouver ces individus.

Pensez-vous que l’absence ou la difficulté de mise en place des études sur la chloroquine en France est liée à des décisions plus politiques que scientifiques ?
Peut-être que l’ombre de l’« affaire du sang contaminé » plane encore en France, et qu’il y a beaucoup d’angoisse vis-à-vis du fait que nous sommes est déjà dans une crise et que nous n'avons pas envie d’une 2ème crise. Je peux le comprendre. En revanche, il y a encore une semaine, l’accès à ce médicament (et d’autres qui ont des AMM et qui sont des médicaments qui existent sur le marché depuis plusieurs années), nous était bloqué dans les pharmacies centrales des hôpitaux, alors que nous sommes des médecins spécialistes qui avons des autorisations ! C’était inadmissible. Cela a été réglé depuis 48 heures : l’hydroxychloroquine est maintenant disponible à l’hôpital, et à ma connaissance, nous n'avons plus de problème pour nous en procurer. Ils ont pris le temps pour lever le doute sur le risque sanitaire majeur de ce traitement… je les ai trouvés presque amateurs dans leurs hésitations, je crois qu’ils ont manqué de clairvoyance. On a oublié que le traitement préconisé par le Pr Didier Raoult, ce n’est pas la chloroquine, mais bien l’hydroxychloroquine, dont on sait que les effets indésirables sont moindres que ceux de la chloroquine.

On a oublié que le traitement préconisé par le Pr Didier Raoult, ce n’est pas la chloroquine, mais bien l’HCQ, dont on sait que les effets indésirables sont moindres que ceux de la chloroquine
Vous-même avez traité des patients avec de la chloroquine malgré les risque de toxicité soulignés par certains…
Les premiers jours, quand nous avons commencé à traiter les malades, nous avons pensé à la chloroquine car nous n'avions pas de données initialement sur l’HCQ, mais seulement des données chinoises avec la chloroquine. Nous avons donc prescrit des chloroquines quelques jours avant de prescrire de l’HCQ. La question de la toxicité de la chloroquine n’était pas infondée, mais je pense qu’on a mis beaucoup trop de temps pour répondre à la toxicité de l’HCQ. Est-ce politique ? Je ne sais pas. Cela a été très médiatisé, ce qui m’étonne pour un médicament déjà disponible. Alors qu’a contrario, au même moment, tout le monde parlait de la toxicité des AINS… on a l’impression que c’était pour faire diversion. Je pense qu’il y a eu deux poids / deux mesures et qu’il fallait trouver un bouc émissaire pour gagner du temps et se poser des questions. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est probablement pas pour des raisons financières, puisque l’HCQ ne coûte rien. De là à dire qu’il y avait des enjeux pharmaceutiques pour d’éventuels concurrents de l’HCQ, je n’irais pas me lancer dans ce débat, et j’ai envie de dire peu importe, tant qu’on a une réponse. Aujourd’hui, la seule chose sur laquelle on a avancé, c’est sur « l’innocuité » de l’HCQ, le peu de risque en population générale… en revanche, nous n’avons toujours pas avancé sur la preuve d’efficacité versus un autre traitement. Moi-même, je crois beaucoup à l’HCQ, alors ce serait quand même dommage de penser qu’on a trouvé la fontaine de Jouvence et de s’apercevoir, dans quatre semaines, qu’on a le même nombre de décès. Là est le problème. J’espère que nous aurons bientôt des données solides pour ne pas avoir perdu du temps en se focalisant uniquement sur l’HCQ.

Aujourd’hui, la seule chose sur laquelle on a avancé, c’est sur « l’innocuité » de l’hydroxychloroquine, le peu de risque en population générale…
Quelles sont les autres pistes thérapeutiques qui retiennent votre attention?
Discovery donnera probablement une réponse sur le remdizivir, qui est un antiviral direct, cela peut être intéressant. Mais il y a aussi d’autres essais conduits actuellement en Chine.

Il y a également le favipiravir, qui est un anti-influenza utilisé au Japon et qui pourrait expliquer, en partie, le contrôle de l’épidémie dans ce pays. Il a un effet in vitro sur le coronavirus. Mais il n’est pas du tout testé pour le moment en France. Donc, il ne faut pas se focaliser exclusivement sur les hydroxychloroquines, il faut garder un œil attentif sur les autres molécules, en particulier les « anciens » médicaments, comme cet antiviral.

Source :

Medscape
fil - 30 Mar 2020 - 10:28
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus




https://www.ecdc.europa.eu/en
fil - 30 Mar 2020 - 10:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19: POURQUOI NOUS DEVONS PORTER TOUS LES MASQUES - IL Y A UNE NOUVELLE JUSTIFICATION SCIENTIFIQUE

Aux États-Unis (et dans d'autres pays occidentaux), la recommandation officielle selon laquelle le public ne devrait pas porter de masques faciaux était motivée par la nécessité de conserver les masques respiratoires pour les travailleurs de la santé. Il n'y a aucun support scientifique pour affirmer que les masques portés par des non-professionnels ne sont «pas efficaces». Au contraire, compte tenu de l'objectif déclaré «d'aplatir la courbe», toute réduction supplémentaire, même partielle, de la transmission serait la bienvenue - même celle offerte par les simples masques chirurgicaux ou les masques faits maison (bricolage) (qui n'aggraverait pas la problème d'approvisionnement). Les dernières découvertes biologiques sur l'entrée virale du SRAS-Cov-2 dans les tissus humains et la balistique des éternuements / toux-gouttelettes suggèrent que le principal mécanisme de transmission n'est pas via les aérosols fins mais les grosses gouttelettes, et donc, justifie le port du masque chirurgical par tout le monde.

Le chirurgien général a tweeté: « ARRÊTEZ D'ACHETER UN MASQUE, ils ne sont pas efficaces …». Le Center for Disease Controls (CDC) déclare que les masques chirurgicaux offrent une protection beaucoup moins importante que les masques respiratoires N95 (qui doivent également être parfaitement ajustés et seuls les professionnels peuvent le faire). Le CDC recommande que les personnes en bonne santé ne portent pas du tout de masques, seulement les malades. Ces directives ne sont pas ancrées dans des logiques scientifiques, mais étaient motivées par la nécessité de conserver les masques précieux pour les professionnels de la santé en raison d'une pénurie. Mais ils peuvent avoir eu des conséquences inattendues: stigmatiser ceux qui portent des masques en public (vous êtes un thésauriseur, ou vous êtes contagieux!)
Cela contraste avec l'habitude culturelle, l' encouragement ou même le mandat de porter des masques dans les pays asiatiques - qui ont maintenant «aplati la courbe» ou même ont eu une courbe plus plate depuis le début.
Les masques chirurgicaux et les masques respiratoires N95 mal portés n'offrent pas une protection parfaite. Mais si l'objectif affiché est «d'aplatir» la courbe (par opposition à l'éradication du virus), nous devons abandonner la pensée en noir et blanc et adopter des nuances de gris. On ne peut plus prétendre que les masques «ne sont pas efficaces». Nous ne pouvons pas permettre au parfait d'être l'ennemi du bien. Que se passe-t-il si une protection cependant partielle offerte par des masques chirurgicaux ou même fabriqués par soi qui fuit réduit la probabilité de transmission à un degré similaire à celui de la distance recommandée (également imparfaite) de plus de 6 pieds les uns des autres ou « ne pas toucher votre visage » ? Il pourrait alors doubler l'impact de l'intervention non pharmacologique (NPI) sur l'aplatissement de la courbe (figure 1).

La suite ici :

https://medium.com/@Cancerwarrior/covid ... 0e08ceee71
fil - 30 Mar 2020 - 14:42
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
L'essai du vaccin contre le coronavirus est en cours

L'essai recrutera des volontaires sains pour tester l'innocuité et la capacité du vaccin à déclencher une réponse immunitaire.

Le premier essai clinique humain d'un vaccin contre le nouveau coronavirus qui cause la maladie respiratoire COVID-19 a commencé cette semaine à Seattle, selon une annonce des National Institutes of Health (NIH).

Le coronavirus, officiellement connu sous le nom de SARS-CoV2, continue de se propager rapidement. Au 16 mars, il y avait plus de 179 000 cas confirmés dans le monde et plus de 4 000 cas aux États-Unis, selon le traqueur de coronavirus de l'Université Johns Hopkins .

Alors que la plupart des gens ont des cas bénins, le virus peut provoquer de graves maladies respiratoires qui, à ce jour, ont fait plus de 7 000 morts. Il n'existe actuellement aucun traitement ni vaccin approuvé.

Cet essai de phase I en ouvert évaluera un vaccin expérimental appelé ARNm-1273 qui a été développé conjointement par des chercheurs du National Institutes of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) des NIH, de la société de biotechnologie Moderna et de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations.

Discutant de l'essai lors d'une session spéciale virtuelle lors de la récente conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, le directeur du NIAID, Anthony Fauci, MD - un acteur clé dans la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie - a déclaré que c'était la progression la plus rapide depuis la sélection d'une cible virale appropriée séquence à la production d'un vaccin candidat pour les tests.

"Trouver un vaccin sûr et efficace pour prévenir l'infection par le SRAS-CoV-2 est une priorité urgente de santé publique", a déclaré Fauci dans le communiqué du NIH. «Cette étude de phase I, lancée à une vitesse record, est une première étape importante vers la réalisation de cet objectif.»

Les coronavirus sont des virus sphériques avec des pointes à leur surface qui se lient aux cellules humaines et permettent au virus d'entrer. Le nouveau vaccin utilise une séquence génétique d'ARN messager (ARNm) du virus pour diriger les cellules humaines afin d'exprimer une protéine virale transitoire qui, espèrent les chercheurs, suscitera une solide réponse immunitaire. Les scientifiques travaillaient déjà sur un vaccin expérimental ciblant le pic du coronavirus MERS et ont pu le modifier rapidement pour cibler le pic du SRAS-CoV2. Le vaccin expérimental s'est révélé prometteur dans les études animales.

Le premier essai sur l'homme testera différentes doses du vaccin (25, 100 ou 250 microgrammes) pour voir s'il est sûr et s'il induit des réponses immunitaires contre le virus. Si les résultats sont prometteurs, il passera ensuite à des essais plus vastes pour déterminer s'il protège contre l'infection. Fauci a estimé que l'ensemble du processus pourrait prendre au moins 12 à 18 mois.

Cet essai recrute actuellement 45 adultes en bonne santé âgés de 18 à 55 ans au Kaiser Permanente Washington Health Research Institute de Seattle. Les participants recevront deux injections intramusculaires du vaccin dans le bras à environ 28 jours d'intervalle.

Les quatre premiers participants recevront un seul coup de la dose la plus faible, et les quatre suivants recevront la dose intermédiaire. Les chercheurs examineront ensuite les données de sécurité préliminaires avant d'administrer des injections supplémentaires ou de vacciner les personnes restantes.

Les participants seront invités à retourner à la clinique pour des visites de suivi entre les vaccinations et pour des visites supplémentaires pendant un an après la deuxième injection. Ils seront surveillés pour les effets secondaires courants du vaccin, tels que la fièvre et la douleur au site d'injection, et des échantillons de sang seront prélevés pour tester les preuves de réponses immunitaires.

Pour être éligibles, les femmes ne doivent pas être enceintes ni allaiter, et les femmes et les hommes en âge de procréer doivent accepter d'utiliser une contraception efficace. L'étude n'inclura pas les personnes atteintes de certaines conditions médicales ou psychiatriques, y compris les maladies respiratoires, les maladies cardiovasculaires, le cancer, le VIH, l'hépatite B ou C, les maladies hépatiques chroniques (y compris NAFLD / NASH), les maladies auto-immunes ou les déficits immunitaires pour quelque cause que ce soit (y compris utilisation de médicaments immunosuppresseurs, tels que la chimiothérapie anticancéreuse ou les stéroïdes).

Alors que les individus de certaines de ces catégories sont plus susceptibles de développer une maladie COVID-19 sévère - et peuvent donc sembler avoir besoin d'un vaccin plus rapidement - des essais précoces comme celui-ci sont principalement destinés à évaluer l'innocuité, et il est important de tester les vaccins chez des personnes en bonne santé avant de passer aux groupes à haut risque.

Pour plus d'informations sur l'essai, voir ClinicalTrials.gov ( numéro d'étude NCT04283461 ).

https://www.nih.gov/news-events/news-re ... -19-begins
fil - 31 Mar 2020 - 09:57
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : encore incertaine, la durée d'immunisation post infection pourrait être de quelques mois

L'un des espoirs qui justifie les mesures mises en place contre l'épidémie de Covid-19 par les différents pays est de voir se développer au sein des populations une immunité de groupe. Au cœur de cette stratégie, réside toutefois une incertitude majeure : combien de temps dure l'immunité induite par une infection par le SARS-CoV-2 ?

Compte tenu du manque de recul sur ce virus particulier, les meilleures sources d'information restent les données accumulées sur d'autres coronavirus, comme le souligne le Dr Seth Berkley, président-directeur général de l'alliance GAVI pour l'immunisation et les vaccins : « C'est le troisième coronavirus à aller dans la population humaine en 20 ans, et il ne semble pas avoir provoqué d'immunité à vie chaque fois, ni même d'immunité à long terme », explique-t-il.

La comparaison avec d'autres coronavirus plus communs plaide également en faveur d'une immunogénicité de courte durée. « On se réinfecte régulièrement avec les autres coronavirus bénins comme ceux du rhume, rappelle Frédéric Tanguy, spécialiste des virus à ARN du département de virologie de l'Institut Pasteur de Paris. L’immunité n'est probablement pas de long terme. » Dans ce contexte, les stratégies basées sur l'immunité de groupe « peuvent fonctionner pour atténuer l'épidémie en cours, espère Frédéric Tanguy. Il est probable que chez tous les gens qui ont été infectés, l'immunité dure 3 à 6 mois. Si elle durait moins, ce serait exceptionnel pour un virus de ce genre. »

À partir des données du SRAS

D'autres équipes ont ressorti les données de suivi de l'épidémie de SARS de 2003. Ainsi, selon une étude chinoise parue récemment sur le site de prépublication medRixv, les concentrations d'immunoglobulines dirigées contre le premier SARS-CoV atteignent un pic un an après l'infection, avant une baisse rapide. Les auteurs ont travaillé à partir des données d'une cohorte de 34 soignants infectés par le SARS il y a 17 ans. Leurs données se veulent plus rassurantes.

Entre 2003 et 2015, ils ont régulièrement analysé le sérum de 20 membres de cette cohorte et de 40 contrôles. Des immunoglobulines IgG étaient détectables jusqu'à 12 ans après la fin de l'infection. Néanmoins, ils ont observé un pic de concentration en 2004, suivi d'une diminution rapide entre 2004 et 2006, suivi d'un déclin moins marqué. Les patients traités par corticoïdes étaient ceux qui avant les titrations d'anticorps les moins importantes. Les auteurs ne se prononcent pas sur la capacité réelle à prévenir une infection pour des concentrations observées.

Seul un vaccin pour une protection à vie

Dans un autre travail publié dans « Cellular & Molecular Immunology », des médecins chinois ont constaté, chez 68 patients atteints de Covid-19 (dont 13 cas graves et 55 moins sévères), un épuisement fonctionnel, dès les premiers stades de la maladie, de cellules NK et des lymphocytes T CD8+, et donc des capacités à mettre en place une immunité virale. Les auteurs se sont appuyés sur les niveaux d'expression du récepteur NKG2A, connu pour être à l'origine de l'épuisement de ces types cellulaires lors des infections virales chroniques. Ils suggèrent d'ailleurs que ce récepteur pourrait être une cible thérapeutique.

« Ces résultats, produits dans l'urgence, sont à considérer avec prudence et à confirmer, précise Fréderic Tanguy. Le seul moyen d'avoir une immunité à vie serait l'administration d'un vaccin vivant », insiste-t-il. Tous les experts s'accordent sur le fait que seul un vaccin pourrait être en mesure de procurer une protection à vie. Une dizaine de candidats sont actuellement en développement. Selon Frédéric Tanguy et Seth Berkley, la mise à disposition d'un vaccin contre le SARS-CoV-2 devrait intervenir dans environ 18 mois.

Le quotidien du médecin
fil - 31 Mar 2020 - 10:15
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Plaquenil et Kaletra : les traitements testés pour soigner les patients COVID-19 ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital - Point d'information



Nous rappelons qu’à ce jour, aucun médicament n’a apporté la preuve formelle de son efficacité dans le traitement ou la prévention de la maladie COVID-19. C’est pourquoi l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) ou du Kaletra et de son générique (lopinavir/ritonavir) pour la prise en charge des patients atteints de COVID-19 doit se faire prioritairement dans le cadre des essais cliniques en cours.
Cependant, conformément à l’avis du Haut conseil de santé publique du 24/03/2020 (HCSP) et au décret du 25 mars 2020 (pris en application de "la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie du COVID-19" ), le recours à ces médicaments peut s’envisager à titre exceptionnel et uniquement dans le cadre d’une prescription et d’une dispensation aux patients hospitalisés.
En aucun cas ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en auto-prescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19 .
Pourtant, des informations recueillies par les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) font état d’utilisation de hydroxychloroquine, seule ou en association, en ville. Nous alertons les professionnels de santé et les patients sur les risques connus liés à l’utilisation de ces médicaments, dont le risque cardiaque, qui, sans suivi médical approprié, peuvent conduire à une hospitalisation.

Ce risque cardiaque pourrait être fortement potentialisé par l’association d’hydroxychloroquine avec d’autres molécules, comme l’azithromycine, ainsi qu’en raison de troubles métaboliques spécifiques à la maladie COVID-19 (hypokaliémie).

Quelques cas d’effets indésirables graves nous ont été rapportés et sont en cours d’analyse. Dans ce contexte, nous appelons à la responsabilité de chacun pour éviter des hospitalisations inutiles consécutives à un mésusage de ces médicaments et permettre aux soignants de prendre en charge les malades COVID-19 dans les meilleures conditions. En lien avec le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance partout en France, nous surveillons de manière rapprochée les cas d’effets indésirables qui peuvent nous être rapportés.

Protocoles d’utilisation thérapeutique à l’hôpital et informations des patients
Afin d’accompagner les soignants dans la prise en charge à l’hôpital des patients présentant une maladie COVID-19 qui ne sont pas inclus dans les essais cliniques, nous avons élaboré deux documents d’information pour chacun des deux traitements Kaletra et Plaquenil : un protocole d’utilisation thérapeutique à l'attention des professionnels de santé hospitaliers, ainsi qu’une fiche d’information à l'attention des patients concernés et de leur entourage. Ces documents précisent le rationnel d’utilisation de ces traitements dans le cadre de la maladie COVID-19, informent sur les données disponibles et rappellent le bon usage de ces médicaments (posologie, contre-indications, risques…).

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Ac ... nformation
fil - 31 Mar 2020 - 10:23
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Charge virale et sévérité de la maladie COVID-19

Comme cela a pu être décrit dans le cadre de l’infection par le SARS-CoV, la charge virale relative au nouveau coronavirus SARS-CoV-2 est plus élevée et maintenue de façon plus prolongée chez les patients présentant une forme grave de COVID-19 que chez ceux ayant une forme légère.
Dans une publication précédente, une équipe chinoise a décrit l’existence d’un pic de charge virale du coronavirus SARS-CoV-2 à l’issue de la première semaine suivant le début de la maladie. Du fait de l’hétérogénéité des formes cliniques, ces chercheurs se sont penchés sur la cinétique de la charge virale associée à la sévérité de ces présentations.

Dans cette étude monocentrique, menée entre le 21 janvier et le 4 février 2020, les auteurs ont comparé les cinétiques d’évolution des charges virales mesurées par RT-PCR à partir des prélèvements nasopharyngés chez 46 cas légers et 30 cas sévères, définis à partir des critères cliniques de détresse respiratoire, saturation en O 2 , pression partielle artérielle en O 2 et présence de complications).

Les patients étaient principalement de sexe masculin (60,9% et 66,7% respectivement pour les formes légères vs graves), et âgés en moyenne de 43,6 ± 14,4 ans et 55,6 ± 15,1 ans (p <0,01).

A l’inclusion, la charge virale dans les formes graves de la maladie était environ 60 fois plus élevée que dans les formes légères. Elle restait significativement plus élevée à J12 après le début des symptômes. Par ailleurs, 90% des patients présentant des formes légères présentaient une clairance virale à J10 après le début des symptômes, contre aucun parmi les cas graves.

Liu Y, Yan LM, Wan L, Xiang TX, Le A, Liu JM, Peiris M, Poon LLM, Zhang W. Viral dynamics in mild and severe cases of COVID-19. Lancet Infect Dis. 2020 Mar 19 [Epub ahead of print]. doi: 10.1016/S1473-3099(20)30232-2. PMID: 32199493
fil - 03 Avr 2020 - 07:29
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Prise en charge des patients HIV durant la pandémie, en direct jeudi à 17h



http://www.webconfaei.com/vih-covid.asp








fil - 03 Avr 2020 - 08:08
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Vous pouvez suivre l'épidémie en temps réel sur le site de l'université John Hopkins de Baltimore

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6
fil - 03 Avr 2020 - 08:10
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Suivre l’évolution de la charge virale et de la sérologie dans le Covid-19

Chez les patients atteints d’un Covid-19 la détection du coronavirus par RT-PCR permet d’affirmer rapidement le diagnostic – en général en 24 heures- et sa disparition signe la guérison virologique qui peut d’ailleurs tarder quelque peu par rapport à la disparition des symptômes de la maladie. Les prélèvements sont habituellement effectués par écouvillonnage nasal, mais il est également possible de rechercher le SARS-CoV-2 dans des échantillons de salive provenant de l’oropharynx postérieur : cette dernière pratique mieux tolérée par le patient expose également moins le soignant au risque de contamination, de sorte qu’elle mériterait sans doute d’être développée. Par ailleurs, la réponse sérologique à l’agression virale est encore mal documentée, alors qu’il s’agit là d’une voie d’avenir dans le contrôle de la pandémie et l’identification des sujets immunisés.
Charge virale forte dès le début de la phase symptomatique
Une étude de cohorte réalisée dans deux hôpitaux de Hong Kong s’avère à ce titre doublement intéressant dans la mesure où elle a recherché une corrélation entre la sérologie virale et la charge virale (RT-PCR quantitative) dans des échantillons provenant de sources diverses : salive de l’oropharynx postérieur, prélèvement nasopharyngé ou rectal, sang et urine. Des dosages immuno-enzymatiques ont permis de mesurer les taux sériques d’anticorps dirigés contre deux antigènes du SARS-CoV-2 : la NP (nucleoprotein)- protéine interne- et le RBD (receptor binding domain) – protéine de surface-, ce dernier étant porté par les spicules protéiques qui forment la couronne du virus, lesquelles lui permettent de s’amarrer à la cellule proie. Enfin, un séquençage du génome viral a été effectué à la recherche de mutations éventuelles. Entre le 22 janvier et le 12 février 2020, sur les 30 patients considérés comme éligibles, seuls 23 (dont dix formes sévères) ont été retenus pour constituer la cohorte finale (âge médian 62 ans [37 à 75]).

La charge virale (valeur médiane) dans la salive de l’oropharynx postérieur et les autres prélèvements respiratoires a été initialement évaluée à 5,2 log10 copies par ml (écart interquartile 4,1–7,0). C’est au cours de la première semaine de l’évolution qu’elle était la plus élevée puis elle a décliné avec le temps avec une pente de –0,15, intervalle de confiance à 95 % IC 95% : –0,19 à –0,11 ; R² = 0,71). L’ARN viral était encore détectable 25 jours après le début de la phase symptomatique chez un seul patient. Chez 5 patients, une virémie a été mise en évidence indépendamment de la sévérité de la maladie, et l’ARN viral a été décelé dans les prélèvements rectaux de quatre participants. L’âge est apparu significativement et positivement corrélé à l’importance de la charge virale (test de Spearman : ρ=0,48, IC 95 % 0,074–0 à 0,75 ; p=0,020).
Sérologie : à partir du dixième jour
Les taux des anticorps n’ont commencé à s’élever qu’à partir du dixième jour. Chez les patients dont les dosages ont été pratiqués jusqu’au 14ème jour, la positivité en % se décline ainsi selon le type d’anticorps : (1) anti-NP IgG (n=15) : 94 % ; (2) anti-NP IgM (n=14) : 88 % ; (3) anti-RBD IgG (n=16) : 100 % ; (4) anti-RBD IgM (n=15) : 94 %. Les taux d’anticorps IgG anti-SARS-CoV-2-NP ou anti-SARS-CoV-2-RBD ont été étroitement corrélés aux titres des anticorps neutralisants (R² >0,9). Aucune mutation génomique n’a été décelée sur les prélèvements itératifs.

Cette étude d’observation plaide en faveur d’un autre mode de recherche du SARS-CoV-2 : la salive de l’oropharynx postérieur produite par le patient lui-même en sa raclant l’arrière-gorge pourrait faire aussi bien que l’écouvillonnage nasopharyngé ce qui reste à confirmer sur une plus grande échelle. Cette technique présente deux avantages : elle est plus confortable pour le patient et elle diminue aussi l’exposition du préleveur à la contamination. Par ailleurs l’étude montre qu’à la différence de l’infection à SARS-CoV-1 et à MERS-CoV, le Covid-19 se caractérise par une charge virale maximale au moment où la maladie commence à s’exprimer cliniquement (alors que, dans le cas des deux autres viroses, la charge virale est maximale entre le 7ème et le 10ème jour).

Le dosage des anticorps anti-SARS-CoV-2 par méthode immuno-enzymatique peut compléter utilement la RT-PCR selon des modalités qui restent à définir dans des cas spécifiques : diagnostic rétrospectif des formes légères, dépistage des porteurs asymptomatiques ou encore des sujets immunisés, enfin formes cliniques atypiques à expression tardive etc. Les taux des anticorps anti-NP ou anti-RBD – IgG ou igM- ne s’élèvent qu’à partir du dixième jour pour être positifs dans la majorité des cas après le 14ème jour, selon cette petite série (n=16).

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

Kelvin Kai-Wang To et coll. : Temporal profiles of viral load in posterior oropharyngeal saliva samples and serum antibody responses during infection by SARS-CoV-2: an observational cohort study. Lancet Infect Dis 2020 : publication avancée en ligne le 23 mars.doi.org/10.1016/ S1473-3099(20)30196-1.
fil - 03 Avr 2020 - 09:22
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Hydroxychloroquine et Covid-19 : nouvel essai randomisé chinois… «positif»

Les études cliniques sur l’hydroxychloroquine (HCQ) dans le Covid-19, qu’elles soient ouvertes ou contrôlées, se suivent et ne se ressemblent pas. La fièvre médiatique déclenchée par le couple hydroxychloroquine (HCQ) et Covid-19 et amorcée par les travaux du Pr Didier Raoult ne retombe pas. Il y a quelques jours, la publication sur le site du JIM d’un essai randomisé chinois que nous avions jugé négatif (à tort selon certains de nos lecteurs) mais de facto non concluant a fait grand bruit. Elle faisait écho à un essai ouvert de l’auteur marseillais considéré comme… positif (à tort) par nombre d’infectiologues.
Des formes symptomatiques mais « légères »
En toute rigueur, il convient de rapporter les résultats d’une petite étude multicentrique chinoise réalisée à Wuhan dans laquelle ont été inclus 62 patients (âge moyen 44,7+/-15,3 ans ; sexe masculin : 46,8 %) hospitalisés en raison d’une forme symptomatique mais « légère » d’un Covid-19 confirmé (par RT-PCR) entre le 4 février et le 28 février 2020. Il existait une pneumonie attestée par la radiographie ou la tomodensitométrie mais on ne notait pas de désaturation artérielle en oxygène sévère (rapport SaO2/SPO2 > 93%). Les formes graves ont été exclues et aucune contre-indication cardiologique, ni oculaire ou hépatique à l’HCQ n’a été détectée.

Deux groupes ont été constitués par tirage au sort : dans le groupe traité (n=31), l’HCQ a été administrée à raison de 400 mg/jour pendant 5 jours en plus de la prise en charge standard qui a été la seule utilisée dans le groupe témoin (n=31). Cette dernière a pu combiner ad libitum oxygénothérapie, médicaments antiviraux ou antibactériens, immunoglobulines voire corticothérapie au cas par cas. A noter que contrairement à ce que préconise le Pr Raoult, de l’azithromycine n’était pas associée à l’HCQ.

Les critères d’efficacité ont été les suivants : (1) délai écoulé jusqu’à la guérison clinique ; (2) évolution clinique et radiologique. Leur évaluation a été faite au 5ème jour de l’étude. A l’état basal, les groupes se sont avérés
comparables pour ce qui est de l’âge et du sexe, mais aucune autre variable n’a été prise en compte dans l’évaluation de la comparabilité intergroupe, ce qui ne saurait être ignoré car le hasard a ses lois et ses limites…
Avantage clinique… et radiologique à l’hydroxychloroquine
Dans le groupe traité, la disparition de la fièvre est survenue plus rapidement soit 2,2+/0,4 versus 3,2+/-1,3 jours dans le groupe témoin (p=0,0008).

Pour ce qui est de la toux, elle était présente à l’admission chez 15 patients du groupe témoin (47 %) versus 22 (69 %) dans l’autre groupe et sa rémission a été significativement plus rapide sous HCQ, soit 3,1 +/-1,5 jours vs 2,0+/-0,2) (p=0,0016).

La progression vers une forme grave a été le fait de quatre patients du groupe témoin, contre zéro le groupe HCQ, le seuil de signification statistique n’étant pas cependant atteint du fait de la faiblesse de l’effectif. Les évènements indésirables au nombre de deux uniquement dans groupe HCQ ont été considérés comme « légers ».

Qu’en a–t-il été d’un point de vue radiologique ? L’analyse subjective des images tomodensitométriques a révélé une amélioration plus fréquente (80,6 %) entre l’admission et le 6ème jour chez les patients du groupe traité versus 54,8 % dans l’autre groupe (p=0,0476).
Il faut encore raison garder
Les résultats de cet essai randomisé, à la différence de ceux d’une autre étude du même type récemment publiée, plaident en faveur de l’efficacité clinique de l’HCQ face à une forme symptomatique mais légère du Covid-19. Ce n’est pas une première : il est rare que les études de faible puissance concordent dans des maladies de ce type et la conclusion de l’article précédent qui avait été jugé négative (autant de l’avis des expérimentateurs que du rédacteur du JIM) allait dans ce sens. En médecine comme en science, une étude unique (même méthodologiquement irréprochable) n’est jamais suffisante pour faire la pluie et le beau temps et pour preuve…

Dans ces conditions, qui a raison ? Qui a tort ? Il est difficile de trancher, mais il est clair que d’autres études randomisées sont nécessaires pour alimenter le débat, n’en déplaise à certains. La nécessité d’informer le plus objectivement possible est la mission de la rédaction et des rédacteurs du JIM qui n’ont aucun conflit d’intérêt à déclarer. Il faut simplement raison garder ce qui est difficile par les temps qui courent et rester plus que jamais exigeant sur la qualité de l’information.

Dans les jours qui viennent, les premiers résultats de certains essais multicentriques vont être connus et, dans cette attente, l’usage compassionnel de l’HCQ dans les formes graves du Covid-19 trouve sa justification.

Dans les autres formes, même à la lueur de cette nouvelle étude chinoise, il convient de rester prudent et de s’interroger aussi sur les raisons des divergences entre les essais au risque d’être accusé de passivité : non, c’est de patience qu’il s’agit car vitesse et précipitation ne doivent pas être confondues notamment par gros temps quand la totalité du navire Terre se met à tanguer… et les systèmes de santé lourdement éprouvés aussi.

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCE :

Chen Z et coll. Efficacy of hydroxychloroquine in patients with COVID-19: results of a randomized clinical trial. MedRxiv and bioRxiv 2020 (30 mars) : publiée en ligne. (https://doi.org/10.1101/2020.03.22.20040758).
fil - 03 Avr 2020 - 15:57
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... Vibert.pdf

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 299#398299
fil - 03 Avr 2020 - 16:06
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
À New York, se couvrir le visage est vivement conseillé

New-York, frappé de plein fouet par le coronavirus, se met en action pour limiter la propagation du Covid-19. Le maire de la ville, Bill de Blasio, a ainsi enjoint la population à se couvrir le visage à l’extérieur, sans préconiser le port du masque, réservé aux soignants et personnels d'urgence.

Avec plus de 100 000 cas déclarés et plus de 2 300 morts, New York est lourdement touché par la pandémie de coronavirus. Pour y faire face et tenter de freiner la propagation du Covid-19, le maire de la ville, Bill de Blasio, a demandé à la population de se couvrir le visage. “Ça peut être une écharpe, quelque chose que vous avez fabriqué chez vous, un bandana”, a annoncé Bill de Blasio dans un point presse ce jeudi 2 avril, mais cela “n'a pas besoin d'être un masque de professionnel”, qui sont réservés aux personnels soignants.

Revirement de stratégie :

Cette décision se justifie sur la base d'une étude qui évoque une possible transmission du virus par la respiration. Publiée par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), autorité de santé nationale aux États-Unis, elle met en évidence des cas de transmission du virus à Singapour par des personnes asymptomatiques. “Il a été montré que la parole et d'autres activités vocales, comme le chant, peuvent générer des particules dans l'air, avec une propension liée au niveau sonore”, détaillent les auteurs de l'étude, publiée mercredi.

Cette nouvelle approche tranche avec l’attitude des autorités américaines qui n’estimaient pas nécessaire de porter un masque, à moins de présenter des symptômes du coronavirus, sur la base des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du CDC. Au niveau national, cette mesure n’a pas été suivie par Donald Trump qui a déclaré laisser le choix aux Américains de décider ou non de se couvrir le visage. Cependant, le vice-président Mike Pence a indiqué, dans un point presse jeudi 2 avril, que le CDC formulerait un avis sur la couverture du visage dans les prochains jours.

Les infirmiers dénoncent un manque d’équipement :

Toujours à New York, les infirmiers dénoncent le manque d’équipements. Devant un hôpital universitaire Montefiore, dans le quartier du Bronx, à distance les uns des autres, masqués et ruban noir au bras par solidarité avec tous les malades, une trentaine d’infirmiers ont organisé une manifestation pour dénoncer le manque de masques, blouses et autres équipements de protection qui les mettent en danger, eux et leurs patients. “Les soldats ne vont pas à la guerre sans armes, pourquoi les infirmiers travailleraient-ils sans équipement de protection ?”, ont-ils dénoncé.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -conseille
fil - 04 Avr 2020 - 06:45
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Alimentation, courses, nettoyage : recommandations contre le Covid-19

Dans ma famille (c'est récent), on nettoie les semelles de chaussures à la javel en rentrant des courses. Mon voisin me dit qu'il nettoie tous les emballages des aliments et les fruits avant de les placer dans le réfrigérateur. Moi, je nettoie les fruits et légumes à l'eau légèrement javellisée avant de les consommer. Sur Franceinfo, des vétérinaires se plaignaient récemment qu'ils avaient en consultation des animaux que leurs propriétaires avaient trop « désinfecté » à leur retour de promenades. Alors que faire en matière d'alimentation et de risque d'exposition au virus Sars-CoV-2, celui qui cause l'infection à Covid-19 ?

L’Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a examiné, sur la base des données scientifiques disponibles, les possibilités de transmission de la maladie Covid-19 par les aliments.

Les animaux d’élevage peuvent-ils nous contaminer ?
Il n'existe aucune preuve que les animaux d’élevage et les aliments qui en sont issus jouent un rôle dans la propagation du virus à l’origine du Covid-19. L’éventuelle transmission par un aliment ne peut donc être due qu’à la contamination de cet aliment par un malade ou une personne infectée par le virus, en le manipulant avec des mains souillées, ou en l’exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements, explique l'Agence.

Manger un aliment contaminé peut-il nous rendre malade ?
Aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne laisse penser que le virus peut nous contaminer par voie digestive. Toutefois la possibilité d’infecter les voies respiratoires lors de la mastication d’un aliment contaminé ne peut pas être totalement exclue. Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler des aliments et de cuisiner pour les autres.

Comment supprimer le virus sur les fruits et légumes ?
Après un achat, avant de les consommer ou de les cuisiner, il faut bien laver ses fruits et légumes. L’eau claire suffit, n’utilisez surtout pas de désinfectant ou de détergent comme l’eau de javel, vous risqueriez une intoxication s’il était mal rincé. L’utilisation du vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes n’est pas nécessaire. Après lavage à l’eau claire, essuyer les aliments avec un essuie-tout à usage unique aide à éliminer d’éventuelles particules virales. Ces gestes sont particulièrement importants lorsque les fruits et légumes sont mangés crus.

Peut-on manger des fruits et légumes crus ?
Comme cela a été dit précédemment, il est important de laver ses fruits et légumes à l’eau claire. Vous pouvez également les peler comme pour les pommes ou les poires. Pour les légumes, il faut savoir qu’il suffit d’une cuisson à 63°C, c’est-à-dire à feu moyen, pendant quatre minutes pour détruire le virus potentiellement présent. Rien ne sert de « sur-cuire » ses aliments donc ! Pour les crudités, un lavage à l’eau claire suffit à diminuer le risque de transmission par contamination croisée – à savoir risque de transmission du virus par les mains.

Que faire des emballages ?
Les emballages peuvent avoir été contaminés par des mains souillées. Même si le virus causant la maladie ne peut survivre plus de trois heures à l’air libre, nettoyer ses emballages reste cependant une précaution supplémentaire. Il faut les nettoyer avec un chiffon ou un essuie-tout à usage unique humide. Ce n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau de javel. Pour les aliments qui se conservent au réfrigérateur, dès lors que cela est possible, il faut retirer les emballages avant de les ranger. Bien entendu, il faut se laver les mains soigneusement avant et après la manipulation de ces emballages.

Le vinaigre blanc est-il efficace ?
Il est efficace pour tuer les bactéries mais probablement moins pour les virus. Les études ont montré que pour se débarrasser de virus plus résistants, le vinaigre blanc était inefficace.

Quelles précautions en rentrant des courses ?
Il faut tout d’abord se laver les mains. On peut laisser reposer ses courses trois heures après les avoir ramenées à la maison lorsqu’il ne s’agit pas de produits frais, puisque le virus causant la maladie ne peut survivre plus de 3 heures à l’air libre. Pour les emballages des produits qui doivent aller au réfrigérateur, comme le lait ou les yaourts, il faut retirer le suremballage et nettoyer les produits avec un papier essuie-tout humide avant de les ranger. Pensez à vous laver les mains à nouveau juste après.

Faut-il chauffer son pain ?
Le pain est cuit à haute température lors de sa préparation, ce qui élimine toute trace de virus. Les boulangers comme les autres professions de l’alimentation sont fortement sensibilisés aux règles d’hygiène (lavage de main régulier et/ou port de gants pour servir, utilisation d’un sac pour ranger le pain…). Dans ces conditions, le risque de transmission du virus est négligeable, il n'est donc pas nécessaire de faire chauffer son pain. Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler le pain, s'il doit être consommé par d'autres.

Quels risques au contact de surfaces contaminées ?
Certaines études réalisées dans des conditions expérimentales démontrent que le virus peut rester plus ou moins actif sur des surfaces inertes. Donc le risque de toucher le virus en manipulant des objets ayant été contaminés n’est théoriquement pas exclu, mais il est faible. C’est pour cela qu’il est important de respecter les règles suivantes : ne pas se toucher le visage durant ses achats, se laver les mains lorsqu’on rentre chez soi et essuyer les emballages avec un essuie-tout humide.

Comment nettoyer des surfaces potentiellement contaminées ?
Afin de nettoyer des surfaces potentiellement contaminées, il faut utiliser des produits ménagers permettant d’effacer toute trace du virus. Vous pouvez utiliser par exemple l’alcool à 70°C qui est très efficace, pour désinfecter les poignées de porte, les claviers d’ordinateur ou de tablette. Si vous utilisez de l’eau de javel, utiliser ce produit avec précaution car il est fortement oxydant et caustique pour la peau, les muqueuses et les matériaux. Le téléphone, en contact direct avec les mains et le visage, peut donc être un vecteur important de transmission du virus. Vous pouvez utiliser des lingettes désinfectantes ou de l’essuie-tout imbibé d’alcool ménager pour désinfecter l’écran du smartphone.

La transmission est-elle possible avec les animaux de compagnie ?
Interrogée sur la transmission potentielle de la maladie Covid-19 par l’intermédiaire d’animaux domestiques, l’Anses a réuni en urgence un groupe d’experts-es spécialisés-es pour répondre à cette question. Sur la base de leur rapport, elle conclut qu’à la lumière des connaissances scientifiques disponibles, il n'existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus Sars-CoV-2 à l’origine de cette maladie. Pas de détergent, ni de gel hydroalcoolique pour désinfecter les chiens et les chats, a d’ailleurs alerté récemment l’Ordre des vétérinaires. La peur de la contagion entraîne des comportements dangereux de certains maîtres. « C’est curieux de penser à désinfecter son animal avec des détergents ou du gel hydro-alcoolique alors qu’on sait que l’eau savonneuse ou un shampoing pour chien marche très bien », réagit auprès de l’AFP Christine Debove, conseillère régionale de l’Ordre des vétérinaires d’Île-de-France. Le chien et le chat se lèchent et ces produits « peuvent provoquer des irritations au niveau des muqueuses et des réactions cutanées ». La vétérinaire alerte sur le fait que « si le chien ou le chat ingère de l’alcool en se léchant, il aura une réaction plus accentuée qu’un humain car ils ne digèrent pas correctement l’alcool ». Elle rappelle que laver les pattes de son chien de retour de promenade avec de l’eau savonneuse est un « geste d’hygiène de base qu’on devrait avoir tout le temps ». « C’est suffisamment efficace ! », indique-t-elle. La vétérinaire ajoute l’importance de « respecter la distanciation homme-animal, de se laver les mains très, très souvent quand on a joué avec lui et d’éviter les contacts rapprochés, léchage des mains et du visage ». En plus de ces règles de base, il est conseillé « lorsqu’on rencontre un chien ou un chat qui ne nous appartient pas de ne pas le caresser, ni de le laisser nous approcher ». Même s’il n’existe aucune preuve scientifique que les animaux transmettent le Covid-19, l’Académie de médecine a appelé la semaine dernière les propriétaires à appliquer des principes de précaution.

https://seronet.info/article/alimentati ... d-19-87201
fil - 04 Avr 2020 - 16:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Situation critique mais une solidarité inédite

Paris, France-- Au cœur de la tempête, le Pr Gilles Pialoux, professeur de maladies infectieuses à l’université Paris-Sorbonne et à l’hôpital Tenon décrit une situation critique, avec des formes de Covid-19 de plus en plus sévères, mais salue la grande solidarité entre régions et entre soignants pour porter secours aux malades.

Lueurs d’espoir, il mentionne également quelques pistes de recherches intéressantes.

TRANSCRIPTION/ADAPTATION
Gilles Pialloux — Bonjour. Gilles Pialloux — je suis professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon et aussi à l’université Paris-Sorbonne. Je suis content de vous retrouver, malgré la tension, sur ce petit point que j’espère plus régulier sur la crise du coronavirus, vue de l’intérieur.

La crise du coronavirus vue de l’intérieur
Nous étions, à Tenon, censés être site de niveau 3 — évidemment, le coronavirus en a décidé autrement et, depuis le 27 février, nous sommes extrêmement impactés, comme d’autres centres parisiens, d’Île-de-France, du Haut-Rhin, des Hauts-de-France. Donc pour entrer dans les chiffres – et on parlera un peu science, après – dans les chiffres, la situation est extrêmement tendue en Île-de-France sur les lits de soins critiques, c’est-à-dire réanimation et unité de soins intensifs, avec un pic que l’on attendait pour la semaine prochaine, mais il semble que les prévisions qui prévoyaient un pic de 2400 patients en soins critiques soient déjà dépassées en Île-de-France et qu’on soit, plutôt, non pas dans un pic, mais dans une asymptote qui pourrait atteindre 3000 patients en unité de soins intensifs sur l’Île-de-France où je rappelle qu’avant la crise du COVID-19 il y avait 2000 places.

Donc c’est dire, si on a poussé les murs, pour fixer un chiffre, à l’hôpital Tenon, nous avons 42 patients en réanimation classique, dans une réanimation qui avait, avant, 20 lits, nous avons 113 patients COVID+ dans les services de médecine, une trentaine en attente et — chiffre assez particulier pour notre centre — nous avons 147 personnels soignants contaminés par le COVID, dont aucun n’étant dans les formes graves, même si dans l’Assistance Publique il y a trois patients COVID+ en réanimation et déjà plusieurs décès.

On a poussé les murs.
Une solidarité régionale
Donc une situation très tendue pour ce qui est de la réanimation avec deux objectifs, que vous suivez sur les différents sites d’information, dont Medscape : le fait d’avoir des transports vers les zones de France les moins touchées. Nous avons eu des départs en hélicoptère, en TGV, en ambulance spécialisée pour la grande couronne, mais jusqu’à Rouen — le CHU d’Avicenne, par exemple, transférait à Rouen — nous, nous avons transféré, aussi, en Bretagne, à Tours, et, donc, il y a une solidarité régionale qui se fait en plus de la solidarité à l’intérieur de l’hôpital.

Solidarité des soignants dans un contexte de guerre
Cette solidarité, elle est aussi assez étonnante à l’intérieur de l’hôpital. Maintenant, toutes les spécialités ont compris qu’elles étaient au combat. Les chirurgiens, par exemple, se sont mis à avoir des activités totalement différentes de leur corps de métier puisque l’activité opératoire a été réduite considérablement, à la fois par déprogrammation, mais aussi pour garder des places de salle de réveil transformables en lits de réanimation, ce qui est le cas à Tenon — on en a déjà trois sur six qui sont occupés par des patients COVID qu’on essaie d’exfiltrer vers d’autres centres pour garder de la réserve.

Nous sommes vraiment dans une situation tendue, de guerre — je dis de guerre parce que sans cesse on fait de la place, on vide et ça se remplit, en commençant, d’ailleurs, par les réanimations. Et le point, aujourd’hui, en ce 1er avril, qu’on a l’impression que les formes qui arrivent au SAU, aux urgences sont de plus en plus sévères, avec des patients qui ne suivent pas l’histoire naturelle de la maladie que l’on avait apprise des publications chinoises, notamment sur les 47 000 premiers patients, avec des formes qui s’aggravent à J7 et J10.

On a l’impression que les formes qui arrivent au SAU, aux urgences sont de plus en plus sévères.
Nous voyons actuellement des patients qui sont asymptomatiques et qui au bout de 48 heures ou 72 heures peuvent être dans une forme grave qui nécessite une ventilation.

Donc les chirurgiens, dont je parlais pour citer cet exemple de solidarité, ils font toutes les tâches, ils participent à la permanence de réponse aux familles, puisque les familles qui n’ont pas accès aux malades, sont extrêmement démunies pour obtenir des informations médicales. Ils participent aux équipes qui, en réanimation, doivent retourner les patients pour la ventilation ventrale, qui est une technique — pour les réanimateurs vous connaissez — qui nécessite au moins quatre ou cinq personnes pour les fortes corpulences et qui prend beaucoup de temps et beaucoup d’énergie dans les réanimations.

Nous sommes dans une situation critique, on ne voit pas arriver ce fameux pic.
Ils participent aussi aux consultations du SAU, qui ont été détournées quand elles ne sont pas COVID suspects. Voilà pour les chiffres.

Nous sommes dans une situation critique, on ne voit pas arriver ce fameux pic, ou cette asymptote, et la situation est très critique, comme je le répète.

La science, lueur d’espoir
Alors, bien sûr il y a des éléments positifs. On essaie de garder un temps pour la science — on a beaucoup d’essais qui arrivent, dans le désordre. Il y a deux grands essais, notamment en Île-de-France pour l’un et en national, pour l’autre. L’’essai DISCOVERY, qui est un essai à cinq bras avec un bras, bien sûr, à hydroxychloroquine, puisqu’on est bien obligé, et un bras standard of care, un bras avec Kaletra et interféron gamma, un bras avec remdésivir, donc la molécule anti-Ebola, qui a l’air très prometteuse, et l’interféron gamma.

Il y a aussi un autre essai qui est, en fait, une cohorte nichée avec plusieurs molécules à visée, cette fois-ci, immunologique, qui s’appelle CORE-IMMUNO. Cet essai AP-HP a commencé, actuellement, avec deux types d’interleukines-1 qui sont administrées contre le standard of care en randomisation. Donc ces essais sont actifs dans plusieurs centres et amènent un souffle de recherche clinique qui est important.

Susceptibilité diminuée des personnes 0+
Sur la recherche clinique, je terminerai sur un point qui nous a beaucoup agités. Je ne parle pas de l’hydroxychloroquine, mais je parle de groupe ABO, de la susceptibilité, je dirais, diminuée des personnes qui seraient O+, du groupe sanguin O+. C’est une donnée qui avait déjà été décrite par une équipe nantaise sur le modèle du MERS et puis qui a été décrit, effectivement, avec le SRAS avec, probablement, le fait que les anticorps anti-A, anti-B chez les gens O+ auraient une activité bloquante au niveau de l’élément-clé de la pénétration du COVID à l’intérieur de la cellule qui, comme vous le savez, utilise un récepteur de l’inhibiteur de l’enzyme de conversion de type 2.

La piste des IEC
Là aussi, il y a une piste très importante avec cette molécule inhibiteur de l’enzyme de conversion pour essayer de bloquer le récepteur d’entrée dans la cellule. Et cette piste de la CE2 est probablement une piste très importante et probablement celle, aussi, qui explique qu’il y ait une régulation hormonale qui fait que dans ces réanimations on trouve majoritairement des hommes (70 %), selon les chiffres de Santé Publique France, par rapport aux femmes. Cela serait en rapport avec le gène codant pour la CE2, qui est porté par le chromosome X.

Nous allons suivre ces données scientifiques qui sont très importantes, mais j’aurai l’occasion de revenir vers vous avec d’autres publications plus précises. Merci à vous.

https://francais.medscape.com/voirartic ... YFbH8#vp_1
fil - 05 Avr 2020 - 08:31
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Quels sont les patients à risque ?

Le Haut Comité de santé publique a publié une liste des personnes les plus à risque de déclarer une forme sévère de l’infection au Covid-19, en raison d’une pathologie sous-jacente ou d'un traitement. L’enjeu est d’éviter les rechutes ou les complications de ces pathologies, tout en limitant le risque lié à l’infection par le coronavirus

Les personnes atteintes de cirrhose, d’hépatites chroniques auto-immunes traitées par immunosuppresseurs, de cancers primitifs du foie ainsi que les transplantés sont à haut risque de formes sévères du Covid-19.

Des malades du foie à risque

Chez les patients cirrhotiques ou avec un cancer primitif du foie, le risque est lié à une immunodépression relative et à une décompensation hépatique en cas d’infection virale et/ou de surinfection bactérienne. Chez les patients transplantés ou atteints d’hépatites auto-immunes, il est lié au traitement immunosuppresseur. Les patients atteints de NASH sont également exposés à une forme sévère, de par les facteurs métaboliques, l’obésité morbide, le diabète ou l’hypertension artérielle. « Selon l’expérience chinoise, 2 à 11 % des patients atteints du Covid-19 avaient une pathologie hépatique chronique sous-jacente au moment de la contamination. L’infection à Covid-19 s’associait à une augmentation des transaminases dans 14 à 53 % des cas, avec un risque de défaillance hépatique y compris en l’absence d’hépatopathie (1) », remarque la Pr Nathalie Ganne-Carrié, secrétaire générale de l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

Même en cas de symptômes évoquant le coronavirus, le traitement immunosuppresseur ne doit pas être arrêté, ce qui exposerait les patients transplantés à un potentiel rejet d’organe ou à une réactivation parfois très bruyante d’une hépatite chronique auto-immune. Avec un risque élevé de morbimortalité, l’arrêt des traitements doit faire l’objet d’une concertation entre le médecin prenant en charge l’infection et l’hépatologue. La meilleure arme est la prévention, avec un confinement total des patients fragiles (sans sortie y compris pour les courses) et des règles d’hygiène strictes pour toutes les personnes du foyer. Selon l’expérience chinoise, les mesures prophylactiques drastiques, y compris pendant l’hospitalisation, ont fait la preuve de leur efficacité puisque chez 111 patients cirrhotiques décompensés (dont 2/3 hospitalisés), un seul décès est survenu (2).

Déjà formellement déconseillés lors d’une cirrhose, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont contre-indiqués en cas d’infection à Covid-19. « Le paracétamol, qui reste la première cause médicamenteuse de transplantation hépatique, doit être limité à deux grammes par jour », insiste l’hépatologue.

Le quotidien du médecin
fil - 06 Avr 2020 - 09:24
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


http://webconfaei.com/VIH-COVID/replay01.asp

http://webconfaei.com/VIH-COVID/replay02.asp
fil - 06 Avr 2020 - 15:56
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Propositions AFEF pour la prise en charge des patients atteints de maladies du foie à l’occasion de la pandémie de COVID-19



Chers amis, chers collègues,

Veuillez trouver ci-joint les propositions de l'AFEF pour la prise en charge des patients atteints de maladies du foie à l’occasion de la pandémie actuelle.

Compte-tenu de l'hétérogénéité de l'épidémie sur le territoire national, ces propositions sont à moduler en fonction des particularités géographiques de l'infection, des circuits et de l’accès aux ressources locales.

En espérant avoir répondu à vos attentes.

Bien amicalement, bien cordialement,

Nathalie Ganne-Carrié
Secrétaire générale AFEF

https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... avirus.pdf
fil - 07 Avr 2020 - 11:27
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
fil - 09 Avr 2020 - 17:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus







fil - 09 Avr 2020 - 17:52
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus













fil - 10 Avr 2020 - 08:37
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
La distanciation sociale d’un mètre est insuffisante pour empêcher la propagation du virus

Une simulation numérique met en évidence l’insuffisance de la distanciation sociale d’un mètre préconisée pour empêcher la propagation du Covid-19.

Parmi les gestes barrières censés limiter la propagation du coronavirus, la distanciation sociale d’un mètre serait insuffisante. Une simulation numérique montre comment ce seul mètre est trop peu pour empêcher le virus de se transmettre d’une personne à une autre. Réalisée par Ansys, un éditeur de logiciels spécialisé en simulation numérique, cette étude préconise d’espacer encore plus l’écart avec les autres personnes.

2 mètres de distance à l’arrêt…
Pour en venir à cette conclusion, Ansys a simulé la propagation des gouttelettes responsables de la transmission du virus lors d'une interaction entre plusieurs individus et durant la pratique d'un sport. La modélisation de ces gouttelettes montre qu’elles peuvent se propager jusqu’à 28 mètres au moment d’une toux ou d’un éternuement. Les chercheurs ont ensuite cherché à analyser les distances nécessaires à respecter pour mieux se protéger contre la propagation du Covid-19.

Les recherches ont montré que la distance d’un mètre est clairement insuffisante. “À cette distance, les gouttelettes expulsées lors d'un éternuement ou d'une quinte de toux peuvent parcourir jusqu'à 28 mètres/seconde dans certaines conditions et n'ont pas le temps de retomber au sol sous l'effet de la gravité, détaille Thierry Marchal, directeur santé chez Ansys, à Futura Santé. Après 1,5 mètre ou 2 mètres, la majorité des gouttelettes, en matière de volume rejoignent le sol. Le risque de contamination est moindre, mais le risque nul n'existe pas toutefois.”

…3 mètres entre les coureurs et 10 mètres entre les cyclistes
Les vidéos de simulation montrent également que pendant le sport, les deux mètres sont également insuffisants. Entre deux coureurs qui font leur sport l’un derrière l’autre, une distance minimum de trois mètres devraient être respecté. De plus, l’étude montre qu’il est préférable que ces derniers ne courent pas sur la même ligne. Concernant les cyclistes, une distance de 10 mètres doit être respectée.

Les chercheurs se sont basées sur des études préexistantes pour étudier comment se propagent les gouttelettes. “D'après des études scientifiques sur le sujet, nous savons quelles sont les tailles des gouttelettes sortant de la bouche ainsi que leur vitesse d'expulsion si une personne respire, tousse ou éternue, poursuit Thierry Marchal. Nous exploitons donc des technologies existantes et largement validées et nous les adaptons à la santé. Il est donc possible de simuler la propagation de gouttelettes grâce à des logiciels de modélisation de la dynamique des fluides et ce, en agissant sur plusieurs paramètres : présence de vent ou non, taille et position relative des personnes qui se trouvent autour du sujet étudié.”

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... tion-virus
fil - 10 Avr 2020 - 16:34
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Coronavirus : un masque réutilisable 100 fois bientôt sur le marché pour 28 euros

Des industriels et chercheurs ont conçu un masque réutilisable 100 fois. Ce dernier sera bientôt vendu pour 28 euros au grand public afin de mieux lutter contre l'épidémie de coronavirus.

La nouvelle que beaucoup attendaient. Afin d’aider à lutter contre le coronavirus, des industriels et chercheurs ont annoncé mardi 7 avril être en train de fabriquer un masque réutilisable 100 fois. Ce dernier sera mis sur le marché à partir de la semaine prochaine à l’intention du grand public et pour un coût inférieur de 28€, soit 0,28€ l’utilisation.

Ce sont des chercheurs grenoblois d’un collectif d’une quarantaine de chercheurs et d’entreprise du nom de VOC-Cov (Volonté d'Organiser Contre le Covid-19) qui ont eu cette idée. Ils ont alors activé leurs réseaux et, plusieurs d’entre eux étant employés par les CEA de Grenoble et Michelin, le premier a décidé de prêter ses infrastructures et ses moyens de recherche et d’essai tandis que le second s’occupait de concevoir le prototype du masque.

La production d’une pré-série de 5000 unités a été confiée à Ouvry, une PME lyonnaise spécialisée dans les équipements de protection individuels NRBC (nucléaire, radiologiques, Biologique et chimique). “Les premières pièces sortiront la semaine prochaine”, révèle l’entreprise, qui ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. L'objectif de capacité de production est d'un million de masques par semaine courant mai, soit une production dépassant 5 millions d'ici fin juin (l'équivalent de 500 millions de masques jetables actuels)”, expliquent les porteurs du projet dans un communiqué.

Des filtres remplaçables et réutilisables
Michelin a déjà réservé 130 000 masques. Une partie d’entre eux sera donnée aux Agences régionales de santé. Baptisé OCOV®, ce masque ne fait pas partie de la catégorie FFP2 pour Face Filter P2, mais FM Face Mask P1 ou P2. Il “comprend une pièce faciale souple qui recouvre le nez, la bouche et le menton, ainsi que des filtres remplaçables et réutilisables.” Dans le détail, il sera livré avec 5 filtres lavables ce qui permettra 100 utilisations, contre environ 3€ le masque FFP2. Il sera ensuite de le réutiliser en achetant de nouveaux filtres.

Selon ses concepteurs, l’objet procurera une protection du visage plus fiables que les FFP1 ou FFP2, notamment car la pièce faciale, souple, épouse la forme du visage, ce qui minimise le taux de fuite. “Le taux de fuite requis par la norme FM est 5 fois inférieur à la norme FF (<2% pour FM et <8% pour les filtres FF)”, ce qui en fait un masque très filtrant, décrivent-ils ainsi. Qui plus est, le masque “assure une bonne étanchéité entre l’atmosphère ambiante et le visage du porteur (que sa peau soit sèche ou humide et lorsqu’il bouge la tête). Il apporte également un excellent confort dans la durée”, précise l’entreprise fabricante Ouvry sur son site.

Quant à savoir quel type d’utilisation sera autorisée (milieu sanitaire ou pas, par exemple), les autorités sont actuellement en train d’étudier le dossier. “Même si ça arrive après le pic de la crise pour les CHU, la baisse de l'épidémie sera longue et on en aura besoin pour le déconfinement”, analyse le porte-parole Pierre-Emmanuel Frot. Les certifications ne devraient pas tarder à arriver puisqu’, afin d’être certains que le masque “répondait aux besoins”, les initiateurs du projet y ont également associé le le CHU de Grenoble Alpes, l'ARS d'Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), l'ordre des médecins et la Société française de médecine de catastrophe et des collectivités comme la Région AURA ou la ville de Grenoble.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... e-28-euros
fil - 12 Avr 2020 - 13:52
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Faire face à une maladie chronique pendant le confinement

https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap ... atient.pdf

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3178865 ... onfinement
fil - 13 Avr 2020 - 06:19
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


Recommandations détaillées pour les interactions avec les thérapies expérimentales COVID-19.

MISE À JOUR - Médicaments et interactions examinés pour le risque connu ou possible de QT / TdP (comme indiqué sur crediblemeds.org ).

Des détails sur la nature des interactions médicamenteuses avec les thérapies expérimentales COVID-19 (atazanavir, lopinavir / ritonavir, remdesivir, favipiravir, chloroquine, hydroxychloroquine, ribavirine, tocilizumab, interféron bêta) et de nombreuses classes de comédication sont donnés dans le PDF ci-dessous. Veuillez utiliser la fonction «trouver» de votre navigateur pour rechercher des noms de médicaments. [Remarque: Darunavir / cobicistat a été supprimé du PDF suite à une déclaration de Janssen concernant le manque de preuves pour soutenir l'utilisation de traitements à base de darunavir pour COVID-19.]

Cliquez ici pour voir le PDF.

Mise à jour 09 avril 2020

https://liverpool-covid19.s3.eu-west-2. ... 9c220b7447

Résumé en un coup d'œil des interactions avec les thérapies expérimentales COVID-19.

MISE À JOUR - Médicaments et interactions examinés pour le risque connu ou possible de QT / TdP (comme indiqué sur crediblemeds.org ).

Un résumé des interactions avec les thérapies expérimentales COVID-19 (atazanavir, lopinavir / ritonavir, remdesivir, favipiravir, chloroquine, hydroxychloroquine, ribavirine, tocilizumab, interféron bêta) et plus de 400 comédications est présenté. La nature des interactions pour de nombreuses comédications est disponible dans le PDF «Recommandations détaillées pour les interactions…» ci-dessus. Veuillez utiliser la fonction «trouver» de votre navigateur pour rechercher des noms de médicaments dans le PDF. [Remarque: Darunavir / cobicistat a été supprimé du PDF suite à une déclaration de Janssen concernant le manque de preuves pour soutenir l'utilisation de traitements à base de darunavir pour COVID-19.]

Cliquez ici pour voir le PDF.

Mise à jour 09 avril 2020

https://liverpool-covid19.s3.eu-west-2. ... 417a3b5310

Administration en cas de difficultés de déglutition.

MISE À JOUR - Interféron bêta ajouté.

Des conseils pour l'administration de thérapies expérimentales COVID-19 aux patients qui ne peuvent pas avaler sont donnés dans le pdf ci-dessous.

Cliquez ici pour voir le PDF.

Mise à jour 03 avril 2020

https://liverpool-covid19.s3.eu-west-2. ... 65ad8e1d8a

Évaluation du risque d'interaction des thérapies expérimentales COVID-19.

Ce document explique comment nous avons évalué le risque d'interaction médicamenteuse des thérapies expérimentales COVID-19 et donne des détails sur leur métabolisme, leur potentiel d'interaction et leurs effets cardiaques.

Cliquez ici pour voir le PDF.

Mise à jour 03 avril 2020

https://liverpool-covid19.s3.eu-west-2. ... b206d56e59

https://www.covid19-druginteractions.org/
fil - 13 Avr 2020 - 08:54
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : le risque de transmission par des porteurs sains se confirme

Les personnes qui ont été exposées au nouveau coronavirus peuvent-elles être infectées et excréter du virus sans développer de symptômes ? Cette hypothèse, largement évoquée, doit être vérifiée selon une méthode scientifique. C’est précisément l’objet d’une étude menée en France depuis fin février, dont les premiers résultats semblent le confirmer, soutenant l’intérêt du confinement.

La question de la transmission du SARS-CoV-2 par une personne asymptomatique est particulièrement importante actuellement, afin d’adapter au mieux les mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Les premières données internationales suggèrent en effet l’existence de porteurs du SARS-CoV-2 qui ne présentent pas ou très peu de symptômes, mais qui excrètent des particules virales au niveau de leur salive et de leurs fosses nasales. Si elles ne sont pas isolées, ces personnes peuvent sans le savoir transmettre le virus à d’autres, susceptibles quant à elles de développer une forme clinique, parfois grave, de la maladie.

Le professeur Xavier Duval* et son équipe ont souhaité étudier ce risque. Dans ce but, ils ont élaboré un protocole de recherche promu par l’Inserm, et ce dès la fin du mois de janvier. Le virus ne circulait alors pas encore activement sur le territoire français. À l’époque, le mot d’ordre était d’identifier toutes les personnes ayant été en contact proche avec un cas confirmé, afin de les isoler et de limiter la transmission du virus dans la communauté.

Ce fut notamment le cas aux Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie, où fut identifié l’un des premiers regroupements (clusters) de cas français, fin février. C’est là-bas que les chercheurs ont débuté leur étude, au sein de foyers où résidaient des personnes confinées après avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid-19. D’autres foyers identifiés en dehors des hôpitaux ont ensuite été suivis, mais l’étude s’est rapidement concentrée sur le suivi de soignants : "Une fois que le virus circulait activement sur le territoire, il devenait difficile d’identifier avec exactitude la première exposition à risque d’une personne. Nous nous sommes donc tournés vers les soignants hospitaliers qui avaient été exposés à un cas de Covid-19 avant que ce dernier ne soit identifié, ou avant qu’il ne développe des symptômes", explique le chercheur. Avec les moyens de protection individuelle, ces cas se raréfient. Mais l’étude a d’ores et déjà pu en recruter plus de 100.

Des résultats qui confirment bien l’importance du confinement
Sur la base des premiers résultats obtenus, Xavier Duval confirme qu’il existe bien des personnes chez lesquelles une excrétion du virus est mise en évidence par les prélèvements nasopharyngés systématiques, avant qu’elles ne développent des symptômes – voire sans qu’elles n’en développent. "Ces résultats confirment l’importance du confinement pour lutter contre le développement de l’épidémie" conclut-il.

Cette étude, sélectionnée par le consortium REACTing coordonné par l’Inserm, fait en outre partie du projet européen Recover (pour Rapid European Covid-19 Emergency Response). Sa logistique particulièrement complexe impose pour l’heure aux chercheurs de se concentrer sur un petit nombre d’établissements de santé.

Les gestes barrières recommandés et les mesures de confinement mises en place reposent sur les données scientifiques disponibles au sujet du virus responsable du Covid-19 et, par analogie, sur les connaissances existantes sur les autres coronavirus et d’autres virus respiratoires. Les données accumulées grâce à des études de terrain, telles que celle conduite par Xavier Duval, en plein cœur de l’épidémie, permettent de mieux comprendre le comportement du virus et d’adapter rapidement les mesures pour s’en protéger.

Note :
*unité 1137 Inserm/Université Paris 13/Université Paris Diderot et CIC-EC 1425 Hôpital Bichat, AP-HP/Nord-Université de Paris

https://www.inserm.fr/actualites-et-eve ... s-confirme
fil - 13 Avr 2020 - 09:28
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : pourquoi les enfants sont-ils moins susceptibles ?

Les enfants sont, on le sait, peu touchés par la maladie COVID-19. Selon le dernier bulletin hebdomadaire détaillé publié par Santé Publique France le 9 avril, 110 enfants de moins de 14 ans étaient en cours d'hospitalisation en France, dont 32 en service de réanimation et 341 de cette même classe d'âge étaient déjà sortis après guérison depuis le début de l’épidémie.

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... avril-2020

Des chiffres faibles en comparaison du nombre total de sujets hospitalisés depuis le début de l’épidémie (5 7.021). Dans le même ordre de grandeur, le JAMA a publié l’analyse d’une série de cas confirmés en février 2020 qui montrait que, parmi 44.672 personnes contaminées en Chine, 416 cas étaient recensés chez les moins de 10 ans et 549 chez les 10-19 ans.

https://jamanetwork.com/journals/jama/f ... le/2762130

Une analyse rétrospective italienne colligeant 1.591 patients admis en réanimation dans les services de soins intensifs de Lombardie ne recensait de son côté aucun sujet de moins de 20 ans

https://jamanetwork.com/journals/jama/f ... le/2764365

Enfin, une méta-analyse parue fin mars, et qui a compilé 45 études, indique que les moins de 19 ans concernent 1 à 5% des cas de COVID-19, avec une forme légère pour la plupart d’entre eux, les décès étant exceptionnels.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs ... /apa.15270

Quelles hypothèses derrière la faible vulnérabilité des enfants au virus ?

Trois principales hypothèses sont avancées pour expliquer la faible susceptibilité des enfants à l’infection, et sont évoquées dans un article paru dans Pediatric Pulmonology :

- la première pourrait être liée aux récepteurs ACE2, dont on connaît l’implication dans le mécanisme d’entrée du virus dans les cellules respiratoires. Il est possible que ces récepteurs soient localement moins nombreux ou fonctionnels, ou encore que la réponse intracellulaire induite après fixation sur le récepteur soit moins intense que celle observée chez les adultes.

- la deuxième repose plus classiquement sur l’immaturité de l’immunité de l’enfant, notamment la réponse innée qui reste imparfaite et limite également le niveau de la réponse adaptative. Ceci expliquerait notamment la raison pour laquelle la sévérité de la réponse inflammatoire est généralement moins élevée chez l’enfant.

- Enfin, le fait d’entrer fréquemment en contact avec de nombreux virus respiratoires communs permettrait l’existence d’une réponse immunitaire moins spécifique, mais offrant une certaine protection croisée.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/ful ... ppul.24734

Les données de la recherche fondamentale permettront d’apporter des éléments de réponse confirmant ou non ces hypothèses. La recherche clinique y contribuera aussi à l’international comme en France où une quinzaine d’études dédiées spécifiquement ou incluant des enfants, sont actuellement en cours. Il s’agit essentiellement de cohortes observationnelles et de registres, et leurs données permettront de mieux comprendre les paramètres biologiques, cliniques, virologiques ou immunitaires qui les différencient des adultes.

A l’inverse, les raisons de l’existence de formes sévères chez l’enfant sont aussi investiguées. Si l’existence de variants génétiques favorisants est privilégiée, les travaux de recherche se poursuivent et pourraient offrir des pistes thérapeutiques pour eux comme pour les adultes.

Formes asymptomatiques et dépistage

Les tests PCR réalisés après écouvillonnage nasopharyngés sont plus souvent négatifs chez les enfants, sans que l’on sache si ceci repose sur une sensibilité du test plus faible chez eux ou s’ils présentent une excrétion virale plus faible ou plus brève. Beaucoup présentent aussi des formes asymptomatiques. Par ailleurs, les symptômes des enfants sont, comme chez l’adulte, protéiformes et non spécifiques, les symptômes et signes cliniques pouvant être isolés ou associés, et plus ou moins sévères selon la synthèse présentée par Infovac :

- Signes respiratoires : rhinorrhée, obstruction nasale, toux, tachypnée,

- Dysphagie,

- Fièvre d’intensité variable et signes d’accompagnement de la fièvre (frissons, courbatures, céphalées, asthénie, irritabilité, anorexie, mauvaise hémodynamique périphérique), pouvant survenir sans fièvre,

- Troubles digestifs dont la diarrhée,

- Éruption non spécifique, conjonctivite parfois rapportée,

- Signes neurologiques.

Les nouveaux-nés présenteraient souvent une fièvre isolée et mal tolérée avec irritation et hypotonie, sans signes respiratoires.

L’ indication d’hospitalisation est fondée sur les mêmes critères que ceux utilisés pour la prise en charge d’une infection respiratoire aiguë pédiatrique, ou de toute autre pathologie, à savoir les critères cliniques (toux fébrile ou dyspnée fébrile) et les facteurs de vulnérabilité, associés au contexte familial et de vie.

https://www.infovac.fr/docman-marc/publ ... 20420/file
fil - 14 Avr 2020 - 11:00
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
CRISE SANITAIRE COVID-19





https://www.france-assos-sante.org/publ ... sos-sante/

Pdf :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... -FAS-1.pdf

http://www.soshepatites.org/crise-sanitaire-covid-19/
fil - 14 Avr 2020 - 12:48
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 & FOIE



14 avril 2020

Continuité de la prise en charge des patients atteints d’hépatites virales chroniques – Réponses rapides dans le cadre du COVID-19

Fiche HAS / AFEF / SFPT validée par le Collège le 8 avril 2020

Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 – Continuité de la prise en charge des patients atteints d’hépatites virales chroniques

https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... 3%A8ge.pdf

Highlights for management of patients with Autoimmune Liver Disease during COVID-19 pandemia

Lleo A, Invernizzi P, Lohse AW, Aghemo A, Carbone M.

Journal of Hepatology (2020), doi: https://doi.org/10.1016/j.jhep.2020.04.002.

Highlights for management of patients with Autoimmune Liver Disease during COVID-19 pandemia

https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... VID-19.pdf

https://afef.asso.fr/article_actu/covid ... KPbElzdMBc
fil - 15 Avr 2020 - 14:54
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
PARTAGE D'EXPÉRIENCE DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS MALADES DU FOIE EN SITUATION DE PANDÉMIE



https://www.youtube.com/watch?v=t011rMNqcas



https://www.youtube.com/watch?v=j3KWFmNr5os



https://www.youtube.com/watch?v=pVkxKshKIs0



https://www.youtube.com/watch?v=FcMGfWvic3s
fil - 16 Avr 2020 - 04:56
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Yazdan Yazdanpanah, médecin touché

Né en Iran, le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat et membre du conseil scientifique se remet du coronavirus.
C’était un sentiment étrange d’entendre, en cette fin de semaine, la voix du professeur Yazdan Yazdanpanah, d’ordinaire si claire et si souriante, pour une fois chevrotante, s’essoufflant, vous dire : «Ça va. Ça va beaucoup mieux. J’ai juste, là, besoin d’un litre d’oxygène. Il y a eu des moments un peu difficiles. La semaine prochaine, j’espère sortir.» Yazdan - comme tout le monde l’appelle - est infecté par le Covid-19. Et le voilà hospitalisé dans son propre service, celui des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, dans le nord de Paris. «J’ai hésité, je ne voulais pas que cela les gêne, mais dans mon service je suis un peu chez moi. J’avais besoin d’un peu de chaleur, d’un peu d’amour. Et j’étais sûr d’en trouver là», nous raconte-t-il.

Le voilà en retrait, lui qui est d’habitude en première ligne, membre du conseil scientifique d’Emmanuel Macron. Lui qui, depuis vingt ans, traque les nouveaux virus. Lui qui, un jour de garde en avril 2013 au CHU de Lille, a reçu le tout premier malade en France atteint du Sras. Lui, devenu depuis la référence en matière de clinique et de recherche. Et voilà que cette satanée infection à coronavirus a dû le contraindre à changer de bord. Etre là, cloué au lit de son hôpital. «Je ne m’imaginais pas tomber malade», avoue-t-il, dans un sourire.

Yazdan ne change pas. Il est cette personnalité chaleureuse que l’on connaît depuis des années. Il vous regarde, comme amusé, et renvoie à son interlocuteur cette certitude que l’on va s’en sortir. A 55 ans, il fait partie de cette seconde génération d’infectiologues post-sida, qui a vu le grand retour des maladies infectieuses. «C’est un grand chercheur, il aime travailler en collectif. Mais c’est d’abord quelqu’un qui est proche des malades», insiste le professeur Yves Mouton qui fut son mentor. «C’est mon fils spirituel, poursuit le professeur Jean-François Delfraissy, qui préside le conseil scientifique. Je l’aime beaucoup.» Précisant aussitôt : «Ce sont des mots que j’emploie rarement». De fait, Yazdan a un défaut : il est apprécié. Est-ce en raison de cet humour à fleur de mots ? Cette façon d’être poli avant toute chose, comme un préalable posé aux relations humaines ?

De sa chambre d’hospitalisation, que voit-il ? Un périphérique désert, une ville à l’arrêt, un hôpital en ébullition. Nous sommes, en tout cas, à des années-lumière de Chiraz, cette ville historique plantée au centre de l’Iran où il est né, dans une famille solide, père ingénieur des ponts et chaussées. Son enfance est alors simple et heureuse. «Pourquoi je viens en France ? Nous sommes en 1980, mes parents sont francophones, en Iran les écoles sont fermées, la guerre va commencer avec l’Irak. Et on m’envoie dans un internat dans le sud de la France, à Sophia-Antipolis.» Ses parents viendront quelques années plus tard s’installer à Nice où, changement de statut, ils ouvriront un petit commerce d’alimentation.

Yazdan n’a pas de mauvais souvenirs. Il se crée vite une famille. Il est travailleur : c’est sa force. Médecine à Montpellier, puis, reçu à l’internat, il hésite entre Lille et Marseille, et choisit la première. «Lille, c’est ma ville, j’ai beaucoup aimé cette ville.» Au début, la psychiatrie le tente, mais en faisant son service national au Sénégal, il découvre les maladies tropicales. «En 1993, il y avait une épidémie de bilharziose dans la vallée du fleuve Sénégal. C’est là que ma vocation est née, on cherchait un vaccin.» Il revient au service des maladies infectieuses du CHU de Lille, chez le professeur Yves Mouton. «Il m’a beaucoup aidé, c’était un chef de service impressionnant, et il m’a considéré comme un fils», raconte-t-il. Celui-ci le convainc de rejoindre la prestigieuse Ecole de santé publique de Harvard, où pendant deux ans il va travailler sur les évaluations économiques des politiques de santé. Professeur, puis chef de service à Lille au départ de Mouton, il est nommé à Bichat dans ce service chargé d’accueillir les malades atteints de virus inconnus ou émergents. Tout y est prêt, avec ces chambres spéciales, ces systèmes d’aération particuliers et une formation régulière pour tout le personnel. C’est là que Yazdan impose sa marque. «Je travaille beaucoup, je ne suis pas un grand savant, mais je suis pragmatique, avec juste un peu de clairvoyance.» Et il ajoute, joliment : «J’aime le fait de travailler ensemble.»

Bref, voilà un parcours parfait, impressionnant même. Logiquement, en 2016, il devait être nommé à la direction de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) pour remplacer Delfraissy qui partait, lui, présider le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Gros grain de sable, sa nomination est bloquée en raison de ses liens d’intérêts avec plusieurs laboratoires pharmaceutiques. «Cette question n’est pas simple, explique-t-il. Travailler avec l’industrie est utile. Cela permet d’être au courant, de monter des essais, de rencontrer des gens de haut niveau. Mais ce mélange est complexe. Depuis 2017, j’ai tout arrêté. Je n’ai plus aucun lien, c’est plus clair et plus simple ainsi.» Il reste à Bichat et multiplie les recherches. Il va faire face au Mers, puis à Ebola, puis au Covid-19 qui débarque comme une tempête imprévue. «Personne n’imaginait que cela serait aussi grave. C’est une saloperie», lâche-t-il.

Au début de l’épidémie, il ne s’est pas trop inquiété. Certains lui reprocheront des propos par trop rassurants. Tout a basculé à l’arrivée à Bichat des cas de l’Oise, puis de l’Est. Puis l’exemple de l’Italie. «On a été sidérés.» Les raisons de cette méprise ? «On a trop cru que c’était comme avec les autres coronavirus. Cela nous a trompés. Or il y avait une différence majeure : la proportion d’asymptomatiques. Ils étaient contagieux, et c’est cela qui a fait la bascule.» Depuis, cet hyperactif s’impatiente, impressionné par ce virus qui n’en finit pas de nous échapper. «On avance très vite sur la prise en charge des traitements pour éviter l’aggravation des patients», dit-il.

On l’imagine dans sa chambre d’hôpital, inquiet mais combatif, attentif aussi, répondant à des centaines de mails. Dans quelques jours, il espère entrevoir, par la fenêtre, sa femme. Originaire de Carcassonne, elle travaille dans un club d’équitation pour enfants autistes. Et voir ses deux enfants, une fille de 17 ans qui devait passer le bac, et un garçon de 13 ans, adopté, d’origine africaine. Yazdan Yazdanpanah est ainsi, homme de l’Orient. Il adore la mer et le vent. Se dit farouche partisan de l’OM. «La chose qui me déprime, c’est quand l’OM perd», avoue-t-il. La suite ? «Cela va être long, mais on y arrivera»,lâche-t-il dans un défi qui ressemble à sa vie.

https://www.liberation.fr/france/2020/0 ... he_1785188
fil - 17 Avr 2020 - 10:39
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Maladies chroniques et Covid-19

Maladies rénales, asthme et BPCO, épilepsie, Parkinson, insuffisance cardiaque, syndrome coronarien, hépatite virale, VIH ou encore tuberculose, neuf pathologies chroniques font l'objet de brocuhures de recommandations dites « réponses rapides » par la Haute Autorité de santé (HAS) afin de « garantir la continuité de la prise en charge au cours de l'épidémie de Covid-19 », indique Le Quotidien du Médecin. Pour les maladies rénales chroniques, si un suivi par téléconsultation est recommandé pour les stades les moins sévères, la HAS préconise pour les stades les plus avancés « que l'annonce de pronostic d'évolution et de la mise en place de nouveaux traitements soit maintenue en présentiel par le néphrologue ». Pour les personnes vivant avec une épilepsie qui ne présentent pas de risque accru de forme sévère de Covid-19, la HAS met l'accent sur le maintien de l'observance et sur les risques d'interactions médicamenteuses (AINS, paracétamol et hydroxychloroquine). L'hydroxychloroquine est à éviter chez ces patients car « elle est susceptible d'influencer voire de provoquer la survenue de crises d'épilepsie » mais aussi « car elle peut générer des interactions médicamenteuses avec le traitement de fond ». Pour les personnes atteintes de BCPO ou asthmatiques à risque de forme grave, outre le confinement et les mesures barrières, l'accent est mis sur la surveillance des signes d'exacerbation et « de la température deux fois par jour », précise le quotidien médical. Le traitement de fond doit être poursuivi, y compris les corticoïdes inhalés et par voie orale. En cas de suspicion de Covid-19, il est rappelé de contrôler les constantes (fréquence respiratoire, saturation en oxygène, pression artérielle, pouls).

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3165982 ... s-covid-19

En cas d'hépatite virale qui augmente le risque de forme grave, le suivi doit être « absolument maintenu, au maximum hors des établissements de santé », si possible en téléconsultation. Pour les examens uniquement réalisables à l'hôpital, un report d'un à deux mois peut être envisagé. En cas d'infection Covid-19 suspectée ou confirmée, il est recommandé de limiter la consommation de paracétamol (< 2 g/l) et de prévenir les interactions médicamenteuses, cite le Quotidien du Médecin. Si besoin, la suspension du traitement antiviral peut être envisagée avec le-la spécialiste référent-e. Pour les personnes vivant avec le VIH, la HAS indique qu'en cas d'infection Covid-19, « il est possible d'interrompre le traitement de fond durant quelques jours est possible, le temps de guérir du Covid », et ce afin d'éviter toute interaction médicamenteuse que générerait le traitement du Covid-19, un tableau des interactions est d'ailleurs publié dans le document. Pour les personnes atteintes de tuberculose, à risque de forme grave, la HAS insiste sur la nécessité de maintenir le plus possible le suivi en présentiel, du fait de leur précarité sociale et de leur prise en charge déjà complexe en temps habituel. Le risque d'interaction médicamenteuse doit être évalué avant toute thérapeutique liée au Covid-19.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3179366 ... -chronique
fil - 17 Avr 2020 - 15:33
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Premières évaluations du risque absolu et relatif de décès liés au COVID-19

Selon les données analysées à la date du 4 avril 2020, le risque absolu de décès lié au COVID-19 chez les moins de 65 ans restait faible : par rapport à celui des plus de 65 ans, il était entre 34 et 73 fois inférieur dans les huit pays européens analysés, mais seulement entre 13 et 15 dans les États américains.
Le risque absolu de décès était compris entre 1,7 et 79 par millions de personnes de moins de 65 ans, selon les pays analysés. Les facteurs socio-économiques et la saturation des établissements hospitaliers sont probablement des déterminants importants dans la disparité observée de ces chiffres.
Une équipe américaine de l’université de Stanford (Etats-Unis) a évalué les tendances concernant le risque de décès lié au COVID-19. Pour cela, elle a utilisé les données disponibles début avril dans les pays européens et les Etats américains qui avaient recensé plus de 250 décès à date et pour lesquels des données concernant le profil des patients étaient disponibles. Ils ont ainsi analysé les chiffres de l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Suisse ainsi que les données de la ville de New-York et de la Louisiane, le Michigan et Washington. La France n’a pas pu être incluse car à ce jour, les données concernant les décès en Ehpad ne permettent pas d’analyser le paramètre de l’âge.

Une plus grande vulnérabilité aux Etats-Unis ?

Globalement, les personnes de moins de 65 ans représentaient entre 76 et 88% des cas selon les territoires concernés, et comptaient pour 5 à 9% des décès associés au COVID-19 dans les différents pays européens, et jusqu’à 30% de ceux relevés dans les différents territoires des Etats-Unis. Les hommes représentaient 56 à 69% des décès. Ainsi, le risque absolu de décès lié au COVID-19 chez les moins de 65 ans était entre 34 et 73 fois inférieur à celui des plus de 65 ans dans les huit pays européens analysés contre 13 à 15 pour les différents territoires américains.

Dans les pays européens, les personnes de moins de 40 ans représentaient entre 52 et 64% des cas survenant avant 65 ans, mais seulement moins de 1% des décès. En revanche, aux États-Unis, les moins de 40 ans représentaient 1% des décès dans l’état de Washington, mais 3 à 3,8% en Louisiane et dans le Michigan, et jusqu’à 6,1% dans la ville de New-York. Les auteurs évoquent le fait que les clusters y sont apparus dans des milieux socio-économiques particulièrement fragiles.

La méta-analyse des données disponibles concernant la présence de comorbidités issus de trois pays (New-York, Pays-Bas, Italie) montre que les décès des moins de 65 ans ayant des comorbidités représentaient 0,9% de tous les décès dans lesquels ces pathologies ont pu être analysées.

Les facteurs socio-économiques, la préparation et la saturation des établissements hospitaliers sont probablement des déterminants importants dans la disparité observée de ces chiffres.

Ces données préliminaires, puisqu’analysées en cours d’épidémie, n’ont pas pour l’heure permis d’évaluer le rôle des comorbidités prises individuellement dans ces tendances. Il est possible que toutes les données relatives à celles-ci n’aient pas non plus été notifiées dans les cas de décès. Enfin, cette publication doit être prise avec précaution car publiée pour l’heure sur la plateforme MedRxiv. Elle permet toutefois de disposer d’ordre de grandeur pour mieux comprendre l’épidémiologie de cette pandémie.

Références :

Ioannidis JPA et al. Population-level COVID-19 mortality risk for non-elderly individuals overall and for nonelderly individuals without underlying diseases in pandemic epicenters www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04 ... 1.full.pdf
fil - 18 Avr 2020 - 17:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
PARTAGE D'EXPÉRIENCE DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS MALADES DU FOIE EN SITUATION DE PANDÉMIE



https://www.youtube.com/watch?v=S2I5sna0kqw



https://www.youtube.com/watch?v=A86ytDO01aQ



https://www.youtube.com/watch?v=4--eeYInej8
fil - 19 Avr 2020 - 06:30
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Vu sa gestion absurde du coronavirus, ce n'est pas de l'État que dépendra le succès du déconfinement

Les préfets n’ont rien de mieux à faire que de poursuivre les maires qui prennent des arrêtés pour obliger à porter des masques, alors que dans la crise du coronavirus, les collectivités s’adaptent plus vite.



Les relations entre collectivités et État depuis les lois de décentralisation sont très souvent conflictuelles et se focalisent généralement sur trois points: la clarification des compétences, l’allègement des contraintes normatives et les relations financières. La loi NoTRe de 2015 devait améliorer les relations entre État et collectivités, pourtant un sujet devient récurrent dans ces conflits, celui de la protection des populations et notamment les sujets de santé publique.

Soucieux de l’inquiétude de leur population au regard d’un certain nombre de technologies ou de produits, de nombreux maires ont été conduits à prendre des arrêtés pour réduire, encadrer voire interdire un certain nombre d’agissements. Il y avait eu des précédents voici une dizaine d’années avec les arrêtés anti-OGM que l’État avait violemment combattus, avec le plus souvent des succès devant les juridictions administratives. Le fait est que les maires ont finalement gagné puisque la France ne cultive pas d’OGM. Ils avaient simplement anticipé une orientation qui paraissait inéluctable dans la mesure où ces produits n’avaient strictement aucun intérêt pour les consommateurs et les populations.

La bataille a continué depuis 2017 avec l’expansion du compteur Linky contre lequel de très nombreux maires sont intervenus pour interdire leur pose de force sur leur territoire. Fidèle allié de l’État, le conseil d’État a tranché en sa faveur en considérant que les maires n’avaient aucune compétence pour agir en la matière car la compétence avait été transférée aux communautés de communes et d’agglomération. Ce faisant, il n’a pas eu à trancher sur le fond et en particulier les questions liées à la santé (en particulier l’impact sur les électro-sensibles, les hypertendus, les diabétiques etc.), à l’utilisation abusive des données (reconnue ultérieurement), au risque d’incendie et surtout à l’absence totale d’intérêt pour 98% des consommateurs. Heureusement, les tribunaux judiciaires ont opportunément rappelé que le domicile était inviolable et que Enedis et ses sous-traitants ne pouvaient y pénétrer de force. De plus, certaines communes ont directement traité avec Enedis et ont obtenu que ne soient posés les compteurs que chez les personnes qui l’acceptaient. En conséquence, une fois encore, les maires ont peut-être perdu devant le tribunal administratif et le conseil d’État mais ont néanmoins fait progresser le sujet et défendu leur population.

Avec la question des arrêtés anti-pesticides, le sujet a changé de dimension, la question sanitaire était cette fois-ci indiscutable tant les études accablantes pour la toxicité des pesticides et en particulier du glyphosate se sont accumulées au cours des dernières années. Les tribunaux administratifs ne s’y sont du reste pas trompés puisque même si certains ont donné tort aux communes, cependant que d’autres leur donnaient raison, ils ont quasiment tous admis la toxicité du produit et la carence de l’État à protéger la population. Dans ces conditions, pourquoi avoir validé les déférés préfectoraux contre les arrêtés du maire? Tout simplement parce que l’État, effectivement titulaire d’une police spéciale en matière de pesticides, a voulu faire juger que même lorsque cette police n’était pas exercée convenablement (ce que le Conseil d’État avait estimé dans un arrêt précédent de juin 2019), les maires n’étaient pas pour autant autorisés à protéger leur population. C’est bien entendu gravissime et témoigne d’une double erreur juridico-politique:

- D’une part, la prétention d’un État qui fait de la prévention sanitaire un objectif plus que subsidiaire à interdire aux autorités publiques locales au motif qu’elles seraient “incompétentes”, “non-sachantes” de mettre en place des politiques de prévention

- Une fausse interprétation du principe de précaution qui en quelque sorte ne trouverait plus à s’appliquer à partir du moment où l’État aurait décidé de ne pas en faire usage.

Le sujet du COVID-19 est une illustration à la puissance 10 de l’“absurdie” dans laquelle nous vivons. Depuis le début de l’épidémie, l’incapacité dans laquelle l’État s’est trouvé de disposer de masques l’a conduit, au lieu d’encourager tous les Français à se protéger autant qu’ils le pouvaient, à nier l’efficacité des masques voire à déconseiller leur usage et à faire croire aux Français (mais qui l’a cru) qu’ils étaient trop stupides pour savoir mettre un masque.

Désormais, non seulement l’Organisation Mondiale de la Santé recommande l’usage massif des masques mais surtout les exemples des pays étrangers démontrent que ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui ont distribué des masques à leur population et ont testé leur population pour isoler les malades. Désormais, on sait que le déconfinement est impossible sans masques. Cela signifie que cette politique au minimum stupide sur le plan sanitaire va de plus être catastrophique sur le plan économique. En effet, le déconfinement sera gagné ou perdu à une échelle locale et les villes vont jouer un rôle majeur comme l’a rappelé Carlos Moreno qui, depuis le début de cette pandémie n’a cessé de suggérer de bonnes solutions qui n’ont été adoptées que très tardivement ou pas adoptées du tout. Il n’est donc pas surprenant de voir des villes, à commencer par la Ville de Paris et sa maire Anne Hidalgo, proposer une stratégie de déconfinement le 12 avril, l’État n’ayant pas été encore capable de présenter à l’échelle nationale une telle stratégie.

De même de nombreux maires, aujourd’hui, anticipent le déconfinement, notamment en prenant des arrêtés obligeant le port du masque sur leur territoire à partir bien entendu du moment où ils permettent à leurs concitoyens d’en disposer. Ce qui est intolérable c’est que les préfets n’aient rien de mieux à faire que de poursuivre les maires qui prennent des arrêtés pour obliger à porter des masques et qu’un tribunal donne raison à l’État en considérant que c’est une atteinte aux libertés. Certes, devoir porter un masque est une atteinte à la liberté, mais devoir rester chez soi est une atteinte aux libertés bien plus considérable et si la réduction de cette atteinte en passe par le port du masque obligatoire, merci le masque!

Les collectivités territoriales s’adaptent nettement plus vite que l’État jacobin. S’il existe deux catégories de masques -les masques de protection respiratoire (type FFP2…) pour la protection du porteur, les masques chirurgicaux (masques médicaux) pour la protection de l’environnement du porteur- dont la fabrication est fortement encadrée par un règlement européen, les maires de manière beaucoup plus pragmatique face à une absence de stock, prônent l’utilisation de barrières anti-projections dont l’efficacité ne peut être optimale qu’avec un usage généralisé.

Depuis le changement de doctrine, chaque employeur, dont les collectivités territoriales, se doit d’avoir un stock de masques pour ses employés. Les collectivités n’y dérogent pas. C’est pour ça que depuis le début du confinement les agents d’entretien de la ville de Paris portent un masque. Ces stocks sont exclusivement limités aux agents.

Néanmoins, pour parfaire les stocks pour d’autres usages, les collectivités font appel à leur réseau pour importer des masques réglementaires. Il n’est pas étonnant dès lors de voir des présidents de région et des maires de grandes villes commander directement des masques. Ainsi, Jean-Pierre Hamon, président de la fédération des médecins de France estime: “Il y a eu une défaillance totale de l’administration centrale sur les masques, c’est normal que les présidents de régions et les maires se prennent en main pour en obtenir”.

S’il est logique qu’il y ait un contrôle et une gestion des priorités collectives, la réquisition sur le tarmac des aéroports, sans avoir prévenu personne et après l’avoir nié, des masques commandés par des régions, n’est pas logique en dehors des masques FFP2 qui doivent être destinés aux soignants en priorité et dont le circuit de distribution passe par les organes centraux de l’État.

Les différents reculs de l’État dans la protection des populations et l’incapacité d’un état central d’être prêt face à une crise et pire encore de reconnaître son impréparation sont lourds de conséquence. C’est pour cela que les collectivités se chargent de prendre le relais pour réussir le déconfinement en temps et en heure et c’est en bonne connaissance des territoires qu’elles ont la capacité d’amorcer un redémarrage économique solide.

Et pourtant ce n’est pas la stratégie envisagée, en effet celui-ci réduit autant que faire se peut le pouvoir des maires pendant que dans le même temps le gouvernement augmente ceux des préfets par un train de déconcentration accompagné d’une liberté quasi-totale de déroger à toutes les normes. C’est une hérésie économique, sociétale et politique.

Le caractère de plus en plus liberticide et antidémocratique du fonctionnement actuel de nos institutions est lourd de menaces pour l’avenir politique mais il est à très court terme catastrophique sur le plan de la lutte immédiate contre le covid-19, pour le déconfinement et le redémarrage de l’économie puisque grâce à cette politique, la France risque de perdre un ou deux mois dans la reprise par rapport à ses voisins immédiats qui ont beaucoup mieux géré qu’elle la crise (pays du Nord et Allemagne en particulier et bien entendu par rapport à l’Asie).

