HEPATITES

Publications scientifiques - De la stéatose à la Nash

fil - 14 Jan 2018 - 14:50
Sujet du message: De la stéatose à la Nash
Tout savoir sur la Nash

N.A.S.H. : Non Alcoholic Steato Hepatitis, autrement dit stéatohépatite non alcoolique. Aujourd’hui encore, rares sont ceux qui sont capables de dire de quoi il s’agit. Et pourtant, la nash est une maladie qui affecte déjà des dizaines, voire des centaines de millions de personnes dans le monde entier, et qui progresse année après année.

La NASH est une maladie du foie émergente, liée à l’épidémie mondiale d’obésité et de diabète, susceptible d’évoluer vers une cirrhose et/ou un cancer. La NASH, c’est en quelque sorte une histoire de foie gras qui tourne mal. Une histoire que nous allons vous raconter, pour que vous puissiez en changer la fin.

http://www.soshepatites.org/plateforme/nash/


Le traitement de la NASH

http://www.fmcgastro.org//wp-content/up ... orchia.pdf

Diaporama :

http://www.fmcgastro.org//wp-content/up ... 16_def.pdf

Vidéo :

http://www.fmcgastro.org//wp-content/up ... index.html

http://www.fmcgastro.org/textes-postus/ ... e-la-nash/
fil - 14 Jan 2018 - 15:04
Sujet du message: De la stéatose à la Nash
Actualités sur la stéatopathie métabolique en 2017

L'ampleur du problème" (données épidémio mondiales et françaises)

Maeva Guillaume - Rodolphe Anty



https://www.youtube.com/watch?v=vjwitLx ... e=youtu.be

Dépistage et diagnostic
Maeva Guillaume - Jérôme Boursier



https://www.youtube.com/watch?v=B9GeFyx ... e=youtu.be

Règles hygiéno diététiques et médicaments
Maeva Guillaume - Vlad Ratziu



https://www.youtube.com/watch?v=JndQ1Rj ... e=youtu.be

Pronostic et surveillance
Maeva Guillaume - Lawrence Serfaty



https://www.youtube.com/watch?v=0zC1jvj ... e=youtu.be

NASH - Epidémiologie et Dépistage
Professeur Jérôme Boursier



https://www.youtube.com/watch?v=60qwGvz ... e=youtu.be
fil - 14 Jan 2018 - 15:17
Sujet du message: De la stéatose à la Nash
Quel avenir thérapeutique dans la NASH ? (AASLD 2017)
Patrick Delasalle, Grasse - Bertrand Hanslik, Montpellier



https://www.youtube.com/watch?v=Trl9JyXkto0
fil - 14 Jan 2018 - 19:05
Sujet du message:
Le diagnostic et la gestion de la stéatose hépatique non alcoolique: Guide de pratique de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie
Janvier 2018

Cette orientation fournit une approche fondée sur les données pour les aspects diagnostiques, thérapeutiques et préventifs des soins de la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Les lignes directrices sont élaborées par un groupe multidisciplinaire d'experts et évaluent la qualité (niveau) des données probantes et la force de chaque recommandation en utilisant le système de classement des recommandations, d'évaluation et d'évaluation. . Un document d' orientation est élaboré par un groupe d'experts sur le sujet, et des énoncés d'orientation, et non des recommandations, sont présentés pour aider les cliniciens à comprendre et à mettre en œuvre les preuves les plus récentes.

Cette orientation pratique a été commandée par l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie (AASLD) et est une mise à jour de la ligne directrice pratique publiée en 2012 en collaboration avec l'Association américaine de gastroentérologie et de l'American College of Gastroenterology (ACG). [ 1 ] Les articles où il n'y a pas eu de publications plus récentes notables ne sont pas modifiées, de sorte que certains paragraphes restent inchangés. Cette revue narrative et ces directives sont basées sur les éléments suivants: (1) une revue et une analyse formelles de la littérature mondiale récemment publiée sur le sujet (recherche Medline jusqu'en août 2016); (2) Manuel de l'American College of Physicians ' pour l'évaluation des pratiques de santé et des lignes directrices de conception [ 2] (3) les lignes directrices de l'AASLD; et (4) l'expérience des auteurs et des réviseurs indépendants en ce qui concerne la NAFLD.

Ce guide de pratique est destiné aux médecins et autres professionnels de la santé. Si cela est cliniquement approprié, les recommandations doivent être adaptées à chaque patient. Les énoncés d'orientation spécifiques sont fondés sur des preuves chaque fois que possible et, lorsque ces preuves ne sont pas disponibles ou sont incohérentes, les énoncés d'orientation sont fondés sur l'opinion consensuelle des auteurs [ 3 ] . et les lecteurs intéressés peuvent se référer à plusieurs revues récentes. [ 4-9 ] Comme ce document d'orientation est long, pour faciliter la tâche du lecteur, une liste de tous les énoncés d'orientation et recommandations est fournie sous forme de tableau explicatif S1

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1 ... 29367/full
fil - 15 Jan 2018 - 07:08
Sujet du message:
L’arrivée d’un nouvel outil pour diagnostiquer (aisément) la NASH



Ainsi, une fois que le test a détecté un cas possible de NASH, un examen plus poussé doit cependant être entrepris auprès d’un spécialiste confirmé dans les jours qui suivent.

Mais attention, même si le diagnostic de NASH est confirmé, il est difficile à l’heure actuelle de pouvoir proposer une solution thérapeutique médicamenteuse à ces patients. Seules des recherches menées à l’état clinique, voire pré-clinique sont encore à l’étude dans les laboratoires mais pas de molécule encore présentée sur le marché. Seules des recherches menées à l’état clinique, voire pré-clinique sont encore à l’étude dans les laboratoires mais pas de molécule encore présentée sur le marché.

Relativisons… avec la découverte de ce nouveau dispositif eLIFT, il va ainsi être possible de mettre plus rapidement la main sur des cas supplémentaires d’atteintes hépatiques avant que les lésions ne deviennent irréversibles.

La pression sur les traitements peut alors baisser d’un cran !

Et de cette façon, une plus large proportion de patients va pouvoir être étudiée et ce, en leur évitant de subir un examen trop lourd ! Une nouvelle plus que réjouissante…

https://www.sante-sur-le-net.com/elift- ... stic-nash/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28088581
fil - 15 Jan 2018 - 12:52
Sujet du message:

fil - 15 Jan 2018 - 13:04
Sujet du message:
La NASH, une entité encore mal connue !
YOUNOSSI Z, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 2237 ACTUALISÉ

Commentaire

Questionnaire rempli par 396 médecins aux USA (hépato-gastroentérologues, endocrinologues, internistes, radiologues, médecins généralistes…)



Dépistage de la fibrose hépatique avec le FIB4 chez les diabétiques
FILOZOF CM, ROYAUME-UNI, AASLD 2017, ABS. 2131 ACTUALISÉ

• Un seuil bas de FIB4 (1,45), privilégiant la sensibilité, induit un nombre très important de résultats positifs. Le seuil haut (2,67) semble plus adapté dans une attitude de dépistage

• Analyse du registre LabCorp entre janvier et décembre 2016
• Code ICD-10 E11 (diabète de type 2)
• Paramètres du FIB4 disponibles (âge, ASAT, ALAT, plaquettes)

• » 3 070 277 patients inclus



• Un seuil bas de FIB4 (1,45), privilégiant la sensibilité, induit un nombre très important de résultats positifs. Le seuil haut (2,67) semble plus adapté dans une attitude de dépistage

Dépistage de la fibrose hépatique avec le Fibroscan en population générale
TAREK IH, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 58 ACTUALISÉ ; LONG TM, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 2109 ACTUALISÉ

• Le taux de résultats positifs avec le Fibroscan est élevé en population générale


fil - 15 Jan 2018 - 13:15
Sujet du message:
Evaluation du Fibroscan dans la NAFLD
D’APRÈS AASLD 2017 - SIDDIQUI, ETATS-UNIS, ABS. 183 ; EDOWES, ROYAUME-UNI, ABS. 184, ACTUALISÉS







Fibroscan : utiliser la bonne sonde dans les bonnes conditions !
BOURSIER J, ANGERS, AASLD 2017, ABS. 636 ACTUALISÉ

• Suivre les recommandations d’utilisation de la sonde du Fibroscan permet d’utiliser les mêmes seuils pour les deux sondes

Commentaire

La sonde XL du Fibroscan a été spécifiquement développée pour la mesure de la dureté hépatique (MDH) chez les patients obèses. Néanmoins, la sonde XL donne des résultats inférieurs à ceux de la sonde M classique, avec un risque potentiel de sous-estimation de la fibrose hépatique. Le fabricant recommande d'utiliser la sonde M sur les patients ayant une distance peau-capsule du foie (DPC) < 25 mm et la sonde XL sur les patients ayant une DPC ≥ 25 mm. Appliquer cette recommandation permet d’utiliser les mêmes seuils diagnostiques pour les deux sondes.
En pratique, un algorithme de détection inclus dans le Fibroscan indique à l’opérateur quelle sonde utiliser.



Un nouveau test sanguin de fibrose multi-cibles
CALES P, ANGERS, AASLD 2017, ABS. 611 ACTUALISÉ

• Le nouveau test multi-cibles MultiFibroMètre est aussi performant que le Fibroscan pour le diagnostic de cirrhose et améliore le diagnostic du stade de fibrose

Commentaire

Les tests sanguins de fibrose sont construits pour diagnostiquer une cible binaire, généralement présence/absence de fibrose hépatique significative Metavir F≥2.
Le CirrhoMètre est un test sanguin construit pour diagnostiquer la cirrhose, une autre cible d’intérêt dans les hépatopathies chroniques.
L’utilisation de ces deux tests en pratique clinique a néanmoins l’inconvénient de produire plusieurs résultats pour un même patient avec une interprétation qui peut être difficile.
Le MultiFibroMètre est un nouveau test non-invasif qui associe plusieurs tests sanguins pour différentes cibles diagnostiques dans un seul et unique test, avec un résultat unique, ce qui facilité l’interprétation en pratique clinique.
L’objectif de cette étude était de comparer le MultiFibroMètre au Fibroscan et au FibroMètre.
Rappelons que les tests V3G n’incluent pas l’acide hyaluronique à l’inverse des tests V2G.


fil - 15 Jan 2018 - 13:28
Sujet du message:
Spectroscopie moyen infrarouge : dépistage rapide de la NASH – Etude bicentrique
ANTY R, NICE, AASLD 2017, ABS. LB-23 ACTUALISÉ

Commentaire

La spectroscopie moyen infrarouge est une technique d’absorption spectroscopique qui délivre un spectre reflétant la composition moléculaire de l’échantillon. Il peut être assimilé à une empreinte digitale métabolique. 7 ml de sérum suffisent. Un algorithme est généré pour différencier les patients NASH versus non NASH.
Un total de 510 patients obèses morbides étaient inclus. La cohorte de calibration représentait 2/3 des patients et la cohorte de validation 1/3. Les patients stéatosiques avec inflammation seule, ou avec ballonisation seule, ou avec fibrose ≥ 2 seule étaient exclus. La cohorte de calibration a permis de définir l’algorithme en utilisant les méthodes de régression linéaire.
Au seuil de 0,18, la spectroscopie moyen infrarouge est une méthode sensible et a une bonne valeur prédictive négative pour le diagnostic de NASH chez les patients obèses morbides





Le risque cardiovasculaire est associé à la sévérité de la fibrose dans la NAFLD
SHILI S, BORDEAUX, AASLD 2017, ABS. 2193 ACTUALISÉ

• La sévérité de la NAFLD évaluée par les tests non-invasifs de fibrose est associée à une augmentation de l’incidence des événements cardiovasculaires

Commentaire

Parce que ces deux entités partagent les mêmes facteurs de risque, les patients NAFLD ont un risque cardiovasculaire augmenté comparé à la population générale.
Le lien entre sévérité de la NAFLD et augmentation du risque cardiovasculaire n’est cependant pas bien établi. Ce travail suggère que le risque cardiovasculaire est encore plus augmenté chez les patients avec une NAFLD avancée et qu’il devrait donc être tout particulièrement évalué dans ce sous-groupe de patients.

• Etude de cohorte rétrospective (juillet 2004 à juin 2014), 795 patients NAFLD inclus
• Tests non-invasifs à baseline : NAFLD fibrosis score, APRI, FIB4, Fibroscan
• 42 événements cardiovasculaires (ECV) au cours du suivi médian de 31 mois



Hépatopathie stéatosique avec fibrose avancée : ne pas sous-estimer le risque cardiovasculaire
VILAR-GOMEZ E, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 60 ACTUALISÉ

• Les patients NAFLD non-cirrhotiques ont plus de complications cardiaques qu’hépatiques

Commentaire

Inclusion des patients dans 6 centres tertiaires en Espagne, Autralie, Hong-Kong et Cuba. Suivi moyen : 5,7 années (extrêmes : 2,7-8,2 ; soit 2 594 personnes-années)
Au cours du suivi, 141 patients ont eu un premier événement : décompensation hépatique (n = 86), CHC (n = 22), accident cardiovasculaire (n = 13), ou cancer non-hépatique (n = 20).


fil - 15 Jan 2018 - 13:39
Sujet du message:
Pas de protection féminine pour le risque cardiovasculaire dans la NAFLD
ALLEN A, ETATS-UNIS, ABS. 55 ACTUALISÉ

• L’effet protecteur du sexe féminin sur le risque cardiovasculaire disparait chez les patients NAFLD. Les équations de risque vasculaire incluant le sexe peuvent être prises à défaut dans la NAFLD

Commentaire

Le risque cardiovasculaire des femmes est 20 % inférieur à celui des hommes et les complications cardiovasculaires chez les femmes surviennent plus tard que chez les hommes. Le genre est donc un des paramètres inclus dans les équations de risque cardiovasculaire.
Il s’agit d’une étude de cohorte (Olmsted County, Etats-Unis d’Amérique) dont les patients ont été inclus entre 1997 et 2014. Les patients NAFLD étaient appariés (4:1) avec des sujets contrôles selon l’âge, le sexe, le diabète, l’HTA, la dyslipidémie
Etaient étudiés les événements cardiovasculaires survenant après le diagnostic de NAFLD : angor, infarctus, insuffisance cardiaque, fibrillation, AVC

En cas de NAFLD, l’incidence des évènements cardiovasculaires chez les femmes est comparable à celle des hommes, et les maladies cardiovasculaires surviennent à un âge plus jeune que chez les hommes. De plus les facteurs de risque CV étaient au départ plus prévalents chez les femmes que chez les hommes. Malgré cela, la mortalité restait plus élevée chez les hommes NAFLD que chez les femmes.



Le placebo dans les essais thérapeutiques de la NASH : ça marche aussi !
THANDA HAN MA, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 2137 ACTUALISÉ

Commentaire

Les patients inclus dans les groupes placebo des études thérapeutiques améliorent significativement leurs paramètres histologiques. Le fait d’être inclus dans un essai avec un suivi régulier joue très certainement un rôle. Le groupe placebo des essais thérapeutiques ne reflète donc probablement pas réellement l’histoire naturelle de la NAFLD dans la « vraie vie ».
• Revue systématique de la littérature : essais randomisés contrôlés avec groupe placebo dans la NAFLD adulte. Identification de 33 études pour lesquelles les données histologiques et/ou l’évaluation de la stéatose (spectroscopie/IRM) étaient disponibles



Une étude de phase 2 prometteuse
SANYAL, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 182 ACTUALISÉ

Commentaire

Le FGF21 (fibrosis growth factor) est une hormone qui régule le métabolisme énergétique et dont la durée de vie est courte (1-2 heures). FGF21 améliore le métabolisme lipidique et glucidique, la sensibilité à l’insuline et augmente l’adiponectine.
La molécule BMS-986036 est un analogue recombinant humain du FGF21 qui a été pégylé pour augmenter la demi-vie.
Des études préliminaires chez l’animal et l’homme ont montré que BMS-986036 améliorait le score d’activité NAS et la fibrose hépatique, réduisait le taux sérique du marqueur de fibrose pro-C3, augmentait le taux sérique d’adiponectine et améliorait la sensibilité à l’insuline. Cette molécule est donc un candidat potentiel pour le traitement de la NASH.




fil - 15 Jan 2018 - 13:45
Sujet du message:
Thermoablation de la muqueuse duodénale : une nouvelle méthode d’endoscopie bariatrique ?
VAN BARR A, PAYS-BAS, AASLD 2017, ABS. 2138 ACTUALISÉ

Commentaire

Au cours du diabète, la muqueuse duodénale est hypertrophiée avec une hyperplasie des cellules entéroendocrines. Les techniques de bypass chirurgical améliorent la sensibilité à l’insuline, notamment en empêchant le contact entre la muqueuse duodénale et, d’autre part, les nutriments et les sucs biliaires.
Le dispositif Revita permet un décollement de la sous-muqueuse duodénale avec une solution saline, puis une thermoablation de la muqueuse sur 10 cm créant ainsi un bypass duodénal. La muqueuse régénère ensuite en quelques semaines.
Cette étude incluait des patients obèses, diabétiques de type 2, traités par ADO.
Cette étude pilote montre que cette technique endoscopique améliore les transaminases dès le 3e mois et l’insulinorésistance. Des études de confirmation sur de plus larges effectifs sont nécessaires pour confirmer ces résultats.