Soutenons nos maires et nos collectivités territoriales contre cet acharnement insensé.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/vu- ... FvUydcdbq8
nega - 20 Avr 2020 - 07:56
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
je suis o- et guérie du vhc depuis plusieurs années est-ce que je peux donner mon sang ???
fil - 20 Avr 2020 - 08:37
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Bien non nega

"J’ai un groupe très rare A- mais j’ai eu une hépatite C guérie depuis 2001, est-ce que je peux donner mon sang ?
Non malheureusement cela reste une contre-indication."

https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/ ... g_951.html
fil - 20 Avr 2020 - 08:43
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : lancement d’une étude clinique pour un test salivaire de dépistage rapide

L’objectif du consortium est de mettre sur le marché un test salivaire de diagnostic du virus SARS-CoV-2 simple d’utilisation et ne nécessitant pas l’emploi de matériel lourd. Le test salivaire EasyCov (brevet EP20166524) a été développé dans ce but. Il a déjà été testé et validé avec de l’ARN viral isolé au laboratoire Sys2Diag (CNRS/Alcen) et avec du virus actif au laboratoire de l’Institut de recherche en infectiologie de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier). L’étude clinique pilotée par les équipes de Sys2Diag et du CHU de Montpellier permettra de confirmer ou infirmer ses performances en conditions réelles.

Pour ce faire, 180 personnes seront recrutées par les équipes COVID du CHU de Montpellier à partir du 11 avril. Cette étude clinique en double aveugle sera effectuée auprès de patients testés positifs au COVID-19 ainsi qu’auprès du personnel soignant hospitalier supposé négatif. Les analyses de présence d’ARN viral spécifique du SARS-CoV-2 seront faites en parallèle avec une méthode conventionnelle. La sensibilité et la spécificité d’EasyCov pourront aussi être optimisées grâce aux résultats de l’étude qui sont attendus pour la fin avril.

Le test EasyCov est réalisable simplement, sans laboratoire. Il suffit de prélever de la salive, l’un des principaux vecteurs du virus, et de la placer avec les réactifs à 65°C pendant 30 minutes. Le personnel soignant peut alors lire le résultat à l’œil nu. A la différence de la méthode de test de référence qui demande plusieurs heures de traitement en laboratoire et nécessite des équipements et réactifs importants.

Si les résultats de cette étude clinique s’avèrent concluants, la mise en place rapide d’une chaîne de production efficace et fiable sera indispensable à la mise à disposition massive du test EasyCov en France. SkillCell, filiale du groupe industriel français Alcen, assurera l’identification et la sécurisation des fournisseurs de réactifs, et des partenaires français disposant de capacités de production et de distribution importantes. Tout ceci sera facilité par les besoins très faibles en réactifs d’EasyCov. Cette chaîne pourrait être prête pour un déploiement auprès des personnels soignants dès le mois de mai.

Enfin, le consortium ambitionne le développement d’une version grand public d’Easycov. Dans le cas où le test nécessiterait toujours une incubation à 65°C, le développement et l’industrialisation d’un dispositif nomade de chauffe sont déjà en cours. La société française Vogo, experte dans les systèmes de communication audio et vidéo à haute valeur ajoutée, est en charge du développement et du lancement de l’outil technologique qui permettra d’automatiser l’analyse des résultats par la lecture colorimétrique du test EasyCov, nécessaire pour le dépistage massif de la population.

http://www.cnrs.fr/fr/covid-19-lancemen ... age-rapide
fil - 22 Avr 2020 - 15:26
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : INFORMATIONS ET CONTACTS UTILES



http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... vid-19.pdf

La suite ici :

http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
fil - 22 Avr 2020 - 15:38
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Persistance et efficacité des anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 : état des connaissances (Vidal News 20/4/20)

Connaître l’efficacité protectrice et la persistance des anticorps neutralisants produits en réaction à l’infection par le SARS-CoV-2 est un élément-clé pour prédire l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans les mois et les années à venir.
Les données dont nous disposons concernant le SARS-CoV-2 sont certes préliminaires, mais elles sont, pour l’instant, parfaitement en ligne avec les informations acquises lors de l’étude des autres coronavirus humains : ceux responsables de 15 à 20 % des rhumes (229E, OC43 ou HKU1, par exemple), SARS-CoV-1 et MERS-CoV.
En bref, des anticorps neutralisants (IgG, IgM et IgA) apparaissent dès la 2e semaine après l’apparition des symptômes, pour une durée allant de 1 à 3 ans selon le coronavirus étudié (et probablement selon la sévérité de l’infection initiale). Tant que leur taux sanguin est significatif, ces anticorps semblent efficaces pour prévenir (ou atténuer) une éventuelle réinfection. Un certain degré d’immunité croisée existe entre ces virus, qui devra être intégrée dans les modélisations.
Il faudra cependant attendre encore des mois pour acquérir des certitudes quant à la persistance des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2.
Néanmoins, il est d’ores et déjà possible de modéliser l’évolution de la pandémie, en s’appuyant sur les connaissances acquises avec les autres coronavirus et les évidences actuelles sur le SARS-CoV-2.

Des anticorps neutralisants apparaissent dès la 2e semaine après l’apparition des symptômes, pour une durée allant de 1 à 3 ans selon le coronavirus étudié (illustration).

Pour parvenir à modéliser l'évolution de la pandémie de COVID-19 dans les mois et les années à venir, pour adopter les mesures de contrôle les plus efficaces, mais aussi pour anticiper les périodes d'éventuelle résurgence de cette pandémie, il est nécessaire de prendre en compte plusieurs paramètres. Parmi ceux-ci, la durée de l'immunité induite par la maladie et son efficacité à empêcher (ou atténuer) une réinfection sont des éléments essentiels à cerner.
Concernant la durée de l'immunité après un épisode de COVID-19, le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique COVID-19, a récemment déclaré à un quotidien italien : "Nous avons remarqué que la durée de vie des anticorps protecteurs contre la COVID-19 est très courte. Et nous constatons de plus en plus de cas de récidives chez des personnes qui ont déjà eu une première infection."
Pour en savoir plus sur cette question, voici ce que disent les études concernant les coronavirus humains en général et le SARS-CoV-2 en particulier.

La dynamique sérologique des épidémies de rhumes à coronavirus
Les coronavirus humains (HCoV) sont responsables d'environ 15 à 20 % des rhumes en région tempérée. Quatre de ces HCoV sont régulièrement étudiés : 229E, NL63, OC43 et HKU1 (les deux derniers sont des bêtacoronavirus, comme les SARS-CoV et le MERS-CoV). Leur prévalence est importante. Par exemple, une étude sérologique menée à Baltimore en 2008 (196 adultes, 10 enfants) a mis en évidence une séropositivité chez, respectivement, 91,3 %, 91,8 %, 90,8 % et 59,2 % des participants.
Une étude menée sur des souches d'OC43 et publiée en 1984 a montré qu'une inoculation volontaire de sujets séronégatifs entraîne une immunité complète vers la même souche pendant au moins 1 an. L'immunité était partielle (mais significative) contre des souches voisines pendant la même durée. Les auteurs suggèrent, à partir de données épidémiologiques, que la durée de l'immunité humorale contre OC43 est d'environ 2 ans, ce qui expliquerait que des épidémies de rhume à OC43 surviennent tous les 2 à 3 ans aux États-Unis. Comme pour OC43, l'immunité humorale contre HKU1 semble durer environ 2 ans.
La dynamique sérologique des rhumes à 229E est également connue. Dans une étude datant de 1990, 15 volontaires ont été inoculés avec 229E. Elle a montré que l'infection était possible uniquement chez les 10 volontaires ayant des taux très bas d'anticorps neutralisants avant l'inoculation (8 d'entre eux ont présenté des symptômes). Les taux d'anticorps neutralisants ont augmenté dès la première semaine post-inoculation, ont atteint un pic à 2 semaines puis ont diminué pendant 12 semaines. Un an plus tard, des anticorps spécifiques étaient encore faiblement présents, en quantité insuffisante pour prévenir une réinfection avec production de virus (mais sans symptômes).

La dynamique sérologique du SRAS
Concernant le SARS-CoV-1 (le coronavirus humain le plus proche de celui de la COVID-19), une étude de 2005 portant sur 347 patients et une étude de 2006 portant sur 18 patients ont montré que les IgG étaient détectables en moyenne 2 semaines après le début des symptômes, avec un pic après 2 mois. Ces taux élevés sont restés présents pendant 6 mois, puis ont diminué progressivement (demi-vie médiane : 6,4 semaines) pour devenir indétectables 2 ans après la maladie. Les IgM sont, elles, devenues indétectables 6 mois après la maladie.
Huit ans après l'infection, une étude portant sur une vingtaine de patients a montré une disparition complète des anticorps neutralisants spécifiques, mais aussi des lymphocytes B mémoire responsables de leur synthèse.
Par ailleurs, les patients ayant souffert de formes sévères du SRAS semblent développer des taux sanguins d'anticorps neutralisants plus élevés pendant la maladie, mais moins durables que ceux observés chez des patients atteints de formes bénignes. Ceux chez qui les anticorps apparaissaient rapidement (moins de 2 semaines après le début de la maladie) avaient un moins bon pronostic (taux de mortalité de 29,6 % contre 7,8 % chez les autres) et étaient plus âgés.
Signalons enfin que des cas de soignants porteurs du SARS-CoV-1 dans l'oropharynx, et restant néanmoins séronégatifs, ont été signalés, tous asymptomatiques.

La dynamique sérologique du MERS
Dans le cas du MERS-CoV, des anticorps neutralisants spécifiques apparaissent 2 à 3 semaines après le début des symptômes (IgG, IgM et IgA). Contrairement au SRAS, l'apparition rapide des anticorps semble corrélée à un meilleur pronostic, même si leur apparition tardive aboutit à des taux sanguins plus élevés. Ces taux ne sont pas corrélés avec la rapidité d'élimination du MERS-CoV.
En termes de persistance, des taux significatifs d'anticorps spécifiques ont été mesurés jusqu'à 34 mois après l'infection, ce qui semble en faire le coronavirus humain ayant la plus longue persistance d'anticorps neutralisants. Cette observation est peut-être à mettre en regard avec la plus grande sévérité du MERS (taux de mortalité de 30 % contre 10 % pour le SRAS).

La dynamique sérologique de la COVID-19
Les premières données sérologiques relatives à la COVID-19 (sur 3 patients) ont montré que des anticorps neutralisants (IgG et IgM) apparaissent dès la 2e semaine (médiane 13 jours) après le début des symptômes, dirigés contre la protéine S et le RBD (receptor binding domain) chez les trois patients, et contre l'extrémité N de la protéine S1a chez deux patients.
Une étude taïwanaise menée sur 3 patients (non publiée) a identifié 25 anticorps monoclonaux après COVID-19 : 13 dirigés contre la protéine S et 12 contre la protéine N de la nucléocapside.
Le 6 avril 2020, une étude a été mise en ligne (preprint, sans relecture par un comité) sur la réponse immunitaire humorale pendant la COVID-19, mesurée chez 175 patients (15-85 ans) atteints de formes légères de l'infection.
Dans cette étude, 10 à 15 jours après le début des symptômes, la plupart des malades avaient des anticorps neutralisants (dirigés contre les protéines S1, S2 et le RBD). Environ 30 % des patients n'ont développé que des taux faibles d'anticorps neutralisants, et pour 10 patients, ce taux était en dessous du seuil de détectabilité.
Un point intéressant de ce travail est la différence de réponse immunitaire entre les 15-39 ans, les 40-59 ans et les 60-85 ans. Ces deux derniers groupes avaient des taux sanguins d'anticorps neutralisants significativement plus élevés que les 15-39 ans, mais avaient des taux sanguins de lymphocytes significativement plus faibles. Comme pour le SARS, l'apparition rapide de taux élevés d'anticorps neutralisants semble positivement corrélée à la sévérité de la maladie.
Par manque de recul, on ignore encore la durée de persistance des anticorps neutralisants dans la COVID-19. On ignore également si, comme pour le SRAS, il existe des cas de séronégativité chez des personnes virologiquement identifiées comme porteuses asymptomatiques.

Des données résumées dans le cahier de charges de la HAS
Dans son cahier des charges pour l'évaluation des tests sérologiques, publié le 16 avril 2020, la Haute Autorité de santé résume les connaissances actuelles sur la dynamique sérologique de la COVID-19 : "La production d'IgM débuterait à partir du 5e jour suivant l'apparition des symptômes, deviendrait détectable chez certains patients à partir du 7e jour et chez la totalité des patients au cours de la 2e semaine après l'apparition des symptômes. La production des IgG survient légèrement en décalé par rapport celle des IgM, mais peut également être fréquemment quasi concomitante de cette dernière. La production d'IgM et/ou d'IgG est donc détectable chez les patients symptomatiques à partir de la 2e semaine suivant l'apparition des symptômes. Les taux d'anticorps semblent plus élevés pour les cas les plus sévères. [...] Il a également été rapporté des cas avec des productions d'anticorps plus tardives, au-delà du 15e jour après l'apparition des symptômes, et jusqu'à 30 jours après l'infection, notamment chez des patients asymptomatiques ou paucisymptomatiques. [...] La cinétique de production d'IgM et/ou d'IgG est encore aujourd'hui principalement mal caractérisée chez les patients asymptomatiques ou paucisymptomatiques. [...]
Le Centre national de référence de Lyon n'a pas observé de décroissance de production d'anticorps à deux mois après la survenue des symptômes (durée de suivi maximale actuellement disponible pour le CNR).

Existe-t-il des cas de réinfection par SARS-CoV-1 ou MERS-CoV ?
Concernant les HCoV respiratoires humains responsables de rhumes, nous avons vu qu'une réinfection est possible lorsque les taux d'anticorps neutralisants sont faibles, après 1 ou 2 ans selon les virus.
La littérature scientifique ne signale pas de cas documentés de réinfection humaine par SARS-CoV-1, ni par MERS-CoV (mais dans le premier cas, la maladie a rapidement disparu et, dans le second, les clusters sont sporadiques et concernent peu de patients).
Chez l'animal, l'inoculation de souris par SARS-CoV-1 provoque la production d'anticorps neutralisants qui empêchent une réinfection pendant au moins 4 semaines (l'étude n'est pas allée au-delà).
Concernant MERS-CoV, l'inoculation de lapins déclenche la production d'anticorps non neutralisants. Ces lapins peuvent être réinfectés mais, à la suite de cette réinfection, ils développent des anticorps neutralisants et ne peuvent plus être réinfectés une seconde fois, au moins pendant 5 semaines (de nouveau, pas de challenge plus tardif).

Quid d'une possible réinfection par SARS-CoV-2 ?
Une étude menée chez 4 macaques rhésus a montré que la réinfection par SARS-CoV-2 quatre semaines après l'inoculation initiale ne semble pas possible.
Les cas dits "de réinfection" récemment rapportés en Chine, en Corée du Sud et au Japon pourraient se révéler être en fait des cas de persistance du virus dans les voies respiratoires après une disparition transitoire dans l'oropharynx. En effet, plusieurs études ont observé la persistance de SARS-CoV-2 dans les expectorations et les lavages broncho-alvéolaires après sa disparition dans l'oropharynx. C'est le cas, par exemple, d'une étude allemande qui a suivi la présence d'ARN viral et de particules infectantes dans les frottis oropharyngés, les expectorations et les selles de 9 patients.
Il n'existe donc, à l'heure actuelle, aucun cas documenté de réinfection par le SARS-CoV-2, mais plutôt des cas de réapparition du virus dans l'oropharynx (jamais suivis de rechute symptomatique).

Les immunités croisées entre coronavirus humains
Dans la modélisation de l'évolution d'une épidémie à coronavirus, la durée de l'immunité spécifique n'est pas le seul facteur à considérer. Parmi les autres facteurs à prendre en compte figure l'impact de l'immunité croisée entre les divers coronavirus humains.
En effet, des études ont montré diverses immunités croisées. Par exemple :
les anticorps dirigés contre OC43 ont une immunité croisée de 70 % avec HKU1 (mais l'inverse est moins vrai) et une modeste immunité croisée avec SARS-CoV-1 ;
certains anticorps dirigés contre 229E réagissent avec des protéines de SARS-CoV-1 ;
les anticorps dirigés contre SARS-CoV-2 réagissent avec les protéines S et S1 du SARS-CoV-1 et la protéine S du MERS-CoV.
La possibilité d'un certain degré d'immunité croisée entre SARS-CoV-2 et les coronavirus OC43, 229E ou HKU1 ne relève pas de la science-fiction et elle devra être intégrée dans les travaux de modélisation de l'évolution de la pandémie de COVID-19.

En conclusion, les infections à coronavirus humains sont à l'origine d'une immunité humorale protectrice, mais d'une durée variable. Cette revue comparée des dynamiques sérologiques semble pointer vers deux caractéristiques communes à l'ensemble des coronavirus humains sur lesquels nous avons des données :
des anticorps neutralisants quasi systématiquement présents et probablement capables d'interférer avec, voire de neutraliser, une réinfection tant que leurs taux sanguins sont significatifs (en synergie avec l'immunité cellulaire) ;
une durée de persistance de ces anticorps variable selon le type de coronavirus : 1 ou 2 ans pour les coronavirus des rhumes, 2 ans pour le SARS-CoV-1, au moins 3 ans pour le MERS CoV.
Le temps nous dira où SARS-CoV-2 se place dans ce paysage, tant au niveau de la durée moyenne de persistance des anticorps neutralisants ce virus qu'au niveau de la protection contre une éventuelle réinfection symptomatique.

https://www.vidal.fr/actualites/24770/p ... dis_000053
fil - 23 Avr 2020 - 14:28
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Tests sérologiques : il faut sortir de la grande confusion

Paris, le mercredi 22 avril 2020 – Depuis plusieurs semaines, le lancement de campagnes locales de dépistage sérologique, afin de déterminer la proportion de la population ayant été en contact avec SARS-CoV-2, est régulièrement annoncé. Parallèlement, des laboratoires ont commencé à proposer dans certains départements des tests sérologiques rapides (des tests rapides d’orientation diagnostic ou TROD) accessibles sans ordonnance. Pourtant, les autorités rappellent également depuis plusieurs jours que, pour l’heure, il n’existe aucun test sérologique validé et que les dispositifs existant doivent être réservés à l’usage scientifique.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran a par exemple mis en garde dimanche lors de sa conférence de presse contre le manque de fiabilité de certains tests étrangers, parfois accessibles sur internet. « Certains d’entre eux ont 40% de faux négatifs, donc près d’une chance sur deux de ne pas être détectés, quand bien même vous feriez ce test sérologique », a-t-il détaillé. Des faux positifs sont également possibles. « Certains kits montraient 10% d’igG anti-Covid positif sur du sang datant de 2017 », remarque par exemple cité par CheckNews, le président du Syndicat des jeunes biologistes médicaux Lionel Barrand.
Zones d’ombre
Comme l’illustrent ces exemples de faux négatifs et de faux positifs, de nombreux obstacles demeurent encore pour l’élaboration de tests fiables. Par ailleurs, compte tenu des incertitudes concernant les mécanismes immunologiques de l’infection par SARS-CoV-2, les tests en cours de validation ne pourront apporter qu’une seule certitude : « Les tests sérologiques permettent uniquement de déterminer si une personne a produit des anticorps en réponse à une infection par le virus SARS-CoV-2 » insiste la Haute autorité de Santé (HAS). Pour le reste, les zones d’ombre sont multiples : « La cinétique de production des anticorps contre le virus est encore aujourd’hui mal caractérisée principalement chez les patients asymptomatiques. La durée de protection éventuelle est également mal connue » résume la HAS.
Comparaison avec les tests sérologiques de référence
Outils dont la portée informative demeure encore réduite, les tests sérologiques doivent de plus être l’objet d’une vigilance absolue concernant leur validation. Cette tâche a été confiée au Centre national de référence (CNR) de l’Institut Pasteur dont l’avis repose sur l’analyse des résultats et la comparaison avec ses tests sérologiques de référence. « Ces tests de référence sont établis par des laboratoires aux moyens assez conséquents. Mais ils n'ont pas la capacité de faire des tests pour toute la population » explique cité par LCI Michaël Schwarzinger, chercheur associé à l'Inserm IAME (infection, anti-microbiens, modélisation, évolution) et au CHU Bichat (Paris). Concernant les critères, la HAS a rappelé la semaine dernière les attendus indispensables quant à « l’évaluation des performances des tests », qu’il s’agisse des tests « automatisables ou unitaires, qualitatifs ou semi-quantitatifs » et quelle que soit la technique sérologique utilisée (ELISA, immunochromatographie…).
Une spécificité analytique attendue de 100 %
La HAS rappelle d’abord que l’évaluation des tests sérologiques suppose classiquement trois étapes : les validations in vitro, (« le test mesure-t-il bien ce qu’il est censé mesurer et de façon correcte ? »), la validité clinique et la mesure de l'utilité clinique. Plus précisément, la HAS détaille les données de validité analytique qui doivent être produites et publiées. Elles concernent d’abord la précision du test qui repose sur la « répétabilité (…) la précision intermédiaire (…) et la reproductibilité (…) qui exprime les résultats entre différents laboratoires ».

Elles doivent également permettre de vérifier l’exactitude, la justesse, « la sensibilité analytique (ou limite de détection) (…) la valeur seuil de positivité ». Concernant la spécificité analytique, la HAS indique que pour le SARS-CoV-2, il s’agit d’écarter le risque de réaction avec « d'autres anticorps dirigés contre des virus apparentés au SARS-CoV2, des virus provoquant des infections respiratoires communes, ou d’autres composés connus pour donner des réactions croisées non spécifiques (facteur rhumatoïde notamment) ». La HAS insiste sur le fait que « La spécificité analytique attendue est de 100 %. Dans tous les cas, le fabricant doit indiquer la méthodologie adoptée ayant permis d’estimer la spécificité analytique du test ».
Une sensibilité clinique acceptable entre 90 et 95 %
Devra nécessairement également être précisée la sensibilité clinique. « Dans la mesure où la sensibilité clinique des tests de sérologie peut varier en fonction de la période de prélèvement du test (première ou deuxième semaine après l’apparition des symptômes par exemple), il conviendra de documenter explicitement le panel de sérums ayant conduit à la validation de la sensibilité clinique (…). En théorie, une sensibilité clinique de 100 % est attendue afin de minimiser le plus possible le nombre de faux-négatifs. La sensibilité des tests sérologiques doit donc tendre vers cette valeur. Toutefois, compte tenu des connaissances actuelles, la valeur seuil minimale acceptable pour la sensibilité clinique est estimée à 90 ou 95 % selon l’usage du test » relève la HAS. Enfin, concernant la spécificité, la valeur seuil minimale acceptable est de 98 % quel que soit le type de test. La HAS note enfin que « Les tests sérologiques recommandés doivent préférentiellement permettre au sein d’un même test de détecter séparément les IgM et les IgG spécifiques des antigènes ».
Le marquage CE n’est en rien un gage
Ce cahier des charges très précis, qui est une adaptation (aux spécificités de la crise sanitaire et du SARS-CoV-2) des critères classiques appliqués à l’évaluation des tests sérologiques rappelle de façon claire que le marquage CE que certains veulent voir comme un gage de fiabilité est très loin d’être suffisant, même s’il est également indispensable. C’est ce que rappelle de façon claire l’Académie de pharmacie dans un récent communiqué insistant : « Le marquage CE n’est en aucun cas une garantie absolue de qualité. Apposé par le fabricant, il indique seulement que la législation de l'Union européenne est respectée. C’est la raison pour laquelle tout nouveau test doit faire l’objet d’une évaluation dans des laboratoires de référence. Surtout, l’achat de tests sur internet doit être proscrit ».
Le biologiste médical : un référent incontournable
Compte tenu des enjeux, la période de validation pourrait donc encore prendre quelques semaines avant qu’un test sérologique puisse être finalement homologué et que son utilisation en routine puisse être envisagée. Se posera alors la question de la mise en œuvre de ces tests, concernant notamment les TROD et les autotests. Sur ce point, l’Académie de pharmacie recommande que « le biologiste médical soit le référent incontournable assurant la maîtrise de la qualité de l’analyse et la contextualisation du résultat en fonction des performances analytiques des réactifs utilisés ». Par ailleurs, l’ensemble des représentants des médecins, pharmaciens et biologistes (Ordres et Académies) ont insisté dans une déclaration commune pour que « Tous les examens non validés par le CNR soient interdits au risque de laisser se diffuser des techniques non fiables et sources d’incertitudes aux conséquences graves pour la santé publique (faux négatifs en particulier) ». A suivre.

JIM.fr
fil - 23 Avr 2020 - 15:15
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
“Les jeudis de France Assos Santé”, votre nouveau rendez-vous



Parce que France Assos Santé a pour mission de vous éclairer et de vous accompagner tout au long du parcours santé, mais également en ces temps de crise sanitaire exceptionnelle, nous vous proposons un nouveau format d’information et de communication :
” Les jeudis de France Assos Santé “
Nous vous donnons la parole face aux experts qui répondront en direct à vos questions. Le principe ? Une rencontre numérique d’une heure et demie le jeudi avec des experts qualifiés et sur une thématique d’actualité.



Ce webinaire est consacré aux modalités de déconfinement pratiquées dans différents pays, pour se préparer à en sortir selon le scénario prochainement annoncé.

Partiel ou total, de la Chine à nos portes, nous aborderons notamment les stratégies de dépistages, leur pertinence dans le cadre du déconfinement, les stratégies d’isolement dont la quarantaine des cas contact, les stratégies de traçage, servitude volontaire ou tracking des corona-traceurs de Boston à Hong-Kong…

En partageant les connaissances des intervenants sur l’impact des modalités de déconfinement connues à ce jour, France Assos Santé espère que ce webinaire nous aidera à bien aborder les mesures bientôt choisies pour nous tous dans tous nos territoires.

https://event.webinarjam.com/register/44/xygxwfm8

https://www.france-assos-sante.org/actu ... sos-sante/

https://event.webinarjam.com/live/44/zygn0fx6b60slnsn3r
fil - 24 Avr 2020 - 17:07
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Veille scientifique COVID-19 et foie Hôpital Beaujon du 23/04/2020 – PE. Rautou et D. Valla

https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... DV-PER.pdf
fil - 25 Avr 2020 - 05:29
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Le coronavirus en huit points

On en apprend quasiment chaque jour sur le virus qui provoque aujourd'hui, partout dans le monde, une des plus grandes crises sanitaires à laquelle nous sommes confrontés-es. On redécouvre l'existence de cette famille de virus que sont les coronavirus. Seronet fait le point sur ce virus qui fait tant de mal... et tant parler de lui.

Parmi les sept coronavirus identifiés, trois seulement sont pathogènes pour l’homme :

• le Sars-Cov (identifié en 2002), qui a donné le Sras ;
• le Mers-Cov (identifié en 2012), qui a, lui aussi, occasionné une épidémie ;
• le Sars-Cov 2 (identifé en 2020, à 80 % similaire au Sars-Cov, et responsable de l’épidémie actuelle de la maladie, nommée Covid-19).
Plusieurs raisons expliquent que ce dernier virus ait provoqué une pandémie, alors que les autres étaient restés à un niveau plutôt épidémique et localisé :

• Très contagieux, il se transmet activement avant même l’expression de symptômes ;
• Beaucoup de personnes sont asymptomatiques ou pauci-symptomatiques (peu de symptômes), donc ne se savent pas contaminées et ne peuvent pas, de ce fait, s’isoler ;
• Le taux de mortalité est moindre que les deux autres virus, avec des malades contagieux-ses plus longtemps. Au global, il se transmet davantage, on parle d’un R0 de 3, qui signifie qu’une personne va contaminer statistiquement trois autres personnes. Les mesures de confinement visent à baisser ce R0 au-dessous de 1.
La période où l’on excrète le plus de virus (contagiosité maximale) est de deux jours avant le jour zéro (J0) des premiers symptômes, jusqu’à sept-neuf jours après J0 et l’apparition de ces symptômes. La transmission se fait par les gouttelettes (toux, éternuements) mais aussi les postillons (parfois invisibles) quand on se parle. Le virus est présent dans ces micro-gouttelettes, d’où la nécessité d’une distance de 1 mètre au minimum entre les individus (idéalement deux ou trois mètres, compte-tenu de la distance de projection des micro-gouttelettes en cas d’éternuement). En revanche, le virus ne se répand pas dans l’air.

Les masques chirurgicaux visent à éviter la projection de ces gouttelettes. Il est probable que de nombreux masques dits « artisanaux » ou « grand public » offrent le même avantage. En revanche, tous ces masques n’assurent pas d’éviter d’être contaminés-es. Il faut pour cela avoir recours à des masques spéciaux dits FFP2, et les changer régulièrement. Ce type de masque est, pour le moment, sur décision des pouvoirs publics, réservé aux professionnels-les de santé.

L’ARN viral est retrouvé en quantité non négligeable dans les selles des patients-es touchés-es, mais ces particules se sont, jusqu’à présent, avérées non-infectieuses (tests en laboratoires) et la transmission par voie oro-fécale est peu probable. La durée de vie du virus sur surface inerte (carton, plastique, métal…) est très mal connue. Elle dépend de multiples facteurs : température, humidité, exposition à la lumière, etc. La plupart des études disponibles font état de quelques heures à quelques jours. Mais elles sont peu informatives car même si l’on retrouve de l’ARN viral amplifiable par PCR, cela ne signifie aucunement que ces virus soient toujours infectieux.

Histoire naturelle du Sars-Cov 2
Après les cinq-six jours d’incubation, la maladie comporte deux phases :

1. Une phase virale où le virus se réplique activement, jusqu’à sept-neuf jours après le début des symptômes. Les symptômes sont pour la plupart du temps peu spécifiques (fièvre, toux sèche, douleur musculaire, maux de tête, diarrhée…) mais certains sont pathognomoniques (1), comme la dysgueusie (perte de goût), l’anosmie (perte de l'odorat) et plus récemment des manifestations sur la peau (plaques rouges, espèces d’engelures aux doigts). Dans les formes modérées (> 80 % des cas) ces symptômes disparaissent généralement après deux semaines. Reste que des personnes témoignent de l'apparition de symptômes, puis de leur disparition, puis d'une réactivation après quelques jours, etc.
2. Une phase inflammatoire où le virus engage l’organisme dans une voie d’hyper-inflammation dérégulée avec orage cytokinique. Cette dysrégulation peut se voir par dosage sanguin de certains marqueurs (CRP, D-dimères, ferritine, troponine, lactate déshydrogénase, IL6, TNFa…) dès les jours quatre à sept après le début des symptômes, alors que les patients-es sont cliniquement non différents-es de ceux-lle dont l’évolution sera favorable. Après sept à neuf jours après le début des symptômes, les deux groupes de malades se séparent, cliniquement.
Le décès est dû à un syndrome de détresse respiratoire, et/ou un accident cardiovasculaire (arrêt cardiaque, coagulopathie…). D’autres organes (rein, foie…) peuvent également être touchés. Certaines comorbidités s’avèrent être des facteurs majeurs d’une évolution défavorable : diabète, maladies respiratoires, maladies cardio-vasculaires, obésité, hypertension, etc. L’âge est intrinsèquement un facteur de risque, avec une sur létalité significative dès 60 ans et majeure après 80 ans.

Le taux de létalité, qui correspond au nombre de décès par rapport au nombre de personnes ayant été contaminées par le virus est, aujourd’hui, parfaitement inconnu. Il est probablement très en dessous de 1 %. Ce qui est actuellement connu, mais qui peut varier selon les populations considérées ou les pays en fonction de l’accès au dépistage, aux lits de réanimation, aux respirateurs artificiels et aux modalités de prise en charge, est le taux de mortalité, c’est-à-dire le rapport entre personnes décédées et personnes diagnostiquées. Les chiffres actuels évoquent une moyenne de 4 % (proche de zéro chez l’enfant à 15 % chez les personnes âgées de plus de 80 ans) mais la plupart des personnes sans symptômes ou avec très peu de symptômes, n’ont pas été prises en compte.

La séroconversion en anticorps anti Sars Cov-2 est détectable autour de 9-11 jours (avec les techniques actuelles) après le début des symptômes, soit environ 15 jours après la contamination.

La réponse IgM (immunoglobulines sécrétées lors du premier contact de l'organisme avec un antigène) est globalement mauvaise et on exprime surtout des IgG (et IgA). La durée de protection, notamment à moyen/long terme, de cette réponse est encore incertaine. On l’estime d’au moins plusieurs mois actuellement. Même si on peut encore retrouver de l’ARN viral excrété 7-10 jours après le début des symptômes (notamment dans les expectorations/crachats), la plupart des tests ont révélé des virus non-infectieux. La raison pourrait être leur neutralisation par les anticorps.

Les tests actuellement disponibles repèrent la présence de génome viral par technique d’amplification PCR (polymérase chain reaction). L’analyse nécessite quatre à cinq heures, en laboratoire. Des tests sérologiques, détectant la présence d’anticorps dans le sang des personnes guéries, seront très prochainement disponibles. Possiblement des autotests, des tests rapides d'orientation diagnostique (Trod), avec un résultat en quelques dizaines de minutes.

Plusieurs centaines d’études sont d’ores et déjà en cours pour évaluer différentes d’approches thérapeutiques et vaccinales. Sur le plan thérapeutique, on peut citer à titre d’exemples :

• Des antiviraux : hydroxychloroquine (Plaquenil), qui pourrait limiter l’entrée du virus dans ses cellules cibles, en bloquant le mécanisme d’endocytose ; d’autres molécules inhibitrices d’entrée telles que le camostat ou des anticorps monoclonaux comme le méplazumab ; remdesivir, analogue nucléosidique inhibiteur de la polymérase virale, dont le but est de bloquer la réplication de l’ARN viral, tout comme le favipiravir premier médicament du Covid-19 enregistré en Chine ; lopinavir/ritonavir (Kaletra), qui pourrait bloquer certaines protéases virales.
• Des anti-inflammatoires et immuno-modulateurs : corticoïdes ; anticorps monoclonaux (anti IL6, anti-TNFa) ; colchicine ; mais aussi possiblement l’hydroxychloroquine.
• Des antibiotiques : azithromycine.
• Des mesures complémentaires : héparine et autres anti-coagulants, pour limiter les risques de thromboses et d'embolies ; des méthodes diverses (y compris médicamenteuses) d’hyper-oxygénation.

Sur le plan vaccinal, moins de trois mois après l’identification du virus, trois candidats vaccins sont déjà en cours d’évaluation chez l’homme. C’est un record absolu de vitesse… Une application à large échelle n’est cependant pas attendue avant des mois.

(1) : On dit d'un signe clinique ou d'un symptôme qu'il est pathognomonique lorsqu'il caractérise spécifiquement une maladie unique et permet donc, à lui seul, d'en établir le diagnostic certain lorsqu'il est présent.

https://seronet.info/article/le-coronav ... ints-87442
fil - 25 Avr 2020 - 05:41
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Podcast : "Le vrai risque, c'est que le virus va continuer à circuler au-delà du déconfinement"

Au sommaire de notre rendez-vous quotidien animé par le Dr Jean-François Lemoine : tests, immunité, isolement des cas positifs, le point sur les conditions du déconfinement avec le Pr Jean-Paul Stahl; quel rôle pour les médecins généralistes dans l'organisation du déconfinement, l'avis du Dr Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France; et un retour sur le volte face présidentiel pour un déconfinement qui ne se fera finalement pas par région.

https://player.acast.com/frequence-medi ... -du-240420
Cath - 25 Avr 2020 - 18:02
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Coucou Tchao

D'un virus à l'autre, y'a qu'un pas... ou qu'un fil

Merci !
domy - 25 Avr 2020 - 20:02
Sujet du message:
Bonjour fil,
Y a t’il des articles et des recommandations par rapport aux greffés du foie et le Coronavirus.
Après le deconfinement aucune sortie ? C’est le cas actuellement pour nous mais difficile à tenir sur le long terme ( rdv médicaux, coiffeur ), les courses on se les faits livrer .Un masque et les mesures barrières seront ils suffisants pour de rares sorties .Actuellement aucune sortie depuis 4 mois , depuis la greffe , mais ça devient difficile. On est dans une région (Occitanie ) pas trop touchée mais le virus circule.
Merci
fil - 26 Avr 2020 - 06:05
Sujet du message:
Coucou Cath et merci Tchao

Bonjour Domy

Je ne sais pas si tu as vu le webinaire de France Assocs Santé ? mais je le remets ici :

https://event.webinarjam.com/replay/44/ ... b60slnsn3r

https://www.france-assos-sante.org/actu ... -reponses/

Information COVID-19

https://www.centre-hepato-biliaire.org/ ... id-19.html

COVID-19 & FOIE

https://afef.asso.fr/article_actu/covid ... ormations/

domy a écrit:
.
Après le deconfinement aucune sortie ? C’est le cas actuellement pour nous mais difficile à tenir sur le long terme ( rdv médicaux, coiffeur ), les courses on se les faits livrer .Un masque et les mesures barrières seront ils suffisants pour de rares sorties .Actuellement aucune sortie depuis 4 mois , depuis la greffe , mais ça devient difficile. On est dans une région (Occitanie ) pas trop touchée mais le virus circule.
Merci


Je te joints ce lien domy , Les recommandations actuelles (18 mars 2020) sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’évolution de l‘épidémie.



Et les patients transplantés ?
Les patients transplantés d’organes prenant un traitement immunosuppresseur ont une susceptibilité accrue aux infections virales, et ont de fait plus de risque de développer des formes graves d’infection à coronavirus. Dans ce contexte, et sans céder à la panique, il est utile de rappeler pour eux quelques mesures essentielles, éditées par la Société Francophone de Transplantation.

https://blog.france-adot.org/wp-content ... lantes.pdf

https://blog.france-adot.org/don-greffe ... _20200420/

Si j'ai d'autres infos , ce sera ici , bon courage à vous .
fil - 26 Avr 2020 - 06:29
Sujet du message:
Coronavirus : des rdv en ligne pour s’informer, échanger et se soutenir

[Mise à jour – 23 avril 2020] Vous êtes insuffisant.e rénale, dialysé.e, greffé.e ? Les moyens de se protéger du coronavirus, le confinement, la continuité de vos soins, l'organisation au quotidien (avec les courses, votre travail, les enfants...) etc... autant de sujets qui peuvent amener des questions, des inquiétudes et le besoin d'informations. Info Rein Santé, Patiente Impatiente et Renaloo vous proposent depuis fin le 23 mars, trois rdv par semaine d'échanges et de soutien en ligne

Inscription au temps d'échanges "COVID-19 et Greffe" - mercredi 6 mai 2020 à 18h

https://fr.surveymonkey.com/r/Covid-19-greffe-6-05-2020

http://www.renaloo.com/actualites2/les- ... r-soutenir
domy - 26 Avr 2020 - 08:25
Sujet du message:
Merci fil, prend bien soin de toi.😀
fil - 27 Avr 2020 - 07:26
Sujet du message:
COVID-19 : Point de situation de l'épidémie en France et dans le monde au 24 avril

En France, ce 24 avril, on dénombre 122 577 personnes infectées par le SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire dont 4 870 cas graves sont admis en réanimation soit 183 de moins que la veille pour un 16ème jour de baisse consécutive.La France repasse ainsi en dessous de sa capacité initiale en lits de réanimation (5 000). Par ailleurs, 13 852 décès ont été recensés en milieu hospitalier depuis le début de l'épidémie en France alors que 65 131 cas confirmés et supposés et 8 393 décès ont été rapportés dans les établissements sociaux et médico-sociaux comme les EHPAD au 24 Avril. Ceci porte le nombre total de décès en France à 22 245 depuis le début de l'épidémie le 1er mars dernier. Enfin, on dénombre également plus de 43 493 personnes guéries soit 1 464 de plus que la veille.

Toutes les régions sont concernées, et les départements payant le plus lourd tribu sont Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne en région parisienne et le Haut Rhin, le Bas-Rhin, le Rhône, la Moselle et les Bouches-du-Rhône.Au niveau international, 2 761 121 cas de COVID-19 confirmés ont été signalés dans le monde au 24 avril, avec un nombre de guérisons estimé à 760 047 personnes. Les Etats-Unis dénombrent le plus grand nombre de cas ( 880 112 ). En Europe, les principaux pays touchés sont l’Espagne ( 219 764 ), l’Italie ( 192 994 ) l’Allemagne ( 153 584) , le Royaume-Uni ( 144 681 ), la France (122 577), la Turquie ( 104 912 ) et la Russie ( 68 622 ). De leur côté, la Chine recense désormais 83 885 cas confirmés et l'Iran 88 194.

Enfin, 193 671 décès ont été dénombrés dans le monde depuis le 31 décembre 2019 et concernent principalement les Etats-Unis (50 373), l’Italie (25 969) et l’Espagne ( 22 524 ).

Références :

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

https://qap.ecdc.europa.eu/public/exten ... ID-19.html

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

https://www.ecdc.europa.eu/en/geographi ... ncov-cases

Point du dimanche 26 avril 2020

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... vril-2.pdf
fil - 27 Avr 2020 - 08:33
Sujet du message:
Cancer et Covid-19 : trois traitements à l’essai

Multicentrique, l’essai immunONCOVID-20 a pour objectif d’évaluer trois traitements différents au sein de deux cohortes distinctes de patients cancéreux contaminés par le SRAS-CoV-2. Il prévoit d’inclure près de 300 malades en une quinzaine de jours et d’obtenir assez rapidement des premiers résultats.

« Notre crainte est que les patients avec des tumeurs avancées ne puissent pas accéder à des soins optimaux, explique le Dr Philippe Cassier, investigateur principal de l’essai immunONCOVID-20 au centre Léon Bérard (Lyon). Outre les capacités d’accueil des hôpitaux à risque de saturation en Ile-de-France et dans le Nord-Est, nous craignons que ces patients ne soient pas éligibles à un traitement de deux à trois semaines en réanimation, car cela peut être trop long en cas de cancer avancé. De plus, deux à trois mois de réhabilitation sont à envisager suite à de tels séjours en réanimation, en raison du risque d’amyotrophie majeure ». La mise en place d’un essai à la recherche de traitements pour ces patients s’est ainsi imposée.

Un dérivé de la chloroquine et des anticorps monoclonaux

L’essai immunONCOVID-20 teste trois molécules, dont la première est un dérivé de la chloroquine : le GNS561. S’il possède le même mécanisme d’action que la chloroquine, ce composé serait in vitro 10 à 20 fois plus puissant que celle-ci. Développé comme anticancéreux dans les cancers avec envahissement hépatique, il a déjà été testé en phase 1 chez une vingtaine de patients, selon un protocole s’étalant sur plusieurs mois. Dans l’essai immunoONCOVID20, il n’est administré que pendant 15 jours et à une dose deux fois plus faible. « Nous avons pris une marge de sécurité concernant la durée de traitement et la dose sélectionnée », précise le Dr Cassier.

Deux anticorps monoclonaux sont également évalués : une immunothérapie anti-PD1, le nivolumab, déjà utilisé dans plusieurs cancers (mélanomes, tumeurs bronchiques, ORL, du rein ou de la vessie…) et un anticorps anti-interleukine-6R, le tocilizumab, développé initialement dans les arthrites inflammatoires. Cependant, ces deux traitements sont testés dans deux cohortes de patients distinctes, en fonction de la gravité de la maladie…

Deux cohortes différentes selon la sévérité de l’infection

Les patients présentant une forme peu sévère de la maladie recevront soit le traitement standard (bras contrôle avec antibiothérapie et oxygénation si besoin), soit le GNS561, soit le nivolumab. En effet, les patients avec une forme peu sévère, évoluant vers une forme sévère de la maladie, sont immunodéprimés. Dû à une stimulation chronique du système immunitaire, leur état se caractérise par une lymphopénie ou des signes d’épuisement lymphocytaires sur les lymphocytes circulants, tels qu’une surexpression de CTLA4 ou de PD1, d’où l’idée de recourir à un anti-PD1.

Dans la seconde cohorte regroupant des cas plus sévères, avec des symptômes de pneumonie, les patients recevront soit le traitement standard, soit le GNS561, soit le tocilizumab. « Nous commençons à utiliser le tocilizumab depuis quelques années en cancérologie pour traiter les réactions immunitaires très sévères induites par certaines immunothérapies, comme les CAR-T cells », révèle le Dr Cassier. En effet, une des toxicités de ces immunothérapies est de provoquer une tempête de cytokines, médiée notamment par l’interleukine 6. Il apparaît alors des signes de chocs septiques : hypotension, hypoxie, détresse respiratoire, etc. « Le tocilizumab a une action presque « miraculeuse » chez ces patients car il normalise en quelques heures leurs paramètres inflammatoires ». De même, dans les formes sévères de Covid-19, apparaîtrait également une sur-inflammation pulmonaire responsable d’un tableau hypoxique, d’où l’intérêt de tester le tocilizumab dans cette situation.

La réalisation de deux cohortes séparées a aussi permis une meilleure homogénéité dans chaque groupe, concernant les facteurs de risque et le pronostic des patients. Avec pour objectif principal la réduction de la mortalité à 28 jours, cet essai multicentrique de phase II prévoit d’inclure 273 patients en région parisienne (au sein de l’AP-HP et de Gustave Roussy) et en région Rhône Alpes. « Grâce à un processus accéléré de validation des autorisations réglementaires, les inclusions sont prêtes à démarrer, annonce le Dr Cassier. Nous espérons pouvoir inclure les patients en une quinzaine de jours et obtenir les premiers résultats d’ici six à huit semaines ». Cet essai modulable pourrait également prévoir l’introduction de nouveaux bras d’immunothérapie dans les semaines à venir.

ONCOVID-19, une étude observationnelle nationale

Les données chinoises, rapportant un surrisque lié à l’infection chez les patients atteints de cancers, ont des effectifs très faibles (une vingtaine de patients sur 1 500 cas). Une étude épidémiologique collaborative nationale est donc également mise en place au sein de l’ensemble des Centres de lutte contre le cancer et de nombreux centres hospitaliers. Coordonnée au centre Léon Bérard par les Drs Philippe Zrounba et Souad Assaad, l’étude ONCOVID-19 inclut les patients atteints de cancer, aussi bien suspectés d’être infectés que testés positifs au SRAS-CoV-2. Dans l’analyse, les deux types de patients (positifs et négatifs) sont distingués et pourront être comparés. Au total, plus d'une centaine de patients ont déjà été inclus. « Nous avons besoin de générer des données pour nous guider dans le diagnostic et la prise en charge », reconnaît le Dr Cassier. En effet, le diagnostic est plus complexe à poser chez les patients atteints de cancer car la toux et la fièvre sont des symptômes fréquents, en dehors de l’infection Covid-19. « Pour l’instant, au centre Léon Bérard de Lyon (moins touché par l’épidémie que d’autres régions), environ 10 % des patients cancéreux testés sont positifs. La majorité des patients positifs ont une hémopathie (leucémie, lymphome), leurs traitements étant davantage immunosuppresseurs », relève le Dr Cassier.

D’après un entretien avec le Dr Philippe Cassier (Centre Léon Bérard de Lyon), le 9 avril 2020.
fil - 27 Avr 2020 - 08:37
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Les prérequis (pas tous remplis) de la sortie du confinement

Paris, le dimanche 26 avril 2020 – Le conseil scientifique, présidé par le Pr Jean-François Delfraissy a publié deux avis sur la sortie du confinement. Le premier concerne l’école et le second les « prérequis et les mesures phares » de la sortie du confinement. Dans ces quelques lignes nous nous pencherons sur les conditions que jugent nécessaires cet aréopage à la sortie du confinement, le 11 mai ou après…

En préambule, le Conseil rappelle que les données disponibles indiquent que le confinement « a permis de réduire la transmission du virus de 84 %, avec un nombre de reproduction estimé à 0,5 pendant le confinement, alors qu’il était de 3,3 avant l’initiation du confinement ». Aussi le Conseil calcule qu’au 11 mai « le nombre de lits occupés en service de réanimation pourrait alors être de l’ordre de 1400-1900 ».
Il faut un pilote dans l’avion
Peut-être sensible à la confusion qui règne au gouvernement depuis le dernier discours du Président de la République, le Conseil scientifique considère que le premier prérequis à la sortie du confinement est la « mise en place d’une gouvernance en charge de la sortie de confinement » qui se chargera de « contrôler la survenue de nouveaux foyers épidémiques » et participera à la cohérence des politiques régionales et européennes. Ce comité devra également « veiller à une observation impartiale de principes éthiques et à s’associer la participation de citoyens ».
Les indicateurs à prendre en compte
Pour le Conseil, plusieurs indicateurs doivent être observés et analysés avant toute sortie du confinement. En premier lieu, « les indicateurs de suivi de la charge hospitalière en réanimation des centres hospitaliers situés en zone épidémique » qui doivent montrer « un retour à un fonctionnement acceptable en routine ». En outre le conseil demande de s’assurer avant la sortie du confinement que « les équipes de soignants hospitaliers et non hospitaliers auront pu bénéficier d’une période de récupération suffisante pour surmonter l’effort considérable ».

Sur ce point, la dynamique semble favorable, ainsi, depuis le 10 avril, le nombre de patients en réanimation diminue chaque jour. Il était, au dernier bilan, d’un peu plus de 4 700 contre plus de 7000 le 9 avril. De plus les capacités en réanimation vont continuer de s’accroitre jusqu’à 14 000 lits de soins intensifs fin juin selon les previsions.

Au-delà du simple nombre de patients en réanimation, le Conseil préconise également l’évaluation du nombre de patients admis en hospitalisation qui « permet de mesurer le niveau de circulation du virus SARS-CoV-2 en France ». Ensuite, le Conseil appelle à ce que le confinement ne soit levé que si le R0 est inférieur à 1. Ce qui semble être le cas aujourd’hui.
Identifier, tester, isoler
Le Conseil milite également pour une augmentation des capacités d’identification des cas et de leurs contacts, et d’isolement des patients et de tous les porteurs sains contagieux.

Sur cette question, hier, Olivier Véran a promis, hier, 500 à 700 000 tests PCR par semaine et l’on sait que des premiers dispositifs pilotes « d’hôtel Covid-19 » ont été mis en place à Paris et Perpignan. Néanmoins, l’isolement en hôtel des personnes présentant des formes paucisymptomatiques ou asymptomatiques ne pourra se faire que sur la base du volontariat a précisé le gouvernement. Ce point, s’il correspond aux respects des libertés individuelles, risque néanmoins de diminuer l’efficacité de la mesure.Corolaire de cette politique d’identification, de test et d’isolement le Conseil appelle à la mise au niveau de notre système de surveillance épidémiologique pour qu’il soit suffisant performant pour être « capable de détecter (…) une reprise de l’épidémie ».

« Le système de recueil des indicateurs les plus sensibles, comme le nombre de nouveaux cas sur le territoire national et le nombre de nouvelles admissions hospitalières, doit être consolidé de façon à assurer un contrôle extrêmement strict de l’épidémie. La surveillance doit permettre d’identifier les lieux à risque de transmission voire d’épidémie. Enfin, il est urgent de constituer une base de données dans un premier temps hospitalière, permettant de disposer en temps réel des caractéristiques des patients hospitalisés pour COVID-19. Cette base de données (…) permettra de décrire les parcours des patients et d’identifier des facteurs de risque de formes graves et aussi d’évaluer les éventuelles moins bonnes prises en charge d’autres pathologies » développe le Conseil. Sur ce point, si la collecte de données s’est améliorée avec l’épidémie, la France reste encore à la traîne par rapport à d’autres grandes nations.
Equipement de protection : le point d’achoppement
Si les prérequis vus jusqu’ici semblent remplis, les pénuries d’équipement de protection, notamment de masques, pourraient empoisonner la sortie du confinement.

Le conseil prévient, il ne peut y avoir de sortie de confinement si les stocks de matériel, de traitements spécifiques à la réanimation, et d’équipement de protection n’ont pas été « reconstitués de façon suffisante, tant pour les personnes cibles (personnels soignants hospitaliers et non hospitaliers, personnes en situation d’exposition accrue au virus du fait de leur activité professionnelle), que pour l’ensemble de la population, selon leurs besoins ».

En effet pour le Conseil, il ne fait pas de doute que « l’ensemble de la population doit porter un masque dans les espaces accueillant du public (espaces fermés, et notamment dans les transports, les magasins...). »

Une recommandation qui sera d’autant plus difficile à mettre en œuvre que le Conseil semble douter de l’efficacité des masques dit « grand public » vantés par le gouvernement.

L’équipe constituée autour du Pr Delfraissy rappelle ainsi : « il est à noter que nous n’avons pas de données solides actuellement sur l’efficacité des masques alternatifs ».

Le Conseil sera-t-il écouté ? Réponse mardi avec la présentation d’Edouard Philippe du plan de sortie du confinement devant la représentation nationale.

JIM.fr
fil - 27 Avr 2020 - 08:42
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Le Covid-19 est-il une maladie saisonnière ?



Wellington, le samedi 25 avril 2020 – Le faible taux de mortalité des pays de l’hémisphère Sud pourrait laisser penser que le coronavirus est moins virulent en été. Le bilan officiel de l’épidémie (près de 200 000 morts) est sujet à caution.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, la Nouvelle-Zélande est régulièrement désignée comme l’un des pays ayant le mieux géré la crise sanitaire. Grâce à une réponse énergique (fermeture des frontières et confinement rapide) et une campagne de dépistage massif, l’archipel a réussi à juguler l’épidémie : seulement 18 morts, un R0 descendu à 0,5 et un nombre de nouveaux cas quotidiens en chute libre.

La Nouvelle-Zélande présente bien sûr des atouts géographiques, indépendamment du volontarisme de ses pouvoirs publics. Le pays est peu densément peuplé, isolée du reste du monde et se trouve dans l’hémisphère sud. Il semblerait cependant que les pays du sud de l’Equateur soient moins touchés par la pandémie actuelle que ceux du nord. Ainsi, on ne compte que 176 morts en Argentine, 80 en Australie et 79 en Afrique du Sud. Seule exception, le Brésil, qui déplore 3 700 décès, ce qui reste tout de même relativement peu pour un pays de 210 millions d’habitants.
On dirait le Sud
Peut-on en déduire que le coronavirus actuel est, comme les virus de la grippe ou d’autres affections respiratoires, une maladie saisonnière ? Difficile de tirer des conclusions aussi hâtives sur un pathogène aussi méconnu que le SARS-Cov-2, sur lequel on découvre de nouvelles particulerités tous les jours. Mais plusieurs études plaident en ce sens. Le 3 mars dernier, les chercheurs de l’université de Beihang en Chine affirmaient qu’une température élevée et une forte humidité diminuaient le taux de transmission du Covid-19. Ce qui expliquerait le faible nombre de morts des pays tropicaux (51 morts en Thaïlande, toujours aucun au Vietnam).

Ce jeudi, c’est le gouvernement américain qui expliquait avoir découvert que les ultra-violets pouvaient tuer le virus. « Notre observation la plus frappante à ce jour est l’effet puissant que semble avoir la lumière du virus pour tuer le soleil » a expliqué Bill Bryan, conseiller scientifique du gouvernement américain.

La comparaison avec d’autres coronavirus ne permet pas de trancher la question de la saisonnalité. Si le SRAS avait disparu à l’été 2003, laissant penser à une certaine saisonnalité, le MERS, au contraire, sévit à toute époque de l’année et essentiellement dans les régions chaudes. L’évolution future de la pandémie dans les deux hémisphères apportera peut-être d’autres éléments de réponse.
Quinze fois plus de morts en Equateur ?
Si le bilan officiel de l’épidémie est de 195 000 morts dans le monde, le chiffre exact de victimes est bien difficile à connaitre. De nombreux pays ne comptabilisent pas encore les décès dans les maisons de retraite ou à domicile, ce qui laisse penser que l’épidémie est bien plus meurtrière qu’annoncée. En s’appuyant sur les statistiques de mortalité globale, le Financial Time estimait ce mercredi que le coronavirus aurait tué 41 000 Britanniques (contre 19 500 officiellement).

En utilisant la même méthode statistique, le New York Times conclut qu’au moins 36 000 morts du coronavirus n’ont pas été comptabilisés dans le monde. Les grandes villes sont celles qui supportent le plus lourd bilan : la mortalité globale a été multiplié par deux à Paris, par quatre à New York. C’est dans les pays pauvres que le bilan officiel serait le plus sujet à caution. En Equateur par exemple, les statistiques de mortalité aboutissent à un bilan de 7 600 morts de l’épidémie, contre 500 officiellement.
Trump embourbé dans l’eau de Javel
Aux Etats-Unis, Donald Trump doit gérer les suites de sa dernière déclaration absurde de ce jeudi. Surinterprétant les résultats d’une étude scientifique, il avait suggéré que l’ingestion de désinfectant ou d’eau de Javel pouvait tuer le virus. Ce vendredi, il a affirmé que ses propos étaient « sarcastiques ». Visiblement agacé par les questions des journalistes, il a mis fin à son point presse quotidien au bout de seulement 20 minutes.

Craignant que certains Américains ne prennent les propos du président à la lettre et se mettent en danger, le fabricant de produits nettoyants Lysol a du rappelé aux consommateurs qu’il ne fallait pas ingérer de désinfectant. Plusieurs responsables démocrates appellent désormais au boycott des conférences de presse du président Trump. « Je n’arrive pas à croire que je doive dire ça, mais s’il vous plait ne buvez pas d’eau de Javel » a tweeté son futur adversaire à l’élection présidentielle Joe Biden.

JIM.fr
fil - 27 Avr 2020 - 15:50
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Monsieur le Ministre des Solidarités et de la Santé,

Le réseau SOS Hépatites existe depuis 25 ans pour informer, accompagner, défendre, les personnes concernées par les hépatites et les maladies du foie, leurs proches et les usagers du système de santé, mais aussi pour porter la prévention.

Nous œuvrons dans le dépistage conjoint de l’hépatite C et du VIH par le biais de Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) depuis plusieurs années et nous sommes systématiquement sollicités par la HAS sur ses travaux relatifs aux hépatopathies tels que : les 2 référentiels TROD VHC et VHB et récemment la fiche réponses rapides dans le cadre du COVID-19 concernant la « Continuité de la prise en charge des patients atteints d’hépatites virales chroniques ». Nos équipes ont acquis une expertise et une expérience dans l’accompagnement des usagers au changement de comportement en santé particulièrement par la réduction des risques et des dommages.

Nous sommes également formateurs de trodeurs pour les bénévoles associatifs mais également pour les professionnels médico-sociaux et notamment pour les centres d’addictologie. Fort de notre expérience, nous souhaitons participer à la formation à l’utilisation des TROD contre le COVID-19 lorsque ceux-ci seront validés par les instances de Santé et notablement par le Centre National de Recherche.

Bien entendu, cet engagement reposera chez nous sur la base du volontariat et sous couvert de l’obtention des protections nécessaires et efficaces pour protéger les intervenants et la population de la transmission du coronavirus.

Nous souhaitons maintenir nos missions en proposant de façon conjointe la réalisation des TROD COVID-19 et celles des TROD VHB, VHC et VIH pour contrôler ces épidémies et en gardant l’objectif gouvernemental de l’éradication de l’hépatite virale C en 2025.

Nous restons à votre disposition pour discuter des contours opérationnels de notre proposition.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre des Solidarités et de la Santé, l’expression de notre totale solidarité.

Pascal MELIN, Président

Frederic CHAFFRAIX, Vice-président

Hélène DELAQUAIZE, Administrateur, Membre de la Conférence Nationale de Santé

Version PDF :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... 200424.pdf

http://www.soshepatites.org/lettre-ouve ... -la-sante/
fil - 27 Avr 2020 - 17:49
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COVID-19 : hospitaliser ou pas ?

Les médecins généralistes de ville britanniques sont dans une situation proche de celle de leurs collègues français : consultations recommandées par téléphone ou visioconférence, accès limité aux tests virologiques et examens radiologiques. Des chercheurs de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) se sont demandés s’ils pouvaient compter sur des facteurs démographiques ou cliniques pour évaluer la nécessité d’hospitaliser en soins intensifs ou en réanimation leurs patients consultant pour des symptômes évocateurs de COVID-19, voire pronostiquer leur mortalité. À l’issue d’une importante revue de littérature, leur réponse est clairement « non ».

Des facteurs de risque connus mais non quantifiés

Leurs critères de recherche portaient sur les travaux de bonne qualité pouvant avoir des conséquences pratiques. Ils ont d’abord écarté plus de soixante études, pour finalement retenir deux revues systématiques (sur quatre) et deux recommandations de bonne pratique (sur cinq). La première revue portait sur des études portant toutes sur des populations chinoises : non seulement les patients n’étaient guère comparables, mais les moyens diagnostiques incluaient consultations en présentiel, examens radiologiques et tests. La seconde revue n’avait pas les critères de qualité requis par les auteurs.

Les deux recommandations retenues ( UpToDate et BMJ Best Practice ) sont basées sur des arguments solides, mais là encore à partir d’études sur des populations chinoises déjà sélectionnées pour être hospitalisées. De plus, aucune d’entre elles ne donne d’estimation chiffrée liée à chacun des facteurs de risque sélectionnés ni de score de risque. Elles concordent cependant sur la nature de ces facteurs : âge, sexe masculin, tabagisme, comorbidités dont maladie cardiovasculaire, diabète, hypertension artérielle, maladie chronique pulmonaire, rénale ou hépatique, obésité, cancer, immunodépression). Aucun signe clinique n’est prédictif d’aggravation.

En conclusion, les chercheurs estiment que les facteurs de risque sont connus, mais qu’il est actuellement impossible de les quantifier. C’est le jugement clinique du praticien qui doit trancher.

Références :

https://www.cebm.net/covid-19/what-clin ... -covid-19/
fil - 27 Avr 2020 - 18:19
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Covid-19 et confinement : faites avancer les connaissances, participez aux enquêtes de nos chercheurs

La Mission associations de l'Inserm participe à l'enquête lancée par l'Espace éthique IDF, France Assos Santé et l'Agence régionale de santé IDF. L'objectif de cette enquête est d'observer en temps réel, les expériences ressenties et vécues par les citoyens-nes et usagers-ères durant la crise sanitaire actuelle. Dans un premier temps, cette étude s'adresse aux personnes qui vivent avec une maladie ou un handicap ; s'occupent d'un-e proche âgé-e, malade ou en situation de handicap ; sont bénévoles ou professionnels-les dans une association d'usagers-ères du système de santé. D'ores et déjà, les 675 premières réponses montrent que plus de 60 % des personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap ont renoncé à des soins pendant l’épidémie de Covid-19. Cette enquête porte sur les besoins et difficultés, les solutions et ressources que les personnes ont pu mobiliser ainsi que les initiatives prises et les attentes. Le questionnaire est anonyme, le temps de remplissage estimé à 20 minutes reste ouvert jusqu’au jeudi 30 avril à minuit.

Le questionnaire :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIp ... g/viewform

https://www.inserm.fr/actualites-et-eve ... chercheurs
fil - 27 Avr 2020 - 19:41
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Coronavirus : Les premiers résultats d’un essai clinique montrent que le tocilizumab serait efficace pour les patients graves

L'AP-HP publie ce lundi les résultats préliminaires d'un essai clinique prometteur sur l'efficacité et l'inocuité du tocilizumab pour éviter l'«orage de cytokine» chez les patients graves

Une première bonne nouvelle sur le front de la recherche ? Alors que les essais cliniques se sont multipliés en France et dans le monde en quelques semaines, l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé de rendre publics les résultats préliminaires d’une étude, qui n’est pas encore publiée et qui mérite encore quelques approfondissements. Mais ces premières conclusions montrent une efficacité d’un médicament, nommé tocilizumab (Actemra ou RoActemra), pour éviter une réaction exagérée du système immunitaire chez certains patients graves du Covid-19. Cette réaction, baptisée « orage de cytokine » avait été expliquée dans ce papier.

Moins de patients décédés ou en réanimation
Ce traitement a réduit « significativement » la proportion de patients ayant dû être transférés en réanimation ou décédés, par rapport à ceux ayant reçu un traitement standard, a indiqué l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) dans un communiqué. Il s’agit du « premier essai comparatif par tirage au sort » qui fait la « démonstration d’un bénéfice clinique » de ce traitement chez des malades Covid souffrant d’une infection sévère.

Ces résultats doivent encore être « consolidés » et seront publiés dans une revue scientifique d’ici quelques semaines. Utilisé habituellement dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, il agit en bloquant le récepteur d’une protéine du système immunitaire qui joue un rôle important dans le processus inflammatoire.

Une réaction rare, mais grave
Ce profil correspond « seulement à 5 % à 10 % des patients infectés » par le coronavirus, mais ils font partie de ceux qui ont le plus de risque d’être placés sous respiration artificielle ou de décéder, a souligné Xavier Mariette, co-investigateur coordonnateur de l’étude, au cours de la conférence téléphonique.

129 personnes hospitalisées dans 13 hôpitaux ont été incluses dans l’étude : des malades du Covid souffrant d’une pneumonie « de sévérité moyenne à grave » et qui avaient besoin d’une assistance en oxygène. Mais qui n’étaient pas en réanimation. Au total, 65 de ces patients ont reçu le traitement habituel + tocilizumab et 64 uniquement le traitement standard. Ils ont ensuite été suivis pendant quatorze jours pour obtenir ces résultats intermédiaires, un suivi qui se poursuivra pour confirmer les conclusions. A ce stade, les chercheurs n’ont pas observé davantage d’effets secondaires indésirables chez les patients ayant reçu l’immuno-modulateur que chez ceux qui ont reçu le traitement standard, a souligné le Xavier Mariette.

D’autres études encourageantes
D’autres équipes ont déjà fait état de résultats encourageants concernant le tocilizumab, à l’hôpital Foch notamment, mais il s’agissait d’études « ouvertes », sans groupe de contrôle tiré au sort, qui n’apportent « pas le même niveau de preuve » et « ne permettent pas de définir un standard de traitement », ont souligné les chercheurs de l’AP-HP. Le coût actuel du tocilizumab est d’environ 800 euros par injection, un prix élevé mais bien moindre que celui d’une journée d’hospitalisation dans un service de réanimation, ont-ils indiqué.

Un médicament comparable, le sarilumab (Kevzara), développé par Sanofi et Regeneron est également testé dans le cadre du même programme d’essais cliniques, baptisé CORIMMUNO, et les premiers résultats devraient être connus « dans les tout prochains jours », selon Xavier Mariette.

https://www.20minutes.fr/sante/2768811- ... nts-graves
fil - 28 Avr 2020 - 06:40
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Covid-19 : les actions de l’ANRS
27 avril 2020



Dans le contexte pandémique d’infection au nouveau coronavirus SARS-CoV-2, les données disponibles à ce jour n’indiquent pas que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), déjà dépistées et correctement prises en charge constituent une population à risque élevé pour la maladie Covid-19. Néanmoins et afin de disposer à moyen terme d’un maximum de données objectivées et exploitables en France sur l’association Covid-19-VIH, l’agence vient d’installer un nouveau groupe de travail au sein de ses instances et soutiendra les efforts de recherche sur le sujet.
L’ANRS a par ailleurs lancé début avril en direction des pays à ressources limitées un appel à projets « flash » Covid-19 Sud dans toutes ses dimensions scientifiques et indépendamment du VIH.
Enfin, l’agence a adapté ses procédures et activités de recherche VIH et hépatites virales en cours, en France comme à l’étranger.

Appui à la recherche Covid-19 en France

- Dès le 7 mars, l'ANRS a mis à disposition de REACTing, consortium multidisciplinaire d’Aviesan sur les maladies émergentes, son propre réseau de centres de méthodologie et de gestion et de 80 moniteurs d’études cliniques et biologiques. L’ANRS contribue ainsi à la mise en place de la cohorte nationale French COVID de patients hospitalisés pour une forme sévère de la maladie Covid-19. La cohorte vise à inclure 2 000 personnes. Un module spécifique aux PVVIH a été mis en place pour capter les informations relatives à cet échantillon particulier de la cohorte.
- La mobilisation des moniteurs, des CMG et des équipes du siège de l’agence est également forte pour les essais cliniques Covid-19 à promotion Inserm, en particulier l’essai DISCOVERY.

Appui à la formulation de directives nationales

- L’ANRS a contribué avec le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) à la publication par la Haute Autorité de santé (HAS) le 8 avril des préconisations relatives à la « Continuité du suivi des personnes vivant avec le VIH et de l’offre de soins en santé sexuelle ». Ces préconisations validées par toutes les sociétés savantes ont été rendues publiques sous forme de « réponses rapides ».

Dispositifs ANRS

- Le directeur de l’ANRS a souhaité installer le 9 avril un nouveau groupe de travail « Covid-VIH » au sein de l’instance chargée de l’animation de la recherche clinique (action coordonnée 44). Des propositions de projets/études à court et moyen termes, émanant de ce groupe seront soumises à l’arbitrage de la direction de l’agence : études physiopathologiques, de morbidité ou sur le retentissement psycho-social et la qualité de vie des PVVIH à l’ère de l’exposition au SARS-CoV-2 ou d’atteinte par le Covid-19. De la même façon, les instances d’animation de l'agence dédiées aux hépatites virales restent également attentives à initier si nécessaire une réflexion Covid-19 - hépatites virales.

- Un appel à projets (AAP) « Flash » Covid Sud a été ouvert le 1er avril et clôturé le 13 avril. Il permettait ainsi la soumission de projets conjointement portés par un chercheur basé dans un pays à ressources limitées et un chercheur basé en France, et destinés à être menés dans ce contexte géographique de la pandémie. Tous les champs de la recherche sur le SARS-COV-2, de la prévention, de la prise en charge et des conséquences du Covid-19 étaient éligibles, indépendamment du VIH/Sida et des hépatites virales. L’expertise de ces projets est actuellement en cours. Cet AAP est le premier du genre à être financé par la France à l’international.

- Le prochain appel à projets régulier de l’agence, principal outil de sélection bisannuelle en recherche fondamentale, recherche clinique, en sciences humaines et santé publique, et sur le vaccin, ouvrira le 15 juin prochain et sera clôturé le 15 septembre. Il permettra d'examiner, comme lors de chaque AAP, des projets portant sur le VIH/Sida, les hépatites virales, les co-infections et comorbidités (dont le Covid-19), la tuberculose et les infections sexuellement transmissibles, projets pouvant être menés en France ou dans les pays du Sud.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... s-de-lanrs
fil - 28 Avr 2020 - 08:59
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Pendant la pandémie, l’autre médecine continue

Des soignants en « tenue covid » qui courent dans tous les sens auprès de patients intubés, le tout sur un fond sonore d’alarmes stridentes. Voilà ce que beaucoup de Français ont en tête quand ils applaudissent à leur fenêtre à 20 heures. Sans être fausse, cette image est loin de décrire la réalité de l’ensemble du monde médical : bon an, mal an, des milliers de médecins continuent à prendre en charge des pathologies qui n’ont rien à voir avec le coronavirus. Ce qui ne veut pas dire que leur activité n’est pas bouleversée par la pandémie pour autant.

Les greffes sont un bon exemple du changement dans la continuité imposé par le coronavirus. « Il y a eu une baisse de l’activité de prélèvement de l’ordre de 50 % au début du confinement, indique le Pr Olivier Bastien, directeur du département « prélèvements organes et tissus » à l’Agence de la biomédecine. Cette baisse avait tendance à s’accélérer, mais nous avons réussi à nous remobiliser, même si cela reste fragile ».

La diminution des prélèvements n’est bien sûr pas homogène. « Les greffes rénales ont été suspendues, car elles ne sont pas vitales, la dialyse pouvant suppléer, indique Olivier Bastien qui remarque toutefois que cela peut constituer une perte de chances pour les patients. « Les greffes vitales, pour lesquelles le patient risque de mourir (cœur, foie…), ont en revanche été maintenues, et nous avons demandé à garantir l’accès à des lits "covid-free" en réanimation pour ces patients », poursuit le responsable de l’agence de la biomédecine.

Business as usual… ou presque

Autre exemple de domaine dans lequel les établissements ont conservé leur cœur de métier : la cancérologie. « Nous avons réussi à maintenir la continuité des soins en ce qui concerne la chimiothérapie et la radiothérapie en hospitalisation de jour, sans baisse d’activité », se félicite par exemple le Pr Éric Lartigau, directeur général du centre Oscar Lambret à Lille. Bien sûr, ce résultat a été obtenu au prix de certaines adaptations : équipement de protection pour le personnel et les patients, mise en place d’une zone d’accueil et d’orientation où sont scrutés les signes d’une possible infection…

Malgré le maintien d’un niveau d’activité soutenu, Éric Lartigau s’inquiète d’une diminution en ce qui concerne la chirurgie, en raison de la forte diminution des dépistages et des explorations en ville. « Nous nous attendons à une arrivée assez massive, dans les prochaines semaines, de patients qui auront eu un retard de diagnostic et qu’il faudra prendre en charge rapidement », s’alarme le Lillois. Son message à l’attention des patients est donc clair. « N’ayez pas peur, consultez votre médecin, vous ne serez pas mis en risque », lance-t-il.

Ouvert pendant la crise

Il faut dire que certains patients semblent avoir oublié qu’au moins une partie des services de santé continuaient à fonctionner malgré le confinement. Les urgences ont ainsi connu une baisse de fréquentation de 48 % entre la mi-mars et début avril, constatait lors d’un point presse le 17 avril dernier le Pr Jérôme Salomon, ainsi que le rapporte l’agence APMNews. Et le phénomène n’est pas limité aux établissements hospitaliers, loin de là.

« Il ressort de nos réunions que dans le Grand-Est, certains spécialistes ont connu une baisse d’activité qui peut aller jusqu’à moins 90 %, et certains cabinets de médecine générale sont à moins 50 % », explique ainsi le Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes, généraliste strasbourgeoise et présidente de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) « médecins libéraux » de cette région Grand Est particulièrement touchée par la pandémie. « Cela génère beaucoup d’inquiétudes sur l’état de santé dans lequel nous allons retrouver nos patients dans quelques semaines », ajoute-t-elle.

L’Alsacienne explique donc que les patients ne doivent pas avoir peur d’avoir recours aux médecins libéraux, qui continuent à pouvoir les recevoir dans des conditions qui permettent d’éviter la propagation du virus, si cela est nécessaire. « On risque d’avoir des retards de prise en charge, des retards de dépistage, s’inquiète la praticienne. Ma crainte, c’est le grain de beauté un peu suspect, la boule dans le sein qu’on aurait normalement montrée à son médecin sans attendre… Les patients doivent donc nous appeler, c’est le médecin qui dira si cela peut attendre ou non. »

Suivi de grossesse à distance

Et puis il y a la téléconsultation. Certains praticiens sont surpris de constater l’étendue de ce qu’ils peuvent réaliser à distance, y compris dans les domaines les plus inattendus, comme par exemple le suivi des grossesses. C’est en tout cas l’expérience faite par le Dr Amina Yamgnane. « On peut quasiment tout faire en dehors des touchers vaginaux, dont l’utilité n’est de toute façon pas démontrée, constate cette gynécologue libérale parisienne. C’est phénoménal. Moi qui suis pourtant une militante du tout numérique, j’avais tout de même quelques hésitations : je pensais par exemple qu’au-delà du problème légal, il était difficile de faire des téléconsultations avec des patientes que je n’avais jamais vues. Or l’expérience m’a prouvé que c’était faux. »

La praticienne estime qu’elle ne reviendra pas à sa pratique antérieure une fois l’épidémie passée, et qu’elle systématisera la téléconsultation au moins pour certains motifs. « Je ne vois pas la pertinence de prendre de la place pour un avis sur la contraception, ou encore un renouvellement de traitement, affirme-t-elle. Nous sommes en tension, et nous devons pouvoir prendre l’initiative de dire aux patientes qu’elles ne sont pas obligées de venir pour tout. »

Amina Yamgnane reconnaît toutefois que tous les médecins ne sont peut-être pas en mesure d’aller aussi loin qu’elle dans la téléconsultation. « J’avais déjà tout informatisé depuis longtemps, et j’imagine que cela doit être extrêmement fastidieux pour des collègues qui ne l’avaient pas fait », remarque-t-elle. La gynécologue note également que sa patientèle est plutôt aisée, à l’aise avec les outils numériques et soucieuse de sa propre santé, ce qui lui facilite énormément la tâche. Car sur ce sujet comme pour beaucoup d’autres, la crise fait ressortir les inégalités.

Adrien Renaud

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... e-continue
fil - 28 Avr 2020 - 09:14
Sujet du message:
Évaluation régionale de l’effet du confinement au 11 mai

Selon la modélisation réalisée par des chercheurs de l’Inria et de l’Inserm, la proportion de personnes infectées pourrait représenter, selon les régions, entre 2,0 et 5,9% de la population. Selon les différentes projections, un rebond pourrait avoir lieu entre juin et début août.
Une équipe bordelaise de chercheurs de l’Inria et de l’Inserm ont conduit une modélisation de l’épidémie de COVID-19 en France en utilisant un modèle statistique spécifique, permettant de prendre en considération la dimension régionale. Leurs résultats sont accessibles sur le site MedRxiv (non relues par les pairs, dont l’interprétation nécessite d’extrêmes précautions).

À partir des données de Santé Publique France, du réseau des services hospitaliers d’urgences SurSaUD et du réseau de médecins généralistes Sentinelles, les chercheurs ont pu établir pour chaque région le taux de reproduction avant confinement, la dynamique du taux d’infection et l’impact du confinement sur ces mesures. L’étude a été menée à partir d’un modèle statistique dynamique (SEIR: susceptible-exposed-infected-recovered ) qui prend en compte à la fois la population des personnes infectées ou celles non infectées, la mortalité naturelle et la natalité. Le modèle, qui suppose l'absence de mouvement de population, est divisé en 6 groupes, la population dite sensible, les cas latents, les cas infectés avérés, non avéré, les cas hospitalisés et le groupe des sujets qui ne sont plus à risque (guéris ou décédés).

Un confinement levé bien avant les durées les plus optimistes

En l’absence des mesures prises pour limiter la propagation du virus (confinement, mesures barrières, ….), le pic de l'épidémie aurait été atteint aux alentours du 3 mai 2020 en France, et se serait terminé à la fin du mois de mai de l’année suivante. À son pic, le COVID-19 aurait nécessité 714.259 hospitalisations simultanées.

Les auteurs ont évalué plusieurs paramètres qualifiant l’efficacité du confinement :

- Le confinement a permis de réduire le taux de transmission de la maladie d’un facteur 1,31 [1,27-1,35] au cours de la première semaine, puis de 3,63 [3,48-3,80] ensuite.

- Estimé initialement à 2,6, Re, le taux de reproduction effectif (soit le Ro une fois les variations des taux de natalité et mortalité prises en compte ainsi que les mesures de lutte, la variation du nombre de personnes infectées/guéries/décédées) est passé à 2,0 durant la première semaine de confinement puis à 0,7 au 25 mars 2020. Sur le plan régional, Re est maximal en Centre Val de Loire et Nouvelle Aquitaine avant le confinement, ainsi qu’avant ou après le 25 mars (Re égal respectivement à 3,1, 2,4 et 0,9, identiques dans les deux régions). À l’inverse, Re est minimal en Bretagne et Hauts de France (Re égal respectivement à 2,2, 1,7 et 0,6 avant le confinement, avant et après le 25 mars, identiques dans les deux régions).

- Au niveau national, selon que l’on considère que l’amplitude de la réduction de la transmission est égale à 3, 5 ou 10 dès la seconde semaine de transmission, la durée optimale de confinement devrait être de 407, 147 et 97 jours, respectivement. Au niveau national, le taux d’attaque final estimé au 15 mai 2020 devrait être de 3,8% [3,1-4,8%].

- Au niveau régional, la durée optimale de confinement pour le scénario le plus optimiste, est estimée entre 87 jours en Normandie et 114 jours en Ile de France et le taux d’attaque final de l’infection compris entre 1,0% de la population en Nouvelle Aquitaine et 3,4% dans le Grand Est. Pour le plus pessimiste, cette durée devrait théoriquement être comprise entre 228 jours en Bretagne et 848 jours en Nouvelle Aquitaine. Elle porterait à un taux d’attaque final compris entre 2,9% et 6,9% pour les régions les moins touchées et un taux voisin ou supérieur à 10% dans 4 régions (9,7% en Grand Est, 10,8% en Nouvelle Aquitaine, 11,5% en Ile de France et 16,0% en Centre Val de Loire).

- Le rebond de l’épidémie après une levée complète du confinement au 11 mai pourrait avoir lieu entre juin et début août pour la plupart des régions, avec une ampleur différente. Ce rebond dépend des caractéristiques de la première vague épidémique. Ces données suggèrent l’importance du maintien des mesures autres que le confinement une fois celui-ci levé.

Ce travail présente quelques limites, dont notamment le fait que le nombre initial de cas COVID-19 est uniquement celui qui correspond aux personnes testées par RT-PCR indiqué par Santé Publique France.

Exceptionnellement durant cette période de crise sanitaire, certaines publications mentionnées sont au moment de la rédaction de cet article encore en prépublication, en cours de relecture par les pairs et susceptibles d'être modifiées. Nous attirons votre attention pour apporter la plus grande prudence quant aux résultats apportés.

Prague M et al. Population modeling of early COVID-19 epidemic dynamics in French regions and estimation of the lockdown impact on infection rate. https://www.medrxiv.org/content/10.1101 ... l.pdf+html
fil - 29 Avr 2020 - 06:47
Sujet du message:
Attitudes des citoyens face à la
pandémie COVID-19 - France


http://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/ ... _short.pdf
fil - 29 Avr 2020 - 09:58
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Exclusif : la messe est dite, les pros favorables à une obligation du port du masque pour tous

Paris, le mardi 28 avril 2020 – S’il était pertinent (et sans doute cela ne l’est guère) de vouloir dresser aujourd’hui un bilan de la gestion de l’épidémie par le gouvernement français, en dépit des différents couacs de communication autour du déconfinement et des retards concernant la mobilisation des ressources pour la réalisation des tests, c’est probablement la question des masques qui s’imposera comme le symbole de ses limites et erreurs.
Des cautions scientifiques pour masquer l’impréparation
Plusieurs enquêtes, que nous avons déjà évoquées dans ces colonnes, ont confirmé comment le gouvernement avait tenté de dissimuler la pénurie de masques (liée en partie au non renouvellement des stocks d’état par ses prédécesseurs) en dissuadant très leur utilisation par la population générale (en mettant en avant des arguments scientifiques en défaveur de leur généralisation et en taisant ceux, plus nombreux, en faveur d’un recours plus large). Peu à peu, la vérité a pu se faire jour sur l’impréparation du gouvernement et sur les très grandes difficultés rencontrées par la France (à l’instar il faut le dire de tous les autres pays d’Europe) pour tenter de répondre à l’urgence, dans un contexte d’hyper concurrence et de production restreinte en raison de l’épidémie.
Plébiscite pragmatique pour les masques grand public
Les dissimulations premières et les impréparations ont participé à une communication totalement erratique qui voit aujourd’hui les mêmes qui déconseillaient fortement l’utilisation du masque, y compris du « masque grand public », le recommander désormais voir de souhaiter le rendre obligatoire. Il faut dire que la très grande majorité des sociétés savantes défend aujourd’hui, en s’appuyant notamment sur des données empiriques, le port du masque pour tous, certains espérant même l’adoption de mesures contraignantes. S’inscrivant dans cette lignée, les professionnels de santé se montrent aujourd’hui majoritairement favorables à un port du masque obligatoire dans la population générale (quel que soit le type de masque).

C’est ce que révèle un sondage réalisé sur JIM ces derniers jours. Avec une participation record (1906 répondeurs), nos résultats montrent que 61 % des professionnels de santé considèrent que le port du masque devrait être rendu obligatoire pour toute la population, quel que soit son type, tandis que 26 % seraient en accord avec une telle mesure à condition que des masques chirurgicaux soient disponibles pour tout le monde. Ainsi, on le voit, en dépit des incertitudes concernant les qualités de filtration des masques en tissu, les professionnels de santé évaluent la situation actuelle de façon pragmatique (comme l’Académie de médecine) et paraissent juger que cet outil doit faire partie des dispositifs incontournables au moment du déconfinement, couplé avec les autres mesures barrières (distanciation et lavage des mains). Une petite minorité (12 %) de professionnels de santé, s’interrogeant peut-être sur les risques liés au port du masque (mauvaise utilisation et possible relâchement des autres mesures barrières plus efficaces, notamment le lavage des mains) se montrent hostiles à l’idée d’obligation, d’autant plus que des incertitudes demeurent quant à la qualité de filtration de certains types de masques et à la pertinence de leur recours dans certaines situations (espaces extérieurs ou la distanciation sociale est possible notamment).



Gérer la pénurie, encore et toujours
En dépit de l’attente des professionnels de santé et des sociétés savantes et de l’adhésion des Français au port du masque (comme en témoignent les sondages réalisés en population générale et la multiplication des masques dans les rues), le gouvernement ne devrait pas édicter d’obligation du port du masque en population générale dans toutes les situations (à l’exception probablement des transports). Une fois encore, il est probable que ce choix soit en partie dicté par l’insuffisance des stocks de masques grand public disponibles. Ainsi, cette semaine 20 millions de masques grand public devraient être accessibles (grâce aux importations et aux livraisons des entreprises françaises dont les prototypes ont reçu le label de l’Afnor) permettant autour de 151 millions d’usages. La semaine du 11 mai, ce seront 38 millions de masques (soit autour de 511 millions d’usages) qui devraient être en circulation. Dans une note de Bercy du 14 avril, dévoilée le 26 avril par le Journal du Dimanche les besoins ont été évalués à minima (à raison de deux usages par jour et par personne, cinq jours par semaine), à 376 millions d’usages hebdomadaires pour le déconfinement des secteurs prioritaires et 600 millions pour l’ensemble de la population.
L’excuse de l’innovation !
Les tensions d’approvisionnement qui se profilent pourraient conduire à une envolée des prix. Pourtant, à la différence du gouvernement italien, la France se refuse pour l’heure à envisager la fixation d’un prix maximum, afin de ne pas freiner « l’innovation » a expliqué le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher. Cependant, cette position pourrait (devrait ?) évidemment évoluer, à l’instar d’un très grand nombre de « dogmes » associés à cette épidémie. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes doit ainsi présenter demain « des propositions permettant de garantir la qualité et l’accessibilité en termes de prix des masques vendus au grand public ». Les pharmaciens espèrent que cette saisie permettra de répondre à certaines de leurs questions et notamment à celle de la possibilité de distribuer gratuitement des protections aux plus précaires.
Des canaux de distribution multiples
Parallèlement à cette question du prix et alors que cette excuse de « l’innovation » apparaît peu satisfaisante, il semble illusoire d’attendre de la part du gouvernement une gestion plus claire concernant la distribution des masques lavables que celle qui a prévalu pour les masques chirurgicaux et FFP2 à destination des professionnels de santé. Il a ainsi fallu attendre ce week-end pour qu’enfin les pharmacies soient autorisées à commercialiser ces masques grand public, créant ce lundi un afflux de patients, le plus souvent très déçus : la plupart des officines n’ont en effet nullement eu le temps de s’approvisionner. Parallèlement, dans les « territoires », des distributions commencent à être organisées partout par les mairies, ciblant en priorité les populations les plus fragiles. Et dans ce cadre, les masques sont gratuits.

JIM.fr (Aurélie Haroche)
fil - 29 Avr 2020 - 09:59
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : un premier vaccin efficace chez le singe

De l’avis général, en l’absence de traitement efficace, la lutte contre le nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2, ne sera gagnée que lorsqu’aura été mis au point un vaccin efficace et bien toléré pour prévenir cette infection. Or, selon des avis plus autorisés, l’élaboration d’un vaccin est un processus long dont on ne peut penser qu’il puisse aboutir avant l’année 2021.

En attendant, il est permis d’espérer et de rester attentif aux premiers « exploits » revendiqués dans ce qui risque d’être une course effrénée vers la « découverte » d’un vaccin. Ainsi, parmi les quelques projets actuellement en développement, on peut s’attarder sur celui du laboratoire Sinovac Biotech (qui produit notamment des vaccins contre l’hépatite A et la grippe aviaire).

Il est à l’origine d’une préparation vaccinale appelée PiCoVacc, obtenue à partir d’une souche virale inactivée, isolée chez un patient atteint de Covid-19. Elle a d’abord été testée sur des souris et des rats à des doses allant de 1,5 à 6 µg avec un adjuvant à base d’aluminium destiné à augmenter la réponse immunitaire. Ces modèles ont été vaccinés à J0 et J7 et des anticorps dirigés spécifiquement contre le SARS-CoV-2 ont été détectés une semaine après la vaccination. Le taux de ces anticorps a continué à augmenter jusqu’à 6 semaines post-vaccination. Des essais de séroneutralisation ont montré une augmentation progressive, tout au long de ces six semaines, du taux des anticorps neutralisant la souche virale utilisée pour le développement de PiCoVacc mais également 9 autres souches de SARS-CoV-2.
Preuves d’un effet protecteur…
Forts de ce premier succès, les chercheurs ont décidé de recourir au macaque rhésus, pour évaluer plus avant l’efficacité et la sécurité de cette préparation vaccinale. Les singes (quatre dans chaque groupe) ont reçu des injections IM à J0, J7 et J14 de la préparation vaccinale PiCoVacc à la dose de 3 ou 6 µg ou seulement de sérum physiologique.

Chez les animaux réellement vaccinés, des anticorps spécifiquement dirigés contre le SARS-CoV-2 ainsi que des anticorps neutralisants ont été détectés à J14. Ces macaques n’ont présenté ni fièvre ni perte de poids. Des analyses biochimiques évaluant notamment les différentes populations lymphocytaires et des analyses histopathologiques au niveau de différents organes (reins, cerveau, foie, cœur et rate) n’ont pas montré de différence notable par rapport au groupe contrôle.

Dans un second temps, 8 jours après la troisième injection, il a été administré à tous ces singes, par voie intrathécale, un inoculât de SARS-CoV-2. Tous les macaques du groupe contrôle ont présenté une charge virale importante au niveau du pharynx, du crissum et des poumons ainsi qu’une pneumonie interstitielle sévère. Les macaques réellement vaccinés, quant à eux, ont bénéficié d’une baisse rapide de la charge virale au niveau de la gorge et des modifications histopathologiques mineures au niveau des poumons. Pour les singes ayant reçu la dose de vaccin la plus élevée (6 µg), la charge virale est restée indétectable au niveau pulmonaire et rectal tout au long de l’étude.
…d’une durée indéterminée
Bien qu’encourageante, cette étude n’en comporte pas moins quelques limites parmi lesquelles le nombre réduit de macaques testés et l’absence de données quant à la durée potentielle de la protection vaccinale (les animaux ayant été sacrifiés précocement après la vaccination) et ses effets secondaires à plus long terme. Par ailleurs, il aurait été intéressant de vérifier que les anticorps neutralisants induits par la vaccination chez le macaque peuvent également neutraliser d’autres souches de SARS-CoV-2, comme cela a été recherché pour la souris et le rat.

Il existe, à ce jour, 7 candidats vaccins répertoriés par l’OMS et en cours de développement clinique. Le vaccin présenté par cette équipe chinoise, le seul à avoir été testé chez le primate à notre connaissance, a été validé pour un essai clinique de phase I/II (NCT04352608).

Si les résultats des tests chez l’Homme sont positifs, la production à grande échelle d’un tel vaccin inactivé pourrait permettre de répondre à une demande globale évidemment très importante.

Dr Dounia Hamdi

RÉFÉRENCES :

Gao Q et coll.: Rapid development of an inactivated vaccine for SARS-CoV-2. bioRxiv 2020.04.17.046375; doi.org/10.1101/2020.04.17.046375
https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04352608
Site de l’OMS, consulté le 27 avril 2020. https://www.who.int/emergencies/disease ... 19-vaccine
fil - 29 Avr 2020 - 12:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Transmission du Covid-19 sans symptômes

On l'a désormais bien entendu, le futur déconfinement, qui sera progressif à partir du 11 mai 2020, est conditionné à une stratégie de dépistage, mais aussi de recherche et de suivi des cas contacts. Dans ce contexte, une nouvelle étude chinoise apporte un éclairage sur les chaînes de transmission et la contagiosité du Sars-CoV-2 qui cause l'infection à Covid-19, indique le Quotidien du Médecin (21 avril). Les résultats de cette étude chinoise ont été publiés dans la revue scientifique « Nature Medicine ».

Ils suggèrent une « contagiosité avant l’apparition des symptômes et, en conséquence, la nécessité d’une recherche des contacts croisés avant les premiers signes de la maladie ». Les chercheurs-ses chinois se sont appuyés sur les données concernant 94 personnes positives au Covid-19, positivité confirmée en laboratoire, traités à l'hôpital de Guangzhou (Canton). La moitié étaient des hommes, âge médian de 47 ans, avec chez 66 % d'entre eux-elles, des symptômes modérés (fièvre et/ou symptômes respiratoires et signes radiographiques de pneumonie). « Plus de 400 prélèvements de gorge ont été réalisés chez ces patients, du début des symptômes jusqu'à 32 jours après leur apparition. Les charges virales observées étaient élevées peu de temps après l'apparition des symptômes, et ont ensuite progressivement diminué jusqu’au 21e jour », précise l'article du quotidien médical. Les chercheurs-ses ont ensuite croisé ces données « avec celles sur la période d’incubation du virus et la dynamique des chaînes de transmission issues de 77 paires de transmission (infecteur-infecté).

L’intervalle en série (durée entre l'apparition des symptômes de cas successifs dans une chaîne de transmission) a ainsi été établi à 5,8 jours en moyenne, avec une médiane à 5,2 jours. Les chercheurs-ses en ont aussi déduit que l'infectiosité a commencé à 2,3 jours (de 0,8 à 3 jours) avant le début des symptômes et a culminé à 0,7 jour avant l'apparition des symptômes. Selon leurs modélisations, la proportion estimée de transmission durant la période sans symptômes était de 44 % (de 25 à 69 %).

Le potentiel de transmission du Sars-CoV-2 avant l'apparition des symptômes se révèle donc élevé, selon ces travaux. Les chercheurs-ses concluent ainsi que la recherche de contacts doit prendre en compte « d’urgence » des « critères plus inclusifs (…) afin de saisir les événements de transmission potentiels deux à trois jours avant l'apparition des symptômes ». Le contrôle efficace de l'épidémie en dépend, en complément des mesures de confinement et de distanciation sociale, conclut le Quotidien du Médecin.
fil - 29 Avr 2020 - 13:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
L’OMS met en garde contre les « passeports immunitaires », faute de données suffisantes sur les risques de réinfection

L’Organisation mondiale de la santé a souligné, vendredi, qu’il n’existait aucune preuve qu’un patient guéri du Covid-19 soit immunisé et a alerté sur le manque de fiabilité de certains tests.

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html
fil - 30 Avr 2020 - 06:03
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Deux études s'opposent sur l'efficacité du remdesivir pour soigner du coronavirus

Deux études aux résultats contradictoires ont été publiées ce mercredi sur l'efficacité de l'antiviral remdesivir dans la lutte contre le Covid-19.

Le remdesivir est-il efficace contre le Covid-19 ? Les débats s'intensifient autour de cet antiviral développé par le laboratoire américain Gilead, présenté comme l'une des pistes pour soigner les malades du coronavirus. Le laboratoire américain a annoncé mercredi que son médicament avait montré des résultats «positifs» dans un essai clinique contre placebo, très attendu et mené en partenariat avec les Instituts de santé américains (NIH).

Echec d'un essai clinique de l'antiviral remdesivir contre le Covid-19
Selon des résultats préliminaires communiqués mercredi, le médicament expérimental remdesivir aurait accéléré de 31% le temps de rétablissement des malades du Covid-19. Comparés aux malades ayant reçu un placebo, les patients traités avec le remdesivir se sont rétablis en 11 jours (temps médian) au lieu de 15 jours, selon un communiqué des NIH. Le rétablissement était défini comme une sortie de l'hôpital ou un retour à des activités normales. La fiabilité statistique de ce résultat est considérée comme élevée. En revanche, les résultats préliminaires ne montrent pas si le médicament permet de sauver des vies. La mortalité du groupe de patients traités par remdesivir était de 8%, contre 11,6% dans le groupe témoin, une différence trop faible pour exclure que ce soit le fruit du hasard.

L'essai comptait 1063 patients, dans 47 sites aux États-Unis et 21 autres en Europe et en Asie. Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée quotidiennement par intraveineuse pendant 10 jours était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs. C'est à ce jour la plus grande étude sur le remdesivir pour laquelle des résultats sont disponibles. Cet essai était par ailleurs l'un des plus attendus, avec l'essai européen Discovery dont on attend encore les résultats. Plus tôt dans la journée, le laboratoire Gilead avait précédé les annonces en indiquant avoir pris «connaissance de données positives» contenues dans cette étude.

Le Remdesivir «n'accélère pas la guérison»
Sauf que le même jour, la revue médicale The Lancet a, elle, publié des résultats décevants d'une plus petite étude chinoise, menée également en comparaison avec un placebo. Cette dernière a démontré que le remdesivir n'avait pas fait mieux que ceux traités sur placebo. «Le traitement par remdesivir n'accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo», indique un résumé de cette étude réalisée en Chine. Les résultats de l'étude publiée par The Lancet avaient déjà fuité le 23 avril, après la brève publication par erreur de leur résumé sur le site de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avait alors rapporté le Financial Times.

«Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n'a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo», a commenté l'auteur principal de l'étude, le Pr Bin Cao, cité ans un communiqué du Lancet. «Ce n'est pas l'issue que nous espérions, mais il faut avoir en tête que nous n'avons pu enrôler que 237 patients sur un objectif de 453, car l'épidémie avait été maîtrisée à Wuhan», a-t-il ajouté. Selon ses auteurs, ce point est une des limites de leur étude, qui a dû pour cela être stoppée plus tôt que prévu. Cela justifie selon eux de mener d'autres travaux. L'étude a été menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan. Pour être éligibles, les patients devaient avoir des symptômes depuis moins de 12 jours et avoir un diagnostic de pneumonie confirmé par imagerie. 158 patients ont reçu quotidiennement du remdesivir et 79 un placebo, le tout pendant 10 jours.

«Un effet clair»
Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut des maladies infectieuses et conseiller de Donald Trump, a jugé l'étude chinoise «non adéquate». «Les données montrent que le remdesivir a un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement» des malades du nouveau coronavirus Sars-Cov-2, a déclaré Anthony Fauci, depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche. «C'est une preuve de concept très importante, car cela prouve que nous pouvons bloquer le virus», a dit le haut responsable scientifique, prudemment optimiste, mais qui affirme que le remdesivir peut désormais devenir un traitement standard contre les formes graves de la maladie.

À lire aussi : Coronavirus: où en est vraiment la recherche sur les traitements?
En présence de Donald Trump, Anthony Fauci a expliqué que les premiers résultats étaient si nets que la décision a été prise de les rendre publics, afin que les malades traités par placebo puissent désormais avoir accès au remdesivir. «Quand il y a des preuves nettes qu'un médicament fonctionne, nous avons une obligation éthique d'informer immédiatement les membres du groupe placebo», a-t-il dit. «Je peux vous garantir qu'avec plus de gens, d'entreprises et de chercheurs, cela va encore s'améliorer», a-t-il ajouté. «C'est très positif», a résumé Donald Trump.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux États-Unis pour tester le remdesivir, d'autres antiviraux ou encore l'hydroxychloroquine, un ancien médicament contre le paludisme.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-r ... s-20200429
fil - 30 Avr 2020 - 06:30
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Dépistage du coronavirus : qui sera testé le 11 mai ?

Edouard Philippe a annoncé un dépistage massif des Français dès le 11 mai pour accompagner la sortie de confinement. Qui sera testé ? Quelle différence entre un test sérologique et un test PCR ? Comment et où se faire dépister ? Combien coûtent les tests ? Explications.

https://www.topsante.com/medecine/malad ... ang-635661
fil - 30 Avr 2020 - 09:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
“Les jeudis de France Assos Santé”, votre nouveau rendez-vous



Parce que France Assos Santé a pour mission de vous éclairer et de vous accompagner tout au long du parcours santé, et également dans les périodes de crise sanitaire exceptionnelle, nous vous proposons un nouveau format d’information et de communication :
” Les jeudis de France Assos Santé “
Nous vous donnons la parole face aux experts qui répondront en direct à vos questions. Le principe ? Une rencontre numérique d’une heure et demie le jeudi avec des experts qualifiés et sur une thématique d’actualité.



Ce webinaire est consacré à la prévention des impacts du confinement sur notre santé qu’il s’agisse de bien-être physique ou psychologique.

Nos experts partagerons leurs savoirs et leur expérience et ouvriront des pistes pour nous aider à :

maintenir ou retrouver un sommeil de qualité, diminuer l’anxiété, prévenir la dépression
maintenir notre forme physique pendant et après le confinement
adapter notre nutrition et prévenir les risques nutritionnels des très jeunes enfants
prévenir les risques d’aggravation des maladies chroniques et sensibiliser à leur prévention
Pour y participer gratuitement, il vous suffit de cliquer sur le bouton orange “Inscription” ci-dessous et compléter le formulaire d’inscription.

Inscription :

https://event.webinarjam.com/register/50/5v04ninn

https://www.france-assos-sante.org/actu ... sos-sante/
fil - 01 Mai 2020 - 05:45
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : les nourrissons présentent des signes neurologiques légers, et un LCS négatif au SARS-CoV-2

Des cliniciens français mettent en évidence des symptômes neurologiques tels qu’une somnolence et une hypotonie chez des nourrissons (âgés de < 3 mois) atteints de COVID-19.
Les échantillons de liquide cérébrospinal (LCS) de l’ensemble des patients étaient négatifs au SARS-CoV-2.
Des chercheurs britanniques et italiens ont signalé des séries de cas de manifestations inflammatoires graves et multi-systémiques du COVID-19 semblables à la maladie de Kawasaki chez des enfants.

Compte tenu des informations limitées sur les manifestations du COVID-19 chez les nourrissons, la suspicion clinique est justifiée.
Les nourrissons présentant une fièvre isolée doivent être testés pour l’infection au SARS-CoV-2.
Une surveillance étroite pendant 2 semaines peut être justifiée.

Cinq nourrissons de sexe masculin, âgés en moyenne de 2 mois, avaient été admis pour une fièvre mal tolérée (37,4–38,5 °C) ; tous présentaient des écouvillonnages nasopharyngés positifs au SARS-CoV-2.
La saturation en oxygène était normale dans tous les cas.
Quatre des 5 patients présentaient une rhinite ; 4/5 une toux et 4/5 une peau tachetée.
Quatre des 5 patients présentaient des symptômes neurologiques à l’admission : hypotonie axiale, somnolence, gémissements.
Aucun n’avait reçu d’AINS avant l’admission.
Pendant l’hospitalisation, les nourrissons ont reçu uniquement du paracétamol.
Pic de fièvre pendant l’hospitalisation : 38–39 °C.
Le liquide cérébrospinal était clair, et la RT-PCR était négative au SARS-CoV-2.
Les radiographies du thorax n’ont montré aucune anomalie pertinente.
L’évolution clinique a été rapidement favorable.
Un nourrisson a présenté un érythème diffus transitoire et une diarrhée légère.
Globalement, l’hospitalisation a duré entre 1 et 3 jours.
Tous les patients ont été suivis au moyen d’entretiens téléphoniques quotidiens pendant 2 semaines.
Les parents de ces nourrissons présentaient des signes d’infection virale légère (rhinite, toux, fièvre) depuis < 1 semaine ; les auteurs ont émis l’hypothèse qu’il pouvait s’agir de cas de COVID-19 non diagnostiqués.

https://www.thelancet.com/journals/lanc ... 6/fulltext
fil - 01 Mai 2020 - 05:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : Point de situation de l'épidémie en France et dans le monde au 30 avril

En France, ce 30 avril, on dénombre 129 581 personnes infectées par le SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire dont 4 019 cas graves sont admis en réanimation soit 188 de moins que la veille pour un 22ème jour de baisse consécutive.La France est toujours ainsi en dessous de sa capacité initiale en lits de réanimation (5 000). Par ailleurs, 15 244 décès ont été recensés en milieu hospitalier depuis le début de l'épidémie en France alors que 9132 décès ont été rapportés dans les établissements sociaux et médico-sociaux comme les EHPAD au 30 Avril. Ceci porte le nombre total de décès en France à 24 376 depuis le début de l'épidémie le 1er mars dernier. Enfin, on dénombre également plus de 49 476 personnes guéries.

Toutes les régions sont concernées, et les départements payant le plus lourd tribu sont la Seine-Saint-Denis, Paris, les Hauts-de-Seine, et le Val-de-Marne en région parisienne et le Haut Rhin, le Bas-Rhin, le Rhône, la Moselle. 36 départements ont été placés en rouge d'après les nouveaux indicateurs du gouvernement qui prennent en compte la circulation du virus, les capacités hospitalières en réanimation ainsi que le nombre de tests diposnibles. Au niveau international, 3 231 701 cas de COVID-19 confirmés ont été signalés dans le monde au 30 avril, avec un nombre de guérisons estimé à 1 004 483 personnes. Les Etats-Unis dénombrent le plus grand nombre de cas ( 1 046 022 ). En Europe, les principaux pays touchés sont l’Espagne ( 239 639 ), l’Italie ( 205 463), le Royaume-Uni ( 166 443 ), l’Allemagne ( 162 123) , la France (129 581), la Turquie ( 120 204 ) et la Russie ( 106 498 ). De leur côté, la Chine recense désormais 83 944 cas confirmés et l'Iran 94 640.

Enfin, 229 447 décès ont été dénombrés dans le monde depuis le 31 décembre 2019 et concernent principalement les Etats-Unis (61 288), l’Italie (27 967), le Royaume-Uni (26 097), et l’Espagne (24 543).

Références :

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

https://qap.ecdc.europa.eu/public/exten ... ID-19.html

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

https://www.ecdc.europa.eu/en/geographi ... ncov-cases
fil - 01 Mai 2020 - 06:30
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
LES MÉDECINS GÉNÉRALISTES FACE AU COVID-19, [BAROMÈTRE APLUSA] – VAGUE 5

Les médecins généralistes constituent une ligne de défense essentielle du système de santé dans la prise en charge du COVID-19.



AplusA, l’Institut d’études spécialisé Santé*, partagera les résultats d’ un baromètre exclusif mené auprès des médecins généralistes face au COVID-19.



Principaux résultats de la cinquième vague – 20 avril 2020 :


10 % des actes effectués par les médecins généralistes le 20 Avril 2020 ont donné lieu à un diagnostic ou une suspicion de COVID-19 contre 22 % le 2 Avril. La décrue est donc nette sur les 5 mesures. Cette baisse des diagnostics et suspicions est continue dans les régions sous tension et dans les autres régions.



Le taux de diagnostics confirmés par PCR se stabilise après la forte croissance la semaine dernière.



6 % des diagnostics/suspicions ont été hospitalisées. Cette proportion, assez stable dans notre baromètre, permet d’extrapoler à environ 209 000 le nombre de suspicions de Covid-19 en médecine générale sur les 7 derniers jours (en considérant que ces 6% aboutissent aux 12 549 nouvelles hospitalisations renseignées auprès de Santé publique France sur la période), ou encore près de 25 000 pour la seule journée du 20 avril. La division par 2 de la proportion des suspicions de Covid-19 dans l’activité de médecine générale au cours des 3 dernières semaines, de 22 à 10%, ne doit pas masquer le fait qu’il subsiste un afflux important de nouveaux malades malgré la mise en place du confinement depuis le 17 mars.



Dans ce contexte, les médecins généralistes continuent de faire face en maintenant un bon moral.



Le nombre de téléconsultations s’infléchit pour la première fois. Le retour des patients dans les cabinets médicaux parait s’amorcer.



*Pendant la période de confinement, Ifop relaie de façon exclusive les publications AplusA – Groupe Ifop liés à la thématique du COVID-19.



Les médecins généralistes face au COVID-19, [Baromètre AplusA] – Vague 1

Les médecins généralistes face au COVID-19, [Baromètre AplusA] – Vague 2

Les médecins généralistes face au COVID-19, [Barometre AplusA] – Vague 3

Les médecins généralistes face au COVID-19, [Barometre AplusA] – Vague 4

https://www.ifop.com/publication/les-me ... a-vague-5/
fil - 01 Mai 2020 - 06:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
CORONAVIRUS : LE BILAN MÉTÉO COVID, LA PREMIÈRE CARTE PAR DÉPARTEMENT ENFIN DÉVOILÉE



Edouard Philippe l'a annoncé, le déconfinement de la France se fera en fonction de l'évolution de la pandémie, dans les différents territoires. Ainsi, à partir de ce jeudi 30 avril, Jérôme Salomon présentera un bilan épidémiologique qui permettra de cibler les départements et zones qui devront appliquer une forme plus stricte des mesures. Zones rouges pour plus de rigueur et zones vertes pour un déconfinement normal.
L'épidémie étant différente selon les régions, tous le monde ne sera donc pas logé à la même enseigne en France en ce qui concerne les modalités de déconfinement. Drapeau rouge ou vert, il va désormais falloir suivre le point journalier du directeur général de la Santé pour déterminer s'il faut assouplir ou renforcer les mesures.

Edouard Philippe l'a annoncé ce mardi à l'assemblée lors de la présentation de son plan de déconfinement : "Tous les territoires n’ont pas été touchés de la même manière. Il est donc logique que, tout en gardant la plus extrême prudence, nous proposions un cadre de déconfinement adapté aux réalités locales de l’Hexagone comme de l’Outre-Mer".

Ce sont 3 critères qui permettront de déterminer la couleur des drapeaux et donc les mesures plus strictes à appliquer :

Le taux de nouveaux cas dans la population, sur une période de 7 jours, qui montre que la circulation du virus reste active;
Les capacités hospitalières régionales en réanimation;
Le système local de tests et de détection des cas contacts prêt pour le déconfinement.
À partir de ces données, présentés chaque soir, le gouvernement pourra déterminer au 7 mai, les départements qui auront un drapeau rouge ou vert au 11 mai. Jérôme Salomon nous présentera donc une carte détaillée par département.

"Cette carte guidera ainsi chaque département dans la préparation du 11 mai, en rappelant l’objectif d’un confinement strict, pour faire baisser la circulation du virus, mais aussi le besoin de remettre sur pied le système hospitalier et de mettre en place un système de tests et de détection des cas contacts efficaces", a déclaré le Premier ministre.

Concrètement, que pourrait signifier d'être en zone rouge ou verte ? Le couleur déterminera l'ouverture des écoles d'une part mais également des centres commerciaux ou encore des parcs et jardins.







Cette carte n'est pas la carte définitive du déconfinement mais une estimation de la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Elle est amenée à évoluer d'ici le 7 mai, date à laquelle chaque département sera fixé et saura si il doit appliquer un déconfinement classique ou plus restrictif le 11 mai.

https://www.sortiraparis.com/actualites ... in-devoile
fil - 02 Mai 2020 - 07:33
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Recherche clinique & COVID-19 : quoi de neuf au 1er mai 2020 ?

La course au vaccin se poursuit. Alors qu’une quarantaine de vaccins en développement était recensée par l’OMS fin mars, 115 candidats l'ont été début avril par la revue Nature , dont 95 seraient en cours de développement ( Bioworld )

Bientôt une dizaine d'essais cliniques

En moins de cinq mois, 8 candidats vaccins ont déjà atteints le stade d’évaluation clinique de phase I et une étude de phase II est même en cours en Chine. Cette dernière évalue la sécurité et l’efficacité d’un vaccin vectorisé recombinant développé à partir d’un vecteur vaccinal de type adénovirus (Cansino Biologics, 500 participants), parallèlement à une précédente étude de phase I toujours en cours. Un concurrent, développé par l’université d’Oxford à partir d’un adénovirus, ChAdOx1 nCov-19, a fait l’objet de résultats prometteurs chez le macaque, et a motivé la mise sur pied d’un large essai clinique de phase I/II en Grande-Bretagne, planifiant l’inclusion de 1.100 participants . Un projet qui sera développé industriellement par AstraZeneca, en cas de succès.

Un autre vaccin, utilisant une forme atténuée du virus SARS-CoV-2, et développé par une firme chinoise (SinoVac) a aussi atteint le stade des études de phase I/II après des données encourageantes obtenues chez le macaque rhésus, une étude menée depuis une quinzaine de jours et visant à inclure 744 patients, dont environ 150 durant la première étape. Une autre étude , académique cette fois, est conduite également en Chine à partir du nouveau virus inactivé.

Concernant les autres approches vaccinales , le recours à la « vaccination génétique » par utilisation directe d’un ARNm codant pour l’antigène d’intérêt est l’une des pistes les plus rapides à mettre en œuvre sur le plan technologique. Si la première étude clinique de phase 1 conduite pour une approche vaccinale a été lancée dès février aux Etats-Unis à partir d’un candidat de ce type – l’ ARNm-1273 codant pour la protéine de pointe S (Moderna, Johnson&Johnson et NIAID), une autre étude de phase I/II a été enregistrée et devrait débuter rapidement les inclusions, qui comparera quatre candidats vaccins à partir d’ARNm (programme BNT-162, 8.640 participants, BioNTech et Pfizer). Parallèlement, le vaccin à ADN INO-4800 (Inovio Pharmaceuticals) a également débuté ses inclusions depuis plusieurs jours (étude de phase I, 40 participants).

Enfin, deux approches plus expérimentales sont développées en Chine et au Canada : la première repose sur l’utilisation de cellules recombinantes (cellules présentatrices d’antigènes expérimentales modifiées par vecteur lentiviral) ; deux candidats vaccins sont ainsi évalués en phase I et phase I/II (100 participants chacun). La dernière approche repose sur l’utilisation originale d’une bactérie modifiée génétiquement pour exprimer la protéine de pointe S et visant à stimuler l'immunité. L’étude de phase 1 qui devrait démarrer l’inclusion de 84 patients, cherche à évaluer plusieurs doses de bactéries versus placebo.

Parallèlement, l’ approche vaccinale par le BCG , qui semble être une piste intéressante contre le SARS-CoV-2, a motivé la mise en place d’une petite dizaine d’études cliniques, dont 3 sont d’ores et déjà en phase de recrutement.

Certaines équipes évoquent la possibilité de disposer d’un vaccin utilisable ‘en urgence’ avant la fin de l’année 2020, d’autres évoquent plus prudemment un potentiel aboutissement d’ici 12 à 18 mois.

Traitements pharmacologiques : de premiers résultats mais un espoir encore prudent

Parallèlement, l’étude de plus de 250 candidats médicaments est parallèlement recensée dans la prise en charge du COVID-19, qu’il s’agisse de médicaments déjà commercialisés ou non. Selon un réseau international de chercheurs, Covid-19 - living NMA initiative , 438 études cliniques randomisées évaluent actuellement des traitements dont 336 sont des approches pharmacologiques au premier titre desquelles les antipaludéens (n=quatre vingt huit), suivis par des anticorps monoclonaux (n=44) ou des antiviraux ou antirétroviraux (n=40).

Ces huit derniers jours, l’actualité a été égrainée de plusieurs annonces : celles relatives aux anti-IL6 d’abord, avec le tocilizumab potentiellement intéressant dans les formes sévères de COVID-19, à l’inverse du sarilumab, ou celles contradictoires relatives au remdesivir pour lequel, dans la même journée, des résultats négatifs issus d’une étude clinique randomisée publiée dans The Lancet , se sont opposés à ceux de communiqués de presse aux données parcellaires. Ajoutons à cela les données négatives concernant la chloroquine, apportées par une étude randomisée brésilienne évoquant des questions de sécurité, et l’absence de nouvelles données issues d’une évaluation clinique contrôlée de l’hydroxycholoroquine depuis la semaine dernière. Enfin, l 'umifenovir (ou Arbidol), qui a fait l’objet de résultats contradictoires, n’a pas confirmé son intérêt, selon une nouvelle étude rétrospective monocentrique de faible effectif (n=81) ayant inclus des cas modérés à sévères de COVID-19. Les résultats, parus dans Clinical Microbiology and Infection , indiquent que la molécule ne permettrait pas d’améliorer le pronostic ou de favoriser l'élimination du SARS-CoV-2 chez les patients traités.

Parmi les données exploratoires nouvelles, citons une petite étude menée avec le baricitinib , un anti-JAK qui pourrait à la fois limiter l’entrée du virus dans les cellules et limiter l’ampleur de l’orage cytokinique. Dans cet essai pilote ouvert et non contrôlé, 12 patients auraient bénéficié d’une amélioration dès la fin de la première semaine de traitement (dyspnée, oxygénation, taux de leucocytes), et auraient vu leur risque d’admission en réanimation, par rapport aux 12 patients contrôles

Aussi, s’il est permis d’envisager qu’une efficacité potentielle soit associée à certains de ces traitements dans certains contextes cliniques, aucun ne prétend pour l’heure avoir identifié la panacée pour la prise en charge de la maladie…

Produits biopharmaceutiques en développement pour COVID-19

https://www.bioworld.com/COVID19products#vac
fil - 04 Mai 2020 - 10:17
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
EN DIRECT Covid-19 : toute l'actualité du week-end

Département vert ou rouge ? Une première carte de la situation par département est rendue publique depuis le 30 avril. Les ordres des professions de santé s'indignent de l'abondance de masques disponibles dans les grandes enseignes quand certains ne disposent pas de protection pour exercer. Et pendant ce temps, le ministre de l'Intérieur se justifie sur les masques et le gouvernement saisit le Parlement pour prolonger l'urgence sanitaire et organiser le déconfinement. Suivez les dernières informations sur cette crise sur « le Quotidien ».

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... u-week-end
fil - 04 Mai 2020 - 10:23
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : Des données non validées par des revues scientifiques sont diffusées par les médias

Il fut un temps où les revues scientifiques ne considéraient pas les manuscrits dont les données avaient été communiquées au public

En 1969, John F Ingelfinger, rédacteur en chef de la revue New England Journal of Medicine, a proposé une politique qui a été rapidement adoptée par la plupart des revues scientifiques quel que soit leur domaine. Cette règle, revisitée en 1991 à l’occasion de l’épidémie du SIDA, donnait satisfaction à la communauté scientifique. L’engagement des revues était de ne pas considérer, ni publier des manuscrits dont les résultats avaient été présentés aux médias, ou déjà publiés, hormis lors des congrès. Cette règle a été longtemps respectée ; elle était basée sur le principe que les revues, par leur processus d’évaluation par les pairs (peer-review) et de contrôle qualité (mise en forme,..) assuraient la validité des données divulguées. Des détracteurs ont pensé qu’il s’agissait plutôt de protéger un modèle économique.

La COVID-19 a été un accélérateur important des préprints

Avec l’arrivée des archives ouvertes de préprints, la règle d’Ingelfinger n’est plus respectée. Le ‘manuscrit auteur’ est la version initiale du compte rendu de recherche, avant soumission à une revue. Cette version qui précède l’évaluation par un comité de rédaction est appelée ’prépublication, préprint ou preprint’. Elle ne comprend ni les modifications que fera l’auteur après le peer-review, ni les corrections et la mise en page de l’éditeur. Les plateformes de préprints ont commencé avec arXiv en 1991 pour les physiciens qui les ont rapidement adoptées. Il a fallu attendre fin 2013 pour que les biologistes adoptent les préprints avec bioRxiv, puis le deuxième semestre 2019 pour que la communauté médicale découvre les préprints avec medRxiv.

En avril 2020, les préprints sont utilisés sans réserve pour les recherches autour du SARS-CoV-2, alors que les médecins étaient réservés sur ces archives. Des différences existent entre préprints et articles publiés dans une revue scientifique et la prudence s’impose. Toute archive ouverte de préprints a un avertissement « Les préprints sont des rapports préliminaires de travaux qui n'ont pas été certifiés par un examen par les pairs. Ils ne doivent pas servir à orienter la pratique clinique ou les comportements liés à la santé et ne doivent pas être présentés dans les médias comme des informations établies ».

Les médias ne vérifient pas assez leurs sources, et ne prennent pas de précautions avant de divulguer des résultats de la recherche

Les médias, le public, les politiques, voire les professionnels de santé discutent les préprints dès leur mise en ligne, oubliant souvent que ces manuscrits n’ont fait l’objet d’aucune évaluation scientifique, d’aucune validation par un comité de lecture. Certains préprints sont trompeurs, voire ne respectent pas les bonnes pratiques scientifiques, ou les bases de l’intégrité scientifique. En principe, l’archive ouverte vérifie que le manuscrit mis en ligne est sous forme de compte rendu de recherche, et ne contient pas de propos sexistes, confessionnels, insultants, etc... Le volume de préprints soumis en période de pandémie est d’environ 60 par jour.

Trop de discussions ont été alimentées par des préprints, sans émettre les réserves préalables dues à ce type de diffusion de données. Parfois des résultats apparaissent sur les réseaux sociaux avant qu’un manuscrit ne soit disponible.

Le pire a été observé avec les propos tenus par le Pr Luc Montagnier sur l’origine du SARS-CoV-2 qui aurait été créé par l’homme. Ces propos étaient basés sur un article publié par une très obscure revue indienne : ‘International Journal of Research – Granthaalaya’. Il s’agit d’une revue trompeuse ou prédatrice, sans évaluation par les pairs, avec un comité de rédaction fantoche et des experts de nombreuses disciplines (dont ingénieur, agronome, architecte, dentiste, économiste,…). L’article est mal écrit, pas clair, proche d’une fake news. L’auteur est un mathématicien de 72 ans qui fut un pionnier de la neuro-informatique dans les années 1980, c'est-à-dire de l'intelligence artificielle. Depuis trente ans, selon ses dires, il poursuit des travaux sur la structure numérique de l'ADN sous l'œil intéressé de Luc Montagnier. Il n’est ni biologiste, ni généticien, ni virologue…. La consultation de l’article permet à tout journaliste ou citoyen averti de voir que c’est de très mauvaise qualité… Mais les girouettes médiatiques ne vérifient pas leurs sources.

La règle d’Ingelfinger est obsolète, alors qu’elle avait un rationnel utile, et permettait de ne diffuser que des données validées, même si les défauts du peer-review ont été largement discutés. Les réseaux sociaux ne valident pas l’information.

https://www.redactionmedicale.fr/
fil - 05 Mai 2020 - 06:42
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 chez les patients pédiatriques : une déclaration de consensus international sur l’imagerie thoracique a été publiée

• Pour les patients pédiatriques suspectés d’être atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) qui sont légèrement symptomatiques, la radiographie du thorax (RT) et la tomodensitométrie (TDM) ne sont pas indiquées de façon systématique

• Il existe peu de données concernant les examens d’imagerie ou l’interprétation des résultats radiographiques chez les enfants suspectés d’être atteints du COVID-19.

• Une revue de la littérature a été réalisée et une déclaration de consensus formulée par des experts en imagerie thoracique pédiatrique issus de six pays.
• La revue a inclus :
- 8 recommandations concernant la TDM et la RT ;
- 2 algorithmes pour le compte rendu structuré des résultats.

• L’évaluation initiale dépend du tableau clinique :
- Maladie légère : coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) confirmé par test de réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR), si disponible ; RT si résultat (présumé) positif et présence de comorbidités.
- Maladie modérée à sévère, environnement riche en ressources : test PCR et RT.
- Maladie modérée à sévère, environnement à ressources limitées : RT ; si l’examen n’est d’aucune aide, envisager un protocole TDM à faible dose.
• Une RT est indiquée en l’absence de réponse au traitement ambulatoire.
• Une RT négative n’exclut pas le COVID-19.
• Ne pas utiliser la TDM à des fins de dépistage.
• À l’examen d’imagerie :
- la RT peut montrer des opacités irrégulières, principalement dans la périphérie et la partie inférieure des poumons.
- Résultats suggestifs à la TDM : des opacités dans la périphérie des deux poumons et/ou des opacités en verre dépoli dans les espaces sous-pleuraux et/ou des opacités de consolidation, souvent dans les lobes inférieurs.
- Le signe du halo à la TDM, s’il est présent, apparaît généralement de manière précoce. Il est suivi d’opacités en verre dépoli, puis d’opacités de consolidation.
- La TDM peut également montrer un épaississement péribronchique et une inflammation le long du faisceau bronchovasculaire.
- Moins fréquemment signalés : les réticulations à mailles fines ; le signe de « pavage fou ».
- Rares : les épanchements, la lymphadénopathie.
• Envisager une RT postéro-antérieure et latérale de suivi chez les patients s’étant rétablis qui étaient symptomatiques.

https://pubs.rsna.org/doi/10.1148/ryct.2020200214
fil - 05 Mai 2020 - 06:43
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : Point de situation de l'épidémie en France et dans le monde au 4 mai

En France, ce 4 mai, on dénombre 131 863 personnes infectées par le SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire dont 3 696 cas graves sont admis en réanimation soit 123 de moins que la veille pour un 26ème jour de baisse consécutive.Par ailleurs, 15 826 décès ont été recensés en milieu hospitalier depuis le début de l'épidémie en France alors que 9 375 décès ont été rapportés dans les établissements sociaux et médico-sociaux comme les EHPAD au 4 mai. Ceci porte le nombre total de décès en France à 25 201 depuis le début de l'épidémie le 1er mars dernier. Enfin, on dénombre également plus de 51 371 personnes guéries.

Toutes les régions sont concernées, et les départements payant le plus lourd tribu sont la Seine-Saint-Denis, Paris, les Hauts-de-Seine, et le Val-de-Marne en région parisienne et le Haut Rhin, le Bas-Rhin, le Rhône, la Moselle. 32 départements ont été placés en rouge et 19 en orange d'après les nouveaux indicateurs du gouvernement qui prennent en compte la circulation du virus, les capacités hospitalières en réanimation ainsi que le nombre de tests disponibles. Au niveau international, 3 544 281 cas de COVID-19 confirmés ont été signalés dans le monde au 4 mai, avec un nombre de guérisons estimé à 1 136 803 personnes. Les Etats-Unis dénombrent le plus grand nombre de cas ( 1 166 083 ). En Europe, les principaux pays touchés sont l’Espagne ( 217 466 ), l’Italie ( 211 938), le Royaume-Uni ( 191 827 ), l’Allemagne ( 165 745 ) , la Russie( 145 268 ), la France (131 863) et la Turquie( 126 045 ). Hors Etats-Unis et Europe, le Brésil et l'Iran recensent respectivement 101 826 et 98 647 cas confirmés tandis que la Chine en compte 83 965.

Enfin, 248 816 décès ont été dénombrés dans le monde depuis le 31 décembre 2019 et concernent principalement les Etats-Unis (67 913), l’Italie (29 079), le Royaume-Uni (28 734), et l’Espagne (25 264).

Références :

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

https://qap.ecdc.europa.eu/public/exten ... ID-19.html

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

https://www.ecdc.europa.eu/en/geographi ... ncov-cases
fil - 05 Mai 2020 - 08:24
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
101 personnes détenues positives au Covid-19

Cent-un personnes détenues ont été au total testées positives au coronavirus dans les prisons françaises et parmi elles, 33 sont actuellement malades, a-t-on appris jeudi 23 avril auprès de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP). Un seul détenu, un homme de 74 ans qui était incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne), est décédé le 16 mars. Trente-trois prisonniers sont actuellement malades et 67 ont guéri. Cent-trois autres, sur un total d'environ 62 000 personnes détenues, sont confinées car ils-elles présentent des symptômes, indique l'AFP. En ce qui concerne les agents-es pénitentiaires, 259 (sur un total de 42.000) ont été testés positifs depuis le début de la crise. Un surveillant est décédé des suites du Covid-19. Alors que 267 agents sont actuellement en quatorzaine, 1 941 autres en sont sortis.

« Dans le contexte d'une crise sanitaire inédite par sa nature et ses effets et rapporté au nombre d'agents ou de personnes détenues, le nombre de cas symptomatiques demeure contenu », s'est félicité Stéphane Bredin, le directeur de l'administration pénitentiaire auprès de l'AFP. Le coronavirus a fait chuter la surpopulation carcérale. Au 15 avril, le nombre de personnes détenues avait baissé d'environ 10 000 en un mois, avec 62 650 détenus-es.

https://seronet.info/breve/101-personne ... d-19-87488
fil - 05 Mai 2020 - 14:22
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
L'immunité après le Covid-19 : enfin des données rassurantes

Une expérience chinoise récemment publiée montre qu'il y a globalement une bonne réponse immunitaire humorale (anticorps) et cellulaire (lymphocytes) chez les patients guéris du Covid-19. De quoi réduire un peu nos incertitudes à ce sujet et nous rassurer.

Le doute et l'incertitude planaient concernant la réponse immunitaire des patients guéris du Covid-19. En effet, divers cas de ce qui semblait être une deuxième infection (même si d'autres hypothèses étaient envisageables) ont été rapportés de part le monde. De plus, les quelques expériences pré-publiées sur le sujet étaient plus ou moins rassurantes. Une étude récemment parue dans la revue Immunity soulève un peu le voile brumeux qui régne sur la question.

Une réponse immunitaire globale chez la majorité des patients
Cette récente étude a comparé les différentes réponses immunitaires grâce à des analyses d'échantillons sanguins effectuées chez différentes personnes qui, soit étaient récemment guéries, soit guéries depuis quelques semaines ou jamais infectées par le SARS-CoV-2. Les résultats sont plutôt rassurants. En effet, la majorité des anciens infectés ont développé des anticorps spécifiques au SARS-CoV-2, notamment des anti-corps anti-protéine S, l'une des fameuses protéines qui permet au virus d'infecter nos cellules. En revanche, trop peu d'anticorps dirigés vers d'autres protéines du virus ont été produits ; ces productions se notent seulement chez deux patients.

Les scientifiques ont aussi mis en lumière chez la majorité des patients une forte réponse immunitaire cellulaire via les lymphocytes T et ils notent une corrélation importante entre cette réponse et le développement d'anticorps neutralisants. La présence accrue de lymphocytes natural killer (NK) et de médiateurs de l'immunité innée a également était observée. Cette réponse immunitaire semble pouvoir agir sur l'ensemble des protéines virales du SARS-CoV-2, contrairement aux anticorps produits qui sont souvent spécifiques à une seule protéine.

Grâce à ces divers mécanismes de défense, une nouvelle infection au SARS-CoV-2 semble peu probable tant qu'ils sont présents. Le seul point regrettable est le petit échantillon de patients, seulement quatorze, mais les batteries de tests effectuées sont longues et coûteuses, et les réaliser sur beaucoup de patients aurait été difficilement réalisable.

Des pistes pour une meilleure compréhension
Les auteurs concluent leur article ainsi : « Nos travaux fournissent une base pour une analyse plus approfondie de l'immunité protectrice contre le SRAS-CoV-2 et la compréhension de la pathogenèse de Covid-19, en particulier dans les cas graves. Il aura également des implications dans le développement d'un vaccin efficace contre l'infection par le SRAS-CoV-2. » En effet, grâce à leur étude, on en sait un peu plus sur l'immunité après infection au SARS-CoV-2 et la façon dont les différents remparts de l'immunité réagissent à l'infection.

L'ensemble des études sur l'immunité acquise naturellement donne des pistes pour d'éventuels vaccins. Se concentrer sur la protéine S a déjà donné de bons résultats chez la souris. Ainsi, on pourrait imaginer un vaccin cherchant à activer la réponse anti-virale des lymphocytes T, associé à une protection plus large et corrélée à un taux d'anticorps neutralisants supérieurs dans cette étude. La recherche sur les vaccins est en cours et s'accélère grandement dans le monde même s'il faut du temps pour les tester et les produire. Pour approfondir ce sujet, un récent article paru dans la revue Naturenous montre en infographie les différents mécanismes et les différentes pistes explorées pour un vaccin.

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... tes-80856/
fil - 06 Mai 2020 - 06:40
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : peut-on être contaminé en mangeant ou en faisant ses courses ?

Face à l’épidémie de COVID-19, certains s’inquiètent du risque de contamination quand ils font leurs courses. Doit-on laver tous ses achats en rentrant chez soi et cuire tous les aliments pour détruire le virus ? Pour répondre aux questions les plus fréquemment posées, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a examiné ces risques sur la base des connaissances scientifiques actuelles.

Peut-on être contaminé en mangeant ?

Tout d’abord, il n'existe aucune preuve que les animaux d’élevage et les aliments qui en sont issus jouent un rôle dans la propagation du SARS-CoV-2. Pour qu’un aliment soit contaminé, il faut donc a priori qu’il ait été manipulé par une personne infectée par ce virus qui ne se serait pas bien lavé les mains ou aurait éternué ou toussé dessus.

En cas de consommation d’un aliment contaminé, il n’existe pour l’instant pas de données laissant penser que le virus peut nous contaminer par voie digestive. Cependant, on ne peut exclure la possibilité d’infecter les voies respiratoires lors de la mastication d’un aliment contaminé. Ainsi, une personne atteinte par le COVID-19 doit absolument éviter de manipuler des aliments et de cuisiner pour les autres.

Doit-on tout cuire avant de manger (fruits, légumes, pain…) ?

L’Anses considère qu’il n’est pas nécessaire de cuire tout ce que l’on mange dans l’optique de détruire les éventuels virus présents sur les aliments. Il faut en revanche respecter quelques règles d’hygiène :

• Bien laver les fruits et légumes à l’eau potable puis les essuyer avec un essuie-tout à usage unique avant de les consommer ou les cuisiner.
• Peler les fruits et légumes consommés crus lorsque cela est possible.
• Ne pas utiliser de désinfectant (eau de javel ou détergent) à cause du risque d’intoxication s’il est mal rincé.
• Ne pas utiliser de vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes en pensant détruire le SARS-CoV-2 car il n’a pas d’action virucide.
Les légumes consommés cuits doivent également être préalablement lavés à l’eau potable et essuyés avec un essuie-tout à usage unique. Ensuite, on considère qu’une cuisson à 70°C à cœur, recommandée pour inactiver de nombreux microorganismes, permet également de détruire le virus SARS-CoV-2 car il est sensible à une température de 63°C pendant 4 min.

Concernant le pain acheté en boulangerie, l’Anses considère qu’il n’est pas utile de le chauffer avant de le consommer car il a été cuit à haute température lors de sa préparation et les boulangers, comme les autres professionnels de l’alimentation, sont fortement sensibilisés aux règles d’hygiène.

Qu’en est-il des produits emballés ?

Les emballages peuvent être contaminés s’ils ont été manipulés par une personne infectée. Certaines précautions sont donc à prendre en rentrant chez soi avec ses courses :

• Se laver les mains,
• Retirer et jeter les suremballages puis se relaver les mains,
Pour les produits devant être rangés rapidement au frais : les nettoyer avec un essuie-tout à usage unique humidifié avant de les mettre au réfrigérateur,
• Pour les produits non réfrigérés : les nettoyer avec un essuie-tout à usage unique humidifié avant de les ranger. Comme il ne s’agit pas de produits à ranger rapidement au frais, on peut les laisser de côté pendant trois heures dans les sacs de course avant de les ranger car on estime que le SARS-CoV-2 ne survit pas plus de 3 heures sur les surfaces des emballages,
• Se laver soigneusement les mains avant et après la manipulation de tous ces produits et emballages.
Peut-on être contaminé en faisant ses courses ?

D’après certaines études expérimentales, le virus peut rester plus ou moins infectieux sur des surfaces inertes. Le risque d’être en contact avec le virus en manipulant des objets ayant été contaminés n’est donc théoriquement pas exclu, même s’il est faible. C’est pourquoi il est important de respecter certaines précautions lorsque l’on fait ses courses :

• Ne pas se toucher le visage durant ses achats,
• Se laver les mains lorsque l’on rentre chez soi et après avoir rangé ses courses.
Comment nettoyer les surfaces potentiellement contaminées ?

Après avoir rangé ses achats chez soi, il est recommandé de nettoyer l’endroit où l’on a posé ses courses. Les surfaces potentiellement contaminées peuvent être nettoyées avec les produits ménagers usuels (savon, détergents…). L’eau de javel doit être utilisée avec précaution car elle est fortement oxydante et caustique pour la peau, les muqueuses et les matériaux. Elle ne doit pas être utilisée sur les mains.

Le téléphone, les claviers d’ordinateurs, les tablettes tactiles et les poignées de portes font également partie des vecteurs potentiels de transmission du SARS-CoV-2 et doivent être nettoyés avec un produit adapté, comme des lingettes désinfectantes compatibles avec le nettoyage des écrans tactiles ou un essuie tout imbibé d’alcool à 70° pour les matériaux compatibles.

Des fiches pratiques reprenant ces conseils sont disponibles sur le site de l’Anses :

• COVID-19 : les gestes à adopter pour faire les courses,

https://www.anses.fr/fr/system/files/CO ... rsesA4.pdf

• L’alimentation et le COVID-19

https://www.anses.fr/fr/system/files/AL ... S_FALC.pdf

https://www.anses.fr/fr/content/coronav ... 80%99anses
fil - 07 Mai 2020 - 05:32
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Le contrôle de la glycémie est associé à une réduction de la morbidité et de la mortalité dans le cadre du COVID-19

• Parmi les patients atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) avec un diabète de type 2 (DT2) préexistant, une concentration de glucose sanguin (GS) située entre 3,9 et 10,0 mmol/l est associée à une amélioration des résultats.

• Le DT2 est une comorbidité fréquente dans le cadre du COVID-19, mais les données probantes établissant un lien entre le DT2 et les résultats sont limitées.

• Une étude rétrospective et multicentrique a été réalisée, portant sur 7 337 cas de COVID-19 dans la province du Hubei, en Chine.
• Financement : Programme national principal de recherche et de développement de Chine ; Fondation nationale des sciences de Chine.

• Dans les 28 jours suivant l’hospitalisation, la présence d’un DT2 (n = 923), par rapport à son absence (n = 6 385), a augmenté le risque de mortalité à l’hôpital toutes causes confondues :
- rapport de risque (RR) de 1,49 (P = 0,005).
- Le RR a été corrigé pour prendre en compte l’âge, le sexe et la sévérité du COVID-19.
• Dans le groupe du DT2, une glycémie bien contrôlée (n = 282 ; limite supérieure du GS inférieure ou égale à 10 mmol/l ; taux de HbA1c moyen : 7,3 %), par rapport à un moins bon contrôle de la glycémie (n = 528 ; limite supérieure du GS supérieure à 10 mmol/l ; HbA1c : 8,1 %), a diminué le risque de mortalité à l’hôpital :
- RR de 0,13 (P < 0,001).
- Le RR a été corrigé en fonction de l’âge, du sexe, de la sévérité du COVID-19 et des comorbidités.
• Les RR en présence d’une glycémie bien contrôlée, par rapport à un mauvais contrôle de la glycémie, ont été réduits concernant :
le syndrome de détresse respiratoire aiguë : 0,41 (P < 0,001) ; et
la lésion cardiaque aiguë : 0,21 (P = 0,003).
Dans le cadre d’un appariement selon les scores de propension d’après un rapport de 1:1, le risque de mortalité toutes causes confondues corrigé en présence d’un GS bien contrôlé (n = 250), par rapport à un mauvais contrôle du GS (n = 250), était plus faible :
- RR de 0,14 (P = 0,008).

• Patients hospitalisés uniquement, étude menée dans une seule province en Chine.
• Aucune donnée sur le statut du DT2 préalablement à l’hospitalisation.
• Faible nombre de participants ayant un bon contrôle de leur glycémie.
• Il s’agit d’une étude rétrospective.

https://www.cell.com/cell-metabolism/fu ... 20)30238-2
fil - 07 Mai 2020 - 05:36
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Faut-il utiliser des écrans faciaux ou des masques faciaux pour contenir la propagation du COVID-19 au sein de la population ?

• Un article d’opinion, publié dans la revue JAMA, plaide pour l’adoption généralisée des écrans faciaux plutôt que des masques faciaux en tissu pour contenir la propagation du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) au sein de la population.
Les écrans faciaux peuvent être produits rapidement et à un coût abordable.

• L’article conseille aux cliniciens de recommander les écrans faciaux aux patients plutôt que des masques faciaux en tissu.

• Le SARS-CoV-2 se propage par des gouttelettes infectieuses émises à forte proximité des yeux, du nez ou de la bouche, ou par contact direct avec ces gouttelettes en touchant une surface contaminée puis en se touchant les yeux ou le visage.
• Les avantages des écrans faciaux, par rapport aux masques faciaux en tissu, sont les suivants :
Ils offrent une plus longue durabilité grâce à des possibilités accrues de retraitement : ils peuvent facilement être nettoyés avec du savon et de l’eau ou des désinfectants ménagers courants.
- Ils sont plus confortables à porter.
- Ils protègent l’ensemble des voies d’entrée virale (les yeux et le reste du visage).
- Ils empêchent le porteur de se toucher le visage.
- Il n’est pas nécessaire de les enlever pour communiquer avec les autres personnes autour.
- Ils permettent de voir les expressions du visage.

https://jamanetwork.com/journals/jama/f ... erm=042920
fil - 07 Mai 2020 - 05:40
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : une équipe française confirme le risque de micro-thromboses pulmonaires

Besançon, France — Un examen par angioscanner réalisé chez des patients atteints par le COVID-19 présentant des difficultés respiratoires a révélé la présence d’une embolie pulmonaire chez 23% d’entre eux, sous forme de micro-thromboses. C’est que rapporte une étude française menée au CHU de Besançon, qui devrait amener à changer les pratiques, en privilégiant l’examen par angioscanner pulmonaire, plutôt que le scanner thoracique.

« Les atteintes vasculaires ont été sous-diagnostiquées chez ces patients et ont probablement été en cause dans des décès en réanimation. Nous sommes clairement dans un changement de paradigme: c’est un angioscanner et non pas un scanner thoracique qu’il faut réaliser de manière systématique en cas de suspicion de complications pulmonaires », a commenté auprès de Medscape édition française, le Pr Eric Delabrousse (service de radiologie, CHU de Besançon), qui a dirigé l’étude.

Les résultats de cette étude ont conduit, il y a quelques semaines, à une modification des pratiques au CHU de Besançon, où tous les patients infectés par le COVID-19 entrant en réanimation sont désormais mis sous héparine à titre préventif, mais à des doses curatives. Un angioscanner pulmonaire est effectué lorsque des complications au niveau pulmonaire sont suspectées.

Traitement préventif par héparine
Selon le radiologue, ces résultats et les changements consécutifs appliqués en clinique ont rapidement éveillé l’intérêt des autres centres hospitaliers français, qui ont commencé également à administrer un traitement préventif par anticoagulant et à rechercher des thromboses localisées par angioscanner chez les patients hospitalisés pour des complications liées au coronavirus.

Les résultats de l’étude, qui viennent d’être publiés dans Radiology, devraient conduire rapidement à de nouvelles recommandations. Des experts internationaux se sont déjà prononcés en faveur d’un traitement par anticoagulant en prévention des complications thnromboemboliques chez les patients infectés par le SARS-CoV-2 (COVID-19 : des recommandations pour réduire le risque thromboembolique).

Le Pr Delabrousse et ses collègues ont commencé à envisager une exploration par angiographie après avoir constaté que l’état du parenchyme pulmonaire révélé par scanner thoracique n’était pas toujours corrélé à la gravité des symptômes observés. « Certains patients sont décédés, alors que des atteintes apparaissaient à l’imagerie sur moins de la moitié du champ pulmonaire », explique le spécialiste.

L’embolie pulmonaire étant suspectée d’être en cause dans la forte hypoxie observée chez ces patients, ils ont décidé de mener une étude pour évaluer son incidence. Sur les 280 patients infectés par le Covid-19 hospitalisés entre le 15 mars et le 4 avril 2020au CHU de Besançon, près de la moitié (n=129) ont eu un examen par scanner thoracique en raison de complications pulmonaires.

Facteur majeur de gravité

Après avoir exclus certains de ces patients, en raison notamment de contre-indications à l’injection du produit de contraste, les chercheurs ont également effectué un angioscanner. Au total, 100 patients ont été inclus. Ils étaient âgés en moyenne de 66 ans et représentés en grande majorité par des hommes (70% de la cohorte). Dans près de 40% des cas, ils présentaient une maladie cardiovasculaire.

Les résultats de l’examen ont révélé une embolie pulmonaire aiguë chez 23% d’entre eux. « Dans les cas les plus graves, l’incidence de l’embolie pulmonaire dépasse les 50% », précise le Pr Delabrousse. Les patients avec une embolie étaient plus fréquemment en unité de soins intensifs (74% contre 29% des patients sans embolie) ou sous assistance respiratoire (65% contre 25%).

« L’étude montre une corrélation entre la présence d’une embolie pulmonaire et l’aggravation de l’état des patients infectés par le Covid-19. L’embolie pulmonaire apparait comme un facteur de gravité qu’il faut, par conséquent, rechercher chez les patients infectés au moindre signe de complication pulmonaire. »

En cas de thrombose avérée, un traitement par anticoagulant est à administrer en suivant les recommandations habituelles. Pour prévenir le risque de thrombose, il a également été décidé de mettre tous les patients admis en réanimation sous héparine à des doses curatives, avant même l’apparition d’éventuelles difficultés respiratoires.

Formes inhabituelles d’embolie pulmonaire
Même s’il encore trop tôt pour confirmer les bénéfices de cette nouvelle approche, le Pr Delabrousse a évoqué des résultats encourageants. Il reste toutefois à vérifier si le traitement standard par anticoagulant est efficace avec ces formes inhabituelles d’embolie pulmonaire, caractérisées par des micro-thromboses disséminées. (Lire Et si les micro-thromboses jouaient aussi un rôle clé dans les complications du Covid-19?)

« On ne retrouve pas chez ces patients les gros caillots provenant d’une thrombose veineuse des membres inférieurs. L’imagerie révèle des embolies inhabituelles, liées à de petites obstructions veineuses diffuses, localisées à un niveau périphérique, qui évoquent un environnement très inflammatoire », précise le radiologue.

Il souligne d’ailleurs que les examens par écho-doppler veineux des membres inférieurs menés chez des patients atteints du COVID-19 admis en réanimation n’ont pas révélé un taux de phlébite plus élevé que la normale. « Il y a une clairement une discordance entre ce taux de phlébite et le taux thrombose au niveau pulmonaire ».
De même, « il n’a pas été observé de signes de souffrance au niveau cardiaque chez nos patients présentant une embolie pulmonaire », ce qui confirme un profil peu habituel. « Les petites thromboses très périphériques n’ont pas de répercussion sur le cœur, mais se révèlent très hypoxémiantes ».

Ces observations corroborent l’implication directe ou indirecte de l’infection dans l’apparition d’une dysfonction de l’endothélium vasculaire, suggérée par une équipe suisse et de plus en plus évoquée pour expliquer la formation de micro-thromboses pouvant conduire au décès. Le développement d’une réponse inflammatoire excessive serait notamment en cause.

https://francais.medscape.com/voirartic ... faf=1#vp_2
fil - 07 Mai 2020 - 05:44
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : Les masques en population générale sont-ils vraiment utiles ?

Les débats actuels autour de la disponibilité des masques en population générale présupposent qu’ils sont efficaces pour limiter la propagation du virus SARS-CoV-2, à rebours de ce que les experts du Conseil scientifique auraient déclaré il y a quelques semaines. Or si les études récentes ont tendance à confirmer leur utilité, à condition que les autres mesures barrières soient respectées, aucune n’en donne une preuve irréfutable, du moins en ce qui concerne les masques « grand public

Une étude observationnelle à Hong-Kong

À Hong-Kong, le port d’un masque a été préconisé dès les premiers stades de l’épidémie. Une équipe chinoise a réalisé une étude observationnelle du 6 au 8 avril ; elle a montré qu’en moyenne 96,6% de la population en portait effectivement dans les espaces publics. Elle remarque que le nombre d’infections par SARS-CoV2est statistiquement plus faible à Hong-Kong (129,0/million) que dans les États qui ne préconisent pas de masque pour l’ensemble de leur population (p<0,001) : Espagne 2983.2 ; Italie: 2250.8 ; Allemagne ; 1241.5 ; France: 1151.6 ; U.S.: 1102.8 ; U.K.: 831.5 Singapour: 259.8 ; Corée du Sud: 200.5.

De plus, elle a comparé des groupes de patients COVID-19 selon qu’ils avaient été impliqués dans des activités de loisirs (restaurant, karaoké, salles de sport) sans utilisation de masques ou selon leur présence sur leur lieu de travail avec utilisation de masques. Le nombre d’infections dans les situations sans masques est statistiquement plus élevé (p=0,036).

Mais le niveau de preuve de l’étude est faible : il s’agit d’une étude rétrospective, publiée en préprint et sans examen des modes de transmission sans masques dans un cadre familial ou de voisinage.

Une modélisation

Colin J. Worby (MIT, USA) et Hsiao-Han Chang (National Tsing Hua University, Taiwan) ont réalisé une modélisation dont les résultats montrent que le niveau de protection de la population dépend de l’abondance de l’approvisionnement et de la qualité des masques. D’une manière générale, fournir des masques à la population en bonne santé dès le début de l’épidémie (avec priorité aux personnes âgées) est le scénario idéal pour diminuer le nombre de cas et de décès. En cas de problème d’approvisionnement, la meilleure stratégie est la distribution ciblée sur les personnes à risque. Et même si les masques sont faiblement efficaces (masques artisanaux, par exemple) et même s’ils ne sont adoptés que par une proportion limitée de la population, une réduction significative de la mortalité peut être obtenue, entre 30 et 65%.

Si la modélisation ne fait pas preuve, celle-ci est en revanche bien conduite et semble donner des scenarii vraisemblables.

Quels masques artisanaux ?

Une équipe américaine a testé différents types de masques artisanaux. Elle recommande des masques fabriqués à partir d’une couche de coton à forte densité de fibres accolée à deux couches de soie naturelle ou de mousseline. Enfin, le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) a rappelé qu’idéalement les masques grand public devraient respecter les préconisations AFNOR et qu’ils ne sont efficaces que correctement portés et entretenus. Surtout, il insiste sur le fait que « le port de masque grand public est une mesure complémentaire des mesures classiques de distanciation physique, des autres gestes barrières, d’hygiène des mains, d’aération des locaux et de nettoyage-désinfection des surfaces . »

Actualisation au 6/05/2020. Santé Publique France vient de publier un "état des connaissances sur la généralisation de l’utilisation des masques dans l’espace public".

https://www.santepubliquefrance.fr/les- ... ace-public
fil - 07 Mai 2020 - 05:48
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Veillée d’armes

Après plus de 3,7 millions de cas confirmés dans le monde et 258 000 morts au 6 mai 2020, l’épidémie de Covid-19 semble s’essouffler dans nombre de pays. Et beaucoup s’engagent dans le déconfinement.

Cela sera probablement le tour de la France après le 11 mai, la circulation du virus ayant été nettement ralentie dans presque tous les départements. Cette levée progressive des contraintes se ferait malgré les craintes qui pèsent encore sur la capacité des services de réanimation à faire face à une nouvelle vague épidémique, les doutes qui subsistent sur nos possibilités d’identifier et d’isoler la plupart des nouveaux cas et leurs contacts, nos interrogations sur les conséquences de l’ouverture des écoles et la reprise des transports en commun dans des conditions sanitaires satisfaisantes.

Durant ces 50 jours qui ont ébranlé le monde, notre connaissance de la maladie s’est affinée plus vite que pour tout autre pathologie par le passé et le JIM a tenté de suivre pour vous toutes ces avancées en temps réel en mobilisant ses équipes 7 jours sur 7. Tout en tentant d’éclairer l’opinion de ses lecteurs sur l’organisation des soins, les conséquences sociétales de l’épidémie, et les différentes stratégies possibles de lutte contre l’épidémie et de prise en charge des malades.

Nos efforts n’auront pas été vains, comme en témoigne la multiplication par 3 de notre audience ces dernières semaines.

Vous pouvez suivre l'épidémie en temps réel sur le site de l'université John Hopkins de Baltimore

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6
fil - 07 Mai 2020 - 05:56
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Jean-François Delfraissy, grand médecin-conseil (Libération)

Ce soir-là, le 18 mars, en direct sur France 2, le professeur Jean-François Delfraissy a le visage défait, sa chemise blanche un peu trop ouverte. Le regard épuisé comme après une trop lourde journée. Rarement nous ne l’avons vu si tendu, laissant affleurer une colère à peine retenue. Il dit sa crainte, ses peurs, la nécessité de respecter le confinement. Avec une force intacte, négligeant les questions de la journaliste, il répète ce seul message.

Ce soir-là, nous pensons aussi à un tout autre moment… C’était il y a cinq ans, Delfraissy et sa femme sont seuls au monde, figés sur le parvis de Saint-Ambroise de Paris, à la sortie de l’enterrement de leur fille, si jeune, morte au cours d’un accouchement. Un accident rarissime, impensable. Le monde de la santé et de la recherche est présent. Images d’une douleur sans fin, d’un deuil impossible, de la dignité éblouissante de ce couple.

Jean-François Delfraissy est ainsi, toujours là, debout, imprenable, résistant à tout. «Si j’ai eu peur de diriger le conseil scientifique ? Mais le ciel, comme vous savez, m’est déjà tombé sur la tête»,avoue-t-il. Presque avec le sourire, il nous dit : «Quand même c’est un comble, j’ai plus de 70 ans, c’est-à-dire que je suis à hauts risques. Et puis je suis originaire d’un village, Loupiac en plein Cantal, un des rares départements où il n’y a pas un seul cas de Covid-19.»

La vie est faite d’absurdités, de malheurs, de fidélité, de réussites aussi. A 72 ans, il a un magnifique parcours de grand médecin. Nous le suivons depuis près de trente ans. C’est une des personnalités les plus justes du monde de la santé. Nullement péremptoire comme adorent l’être les mandarins, il a un plaisir manifeste à collaborer avec des gens qu’il admire. Il est aussi l’un des rares médecins à être capable de travailler avec les politiques sans pour autant être dupe.

Des défauts ? Bien sûr, il est toujours en retard, mais il vous prévient. Il a parfois une prudence excessive et ce n’est pas un homme de rupture. Il refuse ainsi les coups de colère qui ne servent à rien. Et garde sûrement trop longtemps pour lui les secrets qu’il entrevoit. Et puis, vous ne le verrez pas critiquer une personne nommément. Pour autant, de façon très inhabituelle, comme si cette fois-ci cela avait été trop loin, il lâche : «Cette crise est un terrible miroir. J’ai vu des médecins ou des politiques se révéler décevants, d’autres magnifiques.»

Stop. Aucune autre confidence. Même sur la question des masques ou sur les tests, alors que l’on connaît son agacement sur le sujet, il ne se laissera aller à aucune critique : «Quand s’est posée la question de la stratégie, nous n’avions pas le choix», raconte-t-il. «Le confinement était la moins mauvaise décision. Nous avions plus de 10 000 cas quotidiens de contamination, et nous n’étions en état de ne faire que 3 000 tests par jour.» Pas un mot de plus. Sur le maintien des municipales, cet homme de gauche évoque cet argument paradoxal : «Si le gouvernement l’avait annulé, on n’aurait parlé que de cette annulation, et non pas de la nécessité du confinement.» Mais quand même, lui demande-t-on, n’y a-t-il pas eu une faillite du monde médical qui n’a pas su alerter à temps ? Il s’interroge. «Avec Yazdan [le professeur Yazdanparah, membre aussi du conseil, ndlr], nous avons monté Reacting, en 2013, un consortium scientifique pour relever le défi des crises épidémiques.» Puis : «A l’automne 2018, au Théâtre de l’Odéon, j’ai fait une conférence, où j’ai expliqué qu’il allait arriver en France une grande épidémie, que c’était notre plus grand danger sanitaire, et que l’on n’était pas prêt.» Certes, mais c’est resté tout à fait inaudible.

Quand a-t-il saisi que la catastrophe allait exploser au bas de chez nous ? «Comme d’autres, en février. Trois éléments m’ont fait basculer. D’abord, nous avons eu une réunion à Genève avec les experts chinois. Il est clair qu’ils nous racontaient n’importe quoi. Puis la situation s’est dégradée en Italie : il n’y avait pas de raison que l’on ne vive pas le même drame en France. Enfin, les modèles épidémiques que nous a présentés Simon Cauchemez, responsable de la modélisation des maladies infectieuses, nous ont convaincus que quelque chose clochait.» Devant le manque de réactivité des autorités, il prend contact avec l’Elysée. Il appelle la nouvelle conseillère santé pour les alerter. Réunion le 5 mars avec plus d’une vingtaine de chercheurs, puis création, le 11 mars, de ce conseil. «Je ne souhaitais pas revenir à ce niveau-là, je ne suis plus un gamin»,redit celui qui vit de sa retraite de professeur de médecine et intervient bénévolement.

En tout cas, nul ne s’étonne de ce choix. Il s’y glisse avec facilité. Il sait y faire. Il travaille avec sa grande amie la Prix Nobel Françoise Barre-Sinoussi. Le président du comité d’éthique, favorable à la PMA, plus discret sur l’euthanasie et qui n’a jamais laissé sa foi chrétienne influencer ses avis, a tous les contacts, tous les réseaux, et une forte cote de confiance. «Fin mars, j’ai eu peur quand nous étions à deux doigts de voir déborder les places en réanimation.» Dix jours plus tard, on le rencontre. Il est tendu, presque à cran, s’interrogeant sur l’efficacité des anticorps : «Avec le Covid-19, on peut avoir des anticorps, puis quelque temps plus tard, redévelopper l’infection. Comme s’il y avait un réservoir de virus dans notre corps», s’interroge-t-il, encore perplexe. En ces premiers jours de mai, on le sent plus détendu. «La balle, dit-il, est dans les mains de chacun. Car c’est à chacun de prendre ses responsabilités, et d’avoir le comportement qui se doit.»

Et lui comment voit-il son confinement ? Il tient sa route comme on tient à la vie. Ce fils d’un médecin ORL ne lâche rien. «Je l’ai dit, je m’interdirai de voir mes petits-enfants jusqu’à septembre.» Il en a quatre. Trois de sa première fille et un petit garçon, né lors de l’accouchement dramatique de son autre fille. La suite ? Le conseil a deux avis en préparation, l’un sur l’après-confinement et l’autre sur les signaux d’alerte. Deux fois par jour, il a une réunion par téléconférence. Il s’inquiète de la faible place donnée aux citoyens, redoute ces inégalités sociales qui montent. Et se plaît à imaginer une sorte de «prep» (1) contre le coronavirus, à l’instar de ce qui se fait avec le VIH. Pour le reste… d’ordinaire, avec son épouse, pharmacienne hospitalière, il allait dès qu’ils pouvaient dans la maison familiale du Cantal. «Je suis, nous sommes de là-bas. Ma femme est d’un village voisin.» Il lui faudra attendre, encore, un peu.

(1) Traitement antirétroviral donné pour empêcher les contaminations dans des situations de prise de risques.
fil - 07 Mai 2020 - 16:19
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus

Plus dangereux ou moins sévère ? Le coronavirus a subi deux mutations importantes


Deux nouvelles souches du coronavirus Sars-Cov-2 ont été identifiées. La première, apparue en Europe, est aujourd'hui prédominante dans le monde et expliquerait la propagation accrue du virus par rapport sa version originale chinoise. Une deuxième mutation a entraîné l'effacement complet de certaines séquences, suggérant un affaiblissement du virus.

Voilà de quoi brouiller un peu plus la compréhension du coronavirus à l'origine du Covid-19 : de nouvelles souches ont été identifiées, mais elles produisent des conclusions contradictoires : l'une serait plus dangereuse que l'originale, l'autre montrerait à l'inverse un possible affaiblissement du virus. On sait que le virus subit en permanence de nombreuses mutations : selon le Centre national de Bio-information chinois, plus de 7.551 mutations ont été enregistrées.

La plupart affecte des parties du génome sans intérêt, mais certaines influent sur la fonction même du virus. Des chercheurs chinois ont ainsi montré récemment que certaines souches sont 270 fois plus virulentes que les autres, ce qui expliquerait en partie pourquoi certaines personnes sont plus sévèrement touchées que d'autres.

Une nouvelle étude du laboratoire national de Los Alamos, pré-publiée sur le site bioRxiv, a trouvé 14 mutations sur les protéines de pointe à la surface du virus, celles qui servent au virus à pénétrer dans la cellule. En remontant l'arbre phylogénétique des mutations, les chercheurs ont découvert que l'une d'elles a commencé à se répandre en Europe au mois de février 2020 et a rapidement pris le dessus.

C'est cette même souche qui a gagné la côte Est des États-Unis et qui est à l'origine de l’épidémie à New York. Elle serait aujourd'hui majoritaire dans le monde depuis mars. « Lorsque [cette nouvelle souche] est introduite dans une région, elle devient rapidement la forme dominante, atteste Bette Korber, biologiste et auteure principale. La fréquence à laquelle cette mutation se propage est alarmante. »

Non seulement cette souche se répand plus rapidement que la version chinoise originale, suggérant un avantage compétitif, mais elle rendrait les personnes plus vulnérables à une seconde infection, avance l'étude. « Nous avons découvert des recombinaisons entre des souches circulant localement, ce qui indique des infections à souches multiples », détaillent les chercheurs qui ont passé en revue plus de 6.000 séquences. Ces mutations à répétition pourraient compromettre la mise au point d’un vaccin, surtout ceux dirigés vers les protéines de surface, concluent-ils.

Des morceaux de génome ont complètement disparu
Encore en préparation, une autre étude est, quant à elle, beaucoup plus optimiste. Menée par l'université d'Arizona et parue dans le Journal of Virology, elle devrait « susciter l'intérêt de la communauté scientifique du monde entier, y compris de l'Organisation mondiale de la Santé », dès lors qu'elle sera publiée sur un site officiel, s'enthousiasme Efrem Lim qui a dirigé l'équipe de recherche. Les scientifiques ont découvert une mutation dans laquelle 81 bases du génome se sont tout simplement évaporées et « supprimées définitivement du génome ».

Or, c'est ce même phénomène qui avait abouti en 2003 à l'affaiblissement du virus Sars-Cov, puis à à sa disparition. « Durant la phase tardive de l'épidémie, le Sars-Cov a accumulé des mutations qui ont atténué le virus. Le virus affaibli provoque une maladie moins grave peut avoir un avantage sélectif s'il est capable de se propager efficacement dans les populations par des personnes infectées à leur insu », indique Efrem Lim.

L'épidémie de Covid-19 pourrait-elle alors disparaitre d'elle-même ? Il est bien trop tôt pour se prononcer, avancent prudemment les auteurs, d'autant plus qu'on ne connaît pas la fréquence de cette souche. À peine 16.000 génomes du virus ont été séquencés à ce jour, « ce qui représente moins de 0,5 % des souches en circulation », signale Efrem Lim.

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... tes-80914/
fil - 07 Mai 2020 - 16:35
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
DISTRIBUTIONS DE MASQUES SANITAIRES
PAR L’ETAT EN SORTIE DE CONFINEMENT
(AU 11 MAI 2020)




https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... czhHC8wuRw
fil - 08 Mai 2020 - 08:39
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : tour d'horizon de la semaine du 8 mai

Ce tour d’horizon européen apporte un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises. Veuillez les considérer uniquement comme étant indicatives des pratiques européennes.

Nous espérons que ces informations vous intéresseront, et vous aideront dans la prise en charge de vos patients directement concernés par COVID-19 ou non.

Près de la moitié des 16.343 médecins du Royaume-Uni qui ont répondu à une enquête en ligne de la BMA ont déclaré qu'ils devaient acheter leur propre équipement de protection individuelle ou compter sur des dons.
Autre initiative internationale en matière de vaccins : l'université d'Oxford a annoncé un partenariat avec AstraZeneca pour développer un vaccin.
La pandémie de COVID-19 en Angleterre pourrait entraîner au moins 20% de décès supplémentaires au cours des 12 prochains mois pour un cancer nouvellement diagnostiqué. Les résultats d’une étude rétrospective menée aux Pays-Bas amènent à des estimations similaires.
Une analyse menée par l'Institut Pasteur suggère que le confinement des cas symptomatiques a été efficace et que la circulation active du CoV-2 du SRAS est principalement liée à la transmission asymptomatique.
L'Espagne, qui connaît l'un des taux les plus élevés de professionnels de santé infectés, a publié des recommandations pour leur protection face au COVID-19.
L'Irlande, qui est l'un des derniers pays européens à être confronté au COVID-19, résiste plutôt bien à l’épidémie. Une bonne anticipation, des responsables gouvernementaux à vocation médicale, et la mise à disposition de matériel en quantité suffisante pourraient avoir contribuer au fait que les besoins en soins intensifs ne soient dépassés à ce jour.
Un abstract de l’AACR 2020 a montré que les conséquences du COVID-19 étaient plus sévères chez les sujets atteints de cancer, en particulier ceux atteints de cancers métastatiques ou hématologiques.
De sérieuses questions ont été soulevées par les médias concernant la qualité des publications scientifiques sur COVID-19, notamment du fait du manque d'analyse par des pairs. Un nouveau site internet du département britannique de la santé et des soins sociaux (Department of Health and Social Care Reviews Facility) classe la plupart des publications actuellement disponibles.
fil - 08 Mai 2020 - 08:41
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : Point de situation de l'épidémie en France et dans le monde au 7 mai

En France, ce 7 mai, on dénombre 137 779 personnes infectées par le SARS-CoV-2 sur l’ensemble du territoire dont 2 961 cas graves sont admis en réanimation soit 186 de moins que la veille pour un 29ème jour de baisse consécutive.Par ailleurs, 16 386 décès ont été recensés en milieu hospitalier depuis le début de l'épidémie en France alors que 9 601 décès ont été rapportés dans les établissements sociaux et médico-sociaux comme les EHPAD au 7 mai. Ceci porte le nombre total de décès en France à 25 987 depuis le début de l'épidémie le 1er mars dernier. Enfin, on dénombre également plus de 55 027 personnes guéries.

Toutes les régions sont concernées. 32 départements ont été placés en rouge d'après les nouveaux indicateurs du gouvernement qui prennent en compte la circulation du virus, les capacités hospitalières en réanimation ainsi que le nombre de tests disponibles. Dans le détail, il s'agit du Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Aisne, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vosges, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Meuse, Ardennes, Marne, Aube, Haute-Marne, Haute-Saône Côte d'Or, Jura, Doubs, Territoire de Belfort, Saône-et-Loire, Nièvre, Yonne, Seine-et-Marne, Essonne, Yvelines, Val-d'Oise, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Paris et Mayotte.

Au niveau international, 3 784 085 cas de COVID-19 confirmés ont été signalés dans le monde au 7 mai, avec un nombre de guérisons estimé à 1 255 685 personnes. Les Etats-Unis dénombrent le plus grand nombre de cas ( 1 231 992 ). En Europe, les principaux pays touchés sont l’Espagne ( 220 325 ), l’Italie ( 214 457 ), le Royaume-Uni ( 202 359 ), la Russie( 177 160 ), l’Allemagne ( 168 655) , la France (137 779) et la Turquie( 131 744 ). Hors Etats-Unis et Europe, le Brésil et l'Iran recensent respectivement 127 389 et 103 135 cas confirmés tandis que la Chine en compte 83 974.

Enfin, 264 679 décès ont été dénombrés dans le monde depuis le 31 décembre 2019 et concernent principalement les Etats-Unis (73 573), le Royaume-Uni (30 150), l’Italie (29 684) et l’Espagne (25 857).

Références :

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

https://qap.ecdc.europa.eu/public/exten ... ID-19.html

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps ... 7b48e9ecf6

https://www.ecdc.europa.eu/en/geographi ... ncov-cases
fil - 08 Mai 2020 - 10:09
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : des cas probables en Alsace dès la mi-novembre

Colmar, France -- Et si le coronavirus avait commencé à circuler sur le territoire métropolitain bien avant que les trois premiers cas français aient été officiellement identifiés et rendus publics, le vendredi 24 janvier dernier ? Ces trois patients avaient séjourné en Chine auparavant et avaient été hospitalisés à Bordeaux et à Paris. Aujourd'hui, de plus en plus de cliniciens s'interrogent et certains ont commencé à reprendre d'anciens examens radiologiques et des prélèvements biologiques pour ré-évaluer a posteriori certains cas.

Tous les clichés ont été analysés depuis novembre
L'hôpital Albert Schweitzer de la Fondation du Diaconat, à Colmar, a évoqué jeudi 7 mai, des « cas typiques » de Covid dès le 16 novembre. En effet, le Dr Michel Schmitt, chef du département d'imagerie médicale de la clinique, a procédé à l'analyse de l'ensemble des clichés de scanners réalisés dans l'établissement depuis le début du mois de novembre dernier : soit 2456 scanners thoraciques entre le 1er novembre et le 20 avril. « Tous les clichés ont été analysés, tous motifs confondus : pathologies cardiaques, pulmonaires, traumatiques et tumorales », indique la Fondation dans un communiqué de presse [1]. Les dossiers retenus compatibles Covid ou typiques Covid ont été revus en deuxième et troisième lecture par deux autres radiologues expérimentés ».

Il apparaîtrait que les premiers cas notés dans l'établissement sont apparus le 16 novembre
Ces premiers résultats ont été analysés et reportés sur des graphiques. « La courbe épidémiologique qui se dessine est significative » souligne la Fondation. Il apparaîtrait que les premiers cas notés dans l'établissement sont apparus le 16 novembre. Il est ensuite noté une progression très lente de l'incidence de la pathologie jusqu'à la fin du mois de février puis une augmentation rapide de l'incidence avec un pic le 31 mars. « La décroissance doit faire l'objet d'une étude plus approfondie », note la Fondation. En outre, une collaboration a été lancée par le CNRS pour « entamer une exploitation épidémiologique des résultats ».

« Pour le Dr Schmitt, quelques cas étaient déjà en circulation dans la région au début du mois de novembre, poursuit la Fondation. Le virus s'est alors dispersé de manière très sporadique. La contagion s'est accélérée au moment des événements de fin d'année : marchés de Noël, fêtes de famille, jusqu'à ce que l'épidémie explose après un rassemblement religieux à Mulhouse, la dernière semaine de février ».

Des « accidents de santé atypiques chez des adultes et des enfants
A ce moment, tous les signes cliniques et para-cliniques de la maladie n'étaient pas encore connus. Mais la Fondation note également que les professionnels de santé libéraux de la région avaient également constaté cet hiver des « accidents de santé atypiques chez des adultes et des enfants, rapidement qualifiés de grippe ». Mais les symptômes rapportés par ces praticiens sont rétrospectivement évocateurs du Covid-19 : température et toux évoluant plus longuement que d'habitude, aphonie, anosmie, agueusie, asthénie persistante et perte de poids.

C'est la même intuition de clinicien qui a conduit le Pr Yves Cohen, chef de service de réanimation de l'hôpital Avicenne à Bobigny et de l'hôpital Jean-Verdier à Bondy et son équipe, à réaliser un travail d'analyse sérologique sur des écouvillons congelés de 24 patients atteints de pneumonie en décembre et janvier pour lesquels des tests sérologiques PCR avaient alors effectués à l'hôpital. « Nous avons eu un cas positif au Covid-19 le 27 décembre dernier, quand il était hospitalisé chez nous à Jean-Verdier », a indiqué le Pr Cohen sur BFM TV dimanche 3 mai. L'étude a été publiée dans International Journal of Antimicrobial Agents .

https://francais.medscape.com/voirarticle/3605960
fil - 09 Mai 2020 - 06:51
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Intoxications aux produits ménagers et Covid-19, ça fait tache…

Les agences de santé des pays touchés par le Covid-19 recommandent un effort de nettoyage dans les foyers (où des familles entières sont confinées), et aussi la désinfection des surfaces fréquemment touchées avec les mains. Une publication provenant de l'American Association of Poison Control Centers (réunion des centres antipoison des USA) fait état d'une augmentation importante du nombre d'expositions toxiques à des produits ménagers ou désinfectants déclarées depuis janvier 2020, et surtout depuis le début du mois de mars.

Peut-être cette triste augmentation n'est-elle pas étrangère à des déclarations intempestives qui envisageaient "d'injecter un désinfectant pour nettoyer les poumons" ?
20 % d’expositions toxiques en plus par rapport à l’année dernière
Comparées aux données des années précédentes, pour les trois premiers mois de 2020, le nombre d'expositions toxiques à un produit ménager ou désinfectant a augmenté de 20,4 % par rapport à ce qu'il était à la même période en 2019. Ces expositions toxiques concernent toutes les tranches d'âge, mais plus particulièrement celle des enfants de moins de 5 ans qui représentent 35,7 % des cas d'exposition toxique à un produit ménager, et 46,9 % des cas d'exposition toxique à un produit désinfectant. L'analyse de ces données montre que les produits mis en cause qui ont connu les plus fortes augmentations sont l'eau de Javel (hypochlorite de sodium), et les désinfectants pour les mains (avec ou sans alcool). Le mode de contamination qui a le plus augmenté est l'inhalation, bien que l'ingestion reste le plus fréquent.
Une ivresse de gel hydroalcoolique
Deux cas sont rapportés pour illustrer ces données.Le premier concerne une femme qui, ayant appris par les medias qu'il fallait nettoyer tous les produits récemment achetés à l'épicerie, les a plongés dans un mélange d'eau chaude, d'eau de Javel et de vinaigre. Une forte odeur de chlore s’est répandue dans sa cuisine et elle a commencé à suffoquer avant de se résoudre à appeler les urgences. Ses symptômes ont rapidement disparu avec un peu d'oxygène et des bronchodilatateurs.

Le second cas est celui d'une petite fille qui a été retrouvée inconsciente chez elle, et qui a été transportée aux urgences. Selon sa famille, la fillette avait été prise de vertiges et était tombée après l'ingestion d'une quantité indéterminée d'un désinfectant hydro-alcoolique. Elle avait 2,7 g/l d'alcool dans le sang, (bien plus que les 0,8 g/l tolérés pour la conduite d'un véhicule). Elle a dû être hospitalisée en soins intensifs pédiatriques pendant 48 h.

Ce rapport des centres antipoison américains, bien que déjà alarmant, sous-estime certainement la fréquence et la gravité des intoxications liées à de mauvaises applications des mesures d'hygiène et de désinfection recommandées depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Il est rappelé les conseils d'usage concernant les produits ménagers et désinfectants :
garder les produits ménagers ou désinfectants hors de portée des enfants.
suivre le mode d'emploi inscrit sur l'emballage.
ne jamais mélanger les produits entre eux.
utiliser les protections conseillées pour les manipuler (gants, lunettes ...).
manipuler ces produits dans un endroit bien aéré.

Dr Catherine Vicariot

RÉFÉRENCE :

Chang A, Schnall AH, Law R, et coll. : Cleaning and Disinfectant Chemical Exposures and Temporal Associations with COVID-19 — National Poison Data System, United States, January 1, 2020–March 31, 2020. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2020;69:496–498. DOI: http://dx.doi.org/10.15585/mmwr.mm6916e1
fil - 09 Mai 2020 - 06:54
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Masques : l’étrange défaite

Paris, le vendredi 8 mai 2020 – Dans le quotidien Le Monde, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme (notamment auteurs d’Un président ne devrait pas dire ça) publient une enquête accablante sur la gestion des masques par l’Etat (en général) et par le gouvernement actuel (en particulier). Ils rapportent ainsi qu’en « pleine crise du Covid-19, alors que la France est confinée, les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés ».

Comme l’a expliqué Edouard Philippe en conférence de presse, hier, il a alors ordonné la suspension de ces destructions. Il s’agissait, selon lui de « masques commandés il y a fort longtemps, [qui] avaient vu leur date de péremption dépassée ». Cet arrêt des destructions aurait permis de « sauver » un certain nombre d’entre eux, d’abord un stock de 75 millions de masques périmés depuis décembre qui étaient encore utilisables. Un autre stock de 360 millions de masques prêt à être incinérés a été étudié, mais seuls 85 millions se sont révélés encore utilisables comme « masque grand public » après étude par l’ANSM (Agence nationale de sécurité sanitaire) et la DGA (Direction générale de l’Armement). Des tests qui, menés plus en amont de la pandémie, auraient sans doute permis de préserver davantage de masques.
La faute au mammouth du ministère de la santé ?
Pour ces destructions inconséquentes, les deux enquêteurs du monde accusent nommément Agnès Buzyn. Il lui reproche en particulier d’avoir « propulsé au poste-clé de conseiller technique chargé de la sécurité sanitaire un inconnu inexpérimenté : Jacques-Olivier Dauberton, un jeune généraliste officiant à Saint-Rémy-en-Bouzemont » dans le seul but de flatter la médecine libérale. Selon eux, l’inexpérience de l’omnipraticien aurait précipité le désarmement sanitaire. Une attaque grave, pour laquelle ils n’avancent aucune preuve tangible. Le Dr Dauberton affirme lui « vouloir réserver ses explications aux « différentes commissions » d’enquête à venir ».

Certes, en mai 2017, la France disposait encore de 616 millions de masques de 2005-2006 réputés « impérissables » et de 98 millions acquis en 2016-2017. Or, au début de la pandémie le stock d’Etat ne dépassera pas les 117 millions de masques. En effet, la grande majorité de ces 700 millions de masques ont été détruits depuis l’élection d’Emmanuel Macron après la réalisation de « contrôle qualité » commandité par la DGS du temps de Marisol Touraine. Le plus étonnant étant que l’actuel Directeur général de la santé, le Pr Salomon aurait averti le futur président de l’impréparation de la France face à une possible pandémie.

Aussi ce qui ressort de toute l’enquête du Monde, au-delà des accusations nominales dont certaines donneront peut-être lieu à des procès en diffamation, c’est surtout l’incurie de l’administration sanitaire en France et non la responsabilité d’untel ou d’untel. La politique de santé semble ainsi menée, par-delà les différents ministres, par une cour de hauts fonctionnaires, luttant en coulisses dans de stériles jeux de pouvoir en assenant à leur subordonné ordre et contre-ordre qui aboutissent à des décisions injustifiées et délétères, parfois sans en référer au pouvoir central. Le Pr Philippe Juvin, ancien député européen LR et Chef du service des urgences à l’Hôpital Georges Pompidou de Paris explique ainsi : « je ne suis pas sûr que ce soit un scandale politique (…) C’est d’abord une faillite de l’Etat profond (…) la médiocrité de la haute administration, avec des hauts fonctionnaires qui sont dans l’entre-soi, et une classe politique qui manque de caractère pour s’opposer ».

Une commission d’enquête ne sera pas de trop pour saisir tous les ressorts de cette « étrange défaite »…sans seulement chercher de bouc émissaire.

JIM.fr
fil - 09 Mai 2020 - 16:16
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Point d’étape sur l’essai Discovery promu par l’Inserm



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... e=emb_logo

https://presse.inserm.fr/point-detape-s ... erm/39387/
fil - 10 Mai 2020 - 06:43
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Tests sérologiques et COVID-19 : quoi de neuf au 6 Mai 2020 ?

La HAS (Haute Autorité de santé) vient de publier trois mises au point sur la place des tests sérologiques dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Premiers volets d’un travail en cours, elles permettent d’ores et déjà de répondre à plusieurs questions.

Pas d’utilité pour le diagnostic précoce

Chez les patients symptomatiques, les IgG et IgM ne sont détectables qu’à partir de la deuxième semaine suivant l’apparition des symptômes. Dans le cadre du diagnostic précoce de l’infection COVID-19 (première semaine après l’apparition des symptômes), les tests sérologiques ne sont donc pas recommandés. Seul le test moléculaire de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT-PCR l’est. Cette détection est optimale dans les échantillons nasopharyngés jusqu’au 7 e jour après l’apparition des symptômes. Ensuite le diagnostic doit être recherché par d’autres méthodes.

Les tests sérologiques ne permettent pas de discriminer entre infection récente et ancienne.

Pas d’indication sur la contagiosité

Aucune corrélation n’a pu être établie entre production d’anticorps (qui ne s’accompagne pas d’une baisse de la charge virale) et présence du SARS-CoV-2.

Pas d’indication sur l’immunité

Les tests permettent uniquement de savoir si une personne a produit des anticorps contre le SARS-CoV-2. Le titre d’anticorps neutralisants nécessaires pour assurer une protection, ainsi que la durée de celle-ci, sont encore inconnus.

Valeur diagnostique dans certaines situations

La HAS liste une série d’indications de tests sérologiques à visée diagnostique, sur prescription médicale. Elle inclut notamment les patients symptomatiques sans signe de gravité suivis en ville avec un test RT-PCR négatif ou n’ayant pu réaliser ce test.

En revanche, elle liste également une série de non indications, notamment chez les personnes-contacts d’un patient confirmé ou suspecté, pour le suivi d’un patient diagnostiqué COVID-19, chez les résidents d’hébergements collectifs non symptomatiques, notamment sociaux et médicosociaux (cependant, un test peut être envisagé en cas de nécessité de diagnostic de rattrapage, notamment en cas de RT-PCR non réalisée), chez les patients à risque de forme grave de COVID-19. Les tests de dépistage par groupes socio-professionnels, confinés ou non confinés, ne sont pas préconisés.

Ces préconisations seront revues au fur et à mesure des progrès des connaissances sur le SARS-CoV-2. La HAS insiste sur le fait que « l’utilisation non validée avec rendu individuel accompagné d’une possible mauvaise interprétation représente un risque collectif majeur. »

Un intérêt épidémiologique certain

Le taux d’attaque du virus restant faible grâce au confinement, tenter un dépistage systématique et exhaustif de toute la population ne semble pas pertinent. En revanche, la surveillance épidémiologique au moyen des tests sérologiques couplés à des questionnaires sera réalisée sur des échantillons populationnels à partir de cohortes préexistantes. Différentes études sont d’ores et déjà en cours, notamment sur certaines catégories de population (par exemple, celles exposées au virus pendant le confinement).

Qualité des tests

La HAS recommande que les tests soient évalués par le Centre national de référence des virus des infections respiratoires avant tout achat ou utilisation. Ce travail est en cours.

L’agence recommande également que la valeur minimale de leur sensibilité clinique se situe entre 90 et 95% selon leur usage et que la valeur minimale de leur spécificité clinique soit de 98%. En revanche, « en l’absence de données robustes sur la prévalence de l’infection COVID-19 dans la population française, la détermination des valeurs prédictives positives et négatives n’est pas pertinente aujourd’hui. »

Un test salivaire

Un consortium incluant le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) a lancé un essai en double aveugle portant sur 180 personnes (testées positives ou négatives au SARS-CoV-2) chez qui un test salivaire (EasyCov) a été effectué. Le résultat est obtenu en une demi-heure. Le test pourrait être utilisé en ambulatoire par les soignants et être opérationnel dès le mois de mai, pour les professionnels de santé.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3179992 ... e-covid-19
fil - 10 Mai 2020 - 18:37
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : INFORMATIONS ET CONTACTS UTILES





La suite ici :

http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
fil - 11 Mai 2020 - 09:24
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : un nouvel espoir avec l’interféron bêta-1b?

Faisant feu de tout bois à la recherche du Saint Graal de la thérapie antivirale pour lutter contre la pandémie de Covid-19, une équipe de Hong-Kong a évalué l'efficacité et la sécurité de l’association : interféron bêta-1b, lopinavir-ritonavir et ribavirine, lors d’un essai de phase 2 multicentrique, prospectif, ouvert et randomisé, mené auprès d'adultes atteints de Covid-19, admis dans six hôpitaux de Hong Kong.
Pourquoi l’interféron bêta-1b ?
Les auteurs justifient le recours à l’interféron bêta-1b, par le fait que le SARS-CoV-2 n'a pas induit de manière significative la production des interférons de type I, II ou III dans les tissus pulmonaires humains infectés ex vivo par rapport au SARS-CoV-1 d’une part, et que d’autre part, il a été démontré que l'interféron bêta-1b diminue la fibrose pulmonaire induite par le virus dans un modèle murin, ce qui pourrait améliorer le pronostic des patients en SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë).

Les patients ont été répartis au hasard (2:1) entre une combinaison de 14 jours de lopinavir 400 mg et de ritonavir 100 mg toutes les 12 h ; de ribavirine 400 mg toutes les 12 h et de trois doses de 8 millions d'unités internationales d'interféron bêta-1b tous les deux jours (groupe combiné) ou entre une combinaison de 14 jours de lopinavir 400 mg et de ritonavir 100 mg toutes les 12 h (groupe témoin). L’analyse a été réalisée en intention de traiter.
Effets positifs de l’association
Le principal critère d'évaluation était le délai de négativation de la RT-PCR sur écouvillonnage nasopharyngé. Les critères secondaires étaient la durée de résolution des symptômes en obtenant un score national d'alerte précoce 2 (NEWS2) égal à 0, un score SOFA égal à 0, la mortalité à 30 jours et la durée du séjour à l'hôpital.

Entre le 10 février et le 20 mars 2020, 127 patients ont été recrutés ; 86 ont été assignés au hasard au groupe combiné et 41 au groupe témoin. Le nombre médian de jours entre l'apparition des symptômes et le début du traitement de l'étude était de 5 jours (IQR 3-7).

Dans le groupe combiné le temps médian entre le début du traitement et la négativation du prélèvement nasopharyngé a été significativement plus court (7 jours [IQR 5-11]) que dans le groupe contrôle (12 jours [8-15] ; rapport de risque 4-37 [intervalle de confiance à 95 % 1-86-10-24], p=0-0010).
Peu d’effets secondaires, malgré les craintes
En tout premier lieu, malgré la crainte d'effets secondaires majeurs résultant de la combinaison de trois médicaments, cette triple thérapie antivirale précoce s’est avérée sûre. Les effets indésirables comprenaient des nausées et des diarrhées auto-limitées sans différence entre les deux groupes. Chez un patient du groupe témoin le lopinavir-ritonavir a été arrêté en raison d'une hépatite biochimique. Aucun patient n'est décédé pendant l'étude. Mais, objecterez-vous, suppression de l’excrétion virale naso-pharyngée n’est pas synonyme de guérison. Ce à quoi les auteurs répondent en précisant que la triple thérapie antivirale précoce s’est également avérée supérieure à l’association lopinavir-ritonavir seule, pour « soulager les symptômes » et réduire la durée du séjour à l'hôpital chez les patients atteints de Covid-19 légère à modérée.
Quelques limites de l’étude
En ces temps de pensée magique et populiste à la Panoramix, et de laxisme méthodologique, les auteurs ont l’honnêteté de reconnaître plusieurs limites à leur travail soulignant qu’il s’agit d’un essai ouvert, sans groupe placebo, et confondu par un sous-groupe omettant l'interféron bêta-1b dans le groupe combiné, selon le temps écoulé depuis l'apparition des symptômes. Et de conclure simplement, scientifiquement, sans cocorico aucun, qu’un essai ultérieur de phase 3 avec l'interféron bêta-1b comme traitement de base avec un groupe témoin placebo devrait être envisagé, car la comparaison des sous-groupes a suggéré que l'interféron bêta-1b semble être un élément clé de ce traitement combiné. Enfin, l’absence de patients gravement malades dans l’étude, fait qu’il n’est guère possible de généraliser ces conclusions aux cas graves.
Faute de Discovery (qui se fait désirer), mangeons des merles
Les esprits chagrins ne manqueront pas de faire remarquer qu’à cette sauce, ne manquent que le remdisivir, le tocilizumab et l’hydroxychloroquine. Mais l’avenir sera vraisemblablement à la polychimiothérapie, afin de couvrir les diverses phases évolutives de la maladie.

Dr Bernard-Alex Gaüzère

RÉFÉRENCE :

Fan-Ngai Hung Y et all. : Triple combination of interferon beta-1b, lopinavir–ritonavir, and ribavirin in the treatment of patients admitted to hospital with COVID-19: an open-label, randomised, phase 2 trial. Lancet, 2020; publication avancée en ligne le 8 mai. doi.org/10.1016/S0140-6736(20)31042-4
fil - 11 Mai 2020 - 14:22
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Veille scientifique COVID-19 et foie Hôpital Beaujon du 7/05/2020 – PE. Rautou et D. Valla



https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... DV-PER.pdf
fil - 11 Mai 2020 - 15:31
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus




http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
fil - 12 Mai 2020 - 06:57
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Tests Covid-19 : la HAS limite les indications



La Haute autorité de santé (HAS) a rendu un rapport portant sur la place des tests sérologiques dans la lutte contre l'infection Covid-19. En l’état actuel des connaissances, la HAS recommande de limiter leur utilisation aux diagnostics, aux enquêtes épidémiologiques et à la prévention de la transmission du virus dans les structures d’hébergement collectif, indique le Quotidien du Médecin. En l'absence d'effet protecteur avéré de l'immunité développée par les personnes ayant été infectées par le Sars-CoV-2 qui cause l'infection à Covid-19, la HAS ne recommande pas à ce stade un déploiement des tests en population générale. « Si nous savons bien repérer la réponse immunitaire à ce virus par le biais des anticorps, nous ne savons pas encore de façon suffisamment fiable quelle protection confère cette réponse immunitaire aux personnes qui ont contracté ce virus, a détaillé la Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS, lors d'un point presse. Aucun test sérologique n'est capable de délivrer un passeport immunitaire pour le déconfinement ». Les tests sérologiques sont réalisés à partir de prélèvements sanguins et permettent de détecter les anticorps dirigés contre le Sars-CoV-2, témoins de la réponse à l'infection.

Le test sérologique est recommandé, dès le 7e jour suivant l'apparition des symptômes, chez des personnes symptomatiques présentant des signes de gravité. De la même façon, la sérologie est recommandée après le 14e jour d'apparition des symptômes chez les patients symptomatiques sans signes de gravité. Les connaissances sur le Sars-CoV-2 évoluant tous les jours, « nous allons bien évidemment actualiser au fil de l'eau ces recommandations à chaque fois que des connaissances importantes apparaitront, en particulier sur le caractère protecteur de la réponse immunitaire », a rappelé la Pr Le Guludec.

https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap ... vid-19.pdf
fil - 14 Mai 2020 - 06:22
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
fil - 14 Mai 2020 - 08:28
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : le JIM lance un appel pour une campagne de prévention à destination des plus âgés et des plus à risque

Paris, le mercredi 13 mai 2020 – Tant la dynamique déclinante de l’épidémie que les impératifs sociaux et économiques imposaient un déconfinement progressif. Par ailleurs, les données sur la mortalité de la Covid-19 permettent de pouvoir cibler les mesures de prévention en fonction des profils les plus à risque. Ces derniers sont désormais bien identifiés : un âge élevé (plus de 65 ans), puis l’obésité, le diabète non contrôlé, l’asthme, l’hypertension artérielle et un récent antécédent de cancer constituent les comorbidités les plus fréquemment retrouvées.

Pour ces sujets, il a été rapidement renoncé à un confinement prolongé obligatoire. Les risques médicaux et psychosociaux d’une telle mesure, considérée par beaucoup comme « stigmatisante » ont en effet conduit les pouvoirs publics à écarter un tel projet.

Cette absence de confinement ne doit cependant pas signifier l’absence de mesures spécifiques et d’une information claire dirigée vers ces populations à risque. Or, à l’exception de quelques déclarations ponctuelles, ces dernières semblent pour l’heure négligées dans le processus de déconfinement encadré. Aussi le JIM lance-t-il un appel pour une campagne à destination des plus de 65 ans et des plus à risque.

Cette campagne devrait éviter tous messages stigmatisants, culpabilisants, infantilisants et alarmants. Son objectif serait de donner aux Français concernés (dont le nombre avait été évalué à 17 millions par le président du Conseil scientifique) les clés pour évaluer leur niveau de risque et ainsi pouvoir faire leurs choix de façon éclairée. Le second but de la campagne serait d’insister sur les mesures pouvant être mises en œuvre et pourquoi pas d’aiguiller vers des dispositifs spécifiques.
Bien définir les situations à risque et quantifier le risque
Pédagogique, le message devrait d’abord offrir une définition claire de toutes les situations à risque. A partir de quel âge est-on âgé vis-à-vis du Covid ? Qu’est-ce qu’un diabète non contrôlé ? Qu’est-ce qu’une obésité morbide ?