Exercice et NAFLD : la quadrature du cercle ?
KONERMAN MA, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 2175 ACTUALISÉ; PRICE JK, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 2236 ACTUALISÉ; PRICE JK, ETATS-UNIS, AASLD 2017, ABS. 2238 ACTUALISÉ

• Diminution poids > 5 % : 23 % à 12 sem. et 53 % à 24 sem.
• Diminution poids > 10 % : 3 % à 12 sem. et 16 % à 24 sem.
• Efficacité identique chez les patients avec ou sans NAFLD
• Facteur associé diminution de poids > 5 % (analyse multivariée) : programme 24 sem.

Commentaire

L’exercice physique associé à la prise en charge diététique reste le traitement de 1ère ligne de la stéatose hépatique liée au syndrome métabolique (NAFLD). Cependant, les éventuelles complications cardio-vasculaires et la fatigue fréquemment rapportées par ces patients pourraient limiter leur aptitude à l’effort. Plusieurs études ont exploré ce lien entre NAFLD et capacité à l’exercice.
Une première étude (diapositive 1) a testé l’efficacité d’un programme structuré de prise en charge associant éducation, exercice physique et régime alimentaire pendant 12 ou 24 semaines. 495 participants ont été évalués dont 47% avaient une NAFLD (diagnostic sur histologie, imagerie ou clinique en l’absence de consommation d’alcool > 140 g/sem. chez l’homme et > 70 g /sem. chez la femme). 79 % des participants inclus ont complété le programme (assister à > 75 % des séances).
A l’inclusion les patients NAFLD étaient plus jeunes, avec un IMC et une ALAT plus élevés, et davantage de facteurs métaboliques.
Au total, une perte de poids d’au moins 5 % était constatée chez 23 % des participants à 12 semaines et 53 % à 24 semaines. Une perte de poids d’au moins 10 % était constatée chez 3 % des participants à 12 semaines et 16 % à 24 semaines. L’efficacité était identique chez les participants avec ou sans NAFLD.
En analyse multivariée, le seul facteur associé à une perte de poids d’au moins 5% était la prise en charge de 24 semaines.
Au total, la moitié environ des patients avec NAFLD vont bénéficier de cette prise en charge pendant 24 semaines avec une diminution de plus de 5 % du poids. Cependant, la proportion diminue nettement si on fixe le seuil à 10 % qui est habituellement retenu pour avoir un bénéfice clinique et notamment au niveau hépatique. Par ailleurs, la qualité de vie et son éventuelle amélioration n’ont pas été testées dans cette étude.


fil - 17 Jan 2018 - 06:54
Sujet du message:
ZOOM sur la stéatose non alcoolique, NASH

http://www.hepatites.net/index.php?name ... ht=diabete
fil - 17 Jan 2018 - 07:10
Sujet du message:
NASH, cirrhose du VHC prédire la maladie coronarienne dans la transplantation du foie

Les patients qui ont subi une évaluation de transplantation hépatique avaient une forte prévalence de la maladie coronarienne, en particulier ceux avec une cirrhose non alcoolique liée à la stéatohépatite, la cirrhose liée à l'hépatite C et la cirrhose alcoolique, selon une étude publiée récemment.

"Une partie intégrante de l'évaluation de greffe du foie (LTE) est l'évaluation des maladies coronariennes (CAD) que la morbidité et la mortalité chirurgicale peuvent atteindre 81% et 50%, respectivement, chez les patients atteints de coronaropathie significative LT," Samarth S. Patel, MD, de la Virginia Commonwealth University, et ses collègues ont écrit. "Nous avons mené l'étude suivante pour décrire la distribution de CAD noté sur l'angiographie coronaire par protocole chez les patients subissant LTE, les facteurs de risque associés à la coronaropathie et les complications associées à l'angiographie coronarienne."

Patel et ses collègues ont recueilli de façon prospective des données sur 288 patients ayant subi une LTE à Virginia Commonwealth University entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2014. Les indications de LTE incluaient une cirrhose décompensée liée au VHC (47,8%), NASH (23,2%) , cirrhose alcoolique (19,7%), cholangite sclérosante primitive (2,6%), cholangite biliaire primitive (2,6%), hépatite auto-immune (1,3%), hépatite B (1,3%) ou autre (1,3%).

Quatre-vingt-quatre patients présentaient une coronaropathie, la prévalence la plus élevée chez les patients atteints de cirrhose liée à la NASH (52,8%), suivie de la cirrhose liée au VHC (39,4%) et de la cirrhose alcoolique (20%).

De même, les patients atteints de cirrhose liée à la NASH présentaient la plus forte prévalence de coronaropathie non obstructive (22,6%) et obstructive (30,2%) contre cirrhose liée au VHC (non obstructive, 20,2%, obstructive, 11,1%) et cirrhotique alcoolique ( non-obstructive, 8,9%, obstructive, 19,3%).

La prévalence de la coronaropathie à un vaisseau (15,1%) et de la coronaropathie à trois vaisseaux (9,4%) était significativement plus élevée chez les patients atteints de NASH que chez les patients cirrhotiques liés au VHC (monovoitale, 4,6%, 3 vaisseaux, 1%) et alcooliques. cirrhose (vaisseau unique, 6,6%, vaisseau 3, 0%, P = 0,001).

Les chercheurs ont observé les facteurs de risque suivants associés à la présence de coronaropathie: diabète de type 2 (OR = 2,31; IC 95%: 1,316-4,055), dyslipidémie (OR = 1,96; IC 95%: 1,069-3,592) et hypertension (OR = 2,15; IC 95%, 1,236-3,737). Alors que la NASH était la seule étiologie de toute la cohorte corrélée à la coronaropathie (RC = 2,42; IC à 95%: 1,287-4,551), le VHC était corrélé à la coronaropathie dans une analyse de sous-groupes de patients sans NASH (OR = 2,458; 5,049).

Diabète de type 2 (OR = 2,363; IC à 95%, 1,202-4,644), dyslipidémie (OR = 2,089; IC à 95%: 1,022-4,27), antécédents d'hypertension (OR = 2,2; IC à 95%: 1,135-4,265) ) et la NASH (OR = 3,121; IC à 95%: 1,332-5,321) demeuraient des prédicteurs indépendants de la coronaropathie significative après ajustement pour l'âge, le sexe, l'IMC et le tabagisme et les antécédents familiaux.

Six patients ont présenté des complications de l'angiographie coronarienne, y compris des saignements chez trois patients, deux patients admis après l'aggravation de la fonction rénale et deux patients admis après une septicémie. Cependant, aucun de ces cas n'a été corrélé avec les profils cliniques ou biochimiques des patients.

"L'algorithme optimal pour évaluer les patients atteints de cirrhose décompensée pour CAD pendant LTE est inconnu en raison de la prévalence mal définie et les facteurs de risque de CAD dans cette population. Une limitation majeure de la littérature publiée résulte de l'absence d'angiographies coronaires par protocole, introduisant ainsi un biais d'échantillonnage inhérent ", ont écrit les chercheurs. "La présente étude réduit cette lacune dans la définition de la distribution et les facteurs de risque associés à la coronaropathie en utilisant l'angiographie coronaire par protocole en fonction de l'étiologie sous-jacente de la maladie hépatique primaire."