Parallèlement, pour chaque situation clairement et simplement décrite, le risque associé serait ainsi précisé. En se basant sur des données certifiées, on pourrait ainsi rappeler qu’après 80 ans, le risque de mourir de l’infection par SARS-CoV-2 est douze fois plus élevé que ce qu’il est pour les 50/60 ans (selon une analyse réalisée par des chercheurs de l’université d’Oxford et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, en se fondant sur les données anonymisées du National Health Service). Le même type de données devrait être mis en avant par exemple pour l’obésité dont une définition simple devrait être donnée (avec la méthode de calcul de l’IMC).

Cette présentation des risques devrait être facilement appréhendable, en utilisant par exemple des comparaisons ou des représentations mathématiques simplifiées. Les professionnels de santé devraient être associés tant à la rédaction qu’à la diffusion de ces messages et être incités clairement à évoquer le sujet avec chacun de leurs patients concernés.
Répondre aux questions pratiques
Dans un second temps, la campagne devrait rappeler les mesures qui peuvent être prises. Le message ne devrait pas se limiter au rappel essentiel des gestes barrière et du port du masque, mais insister aussi sur l’importance de bien suivre ses traitements habituels. Il pourrait également offrir des éléments de réponses à certaines situations classiques de la vie quotidienne : comment voir mon entourage familial et amical en prenant des risques limités ? Comment poursuivre mon activité professionnelle ? Dois-je envoyer mes enfants à l’école ? Comment consulter mon médecin en toute sécurité ?

Ici le message attendu n’est pas une liste d’interdictions et d’autorisations, mais des recommandations et des conseils, permettant une fois encore à chacun d’agir de façon libre et éclairée. Là aussi, l’implication des médecins est essentielle.

Enfin, cette campagne devrait s’accompagner d’un recensement le plus exhaustif possible de toutes initiatives qui existent pour faciliter le respect par ces sujets fragiles des mesures de protection. D’une part, les dispositifs assurant la continuité des soins, la continuité de l’activité professionnelle et/ou les aides financières (arrêt de travail par exemple) seraient listés. Les démarches doivent pouvoir être réalisées simplement (et pas uniquement grâce à internet !) et les services d’aide et d’écoute identifiés clairement. D’autre part, on pourrait envisager un recensement des lieux accueillant du public (centres médicaux, supermarchés, librairies…) proposant des horaires aménagés pour les plus fragiles ; une incitation des pouvoirs publics vers ces établissements pour mettre en place de tels systèmes serait également pertinente. Il s’agirait enfin d’orienter vers les organisations qui proposent des masques, mais également des soutiens pour réduire le sentiment d’isolement et de solitude.

Cette campagne serait capitale pour assurer à ces personnes particulièrement à risque, mais qui ne doivent pas être exclues du déconfinement, des outils et des informations claires pour une parfaite connaissance de leur risque et sa meilleure maîtrise possible.

La rédaction du JIM

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 14 Mai 2020 - 09:36
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Tests sérologiques : fiabilité, utilité, immunité... les questions que l’on se pose

La ruée sur les tests sanguins qui permettent de savoir si on a développé des anticorps contre le coronavirus suscite de nombreuses questions sur leur fiabilité et leur utilité.

En présentant son plan de déconfinement, le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé que la France était prête pour tester massivement la population à partir du 11 mai, notamment grâce à des tests sérologiques. Mais aujourd'hui, le flou demeure sur ce procédé.

A quoi servent les tests sérologiques ?
Contrairement au dépistage virologique qui permet de savoir si on a le virus au moment où on est testé, les tests sérologiques consistent à rechercher des traces d'anticorps dans le sang, preuve que l'on a attrapé le Covid, même sans symptômes, et que l'organisme s'est défendu. Elles apparaissent plusieurs jours après l'infection.

On compte plusieurs familles de tests. La première, dite Elisa, consiste en une analyse sanguine en laboratoire de ville. Le sang est centrifugé, débarrassé des globules rouges et blancs pour s'intéresser au sérum, là où les anticorps sont présents.

Une seconde, un test portatif, ultra rapide, et analysé par un professionnel de santé, vise à déposer une goutte de sang recueillie sur le doigt, sur un boîtier avec une bandelette qui change de couleur selon le résultat.

Enfin, il existe des auto-tests, réalisés par le patient lui-même. Dans les prochains jours, la Haute autorité de santé (HAS) rendra un avis sur la fiabilité de ces deux derniers.

Y a-t-il beaucoup de demandes ?
Alors que la vague de l'épidémie est passée, chacun s'interroge : « Ai-je eu le virus? Et suis-je donc immunisé? » Depuis le déconfinement, c'est la ruée vers les labos, où n'importe qui peut être dépisté sans ordonnance à condition de payer. Un responsable de labo d'analyses, à Paris, en fait le constat : « Beaucoup veulent savoir. En deux jours, on a dû faire face à 150 demandes. Nous avons eu de tout, des personnes avec ou sans symptômes, en plus de notre personnel, qui veut être testé. Les premiers résultats montrent un taux de 17% de positif. »

LIRE AUSSI > «Ça vaut le coup de savoir!»: un test sérologique pour découvrir s’ils ont eu le Covid-19

L'industriel Roche a déjà reçu un million de commandes de tests de la part des labos, après une semaine de commercialisation. « Elle augmente fortement, on sent le mouvement arriver ». Du côté de NG Biotech, qui fabrique des tests réalisés à partir d'une goutte de sang, on en a déjà produit, 70 000 en avril, surtout pour l'armée, avant de monter à 2 millions par mois d'ici juillet.

Si on a des anticorps, cela veut-il dire qu'on est immunisé ?
C'est là le problème. Aujourd'hui, personne n'a la réponse. « Après un test sérologique, je peux dire s'il y a une présence d'anticorps mais je ne peux pas noter dans mes conclusions que la personne n'est plus contagieuse ou immunisée », explique François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes, qui exerce à Tours (Indre-et-Loire).

Face à ce nouveau virus, les chercheurs ne savent pas combien de temps, les anticorps protègent et se demandent si on peut être réinfecté. « Il semble y avoir des cas en Chine », poursuit le biologiste. Selon l'Inserm, ils ne sont donc pas un « passeport immunité ». Le risque, c'est que l'on se croie protégé et qu'on se relâche face aux gestes barrière.

Pour cette raison, la HAS juge que le dépistage de toute la population n'est pas « pertinent ». Fin mars, le gouvernement annonçait le pré-achat de 5 millions de ces tests dans l'espoir d'accélérer l'après 11 mai, avant de se montrer plus nuancé fin avril. Ils ont finalement été exclus de la stratégie nationale de déconfinement. « A ce jour, il existe trop d'incertitudes sur leur fiabilité », nous répond la direction générale de la santé.

Sont-ils fiables ?
La HAS a mis en place un cahier des charges. Les tests sérologiques peuvent être commercialisés grâce à un marquage CE sur simple déclaration du fabricant. Puis, les centres nationaux de référence des virus des infections respiratoires, mandatés par le ministère de Santé, sont chargés de les évaluer à l'Institut Pasteur, à Paris, ou aux Hospices civils de Lyon.

Quel est le taux d'erreur? La proportion de faux négatifs porterait aujourd'hui sur environ 5% des tests les plus performants, mais elle pourrait grimper jusqu'à 40% de ceux de moins bonne qualité, avait pointé le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 19 avril. Mais il y a aussi le risque de « faux positifs » qui donne l'assurance à une personne qu'elle a été malade et se croit immunisée alors qu'elle ne l'est pas.

« Suivant les résultats obtenus, le test de diagnostic peut faire l'objet d'une certification par les autorités sanitaires françaises afin d'être ensuite remboursé par la sécurité sociale », nous répond l'Institut Pasteur. Mais tous sont loin de l'avoir été. « Quarante tests sont en cours d'évaluation », réagit François Blanchecotte. Selon l'agence du médicament, il est prévu, que le ministère de la Santé rende publique « une liste de tests sérologiques ». Pour l'instant, aucun n'est encore homologué. « Mais certains ont quand même fait l'objet d'étude préalable par des équipes scientifiques », nuance François Blanchecotte.

Pour qui sont-ils recommandés ?
La Haute autorité de santé les recommande dans certaines indications, car ces tests sérologiques permettent bel et bien de savoir si on a eu le virus. Ils sont utiles dans le cadre de la recherche pour évaluer quelle part de la population a été contaminée. Et aussi dans un cadre précis pour le personnel soignant ou d'hébergement collectif, asymptomatiques, comme les établissements médico-sociaux, les prisons, casernes… Mais ils ne sont pas remboursés. L'assurance maladie nous confirme que « ces tests ne sont toujours pas pris en charge ».

Pourquoi cette impression de pagaille ?
Les tests diffèrent d'un industriel à l'autre. Certains détectent un groupe d'anticorps dans le sang, d'autres recherchent uniquement « les immunoglobulines G », réputées les plus protectrices sans que cela soit vraiment prouvé. Développés en urgence, en quarante-deux jours pour le labo Roche -au lieu de deux ans habituellement-, ils sont commercialisés avant d'être certifiés par les autorités. « On sait qu'il y a des bons tests, et des mauvais tests, mais on ne sait pas lesquels. C'est la pagaille. On ne s'explique pas ce retard », s'interroge Lionel Barrand, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux.

En attendant, les laboratoires naviguent à vue, obligés de gérer la question en direct avec leurs fournisseurs. « Nous avons choisi un test proposé par un industriel que nous connaissons bien. Nous avons vérifié avec nos techniciens qu'il marche, et c'est bien le cas, explique une responsable d'un laboratoire d'analyse médicale à Paris. Mais ce serait beaucoup plus rassurant si les homologations avaient été publiées avant. »

De son côté, le docteur Cédric Carbonneil, chef du service d'évaluation de la Haute autorité de santé, comprend l'attente des professionnels. « C'est vrai que ça a mis un peu de temps mais nous n'avons pas de pouvoir de décision ». La direction générale de la santé nous l'assure, la liste tant attendue sera publiée « dans les tout prochains jours ».

http://www.leparisien.fr/societe/sante/ ... 316618.php
fil - 14 Mai 2020 - 10:26
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Hépatite aiguë : pensez Covid-19 !



https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... 19-003.pdf

https://afef.asso.fr/article_actu/covid ... ormations/
fil - 14 Mai 2020 - 10:32
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


https://www.gastrojournal.org/article/S ... 8/fulltext
fil - 14 Mai 2020 - 10:32
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
“Les jeudis de France Assos Santé”, votre nouveau rendez-vous



https://www.france-assos-sante.org/actu ... sos-sante/
fil - 14 Mai 2020 - 14:29
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus


http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
bozart - 14 Mai 2020 - 19:54
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
L'impact de la pression sur les hôpitaux, après une arrivée massive de patients, doit être négatif surtout avec les problèmes de ce genre : http://ohmondieu.ovh/un-infirmier-recoit-des-masques-de-protection-ffp2-perimes/ Rolling Eyes
fil - 15 Mai 2020 - 07:21
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Oui c 'est lamentable bozart
fil - 15 Mai 2020 - 07:32
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : tour d'horizon de la semaine du 15 mai

• Un nouveau test de dépistage basé sur l’outil génétique CRISPR a été approuvé par la FDA, faisant état d'une sensibilité et d'une spécificité élevées et d'une potentielle d'utilisation à domicile à terme [Anglais].


• Des recommandations pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux ont été publiées. Elles mettent l'accent sur des algorithmes de traitement pour 1) les patients victimes d'un accident vasculaire cérébral aux urgences et chez qui on soupçonne la présence de COVID-19, 2) les patients hospitalisés atteints de COVID-19 qui développent un accident vasculaire cérébral, et 3) les patients victimes d'un accident vasculaire cérébral se présentant dans des hôpitaux aux ressources limitées en raison de la présence des cas infectés par le COVID-19 [Anglais].

https://www.ahajournals.org/doi/10.1161 ... 120.029863

• Le Ministère de la Santé italien a publié une déclaration sur le rôle des tests sérologiques dans la gestion de l'épidémie [Italien].
• L'AEMPS (Agence espagnole des médicaments et dispositifs médicaux) a émis des avertissements concernant les tests d'autodiagnostic non approuvés proposés sur Internet.
• Plus de 48.000 professionnels de la santé ont été testés positifs au CoV-2 du SRAS en Espagne, sur un total d'environ 225.000 cas. La surveillance épidémiologique espagnole rapporte qu'au moins 35 personnes sont décédées [Espagnol].
• Les experts en comportement ont proposé au gouvernement britannique de prendre en compte 11 principes de communication clés afin de clarifier son message pour gérer la prochaine phase de l’épidémie COVID-19. Ces principes mettent l'accent sur la clarté, les messages positifs et la nécessité d'agir ensemble pour gérer l'épidémie.
• Diabetes UK et l'Association of British Clinical Diabetologists ont publié des recommandations pour la gestion du diabète dans les maisons de soins. Celles-ci mettent l'accent sur la surveillance et l'attention portée aux stocks de médicaments et à l’évolution des signes et symptômes des patients [Anglais].
• Santé publique France a mis en place un système de suivi comportemental et psychologique pour évaluer l'impact psychologique du confinement. Les résultats des deux premières séries d'enquêtes montrent un doublement de l'anxiété durant la première série du confinement, puis une diminution durant la seconde série. Les populations défavorisées ont été davantage touchées. Une meilleure connaissance de la maladie a eu un effet positif sur les individus.
• De nouvelles recommandations pour la prise en charge des femmes enceintes infectées par le COVID-19 sont disponibles auprès de l'ISIDOG (International Society for Infectious Diseases in Obstetrics and Gynecology). Elles couvrent la gestion des risques, les conséquences, les préconisations pour l'accouchement, les risques post-partum, etc.

https://www.mdpi.com/2075-4418/10/4/243/htm
fil - 15 Mai 2020 - 07:34
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : L’avenir de l’épidémie en France après le déconfinement

Deux modélisations essaient d’anticiper le devenir de l’épidémie de COVID-19 en France après le 11 mai. Leur méthodologie et leur postulat de base sont sensiblement différents, mais elles se rejoignent sur deux points essentiels : l’avenir dépend avant tout d’une part, d’une stratégie à large échelle de dépistage, traçage et isolement des cas contacts, d’autre part du respect par la population des mesures barrières.

Pour une ouverture retardée, limitée et progressive des collèges et lycées

La première étude (INSERM – Institut national de la santé et de la recherche médicale) est la poursuite de celle publiée le 12 avril par la même équipe (voir sur Univadis), travail dont un postulat était la poursuite de la fermeture des écoles jusqu’en septembre. Les décisions gouvernementales sur la conduite du déconfinement ont amené les chercheurs à tenir compte de cette nouvelle donnée. Leur analyse ne va pas au-delà de juin, en l’absence de visibilité sur les mesures qui seront prises pour les mois d’été. Elle porte sur la seule Île-de-France, une des régions les plus touchées du pays.

Quatre types de scenarii sont envisagés pour la réouverture des établissements scolaires : ouverture progressive avec accueil de tous les enfants au bout de 4 semaines, ouverture progressive avec accueil de la moitié des enfants au bout de 4 semaines, ouverture rapide mais partielle (la moitié des enfants), ouverture rapide et complète (tous les enfants). Il est par ailleurs supposé que la capacité en lits de réanimation est accrue de 25% par rapport à celle d’avant l’épidémie, l’amenant à 1500 lits.

Si seules les crèches, les écoles maternelles et le primaire sont réouverts le 11 mai, quelles qu’en soient les modalités, une augmentation de 2 à 3,2 fois des cas cliniques de COVID-19 est attendue. Cette situation reste sous contrôle, avec 65% des lits de réanimation occupés.

Si les collèges et les lycées réouvrent le 8 juin, avec une fréquentation de moitié par rapport à la normale, 72% des lits de réanimation seront occupés. Mais avec une fréquentation de 100%, le nombre de cas cliniques sera multiplié par 4,5 - 5,5, conduisant à un taux d’occupation des lits allant de 75% à 138%.

Si tous les établissements scolaires ouvrent le 11 mai avec une fréquentation à 100%, même sur un mode progressif, une forte seconde vague est attendue dans les mois qui suivent. Avec une fréquentation de moitié, on évite cette vague.

Quel que soit le scénario retenu, si seulement 25% des cas devant être isolés le sont réellement, les capacités en lits de réanimation seront dépassées au milieu de l’été.

Pour les chercheurs, le plan gouvernemental peut contrôler l’épidémie si des tests sont massivement pratiqués : ils évaluent les besoins à 10.000-20.000 tests par jour en Île-de-France. Cela va de pair avec un effort conséquent pour recruter du personnel d’investigation des cas contacts. Dernière précision : la modélisation ne tient pas compte du port de masques en population générale, les données sur le sujet étant trop imprécises (voir Univadis).

La protection des populations vulnérables est incontournable

La modélisation proposée par une équipe dirigée par un chercheur de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) utilise un modèle basé sur les comportements individuels d’un échantillon de 500.000 personnes. Elle suppose que les mesures barrières sont appliquées, que le port du masque est obligatoire en public, que la totalité des populations vulnérables (plus de 30% de la population totale) poursuivent un confinement atténué et que la stratégie de tests, dépistage et isolement des cas contacts est appliquée par au moins la moitié de tous les individus. Dans ce cas, les capacités en lits de réanimation ne seront pas dépassées et le nombre de décès limité, à la condition que ces mesures soient poursuivies suffisamment longtemps. A contrario, si aucune mesure n’était prise, il faudrait s’attendre à plus de 200.000 décès dus au COVID-19 dans les mois suivant le déconfinement.

Les auteurs insistent sur le maintien d’un confinement modéré pour les populations vulnérables (plus de 65 ans, obésité, hypertension artérielle, diabète, maladie coronaire, maladie bronchopulmonaire chronique) : sorties hors du domicile pour les courses indispensables seulement, mesures barrières en cas de co-habitation avec d’autres membres de la famille, participation à aucun rassemblement, y compris familiaux et amicaux, évitement des malades COVID-19. Ils estiment que dans ces conditions, le virus se propagera essentiellement dans des populations non vulnérables, entraînant le plus souvent des maladies peu sévères, ne nécessitant pas le recours à des soins intensifs. Ils espèrent que cela construira une immunité de groupe, conduisant à une extinction progressive de l’épidémie vers la fin février 2021. Mais ils admettent que dans l’état actuel des connaissances, cette immunité reste hypothétique.

Exceptionnellement durant cette période de crise sanitaire, certaines publications mentionnées sont au moment de la rédaction de cet article encore en prépublication, en cours de relecture par les pairs et susceptibles d'être modifiés. Nous attirons votre attention pour apporter la plus grande prudence quant aux résultats apportés (ici, l'étude pilotée par l'AP-HP).

Références :

Laura Di Domenico, Giulia Pullano, Chiara E. Sabbatini, Pierre-Yves Boëlle, Vittoria Colizza. Expected impact of reopening schools after lockdown on COVID-19 epidemic in Île-de-France. INSERM. Epicx-lab, rapport n°10. 6 mai 2020.

Nicolas Hoertel et al. Lockdown exit strategies and risk of a second epidemic peak:
a stochastic agent-based model of SARS-CoV-2 epidemic in France. MedRxiv preprint. 5 mai 2020.
fil - 15 Mai 2020 - 09:14
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 : moins de Français touchés que prévu, l’Institut Pasteur loue « l’impact énorme » du confinement

L'institut Pasteur a donné la version définitive de ses projections de contaminations liées au coronavirus à travers la France. À la date du 11 mai, ils estiment que 4,4 % de la population française aurait été infectée par la Covid-19, ce qui balaie l'option d'une immunité collective comme solution de sortie de la pandémie. Et invite à préserver à tout prix le maintient des mesures barrières pour éviter un risque de deuxième vague de la maladie.

L’institut Pasteur a revu ses prédictions à la baisse : selon les résultats d’une étude publiée le 13 mai 2020, basée sur des projections à partir de données d’hospitalisation, 4,4 % des Françaises et Français auraient été contaminés par le coronavirus, soit 2,8 millions de personnes, à la date du 11 mai. « Nous estimons que 58 % des infections auront eu lieu dans les régions Île-de-France et Grand Est », écrivent les chercheurs et chercheuses.

Ces données se basent sur des modèles qui laissent une grande place aux marges d’erreur : ces 4,4 % sont estimés dans la marge « 2,8 % — 7,2 % », ce qui signifie que les 2,8 millions de personnes se situent dans la marge « 1,8–4,7 » millions.

Quoi qu’il en soit, ces chiffres sont inférieurs à ceux que l’Institut avait envisagés dans la pré-publication de son étude, qui avait été mise en ligne le 20 avril. Elle estimait alors que 5,7 % des Français auraient été contaminés par la Covid-19 d’ici le 11 mai, soit 1,3 point de plus.



L’INSTITUT PASTEUR LOUE LES RÉSULTATS DU CONFINEMENT
Maintenant que ces données ont été revues à la baisse, cette mise à jour renforce l’affirmation des chercheurs concernant la notion d’immunité grégaire. Les auteurs et autrices de l’étude estiment en effet qu’il faudrait que « 65 % de la population soit immunisée pour que la pandémique soit sous contrôle » uniquement grâce à l’immunité collective. Or avec un pourcentage aussi bas, il est évident que la France ne pourra pas se reposer sur cette solution seule pour venir à bout de l’épidémie.

Les chercheurs notent « l’impact énorme » qu’ont eu les mesures de confinement sur la transmission du virus SARS-CoV-2 parmi la population française, comme on peut le voir sur le graphique de gauche (G) qui montre la décroissance du nombre quotidien de contaminations. Il convient toutefois de rappeler que la France n’a pas, depuis le début de la pandémie, été en capacité de réaliser des tests à grande échelle, et donc que de nombreuses personnes ont pu être infectées sans être comptabilisées, voire sans montrer de symptômes importants de la maladie.



L’importance de l’efficacité des mesures de confinement est d’autant plus pertinente que la France a, depuis le 11 mai, entamé une première étape de déconfinement progressif qui laisse place à de nombreuses inconnues. « Nos estimations (…) indiquent qu’il faudra que les mesures de contrôle efficaces qui limitent les risques de transmission soient maintenues après le 11 mai pour éviter un rebond de l’épidémie », avertissent les chercheurs.

* Estimating the burden of SARS-CoV-2 in France, pré-publication, réalisée par Henrik Salje, Cécile Kiem, Noémie Lefrancq, Noémie Courtejoie, Paolo Bosetti, Juliette Paireau, Alessio Andronico, Nathanaël Hoze, Jehanne Richet, Claire-Lise Dubost, Yann Le Strat, Justin Lessler, Daniel Bruhl, Arnaud Fontanet, Lulla Opatowski, Pierre-Yves Boëlle, Simon Cauchemez.

https://www.numerama.com/sciences/62402 ... ement.html
fil - 15 Mai 2020 - 09:46
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Médicaments utilisés chez les patients atteints du COVID-19 : une surveillance renforcée des effets indésirables - Point d'information



Nous avons été informés par l'Agence espagnole des médicaments (AEMPS) de la survenue de troubles neuropsychiatriques, notamment des symptômes aigus de psychose, tentative de suicide ou suicide, chez des patients atteints du COVID-19 traités par hydroxychloroquine.

Ces troubles neuropsychiatriques sont apparus principalement au cours des premiers jours de traitement, à des doses élevées, y compris chez des patients sans antécédents de troubles psychiatriques.

Le risque de troubles neuropsychiatriques est déjà connu avec l'hydroxychloroquine et la chloroquine (psychose, nervosité, insomnies, dépression, etc.) et pourrait être aggravé par le contexte lié à la pandémie et au confinement. Une évaluation est donc en cours au niveau européen.

Nous avons demandé aux promoteurs et investigateurs d’essais cliniques utilisant de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine de prendre en compte et de surveiller ce risque.

En parallèle, dans le cadre de notre surveillance renforcée des traitements des patients atteints du COVID-19, les enquêtes des centres régionaux de pharmacovigilance de Dijon et Nice confirment chaque semaine le signal de sécurité sur les troubles cardiaques avec l’hydroxychloroquine. Un nouveau signal sur des atteintes hépatiques et rénales graves avec l’association lopinavir/ritonavir (Kaletra et générique) a également été identifié.

Consultez les résultats des enquêtes publiés chaque semaine :

https://www.ansm.sante.fr/Declarer-un-e ... aph_173853

Médicaments utilisés chez les patients atteints du COVID-19 : une surveillance renforcée des effets indésirables (10/04/2020) - Point d'information

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Po ... 14-05-2020
fil - 16 Mai 2020 - 05:40
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 et génétique

Pourquoi des patients-es jeunes et en bonne santé se retrouvent-ils en réanimation ? Face à l'un des mystères du Covid-19, des scientifiques du monde entier se sont lancés sur la piste de prédispositions génétiques, indique l'AFP (6 juin). La grande majorité des malades graves du Covid-19 sont des personnes âgées qui souffraient de maladies sous-jacentes diverses. Mais le généticien Jean-Laurent Casanova s'intéresse aux « 4 à 5 % » restants : les « moins de 50 ans auparavant en bonne santé », victimes de formes graves inexpliquées. « L'hypothèse est que ces malades ont des variations génétiques qui sont silencieuses jusqu'au moment de la rencontre du virus », poursuit le co-directeur du laboratoire de génétique humaine des maladies infectieuses, basé à l'institut Imagine à Paris et à l'université Rockefeller à New York.

Le consortium « Covid Human genetic effort » a commencé à recruter des patients-es en Chine, en Iran, en Europe, en Amérique du Nord ou au Japon. Leur sang est prélevé, leur ADN séquencé et ces séquences analysées, en sélectionnant « des variations génétiques candidates, pour les incriminer ou les innocenter », indique le Pr Casanova. « Il y a quelques années, on aurait accusé le hasard, mais ce n'est pas seulement la faute à pas de chance », insiste, de son côté, Jacques Fellay, chercheur au CHU Vaudois et à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. « Aujourd'hui, on a les capacités d'aller disséquer le génome de ces personnes et voir s'ils n'ont pas une mutation rare qui pourrait les rendre particulièrement susceptibles au Sars-Cov-2 », explique à l'AFP l'expert en génomique et infectiologie. La science a déjà permis d'identifier ces dernières années des variations génétiques responsables de prédispositions à plusieurs maladies infectieuses, de la tuberculose à la grippe maligne en passant par les encéphalites virales, rappelle l'AFP. « Notre défense immunitaire fonctionne un peu comme le mécanisme d'une montre mécanique » dont tous les éléments doivent fonctionner ensemble, souligne le Pr Fellay. « Il peut y avoir un grain de sable à différents endroits dans ces rouages, et chacun de ces grains de sable peut être différent dans un groupe de patients, mais produire le même résultat », une forme grave, poursuit le médecin suisse, cité par l'AFP. C'est pour cela que « nous devons avoir un échantillon très large et une collaboration » entre les chercheurs-euses autour du monde, plaide Mark Daly, directeur de l'Institut de médecine moléculaire d'Helsinki.

Grâce à la Covid-19 Host genetic Initiative, l'objectif est de recruter au moins 10 000 patients-es et de partager les résultats entre quelque 150 centres de recherche, poursuit-il. Dans l'espoir de parvenir « à des informations utiles pendant l'été ». Cela arrive qu'on trouve des cibles faciles à identifier, mais ça arrive qu'on doive passer des mois, patiemment, comme des moines copistes à passer en revue nos immenses fichiers informatiques et faire de longues analyses », souligne Jacques Fellay. Si ce travail d'identification est payant, alors il pourrait aussi conduire à des pistes thérapeutiques. « Si nous trouvons des indices génétiques qui orientent vers un gène pour lequel un médicament a déjà été développé, alors on pourrait simplement reconvertir ce médicament », note Mark Daly. « Si on n'a rien (contre la déficience génétique identifiée), il peut falloir 5 ans pour développer de nouvelles molécules », insiste le Pr Fellay, auprès de l'AFP. « Des infirmières, des médecins, des conjoints de patients ne développent pas la maladie et ne sont pas infectés par le virus », note le Pr Casanova.

« Une hypothèse est que ces individus ont des variations génétiques qui les rendent résistants au virus ». C'est le cas pour d'autres virus, pointe l'AFP. Par exemple, une mutation du gène CCR5 confère une immunité naturelle contre le VIH. Cette découverte a permis le développement de stratégies thérapeutiques. Deux personnes vivant avec le VIH ont pu être déclarées guéries en 2011 et 2020 après une greffe de cellules souches de donneurs porteurs de cette mutation du CCR5. Un médicament, le maraviroc, a aussi pu être développé sur cette base. Un médicament anti-CCR5, le leronlimab, est d'ailleurs étudié dans le cadre du Covid-19. « La génétique est un outil pour aller explorer la biologie mais le traitement lui-même, après, il n'a plus rien de génétique », conclut le Pr Fellay.

https://seronet.info/breve/covid-19-et-genetique-87648
fil - 16 Mai 2020 - 06:34
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Soignants : c’est ça, se réinventer ?

Le médecin s’indigne contre l’exécutif qui, selon lui, a abandonné les soignants. Plus qu’une médaille, il réclame pour l’après de vrais changements.

On allait voir ce qu’on allait avoir. Macron avait promis pas moins que de se réinventer. Il avait expliqué que le «monde d’après» n’aurait rien à voir avec celui d’avant. Que rien n’était tabou. Il avait même évoqué les «jours heureux» qui reviendraient, et tous ceux qui savent à quoi font référence ces mots s’étaient interrogés. Il ne va pas oser quand même ? En guise de réinvention, on a droit une énième fois à Sibeth Ndiaye, sorte de mètre étalon du mensonge décomplexé, annonçant qu’une médaille de l’engagement face à l’épidémie serait attribuée «à tous les Français qui auront été en première ligne». Une médaille ? Une fucking médaille ? Une prime aux hospitaliers, une incitation des salariés à leur refiler leurs RTT, une médaille, un Chocapic, une branlette et dodo ? C’est ça, la réinvention, Président ? On se croirait pendant la Première Guerre mondiale. Nous, les soignants, la piétaille, nous nous sommes retrouvés au front sans armes, sans protections, soumis aux directives ubuesques, aux injonctions contradictoires de nos chefs. Beaucoup d’entre nous ont été contaminés, tous ont souffert, certains sont morts. Je le répète, ce ne sont pas des héros, pas des martyrs. Ce serait trop commode pour vous. Les héros, on leur file une médaille, une prime, ils saluent et retournent à l’anonymat. Les martyrs, on leur file une médaille à titre posthume, on checke avec le coude leur veuve éplorée, leurs enfants, et on les renvoie à leur infini chagrin. Et normalement, ça se passe bien. Loin à l’arrière, n’ayant rien su de ce qui se passait au front, impatient de reprendre le cours d’une vie normale, le peuple en liesse applaudit, puis oublie.

Mais pas cette fois. Parce qu’une grande majorité d’entre nous ont réalisé quelque chose pour la première fois de leur vie : nous n’avons pas eu besoin de vous. On a fait sans vous. Moi, soignant, j’ai fait sans vous. Pourtant, la chose politique ne me dégoûte pas, je vote aux élections, je respecte les institutions. Je ne nique même pas la police, c’est dire. Enfin, quand c’est la police, pas la milice de votre préfet qui ment. J’ai fait sans vous. Je me suis tourné vers les élus locaux, qui ont répondu présent. J’ai été aidé par des feignasses de fonctionnaires. J’ai été approvisionné en masques, en surblouses, en gel par mes patients, mais aussi par des gens qui ne me devaient rien. Et, ensemble, nous avons réalisé que nous pouvions faire France. Que nous partagions une communauté de destin et que, c’est ballot, vous n’en faisiez pas partie. Parce que normalement, dans un cas comme ça, le peuple devrait se tourner vers le gouvernement, y trouver des directives claires, des informations honnêtes, comprendre la stratégie proposée. Nous avons eu droit à un flux d’injonctions contraires, à une marée de mensonges destinés, en vain, à couvrir vos erreurs politiques. Rien.

Vous n’avez apporté que la confusion. Je n’ai pas vraiment de conseil à vous donner, sinon celui de l’humilité et de la prudence. Je ne sais pas qui a pensé amadouer les indigènes avec de la verroterie, mais une mutation à l’ARS de Saint-Pierre-et-Miquelon me semblerait un excellent plan de carrière. Le monde d’avant essaie de reprendre ses marques comme si rien ne s’était passé. Les mêmes médecins de plateau ridicules viennent, après un mea culpa vite torché, nous resservir leur incompétence en prime-time, en espérant que ça passe. Les mêmes seconds couteaux de la politique se frottent les mains en espérant que les affaires reprennent. Ouvrez les yeux, il est encore temps. On ne veut pas vos médailles, de vos primes, on ne veut pas deux-trois modifications de façade et le retour aux commandes des mêmes incompétents. La situation dans le pays a été quasi insurrectionnelle pendant des mois, pendant lesquels au lieu d’acheter des protections pour le peuple et les soignants, vous avez stocké des armes de guerre. N’espérez pas nous amadouer avec des verroteries. Je finirai avec Game of Thrones, qui dit beaucoup sur la quête du pouvoir. C’est l’histoire d’un jeune homme imbu de lui-même qui veut être roi. Pour cela il est prêt à vendre sa propre sœur pour prendre le contrôle d’une tribu de guerriers à moitié nus qu’il méprise. Mais un jour, il va trop loin, et ces gens, «qui ne sont rien», prennent les médailles dorées dont il les a affublés, les jettent dans un chaudron pour les faire fondre et…. Pardonnez-moi, je ne voudrais pas vous divulgâcher la suite. Disons que selon les mots d’un autre personnage de la série, Ramsay Bolton, «si vous pensez que ceci va avoir une fin heureuse, vous n’avez pas suivi les événements de près».

Christian Lehmann médecin et écrivain

https://www.liberation.fr/france/2020/0 ... er_1788387
fil - 17 Mai 2020 - 05:46
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Recherche clinique et COVID-19 : quoi de neuf au 15 mai 2020?

Le suivi des études cliniques parues au cours des 7 ou 14 derniers jours rappelle combien la recherche nécessite du temps, ce que l’urgence de la pandémie de COVID-19 tendrait à faire oublier. Ainsi, l’étude DISCOVERY, dont les données devaient initialement être rendues publiques ces jours-ci, tarde à aboutir, tandis que l’actualité de la recherche est principalement ponctuée d’études dont la puissance insuffisante limite l’interprétation. Le salut pourrait-il provenir d’anciennes molécules, identifiées grâce à la combinaison d’analyses génomiques, biochimiques, computationnelles et expérimentales ? Selon ce travail, des médicaments comme le zotatifine, l’halopéridol ou la clémastine pourraient apporter des perspectives intéressantes...

L’anakinra, anti-IL1

Fin avril, des données positives étaient rapportées pour la première fois avec le tocilizumab dans les formes sévères de COVID-19, alors que le sarilumab semblait inefficace. Parallèlement, les données contradictoires relatives au remdesivir étaient rapportées par une étude clinique randomisée -négative- publiée dans The Lancet , et par un communiqué de presse parcellaire du NIH -positif- qui désormais, évalue son efficacité en association avec le baricitinib.

Depuis, l’anakinra, anti-IL1 indiqué en rhumatologie, a fait l’objet de deux publications dont la puissance est limitée mais dont les conclusions sont favorables : la première a décrit l’intérêt de la molécule administrée à fortes doses de façon précoce à cinq patients présentant une forme modérée à sévère de COVID-19 [1]. Les auteurs évoquent une amélioration rapide des marqueurs inflammatoires et du bilan respiratoire, mais le faible effectif et l’absence de groupe contrôle limitent évidemment ces observations. Cette publication est rejointe par les données d’une étude prospective italienne parue dans The Lancet Rheumatology [2] menée chez des patients présentant des formes sévères de COVID-19 avec syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) : ces patients admis en unités de soins intensifs étaient traités par des soins standards et une combinaison d’hydroxychloroquine 400 mg/j et de lopinavir/ritonavir seule (n=16) ou associée à l’anakinra à haute dose (10 mg/kg en IV). Dans cette étude, l’anti-IL1 offrait une tendance à l’amélioration des paramètres respiratoires (72% vs 50%, p=0,15) et un taux de survie à 21 jours supérieur à celui observé dans l’autre groupe (90% vs 56%, p=0,009). Ces données encourageantes doivent évidemment être confirmées par des études de plus large envergure, comme l’étude ANACONDA aujourd’hui menée en France.

Antiviraux : ribavirine et lopinavir/ritonavir

L’une des principales études positives et solides publiées ces derniers jours est l’étude multicentrique ouverte menée à Hong-Kong et parue dans The Lancet [3]. Dans cet essai de phase 2 qui a rassemblé 124 patients atteints de COVID-19, la charge virale nasopharyngée a diminué plus rapidement sous traitement par interféron bêta-1b et ribavirine, associés au lopinavir/ritonavir que sous lopinavir/ritonavir seul. Elle devenait indétectable après 7 jours et 12 jours, respectivement, avec une évolution comparable des analyses issues d’autres sites de prélèvement et avec une amélioration clinique (scores NEWS2 et SOFA) et une sortie d’hospitalisation plus précoces. Cet essai suggère un intérêt pour l’interféron bêta-1b/ribavirine alors que l'association lopinavir/ritonavir s’est avérée décevante dans deux études cliniques, l’une parue dès le mois de mars, le second, issu de l'essai randomisé, contrôlé et ouvert SOLIDARITY de l'OMS mené dans les formes graves de COVID-19 [4].

… et hydroxychloroquine

Si la molécule est parmi les plus investiguées actuellement, le débat qu’elle suscite n’est, lui, pas encore refermé, compliqué par la multiplication des études de petits effectifs, entachés de biais méthodologiques ou conduites hors d’une approche randomisée contrôlée en double aveugle. L’étude récente dont la solidité méthodologique est la plus importante est sans doute l’étude multicentrique chinoise parue dans le BMJ ce 14 mai [5]. Dans cette étude, 150 patients hospitalisés pour COVID-19 ont été randomisés en ouvert (pas de placebo adapté disponible) entre les soins conventionnels, seuls ou associés à l’hydroxychloroquine (HCQ, dose de charge 1.200 mg/jour pendant 3 jours, puis 800 mg/jour durant deux ou trois semaines selon la sévérité de la maladie). In fine , 148 d’entre eux présentaient une forme légère à modérée. Aucun bénéfice n’a été observé sur la cinétique de négativation du test PCR ou sur l’amélioration des symptômes, avec une fréquence supérieure des évènements indésirables (principalement diarrhée, aucune complication grave) dans le groupe HCQ. Les auteurs concluent que la molécule ne semble pas pertinente dans ces formes cliniques. Mais ils reconnaissent que cette étude, consacrée à des patients hospitalisés, écarte de fait la possibilité de traiter les sujets de façon plus précoce pour potentialiser le possible effet antiviral de la molécule. Notons que chez le primate [6], une étude récente ne montre pas d’activité antivirale ou d’efficacité clinique de l’HCQ, quel que soit le délai d’introduction du traitement par rapport au début de l’infection.

Une autre étude observationnelle française, parue le même jour dans le même journal [7] évoque également des résultats ne permettant pas de soutenir l’utilisation de l’HCQ dans la prise en charge de patients COVID-19 nécessitant une oxygénothérapie, après comparaison de patients traités par HCQ (600 mg/jour dans les 48 heures suivant l'hospitalisation) à des soins standards (n=84 et 89 patients, respectivement). Les taux de transfert en USI ou de survenue de syndrome de détresse respiratoire aiguë à 3 semaines étaient comparables dans les deux groupes de patients, avec des troubles de l’ECG ayant nécessité l’arrêt du traitement pour 8 patients sous HCQ. Seule une minorité de ces sujets ont été parallèlement traités par azithromycine, ne permettant pas une analyse spécifique dédiée à cette combinaison. Les auteurs indiquent qu'aucun des 15 patients ayant reçu la combinaison n’a été transféré en USI.

À l’international, deux autres études observationnelles sont parues cette semaine dans le NEJM [8] et le JAMA [9] : la première a conclu à l’absence de bénéfice en termes de taux d’intubation ou de mortalité de l’HCQ (1.200 mg à J1, 400 mg/j ensuite) vs des sujets contrôles appariés (1.446 patients, suivi médian 22,5 jours), même si le groupe HCQ rassemblait un taux plus élevé de cas sévères (rapport PaO 2 /FiO 2 inférieur). La seconde, rétrospective et multicentrique, concluait dans le même sens sur le taux de mortalité, que l’HCQ soit seule ou en association avec l’azithromycine. Pour autant, l’étude rétrospective menée à l'hôpital Raymond Poincaré (AP-HP, Garches) et qui a comparé le pronostic des patients traités par HCQ et azithromycine pendant au moins 48 heures à celui de sujets traités par d’autres approches, en plus des soins standards, rapporte une supériorité du régime HCQ, a fortiori en association à l’azithromycine, en termes de risque de transfert en réanimation ou de décès [10]. Et, on le sait, en matière de sécurité, plusieurs études ont évoqué le risque d’effets secondaires cardiaques sous HCQ, dont la parution récente des données de pharmacovigilance du CRPV de la région Nice-Alpes-Côte-d’Azur [11].

In fine, deux méta-analyses disponibles sur MedRxiv illustrent bien tout l’enjeu du débat autour de la molécule : tout en soulignant à la fois le nombre d’études parues sur le sujet et le faible nombre de celles exploitables dans ce contexte, elles portent toutes deux une conclusion contradictoire sur l’intérêt, ou non, de l’HCQ seule ou en association avec l’azithromycine [12-13]. Le débat perdure, mais la perspective d’une efficacité flagrante s’éloigne.

Anticorps et vaccination

Science [14] a publié les premières données relatives à l’efficacité de l’un des vaccins vivants atténués développé par un laboratoire chinois (Sinovac) chez la souris et le macaque. Ce travail montre une formation d’anticorps neutralisants chez les deux espèces assortie d’une diminution de la charge virale en quelques jours. Les premiers essais cliniques sont d’ores et déjà en cours. Par ailleurs, les données positives relatives à l’efficacité du vaccin ChAdOx1 nCoV-19 chez le macaque, qui ont été évoquées début mai par les investigateurs britanniques et qui ont motivé le lancement des études cliniques, ont été mises en ligne sur BioRvix [15].

À partir de quelques dizaines d’hybridomes mis en contact avec la protéine Spike du SARS-CoV-2, une équipe néerlandaise [16] a, de son côté, réussi à mettre au point un anticorps monoclonal (47D11) qui a démontré sa capacité à neutraliser l’activité du nouveau coronavirus (ainsi que le SARS-CoV). Cet anticorps cible une protéine clé impliquée dans la fusion membranaire, et donc différente de celle permettant la fixation directe du virus sur le récepteur cellulaire ACE2 de l’hôte.

Enfin, une autre équipe rassemblant des chercheurs belges et américains a mis au point d’autres anticorps... issus de lama [17]. Cette espèce animale présente en effet la spécificité de produire des anticorps sans chaîne légère et donc ne nécessitant pas une humanisation avant utilisation thérapautique. Sur la base de premiers essais fructueux conduits avec le SARS-CoV ou le MERS-CoV, ces chercheurs ont pu développer des anticorps neutralisants du SARS-CoV-2. Leur efficacité doit maintenant être évaluée chez l’animal…

Exceptionnellement durant cette période de crise sanitaire, certaines publications mentionnées sont au moment de la rédaction de cet article encore en prépublication, en cours de relecture par les pairs. Nous attirons votre attention pour apporter la plus grande prudence quant aux résultats apportés.

Références :

[1] Pontali E et al. Safety and efficacy of early high-dose IV anakinra in severe COVID-19 lung disease, Journal of Allergy and Clinical Immunology (2020), doi: https://doi.org/10.1016/j.jaci.2020.05.002.

[2] Cavalli G et al. Interleukin-1 blockade with high-dose anakinra in patients with COVID-19, acute respiratory distress syndrome, and hyperinflammation: a retrospective cohort study. The Lancet Rheumatology. Published:May 07, 2020DOI:https://doi.org/10.1016/S2665-9913(20)30127-2

[3] Hung I et al. Triple combination of interferon beta-1b, lopinavir–ritonavir, and ribavirin in the treatment of patients admitted to hospital with COVID-19: an open-label, randomised, phase 2 trial Published:May 08, 2020DOI:https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)31042-4

[4] Cao B et al. A Trial of Lopinavir–Ritonavir in Adults Hospitalized with Severe Covid-19. N Engl J Med 2020; 382:1787-1799. DOI: 10.1056/NEJMoa2001282

[5] Wei T et al. Hydroxychloroquine in patients with mainly mild to moderate coronavirus disease 2019: open label, randomised controlled trial BMJ 2020; 369 :m1849

[6] Maisonnasse P et al. Hydroxychloroquine in the treatment and prophylaxis of SARS-CoV-2 infection in non- human primates. Nature Reviews. Doi :10.21203/rs.3.rs-27223/v1

[7] Mahevas M et al. Clinical efficacy of hydroxychloroquine in patients with covid-19 pneumonia who require oxygen: observational comparative study using routine care data. BMJ 2020; 369 doi: https://doi.org/10.1136/bmj.m1844 (Published 14 May 2020)

[8] Geleris J et al. Observational Study of Hydroxychloroquine in Hospitalized Patients with Covid-19 NEJM. May 7, 2020 DOI: 10.1056/NEJMoa2012410

[9] Rosenberg ES, Dufort EM, Udo T, et al. Association of Treatment With Hydroxychloroquine or Azithromycin With In-Hospital Mortality in Patients With COVID-19 in New York State [published online ahead of print, 2020 May 11]. JAMA. 2020;10.1001/jama.2020.8630. doi:10.1001/jama.2020.8630

[10] Davido B et al. Hydroxychloroquine plus azithromycin: a potential interest in reducing in- 2 hospital morbidity due to COVID-19 pneumonia (HI-ZY-COVID)? www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.05 ... 1.full.pdf

[11] Gérard A et al. “Off-label” use of hydroxychloroquine, azithromycin, lopinavir-ritonavir and chloroquine in COVID-19: A survey of cardiac adverse drug reactions by the French Network of Pharmacovigilance Centers. Therapies Available online 7 May 2020 In Press.

[12] Yang TH et al. Systematic Review and Meta-analysis of the Effectiveness and Safety of Hydroxychloroquine in COVID-19. MedRxiv 2020.05.07.20093831; doi:https://doi.org/10.1101/2020.05.07.20093831

[13] Shamshirian A et al. Hydroxychloroquine Versus COVID-19: A Rapid Systematic Review and Meta-Analysis. MedRxiv doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.14.20065276

[14] Gao Q, Bao L, Mao H, et al. Rapid development of an inactivated vaccine candidate for SARS-CoV-2 [published online ahead of print, 2020 May 6]. Science. 2020;eabc1932. doi:10.1126/science.abc1932

[15] van Doremalen D et al. ChAdOx1 nCoV-19 vaccination prevents SARS-CoV-2 pneumonia in rhesus macaques . BioRxiv doi: https://doi.org/10.1101/2020.05.13.093195 www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.05.13.093195v1

[16] Wang C, Li W, Drabek D, et al. A human monoclonal antibody blocking SARS-CoV-2 infection. Nat Commun. 2020;11(1):2251. Published 2020 May 4. doi:10.1038/s41467-020-16256-y

[17] Wrapp D et al. Structural Basis for Potent Neutralization of Betacoronaviruses by Single-Domain Camelid Antibodies. Cell . 2020 Apr 29;S0092-8674(20)30494-3. doi: 10.1016/j.cell.2020.04.031. Online ahead of print.
fil - 17 Mai 2020 - 06:20
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Les médicaments contre l'hépatite C pourraient aider à lutter contre le COVID-19, suggère une étude

Les chercheurs ont découvert que les composés des quatre médicaments contre l'hépatite C, le siméprévir, le paritaprévir, le grazoprévir et le velpatasvir, ont une affinité élevée pour se lier très fortement au SRAS-CoV-2.

Berlin: Plusieurs médicaments approuvés pour le traitement de l'infection virale de l'hépatite C ont été identifiés comme des candidats potentiels contre le COVID-19 causé par le coronavirus SARS-CoV-2, selon une étude basée sur des calculs approfondis utilisant des simulations de superordinateurs.
Des chercheurs de l'Université Johannes Gutenberg de Mayence (JGU) en Allemagne ont simulé la façon dont environ 42000 substances différentes répertoriées dans des bases de données ouvertes se lient à certaines protéines du SRAS-CoV-2, et inhibent ainsi la pénétration du virus dans le corps humain ou sa multiplication.

À l'aide du puissant superordinateur MOGON II exploité par JGU et l'Institut Helmholtz de Mayence, les chercheurs ont effectué plus de 30 milliards de calculs simples en deux mois.

Ils ont découvert que les composés des quatre médicaments contre l'hépatite C, le siméprévir, le paritaprévir, le grazoprévir et le velpatasvir, ont une affinité élevée pour se lier très fortement au SRAS-CoV-2 et peuvent donc être en mesure de prévenir l'infection.

"Cette méthode de simulation informatique est connue sous le nom d'amarrage moléculaire et elle est reconnue et utilisée depuis des années. Elle est beaucoup plus rapide et moins coûteuse que les expériences de laboratoire", a déclaré le professeur Thomas Efferth de JGU, auteur principal de l'étude publiée dans le Bulletin of the Organisation Mondiale de la Santé.

"À notre connaissance, nous avons été les premiers à avoir utilisé l'amarrage moléculaire avec le SRAS-CoV-2. Et c'est une excellente nouvelle que nous ayons trouvé un certain nombre de médicaments contre l'hépatite C approuvés comme candidats prometteurs pour le traitement", a déclaré M. Efferth.

Les résultats sont également étayés par le fait que le SRAS-CoV-2 et le virus de l'hépatite C sont tous deux un virus du même type, un soi-disant virus à ARN simple brin, a expliqué Efferth.

Selon les chercheurs, une substance naturelle du chèvrefeuille japonais (Lonicera japonica), qui est utilisée en Asie contre diverses autres maladies depuis un certain temps, pourrait être un autre candidat fort contre le SRAS-CoV-2.

"Nos résultats de recherche doivent maintenant être vérifiés dans des expériences de laboratoire et des études cliniques", a déclaré M. Efferth.

L'arrimage moléculaire a déjà été utilisé avec succès dans la recherche de substances actives contre les coronavirus MERS-CoV et SARS-CoV, a-t-il ajouté.

https://www.ndtv.com/world-news/coronav ... dy-2223636
fil - 18 Mai 2020 - 08:08
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Le virus se transmet bien par la parole

Une expérience scientifique confirme que les micro-gouttelettes de salive qui sortent de notre bouche lorsque nous parlons peuvent être des vecteurs de transmission du coronavirus.

Nous le savions déjà, les gouttelettes contenues dans les postillons et expulsées par la toux ou l’éternuement sont le principal vecteur de transmission du coronavirus. Une nouvelle expérience scientifique, menée par des chercheurs de l'Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales et publiée dans la revue Pnas, montre que les micro-gouttelettes que l’on libère lorsque l’on parle peuvent elles aussi transmettre le Covid-19.

1 000 gouttelettes en suspension dans l’air pendant 8 minutes
Pour cette expérience, les scientifiques ont placé une personne dans une boîte fermée et l’ont fait parler pour étudier les gouttelettes relâchées. Grâce à un laser, ils ont pu quantifier le nombre de gouttelettes expulsées. Ce patient devait répéter avec une voix forte “Stay healthy” pendant 25 secondes. Les chercheurs ont alors observé que les gouttelettes sont restées dans l’air pendant 12 minutes.

En ajoutant la concentration connue du Covid-19 dans la salive, les chercheurs ont estimé qu’une parole forte peut générer l'équivalent par minute de plus de 1 000 gouttelettes contaminées capables de rester en suspension dans l'air pendant 8 minutes ou plus, dans un espace fermé. “Cette visualisation directe démontre que la parole normale génère des gouttelettes dans l'air qui peuvent rester en suspension pendant des dizaines de minutes ou plus, et sont éminemment capables de transmettre une maladie dans un espace confiné”, conclut l’étude.

Le masque, la meilleure protection
Cette étude justifie le port du masque. En plus des postillons ou des gouttelettes expulsées lors d’un éternuement et qui viennent se déposer sur les différentes surfaces, la parole est également vecteur de transmission et seul un masque peut venir empêcher les micro-gouttelettes d’investir l’air. En France, le masque est obligatoire dans les transports en commun, à l’école ainsi que dans certains commerces.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... met-parole
fil - 19 Mai 2020 - 05:19
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Plus de 65.000 professionnels touchés par le COVID-19 en France

Dès le mois de mars, les premiers appels à un recensement des professionnels de santé infectés ont été lancés dans la communauté médicale. L’idée a été écartée un temps par la Direction Générale de Santé (DGS), mais s’est finalement concrétisée.

Ainsi, d’après le bilan hebdomadaire de Santé Publique France paru vendredi entre le 1 er mars et le 10 mai, 25.337 personnels ont été infectés au sein de 1.091 établissements de santé français, dont 85% sont des professionnels de santé. Les cas concernaient d’abord l’Ile-de-France (8.331 cas dans 153 établissements), les Hauts-de-France (3.285 cas dans 133 établissements) puis 2.659 et 2.623 cas en Bourgogne-Franche-Comté et en région Grand-Est. Soixante-seize cas ont également été rapportés en Outre-Mer.

Les infirmières et les aides-soignants sont les professions ayant été le plus touchées par l’infection (28 % et 26%), suivies des médecins et des internes (10% et 7% respectivement).

Au total, 13 décès liés à l’infection ont été rapportés sur cette période, dont 4 médecins, 3 aides-soignants, 1 professionnel de santé «autre» et 5 professionnels non soignants.

Dans le secteur médico-social, plus de 40.500 personnels auraient également été touchés par le virus, dont 19.156 ont été confirmés. Les trois quarts de ces cas ont concerné les établissements accueillant des sujets âgés (Ehpad et Ehpa), suivis des établissements accueillant des personnes souffrant de handicap, puis ceux de l’aide à l’enfance (8.641 et 950 cas respectivement).

Rappelons que cette enquête ne concerne pas les professionnels de santé libéraux. Pour cela, les résultats de l’enquête lancée par le Groupe d'étude sur le risque d'exposition des soignants aux agents infectieux (Geres), en lien avec la Haute Autorité de santé (HAS) et Santé publique France, avec l’appui des Cpias (Centres d'appui pour la prévention des infections associées aux soins), seront précieux. Cette enquête vise à dresser le bilan de la contamination des soignants et personnels des établissements de santé par le Sars-Cov-2, quel que soit le mode d’exercice et l’existence ou non d’une confirmation biologique de l’infection. Pour y répondre : https://geres-covid.voozanoo.net/geres

Références :

Santé Publique France. COVID-19 : point épidémiologique du 14 mai 2020.

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... 4-mai-2020
fil - 19 Mai 2020 - 05:39
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Des masques gratuits en cas d'ALD ?

Le gouvernement a annoncé, début mai, que les personnes en ALD devaient disposer gratuitement sur prescription médicale de masques gratuits et cela sur critères médicaux (sévérité de la maladie et risque élevé de contracter le Covid-19). Du côté des ONG, on demande que la mesure soit valable pour l'ensemble des personnes en ALD. La Haute autorité de santé (HAS) a été saisie de cette question. Avis en attente.

AIDES se mobilise aux côtés de plusieurs associations pour réclamer l’accès gratuit et universel des masques pour l’ensemble de la population sur le territoire français. L'association a d'ailleurs signé l’appel à l’initiative de la Fondation Renaudot, spécialisée dans la santé communautaire sur cette question.

https://www.institut-renaudot.fr/downlo ... asques.pdf

La fondation Renaudot a publié une tribune : Pour un accès gratuit et universel aux masques ! « Après avoir été déclarés inefficaces au début de la crise Covid, alors qu’il aurait sans doute fallu dire indisponibles, les masques deviennent un enjeu central du déconfinement », tacle la fondation. Elle y voit un enjeu de santé publique (puisqu’ils sont avec les gestes barrières une des conditions de la maîtrise de l’épidémie) et un enjeu économique. « Alors que le port du masque sera recommandé dans certaines situations, obligatoire dans d’autres notamment dans les transports en commun, quid de l’accès pour tous ? », interroge Renaudot. Évidemment, les obligations au port du masque (variables selon les villes) doivent pour la fondation s'accompagner « des conditions favorables de leur mise en œuvre », d'où un accès général que les initiatives municipales et de la société, pour indispensables qu'elles soient, ne permettront pas d'atteindre. « En période de pénurie, l’économie libérale reprend ses droits et le « monde d’après » se doit d’être plus équitable, solidaire.

Nous ne pouvons laisser s’installer de nouvelles inégalités. Il est impensable d’imaginer sanctionner l’absence de masque dans un contexte où l’accès pour tous ne sera pas garanti », explique ainsi la fondation. Même plafonné à 0,95 centime d’euro pour un masque à usage unique (à changer toutes les quatre heures), le coût, sur le long terme, ne sera pas supportable pour un certain nombre de personnes, dont celles en situation de précarité. Et Renaudot d'expliquer : « Encourager une population à adopter des comportements préventifs n’a aucun sens si elle n’y adhère pas faute d’en comprendre l’utilité et le sens, si elle ne participe pas à l’élaboration des solutions et si les moyens nécessaires ne sont pas mis à sa disposition », d'où la demande d'un « accès gratuit et universel aux masques ! »

Une mesure pourrait participer d'un accès plus large aux masques : la délivrance gratuite sur prescription médicale de masques de protection aux personnes les plus à risque de contracter le Covid-19. Le quotidien Libération a récemment réalisé un article sur la prise en charge par la Sécurité sociale des masques de prévention pour certaines catégories de personnes.

https://www.liberation.fr/checknews/202 ... ZhWdNHBYb0

Elle est d'ailleurs évoquée par le gouvernement. Interrogé, début mai, sur France inter, sur la politique de mise à disposition des masques à partir du 11 mai, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner explique : « Ceux qui sont en affection longue durée pourront aller dans les pharmacies et s’équiper gratuitement de masques pendant la période où ils sont en affection longue durée ». On comprend que les masques peuvent être prescrits par un médecin pour les personnes en ALD. Elles sont plusieurs centaines de milliers en France. Interrogée par Libération, Carine Wolf, présidente de l’Ordre des pharmaciens, confirme, en partie, les propos du ministre de l’Intérieur : « Ce ne sera pas le cas pour toutes les ALD. Seulement pour les personnes à très haut risque de développer une forme grave du Covid, par exemple les immunodéprimés ». La mesure concernerait alors certaines personnes vivant avec le VIH. Cette mise à disposition sera faite « à l’appréciation du médecin, sur prescription. Ces personnes pourraient alors retirer, depuis le 11 mai, dix masques chirurgicaux par semaine, sur le stock de la dotation de l’État, gratuitement », détaille Carine Wolf. Une fiche mise en ligne sur le site du ministère de la Santé (7 mai) à destination des professionnels-les de ville indique ceci : « Dorénavant, les malades, les personnes contacts et les personnes à très haut risque médical (par exemple personnes immunodéprimées sévères) bénéficient eux aussi de ces dotations »

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... nement.pdf

Et comme le rappelle Libé, les autorités précisent encore : « Certaines personnes présentent, en raison d’un état antérieur, d’une pathologie sous-jacente ou d’un traitement qui les rendent plus sensibles, un haut risque de développer une forme grave d’infection et tout particulièrement de covid-19. Pour les personnes à très haut risque médical, notamment celles présentant une immunodépression sévère, le port d’un masque chirurgical à visée préventive est recommandé. Il appartient au médecin traitant d’en assurer la prescription, avec discernement, en tenant compte du fait que, pour les autres vulnérabilités médicales, et en dehors des cas particuliers à l’appréciation des médecins, la protection doit être assurée par un masque grand public ».

Bon, si on comprend bien, toutes les personnes vivant avec une ALD ne sont pas éligibles à la prescription de masques gratuits. Seules sont concernées les personnes les plus risques vis-à-vis du Covid-19. C'est au médecin de déterminer si son-sa patient-e est particulièrement vulnérable. Reste à savoir, ce qu'on entend par personne très vulnérable. On peut en avoir une idée en regardant (page 5) un avis du Haut conseil de santé publique.

Dans le cas du VIH, les personnes concernées sont celles dont l'infection n'est pas contrôlée ou avec des CD4 inférieurs à 200/mm3. Pour clarifier ce point et voir si ce sont ces seuls critères qui sont applicables, France Assos Santé et le service plaidoyer de AIDES ont saisi la Haute autorité de santé (HAS). Cette saisine ne concerne pas seulement le VIH, elle demande à ce que l'ensemble des personnes sous ALD y soient éligibles et que les masques soient inscrits à la liste des produits remboursables par l'Assurance Maladie ; ce qui vu le contexte serait un très bon moyen de s'assurer d'un accès universel à cet outil de protection tant individuel que collectif.

https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrap ... ?clefr=807

https://seronet.info/article/des-masque ... dald-87669
fil - 19 Mai 2020 - 11:29
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : Une entreprise montpelliéraine commercialise un nouveau test sérologique avec une spécificité de 99,9 % (Caducée Com Presse ID VET 13/5/20)

Une entreprise montpelliéraine commercialise un nouveau test sérologique avec une spécificité de 99,9 %

L’entreprise montpelliéraine IDvet lance la commercialisation d’un test sérologique permettant de détecter les anticorps contre le COVID-19 avec une spécificité de 99,9 %. Il permet de réduire très significativement le taux des faux positifs. Plus d’un million de tests déjà produits.

COVID-19 : Une entreprise montpelliéraine commercialise un nouveau test sérologique avec une spécificité de 99,9 %

L’entreprise montpelliéraine IDvet lance la commercialisation d’un test sérologique permettant de détecter les anticorps contre le COVID-19 avec une spécificité de 99,9 %. Il permet de réduire très significativement le taux des faux positifs. Plus d’un million de tests déjà produits.

Un test développé en un temps record

Les équipes d’IDvet ont développé en un temps record un test sérologique permettant de détecter les anticorps contre le COVID-19 chez l’homme.
« Nous avons mobilisé tout notre savoir-faire scientifique et nos ressources pour développer ce test très rapidement », déclare Philippe Pourquier, PDG d’IDvet. « Grâce à une ligne de production et une infrastructure modernes, nous sommes en mesure de produire des millions de tests par mois pour répondre à la demande mondiale. En France, ces tests pourront être utilisés dans le cadre des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) ».


Avec l’appui du CHU de Montpellier et de l’EFS Occitanie

Si la mise au point du test a été entièrement réalisée en interne, les équipes d’IDvet ont pu le faire notamment grâce au concours et à l’appui du CHU de Montpellier, via son Centre de Ressources biologiques, et également à l’apport significatif de l’Établissement français du sang, via l’EFS Occitanie. Les échantillons obtenus ont contribué à évaluer le niveau de performance du test.


Un très bon niveau de performance, un haut débit d’analyse

Ce kit de diagnostic, basé sur la technique ELISA (*), permet la détection des anticorps contre le SARS-CoV-2, le virus associé à la maladie du COVID-19. Il est conçu pour une utilisation en laboratoire et permet un haut débit d’analyses.

Le test offre un très bon niveau de performance répondant aux critères d’exigences définis par la Haute Autorité de Santé. Il montre une sensibilité et une spécificité diagnostiques élevées, et ne présente pas de réactions croisées avec d’autres agents pathogènes, y compris les coronavirus autres que le SARS-CoV-2. « Nous sommes fiers de la capacité du test à offrir des résultats fiables et robustes », commente Loïc Comtet, responsable de la recherche et du développement chez IDvet.

Ce test est destiné à être mis en œuvre par les laboratoires d’analyses. Il ne nécessite aucun équipement spécifique ou coûteux, car il peut être effectué sur les automates d’immunosérologie déjà disponibles dans les laboratoires, ou même manuellement.

Ce test, remis au Centre National de Référence pour validation de performances le 15 avril, est marqué CE et dès à présent disponible.

Plus d’un million de tests ont déjà été produits.

Des enquêtes de séroprévalence locales déjà en cours

Plus de 10 000 tests ont déjà été offerts par la société à plusieurs laboratoires hospitaliers, dont le CHU de Montpellier et l’IHU de Marseille. Ils vont permettre la réalisation des premières études de séroprévalence locales : ces enquêtes visent à connaître la proportion de personnes qui a développé des anticorps contre la maladie, et ainsi d’estimer son taux de diffusion dans certaines populations. Elles permettront également, par des analyses rétrospectives de prélèvements sanguins déjà disponibles, de pouvoir déterminer avec précision depuis quand le virus circule en France.

(*) ELISA définition(Enzyme-Linked ImmunoSorbent Assay)

À propos d'IDvet

Créée en 2004 et basée sur le parc EUROMEDECINE à Montpellier, IDvet est spécialisée dans le développement et la production d’outils de diagnostic des maladies infectieuses animales et zoonotiques. IDvet inscrit ses activités autour du concept « One Health » qui présente la santé humaine et la santé animale comme intimement liées.

IDvet fournit depuis 15 ans à des laboratoires du monde entier des millions de tests pour dépister les maladies animales transmissibles à l’homme, telles que la grippe aviaire ou la tuberculose bovine. IDvet participe également au contrôle de maladies dévastatrices telles que la Fièvre aphteuse ou la Peste des Petits Ruminants contribuant ainsi à sécuriser les filières de production alimentaire et lutter contre la pauvreté.

IDvet est une PME indépendante, qui finance elle-même ses projets de développement, ce qui lui permet de réagir très rapidement à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses.

Ses produits sont développés et fabriqués dans ses installations de 4000 m2, près de Montpellier, où l’entreprise emploie plus de 100 personnes.

Site : www.id-vet.com
fil - 19 Mai 2020 - 11:30
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
LA SOCIETE FRANCILIENNE AAZ LANCE LA PRODUCTION DE SON TEST SEROLOGIQUE DE DEPISTAGE RAPIDE (TDR) COVID-PRESTO(R) (Com Presse AAZ 18/5/20)

LA SOCIETE FRANCILIENNE AAZ LANCE LA PRODUCTION DE SON TEST SEROLOGIQUE DE DEPISTAGE RAPIDE (TDR) COVID-PRESTO®
ELLE A PREVU D’EN PRODUIRE JUSQU’A 1 MILLION PAR SEMAINE PENDANT LES PROCHAINS MOIS


La société française AAZ, située en Ile-de-France, a développé le Test Sérologique Rapide COVID-PRESTO® pour la mise en évidence d’une immunisation, à priori protectrice, contre le COVID-19.

Forte d’une expérience de plus de 25 ans dans le domaine des tests de diagnostic, récompensée il y a un an par le Prix GALIEN International pour la conception d’autotest VIH®, le premier autotest de dépistage du VIH lancé en France en 2015, AAZ a mobilisé ses ressources face à la crise sanitaire.

Pour concevoir COVID-PRESTO®, AAZ a fait appel à son savoir-faire ainsi qu’à un Comité de Pilotage composé d’experts français infectiologues, pharmaciens, virologues et associatifs qui a guidé les études d’évaluation, évalué ses performances, pensé les outils d’accompagnement nécessaires et suivra sa mise sur le marché français.

Après avoir été validés sur sérum au laboratoire de virologie de l’Hôpital BICHAT (AP-HP) dès le mois de février, les premiers tests ont ensuite été mis à la disposition du Docteur Thierry Prazuck au CHRU d’Orléans pour être évalués et validés sur sang capillaire obtenu par piqûre au bout du doigt.

« Ces tests ont permis d’avérer que 100% des patients se présentant avec des symptômes évocateurs du COVID-19 et testés positifs avec le test moléculaire PCR, étaient immunisés à partir de 16 jours après le début des symptômes. Les résultats sont rapidement tombés, puisqu’il ne faut que 10 minutes par patient pour mettre en évidence une immunisation » explique le Chef de Service des Maladies Infectieuses du CHRU d’Orléans. Le test COVID-PRESTO® d’AAZ différencie deux sortes d’anticorps qui sont, au début de la maladie, les Immunoglobulines M puis au stade de la guérison, les Immunoglobulines G. Le test permet ainsi de distinguer les patients immunisés et donc, à priori, à l’abri d’une nouvelle infection.

« La détection des anticorps anti-SARS-CoV-2 est un outil complémentaire à la PCR dans la lutte contre le COVID-19 dans le diagnostic initial de l’infection (PCR négative), dans le diagnostic de rattrapage (PCR non réalisée) et sur un plan épidémiologique. Les tests sérologiques utilisant plusieurs antigènes viraux (protéine S et protéine N) et permettant le diagnostic différentiel IgM/IgG sont fiables, pratiques et rapides. Les données générées par les études sérologiques peuvent grandement contribuer à la conception de programmes d'élimination du virus » convient le Docteur Jean-Claude Tardy, Praticien Hospitalier du Laboratoire de Virologie, aux Hospices Civils de Lyon.

Selon le Docteur Guy Cassuto, Biologiste Médical et Directeur du Laboratoire Drouot à Paris « j’utilise ce test pour sa capacité à détecter différentiellement les Immunoglobulines M, biomarqueurs d’une infection en cours. C’est notamment pour cette raison que je l’ai choisi ».

« Le COVID-PRESTO® a d’ores et déjà été évalué par le CNR (Centre National de Référence) français des virus respiratoires qui nous a adressé son rapport. Les conclusions devraient désormais être rendues publiques rapidement » précise le Docteur Akli Bouaziz, Directeur Scientifique d’AAZ.

Dès le mois de mars, on apprenait que les résultats obtenus avec COVID-PRESTO® étaient conformes aux résultats donnés par les méthodes de référence, et que le test pouvait dorénavant être produit en Ile-de-France à l’échelle industrielle pour une utilisation en Europe. “Le défi étant à la fois urgent et majeur, nous souhaitions pouvoir répondre le plus rapidement possible aux besoins et ne plus être tributaires d’embargos ou de délais de livraison liés à des restrictions douanières. Nous envisageons désormais d’étendre nos capacités de recherche et de fabrication en Ile-de-France avec l’achat de matériel d’automatisation dans de nouveaux locaux à côté de l’ESAT de Villiers-le-Bel”, a souligné Fabien Larue, Directeur Général d’AAZ.

Le COVID-PRESTO® est en effet assemblé, conditionné et libéré de l’ESAT* TECH’AIR de Villiers-le-Bel (95) qui emploie 140 salariés atteints de handicap dans le souci de développement d’une économie solidaire.

AAZ est déjà en capacité de produire 500.000 tests COVID-PRESTO® par semaine à Villiers-le-Bel. L’entreprise planifie, dans un premier temps, d’en fabriquer 15 millions pour répondre aux besoins, non seulement des régions françaises mais aussi de nombreux pays européens et africains.

La Vice-Présidente d’AAZ, Madame Candice Coulloc’h se dit « d’autant plus confiante quant à l’opportunité sanitaire que ce test représente pour gérer plus objectivement la sortie du confinement en Europe dans les semaines à venir ».

Fort du partenariat initié dès 2018 avec la Région Ile-de-France, sous l’impulsion de sa Présidente, Valérie Pécresse et de la Vice-Présidente en charge de la santé, Farida Adlani, pour la fourniture d’autotest VIH® à destination des associations franciliennes de lutte contre le Sida, AAZ se félicite aujourd’hui de la confiance que lui témoigne la Région. La société AAZ vient en effet de voir son test sérologique de dépistage rapide COVID-PRESTO® référencé parmi les fournisseurs de la centrale d’achat de la région Ile-de-France ouverte aux acteurs publics et privés de la Région.

« Nous sommes très heureux d’accueillir à Villiers-le-Bel, ce vendredi, Madame Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France » se réjouit le Docteur Joseph Coulloc’h, Pharmacien Biologiste et Président fondateur d’AAZ « La Région a toujours été un partenaire fidèle et elle valorise aujourd’hui par sa présence le savoir-faire et l’innovation francilienne ainsi que l’insertion par le travail des personnes en situation de handicap. Nous serons ravis de lui remettre à cette occasion la première boîte de COVID-PRESTO® aux couleurs de l’Île-de-France dans la perspective d’une première commande de centaines de milliers de tests, pour les besoins propres de la Région, attendue la semaine prochaine ».

*ESAT : Etablissement et Service d’Aide par le Travail



A propos d’AAZ-LMB
Fort d’une expérience de 25 ans dans le domaine des tests de diagnostic, AAZ est un fabricant français à l’origine de la conception, de la certification et du lancement du premier autotest de dépistage du VIH en 2015. autotest VIH® est aujourd’hui disponible dans des dizaines de milliers de pharmacies réparties dans 17 pays européens. autotest VIH® a été récompensé il y a un an par le Prix GALIEN International. Le Dr Joseph Coulloc’h, Président d’AAZ, s’était vu remettre à Dakar la plus haute distinction de la recherche pharmaceutique dans la catégorie Biotechnologie. En 2019, AAZ a lancé autotest GLUTEN® 2ème génération, le premier autotest de dépistage de l’intolérance au gluten qui suit les recommandations des autorités de santé françaises et européennes. En janvier 2020, AAZ initiait la fabrication de TROD’ANGINE®, pris en charge par la sécurité sociale et réalisé depuis dans les pharmacies françaises afin de lutter contre la surconsommation d’antibiotiques. Face à la crise sanitaire, AAZ a mobilisé ses ressources et fait appel à son savoir-faire pour proposer aujourd’hui plusieurs techniques de dépistage du COVID-19 et de l’immunisation au virus SARS-CoV-2 dont le test rapide sérologique COVID-PRESTO®.
Plus d’informations sur covid19aaz.com
fil - 19 Mai 2020 - 15:56
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
FOIE & COVID-19 : VOS TÉMOIGNAGES À LA SORTIE DU CONFINEMENT







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https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIp ... g/viewform

http://www.soshepatites.org/foie-et-cov ... nfinement/
fil - 19 Mai 2020 - 17:41
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Tests sérologiques de Covid : la HAS dit oui aux TDR et Trod, mais pas aux autotests (EGORA 19/5/20)

Pourra-t-on bientôt réaliser un test sérologique de l’infection Covid-19 en pharmacie, au sein d’une association, ou même chez soi ? A coté des tests sérologiques automatisables par Elisa, réalisés au sein d’un laboratoire de biologie médicale ayant le plateau technique adapté, ont été développés, en effet, des tests unitaires rapides. C’est pourquoi, après avoir rendu son avis sur les critères de fiabilité des tests (16 avril), et la place des tests Elisa (le 2 mai), la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié le 18 mai ses recommandations pour l’utilisation des tests unitaires rapides dans le cadre de la prise en charge de l’infection.


Cela concerne 3 types de tests :

- Les tests de diagnostic rapide (TDR), réalisé en laboratoire, grâce à un prélèvement au bout du doigt (contrairement aux tests Elisa qui sont effectués sur une prise de sang). Ils ne nécessitent pas de plateau technique lourd.

- Les tests rapides d’orientation diagnostique (Trod), réalisés par des professionnels de santé, mais en dehors d’un cabinet de biologie médicale : médecin, infirmier, sage-femme, pharmacien, ou encore personnel formé, associatif par exemple (en particulier pour des personnes en situation de précarité). Ils donnent une orientation diagnostique qui nécessite ensuite d’être confirmée par un autre test en laboratoire (Elisa ou TDR). Les Trod s’adressent donc à un public plus diversifié, et dans des endroits différents que ceux des TDR. "Il faut en apprécier les performances en vie réelle", souligne le Dr Carbonneil, chef du service d'évaluation des actes professionnels de la HAS.

- Les autotests, réalisés par la personne, chez elle, sans aucun accompagnement par un professionnel de santé.

Indications des tests sérologiques : les recommandations de la HAS
Les TDR fournissent une réponse binaire (oui ou non, sur la présence d’anticorps), à l’inverse des tests Elisa, qui permettent d’obtenir une réponse quantitative qui, on l’espère prochainement, pourra informer sur une éventuelle protection des personnes ayant déjà été infecté par le Sars-CoV-2.

Pour chacun de ces tests rapides, les résultats sont obtenus en 5 à 15 mn. Ils existent...

des tests sur Ig total, sur IgG seuls (en cas de diagnostic étiologique à distance), et sur IGM et IGG. Ils répondent au cahier des charges établi par la HAS, qui comprend une sensibilité d’au moins 90 ou 95% selon le type de test, et une spécificité de 98%.

Au final, il y aura sur le marché "un très grand arsenal en France pour effectuer des tests sérologiques", assure le Pr Dominique Le Guludec présidente de la HAS.



TDR : indications identiques aux tests Elisa

L’instance sanitaire, au vu des données actuelles, a considéré que les indications des TDR devraient correspondre à celle déjà préconisées pour les tests Elisa. Elles sont au nombre de huit :

- Enquêtes séro-épidémiologiques

- Diagnostic initial de patients symptomatiques graves hospitalisés, si tableau clinique ou scanographique évocateur et RT-PCR négative

- Diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques graves hospitalisés sans RT-PCR

- Diagnostic initial de patients symptomatiques sans signe de gravité suivis en ville si tableau clinique évocateur et test RT-PCR négatif

- Diagnostic de rattrapage chez des patients symptomatiques sans RT-PCR

- Diagnostic étiologique à distance chez des patients symptomatiques sans signe de gravité diagnostiqués cliniquement mais n’ayant pas fait l’objet d’une RT-PCR

- Détection d’anticorps chez les professionnels soignants non symptomatiques lors de dépistage

- Détection d’anticorps chez les personnels d’hébergements collectifs (Ehpad, prison, casernes…) non symptomatiques lors de dépistage

Une première étude sérologique en France
Les Trod sont aussi recommandés estime ensuite la HAS, mais, leurs indications doivent être plus retreintes et réservées pour les personnels soignants et d’hébergement collectif et pour les patients symptomatiques sans signes de gravité s’ils présentent des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale, mais pas à l’hôpital.

En revanche, pour les autotests, "il a été considéré qu’il est prématuré de pouvoir les recommander", a déclaré le Dr Cédric Carbonneil. Ceci en raison de deux...

freins majeurs : l’insuffisance de données scientifiques sur les performances des autotests pour le diagnostic du Covid-­19 en vie réelle ; et l’identification de difficulté d’utilisation. Si la réalisation du prélèvement est simple "il n’en est pas de même pour la lecture et l’interprétation du résultat", explique la HAS qui ajoute que, "sans accompagnement, le patient prend le risque de tirer des conclusions erronées de ce test". "Ce n’est pas aussi simple qu’un tests de grossesse", ajoute le Dr Carbonnneil.

Les TDR et les Trod devraient ainsi être "très prochainement" mis à la disposition de la population, et remboursés sur prescription médicale.



Des précautions et une traçabilité nécessaires

La HAS attire cependant l’attention sur des précautions à prendre en particulier pour les Trod. Certaines fenêtres de temps doivent, par exemple, être respectées en fonction du test utilisé. Il s’agit de fenêtre d’indication : certains tests seront performants dès J7, tandis que d’autres ne le seront qu’à J14. Ou encore des fenêtres de lecture : les résultats doivent être lus dans un délai précisé sans le dépasser, au risque d’avoir un faux positif.

En outre, les tests indiquant des différences entre IgM et IgG doivent être interprétés en fonction de la période où on se situe, par rapport à la clinique. La HAS insiste donc sur la nécessité pour le patient d’être accompagné par un professionnel de santé pour la réalisation de ces tests.

Tests sérologiques : la prudence de la HAS masque-t-elle une pénurie de tests ?
Sur le plan pratique, ils nécessitent le port de masques et de gants, mais pas nécessairement de surblouse, car le risque de contamination n’est pas le même qu’en cas de réalisation de tests virologiques, vu la période d’indication.

Enfin, si les TDR constituent des actes de biologie médicale, avec donc obligation de remonter l’information lorsque le test est positif, ce n’est pas le cas des Trod. La HAS encourage cependant à ce qu’il y ait une traçabilité écrite de leurs réalisations.

Sources :

D’après une conférence de presse de la HAS, 18 mai 2020
https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap ... -19_vd.pdf
fil - 21 Mai 2020 - 09:19
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Discovery : où en est-on ?

L'essai Discovery a été cité récemment par la Commission Européenne comme le seul « grand essai académique européen » évaluant des antiviraux dans le Covid-19. Reste que ce projet est en butte à de grandes difficultés qui ne lui permettent toujours pas de donner de résultats, même préliminaires, malgré les annonces du gouvernement. Cet essai est une émanation de Solidarity de l’Organisation mondiale de la santé, avec lequel, il est d’ailleurs mené en coordination. Solidarity est le consortium d’essais cliniques de l’OMS qui contribue à l’effort global international pour trouver des traitements contre le Covid.

Au 12 mai 2020, 750 patients-es ont déjà été recrutés en France. L'objectif est de 800 personnes, sur un total de 3 200 personnes à inclure dans l'essai (les autres participants-es doivent venir d'autres pays). Ce projet fait partie de la liste des études et essais retenus par le consortium REACTing (France) qui organise une partie de la recherche française sur le Covid-19. L'essai Discovery a un protocole « solide », selon le terme d'un communiqué de l'Inserm et suit une méthodologie scientifique rigoureuse. Il vise à comparer quatre stratégies thérapeutiques : un groupe prend l'antiviral remdesivir, un autre prend l'association lopinavir/ritonavir (Kaletra), un troisième prend Kaletra combiné avec l'interféron beta, un quatrième l'hydroxychloroquine, dérivé de l'antipaludéen chloroquine. Un cinquième groupe de patients reçoit des « soins standards » (oxygénation, traitements de la fièvre, contre les vomissements, etc.).

« Le déploiement d’un tel essai au niveau européen est long car il s’agit de monter un réseau solide en tenant compte des différences réglementaires d’un pays à l’autre et d’inclure de très nombreux patients-es en leur apportant toutes les informations nécessaires, toujours dans un souci de rigueur et de qualité méthodologique », explique l'Inserm. « Cette coopération européenne sera d’autant plus utile qu’elle se construit dans un esprit de pérennisation pour tester des molécules ciblant spécifiquement le Covid-19 quand elles en seront à un stade clinique et pour bâtir des fondations solides en cas de nouvelle(s) grande(s) épidémie(s) », poursuit l'institut de recherche, mais il n'en demeure pas moins que pour le moment, l'essai Discovery patine. Les autres pays (hormis un patient au Luxembourg) n'ont pas encore recruté leurs participants-es et on reste encore très loin du compte. Au point que certains médecins ont rebaptisé l'essai du nom de « Fiascovery ». L'essai est ambitieux puisqu'il compare quatre stratégies thérapeutiques différentes et que ses concepteurs-rices en escomptent « des réponses définitives sur des stratégies thérapeutiques antivirales dont l’efficacité et la tolérance sont actuellement incertaines ». Or, pour cela, il faut un nombre conséquent de participants-es...

Plus le nombre sera bas, moins solides et probants seront les résultats. Une des difficultés, outre la différence de réglementation d'un pays à un autre, réside dans le coût de l'essai (environ 5 000 euros par personne incluse). Régulièrement, se tiennent des réunions du DSMB (Data Safety Monitoring Board). Le DSMB est un comité de surveillance et de suivi des données. C'est-à-dire un groupe de personnes indépendantes, externes à l'essai, qui sont des experts-es dans des secteurs pertinents. Ils et elles étudient régulièrement les données accumulées d'essais cliniques et conseillent le promoteur de l'essai. Le 11 mai dernier, le DSMB de l'essai Discovery s’est prononcé pour la poursuite de Discovery sur les quatre groupes thérapeutiques après avoir examiné les données de 700 patients. « L’essai continue donc, afin de parvenir à des résultats rigoureux et de qualité, permettant de dire quelle molécule s’avèrerait efficace pour quel patient et à quelle dose ». Si les experts-es du DSMB recommandent de continuer, cela signifie qu'« ils considèrent qu'il n'y a pas de problème de toxicité, qu'ils ne voient pas d'efficacité majeure, mais qu'ils pensent qu'en incluant (davantage de patients, NDLR), peut-être qu'on peut essayer de montrer une efficacité », souligne, auprès de l'AFP, le Pr YazdanYazdanpanah, qui coordonne le réseau REACTing, qui soutient le projet.

On l'aura compris, cela ne se fera que si les obstacles actuels au recrutement, notamment dans les pays partenaires sont levés. Dans une interview au Journal du dimanche, la responsable méthodologique de Discovery, France Mentré, a annoncé que le DSMB se réunirait de nouveau le 3 juin. Selon elle, « si on arrive à inclure des pays européens avec lesquels on travaille actuellement, j'espère que l'on pourra finir l'étude fin juin ».

https://presse.inserm.fr/discovery-poin ... 020/39499/
fil - 22 Mai 2020 - 05:19
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : l’hydroxychloroquine et l’azithromycine ne démontrent aucun bénéfice

Une étude rétrospective portant sur des patients hospitalisés atteints de COVID-19 a révélé que le traitement par hydroxychloroquine, azithromycine, ou les deux, n’était pas significativement associé à des différences en termes de mortalité à l’hôpital, par rapport aux patients n’ayant reçu aucun des deux médicaments.

Cependant, des résultats publiés dans la revue JAMA mettent en évidence des arrêts cardiaques plus fréquents chez les patients recevant les deux médicaments.

Parmi les 1 438 patients hospitalisés atteints de COVID-19 (858 [59,7 %] d’hommes, âge médian de 63 ans), ceux recevant de l’hydroxychloroquine, de l’azithromycine, ou les deux étaient plus susceptibles que ceux ne recevant aucun de ces médicaments de présenter un diabète, une fréquence respiratoire > 22/min, des anomalies à l’imagerie thoracique, une saturation en O2 <90> 40 U/l.

La mortalité globale à l’hôpital était de 20,3 % (IC à 95 % : 18,2–22,4 %). La probabilité de décès chez les patients recevant l’association hydroxychloroquine + azithromycine était de 189/735 (25,7 % [IC à 95 % : 22,3–28,9 %]), de 54/271 pour l’hydroxychloroquine seule (19,9 % [IC à 95 % : 15,2–24,7 %]), de 21/211 pour l’azithromycine seule (10,0 % [IC à 95 % : 5,9–14,0 %]) et de 28/221 chez ceux n’ayant reçu aucun de ces deux médicaments (12,7 % [IC à 95 % : 8,3–17,1 %]).

Dans les modèles ajustés à risques proportionnels de Cox, par rapport aux patients ne recevant aucun des deux médicaments, aucune différence significative n’a été observée au niveau de la mortalité chez les patients recevant l’association hydroxychloroquine + azithromycine, de l’hydroxychloroquine seule ou de l’azithromycine seule.

Dans les modèles logistiques, par rapport aux patients ne recevant aucun des deux médicaments, un arrêt cardiaque était significativement plus susceptible de survenir chez les patients recevant l’association hydroxychloroquine + azithromycine, mais pas chez ceux recevant de l’hydroxychloroquine seule ou de l’azithromycine seule.

Références :

Rosenberg ES, Dufort EM, Udo T, Wilberschied LA, Kumar J, Tesoriero J, Weinberg P, Kirkwood J, Muse A, DeHovitz J, Blog DS, Hutton B, Holtgrave DR, Zucker HA. Association of Treatment With Hydroxychloroquine or Azithromycin With In-Hospital Mortality in Patients With COVID-19 in New York State. JAMA. 2020 May 11 [Epub ahead of print]. doi: 10.1001/jama.2020.8630. PMID: 32392282
fil - 22 Mai 2020 - 05:25
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Les taux de faux négatifs aux tests de dépistage du SARS-CoV-2 sont élevés au début de la maladie à COVID-19

• Les taux de faux négatifs aux tests de dépistage du SARS-CoV-2 par PCR semblent être les plus faibles 3 jours après l’apparition des symptômes ou environ 8 jours après l’exposition au virus, selon cette revue et cette analyse de 7 études.
Même à ces moments-là, les taux de faux négatifs sont de 1 sur 5.

• Il se pourrait que les résultats des tests de dépistage du SARS-CoV-2 par RT-PCR ne justifient pas la suppression des mesures de précaution visant à empêcher la transmission de la maladie, en particulier dans les premiers jours suivant l’apparition des symptômes.
• Il convient d’envisager d’attendre 1 à 3 jours après l’apparition des symptômes avant de réaliser un test de dépistage du SARS-CoV-2 par RT-PCR afin de minimiser les faux négatifs.
• En cas de suspicion clinique élevée, n’écartez pas l’infection sur la seule base du test de dépistage.

• 7 études (2 parues en prépublication ; 5 ayant fait l’objet d’un examen par des pairs), 1 330 échantillons respiratoires.
• Durant les 4 jours ayant suivi l’infection et avant l’apparition des symptômes (jour 5), la probabilité de résultat faux négatif (IC à 95 %) a diminué, passant de 100 % (100–100 %) le - - jour 1 à 67 % (27–94 %) le jour 4.
• Taux médians (IC à 95 %) de faux négatifs :
- Jour de l’apparition des symptômes : 38 % (18–65 %).
- Jour 8 (3 jours après l’apparition des symptômes) : 20 % (12–30 %).
- Jour 9 : 21 % (13–31 %).
- Jour 21 : 66 % (54–77 %).

• Analyse de la sensibilité : la probabilité d’infection la plus élevée malgré un résultat négatif au test par RT-PCR surviendrait le jour 2 (12,4 %).

• Une revue de la littérature et une analyse combinée estimant la valeur prédictive/le taux de faux négatifs en fonction du jour de réalisation du test de dépistage du SARS-CoV-2 par RT-PCR sur la base du délai écoulé depuis l’exposition et de l’apparition des symptômes ont été réalisées.
• Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH) ; autres.

• Hétérogénéité des études, notamment concernant le protocole utilisé et les techniques de prélèvement des échantillons.
• Le caractère généralisable des résultats est limité.
• Les véritables résultats faux négatifs sont sous-estimés.

https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M20-1495
fil - 22 Mai 2020 - 05:27
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19. Moins de 4,5% de la population française a été contaminée

Où en est l’épidémie de COVID-19 en France à la date du déconfinement, le 11 mai 2020 ? Quelles leçons en tirer pour l’avenir ? Pour en avoir une évaluation la plus fiable possible, une équipe dirigée par un chercheur de l’Institut Pasteur a effectué une modélisation à partir des données hospitalières françaises et de celles issues du bateau de croisière Diamond Princess. Après qu’un cas de COVID-19 ait été diagnostiqué parmi ses passagers, l’ensemble de ceux-ci a été testé pendant la mise en quarantaine du navire, en février 2020.

Hospitalisations et décès

Les résultats de la modélisation indiquent que 3,6% [2,1-5,6] des personnes contaminées sont hospitalisées, allant de 0,2% chez les femmes de moins de 20 ans à 45,9% chez les hommes de plus de 80 ans. Une fois hospitalisés, 19,0% [18,7-19,4] des patients sont dirigés en soins intensifs. Le taux de décès est de 18,1% [17,8-18,4] parmi les patients hospitalisés. Le taux de décès parmi l’ensemble des personnes contaminées s’élève à 0,7% [0,4-1,0], allant de 0,001% chez celles de moins de 20 ans à 10,1% [6,0-15,6] chez celles de plus de 80 ans. Les auteurs soulignent qu’il est comparable à ce qui a été rapporté dans d’autres études. Ils retrouvent également la prépondérance masculine en termes de risque d’être hospitalisé (RR 1,15 [1,22-1,29]), d’être admis en soins intensifs (RR 1,61 [1,56-1,67]) et de décès à l’hôpital (RR 1,47 [1,42-1,53]).

Ils ont identifié deux sous-populations parmi les malades décédèés : 15% meurent rapidement (délai moyen 0,67 jours après admission) et 85% après un délai de 13,2 jours en moyenne. Cette répartition est sensiblement la même quel que soit le groupe d’âge. Plusieurs interprétations sont possibles : délai du recours au système de soins, comorbidités, terrain génétique.

Prévalence de l’épidémie

Le nombre de reproduction (Ro) est passé de 2,9 (IC95 2,80-2,99) avant le confinement à 0,67 (IC95 0,65-0,soixante huit) le jour du déconfinement. Les chercheurs estiment que le 11 mai, 2,8 millions de Français ont été contaminés, soit 4,4% de la population française, un taux largement insuffisant pour assurer une immunité de groupe. Cette proportion s’élève à 9,1% dans le Grand Est et 9,9% en Île-de-France. Les nouvelles contaminations auront lieu pour 58% d’entre elles dans ces deux régions.

Limites

Le modèle a certaines limites, dues essentiellement à ce qu’il est construit à partir de la situation très particulière d’un navire en quarantaine : circulation du virus sans doute plus intense dans un endroit fermé, structure d’âges différentes, etc. La modélisation a cependant tenu compte des différents paramètres de confusion. Enfin, les données populationnelles sont seulement hospitalières. S’il s’avérait qu’un nombre de décès bien plus élevé qu’attendu avaient eu lieu hors de l’hôpital, le modèle sous-estimerait la proportion de personnes contaminées. Quoi qu’il en soit, les auteurs recommandent fortement le maintien des mesures de distanciation en période de déconfinement.

https://science.sciencemag.org/content/ ... 17/tab-pdf
fil - 22 Mai 2020 - 06:06
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 : plusieurs évolutions possibles et différentes approches thérapeutiques à l’étude

Si l’on ne sait toujours pas prédire qui sont les personnes chez lesquelles le Covid-19 guérira spontanément et celles qui devront être hospitalisées en raison d’une forme grave de la maladie, on sait que cette évolution dépend de la manière dont le système immunitaire va répondre à l’infection par le SARS-CoV-2. Explication !

Lorsqu’une personne est infectée par le SARS-CoV-2, le coronavirus responsable du Covid-19, une première phase de l’infection démarre. Comme le système immunitaire n’a jamais rencontré ce virus auparavant, aucune réponse de l’organisme ne se met en place avant environ une semaine : le virus a le champ libre pour se multiplier, et c’est ce qu’il fait.

Au bout de 7 à 14 jours, la deuxième phase de la maladie démarre. Et la manière dont le système immunitaire du patient va gérer la situation est variable, sans que l’on soit aujourd’hui capable de la prédire.

Dans la plupart des cas, une réponse immunitaire
adaptée se met en place et combat le virus (cas A sur l'infographie ci-dessous). Chez certains, la maladie restera complètement asymptomatique jusqu’à sa guérison. D’autres auront des symptômes plus ou moins importants (fatigue, fièvre, toux, perte du goût et de l’odorat...), mais leur système immunitaire leur permettra de guérir tout seul, sans traitement spécifique.

Hélas, il existe deux catégories de patients chez lesquels cela se passe différemment et qui doivent être hospitalisés.

Dans le premier cas, le système immunitaire ne répond pas, ou trop peu (cas B). Cela peut notamment être dû à une maladie préexistante, ou à certains médicaments bien spécifiques, qui agissent sur le fonctionnement des défenses naturelles de l’organisme. Le virus va alors continuer à se multiplier activement, ce qui finira par provoquer une défaillance des organes. Pour ces patients, on recherche des traitements antiviraux, qui freinent la multiplication du virus, ainsi que des traitements permettant de stimuler leur système immunitaire.

Autre situation, le système immunitaire s’emballe (cas C) : il déclenche alors une réponse qui va non seulement s’attaquer au virus, mais aussi à l’organisme. La réponse thérapeutique se trouve alors du côté des stratégies visant à réguler le système immunitaire.

Ainsi, parmi les recherches en cours, certaines visent à identifier des antiviraux capables de freiner la multiplication du SARS-CoV-2, alors que d'autres entendent découvrir comment stimuler ou au contraire réduire l'activité du système immunitaire des patients. D'autres enfin recherchent un moyen de prédire précocement comment le système immunitaire d'un patient va réagir, pour qu'il soit possible d'anticiper le choix du traitement le plus approprié pour lui, si cela s'avère nécessaire.





https://www.inserm.fr/actualites-et-eve ... ques-etude
fil - 22 Mai 2020 - 07:19
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Comment le coronavirus pourrait tuer Schengen

Bruxelles, le jeudi 21 mai – A l’heure du déconfinement, l’Europe s’interroge sur les modalités de réouverture des frontières. En Amérique du Sud, l’épidémie progresse rapidement.

« Le virus ne connait pas ces limites administratives » expliquait Emmanuel Macron le 27 février dernier, alors qu’on s’interrogeait sur la nécessité de fermer les frontières tandis que l’épidémie de coronavirus ne faisait que commencer en Europe. Sur ce sujet comme sur tant d’autres, les certitudes et les principes en vigueur depuis des années auront été balayés en quelques jours par la Covid-19. Tandis que le nombre de contaminations et de décès montaient en flèche, tous les pays d’Europe ont, début mars, fermé leurs frontières, faisant fi de l’espace Schengen et du sacro-saint principe de la libre circulation des personnes.

Depuis le 17 mars, toutes les frontières externes et internes (entre les états membres) de l’Union sont ainsi fermées. On a pu revoir aux frontières internes des scènes que l’on croyait oubliées, des files d’attente et des contrôles policiers, seuls ceux ayant un motif impératif pouvant entrer sur le territoire. A l’heure du déconfinement, les pays européens doivent désormais rouvrir progressivement les frontières en trouvant un savant équilibre, pour faire repartir les échanges économiques et le tourisme tout en évitant une propagation du virus.
Réouverture des frontières européennes en ordre dispersé
S’agissant des frontières extérieures de l’Union Européenne, il semble acquis, sur recommandation de la Commission Européenne, qu’elles resteront fermées au moins jusqu’au 15 juin. La plupart des pays du monde ont de toute façon fermé leurs frontières aux Européens à l’exception notable de la Chine.

Pour les frontières internes, malgré les appels de la Commission à coordonner la levée des contrôles, la réouverture se fait en ordre dispersé. L’Italie a ainsi indiqué, pour sauver sa saison touristique, que les étrangers communautaires seraient les bienvenus dès le 3 juin. Plusieurs pays prennent des accords bilatéraux, sans se soucier de l’avis de Bruxelles. Depuis le 5 mai, les frontières sont rouvertes entre les trois pays baltes.

L’Allemagne va elle progressivement assouplir les contrôles aux frontières suisses, autrichiennes et françaises. Quant à l’Espagne, elle a décidé de faire bande à part, en imposant une quarantaine de quatorze jours à tous les étrangers, y compris communautaires, depuis vendredi.
Plus de 1 000 morts par jour au Brésil
Si l’épidémie ralentit en Europe et aux Etats-Unis, qui opèrent un retour prudent à la normale, elle progresse rapidement en Amérique latine. Le Pérou et l’Equateur ont récemment dépassé la barre des 3 000 morts. Au Chili, pourtant l’un des pays les plus riches du continent, l’armée a dû être appelé en renfort pour stopper des émeutes de la faim.

Au Brésil (18 900 morts), qui déplore désormais plus de 1 000 décès quotidiens, le ministère de la santé recommande l’usage de la chloroquine pour freiner l’épidémie, à la grande joie du président Jair Bolsonaro, partisan convaincu de ce traitement antipaludéen. Le chef de l’Etat va devoir se trouver un troisième ministre de la santé en seulement deux mois, après la démission, pour des « divergences de vues » de Nelson Teich.

L’inquiétude est grande notamment dans les prisons sud-américaines, particulièrement insalubres et surpeuplés. Plusieurs foyers de contamination y ont été signalés. La crainte de l’épidémie et l’arrêt des visites ont provoqué des émeutes dans plusieurs établissements pénitentiaires : 47 personnes sont mortes dans une mutinerie au Venezuela le 1er mai, tandis que 1 300 prisonniers se sont échappés au Brésil dimanche dernier.

Aux grands maux les grands remèdes : le parlement mexicain a décidé d’amnistier tous les délinquants non violents non-récidivistes.
Q.H.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 22 Mai 2020 - 15:35
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID ET ADDICTION, PAS SI SIMPLE …





http://www.soshepatites.org/covid-et-ad ... si-simple/
fil - 25 Mai 2020 - 07:09
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 : plusieurs études sur les symptômes persistants lancées en France

Chez certaines personnes contaminées par le virus, les symptômes peuvent durer plusieurs semaines. Chez d’autres, ils peuvent parfois même réapparaître.

Ils appellent à l’aide sur Twitter : des patients contaminés par le Covid-19 ont encore des symptômes de la maladie plusieurs semaines après l’infection. Les scientifiques l'ont constaté et cherchent aujourd'hui des explications. "Je pense à la fatigue qui peut durer plus d'un mois, à l'oppression thoracique, cette sensation de poids sur la poitrine ou encore à l'anosmie, c'est-à-dire la perte de l’odorat", explique au Parisien, Dominique Salmon-Ceron, infectiologue à l’hôpital de l’Hôtel Dieu, à Paris. Elle annonce au quotidien le lancement de deux études sur la persistance et la résurgence des symptômes.

"La fatigue peut durer plus d’un mois"
D’après l’infectiologue, la perte de l’odorat persiste plusieurs semaines chez 10 % des patients. Parfois, ils ne récupèrent qu’une partie de cette fonction. "Plusieurs hypothèses sont à l'étude : une grosse inflammation logée au fond du nez ou des lésions des rameaux olfactifs. Dans ce dernier cas, c'est plus embêtant car le délai de récupération prend plusieurs mois", précise-t-elle. Mardi 19 mai, l’étude "Covidorl" a été lancée pour comprendre ces symptômes persistants. "La perte de l'odorat commence à se résorber au bout de 5 à 10 jours, mais nous voyons des patients, même avec des formes bénignes, chez qui elle persiste plusieurs semaines." Menée par un collectif d’infectiologues, cette recherche est coordonnée par le centre hospitalier intercommunal André Grégoire de Montreuil.

Des chercheur français s’intéressent aux remèdes possibles à la persistance des symptômes. Des ORL de la Fondation Rotschild, de l'hôpital Lariboisière et des infectiologues de l’Hôtel-Dieu ont démarré conjointement une étude sur un traitement. "J'appelle les patients concernés à se manifester, lance Dominique Salmon-Ceron. On va en suivre 120 et leur proposer des lavages de nez aux corticoïdes."

Quand les symptômes reviennent
Une autre recherche s’intéresse aux symptômes qui réapparaissent. Intitulée "Cororec", elle a plusieurs objectifs : comprendre l'origine de leur résurgence, savoir si les malades concernés souffrent d’autres pathologies ou si c’est lié à une mauvaise réponse immunitaire et s’ils sont toujours porteurs du virus. D’après Dominique Salmon-Ceron, cela resterait toutefois très rare. En moyenne, la charge virale reste dans l’organisme entre 14 et 21 jours, l’infectiologue a constaté que cela peut aller jusqu’à 63 jours, d'après les données rapportées dans les publications scientifiques. Si vous souhaitez participer à l’étude, vous pouvez écrire à anosmie.recherche@gmail.com.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ees-France
fil - 25 Mai 2020 - 07:12
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Un virus à la mer

Nantes, le vendredi 22 mai – Alors que les plages françaises accueillent de nouveau du public, une étude de l’Ifremer semble indiquer que le SARS-Cov-2 ne survit pas dans l’eau de mer.

En ce week-end de l’Ascension particulièrement ensoleillé, de nombreux Français se rendront à la plage pour oublier le stress du confinement. Depuis le 7 mai, c’est aux préfets de décider quelles plages peuvent à nouveau accueillir du public et dans quelles conditions. Certaines plages sont totalement ouvertes, d’autres interdisent la baignade, d’autres enfin ont créé le principe de « plage dynamique », où la détente sur la serviette n’est pas autorisée.

Ce retour à la mer pose inévitablement la question du risque de contamination par la baignade. Surtout après que des chercheurs d’Eau de Paris ait révélé récemment avoir découvert de l’ARN du SARS-CoV2 dans les eaux usées, qui sont justement rejetés dans la mer après traitement.

Pour en avoir le cœur net, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a décidé de procéder à des prélèvements sur les trois façades maritimes françaises (Nord, Atlantique et Méditerranée). Ont été choisis comme zones de prélèvement les sites les plus exposés à des rejets humains et aux eaux usées. Au total, 21 coquillages (19 huitres et 2 moules) et 4 échantillons d’un litre d’eau de mer ont été testés par PCR.
Pas de risque dans l’eau de mer, vigilance dans l’eau douce
Le résultat est sans appel : aucune trace de SARS-Cov2 n’a été retrouvé, ni dans l’eau de mer, ni dans les coquillages, dans lesquels il est pourtant fréquent de détecter des virus d’origine humaine. Des norovirus ont ainsi été identifiés dans six coquillages testés.

« L’absence de traces du SARS-Cov-2 révélée par notre étude est une bonne nouvelle » souligne Soizick Le Guyader, responsable du laboratoire nantais de l’Ifremer qui a mené l’étude. Le virologue se montre tout de même prudent, rappelant que son équipe n’a pas pu réaliser de prélèvements sur toutes les zones littorales sensibles en contact avec des rejets humains et que le nombre de coquillages analysé reste faible. Pour compléter ces premiers résultats, les chercheurs nantais vont réaliser de nouveaux prélèvements tous les 15 jours pendant plusieurs mois, notamment pour déterminer si le déconfinement peut conduire à la contamination de l’eau de mer.

Il ne semble donc pas que la baignade représente un risque accru de contamination au coronavirus, à condition toute fois d’y respecter la distanciation sociale. En Bretagne, plusieurs plages ont été fermées ces derniers jours par arrêté préfectoral après que les forces de l’ordre y ait signalé des rassemblements.

A l’inverse de l’eau de mer, l’eau douce pourrait présenter un risque. « Il vaut mieux éviter les lacs ou les étangs, car ce sont des eaux non traitées et leur surface est bien plus petite » explique Fabienne El-Khoury, épidémiologiste à l’Inserm.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 25 Mai 2020 - 10:31
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Droit aux masques pour les séropos et les malades à risques face à la COVID-19 (Les Actupiennes 25/5/20)



Vous êtes séropo ou malade à risques face à la Covid-19* ?

Vous vous demandez comment obtenir des masques chirurgicaux à moindre coût ou vous n’êtes pas satisfaits des masques en tissu « grand public » ? Le coût de ceux-ci n’étant pas négligeable et notamment pour les plus précaires.

Une note d’information « urgente » de la DGS du 5 mai 2020, passée inaperçue et très peu relayée vous autorise à demander à un médecin généraliste, spécialiste dont votre infectiologue une ordonnance pour vous doter en masques chirurgicaux (à changer toutes les 4 heures).

Ces masques vous seront délivrés gratuitement à raison de 10 pour une semaine ou de 40 pour un mois par les officines sous présentation d’une ordonnance.



* Liste des pathologies ou personnes concernées : https://lesactupiennes.fr/wp-content/up ... cesper.pdf
DGS-Urgent : délivrance des masques chirurgicaux : https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/dgsurg ... serMessage

Pharmaciens, Covid-19 : point sur la distribution des masques du stock d’État dans le cadre du déconfinement : https://www.ameli.fr/pharmacien/actuali ... onfinement
fil - 25 Mai 2020 - 17:28
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
La liste des tests sérologiques validés est enfin connue

France— Après des semaines d’attente, la version beta de la liste des tests sérologiques validés par le Centre National de Référence a été publiée le 21 mai au soir sur le site du gouvernement.

Contrairement à d’autres pays, les autorités françaises ont fait le choix de passer au crible les différents tests à visée commerciale afin de s’assurer de leur fiabilité. Une fiabilité qu’il n’est pas si simple d’acquérir (voir encadré en fin de texte).

En tout, à ce jour, ce sont 22 tests sérologiques rapides qui ont reçu le feu vert du CNR au côté de 8 tests sérologiques automatisés (ELISA) réalisés en laboratoire.

Les tests obtenaient une certification si leur sensibilité minimale se situait entre 90 à 95% et si leur spécificité minimale était de 98%.

Prescrits par les médecins, ces tests seront entièrement remboursés dans les indications précisées par la Haute autorité de santé (HAS) à la fois pour les tests ELISA et les tests rapides.

A noter que 15 des tests sérologiques rapides ne doivent être utilisés que pour la mesure des IgG, à partir du 14ème jour après l’apparition des signes cliniques. Les huit autres, recherchent à la fois les IgG et les IgM ou les anticorps totaux.

La liste complète des tests RT-PCR et sérologiques certifiés par le gouvernement est accessible ici.

https://covid-19.sante.gouv.fr/tests

https://francais.medscape.com/voirarticle/3605992#vp_1
fil - 26 Mai 2020 - 09:24
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Traitements et vaccins contre le Covid-19 : les dernières avancées

Les laboratoires se mobilisent pour fournir au plus vite des médicaments et vaccins afin d’enrayer l’épidémie de coronavirus. Plusieurs pistes sont prometteuses, mais il faudra encore attendre avant la commercialisation des premiers traitements.

Aucun traitement ni vaccin n’a encore été mis au point contre le virus Covid-19, alors que le cap des 345 000 décès a été franchi dans le monde, dont plus de 28 000 en France. Mais la recherche s’organise et progresse. We Demain fait le point sur les dernières avancées médicales.

DU CÔTÉ DES TRAITEMENTS
Rappelons d'abord que la maladie étant due à un virus, le coronavirus Sars-CoV2, et non une bactérie, les antibiotiques s'avèrent inefficaces (sauf pour prévenir une surinfection).

• Le programme européen Discovery étudie depuis le 22 mars l'efficacité de 4 traitements expérimentaux contre le Covid-19, parmi lesquels l'hydroxychloroquine, le remdesivir, une combinaison lopinavir+ritonavir (Kaletra) et une combinaison Kaletra+interféron bêta. L'étude accuse un certain retard, faute d'un nombre suffisant de patients volontaires. Les premiers résultats sont attendus pour la fin du mois de juin.

• L'hydroxychloroquine a été intégrée dans plusieurs essais cliniques, dont l'étude Hycovid depuis le 31 mars et l'essai clinique "PrEP COVID" depuis le 14 avril. Une étude française et une étude chinoise, toutes deux publiées le 14 mai, indiquent que l'antipaludéen n'est pas plus efficace que les traitements standards contre le Covid-19. La molécule pourrait même augmenter le risque de décès en provoquant des troubles cardiaques ou aggravant des troubles existants, alerte une étude publiée le 22 mai dans la revue médicale The Lancet.

• Le remdivisir, un antiviral expérimental développé par le laboratoire Gilead pour lutter contre le virus Ebola, est utilisé aux Etats-Unis et au Japon pour traiter les patients atteints du Covid-19. Alors que les premiers essais cliniques conduits en Chine révélaient l'inefficacité de la molécule , une nouvelle étude parue le 22 mai dans le New England Journal of Medicine se montre plus optimiste : "le remdesivir a un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement", à condition de commencer le traitement dès le début de la maladie.

• Le tocilizumab, un anticorps déjà utilisé pour traiter la polyarthrite rhumatoïde, serait efficace sur les malades atteints d'insuffisance respiratoire, d'après de premiers résultats relayés par l'AP-HP. Une série d’essais, commencée le 27 mars dernier, montre une amélioration du pronostic vital chez les patients ayant reçu le traitement.

• L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament a décidé, jeudi 30 avril, d’autoriser les transfusions de plasma – partie liquide du sang qui contient des anticorps – de patients guéris du Covid-19 à des malades. Des hôpitaux situés dans trois régions françaises (Ile-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) étudient l'efficacité de cette thérapie depuis début avril, dans le cadre de l'essai Coviplasm.

• Un autre antibiotique, l'azithromycine, a intégré le 14 avril l'étude "PreEP COVID" afin de déterminer son potentiel préventif contre le Covid-19.

DU CÔTÉ DES VACCINS
Solution de long terme contre la maladie, un vaccin nécessite un délai de plusieurs mois entre sa conception et sa mise sur le marché. Plus d'une centaine de candidats vaccins ont été recensés, dont seulement dix ont commencé à faire l'objet d'essais cliniques sur l'homme.

Chaque vaccin fait l'objet de plusieurs essais cliniques avant d'être commercialisé. On distingue notamment trois grandes étapes de validation : la phase I évalue la tolérance du candidat vaccin par des adultes en bonne santé, la phase II détecte les effets secondaires potentiels ainsi que la réponse immunitaire des volontaires vaccinés, et la phase III évalue l'impact du candidat vaccin sur une population plus diversifiée (personnes âgées, fragiles, enfants...).


• Les deux premiers essais européen sur l'homme ont eu lieu le 23 avril au Royaume-Uni et en Allemagne. Le vaccin ChAdOx 1 développé par l'université d'Oxford sera testé sur 800 patients, rapporte la BBC. Le vaccin BNT162 mis au point par la société allemande BioNTech a également obtenu le feu vert pour être testé sur 200 volontaires.

• En Chine, quatre laboratoires (Sinovac, Shenzen Geno-Immune Medical Institute, Beijing Institute of Biological Products et CanSino Biologics) ont également débuté leurs premiers essais cliniques sur des volontaires.

• Aux États-Unis, la phase II de l'essai du vaccin mRNA-1273 devrait débuter prochainement, après une première phase de tests concluante, a indiqué l’entreprise de biotechnologies américaine Moderna Therapeutics dans un communiqué. La phase III de l'essai pourrait commencer dès le mois de juillet.

• Les Pays-Bas, l'Australie, l'Afrique du Sud, l'Espagne, l'Égypte et la Colombie ont débuté leurs premiers essais cliniques afin de déterminer si un vaccin déjà existant, le vaccin contre la tuberculose (BCG), serait efficace pour combattre le virus, ou du moins atténuer les symptômes de la maladie. La France devrait prochainement commencer ses propres tests sur 1 000 personnes volontaires.

https://www.wedemain.fr/Traitements-et- ... a4614.html
fil - 26 Mai 2020 - 10:59
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux




La suite ici :

http://www.soshepatites.org/covid-19-in ... ts-utiles/
fil - 26 Mai 2020 - 14:58
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : l’ANSM souhaite suspendre par précaution les essais cliniques évaluant l’hydroxychloroquine dans la prise en charge des patients - Point d'Information (ANSM 26/5/20)

Après l’OMS hier soir, l’ANSM annonce à son tour suspendre par précaution les essais cliniques évaluant l’hydroxychloroquine dans la prise en charge des patients atteints de Covid-19.

Suite à la publication ce weekend d’une étude dans la revue The Lancet jugeant inefficace, voire dangereux, le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du Covid-19, l’Organisation mondiale de la Santé a indiqué hier suspendre ses essais cliniques, du moins temporairement.

Ce 26 mai, l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) lui emboîte le pas. Dans un communiqué, l’Agence affirme qu’elle suspend elle aussi 16 essais sur la chloroquine « dans l’attente d’une réévaluation globale du bénéfice/risque de cette molécule ». Une décision qui prendra effet sous 24 heures.

Plus de mal que de bien ?
Point de départ de ces décisions donc, une étude publiée dans The Lancet. Menée auprès de 100 000 personnes dans 671 hôpitaux, elle ne montrait aucune utilité de la chloroquine dans la prise en charge des patients souffrant du coronavirus. Pire, la molécule augmenterait la fréquence des arythmies cardiaques.

La décision des autorités apparaît en outre comme du bon sens, sous l’égide du principe de précautions. Ce qui n’empêchera pas certains de crier au scandale. Didier Raoult en tête, qualifiant l’étude du Lancet de « foireuse ».

https://destinationsante.com/lansm-susp ... quine.html

https://ansm.sante.fr/S-informer/Actual ... nformation
fil - 27 Mai 2020 - 06:00
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COVID-19 : TDR, TROD et autotests : les recommandations de la HAS

La Haute Autorité de Santé vient de mettre la touche finale à son évaluation de la place des tests sérologiques dans la lutte contre le COVID-19 avec l’examen de l’apport des TDR (tests de diagnostic rapide), des TROD (tests rapides d’orientation diagnostique) et des autotests.

Pour l’agence, les TDR ont les mêmes indications que les tests sérologiques automatisables (ELISA) : personnes qui ont eu des symptômes mais qui n’ont pas réalisé de test virologique, personnes pour lesquelles le résultat du test par virologique négatif est contradictoire avec le tableau clinique, personnels des lieux d’hébergement collectifs, comme les EHPAD, prisons, résidences universitaires, etc., qui ont été en contact avec des personnes atteintes. Comme les tests ELISA, les TDR nécessitent une prescription médicale. Ils doivent être réalisés en laboratoire.

Les TROD sont des tests d’orientation diagnostique. Ils peuvent être réalisés par tout professionnel de santé, voire par les membres formés de certaines associations, mais ils ne permettent pas de poser formellement le diagnostic de COVID-19. Un résultat positif à un TROD doit être confirmé par un test sérologique ELISA ou TDR. Pour la HAS, leurs indications sont plus restreintes que celles des TDR : personnels soignants et d’hébergement collectif, patients symptomatiques sans signe de gravité s’ils ont des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale.

La HAS ne recommande pas l’usage des autotests, en raison des incertitudes sur leur fiabilité et sur leurs difficultés de lecture et du risque de leur mésinterprétation par les patients.

Elle se prononce en faveur du remboursement des tests sérologiques ELISA et TDR par l’Assurance maladie, à condition qu’ils soient conformes aux critères de fiabilité évalués par le Centre national de référence selon le cahier des charges qu’elle a publié et qu’ils aient été prescrits par un médecin dans les indications qu’elle a définies.

Elle recommande d’intégrer les résultats de ces tests aux données concernant les patients diagnostiqués COVID-19 et remontées par les médecins dans le système SIDEP afin d’assurer leur traçabilité et de favoriser l’identification des personnes contacts.

En revanche, la HAS ne se prononce pas sur le remboursement des TROD car ils relèvent d'un autre dispositif réglementaire pour accéder au remboursement.

Par ailleurs, le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) ne recommande pas le « poolage » de tests réalisés par RT-PCR. Le poolage permet de tester dans la même réaction plusieurs échantillons de même type provenant de patients différents ou plusieurs types d’échantillons provenant du même patient. Le HCSP avance deux raisons à son avis :

« Aucune étude n’a été publiée sur les résultats d’échantillons groupés par technique de RT-PCR dans le cadre de campagnes de dépistage de masse en population générale » (qu’il s’agisse du COVID-19 ou par exemple, de H1N1).
La circulation du virus SARS-CoV-2 a fortement diminué dans de nombreuses régions : il n’y a pas de tension sur l’approvisionnement en réactifs (en revanche, celui sur les écouvillons et les milieux de transports des échantillons « doit faire l’objet d’une vigilance »), il y a un risque de résultat faussement négatif en cas de charge virale faible dans l’échantillon testé par groupage.
En outre, le poolage allonge le délai de rendu des résultats.

Références :

La HAS se prononce sur les tests sérologiques rapides – TDR, TROD, autotests – dans la lutte contre le COVID- 19. HAS. Communiqué de presse, 18 mai 2020.

La HAS est favorable au remboursement des tests sérologiques à la fiabilité validée et dans les indications définies. HAS. Communiqué de presse, 20 mai 2020. 20 mai 2020

HCSP. Avis relatif à la pertinence du poolage des tests de recherche du SARS-CoV-2 par RT-PCR. 10 mai 2020.
fil - 27 Mai 2020 - 06:08
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Coronavirus. Des soignants contaminés ont développé une immunité temporaire

Plusieurs personnels médicaux ayant contracté le Covid-19 ont développé des anticorps les protégeant momentanément d’une nouvelle infection, selon une étude de l’Institut Pasteur.

C’était l’une des grandes inconnues du Covid-19 : les anciens malades sont-ils immunisés contre la maladie ? L’institut Pasteur a apporté un premier élément de réponse encourageant.

160 soignants du CHU de Strasbourg ont fait l’objet d’une étude, relaie France Inter . Ils avaient été contaminés un mois plus tôt par le Sars-Cov-2 mais n’avaient connu que des formes légères, sans hospitalisation nécessaire.

Présence d’anticorps protecteurs
Sur l’ensemble, 159 d’entre eux disposaient d’anticorps. plus intéressant, on recherchait les anticorps neutralisants dont on sait qu’ils sont protecteurs contre, par exemple, une réinfection, explique Arnaud Fontanet, interrogé par France Inter. Et là, à partir d’un mois, on en trouve chez 98 % des personnes qui avaient été infectées par le SARS-CoV-2.

Ces personnels sont très vraisemblablement […] protégés contre une réinfection, poursuit le chercheur, pour une durée de quelques semaines à quelques mois.

Une bonne nouvelle certes, mais qui ne concerne que les personnes effectivement exposées au virus, soit moins de 10 % de la population dans les zones rouges (Île-de-France, Grand Est), et 4,4 % dans l’ensemble du pays.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus ... re-6846560

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... s-guerison
fil - 27 Mai 2020 - 06:44
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La Covid-19 comme vous ne l'avez jamais vue

Londres, le mardi 26 mai – Le journal britannique Financial Times a regroupé plusieurs données épidémiologiques pour dessiner un portrait statistique de la pandémie de coronavirus.

Le temps d’une pandémie, les journalistes économiques du Financial Times, périodique de référence dans les milieux d’affaires européens, se sont convertis en épidémiologistes. Plus habitués à manipuler les chiffres de production, de rentabilité et de croissance, l'équipe du journal se penche désormais sur les nombres de morts et de contaminations pays par pays. Le Financial Times a ainsi mis en place un dossier épidémiologique complet en agglomérant des milliers de données statistiques, permettant ainsi de prendre véritablement conscience de l’ampleur d’une pandémie qui a tué à ce jour près de 350 000 personnes dans le monde.
La pandémie d’est en ouest
Le dossier épidémiologique du Financial Times permet de retracer le parcours du SARS-Cov-2. Malgré l’accélération de la mondialisation, la pandémie actuelle, comme les précédentes, n’a touché les différentes régions du monde qu’à plusieurs semaines d’intervalles. Le coronavirus a ainsi d’abord frappé l’Extrême-Asie en janvier, avec d’abord la Chine, berceau de l’épidémie, puis ses voisins coréens, japonais et thaïlandais. L’épicentre de l’épidémie s’est ensuite déplacé en mars en Europe occidentale (Italie, Espagne, France, Royaume-Uni) puis aux Etats-Unis en avril. Selon les dernières données, c’est désormais l’Amérique latine (et notamment le Brésil) qui est en passe de devenir le nouveau point chaud de l’épidémie.

Etat par état, les données colligées par le Financial Times permettent de déterminer si un pays a passé le pic de l’épidémie et quand. En France, le pic a été atteint le 16 avril dernier : à cette date, notre pays déplorait, en moyenne sur les sept derniers jours, 893 morts quotidiens (contre 94 morts au 24 mai). Par comparaison, alors que les états européens ont connu leur pic mi-avril, les Etats-Unis ne connaissent une lente baisse de la mortalité que depuis début mai, tandis qu’elle continue de progresser fortement au Brésil (multiplication par six de la mortalité en un mois).
Une mortalité générale augmentée de 67 % au Royaume Uni mais stable au Danemark, en Islande, en Norvège et en Israël
Au-delà du bilan officiel par pays, les journalistes du Financial Times se sont penchés sur la hausse de la mortalité générale. Selon la plupart des épidémiologistes, cette hausse donne une image plus fidèle de l’épidémie, puisqu’elle permet de compenser les disparités entre les pays quand aux capacités de dépistage et au recensement des morts (certains états continuant de ne comptabiliser que les décès à l’hôpital).



L’analyse de la surmortalité générale laisse malheureusement présager que le bilan réel de l’épidémie est bien plus lourd que celui qui transparait du décompte officiel des victimes. Le 26 avril dernier, le Financial Times avait déjà émis l’hypothèse que la Covid-19 ait pu tuer 60 % de personnes de plus qu’annoncé officiellement.

Cette disparité entre bilan officiel et bilan réel ne concerne pas que les pays pauvres, au moyen de dépistage limité et à l’organisation erratique. Ainsi au Royaume-Uni, l’analyse de la surmortalité générale (+67 %) aboutit à un bilan de 54 000 morts supplémentaires depuis le début de l’épidémie, bien au-dessus des 37 000 décès officiels.

Les villes, où la densité de population est la plus forte, sont logiquement les plus durement touchés par l’épidémie : la mortalité toutes causes a augmenté de 400 % à New York, 170 % à Madrid, 100 % à Paris.
Et maintenant la crise économique
Enfin, les analystes du Financial Times ont comparé les réponses des différents pays à la pandémie, grâce à un « indice de confinement » élaboré par l’université d’Oxford. Plus un gouvernement a pris des mesures restrictives (comme la fermeture des écoles ou l’interdiction des rassemblements), plus l’indice de confinement de l’état est élevé. Au total, 140 pays dans le monde ont pris des mesures de distanciation sociale plus ou moins drastiques. Mi-avril, c’était 4,5 milliards de personnes, soit 58 % de la population mondiale, qui était placés en confinement.

Ces dernières semaines, l’Asie, l’Europe et les Etats-Unis ont commencé à lever ces mesures et à prendre le chemin prudent du déconfinement, afin d’éviter d’aggraver une crise économique qui s’annonce d’une envergure sans précédent. Les journalistes du Financial Times ne vont sans doute pas tarder à abandonner leurs habits d’épidémiologistes pour retrouver leur domaine de prédilection.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 29 Mai 2020 - 05:18
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Remdésivir dans le cadre du COVID-19 : réduction du délai de récupération, mais aucun bénéfice de mortalité significatif

• Les résultats préliminaires du premier essai contrôlé contre placebo portant sur le remdésivir dans le cadre de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) révèlent un délai de récupération plus court chez les adultes hospitalisés.
• La mortalité était numériquement inférieure avec le remdésivir, mais cette réduction n’a pas atteint le seuil de significativité.

• Le remdésivir pourrait offrir un avantage en termes de réduction du délai de récupération.
• La présence d’un bénéfice de mortalité, le cas échéant, n’est pas évidente.

• Une analyse randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo a évalué le remdésivir par voie intraveineuse (dose de charge de 200 mg, puis 100 mg/jour pendant un maximum de 9 jours) chez 1 059 patients (538 patients étaient sous remdésivir, 521 sous placebo) atteints du COVID-19, comme confirmé par des analyses biologiques.
• Les chercheurs ont utilisé une échelle ordinale comportant 8 catégories pour suivre la récupération à partir de la référence ; un score faible indique un meilleur statut.
• Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH).

• Âge moyen : 58,9 ans ; 64,3 % d’hommes.
27,0 % présentaient 1 comorbidité ; 52,1 % présentaient au moins 2 comorbidités.
• Délai de récupération : 11 jours avec le remdésivir contre 15 jours avec le placebo (P < 0,001).
• Les rapports de taux pour la récupération (IC à 95 %) étaient meilleurs en cas de score de référence plus faible sur l’échelle ordinale :
- Score de référence de 4 (n = 127) : 1,38 (0,94–2,03).
- Score de référence de 5 (n = 421) : 1,47 (1,17–1,84).
- Score de référence de 6 (n = 197) : 1,20 (0,79–1,81).
- Score de référence de 7 (ventilation artificielle ou oxygénation par membrane extracorporelle, n = 272) : 0,95 (0,64–1,42).
• Rapport de taux pour la récupération avec une correction pour prendre en compte l’effet du traitement (n = 1 017) : 1,31 (1,12–1,54).
- Mortalité (rapport de risque [RR] ; IC à 95 %) au jour 14 :
- Dans l’ensemble : 0,70 (0,47–1,04).
- Corrigée, avec le remdésivir : 7,1 % (5,0–9,9 %).
- Corrigée, avec le placebo : 11,9 % (9,2–15,4 %).
- Limites

• Modifications du protocole.
• Suivi à distance.

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/N ... tured_home
fil - 29 Mai 2020 - 05:20
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
SARS-CoV-2 : premières données cliniques du vaccin par adénovirus

Le vaccin recombinant développé contre le SARS-CoV-2 à partir d’un vecteur vaccinal de type adénovirus par Cansino Biologics et exprimant la glycoprotéine de pointe S a une sécurité satisfaisante et induit une immunogénicité significative chez la majorité des patients selon les données de phase 1 qui viennent d’être publiées dans The Lancet.
Cette étude de phase 1 a recruté 108 sujets sains de 18 à 60 ans qui ont été répartis entre 3 doses faible, moyenne et élevée injectées de manière séquentielle (5.10 10 , 1.10¹¹, 1,5.10¹¹ particules virales, 3 jours séparant la première de la deuxième puis de la troisième injection). La sécurité de l’injection, la tolérance à J7 et J28, ainsi que l’immunogénicité à J28, ont été analysées.

Chaque bras de l’étude, menée durant la deuxième quinzaine de mars, a recruté 36 patients (51% d’hommes, âge moyen 36,3 ans). Au total, 83% des individus ont présenté au moins un évènement indésirable à J7 sans lien avec la dose (30 dans les groupes dose faible ou moyenne, 27 dans le groupe dose élevée). La plupart de ces évènements étaient légers à modérés, apparaissaient dans les 24 heures suivant l’injection et avaient disparu rapidement. Il s’agissait essentiellement de douleurs au point d’injection (54%), de fièvre (46%), puis de fatigue, de maux de têtes ou de douleurs musculaires (44%, 39% et 17%). La fièvre concernait plus de patients lorsque la dose injectée était forte (42%/46%/56% dans les groupes faible/moyenne/forte dose) et 6%/6%/14% de chacun des groupes avaient eu une température supérieure à 38,5°C. Quelques variations légères et transitoires dans les paramètres biologiques ont été notifiées chez quelques patients, mais elles n’étaient pas cliniquement significatives ou liées au vaccin. Enfin, aucun événement indésirable grave n'a été observé durant les 28 jours de suivi.

L’étude visait à évaluer le titre d'anticorps spécifiques du domaine de liaison au récepteur et celui des anticorps neutralisants du SARS-CoV-2. La réponse était considérée comme significative lorsque le taux d’anticorps était au moins 4 fois supérieur à celui observé à l’inclusion. Par ailleurs, la réponse des lymphocytes T a été mesurée post-vaccination. Ainsi, le vaccin expérimental a conduit à une immunogénicité significative avec une réponse humorale et cellulaire chez la plupart des participants. La réponse des lymphocytes T a atteint un pic au 14 e jour après la vaccination et le taux d’anticorps a atteint un pic au 28 e jour. Le taux d’anticorps spécifiques était significativement augmenté chez 94 à 100% des participants selon les groupes, tandis que les taux d’anticorps neutralisants étaient significativement augmentés chez 50% des groupes dose faible et moyenne et chez 75% des participants du groupe dose élevée. Il y a eu une forte corrélation entre le taux d’anticorps spécifiques et celui des anticorps neutralisants.

Le suivi de l’étude va être conduit sur 6 mois et permettra notamment de mesurer l’évolution des taux d’anticorps. S’il n’est pas possible de généraliser la réponse et la tolérance observées aux enfants et sujets âgés, ni de prédire l’efficacité de l’immunogénicité dans la prévention de l’infection, ces données sont encourageantes et ont conduit le laboratoire à initier une étude de phase 2.

Références :

Zhu FC et al. Safety, tolerability, and immunogenicity of a recombinant adenovirus type-5 vectored COVID-19 vaccine: a dose-escalation, open-label, non-randomised, first-in-human trial. The Lancet. Published:May 22, 2020 DOI:https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)31208-
fil - 04 Jn 2020 - 04:54
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Le taux de mortalité du COVID-19 est plus élevé en cas de diabète d’apparition récente que de diabète établi

• La mortalité est plus élevée en cas de diabète nouvellement diagnostiqué qu’en cas de diabète connu, de prédiabète ou de normoglycémie, parmi les patients hospitalisés atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

• Cette étude est la première à examiner l’association entre le COVID-19 et la mortalité en utilisant la glycémie mesurée en laboratoire.

• Une étude rétrospective a été menée auprès de 453 patients admis dans un hôpital à Wuhan, présentant un COVID-19 confirmé en laboratoire, entre le 22 janvier et le 17 mars 2020.
• Groupes de patients :
- Normoglycémie (n = 132).
- Hyperglycémie (n = 129 ; taux de glucose à jeun : 5,6–6,9 mmol/l ; et/ou taux d’HbA1c : 5,7–6,4 %).
- Diabète nouvellement diagnostiqué (n = 94 ; taux de glucose à jeun supérieur ou égal à 7 mmol/l ; et/ou taux d’HbA1c supérieur ou égal à 6,5 %).
- Diabète connu (n = quatre vongt dix huit).
• Financement : Fondation nationale des sciences naturelles de Chine ; autres.

• Proportions de patients admis en unité de soins intensifs (USI) :
- Diabète nouvellement diagnostiqué : 11,7 %.
- Hyperglycémie : 6,2 %.
- Diabète connu : 4,1 %.
- Normoglycémie : 1,5 % (P = 0,008).
• Proportions de patients nécessitant une ventilation artificielle invasive (VAI) :
- Diabète nouvellement diagnostiqué : 11,7 %.
- Hyperglycémie : 4,7 %.
- Diabète connu : 9,2 %.
- Normoglycémie : 2,3 % (P = 0,018).
• Pendant un suivi moyen de 29,5 jours, 39 patients sont décédés.
• Après des corrections pour prendre en compte l’âge, le sexe, le tabagisme, la pression artérielle (PA) systolique, le cholestérol total, l’utilisation d’antihypertenseurs et d’agents hypolipémiants, l’admission en USI et le recours à la VAI, les rapports de risque (RR) de mortalité (IC à 95 %), par rapport à la normoglycémie, étaient les suivants :
- Diabète nouvellement diagnostiqué : 7,21 (2,18–32,1).
- Hyperglycémie : 3,27 (0,63–17,1).
- Diabète connu : 6,06 (1,32–27, huit).
• En apportant une correction supplémentaire pour prendre en compte l’utilisation d’hypoglycémiants et de corticostéroïdes, les RR de mortalité (IC à 95 %), par rapport à la normoglycémie, étaient les suivants :
- Diabète nouvellement diagnostiqué : 5,63 (1,22–26,0).
- Hyperglycémie : 2,64 (0,50–14,0).
-Diabète connu : 8,76 (1,78–43,2).

• Il est possible que certains facteurs de confusion n’aient pas été mesurés.
• Certaines données sur les taux d’HbA1c étaient manquantes.

Références :

Li H, Tian S, Chen T, Cui Z, Shi N, Zhong X, Qiu K, Zhang J, Zeng T, Chen L, Zheng J. Newly diagnosed diabetes is associated with a higher risk of mortality than known diabetes in hospitalized patients with COVID-19. Diabetes Obes Metab. 2020 May 29 [Epub ahead of print]. doi: 10.1111/dom.14099. PMID: 32469464
fil - 04 Jn 2020 - 05:03
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
OMS : la distanciation, les masques faciaux et la protection des yeux offrent une triple barrière contre le coronavirus

• L’arsenal triple basé sur la distanciation physique (au moins 1 m), les masques faciaux et la protection des yeux offre la meilleure défense contre l’infection par les virus SARS-CoV-2, SARS-CoV-1 et MERS-CoV, d’après l’OMS.

• Les recommandations de santé publique et les cliniciens doivent continuer à encourager les précautions de prévention appropriées.

• Il s’agit d’une revue systématique de 172 études et d’une méta-analyse de 44 études.
• 25 697 patients atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), du SARS ou du MERS ont été inclus.
• Réduction du risque d’infection grâce à la distanciation :
- Rapport de cotes corrigé (RCc) : 0,18 (IC à 95 % : 0,09–0,trente huit).
- Risque absolu : 12,8 % à 1 m, contre 2,6 % à 2 m.
- Différence de risque : -10,2 % (IC à 95 % : -11,5 à -7,5 ; certitude modérée).
• La protection augmentait en même temps que la distance :
- Risque relatif : variation de 2,02/m (Pinteraction = 0,041).
- Réduction du risque d’infection avec un masque N95 ou similaire :
- RCc : 0,15 (IC à 95 % : 0,07–0,34).
- Risque absolu : 3,1 % (masque) contre 17,4 % (sans masque).
- Différence de risque : -14,3 % (IC à 95 % : -15,9 à -10,7 ; certitude faible).
• Une protection accrue a été observée avec un masque N95/similaire :
- RCc : 0,04 (0,004–0,30), comparativement à
- RCc : 0,33 (0,17–0,61) avec les autres masques.
- Pinteraction = 0,090 (crédibilité modérée).
• Réduction du risque d’infection avec une protection des yeux :
- RCc : 0,22 (IC à 95 % : 0,12–0,39).
- Risque absolu : 5,5 % avec une protection des yeux, contre 16,0 % sans.
- Différence de risque : -10,6 % (IC à 95 % : -12,5 à -7,7 ; certitude faible).
- Risque relatif non corrigé : 0,34 (IC à 95 % : 0,22–0,52).

Références :

Chu DK, Akl EA, Duda S, Solo K, Yaacoub S, Schünemann HJ, on behalf of the COVID-19 Systematic Urgent Review Group Effort (SURGE) study authors. Physical distancing, face masks, and eye protection to prevent person-to-person transmission of SARS-CoV-2 and COVID-19: a systematic review and meta-analysis. Lancet. Published Online June 1, 2020, https://doi.org/10.1016/ S0140-6736(20)31142-9.
fil - 05 Jn 2020 - 06:31
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Participez à la grande enquête « Vivre – Covid-19 »



Anxiété, report ou annulation de rendez-vous médicaux, modifications des traitements, manque d’informations : depuis plusieurs mois, l’épidémie de coronavirus SARS-CoV-2 a provoqué un bouleversement chez les usagers du système de santé.
Afin de mesurer au mieux ces chamboulements, leurs impacts et la manière dont ils ont été vécus, France Assos Santé lance en exclusivité la grande enquête nationale “Vivre – Covid-19”

Vous êtes une personne souffrant de pathologie chronique, atteint de handicap, aidant, une personne âgée, un citoyen usager du système de santé ? Vous avez rencontré des difficultés, des besoins, des situations exceptionnelles pendant la crise sanitaire ? Nous avons besoin de votre voix !
Vivre-covid19.fr a pour objectif de faire l’état des lieux de la façon dont vous vivez et vous organisez en cette période “d’après-confinement”. Construite avec des associations*, elle contribuera à fournir des données afin de guider l’action publique, tel un véritable baromètre.

Comment ça marche ?

Chaque mois, vous passerez 5 minutes environ à répondre à des questions sur votre ressenti et votre vécu.

Cette étude prévoit d’inclure 10 000 personnes en France d’ici le mois de mai 2021 et un suivi jusqu’à deux ans, avec l’assurance de la sécurité de vos données de santé garantie. L’étude, en plus d’avoir passé toutes les qualifications réglementaires, utilise un hébergement sécurisé type “HADS” (hébergement agréé des données de santé). C’est le même niveau de sécurité que celui qui est utilisé pour conserver vos données à l’hôpital par exemple. Usagers, personnes malades, aidants, personnes âgées… usagers du système de santé : faîtes entendre votre voix et témoignez !

*À ce jour, sont disponibles sur la plateforme vivre-covid19.fr les modalités pour les personnes atteintes de VIH, diabète, handicap, aidants familiaux, épilepsie, douleurs chroniques générales (fibromyalgie, migraines,etc.), cancer, retraités / personnes âgées. Sont en train d’être finalisées : asthme, apnée du sommeil, BPCO, hépatite virale, maladie rénales, Alzheimer.

https://www.vivre-covid19.fr/
fil - 08 Jn 2020 - 05:02
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
La Cpam lance un numéro gratuit

Depuis mardi 2 juin, toute personne présentant des symptômes non graves du Covid-19 peut appeler directement un numéro gratuit, 09 72 72 99 09, ouvert 7 J/7 de 8 heures à 19 heures, si elle n’a pas accès à un médecin (patient-e sans médecin traitant, médecin traitant pas joignable, patient éloigné de sa résidence habituelle), explique Le Quotidien du Médecin.

Des téléconseillers-ères de l’Assurance-maladie ont la possibilité de leur fournir une liste de plusieurs médecins généralistes disponibles, ayant donné leur accord pour recevoir ces patients-es n’appartenant pas à leur patientèle habituelle. Ils-elles peuvent aussi les orienter vers des sites de prélèvement les plus proches pour bénéficier d’un test de type virologique, accessible sur prescription.

https://seronet.info/breve/la-cpam-lanc ... tuit-87839
fil - 10 Jn 2020 - 03:50
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : les généralistes se sont adaptés au confinement

Ce sont deux enquêtes très riches que des chercheurs de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) viennent de publier sur la perception des risques et l’activité des médecins généralistes pendant le confinement lié au COVID-19. Réalisées auprès des praticiens du quatrième Panel d’observation des pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale, elles ont porté sur près de 1.200 médecins interrogés par internet entre le 9 et le 21 avril 2020 sur la semaine précédant le jour de leurs réponses. En voici les principaux résultats.

COVID-19 : pas le principal motif de consultation

La moitié des généralistes ont réduit au moins d’une dizaine d’heures leur temps de travail hebdomadaire (habituellement de 54 heures en moyenne).

Huit sur dix se sont organisés pour pouvoir réaliser des consultations de diagnostic du COVID-19 par téléphone, 7 sur 10 en téléconsultation et 8 sur 10 en cabinet. Quatre sur dix ont déclaré participer à une organisation territoriale ou un centre dédié au COVID-19 et un sur quatre orienter ses patients vers une de ces organisations spécifiques.

Pour le suivi de ces patients, 90% l’ont assuré par téléphone et 70% par téléconsultation. Cependant, plus de la moitié l’ont également réalisé lors de consultations en cabinet et près de 4 sur 10 pendant des consultations à domicile. Aucun lien n’a été relevé entre le fait d’assurer des visites à domicile et le risque perçu par les médecins d’être eux-mêmes contaminés. La téléconsultation pour le diagnostic et/ou le suivi des patients COVID-19 a été utilisée par 75% des médecins (90% des moins de 50 ans).

Seul un généraliste sur dix a déclaré que le COVID-19 a été le motif principal de plus de la moitié de ses consultations. Cette proportion varie selon l’intensité de l’épidémie dans leur zone d’exercice. Pour 63% d’entre eux, le COVID-19 a représenté moins d’un quart de leurs consultations.

Patients les plus à risque : un suivi maintenu

La plupart des consultations pour d’autres motifs ont fortement diminué par rapport à l’activité habituelle, sauf celles pour stress, troubles anxieux ou dépressifs, qui ont même augmenté pour la moitié des généralistes. Les consultations pour suivi ou renouvellement d’ordonnance de patients atteints de maladie chronique sont celles qui ont le plus diminué (de 50% au moins pour 6 médecins sur 10), ainsi que celles pour suivi pédiatrique (pour la quasi totalité des médecins). Au total, 65% des généralistes ont eu une « démarche active » de contact auprès de leurs patients atteints de maladie chronique ou ont été en mesure de les rencontrer et 90% ont déclaré être restés en contact avec eux.

COVID-19 : perçu comme moins grave par les généralistes que par la population générale

Seuls 4 généralistes sur 10 pensent que le COVID-19 est une maladie « particulièrement grave », contre 7 personnes sur 10 dans la population générale. Sur une échelle allant de 0 (pas grave du tout) à 10 (très grave), ils l’évaluent en moyenne à 6,8, contre 8,1 dans la population générale (fin mars).

Près d’un généraliste sur quatre jugeait élevée la probabilité d’être contaminé pendant les consultations. Un peu plus de deux sur dix estimaient ne pas avoir les moyens suffisants pour se protéger efficacement contre le coronavirus, mais 4 sur 10 affirmaient au contraire disposer de tout le nécessaire pour ce faire. Cela étant, 1 sur 3 craignait de contaminer ses patients.

Au 21 avril 2020, seul 1 généraliste sur 6 avait fait le test de dépistage du coronavirus, 17% déclarant ne pas avoir pu le faire faute de tests.

Près de 6 généralistes sur 10 faisaient confiance au Ministère de la santé pour gérer l’épidémie, près de 7 sur 10 pour informer la population et un peu plus d’1 sur 2 pour informer les professionnels de santé. Deux sur trois estiment que les recommandations officielles diffusées par le ministère sont claires, mais presque deux sur trois les trouvent trop changeantes. Enfin, plus d’1 médecin sur 4 a déclaré avoir été mis en difficulté face à ses patients du fait de la controverse sur l’hydroxychloroquine.

Références :

Martin Monziols et al. Comment les médecins généralistes ont-ils exercé leur activité pendant le confinement lié au Covid-19 ? DREES. Études et résultats, mai 2020, n° 1150.

Pierre Verger et al. Perception des risques et opinions des médecins généralistes pendant le confinement lié au Covid-19. DREES. Études et résultats, mai 2020, n° 1151.
fil - 10 Jn 2020 - 03:53
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : les animaux d’élevage représentent-ils un risque pour l’Homme ?

Alors que l’on soupçonne une origine animale du SARS-CoV-2 (recombinaison de virus infectant les chauve-souris et les pangolins) et que de nombreux foyers de contamination sont identifiés dans les abattoirs, que sait-on du risque de transmission du COVID-19 à l’Homme par les animaux d’élevage ?

Quels animaux sont à risque ?

Le SARS-CoV-2 entre dans les cellules en se fixant au récepteur ACE2. Un article publié en mars dernier (Qiu et al . 2020) a montré que certaines espèces animales, comme le porc et la civette, disposent de ce récepteur cellulaire et sont donc susceptibles d’être infectées. Les félidés, quant à eux, ont un récepteur différent mais proche de celui utilisé par le virus tandis que les rongeurs ont des récepteurs très différents et ne sont probablement pas sensibles à ce virus. Cette étude apporte de premiers éléments mais la présence du récepteur n’est pas suffisante pour qu’un animal puisse être infecté par le SARS-CoV-2. D’autres facteurs cellulaires sont nécessaires pour la reproduction du virus.

D’autres études se sont basées sur l’inoculation expérimentale du virus à des animaux ou sur la mise en évidence d’infections naturelles chez certaines espèces. Il en ressort que :

• Les porcs ne semblent pas sensibles à une infection par le SARS-CoV-2, malgré la présence du récepteur ACE2 sur leurs cellules. En effet, lorsque ces animaux sont infectés par voie nasale et suivis pendant 40 jours, on ne retrouve ni virus dans les prélèvements nasopharyngés, ni signes cliniques, ni séroconversion.
• Les volailles (poulets et canards) semblent également insensibles au SARS-CoV-2 lorsque ce virus leur est inoculé.
• Les bovins, ovins et caprins ne semblent pas sensibles au SARS-CoV-2 si l’on se réfère aux analyses des récepteurs au virus chez ces espèces, à l’incapacité de leurs lignées cellulaires à être infectées in vitro par le SARS-CoV-2 et à l’absence de foyer épidémique chez ces espèces. Cependant, il faut attendre les résultats des études expérimentales d’inoculations in vivo qui sont en cours.
• Les chevaux n’ont pas fait l’objet d’étude expérimentale mais aucun cas d’infection naturelle n’a été rapporté et aucune sérologie positive n’a été retrouvée chez ces animaux, ce qui laisse penser qu’ils ne seraient probablement pas sensibles à ce virus.
• Les mustélidés comme les visons et les furets sont sensibles au SARS-CoV-2 et développent des signes cliniques proches de ceux que l’on retrouve chez l’Homme. Dans un élevage de visons aux Pays Bas où des cas d’infection au SARS-CoV-2 ont été détectés, le virus (non viable) a également été retrouvé chez les chats de la ferme et un cas très probable de contamination de l’Homme par les visons a été rapporté le 20 mai. C’est actuellement le seul cas humain de COVID-19 pour lequel une origine animale est suspectée.
Y a-t-il un risque de contamination dans les abattoirs ?

Comme nous venons de le voir, parmi les animaux d’élevage, seules certaines espèces de mustélidés semblent sensibles au SARS-CoV-2. Pourtant, de nombreux foyers de COVID-19 ont été mis en évidence dans les abattoirs, en France mais aussi dans le monde entier. D’après les études épidémiologiques menées dans ces abattoirs, l’introduction du virus serait liée à une personne contaminée et non à un animal. La multiplication de ces foyers peut s’expliquer par plusieurs éléments : les employés des abattoirs ont dû continuer à travailler malgré le confinement, le risque de contamination y est élevé à cause des conditions de travail (locaux exigus) et du risque de dispersion du virus lors du nettoyage à haute pression. De nouvelles mesures de protection et un dépistage régulier du personnel devraient permettre de limiter la survenue de ces foyers.

Si le personnel des abattoirs ne semble pas pouvoir être contaminé par la viande, l’inverse n’est pas exclu. En effet, il est théoriquement possible qu’une personne infectée puisse contaminer la viande via des gouttelettes de salive. Reste à savoir si la consommation de cette viande est à risque… À l’heure actuelle, la transmission du SARS-CoV-2 par voie digestive n’a pas été démontrée et une cuisson à 63°C pendant 4 minutes est considérée comme efficace pour inactiver les coronavirus dans les aliments : la voie de transmission par la viande est donc peu probable.

Références :

Source : INRAE. Covid19 et animaux d’élevage : que savons-nous des risques pour l’Homme ? 02/06/2020.
fil - 13 Jn 2020 - 05:14
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : tour d'horizon de la semaine du 12 juin

Ce tour d’horizon européen apporte un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises. Veuillez les considérer uniquement comme étant indicatives des pratiques européennes.

1. En France, le Conseil scientifique COVID-19 a demandé aux Autorités Publiques et aux citoyens de se préparer à l'évolution possible de la pandémie dans les six prochains mois avec 4 scénarios possibles.
Scénario 1 : l'épidémie est sous contrôle.
Scénario 2 : un ou plusieurs clusters signalent une flambée locale.
Scénario 3 : l'épidémie redémarre avec un impact minimal sur l'ensemble du territoire ou sur une région.
Scénario 4 : l'épidémie atteint à nouveau un stade critique.
Selon le Conseil, ces scénarios nécessitent une préparation proactive non seulement des Autorités Publiques, mais aussi de la population, ainsi qu'une "gouvernance claire, opérationnelle et en partie localisée".

2. Toujours en France, les médecins généralistes ont réduit leur temps de travail d'une dizaine d'heures par semaine en moyenne pendant le confinement. La plupart ont pu continuer de suivre leurs patients à risque atteints de maladies chroniques.
3. L'Imperial College of London prévoit de commercialiser un vaccin COVID-19 à faible coût par l'intermédiaire d'une entreprise sociale dès l'année prochaine.
4. Toujours à l'Imperial College of London, une étude portant sur 58 enfants en Angleterre souffrant d'un syndrome de type Kawasaki lié au COVID-19 a conclu qu'il s'agirait bien d'une nouvelle maladie.
5. L'Office for National Statistics a publié ses dernières données COVID-19 pour l'Angleterre et le Pays de Galles, qui montrent que 45.748 décès liés au COVID-19 ont été enregistrés entre le 28 décembre 2019 et le 29 mai 2020.
6.Des anticorps anti-SARS-CoV-2 ont été détectés chez moins d'un pour cent des quelque 900 donneurs de sang de l'hôpital universitaire de Hambourg.
7. Jena, et d'autres villes d'Allemagne, ont publié des données montrant que le port obligatoire du masque de manière précoce constituait effectivement une mesure efficace contre le COVID-19.
8. La Fédération espagnole des entreprises de technologie de la santé a créé une infographie [espagnole] sur les types de gants et leur utilisation, une question clé pour la protection des professionnels de la santé.
9. L'Association espagnole de pédiatrie a annoncé que moins d'un pour cent de tous les cas diagnostiqués étaient des enfants. Cela représente 1.400 enfants, dont un peu plus de 25% ont dû être hospitalisés.
fil - 13 Jn 2020 - 05:19
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : le nombre de cas évités grâce au confinement à grande échelle est estimé à plus de 62 millions

• Les politiques anticontagion non pharmaceutiques mises en œuvre à grande échelle dans 6 pays, visant à limiter la propagation du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2), semblent avoir permis d’éviter ou de différer environ 62 millions de cas (55–66 millions) de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

• Les résultats suggèrent la poursuite des interventions de confinement (par ex., le fait de rester chez soi, la limitation des déplacements) pour contenir la transmission et l’acquisition du SARS-CoV-2 pendant les flambées sporadiques.

• Principaux résultats

• Sans politique d’atténuation, les infections au COVID-19 au début de la flambée croissent en moyenne de 43 % par jour (erreur type [ET] : 5 %).
6 Après l’exclusion de l’Iran (où les taux élevés d’infection sont inexpliqués), le taux de croissance quotidien moyen est de 38 % (ET : 5 %).
• En se basant sur la Chine, la tendance constatée dans le cadre de trois politiques combinées a conduit à :
- une réduction de la croissance des infections de -0,026 (ET : 0,046) durant la semaine 1 ;
- des réductions plus fortes à la semaine 2, de -0,20 (ET : 0,049) ; et
- une stabilisation à la semaine 3 à -0,28 (ET : 0,047).
• Dans l’ensemble, toutes les politiques combinées ont ralenti les taux moyens de croissance quotidienne des infections (ET) :
- Chine : -0,252 (0,045 ; P < 0,001).
- Corée du Sud : -0,248 (0,089 ; P < 0,01).
- Italie : -0,24 (0,068 ; P < 0,001).
- Iran : -0,355 (0,063 ; P < 0,001).
- France : -0,123 (0,019 ; P < 0,001).
- États-Unis : -0,084 (0,03 ; P < 0,01).

Protocole de l’étude

• Une évaluation empirique des effets directs des politiques anticontagion menées en Chine, en Corée du Sud, en France, en Iran, en Italie et aux États-Unis a été réalisée à partir des premières dates disponibles jusqu’au 6 avril 2020.
• Financement : aucun financement n’a été communiqué
.
Limites

• Biais concernant les tendances de détection de cas.
• L’évaluation n’a pas pris en compte d’autres facteurs de confusion.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2404-8
fil - 15 Jn 2020 - 08:41
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux


http://www.webconfaei.com/hepatonews-covid.asp


WEBCONFÉRENCE - 25 MAI 2020




https://www.youtube.com/watch?v=-sBabKo ... e=youtu.be



https://www.youtube.com/watch?v=Xzz8WhB ... e=youtu.be



https://www.youtube.com/watch?v=HClreAx ... e=youtu.be



https://www.youtube.com/watch?v=g5-1m9L ... e=youtu.be



https://www.youtube.com/watch?v=RP0ESsw ... e=youtu.be



https://www.youtube.com/watch?v=9HPAeWl ... e=youtu.be



https://www.youtube.com/watch?v=VB-TfPl ... e=youtu.be
fil - 15 Jn 2020 - 09:03
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Coronavirus : deux thérapies 100% dédiées à la Covid à l'essai

Aux Etats-Unis, le groupe américain Eli Lilly a annoncé mercredi 10 avoir commencé à tester sur des patients deux thérapies spécifiques contre le coronavirus, à base d’anticorps. Si ces traitements s'avéraient efficaces, ils pourraient être commercialisés bien avant les vaccins.

Alors que la course au vaccin contre le coronavirus s’intensifie et que les essais cliniques associant des traitements déjà existants continuent de par le monde, d’autres essayent de développer des traitements spécifiques contre le SARS-CoV-2. En France, le laboratoire Immunologie humorale de l’Institut Pasteur (Paris) recherche des anticorps capables de neutraliser le virus. Aux Etats-Unis, le groupe américain Eli Lilly, qui a annoncé mercredi 10 avoir commencé à tester sur des patients deux thérapies de ce genre.

Ces dernières se nomment respectivement LY-CoV555 et JS016. La première est développée en partenariat avec l’entreprise de biotechnologie canadienne AbCellera et la seconde avec le groupe chinois Shanghai Junshi Biosciences. L’objectif de ces traitements par anticorps est d’empêcher les protéines du coronavirus de pénétrer dans les cellules humaines puis de se répliquer. Les anticorps monoclonaux sont largement utilisés pour traiter le cancer, la polyarthrite rhumatoïde et de nombreuses autres maladies.

Enfin, Eli Lilly travaille sur une troisième forme de thérapie qui aura pour but d’agir sur une autre partie du virus. Mais cette dernière “sera probablement testée en combinaison avec l’un ou les deux autres” traitements, explique Daniel Skovronsky, principal responsable scientifique à l’agence de presse américaine Reuters.

Un traitement pour l'automne ?
Si les essais se déroulent comme prévu, les traitements pourraient arriver sur le marché bien avant le vaccin, attendu pour 2021 au plus tôt. “Si en août ou septembre, nous voyons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, ce serait des données puissantes qui pourraient conduire à une autorisation d’utilisation d’urgence, déclare Daniel Skovronsky. Cela vous place donc dans la période de l'automne : septembre, octobre, novembre n'est pas déraisonnable.”

Si les deux traitements fonctionnent, il faudra en choisir un et un seul. “C’est bien d’avoir deux anticorps. L’inconvénient est que la fabrication est précieuse. Nous avons une capacité de fabrication limitée. Si deux anticorps sont nécessaires, la moitié des personnes seront traitées, développe Daniel Skovronsky. Notre objectif est donc de voir si nous pouvons fabriquer un anticorps à la plus faible dose possible.”

Si elles s’avèrent efficaces, ces thérapies pourraient également être utilisées pour prévenir de la Covid-19. Toutefois, “la capacité mondiale d'anticorps n'est tout simplement pas assez élevée pour que nous puissions penser à des doses adéquates" pour "des milliards de personnes dans le cadre de la prophylaxie”, admet Daniel Skovronsky. La meilleure solution consisterait donc à inoculer à grande échelle les vaccins contre la Covid-19 quand ils seront disponibles et à réserver les traitements par anticorps aux personnes malades ou qui auraient été récemment exposées aux virus. Ces traitements pourraient toutefois aussi aider les populations vulnérables chez qui les vaccins sont moins efficaces, comme les patients des maisons de retraite par exemple.

Quid des vaccins ?
Au niveau des vaccins, c’est la biotech américaine Moderna, qui a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain, qui semble la plus avancée. Le 18 mai, elle a annoncé des premiers résultats prometteurs sur un petit nombre de volontaires dans la première phase de ses essais cliniques. La phase 2, sur 600 participants, a ensuite commencé fin mai. La vaccination a lieu en deux doses séparées de 28 jours : la moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose expérimente lors des essais (100 μg) s'avérait efficace, Moderna produira 500 millions de doses par an, et “possiblement jusqu'à un milliard”, a-t-elle déclaré.

Puis, le 11 juin, la biotech a annoncé qu’elle entrerait à partir du mois de juillet dans la troisième et dernière phase des essais cliniques avec 30 000 volontaires sains. Celle-ci permettra de voir si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le SARS-CoV-2. L’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH) et le protocole a été finalisé avec l'Agence américaine des médicaments (FDA).

Mais même si vaccin il y a, encore faut-il que les gens acceptent de le recevoir. En effet, une couverture vaccinale maximale sera nécessaire afin d’éradiquer l’épidémie de Covid. France, selon une enquête sondage Ifop pour le consortium Coconel (Coronavirus et confinement, qui étudie l’épidémie), “entre 20 et 25% de la population ne comptent pas se faire vacciner contre le nouveau coronavirus.” La principale raison de cette méfiance est, comme souvent, la peur que le vaccin soit nocif, puisque créé dans la précipitation.

“Les réticences sont bien plus fortes chez les personnes se sentant proches des partis d’extrême gauche et d’extrême droite, ainsi que celles se déclarant sans orientation politique et s’étant abstenues lors de la précédente élection présidentielle, développe Jeremy Ward, sociologue et membre du projet Coconel. En France, on observe depuis plusieurs semaines une politisation croissante des débats autour de la gestion de cette épidémie. Des figures de partis d’opposition ont présenté les choix effectués par le gouvernement Philippe comme des choix politiques reflétant l’idéologie du macronisme. (…) Les difficultés rencontrées par les autorités (disponibilité des masques et des tests notamment) ont donné prise à cette critique politique ainsi qu’à la défiance.”

C’est pourquoi, il est crucial “que les autorités communiquent tôt et de manière transparente sur les procédures d’autorisation accélérée du vaccin, afin d’éviter que les vaccins ne soient à nouveau pris dans les débats politiques.”

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -a-l-essai
fil - 19 Jn 2020 - 04:15
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 : données mondiales

Plus d'1,5 million de personnes malades de la Covid-19 ont été recensées en Amérique latine. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Amérique latine et les Caraïbes sont le nouvel épicentre de la pandémie. Le Brésil, le plus grand pays d'Amérique latine, peuplé de 212 millions d'habitants, a franchi le seuil des 800.000 cas confirmés. En dépit de la forte progression de l'épidémie, les centres commerciaux ont rouvert à Rio de Janeiro et Sao Paulo. Le Brésil se situe au deuxième rang mondial en termes de contaminations, derrière les États-Unis. En Amérique latine, la pandémie « peut nous ramener 13 ans en arrière », a averti Alicia Barcena, secrétaire générale de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc). « Nous devons voir comment éviter que la crise sanitaire ne devienne une crise alimentaire », a-t-elle ajouté.

Au fur et à mesure que les familles se retrouvent obligées d'avoir recours à tous les moyens pour survivre, des millions d'enfants supplémentaires pourraient être forcés de travailler dans le monde, a d’ailleurs averti l'ONU. Du côté des États-Unis, le « risque de deuxième vague de l'épidémie inquiète », pointe l'AFP. Plus de 110 000 personnes sont décédées des suites de la Covid-19 dans le pays, selon le comptage (11 juin) de l'université Johns Hopkins. La hausse du nombre d'hospitalisations dans plusieurs États, dont le Texas et la Caroline du Nord, fait craindre une deuxième vague qui ferait encore plus de dégâts et viendrait ralentir la lente reprise économique. Outre l'Amérique latine, la pandémie s'accélère aussi en Afrique. « Il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100 000 cas et 18 seulement pour franchir celle des 200 000 » atteinte dès mardi 9 juin, a souligné la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. « Même si ces cas enregistrés en Afrique représentent moins de 3 % du total mondial, il est clair que la pandémie s'accélère » sur le continent, a-t-elle ajouté. Dans le monde, la Covid-19 a infecté plus de 7,4 millions de personnes. Des chiffres officiels sans doute largement inférieurs à la réalité, selon la communauté scientifique. Les États-Unis sont le pays le plus touché. Le cap des deux millions de personnes infectées a été franchi et le pays continue à enregistrer autour de 20 000 nouveaux cas chaque jour.

En Europe, les nouvelles hospitalisations et les chiffres des décès sont en chute libre. Bruxelles a d’ailleurs préconisé la levée de toutes les restrictions de voyage au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen dès le 15 juin, et la réouverture des frontières extérieures de l'UE dès le 1er juillet aux voyageurs-euses des Balkans occidentaux. La Commission s'est aussi prononcée pour une réouverture "partielle et progressive" des frontières extérieures de l'UE et de l'espace Schengen après le 30 juin. Le dernier mot sur les frontières appartient toutefois aux États.

https://www.who.int/fr
fil - 19 Jn 2020 - 04:23
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : 75% des cas récents proviennent de 10 pays, principalement en Asie du Sud et en Amérique

Monde – Après avoir été fortement touchée par l’épidémie, l’Europe connait aujourd’hui un répit, mais d’autres parties du monde connaissent une forte progession, et pour certaines, un rebond. « Près de 75% des cas récents de Covid-19 proviennent désormais de dix pays, principalement en Amérique et en Asie du Sud », a fait savoir lundi dernier Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en constatant « un nombre croissant de cas en Afrique, en Europe de l'Est, en Asie centrale et au Moyen-Orient », lors d'un point de presse à Genève.

Le rythme des contaminations ne faiblit pas, bien au contraire. « Il a fallu plus de deux mois pour que les 100.000 premiers cas soient signalés, alors que plus de 100.000 nouveaux cas ont été signalés presque chaque jour au cours des deux dernières semaines », a précisé le chef de l'OMS.

En Amérique du Sud, la crise sanitaire vient s’ajouter à une situation politique et économique déjà fortement tendue, notamment au Brésil. D’autres états dans monde, comme l’Inde, le Pakistan ou l‘Iran, connaissent eux-aussi, pour des raisons diverses (et d’ailleurs pas toujours clairement identifiées) des situations critiques. Quant à l’Afrique, dernier continent touché, elle commence à voir le nombre de cas croître dangereusement.

Au mardi 16 juin, la pandémie à Covid-19 avait officiellement infecté 7 936 872 personnes et fait au total 433 959 morts dans 196 pays et territoires, selon l'institut Johns Hopkins.


Rebond très inquiétant à Pékin :

La découverte en cinq jours de plus de 100 malades, liés à un marché de la ville, fait craindre une seconde vague dans cette ville où la vie avait repris son cours normal. « La situation épidémique dans la capitale est extrêmement grave » a averti devant la presse un porte-parole de la mairie, parlant de course contre la montre contre le coronavirus. Ce regain épidémique suscite toutefois la crainte d’une deuxième vague. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué suivre « de très près»la situation et évoqué l’envoi d’experts supplémentaires à Pékin. Dès à présent, les écoles ont été fermées et de nombreux vols au départ et à destination de Pékin.

Coronavirus en Inde :

Si elle avait semblé relativement épargnée les premiers temps, malgré des mesures de confinement drastiques mises en place le 24 mars, l’Inde a désormais doublé l’Espagne et le Royaume-Uni en termes de contamination (343.091 ce mardi) et les chiffres continuent d’augmenter inexorablement de jour en jour. Dans la capitale économique du pays, Bombay, la situation sanitaire est hors de contrôle, tous les lits de soins intensifs sont occupés, ce qui est d’autant plus inquiétant que dans ce pays, le pic de la pandémie n’a toujours pas été atteint. Il est, pour le moment, prévu par les épidémiologistes pour la deuxième quinzaine de juillet. « L’Inde sera probablement à cette date, le foyer principal dans le monde de la pandémie » prédit le site coronavirus-statistiques.com.

Essentiellement urbaine, l’épidémie est en passe de devenir rurale. Avec la mise en place de trains spéciaux tout au long du mois de mai – l’Inde ayant autorisé le retour de « migrants de l’intérieur » – des travailleurs de la campagne venus trouver du travail et bloqués dans les grandes agglomérations –, le virus investit désormais les campagnes. Les États concernés, principalement l’Uttar Pradesh, le Bihar, le Jharkhand, l’Orissa et l’Andhra Pradesh, signalent un bond de la contagion variant entre 30% et 80% en milieu rural.

Coronavirus en Iran :

L’Iran, l’un des premiers pays à avoir enregistré des décès liés au coronavirus après la Chine, pourrait aussi être l’un des premiers à voir une résurgence de l’épidémie. En cause notamment, un retour très rapide au travail des iraniens et des pratiques religieuses très favorables au risque de contamination. « Le mausolée de Fatima Masoumeh, à Qom, est un lieu de pèlerinage où de nombreux fidèles chiites iraniens et étrangers se pressent chaque jour, touchant ou embrassant les uns après les autres le moucharabieh qui enclot sa tombe. L’accès des fidèles a été encadré, mais il reste ouvert, et la mise en quarantaine de Qom reste exclue » rapportait Le Monde en mars dernier. Cette ville où sont apparus les premiers cas a d’ailleurs constituée l’épicentre de l’épidémie dans le pays. Par ailleurs, de nombreux dignitaires religieux ont été contaminés. Début juin, les contaminations repartaient à la hausse. En cause, des erreurs politiques dans la gestion de l’épidémie, dénoncent des observateurs, et un manque de coordination entre la tendance des infections et les décisions gouvernementales. Ainsi, le 12 mai, les mosquées du pays ont été temporairement autorisées à ré-ouvrir pendant trois jours pour célébrer la fin du Ramadan, ce qui a permis à certains de voyager à travers le pays. Mais du 25 mai au 1er juin, le nombre d’hospitalisations est passé de 338 à 652, et les décès de 34 à 84, selon le ministère de la Santé, indique AlJazeera. Et l’épicentre de l’épidémie, qui se situait initialement dans la capitale Téhéran et à Qom, s’est déplacé notamment vers la province du Khuzestan.

Coronavirus au Pakistan et en Afghanistan :

Au Pakistan, le nombre de contaminations et de décès est là aussi en constante augmentation, avec 144.478 contaminations recensées au 14 juin et 2.729 décès, nombre probablement très en-deçà de la réalité, faute d'un dépistage suffisant.

Depuis le début de l'épidémie, les autorités ont adopté une stratégie minimaliste, rapporte le quotidien Les Echos . Le Premier Ministre, Imran Khan, s’est ainsi opposé à un confinement des villes qui, selon lui, permet de « sauver les gens du coronavirus, mais les fait mourir de faim ». Début juin, il a annoncé la levée complète du confinement entamé fin mars.

La situation en Afghanistan n'est guère différente, continue le quotidien économique, et comme au Pakistan, le nombre de cas est certainement supérieur à celui attendu, y compris à Kaboul, l'épicentre de l'épidémie. Dans la seule capitale, Mohammad Yakub Haidary, le gouverneur de Kaboul, a estimé qu'il pourrait y avoir un million de personnes contaminées par le virus. Jusqu'à présent, le nombre officiel de décès dus au virus au niveau national est de… 327. Un nombre qu'il considère sans commune mesure avec la réalité. « Nous avons des informations faisant état de morts suspectes, de gens enterrant des corps de nuit, » a-t-il déclaré. « Nous remplissons 10 à 15 ambulances de corps chaque jour », a-t-il poursuivi dans une conférence de presse le 6 juin dernier, rapportée par Les Echos.

Coronavirus en Afrique du Sud ;

Si l’Afrique a été un continent relativement préservé jusqu’à présent, l’épidémie s’y propage néanmoins peu à peu, avec l'Afrique du Sud pour épicentre, laquelle compte 73.533 cas recensés ce mardi 16 juin et 1.568 morts.

« Jusqu’à présent, l’Afrique ne comptait que pour une faible part des cas mondiaux », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l‘OMS pour l’Afrique le 11 juin dernier. « Mais le rythme de la propagation s’accélère. Une action rapide et précoce de la part des pays africains a permis de garder les chiffres à un niveau bas, mais une vigilance de tous les instants est nécessaire pour empêcher le Covid-19 de submerger les services de santé » a-t-elle déclaré.

Dix pays comptent pour près de 80% des cas sur le continent africain. Et la plupart des décès – plus de 70% – sont présents dans cinq états : l’Algérie, le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Soudan.

L’Afrique du Sud est indéniablement le pays le plus touché puisqu’il totalise à lui seul un quart des cas sur ce continent. Deux provinces – le Cap Occidental et Cap Oriental – rapportent chaque jour des nombres de cas et de décès élevés. Le pic de l’épidémie est attendu dans les prochaines semaines.

Coronavirus aux Etats-Unis :

Dans ce pays, le bilan est contrasté selon les Etats. Alors que le nombre de cas est en net baisse, le plus bas depuis des semaines, les Etats-Unis continuent de déclarer autour de 20.000 nouveaux cas par jour, le virus s'étant déplacé de New York et du nord-est vers une large bande recouvrant le sud et l’ouest dans des états comme l’Arizona, le Texas ou la Floride. « La carte des États-Unis est aujourd’hui largement colorée en rouge sur le site Covidexitstrategy.org : la majorité des États américains ne remplissent pas les critères de réouverture définis par la Maison Blanche, et ont de plus en plus de nouveaux cas déclarés chaque jour, des capacités hospitalières qui se réduisent et des tests de dépistage insuffisants » mentionne Sud Ouest . L’Arizona notamment a vu son nombre de cas augmenter de 93% au cours de la dernière semaine et sa capitale, Phoenix, est devenue un "hot spot". « Nous avons rouvert trop et trop vite, nos hôpitaux ont vraiment du mal » a déclaré la maire de Phoenix, Kate Gallego. De son côté, l’Oregon a retardé sa ré-ouverture.

Et les prévisions à moyen terme ne sont pas très optimistes. Le nombre de décès devrait atteindre 130.000 d’ici la fête nationale du 4 juillet, selon une moyenne de plusieurs modèles épidémiologiques. Dans une estimation statistique fondée sur les chiffres du 6 juin, l’institut de statistique IHME (The Institute for Health Metrics and Evaluation) de Seattle prédit une seconde vague sur le territoire américain pour la fin de l’été, avec un nombre de cas en hausse dès la 4ème semaine d’août, hausse encore plus prononcée durant septembre. Les auteurs, qui espèrent se tromper, sont toutefois alarmistes. « Si les Etats-Unis ne sont pas capables d’enrayer la montée des cas en septembre, la situation pourrait alors empirer en octobre, novembre et dans les mois qui suivent, si la pandémie, comme nous nous y attendons, suit la saisonnalité des pneumonies » disent-ils.

Coronavirus au Brésil :

Au cours de la dernière semaine, le Brésil est devenu le deuxième pays le plus atteint par le Covid-19, en nombre de cas (888.271) et en nombre de décès (43.959). Ce mardi 16 juin, il a enregistré 1.239 morts en 24h, des données qui seraient cependant largement sous-évaluées. Le Brésil a en effet supprimé des mois de données sur la pandémie dans le pays du site Web du gouvernement, le ministère de la Santé a déclaré qu’il ne communiquerait désormais que les cas et les décès au cours des dernières 24 heures, ne donnant plus un chiffre total comme le font la plupart des pays. Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui minimise la pandémie depuis le début et prône la reprise des activités économiques plutôt que le confinement, est largement critiqué, notamment par l’OMS, pour ses décisions. Dernier tollé en date, jeudi dernier, quand lors de sa transmission hebdomadaire en direct sur Facebook, le président brésilien a demandé à la population de filmer des hôpitaux pour vérifier leur taux d’occupation. Là encore, en raison de choix gouvernementaux et de la situation socio-économique et démographique du pays, les perspectives sont sombres. (Pour une analyse complète de la situation au Brésil, lire COVID-19: le Brésil pris dans une tempête sanitaire et politique).

https://francais.medscape.com/voirartic ... faf=1#vp_1
fil - 21 Jn 2020 - 04:37
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Comment le COVID-19 a ravagé le peuple Navajo

Les Navajos sont un peuple amérindien vivant dans des réserves du nord-est de l’Arizona et des régions contiguës du Nouveau-Mexique et de l’Utah, aux Etats-Unis. Le Dr Mary Hasbah Roessel, psychiatre à Santa Fe (Nouveau-Mexique), a grandi dans la communauté Navajo avec son grand-père qui était homme-médecine. Membre distingué de l’American Psychiatric Association, spécialiste en éthno-psychiatrie et travaillant avec les populations indigènes, elle expose ici les caractéristiques culturelles, socio-économiques et territoriales qui expliquent pourquoi le peuple Navajo a payé un si lourd tribut à l’infection. SL

Santa Fe, Etats-Unis – La Nation Navajo connait le taux d‘infection par habitant le plus élevé des Etats-Unis, derrière New York. Elle compte également le plus de cas de Covid-19 que n’importe quelle autre tribu du pays, avec 5 348 personnes infectées au 31 mai dernier et 246 décès confirmés [1].

" La Nation Navajo a rapporté le taux d‘infection par habitant le plus élevé des Etats-Unis, derrière New York. Elle compte également le plus de cas de Covid-19 que n’importe quelle autre tribu du pays "

Depuis son origine, le peuple Navajo a dû lutter contre l’adversité. Dans notre culture, le « Holy People (peuple sacré) » ou les dieux mettent à l’épreuve notre force et notre résilience au travers des Naayee, des Monstres (ou calamités), comme la famine, la maladie ou encore la mort.

La pandémie de Covid-19, ou « Big Cough » (la " grosse toux" ou Dikos Nitsaa’igii -19 en langage Navajo) est le monstre auquel les Navajos doivent se confronter aujourd’hui. Son impact sur notre nation et notre peuple a été très fort.

Ces chiffres dévastateurs, qui devraient se stabiliser, sont associés au fait que le peuple Navajo a une incidence de diabète, de maladies cardiaques et de cancers plus élevée que la moyenne. Ce à quoi il faut ajouter que 30 à 40 % des habitations sont sans électricité et eau courante, avec un taux de pauvreté de l’ordre de 38% [2].

Une vie sur de grands espaces mais en petites communautés
Des facteurs géographiques et culturels contribuent à la difficulté de diminuer le nombre de cas. La nation Navajo est la plus grande tribu des Etats-Unis, couvrant 70 000 km2 d’étendues de terres rouges et arides, parsemées de montagnes et de canyons. La population est de 250 000 âmes [3], et les Navajos ont toujours vécu dans des sociétés matrilinéaires organisées en clan dans des réserves qui font la taille de la Virginie occidentale.

L’habitat familial traditionnel, appelé « hogan », se compose de huttes regroupées sur un territoire où diverses générations vivent ensemble. Ces logements, très proches les uns des autres, ont contribué à la propagation du Covid dans la population, notamment chez les plus âgés.

La plupart des Navajos vivent loin des magasins d’alimentation et de tout type de services et ont l’habitude d’aller et venir pour la nourriture, l’eau, ce qui a probablement favorisé la transmission du virus au sein des membres de la communauté.

Toutefois, ces pérégrinations ont été réduites grâce à des messages éducatifs à l’attention des Navajos et la propagation du virus a été enrayée en partie par la mise en place de couvre-feux, la diffusion d’injonctions à rester à la maison, à garder les distances sociales et à protéger les plus âgés.

Les leaders Navajo et les “hommes-médecine” ont eux aussi contribué à gérer la situation en rappelant à leur peuple leurs valeurs de toujours : prendre soin de leur famille et des membres de la communauté, et garantir un environnement sain.

Des difficultés d’approvisionnement
Le peuple Navajo a dû affronter des problèmes d’approvisionnement, notament en nourriture, car il n’y a que 13 magasins sur cette réserve très étendue [4]. Cela a conduit les membres de la tribu à se déplacer jusqu’aux villes frontières comme Farmington et Gallup, au Nouveau Mexique. Les familles ont l’habitude de s’y rendre le week-end. Néanmoins, en raison de cas groupés à Gallup, la ville a choisi de se protéger en fermant ses portes aux étrangers – y compris au peuple Navajo qui venait y acheter de la nourriture, faire sa lessive, et refaire ses stocks en eau et en alimentation. Une décision qui a eu pour conséquence de créer un stress supplémentaire chez les Navajos.

Le problématique accès aux soins
Difficultés d’accès aux soins, diabètes mal contrôlés, obésité, et maladies coronaires, sous-financement de la santé et taux élevés de contamination par le virus, tout est lié.

De base, l’accès aux soins est problématique sur le territoire Najavo en raison du manque de moyens de transport et des distances. Mais, avec l’épidémie, il est devenu encore plus compliqué. Il a été difficile de coordonner les différents lieux de soins gérés par le service de santé amérindien, l’Indian Health Service (IHS). Ce système dédié aux Navajos depuis 1955, fournit des soins au travers d’hôpitaux et de cliniques répartis sur la réserve, dont certains sont gérés par les Navajos eux-mêmes. Pour aider à la gestion de l’épidémie, le CARES Act a attribué 600 millions de dollars, que le Conseil de la Nation Navajo a réparti équitablement entre les différentes structures de soin [6].

Mais la gestion de la pandémie a été compromise par un sous-financement chronique de la part du gouvernement américain. Si celui-ci a l’obligation de fournir des soins à tous les amérindiens reconnus au niveau fédéral, en réalité l’IHS ne dispose que d’un tiers de la somme attribuée par le Medicare pour les soins d’une personne de la population générale [7].

S’y ajoute le fait que des zones entières de la réserve sont soumises à des niveaux élevés de pollution issue des puits de pétrole et de gaz des centrales alimentées au charbon. Les zones exposées à ces forts niveaux de pollution ont eu un taux plus élevé de cas de Covid-19, que celles où la pollution était moindre [8].

Médecine moderne et traditionnelle
Les Navajos doivent s’appuyer sur la force et la résilience, portées par leur culture traditionnelle et leur philosophie, pour affronter ce monstre qu’est le Dikos Nitsaa’igii’ 19.

Après avoir compté sur la médecine occidentale et ses ressources limitées, nous devons maintenant reprendre le dessus et puiser nos forces dans notre savoir traditionnel. Nous l’avons utilisé des centaines de fois dans l’histoire pour faire face à l’adversité. Les aînés Navajo et les guérisseurs traditionnels (medicine people) nous rappellent que nous avons déjà lutté contre des « monstres », que nous savons endurer les souffrances et être résilients. Si ces éléments de la culture traditionnelle contribuent à améliorer la santé mentale, il reste cependant des problèmes à gérer.

Ainsi, ceux qui ont été victimes du virus ont souffert d’un essoufflement, angoissant et paniquant. Le risque de mourir a encore ajouté au stress, et dans une culture très axée sur la famille, la nécessité de s’isoler du clan familial a encore aggravé les choses.

Pour les plus âgés et les jeunes sévèrement atteints, devoir aller à l’hôpital seul sans sa famille, souvent loin de sa maison, a aussi été compliqué.

Le téléphone et les réseaux sociaux ont été essentiels pour diminuer l’anxiété et l’isolement de ceux qui étaient frappés par le virus. Aujourd’hui, les personnes qui ont été infectées peuvent pratiquer des exercices de respiration. Cela peut les aider à récupérer des lésions dues au virus et joue aussi sur l’émotionnel. L’une des techniques les plus efficaces est la cohérence cardiaque.

Des praticiens en thérapies comportementales dans les établissements de santé mentale tribaux et de l’IHS, peuvent référer les patients à des supports thérapeutiques pour les aider à gérer leur angoisse. Ils sont accessibles par télémédecine. Beaucoup de ces programmes proposent des sessions d’information via les réseaux sociaux à la communauté Navajo. Celle-ci utilise aussi des moyens de guérison traditionnels comme les cérémonies et les prières de protection. Certains programmes tribaux et de l’IHS donnent accès à des conseillers traditionnels à qui parler.

Les processus de guérison Navajo se focalisent sur la restauration de l’équilibre entre le corps, l’âme et l’esprit.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606081#vp_1
fil - 25 Jn 2020 - 05:22
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 et les décès liés au foie à venir
Jean-Michel Pawlotsky




La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) elle-même et / ou l'utilisation de médicaments hépatotoxiques pourraient affecter négativement l'évolution et la prise en charge des patients atteints de maladies hépatiques chroniques préexistantes. Cependant, le plus grand effet du COVID-19 sur les maladies du foie sera indirect et retardé, en raison de la crise économique mondiale imminente.

La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a été signalée pour la première fois en décembre 2019 à Wuhan, en Chine, et a été considérée comme inoffensive par de nombreux observateurs. Au 30 mai 2020, selon le tableau de bord COVID-19 du Center for Systems Science and Engineering de l'Université Johns Hopkins, aux États-Unis, six millions de personnes dans le monde ont reçu un diagnostic de COVID-19 et plus de 365 000 d'entre elles sont décédées de ses complications . Pendant ce temps, l'économie mondiale s'effondre.

Le COVID-19, qui est causé par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), était initialement supposé se présenter essentiellement comme une infection des voies respiratoires supérieures et / ou inférieures. Nous savons maintenant que le SRAS-CoV-2 induit une maladie systémique attaquant de nombreux organes, causant potentiellement des dommages majeurs, y compris la mortalité et des séquelles à long terme. Étonnamment, le foie semble être relativement épargné par le virus. En effet, à l'exception des patients atteints des formes les plus sévères de la maladie résultant de ce que l'on appelle la tempête des cytokines, qui meurent de déficiences multiviscérales, y compris le foie, les manifestations de l'infection dans le foie sont généralement légères et transitoires et n'ont aucun effet sur l'évolution de la maladie. Maladie COVID-19.

Des études basées sur le séquençage d'ARN unicellulaire dans des tissus hépatiques sains suggèrent que le récepteur cellulaire du SRAS-CoV-2, l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2), est principalement présent dans les cholangiocytes, tandis que l'expression est 20 fois plus faible dans les hépatocytes et l'ACE2 est non exprimée dans les cellules de Kupffer ou les cellules immunitaires intrahépatiques 1 , 2 . Le faible ou le manque d'expression de l'ACE2 dans les hépatocytes explique que le SRAS-CoV-2 ne provoque pas réellement d'hépatite virale. COVID-19 est généralement associé à des élévations légères à modérées de l'aspartate aminotransférase (AST) et, dans une moindre mesure, aux niveaux d'alanine aminotransférase (ALT), qui sont plus fréquents chez les patients atteints d'une maladie grave que chez ceux dont l'issue est bénigne 3. Les niveaux totaux de bilirubine peuvent également être légèrement élevés, tandis que des élévations de la phosphatase alcaline et de la γ-glutamyltransférase ont été rarement signalées 3 . Des modifications histologiques non spécifiques du foie ont été décrites dans de petites séries d'autopsie, allant de la stéatose microvésiculaire modérée avec une activité lobulaire et portale modérée à la nécrose focale, avec la détection du virus dans le foie dans certains cas 4 .

Des changements dans la biochimie hépatique peuvent résulter de la réponse inflammatoire systémique, de l'hypoxémie induite par la pneumonie et / ou des lésions hépatiques induites par les médicaments, en particulier chez les patients atteints de formes sévères de COVID-19 nécessitant une hospitalisation. La fréquence des tests hépatiques anormaux augmenterait pendant l'hospitalisation, peut-être en raison de l'administration de médicaments hépatotoxiques, y compris des antibiotiques, des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des produits à base de plantes et des agents antiviraux, tels que la ribavirine, les interférons ou la combinaison à dose fixe de lopinavir et ritonavir 5. Des élévations des taux d'aminotransférase ont également été signalées à l'occasion avec d'autres médicaments utilisés dans les essais cliniques chez des patients atteints de COVID-19, notamment la chloroquine et l'hydroxychloroquine, l'azithromycine, le remdesivir, le favipiravir, le camostat ou le tocilizumab. Cependant, les anomalies des tests hépatiques disparaissent lorsque l'infection se rétablit et / ou lorsque les médicaments hépatotoxiques sont supprimés.

Les patients atteints d'une maladie hépatique chronique ne semblent pas plus à risque de contracter l'infection que les autres individus de la population générale, mais l'apparition potentielle de COVID-19 chez ces patients soulève deux questions: les patients atteints d'une maladie hépatique chronique développeront-ils une sous forme de COVID-19; et COVID-19 va-t-il aggraver le cours de leur maladie du foie et induire une mortalité liée au foie? Une étude a suggéré que 65 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) liés au syndrome métabolique étaient quatre fois plus susceptibles de développer des manifestations sévères de COVID-19 que 65 patients sans NAFLD, indépendamment de la présence de diabète 5. Cependant, il n'est pas clair si le NAFLD lui-même joue un rôle, plutôt que les comorbidités métaboliques associées qui incluent l'obésité, le diabète et l'hypertension, qui sont des facteurs de risque bien connus pour développer un COVID-19 sévère. Les patients atteints de cirrhose semblent être plus à risque que les autres personnes de développer un COVID-19 sévère et la survenue de complications, y compris la mortalité, quelle que soit l'étiologie de la maladie hépatique 6 , 7. Le risque pourrait également être accru chez les personnes atteintes de cirrhose décompensée, mais peu de cas ont été signalés. Les données des registres d'une vaste cohorte internationale multicentrique de patients atteints d'une maladie hépatique chronique suggèrent que les patients atteints de cirrhose compensée courent un risque accru de décompensation et de décès au cours de COVID-19, même en l'absence de symptômes respiratoires 8 . La contribution des troubles thromboemboliques aux lésions hépatiques chez les patients atteints des formes les plus sévères de COVID-19 a été suggérée 4 . De tels événements thromboemboliques peuvent exposer les patients atteints d'une maladie hépatique chronique préexistante à de graves complications hépatiques.

En raison des blocages et de la suspension des activités de soins cliniques habituelles au profit des patients atteints de COVID-19, la pandémie de SRAS-CoV-2 a un effet majeur sur la prise en charge des patients atteints de maladies hépatiques chroniques, en particulier ceux atteints de cirrhose, carcinome hépatocellulaire et dans les programmes de transplantation hépatique. Le risque redouté d'acquérir COVID-19 à l'hôpital a également empêché de nombreux patients d'être correctement pris en charge par les équipes d'hépatologie. L'effet de la pandémie sur les soins aux patients atteints de cirrhose devait suivre trois vagues: premièrement, une période intense avec des soins de haute acuité prioritaire avec des procédures électives retardées et des soins de routine pendant l'éloignement physique; puis un «retour à la normale» difficile après la fin de l'éloignement physique, avec des décompensations émergentes accrues, morbidité et systèmes de soins dépassés par l'arriéré de soins différés; et enfin, une période prolongée de résultats sous-optimaux caractérisée par des diagnostics manqués, une maladie progressive et une perte de suivi9 . La pandémie de COVID-19 affectera également négativement les soins et la prise en charge des patients atteints de carcinome hépatocellulaire, générant un diagnostic retardé, un traitement différé (y compris médical et chirurgical, comme l'accès à la transplantation hépatique), une perte de suivi et, finalement, une mortalité accrue .

La transplantation hépatique a été difficile pendant la pandémie de COVID-19, car de nombreux centres ont dû pratiquement arrêter ou réduire considérablement leurs programmes de transplantation en raison d'une réduction spectaculaire du nombre de donneurs et du transfert de nombreux établissements de soins en unités COVID-19. Le dépistage du SRAS-CoV-2 chez les donneurs et les receveurs a été mis en œuvre dans de nombreux endroits, mais l'effet de COVID-19 sur les résultats de la transplantation hépatique est inconnu. Le rôle de la suppression immunitaire post-transplantation sur le cours de COVID-19 est également largement inconnu en raison de la rareté des données. Dans l'ensemble, les informations sont encore limitées, mais il est probable que COVID-19 entraînera une augmentation substantielle et retardée de la mortalité liée au foie qui deviendra visible dans les mois à venir et contribuera de manière substantielle à la mortalité liée à la pandémie.

La pandémie de COVID-19 affectera également négativement les programmes d'élimination de l'hépatite virale. L'Organisation mondiale de la santé s'est fixé pour objectif d'éliminer les hépatites virales B et C en tant que menaces majeures pour la santé publique d'ici 2030. Cet objectif comprend la réduction de leur incidence, prévalence, morbidité et mortalité grâce à des mesures de prévention, notamment la vaccination contre l'hépatite B, un dépistage approfondi et une amélioration l'accès aux soins et aux traitements antiviraux. Pendant la crise du COVID-19, l'attention a été détournée de l'hépatite virale chronique, malgré le fait que la mortalité mondiale attribuée à l'hépatite virale, qui est estimée à environ 1,5 million par an par le Rapport mondial de l'OMS sur l'hépatite 2017, reste actuellement supérieure à celle de COVID-19, alors que les ressources pour les interventions de santé publique sont déjà en train de diminuer. Confinement,10 .

Le plus grand effet du COVID-19 sur la morbidité et la mortalité liées au foie reste à venir, en raison de la crise économique mondiale qui a déjà commencé. Les faillites, les pertes d'emplois, le manque d'argent et de nourriture, l'isolement social et les problèmes familiaux entraîneront une augmentation de la consommation d'alcool et de drogues, tandis que l'accès aux soins souffrira de l'effondrement des structures et des organisations de soins de santé, et des politiques gouvernementales détournant des ressources ailleurs. Cette situation pourrait se traduire par une augmentation substantielle des transmissions de virus transmissibles par le sang (en plus de l'épidémie d'opioïdes actuelle en Amérique du Nord, qui augmente déjà rapidement l'incidence de nouveaux cas d'hépatite C), ainsi que de troubles hépatiques alcooliques et de décompensations, résultant en beaucoup plus de patients atteints de cirrhose, de carcinome hépatocellulaire, transplantation hépatique et décès lié au foie. Ces effets imprévus de la pandémie de COVID-19 mettront des années à devenir visibles, mais ils sont inévitables.

En résumé (encadré 1 ), l'infection par le SRAS-CoV-2 semble épargner relativement le foie, avec une mortalité liée au foie négligeable au cours de COVID-19 (à l'exception de l'insuffisance hépatique chez les patients présentant une infection à COVID-19 très sévère entraînant aux déficiences multiviscérales et des patients atteints de cirrhose décompensée). Néanmoins, l'effet de la pandémie de COVID-19 sur la mortalité liée au foie pourrait être énorme, bien que caché, retardé et non attribué. Des conclusions similaires s'appliquent à de nombreuses autres spécialités médicales et doivent être prises en compte lors de l'élaboration d'une évaluation finale de la pandémie de COVID-19, des politiques mises en place pour la combattre et des enseignements à tirer pour la prochaine pandémie.

https://www.nature.com/articles/s41575-020-0328-2
fil - 26 Jn 2020 - 06:58
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
La recherche malade du Covid

La médecine et le soin ont été les stars incontestées de la crise sanitaire: les médecins de tous genres ont occupé un temps d’antenne impressionnant, sensibilisant les Français aux notions de coronavirus, de tests PCR ou sanguins, d’orage cytokinique, de RO, d’essai en double aveugle contre placebo, etc. Les Français ont cru devenir des experts ès maladies infectieuses, avant de plonger dans une grande perplexité quand ils ont découvert qu’un fait donné comme sûr ou probable un jour, devenait caduque quelques jours après. À titre d’exemple : les enfants auraient été plus contaminants que les autres, l’hydroxychloroquine serait efficace en traitement préventif, la nicotine serait un facteur protecteur, etc.