Patel SS, et al. Foie Transpl . 2017; doi: 10.1002 / lt.25012.
fil - 29 Jan 2018 - 11:28
Sujet du message:
STEATOHEPATITE NON ALCOOLIQUE (Après les conseils de l'AASLD publiés en 2018)
Claude Eugene



https://fr.slideshare.net/DocteurClaude ... is-en-2018
fil - 31 Jan 2018 - 19:35
Sujet du message:
La consommation à long terme d'huiles de tournesol et de poisson endommage le foie

Un groupe international de scientifiques dirigé par l'Université de Grenade (UGR) a démontré que l'ingestion à long terme d'huiles de tournesol ou de poisson endommage le foie et peut provoquer une série d'altérations, donnant lieu à une stéatohépatite non alcoolique (NASH) .

Parmi les trois graisses alimentaires étudiées (huile d'olive, de tournesol et de poisson), l'huile d'olive vierge a été classée comme la source de graisse alimentaire qui préserve le mieux le foie au cours du processus de vieillissement.

NASH, qui provoque une inflammation du foie qui n'est pas causée par l'abus d'alcool, est une maladie très grave et peut agir comme un catalyseur pour l'apparition d'autres maladies telles que la cirrhose et le cancer du foie. Sa prévalence dans la population générale augmente avec l'âge: elle touche 1% à 3% des enfants, 5% des adolescents, 18% des 20-20 ans, 39% des 40-50 ans et plus de 40% de ceux de plus de 70 ans.

La recherche, récemment publiée dans le prestigieux Journal of Nutritional Biochemistry, a analysé comment la consommation à long terme de différentes sources de graisses alimentaires telles que l'huile d'olive, de tournesol et de poisson affecte le foie des rats. Les chercheurs de l'UGR ont mené une série d'analyses complètes, y compris des études d'anatomie pathologique, des analyses ultrastructurales utilisant des microscopes électroniques, des techniques sophistiquées de bioénergie, des mesures de longueur des télomères et le stress oxydatif. Plus important encore, ils ont mené une étude complète du génome du foie afin d'établir comment il évoluait en fonction de la consommation des différentes huiles.

Comme l'explique José Luis Quiles Morales, professeur titulaire de physiologie à l'UGR: «[la recherche] démontre que la graisse s'accumule dans le foie avec l'âge, mais le résultat le plus frappant est que le type de graisse accumulée diffère selon les huiles consommées. signifie que, indépendamment de cette accumulation, certains foies vieillissent d'une manière plus saine que d'autres et avec une prédisposition plus ou moins grande à certaines maladies. "

Trois graisses alimentaires (huile d'olive vierge, huile de tournesol et huiles de poisson) ont été étudiées et l'huile d'olive vierge a été montrée au meilleur des trois pour préserver le foie tout au long de la vie. La recherche a également révélé que l'huile de tournesol induit une fibrose, des altérations ultrastructurales, des blocages d'expression génique et une forte oxydation. Pendant ce temps, l'huile de poisson a intensifié l'oxydation associée au vieillissement, abaissé l'activité de la chaîne de transport des électrons mitochondriale et modifié la longueur relative des télomères. Les télomères sont les extrémités des chromosomes, dont le raccourcissement peut provoquer le vieillissement cellulaire et dont l'allongement peut causer le cancer.

"Les altérations causées par la consommation à long terme d'huiles de tournesol et de poisson rendent le foie sensible à la stéatohépatite non alcoolique, une maladie très grave qui peut catalyser d'autres maladies hépatiques telles que la cirrhose et le cancer du foie". Remarques. À la lumière des résultats, il souligne également que: "l'huile d'olive vierge est l'option la plus saine, qui a déjà été prouvée par rapport à divers aspects de la santé."

Selon le professeur Quiles, l'aspect le plus innovant de cette étude est «comment elle révèle les mécanismes par lesquels l'huile d'olive vierge apporte ces bienfaits et pourquoi la surconsommation d'autres graisses alimentaires est dangereuse. Nous croyons que cette étude sera très utile dans la prévention et le traitement de diverses maladies du foie. "

https://www.ugr.es/en/about/news/long-t ... ages-liver
fritzlecat - 02 Fév 2018 - 09:02
Sujet du message:
popeye avait raison ...!
fil - 20 Fév 2018 - 16:52
Sujet du message:


http://hcv-trials.com/nash/NAFLD-NASH.asp
fil - 10 Mar 2018 - 09:47
Sujet du message:
Foie gras : une hormone intestinale réduit le risque d'évolutin vers la cirrhose

Une étude montre qu’une hormone intestinale pourrait réduire la graisse qui s'accumule dans le foie quand on grossit, et prévenir l'évolution vers une cirrhose. Un nouveau traitement pourrait être envisagé.

Un nouveau traitement pour éviter une cirrhose du foie, une fibrose ou une inflammation de l'organe ? C’est l’espoir suscité par un récent essai clinique.

Les chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université de Californie à San Diego ont découvert que de faibles doses d’une hormone intestinale, appelée NGM282, diminuait la graisse dans le foie chez les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique.

Une maladie due à une surcharge en graisse des cellules du foie, sans rapport avec la prise d’alcool, qui se traduit par une augmentation du volume de l'organe.

Actuellement il n'existe aucun traitement

Les facteurs de risques pour développer ces maladies du foie sont nombreux : le surpoids, le diabète de type 2, une pression artérielle ou un taux de cholestérol élevés... Les patients atteints de stéatose hépatique, ou stéatohépatite non alcoolique, peuvent développer une cirrhose, une fibrose ou encore une inflammation du foie. Cette étude, publiée dans The Lancet au début du mois de mars, ouvre la voie à un remède contre ces maladies du foie. Actuellement, il n’existe aucun traitement validé.

Les chercheurs ont mené leur étude clinique sur 166 patients, âgés de 18 à 75 ans, atteints de l’une de ses deux maladies du foie. Ils leur ont administré soit 3 milligrammes de la molécule intestinale NGM282, soit 6 milligrammes, soit un traitement placebo. Tout cela une fois par jour. Les patients étaient suivis toutes les deux semaines, pendant trois mois.

A terme, les chercheurs ont observé les résultats grâce à une IRM chez chaque patient. Ceux ayant reçu des doses de la molécule intestinale NGM282 avaient entre 5 et 30% de graisse en moins dans le foie.

La molécule intestinale a des effets secondaires

Néanmoins, les patients ayant reçu l'hormone intestinale NMG282 ont eu des effets secondaires : des douleurs locales au moment de l’injection, des diarrhées, des douleurs abdominales ou encore des nausées.

D’autres essais cliniques doivent donc être menés pour envisager un traitement à base de cette molécule intestinale.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... n-cirrhose

Programmes de développement clinique
NGM282 est un injectable sous-cutané administré une fois par jour avec les programmes de développement clinique terminés et en cours suivants:

• Essai de phase 1 pour évaluer l'innocuité et la pharmacocinétique chez des volontaires normaux (Complété).
• Essai de preuve de concept de phase 2a pendant 28 jours chez des patients atteints de cholangite biliaire primitive (complétée) .
• Essai de phase 2b pendant 52 semaines chez des patients atteints de CBP pour évaluer l'innocuité prolongée et la durabilité de la réponse (Complété).
• Essai de preuve de concept de phase 2a pendant 28 jours chez des patients atteints de diabète de type 2 (Complété).
• Essai de détermination de la dose de phase 2 pendant 12 semaines chez les patients atteints de stéatohépatite non alcoolique confirmée histologiquement (NASH) (En cours).
• Essai de preuve de concept de phase 2 chez des patients ayant subi un essai de cholangite sclérosante primitive (En cours).
Plus de 400 patients ont été inclus dans le programme de développement clinique, avec plus de 275 patients traités avec des doses cliniquement pertinentes de NGM282.