Ironie d’une science piégée par la vitesse du siècle ? Méconnaissance par les profanes de la réalité de la recherche scientifique ? Comme l’écrivent Michel Callon, professeur de sociologie et Pierre Lascoumes, directeur de recherche émérite au CNRS, «en sciences, il convient toujours de commencer par douter, pour ensuite confronter et discuter impitoyablement les hypothèses et les résultats obtenus, afin d’avoir quelque chance de parvenir à un consensus.»

Vertige de la science
À la fin du mois de mai, près de 1 700 essais cliniques sur le Covid ont été recensés par la plateforme d’intelligence artificielle Clinical Research Navigator (CRN) qui agrège des contenus tels que les essais cliniques, les publications scientifiques, les profils d’experts et les articles publiés dans le monde entier. Selon ce décompte, les États-Unis sont à l’origine du plus grand nombre d’essais cliniques (19%). La France représente 16% des essais, menés notamment par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Suivent l’Espagne (9%), le Royaume-Uni et la Chine (6%). De quoi donner le tournis aux profanes.

Mais derrière les chiffres ne se cachent pas forcément des rapports de force scientifique. Quand la Grande-Bretagne a choisi de privilégier deux grand essais dont Recovery, la France s’est dispersée dans près de 160 essais dont Discovery, essai européen qui finalement restera franco-français (voir notre article). Et Recovery n’en finit pas de livrer des résultats alors que Discovery est en panne faute d’inclusions au-delà de l’Hexagone.

À Vih.org, nous avons assisté comme d’autres à ce tourbillon médiatico-scientifico-politique, qui nous a donné le tournis. D’autant que plusieurs membres de la rédaction et du comité éditorial s’y sont trouver plongés. Comme l’explique Gilles Pialoux, «le point commun des “VIHologues”, c’est une passion pour l’émergence. Nous avons probablement une plasticité, une capacité à nous adapter et puis, la recherche épidémio, l’analyse des données scientifiques, on a fait ça toute notre vie…» Pas de surprise, donc, à replonger tête baissée pour ceux qui ont vécu l’épidémie du sida, dans l’énigme du Sars-CoV-2.

Mais l’époque est très différente comme Jean-François Delfraissy aime à l’expliquer: «il a fallu 15 ans pour trouver les antirétroviraux contre le VIH, 8 ans pour un traitement pour le VHC, 6 mois pour un vaccin contre Ebola, et là tout le monde souhaiterait trouver un traitement du Covid-19 en 3 mois ?» Pour l’heure, seule la Dexaméthasone (un corticoïde bien connu) semble avoir donné des chiffres indiscutés à ce jour (dans l’essai Recovery) sur la mortalité. Aujourd’hui, chacun derrière son écran peut accéder aux bases de données de la recherche internationale en train de se faire : le portail d’archives ouvertes HAL donne accès direct à toutes ses publications traitant du Covid-19, l’OMS appelle à la collaboration et au partage des données en matière de recherche.

Tentative de coordination et mobilisation des spécialistes du VIH
En France, un conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy, ancien directeur de l’ANRS, a été créé le 11 mars. Y siègent notamment les infectiologues Yazdan Yazpandanah (AP-HP) et Denis Malvy (CHU de Bordeaux). Son président a estimé sur l’antenne de BFM que le conseil scientifique n’avait pas vocation à perdurer au-delà de la période d’urgence et que les agences sanitaires devaient revenir au premier plan.

Le 24 mars, c’est un Comité analyse, recherche et expertise (CARE) qui est mis en place. Composé de douze chercheurs et médecins, présidé par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine pour sa découverte du virus du sida, cet organe indépendant remplit une fonction d’expertise scientifique rapide, à la demande du Gouvernement, auquel il adresse des avis. Il surveille spécifiquement les «innovations scientifiques, thérapeutiques et technologiques proposées par la communauté scientifique pour lutter contre le Covid-19 (développement et déploiement de traitements de tests et d’essais, avec un accent particulier sur les expériences conduites à l’étranger)». Cette vigie est médiatiquement muette, mais le site donne un aperçu des recherches en cours dans les laboratoires.

Au niveau européen, c’est Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida de 1995 à 2008, qui a été nommé conseiller de la présidente de la Commission européenne pour la recherche sur le Covid-19… Encore un médecin qui a longuement fréquenté le VIH (et co-découvreur d’Ebola) appelé à la rescousse dans la lutte contre le Covid (qu’il a par ailleurs contracté) . La Commission a également mis en ligne une plateforme de données sur le Covid 19, pour permettre aux chercheurs d’accéder et de partager les informations sur le virus. Mais l’échec relatif de l’essai Discovery laisse à penser que la coordination européenne n’est pas au point. De fait, l’essai coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium REACTing dédié aux maladies infectieuses émergentes, devait inclure 3 200 patients européens dont 800 en France. Or, par complexité et insuffisance de collaboration européenne, par l’articulation complexe avec l’essai de l’OMS Solidarity, les inclusions n’ont même pas atteint le chiffre de 800 pour la France. Ce qui faisait dire à Yazdan Yazdanpanah, interrogé par le Monde le 1er mai : «Sur les essais cliniques, l’Europe est un échec!».

Par Christelle Destombes, vih.org, Swaps

https://vih.org/dossier/la-recherche-malade-du-covid/
fil - 29 Jn 2020 - 09:40
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
COVID-19 : quels sont les 4 tests de détection des anticorps à avoir la sensibilité et la spécificité les plus élevées, et à quel moment ?

• Une étude de la sérologie des IgG montre une spécificité globale de 98,0–99,6 % et une sensibilité de 88,1–98,8 % à partir d’échantillons prélevés plus de 14 jours après la détection de la maladie pour 4 tests sérologiques à haut débit de détection des anticorps au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) : Abbott, Epitope Diagnostics, EUROIMMUN et Ortho Clinical Diagnostics.
• Selon une étude distincte publiée dans la même revue, en cas de tests diagnostiques moléculaires positifs répétés, ces résultats peuvent être considérés comme des vrais positifs pour l’infection au SARS-CoV-2.
Pourquoi est-ce important ?

• Les tests sérologiques produisent les résultats les plus précis après 14 jours suivant l’apparition des symptômes/le diagnostic par test de la réaction en chaîne par polymérase [Polymerase Chain Reaction, PCR]).
• Les tests moléculaires doivent être répétés 2 jours au maximum après un résultat négatif chez les patients dont les symptômes justifient une forte suspicion clinique de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Principaux résultats

• Étude IgG :

• Spécificité globale/Valeurs prédictives positives par test, en supposant une prévalence de 5 %, plus de 14 jours après l’apparition des symptômes :
• Abbott : 99,6 %/92,8 %.
• Epitope Diagnostics : 99,6 %/90,6 %.
• EUROIMMUN : 98,0 %/71,2 %.
• Ortho Clinical Diagnostics : 99,6 %/92,5 %.
• Tous les tests sauf 1 (Abbott) ont atteint une sensibilité globale de 100 % à partir d’échantillons prélevés plus de 14 jours après l’apparition des symptômes.

• Étude Diagnostics :

• Sur 3 432 patients, 2 630 avaient des résultats initiaux négatifs, invalides ou indéterminés, et 802 avaient des résultats initiaux positifs.
• Taux global de résultats positifs au test : 39,9 % avec une répétition du test, contre 49,0 % avec 1 seul test (P < 0,001).
• Sur les 2 413 patients ayant d’abord été négatifs, 18,6 % sont devenus positifs lorsque le test a été répété dans les jours qui ont suivi.
• Valeur prédictive négative : 81,3 % (IC à 95 % : 79,7–82,8 %).
• La répétition du test intervenant le même jour chez les patients ayant des résultats invalides, négatifs ou indéterminés a conduit à un total de 17,0 % de résultats positifs n’ayant pas été détectés initialement.
• La probabilité de conversion d’un résultat positif à un résultat négatif était minime 15 à 20 jours après le test initial, et de 50 % après 28 jours (IC à 95 % : 27–29).
Protocole de l’étude
- Étude IgG : les tests de détection des IgG ont été évalués à partir de 224 échantillons sériques prélevés en série (auprès de 56 patients dont le COVID-19 était confirmé).
- Étude Diagnostics : les tests moléculaires de détection du SARS-CoV-2 ont été évalués à partir d’un ensemble de données portant sur des patients à New York.
- Financement : aucun financement n’a été communiqué.
Limites :

- Étude IgG : faible nombre de patients.
- Étude Diagnostics : le test n’a été répété que chez 15 % des patients.

https://jcm.asm.org/content/early/2020/ ... 95-20.long
fil - 01 Jl 2020 - 05:17
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
La transmission au sein du foyer, élément déterminant de la propagation du SARS-CoV-2

L’analyse de 349 cas index de COVID-19 et de plus de 1.900 personnes contacts à risque suggère que c’est au sein de la famille (habitant ou non dans le même foyer) que la transmission du virus est la plus élevée durant la période présymptomatique, les 60 ans ou plus ayant davantage de risque que les autres. L'isolement des cas primaires et le placement en quarantaine des contacts à risque au sein de la famille seraient déterminants pour contrôler efficacement l’épidémie.
La transmission du SARS-CoV-2 au sein des foyers est mal évaluée mais est primordiale pour apprécier le taux d’attaque secondaire lié à un premier patient infecté. Une équipe du CDC de Guangzhou (Centre de contrôle et de prévention des maladies) a évalué statistiquement le taux de transmission du virus au sein de la famille (parents du premier degré quelle que soit l’adresse, ou parents habitant à la même adresse), ou parmi des personnes n’appartenant pas à la famille (collègues, professionnels de santé, contacts à risque sans protection…) au cours des 2 jours précédant l’apparition des symptômes d’un cas primaire, à savoir une personne sans source d'exposition connue ou supposée avoir été infectée en dehors de la ville. Les personnes contacts avaient été identifiées puis isolées 14 jours et avaient bénéficié d’une recherche RT-PCR du virus.

L’analyse, menée sur la période du 7 janvier au 18 février 2020, a porté sur 215 cas index de COVID-19, 134 cas secondaires/tertiaires et 1.964 contacts à risque. Au total, 67% des cas primaires étaient âgés de 20 à 59 ans (même nombre d’hommes que de femmes) et 73% de ces cas étaient importés depuis une autre ville.

En prenant une période d'incubation moyenne de 5 jours et une période infectieuse maximale de 13 jours (dont jusqu'à 5 jours avant le début de la maladie), les chercheurs ont établi à 2,4% la probabilité de transmission secondaire à des personnes hors foyer, tandis que le taux d'attaque était de 12,4% parmi les membres de la famille et même de 17,1% pour ceux vivant à la même adresse que le cas index. Ce chiffre variait de 11,4 à 18,0% et de 7,5 à 12,2% parmi les membres de la famille et non familiaux selon la valeur de durée d’incubation et de période infectieuse considérée.

Au sein du foyer, les taux d'attaques secondaires étaient plus faibles parmi les plus jeunes que parmi les plus âgés (5,2% [2,4-9,7] pour les moins de 20 ans vs 14,8% [11,7-18,4] et 18,4% [12,5-25,6%] pour les 20-59 ans et ≥60 ans, p significatifs). Les différences entre groupes d'âge n'étaient pas statistiquement significatives parmi les cas secondaires hors foyer.

En modélisant les données par rapport à la période de contact avec le cas index, les auteurs estiment que le risque pour les membres de la famille d’être infecté était plus faible de 39% après l'apparition des symptômes que pendant la période d'incubation.

Ces résultats suggèrent que l’infectiosité du virus est relativement haute et impose que le traçage et l’isolement des personnes contacts asymptomatiques soient efficaces pour contenir l’épidémie.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32511590/
fil - 01 Jl 2020 - 05:20
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COVID-19 : ne pas passer à côté de certains symptômes inhabituels

Entre les patients asymptomatiques et la longue liste de symptômes possibles en cas de COVID-19, le diagnostic clinique n’est pas toujours aisé… Si la fièvre ou les signes respiratoires sont les principaux symptômes, différents organes peuvent être touchés avec apparition de troubles digestifs, d’embolies pulmonaires ou artérielles périphériques ou d’autres tableaux inauguraux moins typiques. Dans un communiqué, l’Académie de médecine fait le point sur certaines présentations cliniques moins fréquentes du COVID-19 qui ne doivent pas être méconnues :

• D’un point de vue neurologique, outre l’agueusie et l’anosmie désormais bien connues, d’autres manifestations plus exceptionnelles peuvent être liées au COVID-19, comme une ophtalmoplégie ou un syndrome de Guillain-Barré. Un syndrome confusionnel, des troubles mnésiques ont également été rapportés en particulier chez les sujets âgés ainsi que des AVC ischémiques liés à l’activité thrombogène du SARS-CoV-2. Par ailleurs, l’apparition de douleurs constrictives, erratiques et durables peuvent être d’origine neurologique.

• Au niveau cutané, des pseudo-engelures ont été décrites, notamment chez l’enfant et l’adulte jeune, et peuvent être douloureuses. Leur évolution est habituellement favorable en une semaine mais une récidive est possible. La dyshidrose, des vésicules, une urticaire, un exanthème, des pétéchies et un livedo sont plus rares.
Concernant les tableaux cliniques évocateurs de la maladie de Kawasaki, ils ont été décrits chez l’enfant avec des signes digestifs initiaux, dont de fortes douleurs abdominales, puis un choc cardiogénique avec une fraction d’éjection effondrée. Au niveau cutané on peut observer un érythème puis une desquamation. Les enfants touchés sont plus âgés (9 à 17 ans) que dans la forme habituelle de la maladie de Kawasaki : on parle alors de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS).

• Au niveau endocrinien et métabolique, les atteintes sont probablement liées au fait que l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), qui est le récepteur d’entrée dans la cellule du SARS-CoV-2, est présente sur de nombreux organes : testicules, ovaires, hypothalamus, hypophyse, thyroïde et pancréas. On peut par exemple observer un déficit de la production de testostérone qui pourrait contribuer à l’état de profonde fatigue et est corrélé à la sévérité de la maladie. L’hypokaliémie fréquemment rapportée pourrait résulter de la fixation du virus sur l’ACE2 et de la synthèse accrue d’aldostérone. La lymphopénie observée dans certaines formes graves ne permet pas d’exclure des situations d’hypocortisolisme, qui avaient déjà été observées avec le SARS. Des cas de thyroïdite subaiguë ont été rapportés. Une hypocalcémie peut être observée, de même qu’une hyperglycémie favorisée par la majoration de l’insulinorésistance et une atteinte directe de la glande pancréatique avec une élévation des taux d’amylase et de lipase.
L’Académie de médecine rappelle qu’un test de dépistage du COVID-19 doit être prescrit au moindre doute.

http://www.academie-medecine.fr/wp-cont ... piques.pdf
fil - 01 Jl 2020 - 10:39
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Les combinaisons de médicaments contre le VIH ne présentent aucun avantage pour les patients sous COVID-19 dans un essai britannique

ne combinaison de médicaments antiviraux couramment utilisés pour traiter le VIH n’a montré aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19 dans un essai randomisé à grande échelle, ont constaté des scientifiques au Royaume-Uni.

Les résultats “excluent de manière convaincante tout avantage significatif en termes de mortalité du lopinavir-ritonavir chez les patients hospitalisés de l’étude COVID-19”, ont déclaré lundi les scientifiques qui dirigent l’essai RECOVERY à l’Université d’Oxford.

En mars, l’essai RECOVERY a été établi comme un essai clinique randomisé pour tester une gamme de traitements potentiels pour COVID-19, y compris le lopinavir-ritonavir, un traitement antiviral couramment utilisé pour traiter le VIH.

Plus de 11 800 patients ont été recrutés dans 176 hôpitaux du NHS au Royaume-Uni pour cet essai.

Lundi, le comité directeur de l’essai a conclu que le lopinavir-ritonavir n’avait aucun effet bénéfique chez les patients hospitalisés avec COVID-19.

Un total de 1 596 patients ont été randomisés pour le lopinavir-ritonavir et comparés à 3 376 patients randomisés pour les soins habituels uniquement, selon la déclaration.

Parmi ces patients, quatre pour cent ont eu besoin d’une ventilation mécanique invasive lorsqu’ils sont entrés dans l’essai, 70 % ont eu besoin d’oxygène seul, et 26 % n’ont pas eu besoin d’intervention respiratoire, a-t-il dit.

Il n’y avait pas de différence significative dans la mortalité pour le lopinavir-ritonavir par rapport aux soins habituels, et les résultats étaient cohérents dans les différents sous-groupes de patients, ont déclaré les scientifiques.

Il n’y a pas non plus de preuves d’effets bénéfiques sur le risque de progression vers la ventilation mécanique ou la durée d’hospitalisation, ont-ils déclaré.

“Ces résultats préliminaires montrent que pour les patients hospitalisés avec COVID-19 et non sous respirateur, le lopinavir-ritonavir n’est pas un traitement efficace. En 100 jours, l’essai RECOVERY a fourni des résultats permettant de changer trois fois la pratique mondiale”, a déclaré Peter Horby, professeur à l’Université d’Oxford et chercheur principal de l’essai.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure d’étudier un grand nombre de patients sous ventilation mécanique invasive en raison de la difficulté à administrer le médicament aux patients sous respirateur.

Ils ne peuvent donc pas tirer de conclusions sur l’efficacité chez les patients sous ventilation mécanique, ont déclaré les chercheurs, ajoutant que les résultats complets seront disponibles dès que possible.

“Ce sont des résultats clairs qui soulignent une fois de plus la valeur des grands essais cliniques randomisés pour différencier les médicaments que nous espérons efficaces des traitements dont nous savons qu’ils le sont”, a déclaré Martin Landray, professeur de médecine et d’épidémiologie à l’université d’Oxford.

“Dans de nombreux pays, les directives actuelles recommandent le lopinavir-ritonavir comme traitement pour COVID-19”, a déclaré M. Landray, l’enquêteur en chef adjoint de l’essai.

Les résultats de cet essai, ainsi que ceux d’autres grands essais randomisés, devraient permettre de réviser ces directives et de modifier la manière dont les patients sont traités, ont déclaré les chercheurs.

https://yourtopia.fr/international/les- ... que-63697/
fil - 03 Jl 2020 - 07:54
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COVID-19 : tour d'horizon de la semaine du 3 juillet

En raison de l'évolution rapide de la pandémie COVID-19, Univadis souhaite partager avec vous l'actualité couverte par nos équipes éditoriales au niveau européen. Retrouvez ci-dessous une sélection des articles.

Certains de ces articles ne sont publiés uniquement dans leur langue originale, précision entre parenthèses. Nous avons extrait pour vous quelques points clés de ces articles. Un lien vers la source originale de l’article permettra à ceux qui le souhaitent d'aller plus loin.

Ce tour d’horizon européen apporte un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises. Veuillez les considérer uniquement comme étant indicatives des pratiques européennes.

Par ailleurs, sachez que vous pouvez retrouver toute l’actualité que nous publions sur l’épidémie sur le site internet Univadis ou l'application pour smartphone. Une rubrique spéciale "COVID-19" a été créée dans le menu de gauche, sous l’ensemble des spécialités. Vous trouverez également une carte interactive COVID-19 pour suivre l'évolution de l'épidémie par pays et par région, en cliquant sur l'onglet correspondant dans le bandeau en haut de votre page.

Nous espérons que ces informations vous intéresseront, et vous aideront dans la prise en charge de vos patients directement concernés par COVID-19 ou non.

1. Les travaux de deux groupes européens [Allemand] ayant évalué 40 études internationales ont conclu que si les tests de détection des anticorps au SARS-CoV-2 peuvent permettre d’identifier une infection passée, ils ne sont pas encore assez précis pour démontrer l'immunité ou la non-infectivité.
2. L'Institut fédéral d'évaluation des risques allemand (BfR) a fait état d'un taux d'utilisation élevé de l'application nationale "BfR-Corona-Monitors" [allemande]. 28% des plus de 14 ans déclarent l'utiliser, ainsi que 40% des moins de 40 ans. Le taux d'utilisation chez les personnes âgées (>60 ans), qui sont plus exposées, est en revanche plus faible, soit 19 %.
3. Un nouveau rapport italien paru dans Nature [Anglais] présente une nouvelle évaluation de la dynamique de la transmission précoce dans la municipalité de Vo'. Un chercheuravait initialement suspecté une transmission asymptomatique, et donc plus répandue de la maladie, contrairement aux évaluations initiales de l'OMS.
4. L'Académie française de médecine alerte sur les symptômes moins courants du COVID-19, notamment les troubles neurologiques, cutanés, gastro-intestinaux et métaboliques. L'Académie rappelle aux services de santé qu'ils doivent prescrire des tests en cas de moindre suspicion de COVID-19.
5. Le ministre espagnol des sciences et de l'innovation, Pedro Duque, a fait une présentation sur les 12 vaccins différents, actuellement en cours de développement dans le pays et sur les collaborations entre les groupes de recherche pour mener à bien ces travaux. Les essais sur l'homme de ces vaccins devraient commencer en décembre.
6. Le NICE du Royaume-Uni a mené une revue rapide des données probantes [Anglais] concluant que la vitamine D n'est pas efficace pour prévenir ou réduire la gravité du COVID-19. L'évaluation porte sur 5 études observationnelles. D'autres analyses incluant plus de données sont en cours.
fil - 07 Jl 2020 - 13:49
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Coronavirus : 239 scientifiques alertent l'OMS sur une possible transmission dans l'air du Covid-19

"La transmission par l'air de SARS-CoV-2 n'est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu'il existe bien assez d'éléments probants pour appliquer le principe de précaution", plaident ces scientifiques.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, la question de sa transmission par voie aérienne interroge. Lundi 6 juillet, un groupe de 239 scientifiques internationaux a appelé dans une lettre adressée aux autorités de santé, à commencer par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), à reconnaître la capacité du virus à se propager dans l'air bien au-delà de deux mètres. Ils souhaitent que ces dernières recommandent une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs, afin d'enrayer l'épidémie, responsable de la mort de plus de 500 000 personnes dans le monde en six mois.

"Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19", écrivent dans la revue Clinical Infectious Diseases (lien en anglais) d'Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l'université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l'université du Maryland, dans un article signé par 237 autres experts. "Il existe un potentiel important de risque d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques [microgouttelettes] à des distances courtes et moyennes [jusqu'à plusieurs mètres, de l'ordre de l'échelle d'une pièce], et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne", poursuivent-ils.

Pas de consensus scientifique, mais une mise en garde
L'OMS et d'autres organismes sanitaires estiment que le coronavirus est principalement transmis par des gouttelettes projetées par la toux, l'éternuement et la parole directement sur le visage de personnes à proximité, et possiblement par des surfaces où ces postillons atterrissent et sont ensuite récupérés par les mains de personnes saines. Ces gouttelettes, lourdes, tombent dans un périmètre d'environ un mètre. Mais des études portant sur SARS-CoV-2 et d'autres virus respiratoires ont mis en évidence que des particules virales étaient aussi présentes dans des gouttelettes microscopiques dans l'air expiré par une personne infectée : plus légères, elle peuvent rester en suspension en intérieur, potentiellement des heures, et être inspirées par d'autres personnes. Il n'a jamais été prouvé que ces particules de coronavirus étaient viables et pouvaient provoquer des infections.

S'il n'y a pas de consensus scientifique que cette voie aérienne joue un rôle dans les contagions, Julian Tang, l'un des signataires, rétorque pour l'AFP que l'OMS n'a pas prouvé l'inverse : "L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence", abonde le scientifique de l'université de Leicester, en Angleterre. "La transmission par l'air de SARS-CoV-2 n'est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu'il existe bien assez d'éléments probants pour appliquer le principe de précaution", plaident ces scientifiques.

Ils conseillent de mieux ventiler lieux de travail, écoles, hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes dans les conduits d'aération. Ainsi, la climatisation est pointée du doigt : en Chine, à Canton, une personne sans symptôme avait contaminé des clients de deux tables voisines, sans contact. Le climatiseur a vraisemblablement fait voler le virus d'une table à une autre. D'autres cas de super-contagions, dans un autocar chinois et dans une chorale américaine, accréditent aussi la piste aérienne.

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 37051.html
fil - 11 Jl 2020 - 06:15
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Recherche clinique et COVID-19 : quoi de neuf au 10 juillet 2020?

Si le ralentissement de la dynamique épidémique est constatée dans certains pays d’Europe, nombre de pays présentent encore une multiplication inquiétante des cas. La recherche d’options thérapeutiques efficaces reste un enjeu crucial, mais long, qui contraste nettement avec l’urgence sanitaire….

Vaccination : les essais de phase 2 se multiplient, les premières études de phase 3 démarrent

Après la multiplication des communications au cours des tous premiers mois de l’épidémie, on assiste désormais à un tassement de la fréquence des annonces. Aucun nouvel article concernant les données d’études cliniques n’a été publié concernant les vaccins expérimentaux depuis la fin mai, à une exception près : la pré-publication sur MedRxiv des données de phase 1/2 relatives au vaccin à l’ARNm BNT162 (Pfizer et BioNTech) codant pour le domaine de liaison au récepteur de la protéine S virale.

Dans cette étude, 12 patients ont reçu différents schémas d’administration (1 ou 2 injections à 3 semaines d’intervalles, deux dosages) ou un placebo. Aucun évènement indésirable grave n’a été observé, la plupart ayant rapporté des douleurs au point d'injection. Les autres évènements notifiés étaient des maux de tête, la fatigue ou la fièvre, notamment après la seconde injection. Sur le plan immunologique, les anticorps neutralisants ont été détectés 21 jours après la première dose, et augmentaient après la seconde administration, les taux atteints étant très significativement supérieurs à ceux mesurés dans le sérum de patients convalescents contrôles.

Pour autant, selon Soumya Swa minathan, la scientifique en chef de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le ChAdO x1 nCoV-19 (désormais appelé AZD-1222) développé par l’université d’Oxford et depuis sous la houlette d’AstraZeneca, est le vaccin le plus avancé en termes de développement clinique, tout juste devant le vaccin mRNA-123 de la firme américaine Moderna. Pour mémoire, le premier est un vaccin par adénovirus recombinant comportant le gène de la glycoprotéine S du SARS-CoV-2 et le second un ARN messager codant pour la protéine S. En effet, tous deux sont déjà évalués dans une étude de phase 2, et le premier vient d’atteindre les études de phase 3 avec l’initiation fin juin d’études de phase 3 au Brésil et en Afrique du Sud. Celles relatives à l’ARNm-123 devraient débuter dans le courant du mois de juillet. Pour mémoire, aucune publication n’est pour l’heure disponible concernant ce dernier. Enfin, le vaccin de la firme chinoise Sinovac, fondé sur l’utilisation du virus inactivé, a lui aussi récemment atteint les études de phase 3.

Ensuite, le vaccin développé par la firme chinoise CanSino, un autre vaccin adénoviral est toujours évalué dans le cadre d’études de phase 2, dont les données devraient être prochainement publiées. Au cours du dernier mois, 14 autres candidats vaccins poursuivaient ou ont atteint le stade de l’évaluation clinique. Rappelons que dans leur sillage, 132 autres sont actuellement en phase de développement préclinique.

Recovery plaide pour la dexaméthasone

Alors que l’essai français Discovery est à la peine, lesté par une coopération européenne insuffisante, l’étude britannique Recovery a fait, elle, l’objet de plusieurs communications depuis son lancement en mars dernier. Pour mémoire, cette étude randomisée ouverte de grande envergure vise à inclure 11.000 patients hospitalisés dans 176 établissements britanniques et à évaluer l’efficacité du lopinavir-ritonavir, de l’hydroxychloroquine, de la dexaméthasone, de l’azithromycine, du tocilizumab et du plasma convalescent en termes de réduction de la mortalité chez les patients atteints de COVID-19.

Le 29 juin, les investigateurs de l’étude ont annoncé l’absence de bénéfice clinique de l’association lopinavir-ritonavir. Dans cette étude, 1.596 patients ont été inclus dans ce bras de traitement et leur pronostic comparé à 3.376 patients ayant reçu les soins standards. Aucune différence significative n'a été observée concernant le critère principal d'évaluation avec une mortalité à 28 jours de 22,1% contre 21,3% respectivement (risque relatif 1,04 [0,91-1,18], p=0,5huit), sans différence selon la sévérité de la maladie. Il n'y avait pas non plus de différence en termes de risque de progression vers la ventilation mécanique ou sur la durée d'hospitalisation.

Quinze jours auparavant, les investigateurs de l’étude avaient annoncé à l’inverse des résultats probants obtenus avec la dexaméthasone (6 mg/j, 10 jours maximum) chez les sujets COVID-19 les plus sévèrement atteints, en évoquant une mortalité moindre chez les patients placés sous ventilation artificielle. Ces données ont été publiées le 29 juin dernier sur MedRxiv et offrent des données plus exhaustives concernant cette cohorte. Il s’agit néanmoins d’un rapport préliminaire étant donné l’envergure initiale de l’étude randomisée (176 établissements britanniques) qui se poursuit encore aujourd’hui et qui vise à comparer plusieurs bras de traitement, dont l’hydroxychloroquine (HCQ), le tocilizumab ou le plasma convalescent. Ainsi, cette publication est relative à 2.104 patients sous dexaméthasone, et comparés à 4.321 patients contrôles, sous soins standards. Le suivi a montré que les premiers avaient un risque de décès de 21,6% à J28, contre 24,6% pour les autres (p<0,001), le bénéfice sur le critère de décès étant supérieur sous le corticoïde que les patients aient nécessité une ventilation non invasive (21,5 vs 25,0%, RR 0,80, p=0,002) ou invasive (29,0% vs 40,7%, RR 0,65 , p<0,001). Parallèlement, la dexaméthasone offrait également une augmentation de la probabilité de sortie de l’hôpital dans les 28 jours suivant l’admission, et une baisse du taux de patients risquant d’évoluer vers une ventilation mécanique ou un décès.

Hydroxychloroquine encore et toujours...

Les premiers résultats de Recovery avaient concerné l’HCQ début juin : les investigateurs avaient rendus publics leurs conclusions sur la molécule, peu de temps après la parution puis la rétractation de l’étude polémique dans The Lancet. Recovery concluait à une absence d’efficacité , comme d’autres études avant elles.

Depuis, l’équipe de l’IHU du Pr Raoult a publié les données rétrospectives de son étude, menée en ouvert, auprès de patients majeurs dépistés pour le SARS-CoV-2. Ce travail suggère que l’association HCQ-azithromycine peut réduire la sévérité de la maladie et le risque d'admission en réanimation ou de décès lorsqu’elle est donnée de façon précoce dans l’histoire de la maladie. Les données concernent 3.737 sujets infectés, et montrent que 18% d’entre eux ont dû été hospitalisés, soit 5,3% plus de 10 jours, et 1,8% ont dû être admis en réanimation, le taux de décès étant de 0,9%. Si l’HCQ était associée à une durée d'hospitalisation plus courte que les autres traitements (7,3 jours vs 9,2 jours), et un taux de décès ou de transfert en réanimation moins élevé (HR 0,49 [0,25-0,97]), il reste toujours difficile de conclure à partir de cette étude non randomisée sans groupe contrôle, dans laquelle la population traitée, majoritairement jeune (âge moyen 45 ans, 88% de moins de 65 ans) et féminine (54,4%), avait bénéficié de durée de traitement disparate.

Par ailleurs, une étude randomisée nord-américaine randomisée contrôlée versus placebo, n’a pas permis de montrer qu’un traitement prophylactique par HCQ permettait de prévenir le développement de l’infection à SARS-CoV-2 par rapport à un placebo chez des sujets ayant été exposés dans les 3 jours précédents à un risque d’infection par le SARS-CoV-2.

Rappelons que le remdesivir a lui aussi apporté des résultats contrastés. Alors que les États-Unis ont parié sur la molécule, et cherchent à acquérir la majeure partie de sa production, le laboratoire fabricant a soumis une demande d'AMM conditionnelle le 5 juin dernier auprès de l’Agence Européenne du Médicament sur la base des données de l’étude américaine NIAID-ACTT-11 du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) menée chez plus de 1.000 patients hospitalisés pour Covid-19 et qui a montré que l’antiviral offre un délai de récupération plus court (12 vs 18 jours sous placebo chez les patients sévères), sans signes pour l’heure de bénéfice en termes de réduction des décès. Les données de mortalité à 28 jours sont cependant attendues d’ici la rentrée. Dans le délai, le CHMP qui a évalué le médicament s’est prononcé le 26 juin en faveur d’une AMM conditionnelle dans la pour le traitement des patients présentant une infection sévère à Sras-CoV-2, qui a été accordée le 3 juillet…

Contre l’orage cytokinique

L’actualité n’est pas plus paisible quand on s’intéresse aux molécules visant à limiter l’impact de l’orage cytokinique déclenché par le SARS-CoV-2 : la polémique concernant l’annonce prometteuse de l’AP-HP relative au tocilizumab a flambé sur les réseaux sociaux, mais a été suivie par les données d’une étude rétrospective italienne assez large (n=544) dans laquelle la comparaison de sujets atteints de formes graves de COVID-19 ont tiré un bénéfice de l’anti-IL6 : dans cette étude, le risque d’évolution vers le recours à une ventilation mécanique invasive ou au décès était réduit dans le groupe de patients ayant reçu le tocilizumab par rapport à ceux n’ayant reçu que les soins standards (rapport de risque ajusté 0,61 [0,40-0,92], p=0,020), l’effet semblant plus volontiers centré sur le risque de décès. Ces données rétrospectives observationnelles doivent cependant être confirmées par une étude randomisée.

Notons que les essais relatifs au sarilumab, autre anti-IL6, ont été stoppés par le laboratoire face à l’absence de bénéfice dans les analyses préliminaires des études de phase 3.

Quant aux complications cardiaques relatives survenant au décours de l’infection, une études grecque récente a décrit un bénéfice de la colchicine, qui devra être confirmé...

Exceptionnellement durant cette période de crise sanitaire, certaines publications mentionnées sont encore en prépublication et non relues par des pairs au moment de la rédaction. Nous attirons votre attention pour apporter la plus grande prudence quant aux résultats apportés.
fil - 12 Jl 2020 - 22:39
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Pr. Olivier Schwartz : « L'Institut Pasteur a 3 candidats vaccins »

On assiste en Mayenne à un accroissement anormal de la circulation du virus. Avez-vous un début d’explication ? Une hypothèse scientifique ?

Ce qui se passe, c'est qu'il y a une circulation à bas bruit depuis un certain temps, puisqu'on estime actuellement qu'il y a 500 nouveaux cas diagnostiqués chaque jour. Le virus continue de circuler et c'est un petit signal. On a d'autres signaux négatifs comme l'analyse des séquences, le patrimoine génétique viral que l'on peut retrouver dans les eaux usées qui augmente. Tout cela indique qu'il y a effectivement une résurgence de l'infection. Il y a des clusters. Heureusement, ils sont diagnostiqués, mais il faut les circonscrire et s'en occuper activement.

On entend aussi parler de micro-gouttelettes en suspension prolongée dans l'air qui pourraient être un facteur de contamination. L'OMS n'écarte plus la possibilité d'une transmission aérienne. Est-ce que le débat est tranché ?

Cela a toujours été le cas. On sait que le virus s'est transmis par voie aérienne, cela peut être des micro-gouttelettes, des nano-gouttelettes encore plus petites, des aérosols. Toutes les voies sont possibles. Le virus va avoir une certaine durée de vie hors d'un organisme, mais il faut quelques secondes si on est en proximité pour atteindre une nouvelle personne. Alors, combien de temps le virus peut-il rester en suspension ? À mon avis, pas si longtemps que ça. Tout dépend en fait de la charge virale, c’est-à-dire la quantité de matériel viral, de virus infectieux qui peut être présent dans ces micros ou nano-gouttelettes. Il faut savoir également que chez un individu, la charge virale varie beaucoup en fonction de la personne.

Oui, il y a les "supercontaminateurs"… On a d'ailleurs du mal à comprendre pourquoi ils le sont…

Oui, c'est une question très intéressante. Pourquoi certaines personnes transmettent plus ? On sait que la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus qu'on peut trouver dans un échantillon, peut avoir un pic à 10 puissance 5, c’est-à-dire 100 000 copies d'ARN virale, donc de matériel génétique. Mais il y a chez certains individus une charge virale qui est mille fois supérieure, qui atteint 10 puissance 8, c’est-à-dire 100 millions de copies par échantillon. Donc, on imagine et on conçoit aisément que ces personnes vont transmettre beaucoup plus l'infection si au départ, il y en a beaucoup plus,

La climatisation inquiète aussi, à tort ou à raison ?

Il y a en effet des études chinoises et d'autres pays qui ont montré dans un restaurant qu'il y avait eu un cas de contamination tout autour d'une table et que la table à côté avait été contaminée. Par contre, la table un peu plus loin n'avait pas été atteinte. Donc, c'est sûr que la climatisation va entraîner un flux d'air froid qui favorise la survie du virus et jouer effectivement un rôle.

On a parlé un moment d’une possible immunité croisée qui pouvait protéger du virus. Où en est-on ?

C'est une très bonne question. Qu'est-ce qu'on entend par immunité croisée ? Il faut savoir qu'il y a différents types d'immunités chez un individu. Il y a l'immunité humorale par les humeurs, c’est-à-dire des anticorps qu'on a dans le sang, qu'on génère. D'ailleurs, les vaccins ont pour objectif de générer ces anticorps neutralisants. Il y a également une immunité cellulaire. Ce sont les globules blancs, les lymphocytes. On a des lymphocytes tueurs qui vont éliminer les cellules infectées. Et il y a un troisième type d'immunité dont on entend peu parler, mais qui est un sujet très important à mes yeux, c'est l'objet de nos études en laboratoire, c'est l'immunité dite innée. C'est la réponse immédiate avant que l'on ait des anticorps. L'organisme détecte un virus, il y a des signaux d'alarme qui sont tirés et il y a un état antiviral qui est généré. Il y a production d'interférons, ce sont des molécules antivirales. Ce sont d'ailleurs ces molécules qui sont responsables des signes cliniques comme la fièvre. Dans la plupart des cas, l'immunité innée est suffisante pour contrôler l'infection en quelques jours. Quand on a un rhume banal ou une autre infection, c'est l'immunité innée qui permet également d'établir l'immunité anticorps ou cellulaire.

Quand vous dites "innée" cela veut dire qu'elle est génétique ?

Cela veut dire qu'elle est codée dans chaque cellule. D'ailleurs, il y a certaines personnes qui ont des défauts génétiques, heureusement très rares, qui peuvent être hypersensibles à l'infection, du fait de ce défaut d'immunité innée. Pour revenir à l'immunité croisée, une étude a montré que lorsqu’on avait été infecté par un coronavirus saisonnier (car il faut savoir qu'il y a 7 coronavirus différents qui peuvent infecter l'homme, 3 qui sont dangereux, 4 qui provoquent des rhumes peu dangereux) on avait des lymphocytes cytotoxiques qui étaient capables de reconnaître le coronavirus 2, le SARS-CoV-2.

Donc que l'on est potentiellement immunisé ?

Non, on a ces cellules mais on ne sait pas si elles sont fonctionnelles. L'étude ne le montre pas encore. Par ailleurs, il y a une autre étude, en particulier celle de collègues de l'Institut Pasteur avec l'hôpital Necker, qui a montré que chez les enfants, on retrouve des anticorps contre les autres coronavirus et qu'en fait, on retrouve ces anticorps chez les enfants qui ont contracté une infection coronavirus 2 ou pas. C'est cela qui permet de conclure que les anticorps contre certains coronavirus saisonniers ne protègent pas. C'est donc encore trop tôt pour avoir la réponse à la question : immunité croisée ou pas d'immunité croisée.

Où en est-on du vaccin ? J'imagine que de nombreux laboratoires sont dessus ?

Oui, il y a beaucoup de candidats vaccins qui sont à l'étude. Il faut faire attention à ne pas confondre un candidat vaccin et un vaccin qui est testé chez l'homme et qui doit montrer sa preuve d'efficacité. Il y a dans le monde environ 125 candidats vaccins qui sont en phase préclinique, mais très peu vont aller jusqu'à la clinique et très peu de ceux qui vont faire l'objet d'essais cliniques vont être produits à grande échelle. Mais il y a quand même déjà 14 candidats vaccins qui sont en essais cliniques, en phase 1, en phase 2, en phase 3 et même certains en Chine qui sont déjà disponibles et administrés, en particulier chez les militaires chinois. Il y a des vaccins qui commencent à être disponibles. La course de préparation au vaccin se produit correctement, mais c'est un 110 mètres haies.

Correctement mais plus rapidement que d'habitude, non ?

Oui rapidement et à chaque haie de ce saut d'obstacles, il y a un signal de "go" ou de "no go". Pour certains de ces candidats vaccins, on est en train de franchir ces différentes étapes.

Comment se positionne l'Institut Pasteur dans cette course ?

L'Institut Pasteur a 3 candidats vaccins, dont un qui est fondé sur un vecteur rougeole qui a été développé par l'équipe de Frédéric Tangy et qui est actuellement en phase préclinique ou clinique. Il va commencer les essais cliniques dans les jours qui viennent et il est fondé sur l'utilisation d'un vecteur, c’est-à-dire d'un véhicule, qui emmène les antigènes du coronavirus, c'est le vaccin de la rougeole, qui a déjà fait sa preuve d'efficacité, qui a été utilisé chez plus de 2 milliards d'individus dans le monde. On sait donc qu'il est efficace et qu'il n'est pas toxique alors qu'il y a beaucoup d'autres candidats vaccins contre le coronavirus qui sont des nouvelles stratégies et qui n'ont pas du tout cette antériorité. Nos essais de candidat vaccin rougeole vont démarrer très prochainement et je pense qu'il peut y avoir une bonne réponse du système immunitaire. C'est du moins ce qu'on espère.

Le professeur Didier Sicard met en garde contre ce qu'on appelle "l'orage immunologique", une réponse immunitaire excessive qui se produit chez certains individus et qu'on ne peut pas prévoir. Il a pris l'exemple du vaccin contre la dengue qui a fait des morts parce que les anticorps contre le virus se sont avérés plus destructeurs que le virus lui-même. Il appelle à la patience pour ce vaccin… Qu'en pensez-vous ?

Le Professeur Sicard a raison de soulever ce risque. C'est vrai pour tout candidat vaccin. C'est exactement l'objet des études. Moi, j'ai l'impression, à titre personnel, que ce virus est sensible aux anticorps neutralisants. On le voit chez les personnes chez qui on prélève du sérum, on voit que les anticorps ont une activité neutralisante. Pour l'instant, on n'a pas réussi à montrer l'effet inverse dont parle le Professeur Sicard sur la dengue, qui avait un effet facilitant. C'est donc peut-être vrai pour la dengue mais pour l'instant, je n'ai pas vu ni dans mon laboratoire ni dans d'autres publications cet effet délétère des anticorps. C'est plutôt encourageant, mais il faut continuer à le chercher. Ce n'est pas parce qu'on ne l'a pas vu qu'il n'existe pas. En plus, je pense que c'est un virus qui est facile à neutraliser. Si on pense par exemple au VIH, il y a des recherches de candidats vaccins depuis plus de 30 ans, sans succès, parce que le virus mute beaucoup et parce qu'il y a plein de sous-types de virus qui peuvent circuler. Il est beaucoup plus dur à neutraliser. Si on prend du sang d'une personne infectée par le VIH, il y a des anticorps, mais ils sont peu neutralisants, tandis que si on prend du sang d'une personne infectée par le coronavirus, les anticorps peuvent être très neutralisants. Tout ceci me permet d'être optimiste… Réaliste, prudent, mais optimiste.

Cette semaine se tenait la 23e Conférence internationale sur le Sida. Est-ce que vous craignez que la mobilisation de milliards d'euros pour lutter contre la COVID freine la recherche sur le VIH ?

C'est un risque. En ce moment, on entend moins parler du VIH ou d'autres épidémies, mais il y a 37 millions de personnes infectées par le VIH. Dans mon laboratoire, avant de travailler sur le coronavirus, on travaillait depuis de nombreuses années sur le VIH, on a donc utilisé notre savoir-faire sur le VIH pour l'appliquer aux recherches sur le coronavirus. C'est très important de continuer la recherche sur le VIH. Il y a plus de morts par le VIH, entre 1 et 2 millions de morts par an, il y a plus de morts par la tuberculose que par le coronavirus dont on entend beaucoup parler. Il y a d'autres épidémies qui continuent, qui sont chroniques, il ne faut donc pas arrêter l'effort sur ces autres virus ou bactéries qui infectent l'homme.

Dans votre laboratoire, vous ne travaillez plus que sur le coronavirus ?

Depuis le début de l'épidémie, on a complètement basculé sur le coronavirus, à 100%. L'Institut Pasteur était fermé pendant le confinement, sauf pour les activités prioritaires. Depuis maintenant presque 5 mois, on travaille sur le coronavirus, mais on va reprendre nos activités progressivement sur les autres virus.

Est-ce que cela rend un peu amer le chercheur que vous êtes, de voir cette mobilisation immédiate et coordonnée entre les différents laboratoires internationaux sur la COVID, alors que ce n'est pas le cas pour d'autres virus qui mériteraient aussi toute notre attention ?

Non, au contraire, c'est une chance qu'il y ait eu cette mobilisation mondiale. À l'Institut Pasteur, on s'est mobilisés, il y a eu une volonté institutionnelle forte avec la création d'une "task force". On a des réunions très fréquentes. Il y a quotidiennement entre 300 et 500 personnes qui travaillent sur le coronavirus, sur les vaccins, sur les diagnostics et surtout sur la recherche fondamentale. La recherche fondamentale est très importante. C'est une recherche qui prend du temps et pour créer des nouveaux vaccins, pour mettre au point des tests diagnostiques, pour trouver des molécules antivirales, il faut de la recherche fondamentale.

Vous diriez que cette crise soudaine et brutale a débloqué des verrous ? Il y aura un avant et un après dans votre façon de faire de la recherche ?

Oui, oui, je pense, parce que tout s'est accéléré. Il y a eu une envie de collaborer et chaque personnalité scientifique peut s'épanouir dans un but de santé publique. On est là, à l'Institut Pasteur, pour faire de la recherche, comprendre des mécanismes biologiques, mais également au service de la santé publique.

Entretien réalisé par Rebecca Fitoussi @fitouss
fil - 13 Jl 2020 - 06:36
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 : Jean-François Delfraissy déplore l'abandon des gestes barrières en France

Le président du conseil scientifique constate que les Français ont abandonné les gestes barrières et craint les conséquences de ce relâchement, dans deux entretiens accordés à Libération et à l'AFP publiés jeudi.

Les Français ont abandonné les gestes barrières indispensables pour empêcher la propagation du nouveau coronavirus, s'inquiète le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, dans des interviews avec Libération et l’AFP, publiées jeudi 9 juillet.

Plusieurs pays d'Europe comme l'Espagne ou le Portugal ont déjà reconfiné certaines régions après avoir détecté des foyers de contamination.

"En France, cela va globalement bien, tous les marqueurs de Santé publique France sont positifs. Par exemple, nous venons de passer le délai de quinze jours après la Fête de la musique, sans rebond. Tout cela est encourageant", souligne dans Libération le médecin, qui vient d'être prolongé à la tête de ce comité chargé de conseiller le gouvernement face au Covid-19 jusqu’à l’automne.

"En même temps, nous sommes frappés par le fait que les Français, en général, ont abandonné les gestes barrières… Les mesures de distanciation sociale sont de moins en moins appliquées, sauf dans les transports – et la population la plus âgée reste, elle, vigilante et fait attention", ajoute-t-il. "J'avais déjà évoqué l'idée qu'on aurait un été plus simple, mais c'est à condition que les mesures de distanciation sociale se poursuivent et soient appliquées par l'ensemble de nos concitoyens, ajoute-t-il à l’AFP. Si nos concitoyens continuent à s'écarter de ces mesures, le risque d'une reprise, un peu différente, avant la fin de l'été reste toujours possible."

"Est-ce que ce relâchement va avoir des conséquences ?"

"Voilà le tableau : est-ce que ce relâchement va avoir des conséquences ?", interroge Jean-François Delfraissy dans Libération, avant de répondre : "Nous sommes à la merci d'un rassemblement où il y aurait un ou plusieurs 'supercontaminateurs', qui peuvent infecter jusqu'à 50, 100 personnes, comme cela fût le cas à Mulhouse en février."

Interrogé sur la possibilité d'une reprise de l'épidémie à l'automne, le président du conseil scientifique estime "logique de s'attendre à un retour de ce coronavirus, de l'hémisphère sud vers le nord", "le plus probable [étant] un retour en octobre ou novembre". "On est extrêmement frappé par ce qui se passe dans l'hémisphère Sud en ce moment, qui est en hiver austral : l'épidémie est en train de flamber, en Amérique du Sud, en Afrique du Sud, en Australie, qui vient de confiner Melbourne alors que ce pays était jusqu'à maintenant extrêmement protégé", commente-t-il à l’AFP.

La France a enregistré mercredi 32 nouveaux décès dus au Covid-19 en l'espace de 24 heures, ce qui porte le bilan de l'épidémie à 29 965 morts depuis le 1er mars, selon le point quotidien de la Direction générale de la santé (DGS).

Avec AFP et Reuters

https://www.france24.com/fr/20200709-co ... -en-france
fil - 15 Jl 2020 - 10:50
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Les patients atteints de cirrhose et de COVID-19 ont des taux de mortalité plus élevés

Les patients atteints de cirrhose et de COVID-19 avaient des taux de mortalité plus élevés que les patients avec COVID-19 seul, mais des taux similaires à ceux des patients atteints de cirrhose seulement , selon une recherche publiée dans Gut .

Jasmohan Bajaj, MD, de Virginia Commonwealth University, et ses collègues ont écrit que les patients atteints de cirrhose sont supposés être à haut risque dans le contexte de COVID-19 en raison d'un dysfonctionnement immunitaire et d'un axe intestin-foie altéré, mais les données manquent actuellement.

"L'impact de COVID-19 sur les résultats hospitaliers chez les patients atteints de cirrhose n'est pas clair en ce qui concerne la mortalité et le développement de l'insuffisance hépatique aiguë sur chronique", ont-ils écrit. "Les études comprenant des comparaisons avec des populations témoins avec et sans cirrhose et COVID-19 sont limitées."

Les chercheurs ont comparé les caractéristiques de COVID-19 et de cirrhose , le développement de défaillances d'organes, l'insuffisance hépatique aiguë et chronique et la mortalité chez les patients atteints de cirrhose et de COVID-19 (n = 37) avec l'âge et le sexe des patients appariés avec COVID-19 (n = 108 ) ou cirrhose (n = 127) seule.

Les enquêteurs ont constaté que les patients avec COVID-19 et cirrhose avaient une mortalité plus élevée par rapport aux patients avec COVID-19 seul (30% contre 13%; P = 0,03). Cependant, ils n'avaient pas une mortalité significativement plus élevée que les patients atteints de cirrhose seule (30% contre 20%).

Les patients atteints de COVID-19 et de cirrhose avaient également des scores d'indice de comorbidité de Charleston moins bons (6,5 contre 3,3; P < 0,001), des symptômes gastro-intestinaux plus faibles et un lactate plus élevé.

«À l'avenir, la mortalité dans le groupe [cirrhose plus COVID-19] pourrait être encore plus élevée que dans le groupe COVID-19 seul, car ces patients risquent de se voir refuser un traitement pharmacologique potentiellement efficace jusqu'à ce que l'innocuité de la cirrhose soit démontrée», Bajaj et ses collègues ont écrit. «Dans l'intervalle, les patients atteints de cirrhose ne devraient pas être découragés de demander des soins médicaux essentiels pendant cette pandémie.»

https://www.healio.com/news/hepatology/ ... lity-rates
fil - 16 Jl 2020 - 06:19
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Les médicaments contre l'hépatite C promettent contre le nouveau coronavirus

Le sofosbuvir et le daclatasvir étaient liés à une récupération plus rapide et à une survie améliorée dans des études en Iran.

Une combinaison de deux médicaments antiviraux couramment utilisés pour traiter le virus de l'hépatite C (VHC) s'est avérée raccourcir la durée d'hospitalisation et améliorer la survie des personnes atteintes de COVID-19 modéré ou sévère dans un ensemble d'études en Iran, ont rapporté des chercheurs au Virtual International. Conférence sur le sida la semaine dernière.

Si des études plus importantes actuellement en cours confirment ces résultats, le sofosbuvir et le daclatasvir pourraient offrir une option de traitement abordable et largement accessible, a déclaré le co-auteur de l'étude Andrew Hill, MD, de l'Université de Liverpool lors d'une conférence de presse.

Alors que la pandémie mondiale de COVID-19 se poursuit sans relâche, les scientifiques étudient une grande variété de médicaments existants en tant que traitements potentiels du nouveau coronavirus, officiellement connu sous le nom de SARS-CoV-2.

Bien qu'ils ne soient pas étroitement apparentés, le VHC et le SARS-CoV2 sont tous deux des virus à ARN simple brin enveloppés, ce qui suggère que certains des mêmes médicaments antiviraux pourraient agir contre les deux. En fait, le précurseur COVID-19 de Gilead Sciences, le remdesivir , a été initialement étudié en tant que candidat pour l'hépatite C.

Le sofosbuvir, commercialisé par Gilead sous le nom de Sovaldi et un composant des pilules combinées Harvoni, Epclusa et Vosevi, est un inhibiteur du VHC NS5B qui cible l'ARN polymérase ARN dépendante, une enzyme que certains virus utilisent pour copier leur matériel génétique. Le daclatasvir, commercialisé par Bristol Myers Squibb sous le nom de Daklinza, est un inhibiteur du VHC NS5A.

Dans des études antérieures, le sofosbuvir et le daclatasvir ont montré une activité contre le SRAS-CoV2 dans des lignées cellulaires de laboratoire; le daclatasvir, en particulier, semble bien pénétrer dans les poumons. Les médicaments se sont révélés sûrs et bien tolérés pour le traitement de l'hépatite C.

Les chercheurs ont également découvert que plusieurs autres médicaments contre le VHC sont susceptibles de se lier au nouveau coronavirus, notamment l'elbasvir et le grazoprevir (les médicaments du combo Zepatier), le siméprévir (Olysio), le paritaprévir (dans le régime Viekira) et le velpatasvir (dans Epclusa et Vosevi ). Les anciens médicaments contre l'hépatite C, l'interféron et la ribavirine, ont également été étudiés pour COVID-19.

Anahita Sadeghi, MD, de l'Université des sciences médicales de Téhéran, a présenté les résultats d'un essai contrôlé randomisé comparant le sofosbuvir plus le daclatasvir pendant 14 jours au traitement standard pour les patients adultes atteints de COVID-19 modéré ou sévère dans quatre hôpitaux universitaires autour de Téhéran. .

Au moment de l'étude, les soins standard en Iran consistaient en lopinavir / ritonavir (le combo VIH Kaletra) avec ou sans hydroxychloroquine , a déclaré Sadeghi. Les études de ces deux médicaments pour COVID-19 ont donné des résultats mitigés mais surtout négatifs.

Cette étude a recruté 66 participants qui avaient de la fièvre et de faibles niveaux d'oxygène et qui ont testé la PCR positive pour le SRAS-CoV-2 et ont eu des tomodensitogrammes pulmonaires qui indiquaient COVID-19. Environ la moitié étaient des hommes et l'âge médian était d'environ 60 ans. Les comorbidités, y compris le diabète, l'hypertension, les maladies pulmonaires chroniques et l'obésité, étaient courantes, mais elles n'avaient pas d'hépatite C. Les personnes ayant une mauvaise fonction rénale ou ayant évolué vers une insuffisance multi-organes étaient exclues. .

Les chercheurs ont défini la récupération clinique comme la normalisation de la fièvre, de la fréquence respiratoire et de la saturation en oxygène. Ils ont également examiné la durée du séjour à l'hôpital, le besoin de ventilateurs mécaniques et la mort quelle qu'en soit la cause.

Sadeghi a rapporté que 88% des personnes prenant du sofosbuvir et du daclatasvir ont connu une récupération clinique dans les 14 jours, contre 67% de celles recevant un traitement standard. De plus, 9% contre 21% ont nécessité une ventilation mécanique et trois (9%) contre cinq (15%) patients sont décédés. Bien qu'aucune de ces différences n'ait atteint le seuil de signification statistique, le délai de récupération a été significativement plus court dans le groupe sofosbuvir plus daclatasvir (six contre 11 jours, respectivement).

Sadeghi a également présenté les résultats d'une petite méta-analyse de trois études cliniques, dont celle-ci, menées dans trois villes iraniennes. L'une, a-t-elle noté, n'était pas correctement randomisée en raison de changements dans le bras de traitement standard.

Dans l'analyse combinée, qui comprenait un total de 176 patients, le taux de récupération était de 94% pour ceux qui prenaient sofosbuvir plus daclatasvir, contre 70% pour ceux qui prenaient différents régimes de contrôle. Le temps de récupération a été significativement plus rapide dans le groupe sofosbuvir plus daclatasvir, et le taux de mortalité était significativement plus faible (5% contre 20%).

Sadeghi a noté que les études manquaient de données sur la charge virale, ce qui pourrait montrer si les médicaments inhibaient la réplication du SRAS-CoV-2, car la disponibilité des tests PCR était limitée en Iran à l'époque.

Les chercheurs ont conclu que le sofosbuvir plus le daclatasvir étaient associés à une récupération plus rapide et à une survie améliorée, mais des études plus importantes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

À cette fin, un essai appelé DISCOVER comparera le sofosbuvir plus le daclatasvir avec le lopinavir / ritonavir par rapport au lopinavir / ritonavir seul chez 600 personnes en Iran avec un COVID-19 modéré à sévère. En outre, un réseau de cinq essais cliniques a été mis en place pour tester le sofosbuvir plus le daclatasvir chez plus de 2 000 patients atteints de COVID-19 en Iran, au Brésil, en Égypte et en Afrique du Sud. Les résultats sont attendus pour octobre.

Hill, qui est bien connu pour ses recherches sur les prix des médicaments contre le VIH et l'hépatite C, a souligné le potentiel de ce traitement à être abordable et largement accessible dans le monde entier.

Bien que la combinaison sofosbuvir plus daclatasvir ait un prix de liste de plus de 18000 $ pour un cours de 14 jours aux États-Unis, elle est beaucoup moins chère ailleurs, par exemple environ 7600 $ au Royaume-Uni et 4300 $ au Brésil. Une version générique bon marché est disponible pour environ 7 $ en Inde. Environ 2,5 millions de cours pourraient être formulés avec l'offre actuelle, selon Sadeghi.

Gilead a récemment annoncé qu'un cours de remdesivir de 14 jours coûterait environ 2 000 $ à 3 000 $ aux États-Unis, et les États-Unis ont acheté la majeure partie de l'offre disponible .

«Ce traitement est développé sans le soutien de grandes sociétés pharmaceutiques, et tout notre financement provient des gouvernements, des universités et des bailleurs de fonds», a déclaré Hill. «Il y a déjà suffisamment de masse générique de sofosbuvir et de daclatasvir produite pour traiter des millions de personnes si ce médicament s'avère efficace. Nous voulons que ce traitement soit abordable pour toute personne atteinte de COVID-19 dans n'importe quel pays. »

https://www.hepmag.com/article/hepatiti ... oronavirus
fil - 16 Jl 2020 - 11:31
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19: premiers résultats encourageants pour un vaccin américain

Le vaccin expérimental de Moderna a déclenché des anticorps contre le coronavirus chez tous les participants lors de la première phase de l'essai. Il entrera dans la dernière phase le 27 juillet.

La biotech américaine Moderna a annoncé mardi qu'elle entrerait le 27 juillet dans la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin contre le Covid-19, devenant la première compagnie dans le monde à parvenir à cette étape. 30.000 personnes participeront à cette phase déterminante aux Etats-Unis: la moitié d'entre elles recevront une dose de 100 microgrammes, les autres un placebo.Le but premier de cet essai sera de savoir si le vaccin est sûr et prévient l'infection par le SARS-CoV-2. Si une personne est malgré tout infectée, il s'agira aussi de savoir si le vaccin peut prévenir la progression vers des symptômes. Même si des symptômes sont constatés, le vaccin peut être considéré comme un succès s'il empêche les cas graves de Covid-19. L'étude devrait durer jusqu'au 27 octobre 2022.

Cette annonce place Moderna dans le peloton de tête de la course mondiale pour un vaccin contre la maladie, qui a infecté plus de 13 millions de personnes dans le monde et fait plus de 570.000 morts. Elle intervient après la publication mardi dans le New England Journal of Medicine des résultats de la première phase de l'essai de Moderna, d'après lesquels le vaccin expérimental a déclenché des anticorps contre le coronavirus chez tous les participants, au nombre de 45. La compagnie chinoise SinoVac est aussi à un stade avancé des recherches, et l'agence russe TASS a annoncé que des chercheurs russes avaient achevé les essais cliniques pour un vaccin, mais ces derniers n'ont pas rendu les données publiques.

Des scientifiques avertissent toutefois que les premiers vaccins à arriver sur le marché ne sont pas nécessairement les plus efficaces ou les plus sûrs. La technologie de Moderna, fondée sur l'ARN messager, n'a jamais prouvé son efficacité contre d'autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Moderna avait rendu publics les «résultats intérimaires» de sa Phase 1, sous forme d'un communiqué de presse sur son site en mai, selon lequel le vaccin avait provoqué une réponse immunitaire chez huit patients. Ces résultats avaient été qualifiés d'«encourageants» par l'immunologiste Anthony Fauci, et l'étude complète était attendue avec impatience par la communauté scientifique. La compagnie est depuis passée à l'étape suivante de son essai, avec 600 personnes.

Selon l'article publié mardi, les 45 participants à la Phase 1 ont été divisés en trois groupes de 15, auxquels des doses de 25 microgrammes, 100 microgrammes et 250 microgrammes ont été administrées. Ils ont reçu une deuxième dose 28 jours plus tard. Après la première administration, il a été constaté que les niveaux d'anticorps étaient plus élevés avec les doses plus fortes. Après la deuxième, les participants avaient de plus hauts niveaux d'anticorps que la plupart des patients ayant eu le Covid-19 et ayant généré leurs propres anticorps.

Plus de la moitié des participants ont expérimenté des effets secondaires légers ou modérés, sans que ces derniers atteignent le niveau auquel il aurait fallu annuler l'essai. Parmi ces effets secondaires figurent fatigue, frissons, maux de tête et douleur là où le vaccin a été injecté. Trois participants n'ont pas reçu de seconde dose. L'un d'eux a développé des rougeurs sur les deux jambes, et deux autres ont raté la fenêtre d'opportunité parce qu'ils ont développé des symptômes du Covid-19. Leurs tests se sont toutefois révélés négatifs.

Moderna est parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin, recevant 483 millions de dollars du gouvernement américain. Si la dose retenue pour les essais (100 microgrammes) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et «possiblement jusqu'à 1 milliard».

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/covid ... Z2_BXaiL-k
fil - 20 Jl 2020 - 15:31
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Coronavirus : deux projets de vaccins britannique et chinois "produisent une réponse immunitaire"

Deux projets de vaccins contre le Covid-19, un britannique et un chinois, ont produit une réponse immunitaire importante et démontré leur sûreté pour les patients, selon les résultats de deux essais cliniques distincts, publiés lundi 20 juillet dans la revue médicale britannique The Lancet. Le premier, développé par l'université d'Oxford en partenariat avec AstraZeneca, a généré "une forte réponse immunitaire" dans un essai sur plus de 1 000 patients, tandis que le second, soutenu par CanSino Biologics, a provoqué une forte réaction en terme d'anticorps dans un autre essai chez la plupart des quelque 500 participants.

https://www.thelancet.com/lancet/articl ... 20)31604-4
fil - 20 Jl 2020 - 18:34
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Coronavirus : où les taux d'infection augmentent-ils le plus en Europe ?


La Suède, le Portugal et la Bulgarie ont des taux de nouvelles infections au nouveau coronavirus parmi les plus élevés de l'Union européenne, selon les dernières données.

https://www.ecdc.europa.eu/en/cases-2019-ncov-eueea

Selon les données publiées samedi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), quatre États membres de l'UE ont actuellement un taux d'incidence brut de plus de 40 cas pour 100 000 habitants.

Le Grand-Duché de Luxembourg est le plus important avec une moyenne de 136,5 cas pour 100 000 habitants signalés au cours des 14 derniers jours.

Mais ce minuscule État enclavé n'a signalé qu'un seul décès dû au Covid-19 au cours des quinze derniers jours. Le nombre cumulé de décès liés au virus pour 100 000 habitants sur 14 jours s'élève donc à seulement 0,2.

En revanche, la Suède avait moins de la moitié de ce taux d'infection – 57,3 pour 100 000 habitants – mais le taux cumulé de décès le plus élevé de l'UE, soit 1,9.

Au cours des 14 derniers jours, Stockholm a fait état de 6 642 nouvelles infections et de 208 décès. Depuis le début de l'épidémie en mars, le pays a enregistré plus de 77 280 cas et 5 619 décès.

La Suède a été critiquée par d'autres États membres pour ne pas avoir suivi la tendance et ne pas avoir imposé de mesures strictes de confinement afin d'enrayer la propagation du coronavirus : la plupart des écoles et des entreprises, y compris les bars et les restaurants, ont été autorisés à rester ouverts pendant toute la durée de la crise sanitaire.

A la fin du mois dernier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a inclus la Suède dans une liste de 11 pays européens connaissant une "résurgence très importante" du virus, ce que le pays a vivement contesté.

L'épidémiologiste en chef Anders Tegnell avait alors fait valoir que l'augmentation du nombre de cas était due à la multiplication des tests et que le nombre de patients en soins intensifs était en baisse.

Lisbonne partiellement reconfinée
Après la Suède, le Portugal et la Bulgarie ont le plus grand nombre de décès par Covid-19 pour 100 000 habitants, soit 0,8.

Au cours de la quinzaine précédente, les autorités de Sofia ont signalé 65 décès par Covid-19, soit plus de 20% du total des décès dans le pays (297).

Le nombre d'infections a augmenté de 3 127, ce qui représente 37 % du nombre total d'infections observées en Bulgarie depuis le début de l'épidémie (8 442). Cela a porté le taux d'infection des deux dernières semaines à 42,1 pour 100 000.

Au Portugal, le taux d'infection sur 14 jours s'élève désormais à 47,9, avec près de 5 300 nouveaux cas signalés au cours de cette période. En outre, 95 personnes supplémentaires ont perdu la vie à cause du nouveau coronavirus. Au total, 1 682 décès et 48 077 cas y ont été enregistrés.

Le gouvernement portugais a pris des mesures rapides et drastiques au début de la crise sanitaire, ce qui a permis au pays d'éviter le sort de l'Espagne voisine, où le virus a fait 28 420 morts.

Mais certaines parties de Lisbonne, ont été à nouveau confinées le 1er juillet en raison d'une recrudescence des cas ; les résidents de ces zones ne sont autorisés à sortir que pour acheter des biens essentiels tels que de la nourriture et des médicaments. Les rassemblements de plus de cinq personnes y restent également interdits.

https://fr.euronews.com/2020/07/20/coro ... -en-europe
fil - 24 Jl 2020 - 11:13
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
L'état d'urgence sanitaire a pris fin le 10 juillet 2020 à minuit

L'état d'urgence sanitaire a pris fin le 11 juillet 2020 au matin, sauf en Guyane et à Mayotte où le virus circule toujours activement. Il était entré en vigueur le 24 mars 2020 pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Il est remplacé pendant quatre mois par un régime transitoire défini par la Loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire parue au Journal officiel le 10 juillet 2020. Qu'est-ce qui change ? Des restrictions sont-elles encore possibles ? Des précisions avec Service-public.fr.

Ce qui change
Les heures supplémentaires
Les heures supplémentaires accomplies à partir du 11 juillet 2020 bénéficient à nouveau d'une exonération d'impôt dans la limite de 5 000 € de rémunération annuelle issues de ces heures (au lieu de 7 500 € pendant l'état d'urgence) et sont soumises aux cotisations sociales.
Le délai de carence
Le délai de carence (période pendant laquelle l'assuré doit attendre avant de pouvoir bénéficier des indemnités journalières de maladie) s'applique à nouveau.
La trêve hivernale
Prolongée à deux reprises, la trêve hivernale prend fin, avec toutefois d'éventuels aménagements possibles jusqu'à la prochaine trêve (qui débute chaque année le 1er novembre).
Les sports collectifs, les spectacles, les croisières
Les stades ouvrent au public, ainsi que les hippodromes, avec une « jauge maximale » de 5 000 personnes.
La même mesure s'applique aux grands événements et aux salles de spectacle. Un nouvel examen de la situation épidémiologique nationale sera réalisé pour décider d'un éventuel assouplissement.
Les croisières fluviales sont de nouveau autorisées. Les croisières maritimes entre les ports européens peuvent reprendre, en coordination avec les partenaires européens, pour les navires dont la capacité ne dépasse pas une limite fixée par arrêté ministériel.
Les mesures restrictives encore possibles
L'état d'urgence sanitaire est prolongé jusqu'au 30 octobre 2020 dans les départements de Guyane et de Mayotte où le coronavirus circule encore activement, mais il pourra y être mis fin avant. Un test virologique est imposé aux personnes qui voyagent en avion en provenance ou à destination de ces deux départements.

En cas de réactivation du virus dans certaines parties du territoire, le premier ministre peut jusqu'au 30 octobre 2020 (ou habiliter le représentant de l'État territorialement compétent) :

réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules ou l'accès aux moyens de transport collectif et les conditions de leur usage. Pour les seuls transports aériens et maritimes, il peut interdire ou restreindre les déplacements de personnes et la circulation des moyens de transport, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux, professionnels et de santé ;
ordonner la fermeture provisoire ou réglementer l'ouverture d'une ou plusieurs catégories d'établissements recevant du public ;
limiter ou interdire les rassemblements dans les lieux publics et sur la voie publique (sauf pour les manifestations notamment) ;
imposer un test virologique aux personnes qui voyagent en avion entre la métropole et les outre-mer et entre les outre-mer (sauf pour les territoires où le virus ne circule pas) ;
prolonger le port obligatoire du masque dans les transports publics. Il est aujourd'hui obligatoire jusqu'à 4 mois après la fin de l'état d'urgence (novembre 2020). En cas de non-respect de cette mesure, l'amende forfaitaire de 135 € reste d'actualité.
Si un confinement généralisé de la population redevenait nécessaire, le gouvernement devrait de nouveau décréter un état d'urgence sanitaire.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/ ... L/jo/texte
fil - 24 Jl 2020 - 13:23
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Les climatiseurs ne sont pas un facteur de transmission du coronavirus

L'utilisation d'un climatiseur ne représenterait pas “de risque majeur” dans la transmission du coronavirus si l'appareil possède un filtre performant et qu'il est bien entretenu.

Les fortes chaleurs estivales amènent avec elles de nombreuses questions quant au comportement à adopter en période de crise épidémique. L’une des principales questions concerne les climatiseurs, potentiels vecteurs de transmission de la Covid-19. Une étude chinoise, publiée en avril dernier, a conclu qu’une flambée épidémique pourrait survenir par voie aérienne du fait de la climatisation. Des résultats tout de suite tempérés par plusieurs experts français, précisant que si le climatiseur brasse de l’air intérieur il est préférable de l’éviter mais s’il fait circuler de l’air neuf, venu de l’extérieur, alors oui, on peut allumer son climatiseur.

Les climatiseurs OK, pas les ventilateurs :

Dans une étude publiée ce jeudi 23 juillet, Santé publique France affirme qu’il n'y a “pas de risque majeur” de transmission du coronavirus si on utilise un climatiseur pour lutter contre la chaleur. La priorité reste, dans la mesure du possible, l’aération des logements par l’ouverture des fenêtres pour assurer la qualité de l’air intérieur ou rafraîchir une pièce. Si l’utilisation d’un climatiseur apparaît nécessaire, l’agence sanitaire se veut rassurante. Elle explique qu'il n’existe pas de risque majeur de transmission de la Covid-19, si le filtre de l’appareil est performant et bien entretenu, que ce soit pour les climatiseurs de type collectif ou les climatiseurs mobiles dans les logements individuels.

Santé publique France note que ce qui pose le plus problème, ce sont les ventilateurs. Ils vont projeter et répandre les gouttelettes de salive contaminées dans toute la pièce. “L’utilisation d’un ventilateur dans une pièce en présence de plusieurs personnes dont certaines sont contagieuses, rend la charge virale homogène dans la pièce”, avance l’agence sanitaire. En revanche, les brumisateurs extérieurs peuvent être utilisés puisque les gouttelettes de salive contaminées vont être diluées par le brouillard humide qu’il répand. Le risque de contamination par le SARS-CoV-2 est “peu probable”, selon Santé publique France, si l’eau utilisée est “sanitairement correcte”. Concernant les aérosols, “il n’existe pas d’études prouvant une transmission interhumaine du virus sur de longues distances”, note l’agence. Néanmoins, “le risque ne peut pas être exclu, dans une chambre de patient infecté ou dans des espaces clos à distance des patients émetteurs”.

Le lien chaleur - coronavirus en question :

Le lien entre fortes chaleurs et propagation du virus n’a lui pas été démontré. “En l’état actuel des connaissances et compte tenu du niveau de preuve limité des études disponibles, il n’est pas possible de confirmer avec certitude l’influence spécifique des paramètres météorologiques sur la transmission du SARS-CoV-2”, confirme Santé publique France. Une étude américaine présentée le 23 avril dernier par le gouvernement a estimé que les fortes chaleurs et les UV pourraient affaiblir le virus. Cependant, la tendance actuelle à un léger rebond de l’épidémie en France laisse penser que ce lien n’est pas évident.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... oronavirus
fil - 27 Jl 2020 - 08:34
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
En France, les tests PCR sont désormais remboursés à 100%

Alors que l'épidémie de la Covid-19 repart à la hausse en France, un arrêté publié ce samedi annonce le remboursement total des tests PCR. Le décret prévoit également la distribution gratuite de 40 millions de masques pour les personnes en situation de précarité.

Plus de 500 000 tests de dépistage par semaine. C'est le chiffre annoncé par le ministre de la santé Olivier Véran dans un entretien accordé au Parisien, pour désigner le nombre de tests Covid-19 déployés sur le territoire français. Afin d'accélérer le processus de dépistage, les tests PCR administrés par voie nasale avec écouvillon seront désormais accessibles sans ordonnance.

Jusqu'ici, il était indispensable de consulter son médecin au préalable. En cas de symptômes caractéristiques de la Covid-19, le patient se voyait délivrer un test sur ordonnance. Selon un arrêté publié samedi 25 juillet, les tests PCR, tarifés de 54 euros, seront entièrement remboursés par l'Assurance maladie. Ce décret prévoit également la distribution gratuite de 40 millions de masques aux 7 millions de Français bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.

Les pompiers et secouristes autorisés à réaliser les tests
L'objectif initial annoncé par le gouvernement vise les 700 000 tests par semaine. Mais dans les faits, les rendez-vous ne sont pas toujours faciles à obtenir : face à l'explosion des demandes, les laboratoires qui le délivrent se retrouvent débordés. Pour y remédier, les pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé sont désormais autorisés à réaliser les prélèvements.

Selon les dernières données de Santé Publique France, le nombre de nouvelles contaminations à la Covid-19 en France est similaire à celui observé début mai. Au 24 juillet, la France a comptabilisé 1 130 nouveaux cas en l'espace de 24h. La Direction générale de la santé (DGS) affirme que la circulation du virus est en “nette augmentation” sur le territoire. “Nous avons ainsi effacé une bonne partie des progrès que nous avions accomplis dans les premières semaines du déconfinement”, déplore-t-elle.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ourses-100
fil - 27 Jl 2020 - 08:43
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 en France : une épidémie en « progression » mais « maîtrisable »

Paris, le vendredi 24 juillet 2020 - Santé publique France (SPF) a publié, hier soir, son point détaillé de l’épidémie qui met en évidence une transmission de l’infection à SARS-COV-2 en augmentation pour la troisième semaine consécutive.
Nouvelle semaine de frémissement
Ainsi, en semaine 29 (13 au 19 juillet), sont en hausse ou demeurent stables le nombre de nouveaux cas confirmés (4 397 [sur 360 956 tests] vs 3 910), le taux de positivité des tests (1,2 % vs 1,1 %), les passages aux urgences (1914 vs 1 515), les nouvelles admissions en réanimation (83 vs soixante dix huit) et les nouvelles hospitalisations (604 vs 606). Cependant, les décès continuent à reculer (94 vs 182).



Ainsi, le taux d’incidence en France métropolitaine est désormais de 5,5 cas / 100 000 habitants (vs 4,4 en S28).

Dans le détail, on note une augmentation de l’incidence chez les enfants dès la S24, chez les adultes à partir de la S27 que ce soit chez les plus jeunes (15-44 ans) ou plus âgés (45-64 ans et 65 à 75 ans). Chez les plus de 75 ans, l’incidence a diminué jusqu’en S 28 et est en augmentation depuis la S29.

Au niveau local, sept départements métropolitains ont des taux d’incidence supérieurs à 10/100 000 habitants : Mayenne (72,4 /100 000 habitants), Vosges (20,0 /100 000 h), Finistère (15,6/100 000 h), Val d’Oise (13,3/100 000 h), Haut-Rhin (13,1/100 000 h), Paris (12,5/100 000 h) et Seine-Saint-Denis (11,1/100 000 h).

En Mayenne, le nombre de cas confirmés a continué à augmenter (135 en S27, 171 en S28 et 221 en S29) mais le taux de positivité est en diminution (3,3% en S29, 5,7% en S28, 8,1% en S27, 3,1% en S26) en raison probablement d’une forte hausse du dépistage.
Autre point critique, en Outre-mer où en Guyane, en semaine 29, les indicateurs étaient en baisse. Le taux de positivité était de 17,5 % (vs 21,3% en S28) et le taux d’incidence de 222,9/100 000 habitants (vs 323,7/100 000h en S28). A Mayotte, les marqueurs suivis étaient en progression et rejoignent les niveaux de la semaine 27. Le taux de positivité était de 9,4% (vs 5,9% en S28 et 10,2 en S27) et le taux d’incidence de 31,5/100 000 habitants (vs 18,2/100 000 h en S28, 33,3 en S27).



Muscler le déconfinement ?
Concernant les clusters, au 22 juillet 2020, le bilan s’élève à 447 dont 424 en métropole et 23 dans les départements-régions d’outre-mer. La tendance depuis deux semaines (S28-S29) est « soutenue, du même ordre de grandeur qu’à la levée du confinement » note SPF.

Un quart de ces agrégats est en cours d’investigation (27%, n=122) dont un tiers considéré comme connaissant une criticité élevée (potentiel de transmission, critères de gravité). Ils surviennent pour 82 % dans 4 types de collectivités : établissements de santé (23%), entreprises hors santé (23%), établissements/communautés associés à des situations de précarité et de vulnérabilité (19%), milieu familial élargi (17%). La majorité (69%) comporte plus de 5 cas et le nombre moyen de cas par cluster est de 14 cas. Au total, les 447 foyers sont à l’origine de 6 423 cas.

En France métropolitaine, le nombre de reproduction de base (le fameux R) calculé grâce aux données virologiques (SI-DEP) est de 1,29 (intervalle de confiance (IC95%) : 1,25-1,33). Celui établi à partir des données de passages aux urgences (OSCOUR®) est de 1,26 (IC95% : 1,20-1,32). Rappelons que le R s’établissait à 1,18 en semaine 28 et à 1,05 en semaine 27, mais qu’en période de circulation virale faible cette donnée ne peut être facilement interprétée.



L’analyse de ces différents chiffres permet aux épidémiologistes de SPF de conclure que « la progression de la transmission du virus se confirme mais reste cependant modérée et donc maîtrisable ».

Dans ce contexte, était réuni ce matin un Conseil de défense autour du Président de la République pour réfléchir à certaines mesures : diminuer la jauge maximale de 5000 personnes pour les grands rassemblements, renforcer les contrôles aux frontières, trouver des solutions pour fluidifier l’accès au dépistage dans certaines régions ou encore une nouvelle extension de l’obligation du port du masque.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/e ... _pro.phtml
fil - 27 Jl 2020 - 09:17
Sujet du message: Pression sur les hôpitaux
Covid-19 : la stratégie française d'accès au vaccin se précise

Lorsqu'un vaccin contre le Covid-19 sera lancé en France, les experts préconisent de cibler 1,8 million de soignants et 5 millions de personnes employées au contact du public ou en milieu confiné.

Il n'y aura pas de vaccination obligatoire en France. Elle n'est "ni souhaitable ni envisageable", selon les experts du conseil scientifique, du comité Care et du comité Vaccin Covid-19. En revanche, elle doit être "organisée". C'est l'objectif de leur rapport, daté du 9 juillet mais rendu public vendredi, qui dessine la future stratégie vaccinale de la France. Celle-ci devra être ajustée en fonction des connaissances sur le virus et des caractéristiques des deux à cinq vaccins qui seraient disponibles "à la fin du dernier trimestre 2020 ou début 2021".

Près de 30 millions de Français sont concernés. Les experts préconisent de vacciner en "toute première priorité" les personnes à risque d'exposition professionnelle (1,8 million de personnels de santé, puis 5 millions de travailleurs au contact du public, de personnes employées ou hébergées en milieu confiné).

Construire l'adhésion du public
Autre catégorie, les 23 millions de personnes jugées à risque de développer une forme grave du Covid-19, en raison de leur âge ou de leur état de santé (dont 13 millions de plus de 65 ans, sous réserve d'un vaccin efficace pour eux ; 4 millions de malades de pathologies chroniques de moins de 65 ans ; 10 millions d'obèses). S'ajoutent 250.000 personnes en grande précarité.

Sont jugés "prioritaires en second lieu" 5 millions de Français : les 2,8 millions d'habitants d'outre-mer, qui subissent une pénurie de lits de réanimation ; 1 million de personnes vivant en milieu fermé ; 600.000 policiers, pompiers et militaires, jugés stratégiques.

Les experts insistent sur la nécessité de garantir un accès simple au vaccin, et d'une communication "transparente sur les procédures ayant permis l'accélération de la mise sur le marché sans apparaître comme ayant été menée au détriment de la sécurité, sur les incertitudes et les fondements scientifiques des recommandations". Des conditions cruciales pour "construire l'adhésion" des Français à cette campagne, dans un contexte de méfiance vis-à-vis des produits pharmaceutiques.

https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/covi ... se-3982839
steph78 - 27 Jl 2020 - 10:02
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
fil a écrit:
Bonjour Sam des infos ici :

https://www.france-assos-sante.org/wp-c ... 260220.pdf

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... e-et-monde

Bulletin supplémentaire Mars 2020 - Mise au point sur le COVID-19 en pédiatrie :

https://www.infovac.fr/actualites/bulle ... -pediatrie


Bonjour,

Merci pour ces informations !
fil - 28 Jl 2020 - 06:28
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Calendrier, essais cliniques, financements : où en est-on de la course au vaccin contre le Covid-19 ?

L’immunisation de la population contre le SARS-CoV-2 semble être l’une des seules portes de sortie à la crise, alors que la pandémie a déjà fait près de 650 000 morts.

De nombreux chercheurs et laboratoires à travers le monde se livrent, depuis plusieurs mois, à une course contre la montre pour trouver un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19. Alors que l’épidémie a déjà emporté près de 650 000 vies, l’immunisation de la population contre le SARS-CoV-2 semble être l’une des seules portes de sortie à la crise.

Si les résultats de certains essais cliniques sont encourageants, pour l’heure aucun vaccin n’a fini son développement.

A quelle date peut-on espérer disposer d’un vaccin ?
Dix-huit mois : c’est le temps évalué et espéré par les chercheurs pour la mise au point d’un vaccin. Il faut en général une dizaine d’années entre le moment où l’on commence à travailler sur un nouveau vaccin et le moment où celui-ci est disponible en population générale. Mais l’urgence sanitaire de la situation actuelle a fait que ce délai a été très largement raccourci.

Le SARS-CoV-2 a été identifié très vite, de même que la portion du coronavirus qui pouvait potentiellement entraîner une réponse protectrice – la protéine Spike, qui lui permet d’entrer dans les cellules.

Reste une étape incontournable et incompressible : celle des essais cliniques. L’infectiologue Odile Launay, directrice du centre d’investigation clinique (CIC) à l’hôpital Cochin à Paris, résume ainsi :

« On ne peut pas se permettre de lancer une vaccination en population générale à grande échelle, si on n’a pas des données suffisantes sur l’efficacité, mais surtout sur la sécurité du vaccin. »

« Au mieux », selon elle, nous pourrons disposer d’un vaccin en septembre 2021.

Interrogé par le Congrès des Etats-Unis, le 23 juin, l’immunologiste Anthony Fauci, pilier de la task force américaine mise en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, avait fait part de son « optimiste prudent » quant au développement d’un vaccin dès fin 2020. Le 25 juillet, il avait néanmoins précisé au Washington Post que même si un « candidat-vaccin » passait avec succès les essais cliniques d’ici la fin de l’année, il faudrait plusieurs mois avant que la vaccination puisse être généralisée, soit pas avant le printemps 2021.

Quelles sont les technologies privilégiées pour développer le vaccin ?
La quasi-totalité des quelque deux cents projets recensés aujourd’hui ont pris pour cible la protéine Spike. L’idée est de présenter cet antigène au système immunitaire pour l’obliger à contre-attaquer grâce à différents mécanismes de défense, dont les anticorps. Une fois mémorisée, la réponse à une attaque fictive aide l’organisme à se protéger lors de sa première « vraie » rencontre avec le virus.

Plusieurs approches technologiques s’affrontent pour y parvenir :

Les « anciens » ne jurent que par les vaccins construits sur une version atténuée ou inactivée du virus original.
Les « modernes » défendent des vaccins fondés sur un « vecteur » – le virus de la rougeole ou un adénovirus génétiquement modifié pour exprimer l’antigène souhaité.
Les « futuristes » parient sur l’ADN ou l’ARN (acide ribonucléique) pour transmettre à nos cellules les instructions de fabrication de cet antigène. L’ARN, qui est le miroir de nos gènes, fait office de mode d’emploi pour les ribosomes, ces petites usines à protéines qui se trouvent dans nos cellules. S’inspirant de cet ARN naturel, les scientifiques sont aujourd’hui capables de synthétiser de l’ARN artificiel qui comporte des instructions supplémentaires pour nos cellules. L’objectif est de leur faire fabriquer un fragment bien précis d’un virus – qu’on appelle antigène – capable de déclencher une réaction immunitaire, avec la formation d’anticorps ciblés.
Des techniques expérimentales accélérées par la lutte contre le Covid-19

Les vaccins reposent tous sur le même principe : susciter une réponse du système immunitaire en lui apprenant à reconnaître le virus contre lequel il est conçu afin de le détruire. Pour éduquer le système immunitaire, les vaccins classiques utilisent soit le virus lui-même inactivé ou atténué, une partie non infectante du virus ou bien un gène du virus porté par un vecteur. Les nouvelles technologies vaccinales utilisent des molécules d'ADN ou d'ARNm, injectées au patient afin de faire produire directement par ses cellules les fragments d’agents infectieux capables de stimuler la réponse immunitaire.

Quels sont les laboratoires et les pays engagés ?
En tout, près de deux cents candidats-vaccins sont développés, dont vingt-trois étaient en phase clinique – c’est-à-dire testés chez l’être humain – au 26 juillet.

Face à certaines « plates-formes » portées par des équipes encore peu présentes sur le marché des vaccins, à l’instar de la biotech américaine Moderna, on retrouve des grands groupes pharmaceutiques, comme le géant américain Merck ou encore le français Sanofi Pasteur.

La recherche se double, en outre, d’une bataille pour les financements. Selon le think tank Policy Cures Research, plus de 4,5 milliards de dollars (3,86 milliards d’euros) ont déjà été alloués à l’élaboration d’un vaccin. Et trois grands blocs se dessinent : les Etats-Unis, l’Europe et la Chine.

Avec cinq projets en phase 2 de test – des essais cliniques menés sur un échantillon de 100 à 1 000 personnes –, au moins un en phase 3 – sur un grand nombre de volontaires, entre 10 000 et 30 000, pour confirmer l’efficacité du candidat-vaccin et rechercher les effets secondaires –, et plusieurs publications scientifiques, Pékin tient la corde dans la course au développement du vaccin. Aucune enveloppe globale n’a été officiellement annoncée, mais, dans la « guerre du peuple » contre le Covid-19, la mise au point d’un vaccin y est une « priorité absolue ».

Qui aura accès en priorité au vaccin ?
« Un vaccin contre le Covid-19 doit être vu comme un bien public mondial, un vaccin pour les peuples », a plaidé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Nombre de dirigeants mondiaux ont lancé un appel en ce sens, dont les deux principales voix étaient le président chinois Xi Jinping et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron.

Pourtant, alors que les nécessités d’accès à un vaccin sont mondiales, les pays tentent de garantir leur approvisionnement et les précommandes se multiplient. Par exemple, Sanofi a fait savoir qu’il était proche d’un accord avec l’Union européenne (UE) pour lui fournir 300 millions de doses, tout en préparant des collaborations similaires avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

AstraZeneca, issu de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca, a passé un contrat similaire avec l’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas pour assurer l’approvisionnement de l’UE. Un accord a également été conclu avec les Etats-Unis et le groupe était en discussion avec le Japon, la Russie, le Brésil et la Chine.

Ces accords permettent aux entreprises pharmaceutiques, qui investissent notamment pour préparer leur outil de production sans savoir si le vaccin se matérialisera, de limiter le risque financier que l’opération comporte.

Portés par l’administration Trump, les Etats-Unis ont choisi une stratégie plus agressive : le gouvernement fédéral a ainsi lancé l’opération « Warp Speed » (« au-delà de la vitesse de la lumière ») pour accélérer le développement d’un vaccin qui serait alloué en priorité à ses compatriotes, en finançant des essais cliniques et la construction de sites de fabrication.

Le 26 juillet, la Maison Blanche a doublé son investissement financier, à près d’un milliard de dollars au total, pour soutenir le développement du potentiel vaccin mis au point par la société Moderna. Quelques jours plus tôt, l’alliance germano-américaine entre BioNTech et Pfizer avait, de son côté, fait savoir que Washington lui verserait 1,95 milliard de dollars pour s’assurer 100 millions de doses de son éventuel vaccin.

Quels sont les projets les plus avancés ?
La biotech américaine Moderna a lancé, lundi 27 juillet, la phase 3 de son candidat-vaccin, la dernière des essais cliniques avant l’homologation. Son efficacité va être testée sur 30 000 personnes aux Etats-Unis : la moitié recevra une dose de 100 microgrammes, tandis qu’un placebo sera administré aux autres.

De son côté, le laboratoire chinois Sinovac avait annoncé le 6 juillet que la dernière phase de développement de son vaccin débuterait « ce mois-ci », en collaboration avec le brésilien Butantan. Elle « inclura environ 9 000 professionnels de santé » dans ce pays touché de plein fouet par l’épidémie – en effet, la phase 3 des essais clinques doit se dérouler dans une zone où le virus est encore fortement actif.

C’est donc également au Brésil qu’AstraZeneca a débuté, fin juin, les tests de son candidat-vaccin, développé en partenariat avec l’université d’Oxford, sur 5 000 volontaires à Rio de Janeiro, Sao Paulo et un site « dans le nord-est du pays ».

Pfizer, associé à la biotech allemande BioNTech, prévoyait lui aussi de démarrer une phase 3 avant la fin juillet, suivi de Sanofi, ainsi que Johnson & Johnson en septembre, puis de la biotech américaine Novavax à l’automne.

Par ailleurs, alors que le monde attend les résultats de ces grands essais cliniques, les experts œuvrent d’ores et déjà à préparer l’opinion publique à l’arrivée d’un vaccin sur le marché.

Les données recueillies suggèrent que les candidats-vaccins peuvent être « réactogènes », rapporte ainsi le site d’informations médicales et scientifiques StatNews, le 27 juillet. En d’autres termes, ces derniers provoquent de légers effets indésirables, comme des maux de tête, des douleurs aux bras, de la fatigue, des frissons ou encore de la fièvre.

« Nous avons constaté que si nous laissons les gens savoir à quoi s’attendre, ils sont moins inquiets en cas d’effets secondaires », justifie Kathleen Neuzil, directrice du Centre pour le développement de vaccins à la faculté de médecine de l’université du Maryland, citée par StatNews.

Quelle sera la stratégie vaccinale en France ?
S’il n’y a pas encore de vaccin contre le Covid-19, la France s’attelle d’ores et déjà à définir une stratégie vaccinale. Dans ce cadre, un premier rapport élaboré par une quinzaine de membres du conseil scientifique, du comité analyse, recherche et expertise et du comité vaccin Covid-19, a été mis en ligne sur le site du ministère de la santé, le 24 juillet.

Ce document définit notamment les cibles prioritaires. On y trouve en tout premier lieu les personnes exposées de par leur métier, celles à risque du fait de leur âge ou d’une maladie chronique ainsi que les individus en grande précarité.

« Le nombre de vaccins qui sera finalement commandé est encore inconnu, mais on s’attend à avoir plusieurs dizaines de millions de doses de vaccins (potentiellement correspondant à 2-5 produits différents) disponibles entre le dernier trimestre de l’année 2020 et le premier trimestre de 2021, qui pourraient être déployées s’il survient une seconde vague de Covid-19 », estiment les auteurs du rapport.

Et, malgré l’urgence, ils appellent à la prudence : « Il est impératif de se donner le temps nécessaire à une évaluation rigoureuse tant de l’efficacité que de la sécurité des candidats vaccins avant leur utilisation à grande échelle. » Le conseil rejette par ailleurs l’idée d’« une vaccination obligatoire », préconisant une vaccination « organisée ».

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... Odux4jQCOY
fil - 29 Jl 2020 - 08:09
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : pas d’immunité croisée chez les enfants ?

Le SARS-CoV-2 appartenant à la famille des coronavirus, la question d’une possible immunité croisée entre les différents virus de cette même famille se pose. Les résultats de certaines études semblent aller dans ce sens, notamment en ayant montré que des personnes n’ayant jamais été en contact avec le SARS-CoV-2 disposent de cellules immunitaires dirigées contre ce nouveau coronavirus (voir article univadis : « COVID-19 : et si l’immunité de groupe était bientôt atteinte ? »). L’existence d’une immunité croisée serait une bonne nouvelle car cela signifierait qu’une partie de la population pourrait déjà être immunisée contre le SARS-CoV-2 sans avoir été infectée : l’immunité de groupe pourrait alors être atteinte beaucoup plus facilement et rapidement que prévu…

Pour tester l’existence de cette immunité croisée, des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) et de l’Université de Paris ont conduit du 1 er mars au 1 er juin 2020 une étude appelée PED-COVID, dans 7 hôpitaux parisiens et de la proche couronne, auprès de 775 enfants (de 0 à 18 ans), dont 36 présentaient un syndrome inflammatoire multi-systémique (apparenté à la maladie de Kawasaki). Pourquoi une étude chez des enfants ? Car les coronavirus saisonniers sont responsables chaque hiver de rhumes et de bronchites répétées pendant la petite enfance. La fréquence et les titres des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 et contre les quatre coronavirus saisonniers (NL63, HKU1, 229E, OC43) ont été mesurés.