Ces études ont démontré la preuve d'une activité biologique cohérente avec l'activité de type FGF19 liée à la signalisation FGFR1c et FGFR4 comme démontré par les activités suivantes:

• Régulation de la synthèse des acides biliaires, comme en témoignent les réductions significatives de C4, qui sont pertinentes à la fois pour la NASH et les maladies hépatiques cholestatiques.
• Amélioration des lésions hépatiques, avec des réductions statistiquement significatives des transaminases hépatiques et des marqueurs de la cholestase.
• Des réductions significatives de la graisse hépatique et des triglycérides sériques.
• Un profil d'innocuité et de tolérabilité cohérent et généralement favorable dans toutes les populations étudiées.
• Régulation de la synthèse des acides biliaires, comme en témoignent les réductions significatives de l'activité du CYP7a1, enzyme clé de la production d'acide biliaire dans le foie.
• Amélioration de la santé du foie, avec des réductions statistiquement significatives de l'ALP, de l'ALT et de l'AST.
• Amélioration du profil métabolique, y compris augmentation de la sensibilité à l'insuline, perte de poids corporel et abaissement des triglycérides.
• Profil de tolérabilité généralement acceptable, sans aggravation statistiquement significative du prurit.

http://www.ngmbio.com/pipeline/ngm282/
fil - 21 Mar 2018 - 14:59
Sujet du message:
Consommer trop de viande rouge et de charcuterie augmente le risque de développer la NASH

La viande rouge et la charcuterie consommées avec excès ne sont pas bonnes pour la santé. En plus des risques de cancer déjà identifiés, cette surconsommation augmenterait le risque de développer la NASH, la maladie du foie gras.

La consommation de viande diminue chaque année en France. En 2007, les Français consommaient en moyenne 58 grammes de viande par jour (hors volaille), en 2013, ils n’en consomment plus que 52,5 grammes. Une tendance qui devrait continuer à prendre de l’ampleur pour plusieurs raisons : scandales sanitaires, tendance au véganisme et risques liés à la viande.

De fait, la consommation de viande rouge est associée à un risque accru de cancer du colon, mais pourrait aussi avoir un impact sur le risque de cancer du sein d’après l’Inserm. Une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Hepatology, montre que la surconsommation de viande rouge et de charcuterie augmente le risque de développer une stéatohépatite non-alcoolique (NASH). Elle a été réalisée par des chercheurs israéliens de l’université de Tel Aviv et de Haifa.

http://www.journal-of-hepatology.eu/art ... 8/fulltext

Un à deux millions de personnes potentiellement concernées

La stéatohépatite non-alcoolique (NASH), appelée aussi maladie du foie gras ou maladie de la malbouffe, est une cirrhose non alcoolique. Elle est liée à l’alimentation, et principalement à une consommation élevée de graisses et de sucres.

Un à deux millions de Français pourraient en souffrir. Pour l'heure, la greffe de foie est la seule technique de soin.

La viande blanche à privilégier

800 personnes environ ont participé à la recherche. 38,7% des patients ont été diagnostiqué pour la NASH. Les plus gros consommateurs de viande rouge étaient principalement des hommes jeunes, avec un indice de masse corporelle élevé, et un apport calorique élevé.

Les résultats montrent un lien entre la consommation de viande rouge et de charcuterie et le NASH, et ce quelque soit la consommation de graisses saturés et de cholestérol des individus. De plus, la plupart des consommateurs de viande rouge ont recours à de mauvaises techniques de cuisson de la viande. Shira Zelber-Sagi est l’une des auteurs de cette recherche, elle recommande de consommer plutôt des viandes blanches, comme la dinde ou le poulet.

Mieux vaut préférer des cuissons vapeur ou bouilli, plutôt que frire la viande ou la griller à haute température. Pour la viande rouge et la charcuterie comme pour l’alcool, c’est la modération qui prime.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... opper-NASH
fil - 26 Mar 2018 - 08:33
Sujet du message:
Rodolphe ANTY (Nice), Denis OUZAN (Saint Laurent du Var)



http://www.fmcgastro.org/wp-content/upl ... 2_Anty.pdf
fil - 01 Avr 2018 - 07:17
Sujet du message:
Foie gras chez les patients atteints de l'hépatite C après RVS avec des antiviraux à action directe

OBJECTIF : Déterminer la prévalence de la stéatose et de la fibrose chez les patients atteints d'hépatite C après une réponse virologique soutenue obtenue avec des antiviraux à action directe

Méthodes : Élastographie transitoire avec paramètre d'atténuation contrôlée (CAP) a été utilisé pour évaluer la réponse virologique post-soutenue stéatose hépatique (RVS); la technologie CAP n'était pas disponible aux États-Unis à l'initiation de l'étude. La raideur / fibrose du foie a été mesurée avant et 47 semaines après l'achèvement du traitement. Les patients avec le génotype 3 et les patients avec la cirrhose ont été exclus.

Il s'agit d'une étude prospective et transversale de patients atteints de VHC qui ont obtenu une RVS après un traitement par AAD. Les patients de cette cohorte avaient été traités avec divers schémas antiviraux à action directe: ledipasvir / sofosbuvir (Harvoni), 75 patients; elbasvir / grazoprevir (Zepatier), 1 patient; dasabuvir / ombitasvir / paritaprévir / ritonavir (Viekira), 7 patients; dasabuvir / ombitasvir / paritaprevir / ritonavir avec ribavirine, 2 patients; sofosbuvir (Sovaldi) avec ribavirine, 9 patients; sofosbuvir avec daclatasvir (Daklinza), 1 patient; sofosbuvir avec siméprévir (Olysio), 2 patients; sofosbuvir / velpatasvir (Epclusa), 4 patients. Entre janvier 2016 et mars 2017, 101 patients adultes ont été inclus, à l'exclusion des patients atteints d'autres maladies hépatiques, causes secondaires de stéatose ( p. Ex.., médicaments, alcool excessif), et les génotypes 3 qui ont une étiologie de stéatose différente. Après avoir obtenu une RVS, les patients ont été invités à subir un examen élastométrique et anthropométrique standardisé, des tests de laboratoire et une élastographie transitoire (TE) au California Liver Research Institute de Los Angeles. Cette étude a été approuvée et a été réalisée dans le cadre du protocole IRRI CLRI-01. Les lignes directrices éthiques pour la recherche humaine ont été suivies. Tous les patients ont signé le consentement éclairé.

RÉSULTATS : 101 patients ont été inclus dans l'étude. Après la RVS, l'alanine aminotransférase (ALT) a diminué (63,1 à 17,8 U / L), l'aspartate aminotransférase (51,8 à 21,5 U / L) et le score de fibrose (7,4 à 6,1 kPa) ( P <0,05). Après la RVS, 48 patients (47,5%) présentaient une stéatose au PAC; parmi ceux-ci, 6,25% présentaient une fibrose avancée. Les patients présentant une stéatose avaient un indice de masse corporelle plus élevé (29,0 vs 26,1 kg / m 2 ), glucose (107,8 vs 96,6 mg / dL), ALAT (20,4 vs 15,3 mg / dL), score CAP (296,3 vs 212,4 dB / m) et fibrose score (7,0 vs 5,3 kPa); P<0,05. Fait intéressant, par rapport à la ligne de base, les patients avec et sans stéatose avaient un score de fibrose post-RVS (7,7 kPa vs 7,0 kPa et 7,0 kPa vs 5,3 kPa); alternativement, ( P <0,05) et donc patients avec stéatose ont continué à avoir une rigidité cliniquement significative (≥ 7 kPa).

CONCLUSION :

Le foie gras est très fréquent chez les patients infectés par le virus de l'hépatite C (VHC) après la RVS. Ces patients continuent d'avoir un score moyen de fibrose élevé (≥ 7 kPa) par rapport à ceux sans foie gras; certains ont une fibrose avancée. Un suivi à long terme est nécessaire pour évaluer la stéatose et la fibrose chez les patients infectés par le VHC après la RVS.

Il s'agit de la première étude prospective visant à évaluer la prévalence de la stéatose hépatique chez les patients atteints d'hépatite C qui ont obtenu une réponse virologique soutenue avec des antiviraux à action directe. Les résultats de l'étude indiquent que la stéatose hépatique est présente chez 47,5% de ces patients et que certains patients stéatosiques présentent une fibrose cliniquement significative malgré des enzymes hépatiques normales, ce qui devrait faire prendre conscience de la prévalence post-soutenue de la réponse virologique du foie gras. Évaluation SVR de la stéatose et de la fibrose et suivi à long terme avec ces patients.

La réponse virologique post-soutenue (RVS), chez les patients atteints d'hépatite C, dont beaucoup ont des enzymes hépatiques normales, sont trop souvent déchargés des soins de leur hépatologue sans autre plan de suivi. Les directives européennes et américaines actuelles ne recommandent que le suivi à long terme chez les patients ayant des enzymes élevées. En outre, de nombreux patients atteints d'hépatite C qui ont obtenu une RVS sont exclus des essais cliniques sur la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA). Nous pensons qu'il est important de déterminer la prévalence de la NAFLD post-SVR et d'évaluer la gravité de la maladie hépatique chez ces patients. Déterminer ces éléments peut servir de base à de futures recherches visant à déterminer l'histoire naturelle à long terme de la maladie chez ces patients, et peut entraîner des changements dans les directives de la société du foie pour le suivi et dans les critères d'exclusion des essais cliniques.



https://www.wjgnet.com/1007-9327/full/v24/i11/1269.htm
fil - 10 Avr 2018 - 17:44
Sujet du message:
Les futurs traitements de la NASH

La stéatose et la stéato-hépatite non alcoolique touchent près d’un tiers de la population nord-américaine. Tous ne développent pas de fibrose, et tous n’auront pas de conséquences cliniques, mais cela montre l’ampleur actuelle de "l’épidémie". A ce jour, on ne dispose d’aucun traitement spécifique de ce type d’atteinte hépatique, hormis les modifications du mode de vie.

Plusieurs pistes sont étudiées pour développer de nouvelles thérapeutiques visant à contrôler l’évolution de la stéatose hépatique. Les anti-oxydants, avec notamment la vitamine E ; les traitements hypolipémiants, avec le développement de l’aramchol, doté de résultats positif dans un essai de phase 2 ; les traitements ciblant la résistance à l’insuline, avec notamment un agoniste d’un récepteur à l’acide biliaire, l’acide obeticholique, faisant actuellement l’objet d’une large étude de phase 3.

D’autres traitements ciblent l’inflammation (tel que le cenicriviroc, faisant l’objet de plusieurs essais de phase 3), l’apoptose (comme l’emricasan), la fibrose (GR-MD-02). Enfin, certains nouveaux traitements se présentent comme des "hépatoprotecteurs », tels que la bétaine ou le S-adenosyl methionine, mais peu d’études probantes sont disponibles. Pour finir, une option thérapeutique potentielle serait d’agir sur le microbiote, mais il y a encore bien peu de données.

Certains de ces traitements pourraient être disponibles dans 2 ou 3 ans.

Dr William Hayward.

RÉFÉRENCES
D. Issa. Future therapy for non‐alcoholic fatty liver disease. Paris Hepatology Conference, janvier 2018, Paris.
fil - 13 Avr 2018 - 15:00
Sujet du message:
La 1 ère Journée internationale de la NASH



Cette pathologie est particulièrement alarmante car la NASH est une maladie "silencieuse". Il se peut que les patients ne présentent aucun symptôme avant la fin de la maladie, ce qui pourrait entraîner des formes potentiellement mortelles telles qu'une cirrhose ou un cancer du foie. Les patients NASH voient également un risque accru de décès en raison d'événements cardiovasculaires, qui représentent la première cause de décès chez les patients NASH. Par conséquent, la NASH est beaucoup plus qu'une simple maladie du foie.

Parallèlement à l'augmentation de l'obésité et du diabète de type 2, la NASH devient un enjeu majeur de santé publique mondiale, que les organismes de réglementation anticipent en facilitant la recherche médicale dans ce domaine. Il est donc urgent que les médecins, les patients et les soignants comprennent mieux la maladie.

Dans cet esprit, le programme d' éducation NASH débute le 1 er Journée internationale NASH le 12 Juin dans une vingtaine de villes en Europe, aux États-Unis et au - delà. Lors de la Journée NASH, des experts internationaux clés , des groupes de patients et de défense des patients , et bien d'autres, participeront à un programme de diffusion multilingue et riche en contenu diffusé sur les réseaux sociaux et relayé dans les médias traditionnels.

Joignez-vous à cette opportunité révolutionnaire de diffuser des informations critiques sur la NASH et de sensibiliser le public aux besoins non satisfaits associés à cette pathologie.



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... pyt9FKFJJw

https://www.the-nash-education-program. ... -day-2018/
fil - 24 Avr 2018 - 06:57
Sujet du message:
Stéatose hépatique : l'obésité fragilise le foie dès la petite enfance

Une nouvelle étude démontre qu’une obésité infantile peut engendrer une stéatose hépatique non alcoolique, ou NASH, une maladie causée par un excès de sucre dans le foie.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 41 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses en 2016. De même, que plus de 340 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 19 ans. Ce fléau, propre à notre époque engendre de nombreux problèmes de santé physique et psychologique.

La stéatose hépatique, dite NASH

Une nouvelle étude récemment publiée dans le Journal of Pediatrics démontre qu’une obésité infantile peut être responsable de sérieux problèmes hépatiques. Plus précisément, les enfants en surpoids ou obèse dès l'âge de 3 ans ont plus de risques de développer une stéatose hépatique non alcoolique, ou NASH. Aussi appelée "maladie du soda", elle est notamment causée par un excès de sucre dans le foie et peut mener à des cirrhoses, voire à un cancer du foie.

La NASH peut également altèrer les secrétions du foie et produire plus de glucose, de graisses dangereuses et de certaines protéines. En août dernier, des chercheurs allemands ont découvert qu'elle pouvait également avoir des effets délétères sur le pancréas. En France, près de 10% de la population serait touchée.

L'obésité infantile influe sur la qualité du foie

Les chercheurs de cette récente étude ont mesuré les niveaux sanguins de l'alanine aminotransférase (ALT), une enzyme présente principalement dans le foie et dont les niveaux élevés indiquent des lésions hépatiques comme la NASH, d'enfants de 3 ans. Il sont découvert que les enfants ayant un fort tour de taille avaient plus de risque d’avoir des taux élevés d’ALT dès l'âge de 8 ans. En somme, le surpoids ou l'obésité infantile influe sur la qualité du foie quelques années plus tard.

"De nombreux cliniciens mesurent les taux d’ALT chez les enfants à risque vers 10 ans. Mais nos résultats soulignent l’importance d’agir plus tôt dans la vie pour prévenir la prise de poids et l’inflammation du foie, expliquent les auteurs de l'étude. La meilleure façon pour les enfants et les adultes de combattre la stéatose hépatique est de perdre du poids en consommant moins d’aliments transformés et en pratiquant régulièrement une activité physique".

Que sont aliments les aliments transformés ?

La catégorie "ultra-transformée" de la classification internationale Nova comprend : les sucreries, les desserts, les plats préparés, les gâteaux apéro, les boissons sucrées, les viandes transformées telles que les boulettes ou les nuggets, les soupes industrielles, les pâtes ou encore les plats surgelés. En gros, tous les produits transformés avec l'ajout d'un conservateur qui n'est pas le sel (nitrites...). Selon la classification Nova (reconnue par la FAO et la Pan American Health Organization) qui répertorie les aliments selon leur degré de transformation industrielle, ceux-ci sont tous ultra-transformés.

Entrent également dans cette catégorie la pâte à tartiner, les gâteaux, les barres énergétiques, les saucisses, les poissons reconstitués, certaines marques de céréales, les boissons aux fruits, les yaourts aux fruits, les hamburgers, les hot dog, les pains emballés, la margarine ou encore, les préparations pour nourrissons (petits pots, purée...).

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... te-enfance
fil - 24 Avr 2018 - 07:05
Sujet du message:
Les labos en compétition pour sortir un traitement contre "la maladie du soda"

La maladie du soda, de son nom scientifique la NASH, ne fait l’objet de recommandations de prise en charge que depuis peu. Plusieurs laboratoires sont en compétition pour mettre au point un premier médicament efficace pour traiter cette maladie qui rend le foie "gras".

Depuis quelques semaines, la "maladie du soda" est partout. Surnommée ainsi à cause de son lien avec la malbouffe, la NASH (stéatose hépatique non alcoolique en français) est une des affections du foie les plus répandues dans les pays occidentaux. Le foie, qui devient littéralement "gras", s’inflamme et grossit. Cette pathologie, qui n’est pas en lien avec la consommation d’alcool, peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer.