Il ressort de cette étude que la présence et le taux d'anticorps contre les quatre coronavirus saisonniers, retrouvés chez 67-100% des enfants en fonction des virus, étaient comparables entre les enfants séronégatifs et les enfants séropositifs pour le SARS-CoV-2, quelle que soit la gravité de l’infection : syndrome inflammatoire multi-systémique ou forme pas/peu symptomatique. Il semble donc que les fréquentes infections des enfants par les coronavirus saisonniers ne les protègent ni de l’infection par le virus SARS-CoV-2, ni des formes graves apparentées à la maladie de Kawasaki. Par ailleurs, cette étude confirme la très grande fréquence et le taux important d’anticorps contre les coronavirus saisonniers dans la population générale et malgré cela, de nombreuses personnes sont infectées par ces virus chaque hiver. D’où la conclusion peu optimiste de Marc Eloit, dernier auteur de l’étude, responsable du Laboratoire de Découverte de pathogènes à l’Institut Pasteur : « si le virus de la Covid-19 se comporte comme les coronavirus saisonniers, cette observation interroge sur la capacité de la population à atteindre un niveau d’immunité suffisant pour empêcher la réapparition régulière de la maladie ». Cependant, il faut noter que cette étude n'a exploré que l’immunité humorale (anticorps) contre ces différents coronavirus (SARS-CoV-2 et virus saisonniers) et non l’immunité cellulaire (lymphocytes T).

Références :

Source : Institut Pasteur. COVID-19 : Pas d’immunité croisée conférée par d’autres coronavirus chez les enfants. Communiqué de presse. 06 juillet 2020.
fil - 30 Jl 2020 - 06:50
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Il ne faut pas compter sur l’été pour diminuer l’épidémie

La transmission de nombreux virus respiratoires est saisonnière, en particulier dans la région tempérée de l’hémisphère nord, où elle est en recrudescence en automne et en hiver. Plusieurs facteurs en rendent compte :

• Climatiques, comme des niveaux plus faibles de température ou de rayonnement ultra-violet ;
• Liés à l’hôte, par exemple diminution de l’immunité, fragilité des muqueuses respiratoires, aggravation de problèmes de santé préexistants ;
• Comportementaux, du fait des interactions sociales plus fréquentes en intérieur.
Le service documentation de Santé publique France a réalisé une synthèse des publications parues sur le sujet en ce qui concerne le SARS-CoV-2 (jusqu’au 9 juin 2020).

Des corrélations modestes avec les facteurs météorologiques

Expérimentalement, ce virus peut être inactivé par augmentation de la température. Les données expérimentales concernant les autres facteurs climatiques portent sur le SARS-CoV-1, inactivé par les rayonnements ultraviolets et par l’humidité relative à des niveaux autour de 50% (l’inactivation suit une courbe en U : survie longue autour de 20-30% et 80%).

En ce qui concerne la transmission interhumaine du SARS-CoV-2, il semble exister une corrélation négative avec la température mais elle est au mieux modeste. Les résultats portant sur l’humidité relative vont de l’absence d’association significative à un ralentissement de la transmission. Il semble que celui-ci soit corrélé avec la présence de rayonnements ultraviolets et l’augmentation de la vitesse du vent. Au total, la plus grande part de la transmission du SARS-CoV-2 ne semble pas dépendre de facteurs météorologiques. Il est donc difficile actuellement de conclure à une saisonnalité du virus. S’il y a une atténuation de la transmission durant l’été dans l’hémisphère nord, elle sera vraisemblablement modeste.

Cependant, la pandémie dans l’hémisphère le plus touché pourrait alimenter la transmission virale dans l’autre hémisphère, le phénomène se répétant alternativement chaque année jusqu’à l’atteinte d’un état endémique après 3 à 5 ans. Quoiqu’il en soit, il semble assuré « qu’une éventuelle saisonnalité ne permettra pas de contrôler à elle-seule la transmission du virus, sans autres mesures de contrôle. » Il faudra compter également avec l’immunité acquise dans la population et la réintroduction éventuelle du virus chez l’homme à partir d’un réservoir animal.

https://www.santepubliquefrance.fr/les- ... n-du-virus
fil - 31 Jl 2020 - 10:13
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
1 jeune adulte sur 5 rapporte des symptômes persistants du COVID-19

• Environ 1 tiers des adultes présentant une forme légère confirmée de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) rapportent une toux, de la fatigue et une difficulté respiratoire qui persistent plus de 2 à 3 semaines après avoir été testés positifs, même en l’absence d’une comorbidité sous-jacente.

• Les jeunes adultes pourraient avoir besoin de recevoir une formation ciblée en matière de prévention, portant notamment sur la perspective d’une auto-mise en quarantaine prolongée et les bénéfices de la distanciation sociale, sur le lavage fréquent des mains et sur les moyens de se couvrir le visage.

• Sur les 292 répondants, 270 ont rapporté des données relatives au retour à la santé.
• 65 % (175) ont rapporté un retour à leur état de santé habituel après une durée médiane de 7 jours (intervalle interquartile : 5–12) à compter de la date du test.
• 35 % (95) n’avaient pas retrouvé leur état de santé habituel 14–21 jours après le test :
- 26 % chez les 18–34 ans ;
- 32 % chez les 35–49 ans ; et
- 47 % chez les plus de50 ans.
• Les facteurs associés (rapports de cotes corrigés [RCc] ; IC à 95 %) à l’absence de retour à l’état de santé habituel comprenaient :
- un âge supérieur à 50 ans, par rapport à un âge compris entre 18 et 34 ans : 2,29 (1,14–4,cinquante huit) ;
le signalement de plus de 3 affections chroniques, par rapport à aucune : 2,29 (1,07–4,90) ;
- l’obésité : 2,31 (1,21–4,42) ;
- la présence d’une maladie psychiatrique : 2,32 (1,17–4,cinquante huit).
• Les symptômes les moins susceptibles de disparaître étaient la toux (43 % ; 71/166), la fatigue (35 % ; 68/192) et la difficulté respiratoire (29 % ; 26/90).

• Une enquête téléphonique a été menée dans plusieurs États (aux États-Unis), auprès d’adultes ayant obtenu un résultat positif au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) via le test par réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction, RT-PCR), caractérisant la durée des symptômes et le retour à l’état de santé antérieur.
• Financement : aucun financement n’a été communiqué.

• Les caractéristiques des répondants et celles des non-répondants pourraient avoir été différentes.
• Les données sur les symptômes n’ont pas été enregistrées.
• Biais d’autodéclaration.

https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6930e1.htm
fil - 31 Jl 2020 - 10:16
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Dépistage et contact-tracing : conduite à tenir en fonction du statut sérologique

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a publié un avis portant sur « la conduite à tenir en fonction du statut virologique SARS-CoV-2 chez une personne testée dans le cadre du dépistage ou du contact-tracing. » Si les connaissances portant sur la RT-PCR sont aujourd’hui bien stabilisées, en revanche, avertit le texte de l’avis, il existe une réelle « difficulté pour les acteurs médicaux de 1ère ligne » de décider que faire en fonction des résultats des tests virologiques : d’une part, il persiste des incertitudes scientifiques (notamment sur l’immunité acquise), d’autre part, les résultats des tests sont qualitatifs (positifs/négatifs), ce qui peut compliquer leur interprétation.

Plusieurs situations se présentent dans le cadre du dépistage ou du contact-tracing.

La personne a des signes cliniques évocateurs de COVID-19 : la conduite à tenir est celle d’un cas possible.

La personne n’a pas d’antécédents personnels d’infection documentée à SARS-CoV-2.

RT-PCR positive + détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : investiguer les contacts à risque jusqu’à 10 jours précédant la date de réalisation des tests ; isolement non recommandé si la RT-PCR a été réalisée il y a au moins 7 jours.
RT-PCR positive + absence de détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : investiguer les contacts à risque jusqu’à 10 jours précédant la date de réalisation des tests ; isolement recommandé pendant 7 jours après la date du prélèvement naso-pharyngé.
RT-PCR négative : pas d’investigation complémentaire ; quatorzaine recommandée s’il s’agit d’un patient repéré par contact-tracing (raccourcie à 7 jours si la recherche de l’ARN viral par RT-PCR a été pratiquée au moins 7 jours après la date d’exposition), mais pas en cas de dépistage systématique.
La personne a des antécédents personnels d’infection documentée à SARS-CoV-2.

• RT-PCR positive + détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux ; il peut s’agir d’une excrétion virale intermittente, avec une probabilité de contagiosité négligeable.
• RT-PCR positive + non détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux (test négatif ou non réalisé) : situation rare et complexe à interpréter au cas par cas.
• RT-PCR négative + détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : probabilité de contagiosité négligeable, pas d’investigation supplémentaire recommandée ni de mise en quatorzaine.
Pas de détection d’AC anti-SARS-CoV-2 IgG ou totaux : pas d’investigation indiquée.
La personne a fait réaliser un TROD (test rapide d’orientation diagnostique) : tout résultat, positif ou négatif, doit être confirmé par une technique réalisée en laboratoire de biologie médicale.

https://www.hcsp.fr/hcspi/explore.cgi/a ... ?clefr=880
fil - 31 Jl 2020 - 10:26
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Une combinaison remdesivir/diltiazem donne l’espoir d’un traitement contre la Covid-19

Des chercheurs de l’Inserm ont montré l’efficacité thérapeutique d’une combinaison entre le remdesivir et le diltiazem contre la Covid-19 et espèrent pouvoir rapidement lancer des essais cliniques.

Aux côtés de la recherche d’un vaccin contre la Covid-19, la recherche d’un traitement pour soigner les malades infectés fait son chemin. Une équipe de chercheurs de l’Inserm a montré l’efficacité en laboratoire d’une combinaison de la molécule remdesivir avec l'antihypertenseur diltiazem pour traiter les patients infectés de la Covid-19. Ils ont publié le 21 juillet leurs résultats dans la revue Cell Reports Medicine et espèrent pouvoir lancer rapidement des essais cliniques.

Une reconstitution in vitro
Pour tester l’efficacité du traitement à base de ces deux molécules, les chercheurs ont développé des modèles expérimentaux d'infections virales. Ils ont reconstitué in vitro, des modèles au plus proche de la physiologie humaine pour comprendre les effets de ce traitement. Concrètement, ils ont reconstitué des épithéliums respiratoires humains d'origine nasale et bronchique. “Nous utilisons depuis plusieurs années ces modèles précliniques d'infection, qui sont très prédictifs de l'infection in vivo”, assure Manuel Rosa Calatrava qui a dirigé l’équipe de chercheurs.

Les scientifiques ont également développé des protocoles de quantification de génome viral et de particules infectieuses afin de mieux comprendre comment le virus agit chez son hôte. “Nous observons notamment dans nos modèles infectés par le virus l'induction de la production d'interleukines Il6 qui est un des marqueurs de sévérité de la maladie”, précise la chercheuse.

Réduction significative de la charge virale
Les résultats de ces études ont montré que c’est l’association du remdesivir et du diltiazem qui permet au traitement d’être efficace contre la Covid-19. Le remdesivir présente l’avantage d’avoir une activité antivirale contre les virus ARN dont fait partie le SARS-CoV-2. Le diltiazem, notamment utilisé contre les angines de poitrine, permet de stimuler la réponse immunitaire innée antivirale endogène, notamment contre les pneumovirus.

En couplant les deux molécules, la charge virale chez la personne infectée est réduite significativement. “En stimulant la réponse immunitaire innée des épithéliums, le diltiazem potentialise l'effet du remdesivir et offre l'opportunité d'en réduire les doses. Le remdesivir présente en effet une certaine toxicité in vivo en plus d'être un médicament très coûteux”, conclut Manuel Rosa-Calatrava. Cette dernière et son équipe poursuivre les essais précliniques et espèrent lancer un essai clinique dès cet hiver si l’efficacité du traitement se confirme.

https://presse.inserm.fr/covid-19-lasso ... ues/40401/
nega - 01 Août 2020 - 08:12
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Citation:
Le remdesivir présente en effet une certaine toxicité in vivo en plus d'être un médicament très coûteux
j'espère qu'ils vont trouver autre chose
fil - 01 Août 2020 - 10:38
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 en France : un point épidémiologique contrasté

Paris le 31 juillet 2020 - Où en sommes-nous de l’épidémie de Covid-19 ? Alors que le mois de juillet a été marqué par le retour d’une certaine inquiétude, le point épidémiologique de Santé Publique France en date du 30 juillet nous permet de dresser un tableau complet de la situation sanitaire en France.
Des chiffres en hausse, d’autres en baisse
Les indicateurs hebdomadaires de la semaine 30 témoignent d’une certaine augmentation de la circulation du virus. Ainsi, 6 407 cas confirmés de Covid-19 ont été recensés entre le 20 et 26 juillet (contre 4 446 la semaine précédente). On note aussi une hausse du taux de positivité des tests PCR (1,4 % contre 1,2).

L’augmentation des cas semble se refléter sur le terrain des hospitalisations : 749 pour la semaine 30 contre 604 pour la semaine précédente. Au total, 85 patients sont entrés en réanimation, contre 83 la semaine précédente.

Dans le même temps, on note une baisse significative du nombre d’actes de SOS Médecins pour suspicion de Covid (2 384 contre 3 165). Il s’agit de la première baisse après quatre semaines consécutives d’augmentation. Une baisse observée partout en France, sauf en Corse.
Des patients plus jeunes, la Mayenne au cœur des préoccupations
On notera qu’au niveau national, 457 971 sujets ont été testés par RT-PCR. Un nombre de dépistage hebdomadaire en hausse. En semaine 30, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge. Toutefois, l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans. Une augmentation qui « ne s’explique pas que du fait de l’augmentation des dépistages ».

SPF signale que 19 départements présentent un taux d’incidence supérieur à 10/100 000 habitants sur la semaine écoulée. La Mayenne reste à un niveau de vulnérabilité jugé élevé (143/100 000). Les clusters, eux, suivent une augmentation constante depuis le début du mois de juillet. Enfin la Guyane et Mayotte restent en vulnérabilité « élevée ».
Baisse de vigilance ?
Autre indicateur important pour envisager l’avenir : le public continue-t-il d’adopter les gestes barrières ?

Un point positif : il semble que le masque soit désormais adopté par la majorité de la population. Depuis le décret du gouvernement le rendant obligatoire dans les lieux publics clos, 61 % des français indiquent désormais porter le masque contre 49 % la semaine précédente.

Mais cette mesure s’accompagne d’un relâchement généralisé dans d’autres domaines. Désormais, seulement 68 % des français indiquent avoir renoncé à la bise, à la poignée de mains et aux embrassades. Ils étaient 92 % début avril et encore 83 % au début du mois de juin.
Quel bilan pour SPF ?
Cette baisse de vigilance semble être à l’origine de nouveaux clusters. D’après SPF, 25 % des foyers en cours d’investigation concernaient le milieu familial élargi et les évènements publics/privés (rassemblements temporaires de personnes).

Le diagnostic est plutôt inquiétant : « sans augmentation dans l’application des gestes barrière et de distanciation, il est attendu que le nombre de ce type de clusters augmente au cours de la période estivale ». Les autorités rappellent « la nécessaire implication de toute la population aux mesures de prévention ». SPF constate une certaine « lassitude » (bien compréhensible) de la population envers les messages de prévention…

Un dernier indicateur, optimiste, mérite d’être souligné : la santé mentale des Français, dégradée en début de confinement, s’est depuis significativement améliorée. L’indicateur de « satisfaction de vie actuelle » est passé de 66,3 fin mars à 79,9.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 03 Août 2020 - 11:48
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
BCG et COVID-19 : La couverture vaccinale amortit la propagation virale

Il a déjà été suggéré, à partir de l’analyse de données épidémiologiques, que la vaccination BCG est corrélée avec des taux de croissance plus lents et des taux de décès moindre de COVID-19. Ainsi, la sévérité de l’infection à SARS-CoV-2 pourrait être liée à la couverture vaccinale infantile du BCG. En montrant que la vaccination Bacillus Calmette-Guérin (BCG) prédit des courbes aplaties pour la propagation du COVID-19, cette nouvelle étude, à paraître dans la revue Science Advances, soutient à nouveau que le vaccin BCG contre la tuberculose pourrait être une arme précieuse dans la lutte contre COVID-19.



Rappelons qu’en France, la vaccination contre la tuberculose est recommandée à partir de 1 mois et jusqu’à l’âge de 15 ans chez certains enfants exposés à un risque élevé de tuberculose. Ici, les scientifiques démontrent précisément que les pays où la vaccination BCG était obligatoire jusqu'en 2000 au moins ont tendance à accuser des taux d'infection et de mortalité plus lents au cours des 30 premiers jours de l'épidémie de COVID-19 dans leur pays.

La vaccination BCG semble ralentir le développement de l’épidémie
L’équipe s’est concentrée sur les différences de taux de croissance des cas et de taux de décès de COVID-19, tout en prenant en compte les facteurs de confusion possibles, dont la disponibilité des tests, le mode de recensement des cas confirmés et le moment de l'apparition de l'épidémie dans les pays. L’équipe a analysé le taux quotidien d'augmentation des cas confirmés dans 135 pays et des décès dans 134 pays au cours des 30 premiers jours de l'épidémie de chaque pays. Le modèle statistique et l’analyse montrent que :

la vaccination BCG obligatoire est corrélée à un aplatissement de la courbe de propagation de COVID-19 ;
ainsi, la couverture vaccinale par le BCG est bien associée à une variation substantielle des taux de croissance du COVID-19 ;
d’autres variables « sociétales » entrent en ligne de compte et impactent cet effet de la vaccination BCG sur la propagation de COVID-19 ;
si les États-Unis avaient institué la vaccination BCG obligatoire il y a plusieurs décennies, seules 468 personnes seraient décédées du COVID-19 aux États-Unis au 29 mars 2020 - soit 19% du chiffre réel des 2.467 décès recensés à cette date. -


L’association vaccination BCG vs COVID-19 mérite donc des études cliniques : car les preuves disponibles démontrent que la vaccination BCG, généralement administrée à la naissance ou pendant l'enfance pour prévenir la tuberculose, peut également renforcer l'immunité contre d’autres maladies infectieuses, dont le COVID-19. Les chercheurs précisent néanmoins l’importance d’autres facteurs dans cet effet bénéfique.

https://www.santelog.com/
fil - 04 Août 2020 - 06:21
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Les jeunes enfants présentent des taux élevés de SARS-CoV-2 dans les voies respiratoires supérieures

• Les jeunes enfants (âgés de moins de cinq ans) semblent présenter des quantités élevées d’acide ribonucléique (ARN) viral du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) dans leur nasopharynx.

• Une fois qu’un vaccin efficace et bien toléré sera disponible, les efforts d’immunisation devraient cibler les jeunes enfants.
• En attendant, il convient d’envisager des stratégies qui minimisent les possibilités de transmission, notamment la suppression des interactions rapprochées dans les écoles/garderies, et d’éduquer les parents/soignants à ce sujet.

• 145 patients atteints d’une maladie légère à modérée au test : jeunes enfants de moins de 5 ans (n = 46), enfants plus âgés de 5 à 17 ans (n = 51) et adultes âgés de 18 à 65 ans (n = quarante huit).
• Le seuil de cycles (SC) d’amplification par réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR) médian (intervalle interquartile) était significativement inférieur chez les jeunes enfants (6,5 [4,8–12,0]), par rapport aux enfants plus âgés (11,1 [6,3–15,7], P = 0,02) et aux adultes (11,0 [6,9–17,5], P = 0,001).
• Faible corrélation entre la durée des symptômes et le SC dans la cohorte globale (ρ de Spearman = 0,22) et les sous-groupes : jeunes enfants (ρ de Spearman = 0,20), enfants plus âgés (ρ de Spearman = 0,19) et adultes (ρ de Spearman = 0,10).

• Une analyse rétrospective a été menée à partir de tests par PCR après transcription inverse visant à détecter le SARS-CoV-2, réalisés sur des prélèvements nasopharyngés effectués dans différentes structures et centres de dépistage, auprès d’individus âgés de moins de 1 mois à 65 ans, appariés à plusieurs participants témoins dans chaque analyse PCR

• La détection se limite à l’acide nucléique viral et ne porte pas sur le virus infectieux.
• Les patients asymptomatiques ont été exclus.
• Le caractère généralisable des résultats est limité.

https://jamanetwork.com/journals/jamape ... le/2768952
fil - 04 Août 2020 - 06:29
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Rapport sévère de la commission des lois du Sénat

Après trois mois de travaux, la commission des lois du Sénat a publié son analyse de « l’action des pouvoirs publics face à l’épidémie de COVID-19. » En regard des « pouvoirs exorbitants » dont le Gouvernement a bénéficié pendant l’état d’urgence sanitaire, elle note « plusieurs lacunes », portant notamment sur « des services publics essentiels, comme la Justice ou la Poste », qui « se sont quasiment arrêtés. »

Un constat sévère d’impréparation

D’une manière générale, la commission note que « malgré l’engagement des agents publics, beaucoup d’administrations n’ont pu maintenir qu’une activité minimale », les plans de continuité de l’activité étant inadaptés car « disparates et non mis à jour, voire inexistants. » Certains choix juridiques sont contestables (par exemple, le recours aux drones pour contrôler le respect du confinement). Aucune des 64 ordonnances adoptées pendant la crise sanitaire n’a fait l’objet d’un débat de ratification.

Sur le plan de la santé, la commission regrette des choix « discutables » : « l es pompiers et les acteurs de la sécurité civile ont été trop peu associés à la gestion de la crise, les ARS (agences régionales de santé) n’ont pas suffisamment dialogué avec les préfectures et les acteurs territoriaux. » Trois semaines après son lancement, l’application StopCovid n’a permis d’avertir que 14 utilisateurs d’un risque de contact avec une personne contaminée. Elle a été téléchargée un peu moins de 2 millions de fois, avec un quart des utilisateurs l’ayant finalement désinstallée…

Donner toute leur place aux acteurs locaux

La commission formule plusieurs recommandations si une nouvelle urgence épidémique devait survenir. Voici celles concernées par le système de santé.

• Constatant que les réponses locales ont souvent été efficaces et adaptées, elle plaide pour « la possibilité de déroger en situation d’urgence reconnue et à titre temporaire à la répartition des compétences des collectivités territoriales. »
• Elle prône la création d’une task-force permettant au préfet de coordonner l’ensemble des services déconcentrés du territoire, « qu’ils soient habituellement placés sous son autorité ou non » (par exemple, les ARS).
• Elle préconise de « donner toute leur place aux acteurs de la sécurité civile dans la gestion des crises et de fluidifier réellement les relations avec les services de santé dans une action commune et complémentaire. » Elle se prononce en faveur de la création de plateformes communes d’appel entre le SAMU et les pompiers.
Ces travaux seront transmis au Premier ministre ainsi qu’à la commission d’enquête sénatoriale « pour l’évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de la covid-19 et de sa gestion. »

Références :

http://www.senat.fr/presse/cp20200708.html
fil - 04 Août 2020 - 06:58
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Les experts en santé publique craignent une approbation précipitée de la FDA sur le vaccin

La FDA doit approuver tout vaccin contre le coronavirus avant qu'il ne soit largement distribué, mais la pression politique pourrait obscurcir la décision.

L'essai de vaccin que le vice-président Mike Pence a lancé lundi à Miami donne aux États-Unis la moindre chance d'être prêts à vacciner des millions d'Américains juste avant le jour du scrutin.

C'est une possibilité qui effraie de nombreux experts en santé publique.

Parmi leurs préoccupations: Les premières preuves que tout vaccin fonctionne conduirait à une pression politique de l'administration pour l'approbation d'urgence par la Food and Drug Administration. Ce conflit entre la science et la politique pourrait amener certaines personnes à ne pas faire confiance au vaccin et à refuser de le prendre, ce qui saperait la campagne mondiale pour arrêter la pandémie. Ou cela pourrait conduire à un produit qui n'est pas totalement protecteur. La confiance dans les vaccinations de routine des enfants, déjà ébranlée, pourrait encore décliner.

«La peur est que vous finissiez par faire à un vaccin ce que [Trump a] déjà fait avec [l'ouverture] de l'école», a déclaré le Dr Joshua Sharfstein, ancien commissaire adjoint de la FDA et professeur à l'Université Johns Hopkins de Baltimore. «Prenez une question importante et difficile et politisez-la. C'est ce que vous voulez éviter. »

Lundi à 6 h 45, le premier volontaire de l'essai historique de phase 3 du vaccin Moderna Therapeutics a reçu une injection dans une clinique de Savannah, en Géorgie. Des cliniciens de 88 autres sites, allant de Miami à Seattle, se préparaient également à livrer le tir expérimental dans un essai qui vise à recruter 30 000 personnes.

Le Dr Anthony Fauci, le principal spécialiste des maladies infectieuses du pays, a déclaré aux journalistes qu'il espérait que 15 000 personnes pourraient être vaccinées d'ici la fin de la semaine, bien qu'il n'ait fourni aucune information sur les progrès accomplis vers cet objectif. Tous les volontaires recevraient une deuxième injection 29 jours après leur première inoculation. (La moitié recevra une solution saline contenant un placebo.)

Un autre vaccin, produit par Pfizer avec la société allemande BioNTech, est également entré cette semaine dans un vaste essai de phase 3 aux États-Unis. Il est testé indépendamment des National Institutes of Health, qui financent en partie l'essai Moderna ainsi que des tests pour un essai de vaccin Université d'Oxford / AstraZeneca, et d'autres à l'avenir. AstraZeneca a déclaré que certaines doses de son vaccin pourraient être prêtes dès septembre.

Fauci a déclaré qu'il s'attend à ce que l'essai Moderna fournisse une réponse sur l'efficacité de ce vaccin d'ici la fin de l'année - et il est «concevable» qu'une réponse pourrait venir en octobre. «J'en doute, mais nous laissons l'esprit ouvert sur le fait que c'est une possibilité.»

Un rythme aussi rapide inquiète certains experts.

«Je ne vois pas comment cela est possible à distance à moins que la chose que je crains le plus ne se produise, un essai de phase 3 tronqué avec juste une idée de l'efficacité, une idée des effets secondaires courants, puis cela se déploie», a déclaré le Dr Paul Offit, directeur du Vaccine Education Center de l'hôpital pour enfants de Philadelphie.

Pence a minimisé ces craintes lundi, déclarant aux journalistes: «Il n'y aura pas de raccourcis. Il n'y aura pas de coupures. »

Les responsables font pression pour un processus ouvert et transparent.

Le représentant Raja Krishnamoorthi (D-Ill.), Président du sous-comité de surveillance et de réforme de la Chambre sur la politique économique et des consommateurs, se prépare à publier un projet de loi exigeant que la FDA fasse examiner tout vaccin COVID par un groupe d'experts et émettre une recommandation devant le commissaire de la FDA Stephen Hahn prend une décision.

Avec les vaccins antérieurs, la FDA s'est généralement appuyée sur un tel comité, composé principalement d'experts en vaccins et nommé par le commissaire de la FDA. Ils effectuent généralement un examen minutieux de toutes les preuves avant de voter sur la question de savoir si la FDA devrait approuver un vaccin. Le commissaire s'est rarement, voire jamais, contre les décisions du comité.

Hahn a sapé la confiance dans l'indépendance de la FDA plus tôt dans l'année, de nombreux observateurs ont estimé, lorsqu'il a publié une déclaration d'utilisation d'autorisation d'urgence pour l'hydroxychloroquine, un médicament utilisé pour traiter le paludisme que le président Donald Trump et les membres de son administration ont continué à vanter, à tort, comme un remède contre le COVID-19. La FDA a par la suite révoqué l'autorisation, qui a été faite sans consulter un comité indépendant.

"L'indépendance de la FDA a été menacée, sans aucun doute, par la question de l'hydroxychloroquine", a déclaré le Dr Jesse Goodman, professeur à l'Université de Georgetown qui a dirigé la division des produits biologiques de la FDA et qui a ensuite été directeur scientifique.

L'agence doit donner aux scientifiques extérieurs et au public la possibilité de voir les données et le raisonnement de la FDA avant de prendre une telle décision, a-t-il déclaré.

Des préoccupations concernant l'ingérence politique sont apparues récemment lorsque Trump a parlé avec enthousiasme d'un vaccin, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a déclaré avec confiance aux journalistes qu'il y aurait un vaccin d'ici la fin de l'année pour une utilisation d'urgence.

Pour être sûr, il est peu probable que la FDA soit tentée d'émettre une publication d'urgence sans données montrant qu'un vaccin fonctionne et ne provoque pas d'effets secondaires graves.

Les épidémies massives de coronavirus au Texas et dans d'autres régions durement touchées où le vaccin Moderna est testé devraient fournir une réponse, même si la question reste ouverte.

En théorie, les scientifiques pourraient avoir une idée de l'efficacité d'un vaccin avant que les 30 000 personnes ne soient recrutées, vaccinées et étudiées.

En fait, une réponse pourrait devenir claire après seulement 150 à 160 cas de maladie signalés parmi les participants à l'essai, a déclaré Fauci. Si environ les deux tiers de ces cas se produisaient chez des personnes non vaccinées, cela montrerait aux statisticiens que le vaccin avait une efficacité supérieure à 60%, a-t-il déclaré.

Si le vaccin est efficace de 80% à 90% et que le taux annuel d'infection dans les lieux où il est testé est supérieur à 4%, les scientifiques pourraient obtenir un signal d'efficacité dans un tel essai avec seulement 50 cas, ou en aussi peu que trois. mois, a déclaré Ira Longini, biostatisticienne de l'Université de Floride qui conçoit des essais de vaccins.

L'essai du vaccin Moderna atteindrait ce seuil de trois mois le 27 octobre.

Le sort de l'essai est en partie entre les mains de son comité de surveillance des données et de la sécurité, composé de 30 membres, dont les membres peuvent voir des données non masquées sur les participants en temps réel - identifiant qui a été vacciné avec le vaccin réel et est tombé malade, par exemple. Le conseil alertera le NIH et le fabricant de vaccins s'il voit des données surprenantes - soit des effets secondaires dangereux, soit une efficacité puissante. Certains craignent que si le vaccin semble fonctionner dans un premier examen, la FDA serait obligée d'arrêter l'essai.

Offit a déclaré que les NIH ne devraient rien accepter de moins qu'un essai complet de 30 000 personnes. Cinquante cas "est un très petit nombre" à utiliser comme preuve pour libérer un vaccin qui pourrait être administré à des dizaines de millions, a-t-il dit.

Le public pourrait réclamer la libération de tout vaccin qui semble fonctionner. Moderna a déclaré avoir déjà commencé à produire des millions de doses de vaccin «à risque», misant sur le succès du vaccin. La FDA pourrait libérer ceux qui sont sous les pouvoirs fournis lorsque le pays a déclaré une urgence de santé publique en mars.

Avec plus de la moitié du pays profondément méfiant à l'égard de Trump, selon de récents sondages , toute décision fédérale pourrait être résistée et entraîner un rejet généralisé d'un vaccin, même prometteur. Sharfstein s'inquiète d'une réaction instinctive contre le vaccin des démocrates si Trump le vante avant les élections.

Les experts s'inquiètent également de la libération d'un vaccin qui présente des effets positifs mais qui ne protège pas fermement. Une diapositive présentée par le directeur adjoint de la FDA, Philip Krause à l'Organisation mondiale de la santé au début du mois, a déclaré qu'un vaccin faible pourrait ne pas protéger le public de manière adéquate, conduisant à un faux sentiment de sécurité chez ceux qui l'ont reçu, tout en rendant le test plus difficile. futurs vaccins.

Cette histoire de KHN a d'abord été publiée sur California Healthline , un service de la California Health Care Foundation .

https://khn.org/news/public-health-expe ... n-vaccine/
fil - 05 Août 2020 - 09:00
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Test positif chez des personnes à antécédents de COVID-19 : quelle conduite tenir ?

Fin juillet, le Haut conseil de la santé publique a rendu publique son avis du 10 juin (sic) pour décrire la conduite à tenir face à un résultat de RT-PCR positif chez une personne ayant des antécédents d’infection par le SARS-CoV-2.

Que sait-on des seconds tests virologiques positifs ?

Le HCSP rappelle qu’il faut distinguer la durée d’incubation (5-6 jours en moyenne, inférieure à 11,5 jours dans 97,5% des cas) et la durée de contagiosité (entre 48h avant l’apparition des symptômes et jusqu’à une dizaine de jours après). Si cette durée est au final mal connue, surtout en l’absence de symptômes ou de symptômes significatifs, « i l n’y a à ce jour aucun argument pour considérer que les re-positivations de la RT-PCR SARS-CoV-2 après leur négativation correspondent à de nouvelles infections » précise le texte. Si la détection du génome viral peut se prolonger plusieurs semaines après la fin des signes cliniques, « les quantités d’ARN détectées dans les prélèvements respiratoires tardifs [semblent] trop faibles pour pouvoir s’accompagner d’un risque de transmission. »

Le HCSP reconnaît qu’il a été rapporté une reprise symptomatique associée à un résultat RT-PCR positif chez certains patients après négativation initiale, mais il s’agit le plus souvent de signes modérés et peu spécifiques et aucun de ces cas rapportés ne permet de suggérer une possible contagiosité. Ces situations seraient le signe de l’existence d’un réservoir viral, à l’image d’autres infections virales, et d’une reprise en cas d’immunité défaillante par exemple. Les CDCs proposent dans ce cadre de lever l’isolement des personnes confirmées asymptomatiques 10 jours après la première RT-PCR positive, si aucun symptôme évocateur n’est apparu ou après une RT-PCR négative sur au moins deux prélèvements respiratoires consécutifs recueillis à 24 heures d’intervalle. Rappelons que la technique de prélèvement respiratoire (écouvillonnage profond, échantillon de salive, aspiration bronchique) dépend de la situation clinique, précisées dans le texte du HCSP.

Qu’apportent les tests sérologiques dans ce contexte ?

Concernant la sérologie, son utilisation en parallèle de la RT-PCR ne peut améliorer la sensibilité du diagnostic de Covid-19 qu’après la première semaine d’évolution. Ses indications sont précisées par la HAS .

En pratique, les anticorps spécifiques détectés par les techniques immuno-enzymatiques permettent de déterminer si la personne a été exposée au virus sans pouvoir préjuger de leur activité neutralisante, cette aptitude n’étant mesurable que par des techniques non disponibles en routine. Au vu des données de la littérature, il est probable qu’une partie des anticorps produits dès 7 à 15 jours après le début des symptômes ont une activité neutralisante et que la quasi-totalité des personnes infectées présentent des anticorps neutralisants 28 à 41 jours après le début des symptômes.

Aussi, le HCSP estime qu’une sérologie positive « témoigne d’une exposition au virus susceptible de conférer une protection de l’individu, dont on ne connaît toutefois pas la durée. A ce jour, un individu ayant été infecté par le SARS-CoV-2, qu’il ait été symptomatique ou non, n’est pas considéré comme pouvant de nouveau être infecté par le virus et donc être source de cas secondaires . »

Conclusion du HCSP

Aussi, le HCSP statue qu’une personne ayant eu des antécédents cliniques résolus fortement évocateurs de COVID-19, mais n’ayant pas eu de confirmation par RT-PCR à l’époque, et qui présenterait un test sérologique ou virologique positif dans le cadre d’un contact tracing ou d’un dépistage systématique ne doit pas être considérée comme un nouveau cas et ne doit pas être placée en quatorzaine si son épisode est résolu (fin de la période de confinement/isolement préconisée en fonction d’une immunodépression ou non). Seules les mesures barrières conviennent de lui être recommandées. Ces préconisations s’appliquent à tous, population générale,patients sortant d’hospitalisation et en attente d’une admission en soins de suite ou en EHPAD, professionnels de santé, professions difficilement remplaçables, .

Le texte précise en outre les modalités d’allègement de la quatorzaine pour ces dernières catégories (personnes difficilement remplaçables) lorsque ces opérateurs sont identifiés comme personne ayant eu un contact à risque de contamination (professionnels de santé ou non).

Références :

Haut Conseil de la santé publique . Avis relatif à la conduite à tenir face à un résultat de RT-PCR positif chez une personne ayant des antécédents d’infection par le SARS-CoV-2 10 juin 2020. Mis en ligne le 31 juillet 2020. https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRap ... ?clefr=886

https://www.hcsp.fr/explore.cgi/PointSur/2
fil - 07 Août 2020 - 05:59
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19. Le taux de reproduction R du virus, un indicateur d'une deuxième vague ?

Existe-t-il un indicateur permettant de prévoir l'arrivée d'une éventuelle seconde vague de COVID-19 ? L'augmentation du taux de reproduction R est souvent réputée pouvoir tenir ce rôle. Une mise au point de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) nuance ce point de vue.

Le R est une estimation du nombre de personnes qu'un porteur du virus peut contaminer en une semaine. Inférieur à 1, il est en faveur d'une diminution de l'épidémie. C'est ainsi qu'en France il est passé de 2,8 à 0,8 grâce au confinement. Supérieur à 1, il indique une possible résurgence de celle-ci. Il est actuellement aux environs de 1,3.

Mais il faut noter d'emblée qu'il varie beaucoup selon les régions (par exemple, fin juillet il était de 1,87 en Bretagne). De plus, il est très sensible à l'intensité des campagnes de dépistage : il a tendance à augmenter avec celle-ci.

Aussi faut-il le compléter par d'autres indicateurs pour avoir une vision plus juste de la dynamique épidémique. En particulier, il faut examiner l'évolution des taux de positivité des tests RT-PCR réalisés, complétée par celle du taux d'incidence (estimation du nombre de nouveaux cas de COVID-19 rapportés au nombre d'habitants – par exemple, par département).

Un des principaux enjeux de l'épidémie étant la capacité des établissements hospitaliers à prendre en charge les cas sévères, il faut également s'intéresser au taux d'occupation des lits de réanimation par des patients atteints de COVID-19. Fin juillet, il était de 8,9%.

D'autres éléments sont intéressants à prendre en compte : l'existence de clusters (127 fin juillet), les tensions éventuelles sur les approvisionnements en matériel médical et médicaments et la présence de particularités territoriales susceptibles de favoriser la transmission virale : manifestations, déplacements de populations, etc. L'analyse de ces dernières doit se faire en étroite collaboration avec les acteurs locaux de la prévention.

Ça n'est qu'au terme de l'examen de ces différentes variables qu'il est possible d'évoquer la probabilité d'une seconde vague et de l'adéquation de la réponse qui lui sera apportée.

Références :

Inserm. La hausse du taux de reproduction du virus annonciatrice d'une deuxième vague, vraiment ? Communiqué de presse, 28 juillet 2020.
fil - 09 Août 2020 - 08:26
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique : "Le port du masque à l'extérieur va s'imposer"

Hostile à de nouvelles mesures coercitives, Jean-François Delfraissy, professeur d'immunologie à la tête du Conseil scientifique, appelle à la vigilance des Français.

Le professeur d'immunologie Jean-François Delfraissy, à la tête du Conseil scientifique chargé d'aider le gouvernement à gérer la crise sanitaire, annonce qu'une "note" va être envoyée aux maires des vingt plus grandes villes françaises pour les inciter à élaborer un plan ­anti-deuxième vague. Sur une éventuelle reprise de l'épidémie de Covid-19, "la situation paraît contenue, mais elle reste très fragile", analyse-t-il. Une population plus jeune est actuellement touchée. "Tout l'enjeu de cet été est de convaincre celle-ci de prendre des précautions pour son entourage et pour elle-même", souligne le professeur.

A la lumière des chiffres de fin de semaine, craignez-vous toujours le "basculement" que vous avez évoqué mardi?

La situation paraît contenue, mais elle reste très fragile. Certains ­indicateurs atteignent des niveaux très élevés, les clusters sont certes bien repérés mais ils sont très nombreux. Heureusement, il n'y a aucun signal d'alarme concernant les hospitalisations. L'épidémie semble ­différente ; elle touche une population plus jeune. Tout l'enjeu de cet été est de convaincre celle-ci de prendre des précautions pour son entourage et pour elle-même. Imaginez qu'il faille reconfiner certaines villes, comme en Espagne. Les jeunes seraient les premiers touchés par la crise économique qui s'aggraverait. Pour l'instant, nous n'avons pas trouvé le bon message pour nous adresser à eux. Il faut creuser ce point. Ça peut marcher : les plus âgés, hier réticents, portent aujourd'hui le masque.

N'a-t-on pas tardé à le rendre obligatoire dans les lieux clos?

Au lieu de polémiquer, je me félicite que cette décision ait été prise, car elle est rationnelle. On sait qu'une bonne partie des contaminations surviennent dans les espaces clos car la distanciation est plus difficile, les postillons peuvent transporter le virus.

"Nous aimerions que les citoyens s'emparent du sujet de la prévention"
Ne faudrait-il pas étendre l'obligation à l'extérieur?

La réponse au Covid doit s'appuyer sur une logique de territoires, loin d'une vision centralisée et parisienne. Il est logique que les préfets aient désormais la main. Sur le fond, le bon sens doit guider les décisions. Dans la rue bondée d'une station balnéaire, le port du masque s'impose.

Pour l'urgentiste Patrick Pelloux, une obligation à l'extérieur simplifierait la compréhension du message.

Il a raison, le message serait plus simple. En pratique, le port du masque à l'extérieur va s'imposer naturellement.

Mais la coercition ne fonctionne-t-elle pas mieux?

Nous aimerions que les citoyens s'emparent du sujet de la prévention. L'été 2020 ne ressemble à aucun autre et nos comportements doivent durablement changer. Je préfère l'incitation, assortie d'un travail d'explication, à la coercition, même si celle-ci est parfois nécessaire.

Etes-vous pour la gratuité du masque?

Au moment où il a été rendu obligatoire dans les lieux clos, le conseil scientifique a demandé la gratuité du masque pour les ­populations les plus précaires. Le gouvernement a réagi immédiatement. Les distributions sont en cours.

Le gouvernement n'a pas suivi l'avis du conseil scientifique prônant une quarantaine pour les passagers revenant des zones rouges. Le déplorez-vous?

Les difficultés en France ne viennent pas de l'étranger mais principalement de chez nous, de nos comportements. La quatorzaine est difficile à mettre en oeuvre, ne serait-ce que légalement, le coût des tests est élevé dans certains pays, et des passagers peuvent arriver avec de faux certificats de test. Cependant, l'isolement est fortement recommandé à l'arrivée en France. Et si les tests réalisés dans les aéroports sont encore trop peu nombreux, ça devrait s'améliorer une fois que des tests salivaires plus rapides seront disponibles.

"L'histoire du Covid nous apprend que c'est une maladie des grandes villes"
Dans son dernier avis, paru mardi, le conseil note que la stratégie en matière de test n'est pas claire. Qu'est-ce que ça signifie?

Il faut que le gouvernement précise bien les choses sur les objectifs des tests PCR : il y a des tests à visée diagnostique pour les personnes présentant des symptômes et leurs cas contact, pour lesquels la porte d'entrée est le médecin. Ces tests doivent pouvoir se faire dans des délais plus courts. Quant à ceux dont l'objectif est le dépistage, ils ont une vocation plus collective et seront généralisés à la rentrée. Il faudra expliquer clairement quel est leur but.

L'exemple de la Mayenne, qui semble réussir à contenir le virus, vous rassure-t-il?

Il montre la capacité du système à répondre à un cluster de grande taille, mais je ne suis pas tout à fait rassuré pour la rentrée car l'opération de contrôle a eu lieu dans un département rural. L'enjeu résidera dans les grandes métropoles. Le conseil scientifique estime que les vingt plus grandes agglomérations doivent se doter d'un plan adéquat. Le Premier ministre devrait envoyer une note invitant les métropoles à se préparer en associant les agences régionales de santé, les préfets et les décideurs locaux. L'histoire du Covid nous apprend que c'est une maladie des grandes villes.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/cor ... ailsignout
fil - 11 Août 2020 - 07:29
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Coronavirus : 4854 cas détectés en trois jours, 332 «clusters» en activité

Près de 11.000 nouveaux cas ont été dépistés cette dernière semaine. Le nombre de cas graves en réanimation repart à la hausse.

16 personnes sont décédées du coronavirus en France ces trois derniers jours, portant à 30.340 le nombre total de victimes depuis le début de l'épidémie, a annoncé ce lundi 10 août la direction générale de la Santé (DGS) dans son communiqué quotidien.

785 nouveaux cas ont été dépistés ces dernières 24 heures, et plus de 10.800 l'ont été en une semaine. 180 nouvelles admissions à l'hôpital ont été recensées en 24 heures, pour un total de 5045 malades actuellement hospitalisés. Parmi eux, 28 nouveaux patients graves ont été admis en réanimation ces dernières 24 heures, portant le solde de patients dans ces unités à 396, contre 383 vendredi. Les régions «Île de France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France et Guyane regroupent 70% des malades en réanimation», précise la DGS.

332 «clusters», ou foyers de contagion, sont toujours en activité sur le territoire, dont 21 nouveaux qui ont été détectés ces dernières 24 heures. Entre le 1er et le 7 août, 589.141 tests ont été effectués sur le territoire, avec un taux de positivité de 2,1%. Depuis le début de l'épidémie, 108.315 personnes ont été hospitalisées et 83.047 sont rentrées à domicile.

Afin de réduire les risques d'infections, la DGS recommande de porter un masque, même en extérieur si la distance de 1 mètre n'est pas respectée, et d'éviter les rassemblements amicaux et familiaux trop imposants. «Privilégier les petits groupes, s'équiper de masques grand public et de gels hydroalcooliques, préférer les espaces extérieurs, aérer les locaux, activer StopCovid, protéger les plus fragiles», détaille-t-elle.

Au niveau mondial, la barre des 19,8 millions de contaminés depuis l'apparition du virus a été franchie, pour un total d'au moins 731.993 décès.

https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... BP3tcN1sfs
fil - 12 Août 2020 - 08:02
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : les patients asymptomatiques restent positifs au test aussi longtemps que les patients symptomatiques

• Les personnes réellement asymptomatiques présentant une infection au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) restent positives au test par réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR) aussi longtemps que les patients qui sont présymptomatiques/symptomatiques au test initial.
• L’intervalle médian entre le résultat positif au test des patients présymptomatiques et l’apparition des symptômes était de 15 jours (intervalle interquartile [IIQ] : 13–20), dans cette étude coréenne.

• Les patients asymptomatiques dont l’infection au SARS-CoV-2 est confirmée doivent être isolés pour réduire le risque de transmission.

• 303 patients.
- L’âge médian des patients était de 25 ans (IIQ : 22–36).
- 66,3 % des patients (n = 201) étaient des femmes.
• Délai médian entre le diagnostic et l’isolement : 6 jours (IIQ : 6–9).
• 36,3 % des patients (n = 110) étaient asymptomatiques au moment de l’isolement.
- Parmi ces patients, 19,1 % ont développé des symptômes pendant l’isolement.
• Parmi les patients présymptomatiques, l’intervalle médian entre le résultat positif au test et l’apparition des symptômes était de 15 jours (IIQ : 13–20).
• Parmi les patients asymptomatiques :
- 33,7 % ont présenté une conversion négative au jour 14.
75,2 % ont présenté une conversion au jour 21.
- Délai médian entre le résultat positif au test et la première conversion : 17 jours (erreur-type : 1,07).
• Parmi les patients symptomatiques et les patients présymptomatiques :
- 29,6 % ont présenté une conversion négative au jour 14.
- 69,9 % ont présenté une conversion au jour 21.
- Intervalle médian entre le diagnostic et la conversion : 19,5 jours (erreur-type : 0,63 ; P = 0,07, par rapport aux patients asymptomatiques).
• Les valeurs des seuils de cycles pour détecter les gènes de l’enveloppe du virus dans les voies respiratoires inférieures ont baissé plus lentement chez les patients asymptomatiques, par rapport aux patients symptomatiques et présymptomatiques (P = 0,005).

• Une analyse rétrospective des niveaux d’excrétion des molécules du SARS-CoV-2 et de la survenue de cette excrétion chez des patients isolés a été réalisée dans un centre de traitement communautaire, en Corée.
• Financement : Fonds de recherche de l’Université de Soonchunhyang.

• L’étude n’a pas évalué le rôle de l’excrétion des molécules du virus dans la transmission.
• Il n’est pas possible d’écarter des faux négatifs.
• Les données sur l’exposition et l’apparition des symptômes avant l’isolement font défaut.

https://jamanetwork.com/journals/jamain ... le/2769235
fil - 12 Août 2020 - 08:11
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
DCGI rejette la demande de Mylan de renoncer aux essais de phase 3 pour le médicament COVID-19

New Delhi : Le Drug Controller General of India (DCGI) a refusé d'accorder l'autorisation de déroger aux essais cliniques de phase 3 pour le sofosbuvir, un médicament utilisé pour traiter l'hépatite C, sur des patients souffrant de COVID-19 sévère, selon The Print .

«Le comité a recommandé que le cabinet mène un essai clinique de phase III sur des patients indiens et que, par conséquent, le protocole d'essai clinique de phase III soit soumis à l'examen du comité», a déclaré le comité d'experts du sujet (SEC) de la Central Drugs Standard Control Organization dans réponse à une demande de dérogation d'essais cliniques déposée par la société pharmaceutique Mylan.

Le DCGI a récemment été critiqué par certains membres de la communauté médicale après avoir renoncé aux essais cliniques de phase III pour l'itolizumab, un anticorps monoclonal connu que Biocon Limited a réutilisé pour traiter le syndrome de libération de cytokines chez les patients atteints de COVID-19 sévère.

Mylan avait demandé la levée des essais cliniques humains de phase III, arguant que des études en Iran ont montré que le sofosbuvir utilisé en association avec un autre médicament contre l'hépatite C, appelé daclatasvir, abaissait la fièvre et améliorait la respiration chez 94% des patients hospitalisés, contre 70% dans le cas de ceux qui n'ont pas reçu la combinaison de médicaments mais les soins standard.

L'association de médicaments aurait également réduit la mortalité, selon les études, car le taux de mortalité chez les patients auxquels l'association avait été administrée était de 5%, contre 20% dans le bras témoin.

Cependant, l'un des essais de l'étude n'a pas été randomisé, de sorte que les experts ont déclaré que les études devaient être traitées avec prudence.

La SEC, tout en statuant sur la demande de Mylan, a déclaré que l'entreprise devrait mener un essai clinique de phase III sur des patients en Inde en suivant les exigences du protocole et que ces résultats devraient être soumis au comité.

"Le comité a noté que cette FDC [combinaison à dose fixe] n'est approuvée nulle part dans le monde pour une utilisation contre le nouveau coronavirus SARS-CoV-2", indique le procès-verbal de la réunion.

Le comité a également rejeté la demande de Gufic Biosciences de dispense d'essai pour l'utilisation de l'injection de thymosine α-1 comme «traitement d'appoint» chez les patients atteints de COVID-19 sévère ou modéré. «Après une délibération approfondie, le comité a recommandé au cabinet de mener des essais cliniques de phase III.

En conséquence, les entreprises doivent soumettre un protocole avec une taille d'échantillon justifiée pour examen par le comité. »

Au cours de la dernière semaine de juillet, Reuters a rapporté que Mylan avait «reçu l'approbation réglementaire indienne pour rendre le traitement de la tuberculose prétomanid disponible dans un pays qui représente un quart des cas dans le monde.

https://science.thewire.in/health/dcgi- ... al-trials/
fil - 12 Août 2020 - 08:16
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
La course au vaccin remportée par la Russie ?

Paris, le mardi 11 aout 2020 - Frémissement, reprise ou fausse alerte ? En Europe, les autorités sanitaires surveillent comme le lait sur le feu l’évolution des nouveaux cas de Covid-19. Dans le monde, une nouvelle barre symbolique vient d’être franchie. En Russie, l’annonce triomphante d’un premier vaccin efficace ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre…
En Italie, la peur de « l’encerclement »
Premier pays européen submergé par l’épidémie de Covid-19, l’Italie observe avec inquiétude l’augmentation des cas chez ses voisins. Lundi, c’est le Corriere della Sera qui publiait une infographie récapitulant la situation sanitaire en Europe.

Dans le même temps, la situation actuelle reste plutôt encourageante du côté italien. Malgré une légère augmentation, l’Italie n’a recensé que 259 cas de Covid-19 les 24 dernières heures là alors que l’Espagne a dénombré 8 618 cas depuis vendredi.

A l’heure actuelle, le scénario redouté est celui d’une importation du virus depuis les pays voisins des Balkans. La semaine dernière, trente jeunes italiens partis en vacances en Croatie ont été testés positifs en Vénétie. L'Italie a d'ailleurs imposé un cordon sanitaire avec certains pays, fermant ses portes aux voyageurs en provenance du Kosovo, de Serbie, du Monténégro, de Bosnie, de Macédoine du Nord et de Moldavie.
Le cours d’histoire douteux de Donald Trump
Selon l’Agence France-Presse, c’est la barre symbolique des 20 millions de cas qui a été franchie dans le monde lundi. Avec un million de cas supplémentaires détectés tous les quatre jours depuis mi-juillet, la pandémie continue sa progression. Les Etats-Unis concentrent à eux seuls plus de 5,3 millions de cas confirmés.

Hier soir, lors d’une conférence de presse le président américain Donald Trump a dressé un parallèle étonnant entre l’épidémie de coronavirus et l’épidémie de grippe espagnole avec quelques approximations : « en 1917, la grande épidémie a été une chose terrible (…) qui a probablement mis fin à la seconde guerre mondiale (sic !) car tous les soldats ont été malades (re-sic !) ».
La France félicitée par l’OMS
Lors d’une conférence de presse organisée en ligne, le directeur général de l’OMS invite les Etats à redoubler d’efforts dans la lutte contre le virus. « Mon message est limpide: éradiquer, éradiquer, éradiquer le virus. Si nous éradiquons efficacement le virus, nous pouvons ouvrir les sociétés en toute sécurité » a-t-il déclaré (sans cette lapalissade pourrait se réaliser) .

L’occasion pour le Tedros Adhanom Ghebreyesus d’adresser un certain nombre de satisfecit aux pays étant parvenus à contrôler l’augmentation des cas. Parmi les bons élèves, la France, félicitée pour avoir rendu obligatoire le port du masque dans les espaces publics clos.
La course au vaccin gagnée par la Russie ?
C’est une annonce qui frappe le monde et qui rappelle les premières heures de la conquête spatiale. Mardi matin, le président Vladimir Poutine annonçait triomphalement que la Russie était parvenue à développer le premier vaccin efficace contre le Sars-Cov-2. « Ce matin, pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré (…) je sais qu'il est assez efficace, qu'il donne une immunité durable ».

Pour témoigner de son efficacité, le président russe a ajouté que le vaccin avait passé avec succès l'intégralité des tests nécessaires, et qu'une de ses deux filles avait déjà été vaccinée. Une nouvelle qui soulèvera à coup sûr beaucoup d’interrogations dans les jours à venir.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 14 Août 2020 - 07:59
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : pourquoi les parents tardent à faire vacciner leur bébé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef mettent en garde contre une baisse croissante de la vaccination.

“Des données préliminaires pour les quatre premiers mois de 2020 indiquent une baisse substantielle du nombre d’enfants ayant complété les trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3). C’est la première fois en 28 ans que le monde voit une réduction de la couverture DTC3", alertent l’OMS et l’Unicef dans un communiqué commun. En cause : la crise sanitaire du coronavirus, qui touche durement l'Hexagone.

Une question budgétaire
De fait, certains Français tardent à faire vacciner leur nouveau-né, malgré les relances de l’Assurance maladie. Pour une question budgétaire, d’abord. Alors que la crise de la Covid-19 fait baisser les revenus de nombreux foyers, il faut en effet avancer les frais de l’achat du vaccin en pharmacie, puis le tarif de consultation du professionnel de santé.

Par crainte de quitter la maison en période épidémique et de s’exposer à une possible contamination, ensuite. La plupart des cabinets de pédiatre exigent le port du masque et la venue d’un seul parent pour la vaccination, mais ils restent des lieux favorisant la transmission de la Covid-19 par l’air. Idem pour la prise des transports, redoutée par de nombreux couples. Enfin, les PMI, relais important des campagnes de vaccination en France, sont pour la plupart fermées à cause de la pandémie.

Déclencher un rattrapage si nécessaire
En juin, la Haute Autorité de santé (HAS) estimait à 44 000 le nombre de nourrissons âgés de 3 à 18 mois qui n’ont pas reçu de vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites dues à la bactérie Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B.

L’institution invite dès aujourd’hui “les personnes qui ont dû reporter leurs vaccinations ou celles de leurs enfants et nourrissons, à consulter leur médecin traitant ou leur pédiatre rapidement. En parallèle, elle invite les professionnels de santé à vérifier systématiquement les vaccinations de leurs patients afin de déclencher un rattrapage si nécessaire.”

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ciner-bebe
fil - 14 Août 2020 - 08:05
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Des chiens dressés à détecter l’odeur du COVID

Allemagne, France -- Avec plus de 200 millions de cellules olfactives, la truffe des chiens est d'une extraordinaire sensibilité aux odeurs. D'ailleurs, le flair canin n'a pas encore été égalé par un nez artificiel. Nos amis à quatre pattes pourraient-ils être des auxiliaires précieux pour identifier les individus atteints du Covid-19 ? Pourquoi pas : cette faculté est largement reconnue à la gente canine dans le domaine du cancer. Des chiens renifleurs de Covid, capables d'identifier de façon fiable la signature chimique de la maladie, pourraient bientôt prendre part aux campagnes de dépistage. Des expériences sont en cours avec des premiers résultats prometteurs.

Une première étude pilote en Allemagne
Dans de nombreuses maladies respiratoires, retrouver la signature chimique des composés de l'air expiré est une voie prometteuse pour établir des diagnostics précoces. Et cela semble aussi le cas pour le Covid-19 d'après les résultats d'une petite étude allemande contrôlée, randomisée et en double aveugle. Ils ont été publiés fin juillet dans le journal BMC Infectious Diseases[1].

Les investigateurs ont entraîné huit chiens militaires pendant une semaine à détecter des patients infectés à partir d'échantillons salivaires ou de sécrétions trachéobronchiques.

Les chiens ont réussi à discriminer les échantillons issus d'individus « infectés » (positifs) de ceux issus d'individus « non-infectés » (négatifs) avec une sensibilité de 82,63% (IC95% [82,02–83,24%]) et une spécificité de 96,35% (IC95% [96,31–96,39%]).

Sur 1012 échantillons présentés au hasard, le taux de détection des chiens était en moyenne de 94% (±3.4%) avec 157 positifs corrects, 792 négatifs corrects, 33 faux-négatifs et 30 faux-positifs. `

Les auteurs concluent que leurs données sont en faveur du développement de cette méthode originale de détection du Covid-19. Dans un communiqué [2], l'université de Hanovre, promotrice de ce travail, indique que des chiens entraînés pourraient être en service dans les aéroports, aux frontières ou au cours d'événements sportifs.

Travaux pratiques en Corse
En Corse, le projet Nosaïs[3] est passé à la phase finale avec la campagne de dépistage gratuit qui a débuté le lundi 27 juillet à Ajaccio. Là, pour les personnes préalablement inscrites, des tests de PCR sont réalisés assez classiquement en laboratoire et des chiens renifleurs des pompiers prennent aussi part au dépistage.

Habituellement utilisés pour chercher des personnes disparues ou ensevelies sous un effondrement, ces chiens, en majorité des bergers malinois, ont été entraînés depuis le début du mois de mai à sentir des compresses imprégnées de sueur de patients testés positifs au virus.

En pratique, chaque compresse est déposée dans un bocal stérile ouvert sur un entonnoir dans lequel le chien glisse son museau.

A nos confrères de Corse Net Infos , le Colonel Bruno Maestracci, directeur du Service d’Incendie et de Secours (SIS) de Corse-du-Sud a expliqué : « Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est le résultat du projet Nosaïs, un projet international porté en France par l’école nationale de Maisons-Alfort et auquel plusieurs SIS participent, dont celui de Corse-du-Sud, avec le SIS de l’Oise et celui de Seine-et-Marne ».

D'après les premiers résultats, non seulement les chiens détectent très bien les personnes testées positives mais ils reconnaissent aussi celles dont le test PCR était pourtant négatif, et qui est devenu positif dans les 24 à 48 heures. « C’est normal, car la PCR peut donner lieu à des faux négatifs. Les chiens ont donc des résultats supérieurs aux tests » a précisé Bruno Maestracci au site en ligne.

L'odeur du Covid

« Si une deuxième vague survient, il sera difficile de reconfiner tout le monde comme on l’a fait. Voilà pourquoi il nous faut disposer d’un moyen non invasif et immédiat pour détecter les porteurs du virus » indique Philippe Choquet, enseignant-chercheur au CHU de Strasbourg et au laboratoire des sciences de l'ingénieur, de l'informatique et de l'imagerie, à l'origine du projet de recherche COVIDOG. Dans le journal du CNRS [4], son collègue Christophe Ritzenthaler explique l'intérêt d'étudier le volatilome associé à l’infection, c’est-à-dire l’ensemble des molécules volatiles que ces cellules libèrent dans l’air : « le virus reprogramme la cellule pour qu’elle travaille pour lui. C’est une modification du tout au tout du métabolisme cellulaire. Donc, les cellules infectées ne libèrent pas les mêmes molécules que les cellules saines ». Cette différence pourrait constituer la signature olfactive de la maladie, celle que les chiens apprennent à reconnaître.

https://francais.medscape.com/voirartic ... &faf=1
fil - 14 Août 2020 - 08:08
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Vaccin anti SARS-CoV-2 : qui et comment faudra-t-il vacciner ?

France -- Le ou les vaccins potentiels susceptibles de protéger la population contre le SARS-CoV-2 ne sont pas encore connus que les experts travaillent déjà à l’élaboration d’une stratégie vaccinale afin de savoir « qui vacciner et comment » dès qu’un tel outil prophylactique sera disponible. Afin d’établir les grandes lignes d’une stratégie vaccinale pour la France, un groupe mixte multidisciplinaire constitué de membres du Comité Analyse Recherche Expertise (CARE) COVID-19, du Comité scientifique vaccins COVID-19 et du Conseil scientifique COVID-19 a été mis en place. [1]. Il a défini notamment les populations à cibler en priorité – parmi lesquelles les professionnels de santé arrivent en première position.

Définir les populations à vacciner est une chose, convaincre les populations de se faire vacciner en est une autre, étant donné les réticences à la vaccination en France – qui avaient été très marquées lors de l’épisode de grippe A (H1N1) et auquel le nouveau coronavirus, SARS-CoV-2 n’échappe pas. Le comité d’experts en est d’ailleurs conscient : « dans un contexte de défiance et en présence d’enjeux industriels, la vaccination se prête aux controverses publiques voire au conspirationnisme, écrit-il. Afin de ne pas renouveler l’échec de la vaccination anti-grippale de 2009, un ensemble de propositions relatives à la communication et à la transparence, ainsi qu’une démarche participative associant des citoyens sont ici développées ».

Fixer la doctrine de la vaccination en amont de la découverte du vaccin
Au niveau mondial, la pandémie continue de se diffuser de façon très large aux Etats-Unis, en Amérique Centrale, du Sud, en Afrique du Sud et en Inde, alors que des clusters de taille importante font régulièrement surface chez nos voisins allemands, portugais et espagnol. Cela fait craindre une reprise de la pandémie en Europe, la fameuse deuxième vague devenant hautement probable avant la fin de l’année 2020. Néanmoins, une autre possibilité non exclusive est de plus en plus probable serait « que le virus s’installe de façon plus chronique dans le moyen terme » signale le Comité scientifique.

À l’issue de ce premier passage du virus, « l’immunité collective est évaluée à partir de données séro-épidémiologiques à un niveau faible dans les différents pays européens de l’ordre de 6 à 15% maximum » notent les experts. De fait, sachant qu’à ce jour aucun traitement antiviral direct efficace n’a été identifié alors que la recherche, à l’échelle mondiale, d’un vaccin anti COVID-19 est particulièrement active, les membres de ce comité scientifique mixte considère qu’il est « crucial que la France réfléchisse à une stratégie vaccinale qui fixe la doctrine de la vaccination, et ce, en amont de la disponibilité d’un vaccin potentiellement efficace ».

Une vingtaine de vaccins au stade de l’évaluation clinique chez l’homme
Un vaccin potentiellement efficace, oui mais lequel et quand ? « Certains vaccins pourraient recevoir une autorisation d’utilisation chez l’homme au cours du dernier trimestre de 2020, sur la base de données d’efficacité dans les essais de phase 3 chez l’homme ou à travers d’une procédure qui prendrait en compte une protection chez l’animal et des données de sécurité/immunogénicité du vaccin chez l’homme ».

Ces candidats vaccins utilisent plusieurs types de formulations : soit classiques de type vaccins inactivés, voire atténués, ou sous-unitaires, soit incorporant les gènes du virus SARS-CoV2 sous forme d’acides nucléiques nus (ADN) ou enrobés dans des nanoparticules (ARNm) ou de vecteurs viraux recombinants. Le développement de certains de ces vaccins est soutenu par le CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) et d’autres par les gouvernements. L’OMS a recensé au 31 juillet 2020 (https://www.who.int/publications/m/item/draft-landscape-of-covid-19-candidate-vaccines) plus de 130 vaccins au stade de l’évaluation préclinique et près d’une vingtaine de vaccins au stade de l’évaluation clinique chez l’homme.

Le gouvernement français négocie actuellement (en partenariat avec ses homologues européens) des contrats de réservation de vaccins (notamment avec AstraZeneca) dont on ne connait pas encore les caractéristiques. « Le nombre de vaccins qui sera finalement commandé est encore inconnu, mais on s’attend à avoir plusieurs dizaines de millions de doses de vaccins (potentiellement correspondant à 2-5 produits différents) disponibles entre le dernier trimestre de l’année 2020 et le premier trimestre de 2021, qui pourraient être déployées s’il survient une seconde vague de COVID-19 » indiquent les experts.

Obligatoire ou pas
Si un tel vaccin était mis au point, faudrait-il rendre la vaccination obligatoire ou laisser le choix à chacun de décider de ce qu’il veut pour lui-même ? Le comité d’experts opte pour la voie du milieu, jugeant d’un côté qu’ « une vaccination obligatoire n’est ni souhaitable ni envisageable », mais reconnaissant aussi qu’ « une stratégie de vaccination fondée sur des choix purement individuels peut manquer d’efficacité et se révéler injuste socialement ». De fait, il préconise de « mettre en œuvre une stratégie de vaccination organisée » en ciblant des populations prioritaires, « une composante cruciale de la stratégie vaccinale ».

Professions de santé, super prioritaires
Les populations considérées comme hyper prioritaires, en métropole et en Outre-Mer sont, d’abord et avant tout, les populations à risque d’exposition professionnelle, ce qui représente environ 6,8 millions personnes.

Figurent parmi eux, ceux classés comme à priorité très élevée, c’est-à-dire les personnels de santé, en commençant par les groupes les plus exposés (ex : urgences, infectiologie, pneumologie, SAMU, médecins généralistes et hospitaliers, SOS médecins, infirmiers, services de réanimation, dentistes, kinésithérapeutes, brancardiers, ambulanciers, personnel de radiologie, personnel de laboratoire…).

Suivent les personnels au contact de populations plus vulnérables (ex : EHPAD, auxiliaires de vie, personnels de santé de services prenant en charge les personnes fragiles : transplantation, gériatrie, ...)

Cette population à priorité très élevée concerne près de 1 800 000 de personnes, réparties comme suit : 230 000 médecins (libéraux et hospitaliers), 40 000 chirurgiens-dentistes, 75 000 pharmaciens, 22 000 sages-femmes, 100 000 étudiants, 700 000 infirmiers, 400 000 aides-soignants, 200 000 autres (masseurs-kiné, manipulateurs radio, psychomotriciens) et 20 000 personnels de laboratoire.

Viendraient ensuite des populations de nature diverse, et exposées de par leur emploi (caractéristiques de l’activité ou lieu d’exercice de l’activité) ou bien de par leur type d’hébergement. Soient les personnels au contact de la population (commerçants, guichets fonction publique, banques, enseignants, personnel hôtelier, restaurants, transports en commun, travailleurs/travailleuses du sexe). Mais aussi les personnels travaillant en milieux confinés à risque (35 000 ouvriers abattoirs, 60 000 chauffeurs de taxis/VTC), et les personnels ayant des conditions d’hébergement en milieu confiné (travailleurs migrants, sites de construction…).

Personnes âgées, souffrant de maladies chroniques ou en grande précarité
Sont considérées aussi en grande priorité les personnes à risque du fait de leur âge ou de leur état de santé aussi bien en métropole qu’en Outre-mer (environ 23 millions de personnes). Entrent dans cette catégorie, les personnes âgées de 65 ans et plus, « sous réserve d’un vaccin efficace chez les personnes âgées » précise le groupe de réflexion. En effet, « se posera dans tous les cas la question de l’immunisation des sujets âgés de plus de 75 ans chez lesquels il est vraisemblable qu’une faible réponse vaccinale sera obtenue et qu’il faudra couvrir par des mesures de protection barrières » précise-t-il.

Viennent s’y ajouter les personnes souffrant de pathologies chroniques (pathologies cardiovasculaires, hypertension, diabète) de moins de 65 ans, les 10 000 000 de personnes obèses qui compte la population française et celles souffrant de comorbidités.

Enfin, les 250 000 personnes vivant en situation de grande précarité (personnes sans domicile fixe, en centre d’hébergement d’urgence ou d’accueil des demandeurs d’asile) seraient elles aussi considérées comme parmi les plus prioritaires.

Prioritaires en second lieu
Viendraient ensuite cinq 5 millions de personnes environ dont le niveau de priorité serait moindre. Y figureraient celles vivant dans des départements et régions d’outre-mer (2 800 000 habitants), en cas de risque de pénurie de lits de réanimation (et au-delà des populations prioritaires déjà ciblées).

S’y ajouteraient les personnes vivant dans des établissements fermés à risque accru de transmission comme les prisons, les établissements pour personnes en situation de handicap, avec 500 000 places en établissement et les hôpitaux psychiatriques, avec 340 000 patients hospitalisés à temps complets mais aussi les personnels ayant un emploi stratégique (150 000 policiers, 200 000 sapeurs-pompiers volontaires, 40 000 sapeurs-pompiers pro et 200 000 militaires actifs, soit 600 000 personnes au total).

Les professionnels de soins de santé primaire, en première ligne pour vacciner
Une fois les populations cibles définies, resteraient à organiser la vaccination « au plus près des personnes concernées ». Là encore, les professionnels de soins de santé primaire que sont les spécialistes de médecine générale, les infirmier(e)s et les pharmaciens seraient en première ligne. Ils figureraient « parmi les acteurs à investir pour réussir une campagne de vaccination pertinente, efficiente et avec un haut niveau d’acceptabilité ». Les acteurs de la médecine du travail, de l’hôpital, et du monde médicosocial en établissement pourraient venir en renfort, sachant que la vaccination « ambulatoire » dans les cabinets médicaux, les services et accès aux vaccins à l’hôpital pour les personnes à risque seraient aussi à prévoir.

Bien sûr, pour être la plus effective possible, la vaccination devrait être entièrement prise en charge par la collectivité, c’est-à-dire « sans reste en charge, avec une couverture intégrale du coût par la CNAM ».

Vaincre les réticences
Restera une fois la mise au point du ou des vaccins effectuée et leur sécurité assurée, à convaincre la population de se faire vacciner. « Les réticences d’une partie des Français vis-à-vis de la vaccination est désormais installée, après diverses politiques de vaccination controversées, notamment en 1994 avec la vaccination contre l’hépatite B puis plus récemment avec la vaccination contre la grippe A(H1N1) qui a été l’objet d’intenses débats sur la sécurité du vaccin, avant même que la vaccination ne débute » se souvient le comité d’experts. « Des doutes ont émergé sur la sécurité du vaccin, jugé avoir été produit trop vite pour être sûr. Ces doutes sont confortés par divers phénomènes inhérents à la vaccination : des réponses immunitaires de faible ampleur chez certaines personnes vaccinées peuvent être la source d’inquiétudes ; des individus vaccinés peuvent ne pas être protégés, ce qui conduit à douter de l’efficacité du vaccin ; des accidents rares mais désastreux peuvent annihiler la confiance ». Pas question de réitérer les mêmes erreurs ou de considérer l’adhésion des Français comme acquise, il va falloir rétablir la confiance en faisant preuve de pédagogie et de transparence. Des questions qui « deviennent cruciales si la vaccination n’est plus seulement l’objet de stratégies volontaires, fondées sur le choix de chacun, mais de stratégies obligatoires, courantes pour les maladies infectieuses ».

« La communication, tout particulièrement, sera une des conditions de réussite de la campagne vaccinale. Elle doit être transparente sur les procédures ayant permis l’accélération de la mise sur le marché sans être au détriment de la sécurité, sur les incertitudes et les fondements scientifiques des recommandations » concluent les experts.

https://francais.medscape.com/voirartic ... faf=1#vp_1
fil - 18 Août 2020 - 05:34
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - L’Académie de médecine en faveur de l’intensification du dépistage

Le dernier avis de l’Académie de médecine prend acte d’un échec relatif de la stratégie « tester-tracer-isoler » de réalisation des tests RT-PCR mise en place à la sortie du confinement. Destinée à identifier rapidement et à isoler les personnes infectées par le SARS-CoV-2, qu’elles soient symptomatiques ou non, elle était ciblée sur les malades confirmés ou suspects de COVID-19 et disposant d’une ordonnance médicale, sur les sujets contacts identifiés par les services de l’Assurance maladie et sur certaines populations à haut risque (milieu hospitalier, foyers et centres médico-sociaux, EHPAD). Alors que l’objectif était de pratiquer 700.000 tests par semaine, à peine 500.000 par semaine ont été effectivement réalisés dix semaines plus tard, malgré une progression du taux de dépistage pendant le mois de juillet. Aussi un arrêté du 24 juillet a permis la réalisation d’un test RT-PCR à toute personne en faisant la demande, sans ordonnance, avec prise en charge intégrale par l’Assurance maladie. De plus elle est devenue obligatoire pour les voyageurs en provenance de 16 pays considérés comme étant « à risque ».

La mise en application de cet arrêté s’est cependant heurtée à la longueur des délais nécessaires pour faire pratiquer le test comme pour son interprétation, pouvant aller jusqu’à 4 jours pour obtenir un rendez-vous et autant pour en avoir le résultat.

Plusieurs explications ont été avancées :

• Engorgement des laboratoires de biologie médicale, pénurie de matériel pour les prélèvements, manque de personnes habilitées à la réaliser, contraintes des précautions pour la protection du préleveur, durée de l’acte et de son enregistrement, délais de transport au laboratoire référent.
• Nombre restreint de laboratoires de biologie médicale ayant une expérience de biologie moléculaire et équipés d’automates à haut débit, manque de techniciens formés et expérimentés.
Pour remédier à cette situation et devant une recrudescence de la circulation virale, l’Académie recommande « une politique de dépistage coordonnée et réactive », basée sur trois piliers :

• Un réseau de laboratoires dédiés couvrant la totalité du territoire national et réservés en priorité aux patients suspects, aux personnes contacts et aux voyageurs en provenance des pays « à risque »,
• Des équipes mobiles de dépistage, capables d’intervenir rapidement sur les foyers critiques,
• La facilitation de l’accessibilité des laboratoires expérimentés en biologie moléculaire à la réalisation du dépistage du SARS-CoV-2 par RT-PCR.
L’Académie ne recommande ni l’utilisation de tests groupés ni l’intégration des prélèvements salivaires dans les protocoles de dépistage. À propos de ces derniers, il faut noter que la HAS (Haute Autorité de Santé) vient d’émettre un avis favorable à la délivrance d’un Forfait Innovation (accordé par le Ministère de la santé) à la Société Française de Microbiologie et au Centre hospitalier Andrée Rosemon (Cayenne) pour l’expérimentation de tests virologiques sur prélèvements salivaires afin de « définir précisément les conditions optimales de leur recours ainsi que leur fiabilité. » En effet, ces tests sont susceptibles d’être mieux acceptés par les patients.

http://www.academie-medecine.fr/covid-1 ... r-mieux-2/

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3198372 ... =p_3058934
fil - 18 Août 2020 - 05:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : la mise en quarantaine du personnel des maisons de retraite avec les résidents atténue le nombre de cas et de décès

• Le confinement volontaire du personnel travaillant dans les maisons de retraite avec les résidents pourrait atténuer la transmission et l’acquisition de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et améliorer les résultats globaux.

• Le confinement du personnel des maisons de retraite pourrait être une option à envisager durant les futures flambées de COVID-19.
• Le personnel des maisons de retraite devrait régulièrement faire l’objet d’un dépistage du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) avant d’entrer en quarantaine.

• 17 établissements ont mis en œuvre la mise en quarantaine du personnel avec les résidents (794 membres du personnel et 1 250 résidents).
• À l’échelle nationale, sur 9 513 établissements (695 060 résidents ; 385 290 membres du personnel) :

- 4 599 établissements comportaient plus de1 cas de COVID-19.
- Il y a eu 12 521 décès liés au COVID-19.

• 5,8 % des établissements ayant mis en quarantaine le personnel avec les résidents ont présenté des cas de COVID-19.
• À l’échelle nationale, 48,3 % des établissements ont présenté des cas de COVID-19.
- P < 0,001 pour la comparaison.

• Parmi les résidents :
- Cas confirmés de COVID-19 :
• 0,4 % avec la mise en quarantaine du personnel avec les résidents, contre
• 4,4 % (30 569) à l’échelle nationale (P < 0,001).
-Cas suspectés de COVID-19 :
• 0 % avec la mise en quarantaine du personnel avec les résidents, contre
• 4,6 % (31 799) à l’échelle nationale (P < 0,001).
- Mortalité :
• 0,4 % avec la mise en quarantaine du personnel avec les résidents, contre
• 1,8 % à l’échelle nationale.
• Rapport de cotes (RC) : 0,22 (P < 0,001).
• Parmi le personnel :
- Cas confirmés de COVID-19 :
• 0,8 % du personnel des établissements ayant mis en place la quarantaine du personnel avec les résidents mais n’ayant pas participé à la quarantaine, contre
• 3,8 % du personnel à l’échelle nationale (P < 0,001).
- Cas suspectés de COVID-19 :
• 0,8 % du personnel des établissements ayant mis en place la quarantaine du personnel avec les résidents mais n’ayant pas participé à la quarantaine, contre
• 3,8 % du personnel à l’échelle nationale (P < 0,001).
• Parmi les établissements ayant mis en place une quarantaine du personnel avec les résidents, 16 établissements sur 17 sont restés exempts de cas ; le COVID-19 circulait au préalable dans 1 établissement.

• Une étude de cohorte rétrospective a évalué la mortalité associée au COVID-19 chez des résidents de maisons de retraite en France et les diagnostics de COVID-19 chez le personnel s’étant volontairement confiné, par rapport à des données populationnelles à l’échelle nationale.
• Financement : aucun financement n’a été communiqué.

• Il s’agit d’une étude rétrospective.
• Biais d’autodéclaration.
• Sous-déclaration de cas

Références :

Belmin J, Um-Din N, Donadio C, Magri M, Nghiem QD, Oquendo B, Pariel S, Lafuente-Lafuente C. Coronavirus Disease 2019 Outcomes in French Nursing Homes That Implemented Staff Confinement With Residents. JAMA Network Open.2020;3(huit):e2017533. doi:10.1001/jamanetworkopen.2020. [EMBARGOED until 8/13]
fil - 19 Août 2020 - 06:13
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Transmission par aérosols : l’avis du HCSP

Une lettre ouverte adressée le 4 juillet 2020 par 239 scientifiques à l’OMS (Organisation mondiale de la santé) plaidait pour que la transmission du SARS-CoV-2 par aérosols soit considérée dans les politiques de prévention du COVID-19. Peu après, la Direction générale de la santé saisissait le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) pour une mise à jour de ses avis des 8 et 24 avril 2020 sur le sujet. Celle-ci a été publiée le 14 août et porte sur les environnements extérieurs et intérieurs en population générale, à l’exclusion des lieux de soins et des personnes à risque présentes dans l’entourage d’une personne malade à domicile.

L’avis du HCSP tient compte des données scientifiques les plus récentes, mais aussi de l’absence de réponse à trois questions importantes : Dans quelle mesure les données théoriques sont-elles transposables en pratique ? Quelle est la charge virale SARS-CoV-2 excrétée par une personne porteuse du virus, symptomatique ou pas ? Quelle est la dose infectante pour contaminer une personne saine ?

Le HCSP rappelle que l’existence d’infections asymptomatiques, mais contagieuses, impose que les mesures visant à limiter l’émission à distance de particules susceptibles de contenir du virus, quelles que soient leurs tailles, concernent l’ensemble de la population.

Son avis repose sur l’identification de trois conditions favorables à la transmission du virus : ventilation et flux aériens insuffisants, basse température et humidité, par exemple dans les abattoirs, activités et efforts physiques dans des espaces clos. Il souligne qu’il existe des arguments forts en faveur de l’efficacité des masques grand public pour réduire la contamination par SARS-CoV-2.

En conséquence, le HCSP rappelle l’importance

• Du port systématique d’un masque grand public (référencé AFNOR S76-001) par la population générale dans les espaces clos et à l’extérieur en cas de forte densité de personnes.
• Du port d’un masque à usage médical par les personnes à risque de forme grave de COVID-19.
• De l’application des lois et règlements existants pour les locaux à usage professionnel, avec une vigilance particulière pour ceux ayant des atmosphères froides et humides et/ou des densités importantes de professionnels.
• De la vigilance concernant l’aération et la ventilation des espaces clos, publics et privés.
• De la mise en cohérence de la communication officielle avec la « nouvelle doctrine sur les gestes barrières », avec intensification de l’information grand public.
• De la recherche sur les voies de transmission du SARS-CoV-2.
On se reportera avec profit au tableau publié en fin de l’avis et résumant avec clarté les préconisations du Haut Conseil en fonction du milieu extérieur ou clos et de l’existence d’un risque ou non pour la personne. On y notera que pour le HCSP le port du masque est optionnel en milieu extérieur, que la personne soit « à risque » ou pas, à condition qu’une distance physique d’au moins un mètre soit respectée.

https://www.hcsp.fr/hcspi/explore.cgi/a ... ?clefr=894

COVID-19 - Transmission par aérosols : en faire trop ou pas assez ?

La transmission du SARS-CoV-2 par aérosols a été documentée expérimentalement. Mais existe-t-elle dans la « vraie vie » ? La réponse a de sérieuses implications pratiques : positive, elle signifie que les mesures barrières habituelles sont insuffisantes. Or elle n’est pas évidente, donnant lieu à un débat entre chercheurs. Dans une tribune publiée par le Journal of Clinical Infectious Diseases (JCID), 239 d’entre eux, dont certains travaillent à l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), plaident en faveur du principe de précaution, c’est-à-dire pour un renforcement des mesures de protection. Le même jour, dans le JAMA ( Journal of the American Medical Association ), trois experts publient un point de vue s’élevant contre un « excès de précaution », susceptible selon eux d’aboutir à des effets contraires à ceux recherchés.

Accord sur les données expérimentales

Les aérosols sont des gouttelettes d’une taille égale ou inférieure à 5 µm, assez petites pour rester en suspension dans l’air sur de longues distances (plusieurs mètres), alors que celles d’une taille supérieure tombent au sol le plus souvent à 1,80 mètre maximum. Émises par la respiration, la toux ou l’éternuement, elles peuvent théoriquement transporter des particules virales, ce qui rendrait insuffisantes les mesures barrières comme le port d’un masque (qu’elles traversent assez facilement) ou la distanciation physique préconisée d’un à deux mètres. Tout le monde est d’accord pour dire que les données expérimentales sont en faveur de cette possibilité. En particulier, il a été montré que le SARS-CoV-2 peut rester virulent dans les aérosols.

En faire trop ou pas assez ?

Les auteurs de la tribune avancent plusieurs arguments plaidant pour un rôle majeur des aérosols dans la transmission aux humains. Ils citent notamment un travail effectué à propos de trois groupes de personnes ayant contracté le COVID-19 après avoir fréquenté en même temps le même restaurant, alors qu’ils avaient respecté la distanciation physique préconisée, comme l’ont montré des enregistrements vidéo. Les chercheurs appuient également leur hypothèse sur le fait que de nombreux virus respiratoires sont capables d’être transmis par les aérosols.

À cela, les trois experts opposent une série de contre-arguments, dont voici deux exemples. Concernant le restaurant, ils avancent que s’agissant d’un travail rétrospectif, la contamination a pu s’effectuer par d’autres voies et en d’autres lieux. De plus, ils font valoir que le nombre de reproduction est de 2,5 en l’absence de mesures barrières, comme pour le virus grippal. La transmission du virus de la rougeole par aérosols est avérée, mais son nombre de reproduction s’élève à 18 ! Ils en concluent que soit la charge virale dans les aérosols est nettement plus importante pour le SARS-CoV-2 que pour le virus de la rougeole, ce qui n’est pas le cas, soit que les aérosols ne sont pas une forme majeure de transmission. Pour eux, la contamination par aérosols est certainement une réalité, mais elle est occasionnelle. Aussi est-il inutile d’en faire trop.

Pour les auteurs de la tribune, rien ne prouve en effet le rôle majeur des aérosols dans la transmission du SARS-CoV-2. Mais les éléments qu’ils avancent plaident en faveur du principe de précaution, en particulier pour ce qui concerne les espaces clos, d’autant que les mesures à prendre sont simples et peu coûteuses. Par exemple, aérer les pièces en ouvrant régulièrement portes et fenêtres, éviter l’air recyclé, filtrer l’air entrant.

Pas de débat sur les espaces de soins

Les deux parties s’accordent cependant sur le fait que le débat porte essentiellement sur les lieux de vie quotidiens : le principe de précaution doit s’appliquer pleinement dans les espaces de soins.

Signalons pour terminer que la discussion est également ouverte en ce qui concerne la possibilité d’une contamination par contact avec des surfaces contaminées. Un avis d’expert paru dans le JCID propose lui aussi de ne pas « pêcher par excès de précaution ».

Références :

https://academic.oup.com/cid/advance-ar ... 39/5867798

https://jamanetwork.com/journals/jama/f ... erm=071320
fil - 19 Août 2020 - 06:21
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid 19 : chiffres et restrictions en hausse

Le bilan mondial de la pandémie de Covid-19 a dépassé (5 août) les 700 000 décès (dont 211 000 en Europe), selon un décompte de Reuters fondé sur des données officielles, avec les États-Unis, le Brésil, l'Inde et le Mexique aux premiers rangs des pays rapportant une hausse des nouveaux décès liés à cette maladie. En moyenne, au plan mondial, on constate environ 5 900 décès chaque jour de la Covid-19. Ce chiffre inquiète l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de nombreux pays, dont l’Europe qui intensifie sa réponse à la maladie. L'usage obligatoire du masque gagne rapidement du terrain dans les villes d'Europe, notamment en France, menacée d'une « reprise incontrôlée » de l'épidémie.

Depuis le 5 août, le masque est obligatoire même à l'extérieur dans les zones les plus fréquentées de Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Il en va de même à Paris et dans d'autres villes (Nice, Strasbourg, Orléans, Bayone, Biarritz, Rennes, etc.), ont annoncé les autorités. Une mesure similaire est entrée en vigueur (5 août) dans le célèbre Quartier Rouge d'Amsterdam et dans les quartiers commerçants de Rotterdam. La nervosité semble aussi gagner le gouvernement français alors que l'instance scientifique qui le guide juge « hautement probable qu'une seconde vague épidémique soit observée à l'automne ou l'hiver ». « Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières : l'équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple », a mis en garde le Conseil scientifique dans son dernier avis en date (27 juillet).

Le gouvernement irlandais a, de son côté, décidé de repousser la dernière phase de son déconfinement. L'Irlande a également décidé de rendre obligatoires le port du masque dans les magasins et centres commerciaux à partir du 10 août. Pour les autorités, ces nouvelles contraintes sont destinées à limiter l’augmentation des cas. Elle est élévée chez les jeunes. Le nombre d’infections chez les 15-24 ans a en effet triplé en cinq mois, a annoncé (4 août) l’OMS. Une de ses études portant sur six millions d’infections entre le 24 février et le 12 juillet a révélé que la proportion de personnes âgées de 15 à 24 ans est passée de 4,5 % à 15 %.

Outre les États-Unis, qui sont en tête du classement mondial avec 4,8 millions de cas, au total, des pays européens comme l’Espagne, l’Allemagne et la France, et des pays asiatiques comme le Japon, ont constaté qu’une grande partie des personnes récemment infectées étaient des jeunes. Cette nouvelle vague de contaminations a d’ailleurs poussé certains pays à imposer de nouvelles restrictions aux voyageurs.

https://seronet.info/breve/covid-19-chi ... usse-88385
fil - 19 Août 2020 - 07:41
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Sofosbuvir et daclatasvir en tant que candidats potentiels pour le traitement modéré ou sévère du COVID-19, résultats d'un essai contrôlé randomisé



https://cattendee.abstractsonline.com/m ... ation/3933
fil - 21 Août 2020 - 05:58
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Sports collectifs sous conditions

Suite à la recrudescence de la circulation du SARS-CoV-2, la Direction Générale de la Santé a demandé au HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) de mettre à jour ses avis antérieurs sur l’accès aux vestiaires collectifs sportifs et sur les activités physiques et sportives collectives de plein air. Il lui a été également demandé de se prononcer sur la modification d’un décret relatif à ces activités.

Pour ce nouvel avis, le HCSP a tenu compte de plusieurs éléments. Notamment, il note que « les activités sportives avec forte émission oro-pharyngée d’aérosols (respirations, cris, chants), la promiscuité forcée, les contacts directs entre personnes, le partage d’objets et de surfaces, les locaux clos et/ou humides à fréquentation importante, la présence de public rassemblé souvent debout....constituent des situations à risques élevés d’amplification de la circulation du virus et de transmission virale. » Il prend également en considération la difficulté de contrôler le respect des mesures barrières pendant les manifestations publiques rassemblant de nombreuses personnes.

Il confirme les différentes mesures recommandées dans ses avis précédents. Il propose que l’ouverture des vestiaires collectifs et leur utilisation ainsi que l’autorisation des événements sportifs d’ampleur soient conditionnées au respect d’un certain nombre de mesures :

• La désignation d’un référent COVID, pouvant le cas échéant faire appel aux autorités compétentes pour faire fermer un vestiaire.
• La définition et le respect d’une jauge de fréquentation des vestiaires, avec réduction au minimum du temps de présence des personnes.
• L’organisation de l’entrée et de la sortie et du sens de circulation dans l’établissement afin de réguler les flux et d’éviter les risques de regroupement et de promiscuité entre les personnes.
• La constitution d’une liste nominative horodatée du public accueilli.
• L’interdiction provisoire de toutes manifestations collectives dans les transports, vestiaires, locaux, ou sur les aires et terrains de sports, qui favorisent la promiscuité et ne sont pas du domaine de la pratique sportive stricto sensu (célébrations, congratulations ou mêlées de joueurs et/ou de public supporteur).
• Le rappel de ne pas participer à une manifestation sportive en cas de symptômes évocateurs du COVID-19.
• Le respect des mesures barrières (distanciation physique d’au moins un mètre, portée à 2 mètres pour les personnes assises à côté d’une personne debout, hygiène des mains et des objets, port du masque).
• L’aération importante du vestiaire.
• La vérification du bon fonctionnement de la ventilation.
• L’autorisation des douches collectives seulement si la distanciation physique peut être respectée et un nettoyage régulier effectué. Les douches à domicile seront encouragées, ainsi que l’abstention du partage des casiers et l’utilisation par chaque participant de son propre matériel.
• L’interdiction de mettre à disposition dans les vestiaires les articles en libre-service et à usage courant comme les sèche-cheveux, les cotons-tiges et les rasoirs jetables.
• L’utilisation par les participants de l’application StopCovid.

Références :

HCSP. Avis relatif à l’accès aux vestiaires sportifs collectifs et à la pratique d’activités physiques et sportives de plein air dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Mis en ligne le 7/08/2020.
fil - 22 Août 2020 - 08:41
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Des marqueurs sanguins prédictifs de formes sévères

Une équipe constituée de chercheurs et médecins de Gustave Roussy, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de l’Inserm, de l’Université Paris Saclay et de l’Université de Paris, en collaboration avec plusieurs équipes étrangères (Singapour, Chine, Israël) a publié dans la revue Cell une étude suggérant que le diagnostic précoce des formes graves de COVID-19 pourrait être fait grâce à des marqueurs sanguins dont les taux sont relativement faciles à mesurer (calprotectine, monocytes non classiques). Les chercheurs ont analysé les échantillons sanguins de 158 patients admis aux urgences pour suspicion de COVID-19. Parmi eux, 86 ont été testés positifs par RT-PCR et ont été classés en trois niveaux de sévérité de la maladie (léger, modéré, sévère).

Quatre types de modifications ont été observées chez les patients atteints d’une forme sévère :

• Un nombre élevé de monocytes « classiques » (CD14+, CD16-) sous exprimant l’antigène HLA-DR.
• Une forte diminution des monocytes « non classiques » (CD14- ou faible, CD16+).
• La libération dans le sang et les poumons de cellules myéloïdes correspondant à des polynucléaires neutrophiles immatures ayant des propriétés immunosuppressives (myélopoïèse d’urgence).
• Une multiplication par 100 à 1.000 de la calprotectine plasmatique, qui est produite en cas d’inflammation.
Les trois premières modifications aboutissent à une immunosuppression. Quant à la calprotectine, l’un des auteurs de l’étude, Aymeric Silvin, souligne que « la calprotectine pourrait être responsable de l’aggravation du COVID-19, puisque sa quantité est corrélée avec les besoins en oxygène ainsi que les facteurs impliqués dans la thrombose. Sa forte augmentation dans le sang pourrait intervenir avant l’orage cytokinique associé à l’emballement inflammatoire des patients développant une forme sévère. Nous pensons qu’une boucle d’amplification se crée entre la calprotectine et l’interleukine-6, induisant une inflammation chronique aboutissant à une immuno-suppression. »

Une autre auteure, la Professeure Michaela Fontenay, précise qu’« un diagnostic précoce d’une forme grave peut être réalisé par la combinaison d’un dosage de calprotectine et d’un test de routine de cytométrie en flux facilement implantable dans les laboratoires d’hématologie de routine. Un test de routine équivalent a déjà été déployé en France dans le but de faciliter le diagnostic d’une maladie hématologique. »

Enfin, ce travail permet d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques, par exemple, en bloquant les récepteurs de la calprotectine et de la myélopoïèse d’urgence.

Références :

Identification d’une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre la Covid-19. Inserm, communiqué de presse, 6 août 2020.

Aymeric Silvin et al. Elevated calprotectin and abnormal myeloid cell subsets discriminate severe from mild COVID-19. Cell, 11549.

Monocytes, histiocytes, et monocytopoïèse; cellules dendritiques. Hematocell.fr. Laboratoire d’hématologie du CHU d’Angers.
fil - 22 Août 2020 - 08:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Epidémie en France : tous les indicateurs virent au rouge

Paris, le vendredi 21 août 2020 – Le point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France consacré à la Covid-19 est sans appel : tous les indicateurs sont en hausse, à l’exception de celui du réseau sentinelles (17 consultations pour infections respiratoires aigües (IRA) pour 100 000 habitants) qui est stable. Mais ce dernier est à manier avec circonspection, en effet, nombreux sont les médecins de ville qui étaient en congés d’été au moment de la collection de ces données (en Semaine 33, soit du 10 au 16 août). Ainsi, a contrario, on note une hausse significative des actes de SOS médecins pour suspicion de Covid-19 (2 052 vs 1 857 en semaine 32).

La surveillance virologique s’affole
Les données les plus « préoccupantes » sont, sans doute, celles issues de la surveillance virologique.

Ainsi, au niveau national, en semaine 33, 547 867 personnes ont été testés pour le SARS-COV-2 par RT-PCR dont 12 293 aux aéroports (principalement en Ile-de-France). Parmi ces personnes testées, 16 747 étaient positives dont 578 dépistées aux aéroports. Le nombre de personnes positives était en forte augmentation par rapport à la semaine précédente (11 749 en S32, + 43%).

Le taux national d’incidence (nombre de nouveaux cas rapportés à la population) était de 25,0 cas/100 000 habitants (23,9 hors dépistages aux aéroports) et a fortement augmenté par rapport au taux consolidé de la semaine précédente (17,5 cas /100 000 habitants en S32). Le taux de positivité national hebdomadaire était de 3,1% (calculé sur les tests valides), lui aussi en forte augmentation par rapport au taux consolidé de la semaine précédente (2,2% en S32; + 42 %), ce qui confirme que l’augmentation du nombre de cas n’est pas seulement lié à celle des tests réalisés.