Difficile de savoir combien de personnes sont touchées par ce phénomène en France. Les chiffres mentionnés dans les médias s’avèrent alarmants. 30% des Français auraient un foie trop gras et 10% d’entre eux, soit un à deux millions de personnes seraient touchés par la Nash. "Le problème, c’est que ces chiffres proviennent d’un modèle de calcul américain calqué sur la société française. Pour savoir exactement combien de personnes en souffrent, il faudrait faire une biopsie à tout le monde", explique Philippe Bonnard, directeur médical de Gilead. "En réalité, entre 150 et 160 000 personnes sont porteurs d’une cirrhose en France. Eux ont une NASH avérée."

Plusieurs labos dans les starting-blocks

Pour l’instant, il n’existe pas de traitement pour la NASH. L’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit de définir l’ampleur du marché potentiel pour les laboratoires pharmaceutiques, qui sont nombreux dans les starting-blocks pour mettre sur le marché un premier traitement. "Le terme de "maladie du foie gras" couvre un large spectre de gravité de la maladie, qui va d’un foie gras sans inflammation jusqu’à la NASH, avec des réactions inflammatoires, des lésions hépatiques et une possible fibrose", expliquait le journal médical allemand Deutsches Ärtzteblatt en 2014. L’étude explique qu’entre 5 et 20% des patients avec un foie gras vont développer une NASH, qui elle-même conduit à une fibrose élevée dans 10 à 20% des cas. Et 5% des foies avec fibrose évolueront vers une cirrhose.

Parmi les sociétés dans le peloton de tête, on retrouve Genfit, Intercept, Gilead et Allergan qui développent toutes les quatre des produits en phase III, le dernier stade avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché. Genfit obtiendra les résultats de sa phase III fin 2019, avec lesquels il pourrait commercialiser son produit dans la foulée. "Les résultats de la phase II ont montré que notre produit effacait la NASH et réduisait le risque cardio-vasculaire des patients. Le mauvais cholestérol baisse de 25% et la glycémie également. Le tout avec aucun effet indésirable sur les 2 000 personnes que nous avons traitées", se réjouit Jean-François Mouney, le PDG de Genfit. Si bien que des études vont maintenant être menées aussi sur des enfants.

Différents modes de traitement

Chez Gilead, les équipes ont choisi de se concentrer sur les cas les plus sévères et développent deux produits. Le premier, Selonsertib, se trouve en phase III avec environ 1 200 patients dans le monde. "C’est notre molécule la plus avancée pour le moment. En phase II, elle a su montrer qu’elle diminuait la fibrose des patients traités", explique Philippe Bonnard. Le deuxième produit en cours de développement, le GS9674, permet d’inhiber les mécanismes qui conduisent à la fibrose. Lui aussi en phase II, il s’utiliserait en complément du Selonsertib chez les patients les plus graves atteints de cirrhose.

"On a l’impression que la NASH est une maladie du foie, isolée du reste du corps. Mais pas du tout. Les maladies cardio-vasculaires sont dues à l’accumulation de lipides dans les tissus. Ils forment des plaques qui conduisent à des AVC quand elles se forment dans le cerveau, à des crises cardiaques au niveau du cœur ou à des ischémies dans les membres", souligne Jean-Louis Dasseux, à la tête de Cerenis. La société a annoncé des résultats positifs de la phase I dans le traitement des hépatites graisseuses non alcooliques et de la NASH, pour son produit qui permet d’éliminer les lipides par le foie.

Une pathologie difficile à diagnostiquer

De son côté, Inventiva vient de lever 35 millions d’euros pour son traitement contre la NASH. Son traitement IVA337, en phase 2b, s’attaque "à tous les versants" de la maladie, comme l’explique Frédéric Cresnes, son PDG. "Nos résultats montrent des améliorations sur le plan cardio-vasculaire, sur le plan de la fibrose et sur la stéatose [NDLR : l’accumulation de graisse]."

Inventiva va lancer une nouvelle étude aux Etats-Unis afin de tester son produit sur une soixantaine de patients atteints à la fois de la NASH mais aussi du diabète. Les résultats de la phase 2b sont attendus pour le deuxième semestre de 2019, avec des biopsies pratiquées sur plus de 225 patients, avant de pouvoir passer en phase III.

Difficile de dire combien de sociétés se sont lancées sur la piste de la NASH. L’agence de presse américaine PrNewswire estimait, dans un article de mars 2016, qu’environ 50 molécules sont en cours de développement. Elles pourraient aujourd’hui être plus nombreuses. Une des problématiques majeures étant de constituer des cohortes de patients sur lesquels tester leurs molécules. "Aujourd’hui, il faut absolument que le médecin diagnostique le patient à l’aide d’une biopsie. C’est assez invasif, certains ne souhaitent pas s’y soumettre. A terme, de nouvelles technologies de diagnostic vont voir le jour, grâce aux prélèvements sanguins ou à l’imagerie", explique Frédéric Cresnes. Impossible, en effet, de pratiquer une biopsie sur tous les patients à risque. Une chose est quasi certaine : d’ici là, les premières molécules auront déjà obtenu une autorisation de mise sur le marché.

https://www.usinenouvelle.com/article/l ... da.N683274

Le marché des thérapies contre la stéato-hépatite non alcoolique vaudra 20,27 milliards de dollars d'ici 2025

https://newspharmaceuticals.com/126445/ ... cs-market/
fil - 12 Mai 2018 - 09:09
Sujet du message:
Le diagnostic précoce est la clé pour réduire le coût des soins chez les personnes souffrant de maladies du foie gras

Pour les patients avec NAFLD et NASH, les coûts de soins de santé peuvent plus que doubler en seulement cinq ans si le dépistage est retardé.

Quand il s'agit de la stéatose hépatique, un diagnostic précoce est essentiel. En fait, une nouvelle étude allemande montre que les coûts des soins de santé pour les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique et de stéatohépatite non alcoolique (SHNA) peuvent plus que doubler sur une période de cinq ans si la maladie reste incontrôlée, MedPage Today rapports .

Achevée par des chercheurs de l'école de médecine de l'Université de Magdeburg en Allemagne et présentée lors d'une conférence de presse au Congrès du foie, la réunion annuelle de l'Association européenne pour l'étude du foie (EASL), l'étude a suivi les patients NAFLD / NASH diagnostic de cirrhose compensée. Les chercheurs ont constaté que les coûts totaux des soins de santé pour ceux qui ont progressé vers une maladie hépatique en phase terminale en cinq ans ont augmenté de 169%; pour ceux qui ne l'ont pas fait, les coûts ont augmenté de 132%. La hausse des coûts était en grande partie attribuable à l'augmentation des coûts des patients hospitalisés.

Leur recherche était basée sur les dossiers médicaux de 800 patients atteints de cirrhose compensée, âgés en moyenne de 68 ans et diagnostiqués entre 2011 et 2016. Les comorbidités étaient courantes dans la cohorte. Environ 80% des patients souffraient d'hypertension, plus de la moitié souffraient de diabète de type 2 et un peu moins de la moitié présentaient une maladie cardiovasculaire ou une hyperlipidémie - ce qui n'est pas surprenant étant donné les liens entre obésité, diabète et stéatose hépatique.

Lors de la présentation, l'auteur principal de l'étude, Ali Canbay, MD, a noté que la stéatose hépatique est une cause fréquente de cirrhose compensée dans les pays occidentaux. Ces patients avancent souvent à l'étape finale de la maladie hépatique avant d'être diagnostiqué par un spécialiste. Mais jusqu'à présent, les données du monde réel concernant les coûts des soins de santé ou les résultats de ces patients avaient été limitées.