Soulignons, que l’on note, une nouvelle fois, cette semaine, une hausse de l’incidence particulièrement marquée chez les jeunes.

Ainsi, en semaine 33, le taux d’incidence (pour 100 000 habitants) était de 8,4 chez les 0-14 ans, 43,1 chez les 15-44 ans, 19,5 chez les 45-64 ans, 10,1 chez les 65-74 ans et 11,4 chez les 75 ans et plus (Figure 1). Aussi, si en semaine 33, par rapport à la S32, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge l’augmentation était plus importante chez les 15-44 ans et les 45-64ans : + 23% chez les 0-14 ans, +48 % chez les 15-44 ans, +49 % chez les 45-64 ans, +16 % chez les 65-74 ans et +17 % chez les 75 ans et plus.



Cette donnée démographique explique, peut-être, la forte part des asymptomatiques (52 %) parmi les tests positifs.

Aussi, désormais, cinquante-quatre départements métropolitains connaissent une incidence supérieure à 10/100 000 habitants en S33 (contre 33 en S32), dont 23 supérieurs à 20/10 000 habitants (figure 2). Le taux d’incidence le plus élevé était observé dans les Bouches-du-Rhône (85/100 000 h), suivi par Paris (74/100 000 h).

Notons, cependant, qu’à Paris sont inclus les dépistages aux aéroports de Roissy et Orly dont certains voyageurs dépistés à l’arrivée sont actuellement imputés au département 75 en l’absence d’adresse de résidence connue. L’incidence à Paris, hors tests aux aéroports, est donc, revue par les épidémiologistes, à 63/100 000 habitants.



Le taux de positivité des tests PCR, indicateur peut-être plus fiable que celui de l’incidence était supérieur à 5 % dans 4 départements de France métropolitaine, dans le Val de-Marne (5,4 %), dans les Bouches-du-Rhône (5,2 %), dans la Sarthe (5,2 %) et en Seine-Saint-Denis (5,1 %), alors qu’aucun département métropolitain n’avait dépassé ce seuil en semaine 32.

Normalisation en Mayenne et en Guyane, la Sarthe en état d’alerte
La situation en Mayenne (incidence de 23/100 000 vs 27/100 000 en S32) et en Guyane (incidence de 104/100 000 vs 122/100 000 en S32) semble revenir progressivement vers la moyenne nationale. En revanche la flambée Mayennaise s’exporte désormais en Sarthe où une forte augmentation du taux d’incidence a été observée en S33 avec 60 cas pour 100 000 habitants (vs 32 en S32). Le taux de positivité suit également la même tendance (5,1% en S33 vs 3,8% en S32).



Au total, après une diminution de la semaine 15 à la semaine 24, on constate une augmentation particulièrement marquée ces dernières semaines (Figure 3) du nombre de cas confirmés en France passant de 2 982 en S24 à 16 747 en S33. Cette augmentation était de + 43 % entre la semaine 32 et la semaine 33. Le temps de doublement du nombre de cas est désormais de 17 jours.

Focus sur les entreprises, à l’heure de la « systématisation » du masque
Cette semaine SPF fait un focus sur les clusters en milieu professionnel, alors que le ministère du travail a décidé une « systématisation » du port du masque.

Au total, 189 clusters en milieu professionnel ont été signalés entre le 9 mai et le 12 août 2020 et leur nombre a augmenté à partir de juillet.

Paradoxalement, alors qu’on pourrait croire que ceux qui y travaillent sont davantage au fait des gestes barrières, c’est dans l’administration publique que l’on retrouve le plus d’agrégat en milieu professionnel (29 %), devant l’industrie (16 %), l’hébergement et la restauration (9 %), le « commerce et la réparation d'automobiles et de motocycles » (8 %).

Frémissement à l’hôpital
A l’hôpital, si on est loin du débordement de mars-avril, on connaît désormais un regain d’activité en lien avec la Covid-19.

En semaine 33, 2 199 passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 ont été rapportés, représentant 0,7 % de l’activité totale. Ainsi, pour la 2ème semaine consécutive, ces passages étaient en hausse par rapport à la semaine précédente.

Le 18 août 2020, 4 823 cas de COVID-19 étaient hospitalisés (2 199 nouvelles admissions en S33 vs 2040 en S32) en France dont 380 cas en réanimation. En semaine 33, le nombre hebdomadaire de nouvelles admissions en réanimation continue d’augmenter depuis la semaine 27 (128 vs 122). Ce nombre est en augmentation depuis 6 semaines, passant de 73 nouvelles admissions en S27 à 128 en S33.

En conclusion de ces statistiques, Santé Publique France en appelle au civisme « chaque personne présentant des symptômes évocateurs (…) ou ayant le moindre doute doit réaliser un test », faut-il encore que des créneaux de rendez-vous en laboratoire de biologie soient disponibles…

Frédéric Haroche

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml
fil - 23 Août 2020 - 16:37
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : résultats prometteurs pour un vaccin nasal

Testé avec succès sur des souris, ce vaccin nasal contre le SARS-CoV-2 produirait une réponse immunitaire plus étendue que ceux administrés par voie intramusculaire.

Le premier vaccin contre le SARS-CoV-2 sera-t-il nasal ? Alors que de la Grande-Bretagne à la France, en passant par la Russie ou la Chine, les laboratoires pharmaceutiques planchent sur un vaccin injectable pour lutter contre la pandémie mondiale de Covid-19, des chercheurs de l’université de Washington à Saint-Louis (États-Unis) viennent de réussir avec succès les premières phases d’un vaccin administré en une seule dose par voie nasale.

Dans leur étude publiée en ligne dans la revue Cell, ils expliquent avoir découvert que la voie d'administration nasale créait une forte réponse immunitaire, mais qu'elle était particulièrement efficace dans le nez et les voies respiratoires, empêchant l'infection de s'installer dans l'organisme. "Nous avons été heureusement surpris de constater une forte réponse immunitaire dans les cellules de la paroi interne du nez et des voies respiratoires supérieures, ainsi qu'une profonde protection contre l'infection par ce virus, explique Michael S. Diamond, professeur de médecine et de microbiologie moléculaire, de pathologie et d'immunologie. Ces souris étaient bien protégées contre la maladie. Et chez certaines des souris, nous avons vu des preuves d'immunité stérilisante, où il n'y a aucun signe d'infection après que la souris ait été attaquée par le virus."

Une immunité plus importante par voie nasale :

Comment ce vaccin a-t-il été mis au point ? Les chercheurs ont d’abord inséré la protéine de pointe du virus, que le coronavirus utilise pour envahir les cellules, à l'intérieur d'un autre virus - appelé adénovirus - qui provoque le rhume, qui a aussi été modifié pour le rendre incapable de provoquer une maladie. Ainsi rendu inoffensif, le virus permet à l'organisme de mettre en place une défense immunitaire contre le virus du SRAS-CoV-2 sans tomber malade.

D’après David T. Curiel, co-auteur des travaux, "les adénovirus sont à la base de nombreux vaccins expérimentaux contre la Covid-19 et d'autres maladies infectieuses, comme le virus Ebola et la tuberculose, et ils ont de bons antécédents en matière de sécurité et d'efficacité". Toutefois, précise-t-il, peu de recherche ont été jusqu’ici menées sur l’administration nasale de ces vaccins. Or, non seulement ce vaccin unidose produit "une protection immunitaire robuste", mais il s’avère plus sûr que les vaccins nécessitant deux doses car "certaines personnes, pour diverses raisons, ne reçoivent jamais la deuxième dose".

Les chercheurs ont comparé ce vaccin administré aux souris de deux façons : par le nez et par injection intramusculaire. Si l'injection a induit une réponse immunitaire qui a empêché la pneumonie, elle n'a pas empêché l'infection dans le nez et les poumons. Selon les scientifiques, cela signifie qu’un tel vaccin pourrait réduire la gravité de l’infection, mais il ne la bloquerait pas totalement et n’empêcherait donc pas les personnes infectées de propager le virus.

En revanche, la voie nasale a empêché l'infection des voies respiratoires supérieures et inférieures (le nez et les poumons), ce qui suggère que les personnes vaccinées ne propageraient pas le virus ou ne développeraient pas d'infections ailleurs dans le corps.

D’autres phases de test prévues :

Aussi prometteur soit-il, ce vaccin doit encore passer de nombreuses phases de l’essai clinique avant une quelconque commercialisation. "Nous allons bientôt commencer une étude pour tester ce vaccin intranasal sur des primates pour passer aussi vite que possible aux essais cliniques sur l'humain, a déclaré le Pr Diamond. Nous sommes optimistes, mais il faut continuer à faire passer le vaccin par les filières d'évaluation appropriées. Dans ces modèles de souris, le vaccin est hautement protecteur."

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ccin-nasal
fil - 25 Août 2020 - 04:50
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Coronavirus : la deuxième vague a commencé "fin juillet", selon l'infectiologue Karine Lacombe

Contrairement à ce qu'affirme le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, la chef du service maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine (Paris) assure que "la deuxième vague est là et n'a rien à voir avec la première vague que l'on a connu en mars-avril."

Depuis plusieurs semaines, les indicateurs témoignent d'une circulation accrue du coronavirus en France. Plus de 4.500 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés entre samedi et dimanche et le pourcentage de tests positifs continue à légèrement augmenter, à 3,6% (3,5% samedi).

Est-ce le signe d'une deuxième vague ?

Invité de Franceinfo lundi 24 août, le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, s'est montré catégorique : "Ce n'est pas la deuxième vague ! (...) "C'est la même vague qui reprendparce qu'on a perdu les mesures de distanciation sociale". Au même moment sur France Inter, Karine Lacombe, chef du service maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine (Paris), assurait le contraire : "Quoi qu'on dise, la deuxième vague est là et n'a rien à voir avec la première vague que l'on a connu en mars-avril." Cette deuxième vague a commencé "fin juillet", selon cette spécialiste.

"On a évidemment une augmentation du nombre de cas", avec "un frémissement des augmentations d'hospitalisations sur la fin de la semaine dernière" au sein du groupe hospitalier Sorbonne Université, dont fait partie l'hôpital Saint-Antoine. "Si on élargit à toute l'Île-de-France, les chiffres sont plutôt rassurants, plutôt stables", a-t-elle néanmoins précisé. "Mais avec la rentrée, le retour des vacanciers, on risque d'avoir une augmentation dans les cas dépistés", en région parisienne, a-t-elle prévenu.

Selon l'infectiologue, le nombre de patients en réanimation n'augmente pas "parce qu'on a maintenant des stratégies thérapeutiques que l'on n'avait pas en mars. On sait mieux prendre en charge les patients avant qu'ils ne passent en réanimation."

"Je pense qu'il faut continuer de vivre. Il faut vraiment faire beaucoup de pédagogie. Je pense que chacun est capable de comprendre maintenant, avec tous les éléments que l'on connaît sur l'épidémie, les modes de transmission, qui peut être très malade, qui sera moins malade. Chacun peut mettre en place une stratégie individuelle de prévention de la transmission (...) qui nous permettra de maîtriser cette deuxième vague", a par ailleurs martelé Mme Lacombe.

https://actu.orange.fr/france/coronavir ... sHfAU.html
fil - 25 Août 2020 - 04:58
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
L’épidémie de COVID-19 en France
Le point sur la situation (24 août 2020)


En France métropolitaine la dynamique de la transmission en forte croissance reste préoccupante : l’ensemble des indicateurs continue de progresser alors que le niveau de dépistage stagne. Si toutes les tranches d’âge sont touchées par l’augmentation, la progression de l’incidence est plus marquée chez les jeunes adultes. Plus de la moitié des départements dépassent le seuil de 10 pour 100 000 habitants, et 6 départements ont un taux d’incidence au-dessus du seuil d’alerte (50 pour 100 000 habitants).
Ces résultats indiquent qu’il

est primordial de poursuivre les efforts de sensibilisation de l’ensemble de la population dans l’application des gestes barrière notamment l’utilisation du masque et la distanciation physique pour freiner la propagation du virus.
Au 24 août 2020, 42 départements sont en situation de vulnérabilité :

• modérée : Alpes-Maritimes, Alpes de Haute Provence, Bas-Rhin, Provence Aube, Drôme, Essonne, Gard, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hautes Pyrénées, Hauts-de Seine, Ille-et-Vilaine, Isère, Eure-et-Loir, Indre et Loire, Mayenne, Mayotte, Meurthe et Moselle, Nord, Oise, Pyrénées Atlantique, Réunion, Maine-et-Loire, Martinique, Guadeloupe et Saint Martin, Seine et Marne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Val d’Oise, Var, Vaucluse, Yvelines
• élevée : Bouches-du-Rhône, Gironde, Guyane, Hérault, Loiret, Paris, Rhône, Sarthe, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne
Afin de ralentir la progression du virus SARS-COV-2 dans la population, il est primordial de renforcer l’application de la stratégie « Tester-Tracer-Isoler » : chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 ou ayant le moindre doute doit réaliser un test de recherche du virus dans les plus brefs délais. Dans l’attente des résultats, les personnes doivent s’isoler et réduire leur contact au strict minimum. Cette démarche doit être associée à une adhésion à l’ensemble des gestes barrières, notamment le port du masque, à la participation aux mesures d’identification des contacts, au respect des mesures d’isolement des personnes infectées, susceptibles d’être infectées ou des contacts classés à risque.

https://www.santepubliquefrance.fr/doss ... s-covid-19
fil - 25 Août 2020 - 07:13
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19: le monde face à une épidémie qui n’en finit pas

La planète pleure plus de 800.000 morts, pour bientôt 25 millions de cas confirmés d’infection au coronavirus Sars-CoV-2.

Il y a tout juste six mois, le monde observait d’un œil incrédule les voisins de la Chine, l’Italie commençait à confiner ses villes, et le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, admettait du bout des lèvres que le monde devait se préparer «à une éventuelle pandémie». L’éventualité s’est plus que confirmée, et le monde pleure plus de 800.000 morts, pour bientôt 25 millions de cas confirmés d’infection au coronavirus Sars-CoV-2. Des chiffres qui ne sont qu’un pâle reflet de la réalité, tant les tests ont longtemps été réservés aux cas graves, et tant certains pays peinent à brosser un portrait fidèle de la situation sur leur territoire.

Découvert en décembre 2019 au cœur de la Chine, le Sars-CoV-2 s’est désormais invité dans 210 pays et territoires. Sur la carte tenue à jour par la Johns-Hopkins University, même le Groenland affiche un petit point rouge, avec 14 cas. Seul à y échapper, l’Antarctique. C’est simple: là où il y a des peuples, il y a du Covid. Et la situation continue de se dégrader, faisant craindre une seconde vague au point de motiver, de-ci, de-là, des reconfinements.



En Europe, l’inquiétude grandit progressivement. En Italie, qui a particulièrement souffert en mars, la circulation du virus repart à la hausse même si, a assuré dimanche le ministre de la Santé Roberto Speranza, la situation reste sous contrôle. L’Allemagne, qui vient de classer l’Île-de-France et Paca en zones à risque, voit aussi le nombre de nouvelles contaminations progresser, à la faveur, expliquent les autorités, du retour des touristes allemands partis en vacances dans des régions touchées.



Séoul, qui avait réussi à juguler la première vague épidémique sans recourir à l’arme massive du confinement, a enregistré la plus forte hausse depuis début mars du nombre de nouvelles contaminations avec 397 nouveaux cas. «Nous sommes au bord d’une épidémie nationale», s’est inquiété le directeur des centres coréens de contrôle et de prévention des maladies (KCDC), Jung Eun-kyeong.



Un peu partout dans le monde, les restrictions se multiplient après un relatif assouplissement estival. Le port du masque se généralise (dernière en date, Séoul l’impose désormais dans tous les espaces publics intérieurs et extérieurs), des couvre-feux sont décrétés. La Finlande a instauré ce lundi des restrictions strictes à ses frontières, tandis que l’Australie, en proie depuis début juillet à une flambée plus importante que celle de mars/avril, a décidé de reconfiner Melbourne.

Avec plus de 5,7 millions de cas et près de 180.000 morts, les États-Unis sont le pays le plus gravement touché devant le Brésil (3,6 millions de cas, 115.000 morts) et l’Inde (3,1 millions de cas, 57.500 morts). Les trois pays cumulent avec le Mexique (560.000 cas, 60 .00 morts), la moitié des décès par Covid décomptés dans le monde. Mais les comparaisons internationales à partir de ces chiffres bruts restent difficiles: la disponibilité des tests et l’accès au système de soin, donc le décompte des cas et des morts, sont éminemment variables d’un pays à l’autre… Par ailleurs, l’épidémie n’adopte pas le même rythme partout dans le monde ; ainsi, si elle esquisse une décrue aux États-Unis, au Brésil et au Mexique, elle est en pleine ascension en Inde.

L’espoir d’un vaccin :

Si on ramène les chiffres bruts au nombre d’habitants, États-Unis et Brésil semblent, avec un cas pour moins de 60 habitants, bien plus touchés que l’Inde avec un cas pour un peu plus de 400 habitants. Mais le pays le plus durement touché au monde par rapport à sa population, reste la Belgique, qui déplore 86 décès pour 100.000 habitants.

La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé disait espérer «en terminer avec cette pandémie en moins de deux ans», a indiqué le Dr Tedros. Les espoirs de l’OMS reposent notamment sur l’arrivée d’un vaccin. Lundi, lors d’un point presse, le Dr Tedros a appelé les pays à continuer à s’unir dans le mécanisme Covax, qui finance le développement des vaccins contre le Covid-19 tout en y garantissant un accès universel lorsqu’ils seront au point. «Le nationalisme vaccinal n’aide que le virus», a lancé le directeur général de l’OMS. «Si seul un petit nombre de pays a accès au vaccin, cela prolongera la pandémie (…). Le monde a investi 3000 milliards de dollars pour maintenir l’économie. Investir dans le mécanisme Covax est la façon la plus rapide de mettre fin à la pandémie et d’assurer une reprise économique durable.» Objectif affiché de l’OMS: délivrer deux milliards de doses de vaccin d’ici la fin de l’année 2021.

Reste à savoir quelles mauvaises surprises le Sars-CoV-2 peut encore nous réserver. Ainsi, le premier cas de réinfection avérée (encore en cours d’examen par l’OMS) a été décrit par des chercheurs de l’université de Hongkong: infecté une première fois en mars, un jeune homme de 33 ans pourrait avoir été réinfecté lors d’un voyage en Europe: la comparaison des virus à l’origine des deux infections montre qu’ils diffèrent légèrement. Si cela est confirmé, cela peut être une exception parmi des millions de cas. Ou le signe d’une immunité trop volatile pour espérer voir le Sars-CoV-2 disparaître de nos existences…

https://www.lefigaro.fr/international/c ... j7ctC8F2ps
fil - 25 Août 2020 - 10:26
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Étude: les enfants peuvent propager silencieusement le COVID-19

Les enfants peuvent aussi attraper le coronavirus, mais ce que les parents ne savent peut-être pas, c'est que les enfants sont plus contagieux malgré des symptômes légers ou inexistants, selon une étude récente du Massachusetts General Hospital .

Pour l'enquête, les chercheurs ont examiné 192 enfants âgés de 0 à 22 ans. Parmi ces personnes, 49 ont été testées positives pour le coronavirus et 18 autres ont souffert d'une maladie tardive liée au COVID-19. Les jeunes porteurs du virus ont une charge virale beaucoup plus élevée que les adultes hospitalisés dans des unités de soins intensifs pour un traitement COVID-19.

Les résultats contredisent les recherches précédentes qui suggéraient que les enfants étaient moins susceptibles d'être infectés ou gravement malades car ils avaient un nombre plus faible de récepteurs du coronavirus. Cependant, ces nombres réduits chez les jeunes enfants ne signifient pas une diminution de la charge virale. En fait, les scientifiques ont noté que les enfants pouvaient porter des niveaux plus élevés de coronavirus dans leurs voies respiratoires, ce qui les rendait plus contagieux quelle que soit leur susceptibilité à développer une infection au COVID-19.

Cela signifie que même si les enfants ne tombent pas gravement malades, ils peuvent ramener le virus à la maison et propager l'infection tout en présentant peu ou pas de symptômes. Les chercheurs ont déclaré que cette possibilité serait particulièrement préoccupante pour les familles de certains groupes socio-économiques, qui ont été considérablement affectées par le COVID-19. (L'étude a montré que 51% des enfants infectés par le virus provenaient de communautés à faible revenu, contre 2% de communautés à revenu élevé.)

Les chercheurs ont expliqué que les jeunes peuvent présenter des symptômes de COVID-19 tels que fièvre, écoulement nasal et toux. Mais ces symptômes chevauchent les maladies infantiles courantes, telles que la grippe et le rhume, ce qui rend difficile le diagnostic précis du COVID-19.

«L'étude fournit des faits indispensables aux décideurs pour prendre les meilleures décisions possibles pour les écoles, les garderies et autres institutions qui servent les enfants», a déclaré Alessio Fasano, MD, directeur du Mucosal Immunology and Biology Research Center au Massachusetts General et auteur principal de l'étude. «Les enfants sont une source possible de propagation de ce virus, et cela devrait être pris en compte dans les étapes de planification de la réouverture des écoles.»

Si les écoles ouvrent sans instituer les précautions nécessaires, telles que la distanciation sociale, l'utilisation universelle d'un masque, des protocoles efficaces de lavage des mains et une combinaison d'apprentissage à distance et en personne, les enfants pourraient finir par jouer un rôle beaucoup plus important dans la propagation du COVID-19, ont conclu les chercheurs. .

https://www.covidhealth.com/article/pri ... 9-response

https://www.covidhealth.com/article/stu ... lysis-unit
fil - 29 Août 2020 - 07:10
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - La distanciation physique est efficace sur l’incidence et les taux de mortalité

Jusqu’à récemment, la légitimité des mesures barrières liées à la pandémie de COVID-19 a tenu essentiellement à l’expérience acquise lors des épidémies passées et aux modélisations des épidémiologistes. Elle est aujourd’hui confortée par un nombre croissant d’études observationnelles. L’une d’elles a examiné l’influence de ces mesures sur les taux de croissance des cas positifs et de celle de la mortalité attribuable à l’épidémie sur l’ensemble du territoire des États-Unis d’Amérique, État par État.

Pour cela, elle a comparé ces taux avant la mise en place des mesures (de 14 jours avant à 3 jours après cette mise en place, pour tenir compte du délai d’incubation de la maladie) et après (de 4 à 21 jours après). La période d’observation s’est déroulée en mars 2020, au moment où tous les États les avaient imposées. Les taux de croissance moyen des cas positifs ont diminué dès le 4 è jour après la mise en place des mesures, d’environ 0,9% par jour [IC95 : - 1,4% à - 0,4%, p<0,001]. En revanche, les auteurs n’ont observé aucune influence significative de la limitation des déplacements internes à chaque État sur ces taux [0.1% par jour ; IC95 : −0,04% à 0,3% ; P = 0.14). Pour eux, il n’est pas possible d’en tirer une conclusion, étant donné les difficultés à différencier l’influence de cette limitation avec celle des mesures de distanciation physique.

Les taux de croissance de la mortalité attribuable au COVID-19 ont diminué à partir du 7 è jour après la date de mise en effet de la distanciation sociale, de 2% par jour en moyenne [IC95 : - 3,0% à -0,9% ; p <0,001]. Cependant ce résultat n’est plus statistiquement significatif à partir du 10 è jour.

Les auteurs reconnaissent un certain nombre de biais à leur travail : les données sont agrégées, il existe un risque de confusion avec des changements survenus pendant la période de l’étude (par exemple, une augmentation du nombre de tests réalisés), l’influence des déplacements de populations entre États peut conduire à une sous-estimation de l’effet des mesures barrières.

Quoiqu’il en soit, ils estiment que ces mesures ont permis de diminuer le nombre de cas quotidiens dépistés d’environ 1.600 le 7 è jour après leur mise en œuvre, d’environ 35.000 le 14 è jour et d’environ 600.000 le 21 è jour.

Références :

Mark J. Siedner et al. Social distancing to slow the US COVID-19 epidemic: Longitudinal pretest–posttest comparison group study. PLOS Medicine. 11 août 2020. 17(Cool: e1003244.
fil - 30 Août 2020 - 06:12
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : la stratégie de rentrée du gouvernement

Paris, France – « Il va falloir apprendre à vivre avec le virus » a martelé le Premier ministre, Jean Castex, lors de la conférence de presse de rentrée du gouvernement ce jour, où, accompagné des ministres de la Santé et de l'Education nationale, il a détaillé la stratégie des prochaines semaines dans la lutte contre la Covid-19.

Phase incontestable de recrudescence de l'épidémie :

Cette conférence de presse intervient alors que nous « sommes une phase incontestable de recrudescence de l'épidémie » a indiqué le chef du gouvernement rappelant que le R-effectif (taux de reproduction du virus) est aujourd'hui de l'ordre de 1,4 contre 3 au plus fort de l'épidémie et 0,7 au sortir du confinement. De plus, le taux de positivité des tests est actuellement de 3,7% contre 1% au moment du déconfinement alors même que le nombre de personnes testées continue de progresser fortement : 840 000 tests ont été réalisés la semaine dernière, dépassant l'objectif initial de 700 000 tests hebdomadaires. Maintenant que la France a rattrapé son retard, l'objectif du ministère de la santé, après concertation avec les laboratoires de biologie médicale, est désormais d'attendre le million de tests hebdomadaire en septembre. Mais pour éviter les embouteillages, un ordre de priorité a été défini : d'abord les examens à visée diagnostique avec un objectif d'examen dans les 24 heures et de résultat dans les 24 heures suivantes, puis les examens à visée de dépistage et enfin les examens à visée de dépistage individuel pour convenance personnelle (retour de vacances par exemple) ou à visée de surveillance épidémiologique. Actuellement, le délai de résultat du test est d'une journée dans la moitié des cas et inférieur à 36 heures dans 80% des cas.

21 départements dans le rouge :

« Nous sommes dans une situation que les scientifiques n'avaient pas forcément modélisée", a estimé Jean Castex. " L'épidémie gagne du terrain, il faut donc continuer à intervenir massivement. Mais tirer la sonnette d'alarme ne veut pas dire que nous sommes dans une situation grave ». Celle-ci est en effet contrastée.

Désormais 21 départements sont placés en zone dite "rouge" de circulation active c'est-à-dire où l'incidence du Covid-19 est supérieure à 50 pour 100 000 habitants. C'était déjà le cas à Paris et dans les Bouches-du-Rhône.

L'amélioration notable de la situation dans la Mayenne où l'incidence est passée de 153,9 au 28 juillet à 25,9 aujourd'hui a encouragé le gouvernement à privilégier une « approche territoriale » pour gérer l'épidémie. « Le risque épidémique doit être piloté au plus près du terrain avec des stratégies de réponses ciblées, rapides et graduées dès lors qu'on constate une dégradation de la situation", a souligné Jean Castex, qui avait lui-même géré le déconfinement en mai. Les préfets préparent en lien étroit avec les maires et les élus des plans d'action pour adapter leur territoires ».

La suite de cet article est à lire sur Medscape :

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606293
fil - 31 Août 2020 - 10:32
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Sévérité de la Covid-19 : des réponses immunitaires différentes entre hommes et femmes

Publiée en ligne le 26 août dans la revue Nature, une étude révèle que les réponses immunitaires diffèrent grandement entre hommes et femmes au cours de la maladie Covid-19. Ces différences d’ordre immunologique pourraient sous-tendre le fait que le SARS-CoV-2 entraîne une maladie plus sévère chez les hommes que chez les femmes.

Des travaux épidémiologiques ont montré qu’environ 60 % des décès par Covid-19 surviennent chez des hommes. Publiée en juillet, une vaste étude anglaise a montré un risque de décès de Covid-19 supérieur de 59 % chez les hommes par rapport aux femmes. Par ailleurs, dans d’autres maladies infectieuses, telle que l’hépatite C et l’infection par le virus du sida (VIH), les charges virales sont plus élevées chez les hommes que chez les femmes. A l’inverse, les femmes développent une réponse immunitaire plus robuste aux vaccins.

Dirigée par Akiko Iwasaki du département d’immunologie de la Faculté de médecine de Yale (New Haven, Connecticut), l’étude publiée dans Nature fournit une analyse détaillée des différences immunologiques liées au sexe en réponse à l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2.

Elle a consisté à étudier de nombreux paramètres immunologiques dans une cohorte de 39 patients d’âge moyen 61 ans (17 hommes et 22 femmes) hospitalisés entre le 18 mars et le 9 mai 2020 pour la Covid-19. Aucun d’entre eux n’a été traité en unité de soins intensifs, n’a reçu de médicament immunomodulateur (anticorps tocilizumab) ou de corticoïdes à fortes doses pouvant influer sur le système immunitaire. Une seconde cohorte a été étudiée comportant 98 malades Covid-19 (d’âge moyen 64 ans chez 51 femmes, 61 ans chez 47 hommes) admis en unité des soins intensifs. Enfin, 64 sujets sains ont composé le groupe témoin (45 femmes, 19 hommes), membres du personnel soignant du New Haven Hospital. Ces sujets témoins n’ont cependant pas été appariés aux patients des deux cohortes pour l’âge, l’indice de masse corporelle (IMC) et les facteurs de risques pour la Covid-19.

Entre les patients et patientes de la première cohorte, il n’a pas été noté de différence dans la charge virale des prélèvements nasopharyngés et salivaires. De même, aucune différence dans les taux d’anticorps spécifiques dirigés contre le SARS-CoV-2 n’a été observée entre hommes et femmes au début et durant l’évolution de la maladie Covid-19.

Différences en cytokines/chimiokines entre hommes et femmes

Les chercheurs ont analysé les taux de 71 cytokines et chimiokines dans le plasma des participants. Les cytokines sont produites par les cellules immunitaires alors que les chimiokines sont sécrétées par les tissus inflammatoires pour attirer ces mêmes cellules. Le taux de base des cytokines et chimiokines inflammatoires était chez les patients, comme l’on pouvait s’y attendre, plus élevé que dans le groupe témoin.

L’étude révèle que les hommes produisent plus d’interleukine huit (IL-huit) et d’interleukine-dix huit (IL-dix huit). La production accrue de ces deux interleukines est corrélée avec un taux plus important de globules blancs appelés « monocytes non classiques », jouant un rôle dans la réponse inflammatoire. Par ailleurs, des taux de chimiokine CCL5 ont été trouvés significativement plus élevés chez les hommes que chez les femmes au cours de l’évolution de la maladie.

Réponse immunitaire cellulaire plus robuste chez les femmes

À l’inverse, les femmes développent une réponse immunitaire cellulaire plus robuste, qui se maintient à un âge avancé. En comparaison avec ce que l’on observe chez les hommes, les patientes produisent dès le début des lymphocytes T activés en plus grand nombre mais également plus matures. Les immunologistes parlent de cellules T terminalement différenciées. De même, par rapport à ce que l’on observe chez des sujets sains témoins, on observe chez les femmes un nombre significativement plus élevé de lymphocytes T CD8+ (cellules tueuses, dites cytotoxiques), mais pas chez les hommes.

L’étude montre par ailleurs qu’une réponse lymphocytaire T de faible ampleur est associée avec une aggravation ultérieure de la maladie Covid-19. De plus, la réponse cellulaire T chez les hommes est significativement et négativement corrélée avec l’âge, ce que l’on n’observe pas chez les femmes.

Chez les patientes, l’aggravation de la maladie est corrélée avec un taux élevé en cytokines de l’immunité innée (première ligne de défense de l’organisme vis-à-vis des agents infectieux pathogènes), contrairement à ce que l’on observe chez les hommes. Les chercheurs indiquent ainsi avoir trouvé chez les femmes des taux plus élevés en cytokines de l’immunité innée (TNFSF10 et IL-15), positivement corrélés avec la progression de la maladie Covid-19.

Chez les hommes, une aggravation de la maladie est clairement associée à un âge plus avancé, un indice de masse corporelle (IMC) élevé et une faible activation des lymphocytes T CD8. En particulier, une faible activation des lymphocytes T CD8 et une faible production d’interféron-gamma par ces mêmes cellules étaient significativement corrélées avec l’âge des patients, mais pas chez les patientes.

Impact potentiel sur le plan thérapeutique

« Ces données indiquent des différences clés, dès le début [baseline], dans les capacités immunitaires des hommes et des femmes observées durant la phase précoce de l’infection à SARS-CoV-2 et suggèrent que les mécanismes distincts de l’aggravation de la maladie selon le sexe ont potentiellement une base immunologique », déclarent les auteurs de l’article. Et d’ajouter que les résultats de cette étude devraient inciter à tenir compte du sexe en termes de pronostic et de traitement des personnes atteintes de Covid-19. Selon les chercheurs, ces travaux devraient également pousser à mieux comprendre les différences de l’évolution clinique de la Covid-19 entre hommes et femmes. Reste que l’on ignore toujours l’origine de ces différences intrinsèques en matière de réponse immunitaire selon le sexe.

Enfin, « globalement, ces données montrent que des traitements et vaccins capables de renforcer la réponse immunitaire cellulaire T vis-à-vis du SARS-CoV-2 pourraient être bénéfiques chez les hommes, alors que chez les femmes il serait nécessaire de diminuer l’activation de l’immunité innée », concluent les auteurs.

https://www.lemonde.fr/blog/realitesbio ... et-femmes/
fil - 01 Sep 2020 - 06:17
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : impact sur le stress de femmes enceintes

Un peu plus de cent femmes françaises ayant eu un transfert d’embryon ou une insémination intra-utérine ont été suivies durant le premier trimestre 2020, période d’épidémie de COVID-19. L’objectif de cette étude était de mesurer l’évolution de leurs stress. Globalement très peu de femmes ont décalé leurs consultations à cause de l’épidémie de SARS-CoV-2. La pandémie n’a créé que peu de stress supplémentaire, voire pas du tout.

Cette étude rétrospective monocentrique française a eu pour objectif de suivre la santé et l’anxiété des femmes enceintes après un transfert d’embryon ou une insémination intra-utérine durant l’épidémie de COVID-19. Les femmes ont été interrogées par téléphone entre décembre 2019 et mars 2020.

Au global, 104 femmes enceintes ont été incluses dans les analyses (âge moyen 33,6 ans, IMC moyen 24,8 kg/m2). Parmi elles, 88 n’ont pas modifié leurs consultations médicales.

Les évaluations ont été réalisées pour la moitié des femmes au cours du premier trimestre de grossesse et pour l’autre moitié au cours du second trimestre. Seulement 10 femmes (11,3%) n’ont pas pu bénéficier d’un suivi médical du fait de la pandémie. Dix femmes ont également eu des symptômes de COVID-19 et ont déclaré avoir été en contact avec une personne qui elle-même a eu des symptômes d’infection au SARS-CoV-2 ou a été testée positivement. La fièvre, la toux, les maux de tête inhabituels, les myalgies, et les agueusies/anosmies étaient les symptômes décrits. Aucun symptôme sévère n’a été déclaré et aucune femme n’a été admise en milieu hospitalier. Sur les 10 patientes ayant eu des symptômes de COVID-19, cinq ont eu une RT-PCR et celle-ci s’est révélée positive chez deux femmes. La plupart des femmes (73,9%) ont exprimé une légère anxiété ou aucune anxiété particulière liée à la période d’épidémie. Plus de 8 femmes sur 10 (82,2%) ont déclaré qu’elles sortaient au moins deux fois par semaine durant la période de confinement. Quinze femmes (14,4%) ont fait une fausse-couche spontanée, dont deux une fausse-couche tardive. Une seule de ces femmes avaient eu des symptômes de COVID-19 mais n'a pas été testée.

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, de courte durée et portant sur un faible effectif.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32805629/
fil - 01 Sep 2020 - 06:28
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : les enfants d’origine ethnique non blanche courent un risque plus élevé de forme grave de la maladie et de MIS-C

• La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) se manifeste généralement de manière moins sévère chez les enfants et les adolescents que chez les adultes au Royaume-Uni.
• Un âge plus avancé (aux alentours de 11 ans), une origine ethnique non blanche et des caractéristiques cliniques spécifiques figurent dans la définition de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) du syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant (Multisystem Inflammatory Syndrome in Children, MIS-C).

• Lors de la détermination des stratégies de prise en charge de la maladie, il convient de prendre en considération la présentation clinique du MIS-C en fonction de la phase de l’infection ainsi que de l’âge et de l’origine ethnique des patients.

• 651 enfants ; 56 % étaient de sexe masculin (367).
• L’âge médian était de 4,6 ans (intervalle interquartile : 0,3–13,7).
- 32 % (225) des patients avaient moins de 12 ans.
• Dans le cadre d’une analyse multivariée ; les rapports de cotes (RC) pour l’admission en unité de soins intensifs étaient plus élevés pour les patients âgés :
- de moins d’un mois : 3,21 (P = 0,008) ; et
- entre 10 et 14 ans : 3,23 (P = 0,002).
• 11 % (52) correspondaient à la définition du MIS-C de l’OMS et la plupart étaient :
- plus jeunes : âge médian de 10,0 ans (P = 0,057) ; et
- d’origine ethnique non blanche : 90 % (P = 0,003).
• Symptômes supplémentaires en présence du MIS-C, par rapport à son absence :
- Fatigue : 51 %, contre 28 % (P = 0,004).
- Céphalées : 34 %, contre 10 % (P < 0,001).
- Myalgie : 34 %, contre 8 % (P < 0,001).
- Mal de gorge : 30 %, contre 12 % (P = 0,003).
- Lymphadénopathie : 20 %, contre 3 % (P < 0,001).
• 56 % des patients remplissaient les critères du MIS-C durant la phase de l’infection aiguë ; 44 % les remplissaient après la phase de l’infection aiguë.
• Les symptômes suivants étaient plus susceptibles de survenir après la phase aiguë de l’infection :
- Conjonctivite : 71 %, contre 16 % (P < 0,001).
- Douleur abdominale : 95 %, contre 44 % (P < 0,001).
• Les difficultés respiratoires étaient plus susceptibles de survenir durant la phase aiguë de l’infection : 52 %, contre 14 % (P = 0,014).

• Une étude de cohorte observationnelle prospective a été menée auprès d’enfants âgés de moins de 19 ans, présentant une infection confirmée au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2).
• Financement : Institut national britannique pour la recherche en matière de santé (National Institute for Health Research)

• Étude observationnelle.
• Données incomplètes.
• Diagnostics principalement établis par test par réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR).

Références :

Swann OV, Holden KA,Turtle, Pollock L, Fairfield CJ, Drake TM, Seth S, Egan C, Hardwick HE, Halpin S, Girvan M, Donohue C, Pritchard M, Patel LB, Ladhani S, Sigfrid L, Sinha IP, Olliaro PL, Nguyen-Van-Tam JS, Horby PW, Merson L, Carson G, Dunning J, Openshaw PJ Baillie JK, Harrison EM, Docherty AB, Semple MG; ISARIC4C Investigators. Clinical characteristics of children and young people admitted to hospital with covid-19 in United Kingdom: prospective multicentre observational cohort study. BMJ. 2020;370:m3249. doi: 10.1136/bmj.m3249.
fil - 02 Sep 2020 - 03:02
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : le délire est fréquent chez les patients hospitalisés

• Le délire prédit de façon indépendante la mortalité à l’hôpital et d’autres résultats défavorables chez les patients atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

• La manière dont le délire est lié à l’infection au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) est mal comprise.

• 33 % des patients (234) présentaient un délire.
- Parmi ces patients, 12 % (86) présentaient cette affection au moment de leur hospitalisation.
- 4 % des patients (30) avaient reçu un diagnostic de démence à l’inclusion.
• 37 % des patients (263) sont décédés.
• Chez les participants d’âge mûr et les participants plus âgés, le délire était significativement associé à la mortalité à l’hôpital : rapport de cotes corrigé (RCc) de 1,75 (IC à 95 % : 1,15–2,66).
• Le délire a également été associé à (IC à 95 %) :
- une durée de séjour à l’hôpital plus longue : rapport corrigé des taux d’incidence de 1,36 (1,24–1,50) ;
- l’admission en unité de soins intensifs (USI) : RCc de 3,32 (2,11–5,23) ; et
- l’utilisation d’un ventilateur : RCc de 1,99 (1,30–3,05).

• Il s’agit d’une étude observationnelle, longitudinale et monocentrique faisant partie du groupe d’études CO-FRAIL au Brésil (n = 707).
• Les participants étaient des patients âgés de 50 ans ou plus, hospitalisés de façon consécutive pour cause de COVID-19.
• Les auteurs ont évalué la présence d’un délire chez chaque patient.
• Critère d’évaluation : la mortalité à l’hôpital.
• Financement : aucun.

• Étude rétrospective monocentrique.
• Il est possible que les outils de diagnostic du délire ne soient pas parvenus à détecter quelques cas.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32835425/
fil - 02 Sep 2020 - 03:09
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : le diabète non diagnostiqué augmente le risque d’hospitalisation

• Un taux d’HbA1c plus élevé dans l’intervalle non diabétique est un facteur de risque d’hospitalisation pour cause de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

• Les personnes avec un diabète non diagnostiqué pourraient présenter un risque particulièrement élevé.

• On ignore si le diabète augmente le risque de développer le COVID-19.
• Il se pourrait que le risque ne soit pas reconnu chez les personnes n’ayant pas encore été diagnostiquées.

• Des évaluations biomédicales ont été menées auprès de 337 802 adultes issus de l’étude de cohorte prospective de la biobanque du Royaume-Uni (UK Biobank), parmi lesquels 4,8 % ont signalé avoir reçu un diagnostic de diabète.
• Le critère d’évaluation était les patients atteints d’une forme suffisamment grave du COVID-19 pour justifier une hospitalisation entre le 16 mars et le 26 avril 2020.
• Financement : Conseil pour la recherche médicale du Royaume-Uni (Medical Research Council) ; Institut national américain sur le vieillissement (National Institute on Aging).

• Lors du suivi, 649 cas de COVID-19 ont été enregistrés.
• Après une correction pour prendre en compte plusieurs facteurs de confusion, le risque relatif (IC à 95 %) d’hospitalisation pour cause de COVID-19, par rapport aux participants sans diagnostic de diabète et ayant un taux d’HbA1c inférieur à 6 %, était significativement plus élevé :
- chez les personnes atteintes d’un diabète non diagnostiqué à l’inclusion et ayant un taux d’HbA1c supérieur ou égal à 6,5 % :
• 2,68 (1,66–4,33) ;
- dans le cadre d’un diabète diagnostiqué mal contrôlé (taux d’HbA1c supérieur ou égal à 8,6 %) :
• 1,91 (1,04–3,52).
• Lors d’une analyse corrigée en fonction de l’âge et du sexe, le risque relatif (IC à 95 %) d’hospitalisation pour cause de COVID-19 a augmenté avec le taux d’HbA1c lorsqu’il était situé en dessous de l’intervalle diabétique, par rapport à un taux d’HbA1c inférieur ou égal à 5,10 %, allant de :
- 1,22 (0,93–1,61) pour un taux d’HbA1c compris entre 5,11 % et 5,30 % à
- 2,13 (1,65–2,74) pour un taux d’HbA1c supérieur ou égal à 5,70 % (Ptendance < 0,001).
• La relation s’est atténuée, mais a perduré après une correction pour prendre en compte des covariables telles que le statut socio-économique et les comportements en matière de santé.

• Biais de détection potentiel.
• La population de l’étude est constituée à 94,5 % de Britanniques d’origine ethnique blanche.

https://www.metabolismjournal.com/artic ... 0/fulltext
fil - 02 Sep 2020 - 03:20
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : l’attente

Le mois de septembre est celui des incertitudes. Il n’y a pas si longtemps, elles portaient sur l’ampleur des mouvements sociaux. Aujourd’hui, on se demande si la fin de « la trêve estivale » va se traduire par un rebond épidémique quelques semaines plus tard. Au vu des données épidémiologiques, plusieurs experts le redoutent, qu’il prenne la forme de la fameuse seconde vague, dès l’automne ou en hiver, ou de vaguelettes plus ou moins prononcées sur un fond pandémique durable.

La première priorité est donc la surveillance et la prévention. Les pouvoirs publics et les médias insistent, à juste titre, sur le respect des mesures barrières dans l’ensemble des lieux publics, avec une attention particulière portée aux écoles, collèges, lycées et universités, ainsi qu’aux entreprises. Cela demande autant une information claire, facilement accessible et argumentée qu’un ensemble de mesures contraignantes. Il faut également privilégier la stratégie qui a fait ses preuves partout où elle a été adoptée : tester, tracer, isoler. Pour être efficace, elle a besoin de s’appliquer à l’ensemble de la population, ou à des échantillons représentatifs, et avoir les moyens de ses ambitions. À lire l’Académie de médecine et plusieurs épidémiologistes, il semble que nous n’en soyons pas encore là.

La seconde priorité est la préparation à une éventuelle nouvelle crise qui cette fois-ci, ne prendra pas le pays par surprise : on peut espérer que les leçons du printemps ont été tirées. Ainsi il est probable que les pénuries de masques, médicaments et matériels de tests virologiques seront évitées. Les professionnels de santé des établissements publics et privés, ainsi que les professionnels de ville, voire certaines administrations de santé, ont acquis une expérience certaine non seulement du COVID-19 mais de la coopération en temps de crise.

Mais quitte à jouer les Cassandre (cette prophétesse de la mythologie grecque capable de n’annoncer que des malheurs), plusieurs freins à une mobilisation efficace demandent pour être levés non seulement une volonté politique, mais aussi du savoir-faire et du temps. Il suffit de songer aux rapports entre administrations centrales et collectivités locales, à la mobilisation de la sécurité civile ou à la lutte contre les inégalités sociales, dont on sait qu’elles sont un facteur majeur de vulnérabilité face à la maladie, alors même que leurs victimes ont été louées pour avoir été « en première ligne » pendant le confinement. Sans oublier la bureaucratie omniprésente et omnibloquante, dénoncée avec force par le rapport sénatorial sur la gestion de la « première vague ».

Cela fait beaucoup et sans doute trop. Mais le pire n’est jamais sûr. Ce qui importe n’est pas l’utopie de tout régler, mais le sentiment collectif que les choses bougent dans le bon sens, avec détermination et compréhension. Dans un pays jacobin, les cartes ne sont pas toutes dans les mains des citoyens, mais largement dans celles des autorités publiques, qui doivent tout faire pour restaurer la confiance.

A quoi va ressembler la rentrée scolaire ? Le point de vue des pédiatres

France -- Les vacances d'été touchent à leur fin et la reprise s'annonce. Pour la plupart, les enfants rejoindront l'école et les parents leur travail. Mais la recrudescence actuelle de l'épidémie de coronavirus SARS-CoV-2 fait craindre que la situation ne se complique. À la différence du printemps, lors de la fermeture des écoles et du confinement de huit semaines, des données sont maintenant disponibles, même si elles ne sont pas suffisantes pour répondre à toutes les questions des médecins, des parents mais aussi des politiques et des enseignants. Medscape édition française a interrogé la Pr Christèle Gras-Le Guen (CHU Nantes), vice-présidente de la Société française de pédiatrie (SFP), pour faire le point.

La communauté pédiatrique est peu sollicitée par les autorités politiques depuis le début de la pandémie, regrette la représentante de la SFP. Au travers d'une tribune en élaboration, la société savante souhaite être associée aux ministères de la Santé et de l'Education nationale sur les décisions concernant la rentrée scolaire. Elle soulève trois points précis : le dépistage, la vaccination des enfants et la situation des enfants testés positifs au Covid-19.

Ajoutons que dans une lettre ouverte de l' Association Française de Pédiatrie intitulée « Covid : les pédiatres se mobilisent pour que la rentrée scolaire se fasse dans de bonnes conditions » parue la semaine dernière, plusieurs Sociétés savantes de pédiatrie partagent leurs réflexions sur la rentrée scolaire en soulignant les mêmes points-clés que la SFP (importance du retour à l'école, difficultés de la réalisation des PCR nasopharyngées, renforcement de la vaccination contre la grippe et généralisation du vaccin contre le rotavirus, précisions sur la conduite à tenir en cas de découverte d'un cas positif en collectivité).

Garder les écoles ouvertes
« La privation d'école creuse les inégalités sociales et affecte le neurodéveloppement de l'enfant qui a besoin de vivre en société. L'école est un endroit de vie » rappelle la Pr Gras-Le Guen qui salue, fait rare, un consensus de tous les scientifiques et médecins sur la nécessité d'un retour massif dans les établissements scolaires.

Quant à la crainte d'une hausse des contaminations dans les écoles, la spécialiste se veut rassurante rappelant que non seulement les cas pédiatriques sont rares, mais que les enfants sont peu à risque de développer des formes sévères de Covid-19. « Finalement, ce sont les adultes qui travaillent dans les écoles qui risquent de se contaminer dans les transports ou entre eux dans l'établissement, mais pas à cause des enfants » explique-t-elle. Cela dit, elle indique que les mesures barrières ont maintenant démontré leur efficacité.

Fin juillet, les auteurs d'un article publié dans The New England Journal of Medicine[1] ont fait un état des lieux des mesures prises dans les écoles selon les pays. Aucun des pays dans lesquels les écoles étaient restées ouvertes ou avaient expérimenté un retour à l'école après une période de confinement, n’a connu une hausse du taux de contamination. Les auteurs expliquent ces observations par les mesures de distanciation prises par les encadrants.

Le casse-tête des PCR
Aujourd'hui le résultat d'un dépistage par PCR est obtenu en 48 heures. Quelle est la conduite à tenir pendant ce délai ? Pour l'instant, il n'y a pas de ligne directrice claire. La pédiatre indique la nécessité d'une démarche consensuelle et de ne pas laisser la responsabilité d'éviction des enfants aux seuls chefs d'établissement. La SFP insiste aussi sur la nécessité d'établir une stratégie commune au ministère de la Santé et de l'Education Nationale en cas de positivité d'un élève.

Lire la suite sur le site Medscape :

https://francais.medscape.com/voirartic ... faf=1#vp_2
fil - 02 Sep 2020 - 03:27
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19: situation internationale à la fin août

Monde – Alors que tous les yeux sont rivés sur la France à la recherche du moindre indice d’une éventuelle deuxième vague de cas graves, l’épidémie de Covid-19 continue à progresser en Europe et dans le monde. Point de situation [1,2].

Contrôles aux frontières et mises en quatorzaine dans plusieurs pays
Selon Santé publique France, l’épidémie reste active dans certains pays d’Europe de l’Est notamment en Russie et en Roumanie [1]. Plusieurs pays ont fait état de chiffres record au cours des 7 derniers jours notamment la Croatie, la Pologne, l'Ukraine, la République Tchèque et la Moldavie.

Dans les pays de l’Union Européenne, la tendance à la hausse du nombre de nouveaux cas se poursuit :

− L’Espagne a enregistré une importante augmentation de cas positifs au cours des 7 derniers jours.

− En Allemagne le nombre de nouveaux cas augmente de façon importante chaque jour. Les autorités multiplient les messages face à l’augmentation des cas, liée en grande partie au retour de nombreux touristes allemands de l'étranger.

− A Malte et en Belgique, l’épidémie est active.

− En Croatie, on observe un rebond important du nombre de cas confirmés.

− En Italie, le nombre de nouveaux cas confirmés continue d’augmenter.

Globalement, les pays qui observent une augmentation de cas rétablissent progressivement et localement les mesures de prévention (limitation des rassemblements, distanciation physique, port du masque obligatoire). Des contrôles aux frontières et des mises en quatorzaine au retour d’un voyage ont de nouveau été mis en place dans plusieurs pays (Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Autriche, Royaume-Uni), ces mesures diffèrent d’un pays à l’autre en fonction des critères épidémiologiques utilisés.

Dans le reste du monde, l’épidémie ne faiblit pas
Au niveau international, le continent américain reste le plus durement touché (Etats-Unis, Brésil, Mexique, Colombie, Pérou, Argentine, Chili, Indonésie). Les Etats-Unis approchent les 6 millions de cas d’infections par le coronavirus et près de 200 000 décès, selon les chiffres de l’Université Johns Hopkins [2]. Les Etats sont les plus touchés sont actuellement l’Iowa, North Dakota, South Dakota and Minnesota. En Asie du Sud-Est l’épidémie s’accélère (Inde, Bangladesh, Maldives, Népal, Philippines). Avec 78 512 nouveaux cas rapportés ce dimanche, l’Inde a battu un nouveau record, à la fois national et international. Avec plus de 3 millions et demi de cas, l’Inde est un des pays qui connait la plus forte croissance en termes d’infections, mais avec relativement de décès en comparaison. De son côté, l’Association des médecins indonésiens a déploré ce week-end le décès de 100 d’entre eux dans le pays [2]. L’Etat de Victoria en Australie a mentionné le décès de 41 personnes ce week-end dont 33 résidents âgés [2]. L’épidémie reste intense en Méditerranée orientale (Tunisie, Liban, Jordanie, Iran, Koweït, Irak) et dans certains pays d’Afrique (Ouganda, Ethiopie, Namibie et Nigéria). Une augmentation des cas a également été rapportée au Maroc, en Algérie, au Japon et en Corée du Sud.

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606303
fil - 02 Sep 2020 - 08:06
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Projections accidentelles de gel hydro-alcoolique dans les yeux des enfants : le ministère de la santé alerte

France -- Selon un communiqué du Ministère de la solidarité et de la santé[1] entre le 11 mai et le 24 août 2020, 63 cas de troubles oculaires chez des jeunes enfants ont été signalés aux Centres antipoison en raison de projections accidentelles de solutions hydro-alcooliques par des distributeurs pour le grand public.

Les enfants ont été pris en charge aux urgences pour 20% d’entre eux.

Les patients, qui étaient âgés en moyenne de 4 ans, souffraient le plus souvent d’une rougeur de l’œil, d’une douleur oculaire, d’une inflammation de l’œil ou de la paupière, d’une brûlure de la paupière ou encore d’une sensibilité accrue à la lumière. Mais, des cas plus graves ont été recensés. Deux cas d’atteinte de la cornée, réversible après traitement symptomatique, ont été enregistrés. Et, au cours de la même période, plus d’une dizaine d’enfants ont dû être pris en charge dans différents services d’ophtalmologie français pour des lésions oculaires sévères avec difficulté de cicatrisation. Au moins 2 d’entre eux ont nécessité une chirurgie sous anesthésie générale.

Ces projections accidentelles de gel hydro-alcoolique sont survenues pour les trois-quarts dans un magasin ou un centre commercial.

Les recommandations de l’Anses
Pour prévenir les risques de lésions oculaires pouvant être graves, l’Anses, avec l’appui des Centres antipoison et de la Société Française d’Ophtalmologie, recommande aux personnes accompagnées de jeunes enfants :

- de ne pas laisser les jeunes enfants utiliser ou jouer avec les distributeurs de solutions/ gels hydro-alcooliques ;

- à l’accompagnateur, de prendre lui-même la solution ou le gel hydro-alcoolique dans la paume de sa main et l’appliquer sur les mains de l’enfant ;

- en cas de projection dans l’œil, de rincer immédiatement l’œil pendant une quinzaine de minutes sous un filet : le retard au rinçage est très préjudiciable et en cause dans les lésions sévères ;

- après le rinçage, si l’enfant présente une douleur vive, consulter un ophtalmologue ou appeler un Centre antipoison qui guidera la prise en charge. La solution hydro-alcoolique pouvant avoir un « effet anesthésiant », la douleur peut s’estomper au bout de quelques heures alors même qu’il y a des lésions oculaires importantes.

« Rincer 2 à 3 minutes n’est pas suffisant. Il faut rincer pendant au moins 15 minutes avec de l’eau ou du sérum physiologique et ne pas hésiter à consulter un centre antipoison, un service d’urgence ou un ophtalmologue », a commenté le Pr Alexis d’Escatha, chef du centre antipoison du CGU d’Angers au micro de RCF radio.

A lire aussi : l’interview du Dr Gilles Martin (ophtalmologue, Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, Paris) Lésions oculaires graves chez des enfants dues aux solutions hydro-alcooliques

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606199
fil - 02 Sep 2020 - 11:47
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
LES VACCINS
EN DÉVELOPPEMENT


Libération fait le point sur les vaccins en développement contre le virus Sras-CoV-2. On compte environ 200 projets dans le monde entier pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Ces projets sont à différents niveaux d’avancement. Ils doivent être testés sur des animaux (phase préclinique) avant de pouvoir passer chez l’homme. En général, environ 90% des projets de vaccins échouent lors de l’une des 3 phases des essais cliniques. La phase I sert jauger les effets secondaires du vaccin, la phase II vise à vérifier qu’il déclenche bien une réaction immunitaire. Enfin, la phase III doit démontrer qu’il constitue une protection contre la maladie ciblée. Une fois ces phases passées, il reste à obtenir une autorisation de mise sur le marché auprès des agences sanitaires.

La frise ci-dessous donne l’avancée des principaux projets en se basant notamment sur les données régulièrement mises à jour par l'Organisation mondiale de la santé.

https://www.who.int/publications/m/item ... e-vaccines



Pour développer un vaccin en dix-huit mois au lieu des dix ans habituels, les industriels lancent plusieurs phases simultanément. Il est donc parfois compliqué de savoir à quel stade en est chaque projet. Ainsi, un laboratoire indien a commencé à fabriquer de manière industrielle le vaccin d’AstraZeneca, avant même de savoir s’il est efficace. Son directeur reconnaît, dans Libération, que «si les essais cliniques échouent, cela représentera une grande perte financière». En effet, un vaccin peut n’être efficace que sur une fraction de la population piquée. Il peut empêcher de tomber malade mais ne pas prévenir la transmission…. Pour s’associer à ce risque industriel, des Etats font des précommandes auprès des entreprises afin de leur assurer un revenu en cas de succès.

Enfin, la dernière étape, celle de l’approbation auprès des agences sanitaires n’est pas une mince affaire. Il est envisageable d’avoir un vaccin approuvé dans un pays mais pas dans l’autre. Ainsi, la Chine a approuvé l’utilisation sur ses militaires du vaccin développé par CanSinoBio… Nous considérons ici, qu’un vaccin est approuvé quand il a obtenu une autorisation de mise sur le marché en France. Les vaccins avec une autorisation limitée ont reçu une autorisation - parfois limitée à une catégorie de population - dans un ou plusieurs pays autre que la France.
Liste des projets en essais clinique
Ci-dessous, Libération détaille le stade d’avancement des différents projets déjà en phase d’essai clinique. Ils sont classés selon le nom du consortium qui les porte (en général un laboratoire de recherche associé à une entreprise).

Chaque part du demi-cercle représente une étape du développement clinique, coloriée en fonction de son état d’avancement.

Plus le demi-cercle est coloré, plus le développement du vaccin est avancé. Le dernier quartier sera pleinement coloré si le vaccin est approuvé en France.




(Russie)

Il existe différents type de vaccin en fonction du mécanisme d'action.
Vaccin à virus inactivé : c'est le plus simple à comprendre. On prend le virus cible, on le tue pour qu’il ne puisse plus se reproduire et on l’injecte mort dans le corps pour que le système immunitaire apprenne à le reconnaître.
Vaccins à sous-unités protéiques : on introduit dans le corps seulement une partie caractéristique du virus afin que le système immunitaire la reconnaisse. C’est l’équivalent vaccinal d’une synecdoque : on reconnaît le tout par la partie.
Vaccin à vecteur viral : c’est un cousin du vaccin à sous-unités protéiques. On utilise un autre virus inoffensif à qui l’on injecte des éléments caractéristiques du virus d’intérêt.
Vaccin à ADN ou ARN : lui aussi est un cousin du vaccin à sous-unités protéiques. C’est le dernier arrivé de la famille, jamais vraiment testé. On injecte dans le corps le matériel génétique codant pour une partie caractéristique du virus d’intérêt. Le corps va ensuite lui-même produire la protéine virale et apprendre à la reconnaître.

https://www.liberation.fr/apps/2020/07/ ... iiU1x4gTus
fil - 03 Sep 2020 - 03:55
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : une opportunité pour vacciner les nourrissons
contre les infections à rotavirus


• En France, le rotavirus est responsable chaque année chez les nourrissons de 31.000 passages aux urgences, 14.000 hospitalisations et une dizaine de décès
• En prévision d’une circulation active du SARS-CoV-2 cet hiver, l’Académie nationale de médecine recommande la vaccination contre le rotavirus afin de limiter les hospitalisations des nourrissons pour gastroentérite et ainsi désengorger les hôpitaux
• Par ailleurs, limiter l’incidence des diarrhées chez l’enfant est intéressant car c’est un symptôme qui peut faire suspecter un COVID-19 et ainsi entraîner la réalisation de RT-PCR inutiles
En prévision d’une circulation active du SARS-CoV-2 cet hiver, l’Académie nationale de médecine a déjà recommandé en mai dernier d’élargir la couverture vaccinale anti-grippale afin de limiter le risque de co-épidémie « grippe et COVID-19 ». Elle s’est également prononcée en faveur de la vaccination des nourrissons contre le rotavirus : pourquoi ?

Désengorger les hôpitaux :

En France, le rotavirus est responsable chaque année chez les nourrissons de 430.000 épisodes de gastroentérite aiguë, 181.000 consultations, 31.000 passages aux urgences, 14.000 hospitalisations et une dizaine de décès. Contrairement au COVID-19, il existe un vaccin contre le rotavirus : l’augmentation de son utilisation pourrait permettre de limiter les hospitalisations des nourrissons pour gastroentérite et ainsi éviter l’engorgement du système de santé déjà bien occupé par le SARS-CoV-2.

Éviter des RT-PCR inutiles :

Chez les nourrissons, le diagnostic de COVID-19 peut être évoqué devant une diarrhée, présente chez 15 à 20% des enfants. Cela rend difficile le diagnostic différentiel avec les gastroentérites à rotavirus. La persistance d’une circulation du SARS-CoV-2 pendant l’épidémie à rotavirus va donc nécessiter la réalisation de tests RT-PCR pour le dépistage de ce coronavirus chez les nourrissons atteints de diarrhée en collectivité. À cela s’ajoutent les mesures d’éviction qui doivent être appliquées dans les collectivités de nourrissons, notamment dans les crèches, et qui vont compliquer l’organisation des parents et des structures.

C’est pourquoi, l’Académie nationale de médecine recommande d’envisager dès maintenant la vaccination des nourrissons dans la stratégie de lutte contre les infections à rotavirus « afin de prévenir les effets délétères d’une épidémie concomitante avec la survenue de flambées de COVID-19 durant la saison hivernale ». Elle souligne que « cette vaccination, indiquée entre 2 et 6 mois, a fait la preuve de son efficacité et qu’elle permettrait d’alléger le fardeau pédiatrique des infections à rotavirus ». Elle déplore que son accès soit « très inégalitaire » du fait que les vaccins disponibles ne soient pas remboursés, cette vaccination ne faisant pas partie des recommandations vaccinales.

Pour rappel, deux vaccins contre le rotavirus bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et sont actuellement disponibles. Leur efficacité est estimée à 76% pour les gastro-entérites aiguës et se situe entre 85 et 95% pour les formes graves des enfants hospitalisés. Leur principal effet indésirable est un risque d’invagination intestinale aiguë qui est rare (< 1 cas pour 10.000 vaccinés) mais qui doit être pris en considération, même s’il ne remet pas en cause le rapport bénéfice-risque de cette vaccination.

http://www.academie-medecine.fr/wp-cont ... id-191.pdf
fil - 03 Sep 2020 - 04:03
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : le taux de transmission asymptomatique est faible à bord d’un avion

À titre d’exception durant cette période de crise sanitaire, certaines des publications mentionnées sont, au moment de la rédaction, encore en phase de prépublication. Elles font actuellement l’objet d’une revue par des pairs et peuvent être soumises à des modifications. Les résultats de cette étude en prépublication doivent être interprétés avec la plus grande prudence.

• Après un vol d’évacuation de 11 heures de l’Italie vers la Corée du Sud à la fin du mois de mars dernier, 6 des 299 passagers ont été testés positifs au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) à l’atterrissage.
• Un seul passager semble avoir contracté le virus parmi ce groupe, après avoir utilisé les toilettes communes lors du vol.
• Les 292 passagers restants, 8 agents de santé publique et les 10 membres de l’équipage n’ont quant à eux pas été affectés.

• Auteurs : le plan de réduction des risques lors des voyages en avion doit inclure le port de masques, le nettoyage des surfaces, la désinfection des mains et le maintien d’une distance physique à toutes les étapes lorsque cela est possible.

• À bord :
- 299 passagers (âge médian : 30,0 ans [intervalle interquartile : 27,0–35,0] ; 44,1 % d’hommes) ;
- 10 membres de l’équipage ; et
- 8 membres du personnel médical provenant des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) de Corée.
- Tout le monde a été mis en quarantaine à l’arrivée.
• Six passagers ont présenté une infection au SARS-CoV-2 confirmée par test par réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR) au jour 1 de la quarantaine et ont été hospitalisés bien qu’étant asymptomatiques.
- Au jour 14, ces six passagers étaient toujours asymptomatiques.
• Parmi les 293 passagers restants, une passagère (âgée de 28 ans) a développé des symptômes de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) au jour 8 de la quarantaine.
- Elle a été testée positive au SARS-CoV-2 au jour 14 de la quarantaine et a été transférée dans un hôpital.
- Elle n’avait pas utilisé son masque N95 lors de son passage aux toilettes.
• Dans une seconde cohorte de validation externe de 205 passagers :
- Trois passagers qui étaient asymptomatiques ont été testés positifs au jour 1 de la quarantaine.
- Un passager a été testé négatif au jour 1, puis positif au jour 14, ce qui suggère une transmission pendant le vol, selon les auteurs.

• Financement : Fondation nationale coréenne pour la recherche.

• Étude observationnelle.
• Prépublication.

https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/11/20-3353_article
fil - 03 Sep 2020 - 10:05
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
La mortalité en lien avec le respect des gestes barrières

Berlin, Allemagne -- Distanciation sociale, hygiène, port du masque au quotidien : les trois règles principales de protection contre le SARS-CoV-2 jouent un rôle majeur dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Entre le 1er juin et le 20 août, 13,6 fois plus de personnes sont mortes des suites de l'infection dans les régions où ces trois règles étaient peu respectées en comparaison avec les régions où elles étaient bien respectées, d'après le Pr Jürgen Margraf, qui enseigne à l'université de la Ruhr, à Bochum (Allemagne) [1]. « Ces trois règles constituent nos armes principales dans la lutte contre le Covid-19 » insiste-t-il. « Elles ont contribué à maîtriser la pandémie. Si nous continuons à les suivre, nous sauverons encore d'autres vies, ainsi que la reprise économique ».

Une enquête représentative réalisée dans huit pays :

Les trois règles se sont imposées dans de nombreux pays, avec l'espoir de réduire le nombre de nouvelles infections. Diverses stratégies ont été élaborées pour aplatir la courbe pandémique, mais les citoyens n'ont pas tous respecté les exigences légales. En Allemagne, par exemple, un groupe limité de personnes mais très actif sur le plan médiatique, proteste contre les restrictions. Pour Jürgen Margraf et ses collaborateurs il ne s’agirait là que d'une minorité de la population. Dans l'étude qu'ils ont réalisée à ce sujet, ils ont questionné plusieurs milliers de personnes âgées d'au moins 18 ans sur leur comportement au cours de la pandémie. Les interviews ont été réalisées aux alentours du 1er juin en Allemagne, en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Russie, en Pologne, aux États-Unis et en Suède. Au final, les chercheurs ont pu évaluer les données portant sur 7 658 participants.

Une stratégie de prévention gagnante :

Tous pays confondus, 77% des personnes interrogées considèrent que les réglementations ont du sens – avec un chiffre qui s'élève à 84% en Allemagne. Au total, ils étaient 92 % à affirmer les avoir respectées (94% en Allemagne), tout en se décrivant moins déprimés, anxieux ou inquiets au sujet du SRAS-CoV-2.

Entre le 1er juin et le 20 août, le Covid-19 a entrainé 7 952 décès supplémentaires en moyenne dans les pays où le respect des règles était élevé, contre 86 348 décès dans les pays où il ne l'était pas. Ces chiffres extrêmement différents sont basés sur les rapports publiés par les autorités ou les gouvernements. « La mortalité observée dans les pays où le respect des règles était le plus élevé – Royaume-Uni, Espagne, France et Allemagne – n'a augmenté 'que' de 7,8 % en moyenne depuis le 1er juin », précise Jürgen Margraf à Medscape édition allemande « alors qu'elle a grimpé de 105,8% (soit 13,6 fois plus) dans les pays où le respect était moins bon – Russie, Pologne, États-Unis et Suède ».

Entre le 1er juin et le 20 août, le Covid-19 a entrainé 7 952 décès supplémentaires en moyenne dans les pays où le respect des règles était élevé, contre 86 348 décès dans les pays où il ne l'était pas.
C'est plus précisément en Russie et en Pologne que l'acceptation des règles d'hygiène est la plus faible ; les habitants de ces deux pays évoquant un manque de soutien de la part de leurs autorités. En ce qui concerne les Etats-Unis, on sait que Donald Trump a fait preuve d'une attitude ambivalente face à la pandémie et qu'il a basé en partie sa communication sur des affirmations scientifiquement erronées. Quant à la Suède, elle s'est appuyée sur une stratégie de dissémination du virus en espérant atteindre rapidement une immunité collective et elle n'a communiqué sur les trois règles qu'à destination des groupes à risque.

Cet article a été publié initialement sur Medscape.de sous le titre Lebensrettende AHA-Regel: Wo sie nicht eingehalten wurde, gab es 13,6-mal mehr COVID-19-Tote Traduction-adaptation du Dr Claude Leroy

https://francais.medscape.com/voirarticle/3606318
fil - 04 Sep 2020 - 14:51
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Covid-19 : faut-il craindre une 2e vague avec la baisse des températures ?

Le nombre de contaminations croît en France, mais cette augmentation n'est pour l'instant pas le signe d'une deuxième vague de Covid-19. Cependant, certains membres du Conseil scientifique s'inquiètent de l'arrivée de l'automne et de l'effet de la baisse des températures.

La fin de l'été marque aussi le recul des beaux jours et de notre insouciance collective. En cette rentrée 2020, l'ensemble des indicateurs sanitaires de Santé publique France se dégradent. Ainsi durant la semaine du 17 au 23 août 26 890 cas positifs de Covid-19 ont été recensés, soit une augmentation de 57% par rapport à la semaine précédente. Un chiffre vertigineux si on le compare à la mi-juillet où entre le 13 et le 19 juillet Santé publique France avait dénombré 4 446 cas hebdomadaires, soit 6 fois moins qu'à la mi-août.

Une progression du virus "exponentielle" qui inquiète les épidémiologistes de Santé publique France. Cependant, il est encore trop tôt pour parler d'une deuxième vague épidémique. Une vague, c'est l'accélération rapide jusqu'à un "pic épidémique". On n'en est pas là. Comme le souligne l'émission Désintox, une étude de l'Institut Pasteur, publiée en juillet dernier, estime que le virus avait mi-mars un taux de reproduction effectif proche de 3, c'est-à-dire qu'une personne atteinte du virus contaminait en moyenne 3 autres. À la mi-août, il est estimé autour de 1,38.

Si le nombre de cas confirmés et la proportion de cas symptomatique ont fortement augmenté, les cas d'hospitalisations et de réanimations progressent également mais de manière modérée. Au 25 août dernier, 4 600 personnes étaient hospitalisées pour la Covid-19 dont 410 en réanimation. Des chiffres plus élevés que début août mais équivalent à ceux enregistrés début juin en toute fin de la première vague.

Le danger de la baisse des températures :

Si une deuxième vague ne semble donc pas encore d'actualité malgré une détérioration de la situation sanitaire, beaucoup de médecins s'inquiètent de la venue de l'hiver. "On ne sait pas comment le virus va réagir à la chute drastique des températures, explique le professeur Denis Malvy infectiologue au CHU de Bordeaux et membre du Conseil scientifique dans les pages de 20Minutes. Si le Covid-19 est comme les autres virus, il va bénéficier d’un terrain encore plus propice pour se propager."

Cependant la raison principale qui fait craindre aux épidémiologistes une recrudescence de la Covid-19 dès les premières baisses de température est que nous allons changer notre mode de vie à ce moment-là. Le 22 août dernier, le professeur Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale, a affirmé dans les colonnes du Monde : "le cas australien [NDLR : où après un confinement en mars-avril le pays a subit une deuxième vague fin mai] montre qu’une deuxième vague peut survenir à la faveur de l’hiver, lorsque les gens sont davantage confinés dans des endroits moins ventilés. Il semble alors que la contamination soit facilitée et qu’une flambée épidémique soit plus facilement déclenchée."

L'Académie de médecine française encourage tout le monde, et notamment les enfants, à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. Un avis partagé par la Haute autorité de santé. Ce vaccin n'offre pas de protection contre la Covid-19 mais permet de désengorger les urgences et de limiter le nombre de cas suspect nécessitant un test PCR. La meilleure protection contre la Covid-19 demeure pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le maintient des distances sociales, l'usage des gestes barrière et le lavage régulier les mains.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... mperatures
fil - 05 Sep 2020 - 05:30
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 : le taux d’HbA1c avant l’infection est un « facteur prédictif clair » de la sévérité de la maladie

• Un taux d’HbA1c supérieur à 9 % prédit clairement la sévérité de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), telle qu’évaluée par la nécessité d’une hospitalisation.
• La priorité doit être accordée aux personnes affectées s’agissant de la prévention, notamment la vaccination lorsqu’elle sera disponible.

• L’identification des populations à haut risque est essentielle pour réussir à surmonter le COVID-19.
• Le diabète a été associé à de mauvais résultats liés au COVID-19, mais l’association avec le contrôle de la glycémie avant l’infection n’a pas été clairement établie.

• Les dossiers médicaux de 2 068 patients diabétiques âgés de 14 à 103 ans, qui avaient fait l’objet d’un dépistage du COVID-19, ont été analysés. Parmi ces patients, 183 ont été testés positifs et 46 ont été hospitalisés.
• Financement : aucun.

• Les patients atteints du COVID-19 ayant un taux d’HbA1c supérieur ou égal à 9 % étaient plus nombreux :
- 12,02 %, contre 7,27 % des patients non atteints du COVID-19.
- Rapport de cotes (RC) brut : 1,84 (IC à 95 % : 1,13–2,99).
• Dans le cadre d’une analyse multivariée avec une correction pour prendre en compte les affections cliniques antérieures, un taux d’HbA1c supérieur ou égal à 9 % était le seul paramètre associé à un risque d’hospitalisation significativement accru :
- RC corrigé (RCc) de 4,95 (IC à 95 % : 1,55–15,76).
• Dans une analyse multivariée avec un seuil d’HbA1c établi à plus de 7 %, le RCc pour l’hospitalisation était de 6,07 (IC à 95 % : 2,36–15,62).
• Le risque (RC) était également augmenté en cas d’antécédents d’insuffisance cardiaque congestive (4,90 ; IC à 95 % : 1,05–22,83) et diminué en cas de statut socio-économique faible-moyen (0,29 ; P < 0,05).
• Toute augmentation du taux d’HbA1c de 1 %, par rapport au taux de 5 % à l’inclusion, a été associée à un risque d’hospitalisation accru.
- RC de 1,46 (IC à 95 % : 1,14–1,85).

• Échantillon de petite taille.
• Il s’agit d’une étude rétrospective.
• Manque d’informations sur la sévérité de la maladie après l’hospitalisation.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32852883/
fil - 05 Sep 2020 - 05:35
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
COVID-19 - Des tests pour évaluer les tests

Indispensables pour identifier les individus porteurs du SARS-CoV-2, qu’ils soient symptomatiques ou non, les tests RT-PCR permettent de repérer l’activité du virus dans les populations. Mais ce sont les tests sérologiques qui permettent d’évaluer sa prévalence (le taux d’individus ayant été contaminés) ou la protection vis-à-vis de celui-ci dont jouit en principe une partie de ces populations. De nombreux tests sont commercialisés, avec des degrés variables de fiabilité (voir Univadis / Tests sérologiques et COVID-19 : quoi de neuf au 6 mai 2020 ? ). Une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS – Centre national de la recherche scientifique, de l’Inserm – Institut national – et de l’Université de Paris se sont associés pour développer quatre tests fiables de détection des anticorps anti-SARS-CoV-2, ainsi que deux tests de neutralisation du virus.

Les tests de détection sont basés sur différentes technologies :

• Les tests ELISA utilisent comme antigènes la protéine N entière du virus (ELISA N) ou la partie extra-cellulaire de sa protéine S (ELISA S). Ils ont l’avantage d’être basés sur une technique bien rodée et facilement transposable. Le test ELISA S est un peu plus sensible que le N. D’autres tests ELISA sont déjà commercialisés, mais ceux de l’équipe de recherche peuvent servir à les évaluer.
• Les tests S-Flow détectent la protéine S du SARS-CoV-2 à la surface de la cellule infectée. ils sont très sensibles et très spécifiques. Leurs performances sont proches de celles des tests ELISA S, avec une sensibilité supérieure pour les taux faibles d’anticorps. Mais ils nécessitent un appareillage de lecture particulier et sont donc réservés à la recherche épidémiologique.
• Les tests LIPS détectent les protéines N ou S du virus, ainsi que leurs sous-domaines. Ils permettent donc de caractériser les régions des protéines virales cibles des anticorps. Leur sensibilité est variable selon les antigènes détectés.
Les tests de neutralisation sont de deux types.

• L’un utilise le virus SARS-CoV-2 infectieux et détecte la présence d’anticorps empêchant la contamination cellulaire. Il nécessite donc un laboratoire protégé (P3).
• L’autre (Lenti S) utilise un pseudovirus non infectieux. Il peut être pratiqué dans un laboratoire avec un niveau habituel de sécurité, mais disposant d’un équipement de cultures cellulaires et des machines spécifiques.
Leurs performances ont été évaluées dans les échantillons sanguins de quatre groupes populationnels : avant l’épidémie de SARS-CoV-2, chez des patients hospitalisés pour des formes sévères de COVID-19, chez des patients ayant des symptômes légers évocateurs de COVID-19 et chez des donneurs de sang en mars 2020.

En conclusion, les chercheurs estiment que

• Leurs tests de neutralisation sont suffisamment fiables pour servir à l’évaluation des tests commerciaux.
• « Les tests ELISA N et ELISA S sont particulièrement intéressants dans le contexte actuel. Leur technique pourra être partagée avec d’autres laboratoires. »
• « Les tests de type LIPS ont une sensibilité équivalente pour un même antigène à des tests de type ELISA et sont adaptés à l’étude fine d’une probabilité de protection contre une nouvelle infection sur les cohortes de quelques milliers de sérums, pour définir les antigènes optimaux à utiliser pour des tests à très haut débit, ce qui correspond à une des demandes majeures pour la gestion du déconfinement. » Ils pourront également servir à détecter la présence de coronavirus saisonniers et d’estimer leur rôle dans la protection ou la facilitation vis-à-vis du SARS-CoV-2.

https://presse.inserm.fr/covid-19-evalu ... rps/40606/
fil - 05 Sep 2020 - 05:46
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
L’avantage immunitaire des femmes contre la COVID

Une nouvelle étude parue dans le prestigieux Nature confirme que la réponse immunitaire des femmes face au coronavirus responsable de la COVID-19 est supérieure à celle des hommes et les rend moins susceptibles de développer des complications graves de la maladie.

Pour être optimale, la réponse immunitaire doit pouvoir éliminer efficacement un pathogène (un virus, par exemple), tout en évitant d’être trop forte pour causer des dommages collatéraux qui nuisent à la réparation des organes infectés.

Au cours de l’évolution, la mise en place de cette balance immunitaire s’est avérée particulièrement importante chez les femmes : d’une part, leur système immunitaire doit répondre très fortement à la présence de pathogènes pour protéger les enfants en gestation ou qui viennent de naître (et qui sont dépendants d’elles) pour assurer la survie de l’espèce. D’autre part, cette réponse ne doit pas empêcher la régénération des tissus nécessaires au maintien de la santé et à la reproduction. Ces adaptations expliquent pourquoi les femmes développent des réponses immunitaires supérieures aux hommes face à une panoplie de virus (influenza, virus respiratoire syncytial, hépatite C, VIH) ou à la suite de la vaccination.

La COVID-19 est sexiste

Cet avantage immunitaire des femmes est également observé face au coronavirus responsable de la COVID-19, sauf que la différence de mortalité entre les deux sexes est cette fois-ci beaucoup plus importante que pour d’autres types de virus. Les données recueillies en Chine, en Europe et aux États-Unis indiquent en effet que même si les hommes et les femmes sont infectés en proportions égales par le virus, les hommes développent plus fréquemment des complications graves de la maladie et présentent un risque environ deux fois plus élevé d’en mourir .

Un phénomène similaire est observé au Québec, où les hommes ne représentent que 35 % de la population la plus affectée par la maladie (80 ans et plus), mais comptent néanmoins pour 45 % des décès.

Donc, en plus des différents facteurs hormonaux et génétiques qui participent globalement à une meilleure réponse immunitaire des femmes face au coronavirus SARS-CoV-2 (par exemple, plusieurs gènes importants pour le fonctionnement du système immunitaire sont localisés sur le chromosome X), il y a clairement des facteurs additionnels qui contribuent à réduire la mortalité associée à cette infection chez les femmes comparativement aux hommes.

Lymphocytes T

Une étude récemment parue dans le prestigieux Nature suggère que ce phénomène est dû à un meilleur équilibre de la réponse immunitaire des femmes comparativement à celle des hommes . Lorsqu’une infection virale se produit, la première ligne de défense est l’immunité innée qui déclenche une réponse inflammatoire de forte intensité pour sonner l’alarme et recruter les cellules spécialisées dans la reconnaissance spécifique des corps étrangers, soit les lymphocytes B (productrices d’anticorps) et les lymphocytes T (destructrices de cellules infectées).

L’inflammation initiale est importante pour sonner le branle-bas de combat face à l’ennemi, mais c’est surtout la réponse immunitaire des lymphocytes B et T qui est cruciale pour neutraliser efficacement un virus.

En comparant les hommes et les femmes touchés par la COVID-19, les chercheurs de l’Université Yale (Connecticut) ont observé que chez la majorité des hommes, c’est la réponse inflammatoire qui est prédominante, tandis que les femmes présentent plutôt des taux élevés de lymphocytes spécialisés dans l’élimination du virus. Cette différence est capitale, car les chercheurs ont observé qu’une faible production de lymphocytes T chez les hommes est fortement corrélée avec le développement de complications graves de la maladie, alors que ceux qui présentaient des taux de lymphocytes T similaires aux femmes développaient une forme stable de COVID-19, sans danger pour leur vie. Cela confirme que cette activation des lymphocytes T représente un élément extrêmement important de la réponse immunitaire contre le coronavirus SARS-CoV-2 et que la plus grande susceptibilité des hommes à ce virus est causée, au moins en partie, par une plus faible production de ces cellules immunitaires. En absence d’une quantité suffisante de lymphocytes T, la réponse inflammatoire peut devenir incontrôlée et entraîner des lésions qui interfèrent avec le fonctionnement des organes vitaux. D’ailleurs, plusieurs études ont clairement montré que cette inflammation excessive représente un important facteur de risque de mortalité liée à la COVID-19.

Les chercheurs ont également observé que chez les hommes, la production de lymphocytes T diminue considérablement avec l’âge, tandis qu’elle demeure robuste chez les femmes âgées, même après 90 ans. Puisque la grande majorité des décès causés par la COVID-19 se produisent chez les personnes de 75 ans et plus, il est probable que ce déficit en lymphocytes T contribue fortement au plus fort taux de mortalité observé chez les hommes âgés.

https://www.journaldequebec.com/2020/09 ... e-la-covid
fil - 07 Sep 2020 - 11:27
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Coronavirus: nos cartes de France en temps réel du Covid-19 pour suivre l'épidémie

Le nombre de cas quotidien continue d'augmenter, confirmant la croissance exponentielle de l'épidémie en France.

SANTÉ - Alors que la rentrée voyait la hausse des nouveaux cas officiels stagner, les chiffres de la Direction générale de la santé pour vendredi et samedi 5 septembre confirment bien que le coronavirus circule de plus en plus. En France, 8500 personnes ont été testées positives au Covid-19 samedi et près de 9000 vendredi, une hausse notable par rapport aux jours précédents.

Si, dans le dernier bilan hebdomadaire de Santé Publique France, quelques indicateurs semblaient incertain (le R effectif diminuait quelque peu, la hausse des clusters stagnait), ces derniers bilans viennent rappeler que l’épidémie de coronavirus est aujourd’hui en progression exponentielle. Reste maintenant à voir si les nouvelles mesures mises en place très récemment vous permettre de stopper cette croissance.

Quoi qu’il arrive, la DGS a souhaité rappeler dans son bilan que cette hausse des cas ne peut pas s’expliquer uniquement par un meilleur dépistage: le taux de positivité est, lui aussi, en augmentation.

Pour y voir un peu plus clair sur la situation, Le HuffPost a mis au point une carte de France de la circulation du coronavirus, mise à jour automatiquement.

Nous avons choisi, dans un premier temps, de nous baser sur deux éléments principaux: le taux d’incidence (combien de cas pour 100.000 habitants) et le taux de positivité des tests. Chaque département est coloré en fonction de l’évolution de ces indicateurs. La première carte (bouton indice global) donne une vision générale de l’état de la situation. La seconde (bouton tendances) permet de voir l’évolution des indicateurs dans le temps. En clair, de savoir si la situation s’améliore ou se détériore dans chaque département.

Pour des raisons techniques, les territoires ultramarins ne sont pas visibles, mais sont accessibles dans le moteur de recherche en haut à gauche (retrouvez ci-dessous nos explications et notre méthodologie). Cette carte se met à jour automatiquement dès que Santé publique France actualise les données mises en ligne sur data.gouv.fr (de manière quasi quotidienne).

Suivi de deux indicateurs de surveillance du Covid-19 par département
Taux de positivité et taux d'incidence mis à jour en temps réel (moyenne sur les 7 derniers jours)



Pour suivre l’évolution de l’épidémie, le gouvernement et les autorités de santé se basent sur de très nombreux indicateurs, plus ou moins fiables. D’autres devraient se rajouter à cet arsenal, comme l’analyse des eaux usées.

Quatre indicateurs sont particulièrement suivis et disposent de seuils de “vigilance” et d’“alerte”. Quand un seuil est franchi, “une analyse de risque approfondie est lancée” dans la zone géographique concernée, précise le ministère de la Santé. Voici ces 4 indicateurs:

Taux d’incidence, soit le nombre de tests PCR positifs pour 100.000 habitants par semaine. Le seuil de vigilance est à 10, le seuil d’alerte à 50.
Taux de positivité des tests, le seuil de vigilance est à 5%, le seuil d’alerte à 10%.
La part des lits de réanimation occupés dans les hôpitaux, le seuil de vigilance est à 40%, le seuil d’alerte à 60%
Le R effectif, le taux de reproduction du virus. S’il est inférieur à 1, l’épidémie diminue, sinon, elle augmente plus ou moins vite. Le seuil de vigilance est à 1, le seuil d’alerte à 1,5.
Pour réaliser la carte ci-dessus, nous avons choisi de nous baser principalement sur le taux d’incidence et de positivité (lissés sur la moyenne des 7 derniers jours comptabilisés par Santé Publique France, avec un possible décalage). Dans un contexte de risque de reprise de l’épidémie, la part des lits de réanimation ne semble pas la plus adaptée. Théoriquement, les autres indicateurs doivent en effet monter bien avant.

Quant au R effectif, s’il peut être très utile, sa méthode de calcul n’est toujours pas publique. De plus, les données mises à disposition par le gouvernement et Santé publique France ne sont pas très claires. Les mises à jour sont partiales, non régulières et sont limitées aux régions (pas de différenciation par département). Nous avons indiqué le R effectif dans les informations détaillées de chaque département, mais avons décidé de ne pas colorer la carte en fonction de cet indice tant que ses mises à jour ne seront pas calibrées sur le même format que celles des deux autres indicateurs.

Deux indicateurs complémentaires :

Les taux d’incidence et de positivités sont intéressants à lire ensemble. Le premier permet de savoir si, dans une zone avec une population donnée, il y a beaucoup de cas de coronavirus. Mais seul, il peut être trompeur. Car on sait que le virus circule à bas bruit. Et que parfois, quand les conditions sont réunies, des clusters importants peuvent apparaître.

C’est pour cela que ce taux d’incidence, cette présence du coronavirus, doit être comparé avec d’autres indicateurs. Le taux de positivité, notamment, est utile pour cela. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire que la plupart des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont encore plus nombreuses.

S’ils ne sont pas parfaits, ces deux indicateurs cumulés offrent donc déjà une bonne idée de la situation dans un département donné.

Tendances à la hausse :

Nous avons également mis au point une seconde carte, visible en cliquant sur le bouton “tendances”. Celle-ci permet non pas de visualiser les seuils de ces indicateurs, mais leur évolution dans le temps. Car ce qui est important, dans une épidémie, c’est la tendance de la courbe: si elle est à la hausse, le risque, c’est que celle-ci soit exponentielle, qu’elle monte de plus en plus vite. À l’inverse, si le taux d’incidence ou de positivité est haut, mais que les clusters sont bien contrôlés, ces indicateurs vont baisser.

Cette deuxième version de la carte vérifie donc l’évolution moyenne sur les 7 derniers jours de ces deux indicateurs pour avoir une idée des départements où l’épidémie semble progresser ou régresser.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/cor ... BoA1mVuzPk
fil - 09 Sep 2020 - 05:06
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Une carence en vitamine D peut augmenter le risque de COVID-19

Les personnes ayant une carence en vitamine D étaient plus susceptibles de développer le COVID-19 que celles qui avaient des niveaux de vitamine D suffisants, les données d'une étude de cohorte rétrospective monocentrique publiée dans le JAMA Network Open show .

Selon un communiqué de presse, la moitié de tous les Américains ont des niveaux insuffisants de vitamine D. Cette carence est plus élevée chez les Afro-Américains, les Hispaniques et ceux qui sont peu exposés au soleil en hiver .

David O. Meltzer, MD, PhD, professeur de médecine à l'Université de Chicago, et ses collègues ont examiné les dossiers de santé électroniques de 489 patients américains dans un centre médical universitaire urbain dont le taux de vitamine D a été mesuré l'année précédant leur test. pour COVID-19. L'âge moyen des patients de l'étude était de 49,2 ans, 75% étaient des femmes et 68% n'étaient pas de race blanche. Parmi tous les patients, 124 avaient une carence en vitamine D, 287 avaient des niveaux «probablement suffisants» et 78 avaient des niveaux incertains.

Les chercheurs ont écrit que 71 des 489 patients ont été testés positifs au COVID-19. Une analyse multivariée a indiqué que le test positif au COVID-19 était associé à une augmentation de l'âge jusqu'à 50 ans (RR = 1,06; IC à 95%, 1,01–1,09); n'étant pas de race blanche (RR = 2,54; IC à 95%, 1,26–5,12) et ayant probablement une carence en vitamine D (RR = 1,77; IC à 95%, 1,12–2,81) par rapport à un taux de vitamine D suffisant. Les taux de COVID-19 prédits dans le groupe carencé en vitamine D étaient de 21,6% (IC à 95%, 14% à 29,2%) contre 12,2% (IC à 95%, 8,9% à 15,4%) dans le groupe suffisant.

Les chercheurs ont ajouté qu'une étude britannique avec une conclusion contrastée avait probablement eu lieu parce que les chercheurs britanniques avaient utilisé des échantillons de vitamine D âgés de près de 15 ans et n'avaient pas réussi à contrôler les efforts des participants à l'étude pour améliorer leurs niveaux de vitamine D.

Meltzer a commencé plusieurs essais cliniques dans le but de valider les résultats de l'étude actuelle, selon le communiqué.

«Comprendre si le traitement de la carence en vitamine D change le risque de COVID-19 pourrait être d'une grande importance aux niveaux local, national et mondial», a déclaré Meltzer. "La vitamine D est peu coûteuse, généralement très sûre à prendre et peut être largement mise à l'échelle."

https://jamanetwork.com/journals/jamane ... le/2770157
fil - 09 Sep 2020 - 05:17
Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus
Direct 8 septembre : Melbourne prolonge le confinement / Les JO quoiqu’il arrive/ A l’école des masques

Cette veille quotidienne vous permet de retrouver rapidement certaines des informations brèves concernant l’épidémie actuelle. Retrouvez tous nos articles sur la Covid-19

14h30 - L’école, hors les murs !

Un reportage du Monde revient sur la façon dont l’épidémie de Covid-19 et les contraintes organisationnelles qu’elle impose dans les établissements scolaires ont popularisé le concept de « classe en extérieur ». L’engouement est tel que le ministère de l’Education nationale accorde désormais une attention plus soutenue à cette pratique, qu’elle n’hésite pas à présenter sur l’un de ses portails internet. D’autres pays ont plus largement franchi le pas, parfois avant même l’épidémie : le Danemark, la Belgique, la Suisse ou encore l’Ecosse où les enseignants multiplient les séances pédagogiques en extérieur.

14h - Avec ou sans la Covid-19, les Jeux Olympiques se tiendront à Tokyo en 2021

Après l’annulation des Jeux Olympiques qui devaient se tenir à Tokyo cet été, beaucoup s’interrogeaient sur le destin de l’aventure olympique. Hier, le vice-président du Comité international olympique, John Coates s’est montré combattif affirmant qu’avec ou sans la Covid, la manifestation attendue se tiendrait bien à Tokyo l’année prochaine. Il espère même que l’événement constituera le symbole de la victoire du monde sur l’épidémie. « Ce seront les Jeux qui auront vaincu la Covid, la lumière au bout du tunnel » a-t-il assuré. Tokyo devrait ainsi inaugurer les 33èmes jeux olympiques d’été le 23 juillet prochain.

13h - Devant les sénateurs, les patrons d’EHPAD parlent de leur abandon

Auditionnés la semaine dernière par la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise, les responsables des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes et des institutions d’aide au maintien à domicile ont déploré une certaine forme d’abandon de la part des pouvoirs publics aux premières heures de l’épidémie. L’impossibilité initiale pour les aidants d’obtenir des masques car ne figurant pas sur la liste des personnes prioritaires, l’absence de consignes strictes avant le début du mois de mars concernant les consignes sanitaires ou encore le défaut d’adaptation des mesures à la réalité ont notamment été déplorées. Les représentants des directeurs d’EHPAD estiment notamment que la crise doit inviter à de nouvelles réflexions non seulement sur la médicalisation des établissements, mais plus encore sur l’équilibre entre maintien des liens sociaux indispensables et protection par l’isolement. « Rien ne justifie qu'on mette en isolement total des personnes très âgées » a ainsi jugé Joëlle Martinaux, présidente de l’union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (Unccas).

12h - Des masques transparents pour tous les instituteurs en maternelle

Difficile de se familiariser avec les sons ou de parfaire son élocution quand son enseignant est masqué. Plus difficile encore de maintenir une communication quand on est malentendant et que l’on ne peut pas s’aider de la lecture sur les lèvres. Pour répondre à ces difficultés dans un monde où le port du masque est désormais généralisé, des masques à fenêtre transparente ont vu le jour. Se félicitant de cette innovation le secrétaire d’Etat aux personnes handicapées a annoncé que des dispositifs de ce type allaient être fournis à l’ensemble des instituteurs de maternelle, ainsi qu’à tous les professeurs comptant des élèves sourds ou malentendants.

11h - Extrême prudence à Melbourne où le confinement est prolongé

La ville de Melbourne a décidé de prolonger son confinement qui devait s’achever le week-end prochain de quinze jours supplémentaires, en dépit de données épidémiques plutôt favorables avec 63 nouveaux cas et cinq décès recensés dimanche. Cependant, alors que les protestations contre les restrictions de circulation se font de plus en plus entendre, des assouplissements ont été aménagés, avec notamment un couvre-feu plus tardif et des dérogations plus importantes pour les personnes seules. A partir de l