Les chercheurs ont conclu qu'un diagnostic précoce est essentiel pour réduire les coûts de santé des personnes atteintes de la NAFLD / NASH. L'étude montre qu'une fois que ces patients atteignent la cirrhose, il pourrait être trop en retard, puisque ces individus font également face à un risque de mortalité significativement accru.

https://www.medpagetoday.com/meetingcoverage/easl/72367
fil - 20 Mai 2018 - 07:25
Sujet du message:
Étude CENTAUR: cenicriviroc dans la NASH (phase 2b)
Friedman SL, Hepatology 2018, 67: 1754-67, Ratziu, EASL 2018, Abs. GS-002



http://hcv-trials.com/nash/CENTAUR-Ceni ... hase_2.asp
fil - 20 Mai 2018 - 07:28
Sujet du message:
Selonsertib dans la NASH: phase 2
Loomba R, Hepatology 2018; 67: 549-59



http://hcv-trials.com/nash/Selonsertib_phase_2.asp
fil - 22 Mai 2018 - 16:02
Sujet du message:
LES CARENCES EN VITAMINES B9 ET B12 SONT CORRÉLÉES À UNE FIBROSE HÉPATIQUE SÉVÈRE AU COURS DE LA NASH

Des études antérieures ont rapporté une relation entre concentrations anormales de vitamines et maladies chroniques du foie. Cette étude Israélienne avait pour but d’évaluer le lien entre concentrations en vitamine B9 et B12 et les paramètres histologiques de la NASH. Elle a inclus 83 patients adultes atteints de NASH avec biopsie hépatique. Il s’agissait d’une majorité d’hommes, d’âge moyen de 41 ans.

En analyse multivariée, une concentration basse en vitamine B9 était significativement associée à une fibrose hépatique sévère. De façon similaire, une concentration basse en vitamine B12 était significativement associée à une fibrose sévère et à une activité sévère. Les auteurs concluent que ces constatations pourraient avoir des implications thérapeutiques pour les patients atteints de NASH. Néanmoins, ces carences en vitamines apparaissent vraisemblablement être la conséquence d’une maladie hépatique avancée plutôt qu’un facteur favorisant la fibrose.

Nutrients, Avril 2018
fil - 01 Jn 2018 - 11:24
Sujet du message:
NGM282 dans la NASH: 3 mg vs 6 mg QD (phase 2)
Harrison SA, Lancet 2018; 391: 1174-85

http://hcv-trials.com/nash/NGM282_3_vs_6_mg.asp
fil - 01 Jn 2018 - 11:26
Sujet du message:
NGM282 dans la NASH: 3 mg QD (phase 2)
Harrison SA, EASL 2018, Abs. GS-014

http://hcv-trials.com/nash/NGM282_phase_3.asp
fil - 04 Jn 2018 - 10:04
Sujet du message:
L’indication de transplantation hépatique (TH) pour NASH impacte la survie du greffon
ATC 2018 D’après Nagai S. et al., abstr. 68

Si la TH pour hépatite virale C diminue grâce à l’efficacité des agents antiviraux d’action directe, sa fréquence augmente pour l’indication de stéatose hépatique non alcoolique (NASH), et elle concerne des patients plus âgés, obèses et diabétiques donc présumés plus à risque de complications.

L’objectif de cette étude américaine était de comparer les résultats post TH en fonction de l’étiologie : NASH vs. cirrhose virale C ou alcoolique sur quatre périodes (p1 : 2008-2010, p2 : 2011-2013, p3 : 2014-2015, p4 : 2016-2017). Les caractéristiques du donneur (âge, sexe, ethnie, cause de décès: arrêt circulatoire ou mort encéphalique) et du receveur (ethnie, sexe, CHC, MELD, dialyse, index de Karnofsky, greffe combinée foie rein) étaient recueillies pour réaliser un score de propension permettant de comparer les trois groupes (NASH, VHC, alcool). L’âge, l’IMC et le diabète n’étaient pas inclus car associés à la NASH.

De 2008 à 2017, 36 441 patients ont été transplantés (6 852 pour NASH, 19 975 pour VHC, 9 614 pour cirrhose alcoolique; registre UNOS OPTN). Les patients greffés pour NASH étaient significativement plus âgés (59,5 ans, p < 0,001), avaient un IMC plus élevé (32,1 kg/m², p < 0,001), et une prévalence plus élevée de diabète (59 %, p < 0,001). L’âge à la TH augmentait au cours du temps dans le groupe NASH avec un impact sur la survie du greffon (HR 1,48, p = 0,001 pour les 60-64 ans ; HR 1,79, p < 0,001 pour les 65-69 ans ; HR 2,22, p <0> 70 ans). Le risque de perte du greffon était significativement plus élevé dans le groupe NASH (figure)[période 2016 - 2017] après appariement (score de propension). Ces résultats suggèrent que les facteurs de risque associés à l’indication NASH impactent la survie post TH. Il faudrait noter que la différence de survie à 1 an est < 2 %, et que l’appariement ne tenait pas compte de l’âge, du diabète ni de l’IMC.
fil - 06 Jn 2018 - 06:28
Sujet du message:
L'hépatite NASH

Avec l'augmentation de l'obésité et du diabète, une maladie encore peu connue gagne du terrain : il s'agit de la stéato-hépatite non alcoolique, aussi appelée NASH. Une hépatite non virale, directement liée à la malbouffe, à l'obésité et au surpoids, cette maladie est en pleine progression aux Etats-Unis, mais également en Europe. Maladie silencieuse, elle peut entraîner cirrhose ou encore cancer du foie. Comment dépister la NASH ? Comment la traiter ?

Avec :
- Dr Dominique Lannes, hépato-gastro-entérologue à Paris, en cabinet ainsi qu’à la Clinique du Trocadéro et à la Clinique Mont Louis. Auteur de l’ouvrage NASH : la maladie de la malbouffe, aux éditions Flammarion
- Dr Sosthène Somda, hépato-gastroentérologue, praticien hospitalier au CHU Yalgado Ouédraogode Ouagadougou au Burkina Faso.

http://www.rfi.fr/emission/20180309-hepatite-nash
fil - 12 Jn 2018 - 10:46
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1st International nash day



https://www.the-nash-education-program. ... -nash-day/

https://www.international-nash-day.com/fr/accueil/
fil - 12 Jn 2018 - 15:19
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NASH - La société israélienne Galmed obtient des résultats d'essais positifs pour un médicament contre le foie

TEL AVIV (Reuters) Galmed Pharmaceuticals a déclaré mardi que des patients en phase intermédiaire de traitement de la stéatohépatite non alcoolique (NASH), une stéatose hépatique liée à l'obésité, ont montré une réduction statistiquement significative de la graisse hépatique. Les résultats permettront à Galmed de rencontrer les régulateurs dans les plus brefs délais et de discuter d'une étude pivot de phase 3, a déclaré Allen Baharaff, CEO de Galmed.

Une réduction statistiquement significative de la graisse hépatique a été démontrée par Spectroscopie à Résonance Magnétique (MRS) chez des patients ayant complété 52 semaines de traitement par Aramchol 400mg vs placebo. L'analyse a posteriori des répondeurs MRS, définie par une réduction de 5% du changement absolu par rapport aux valeurs initiales, a démontré un effet cliniquement et statistiquement significatif d'Aramchol 600 mg par rapport au placebo.

Un nombre significativement plus élevé de patients traités par Aramchol 600 mg vs placebo ont présenté une résolution de la NASH sans aggravation de la fibrose au cours de la biopsie de 52 semaines, un critère d'approbation réglementaire.

Une proportion plus élevée de patients avec au moins un point d'amélioration du score de fibrose sans aggravation de la NASH a été démontrée dans Aramchol 600 mg vs placebo, dans la biopsie de 52 semaines, un critère d'homologation réglementaire.

Des réductions statistiquement significatives des taux d'ALT et d'AST ont été démontrées chez 400 mg et 600 mg d'Aramchol par rapport au placebo.

Aramchol continue à montrer un profil favorable de tolérance .

https://www.prnewswire.com/news-release ... 64733.html
fil - 13 Jn 2018 - 10:25
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Diagnostic et prise en charge d’un patient avec NASH

http://www.fmcgastro.org/wp-content/upl ... 2_Anty.pdf

http://www.fmcgastro.org/wp-content/upl ... 8-16-9.pdf
fil - 13 Jn 2018 - 14:49
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Modélisation du fardeau des maladies liées à la NAFLD en Chine, en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis pour la période 2016-2030



• Un modèle a été utilisé pour estimer la progression de la NAFLD et de la NASH dans 8 pays sur la base des données de prévalence adulte de l'obésité et du diabète sucré de type 2 (DM). Les estimations publiées et le consensus d'experts ont été utilisés pour construire et valider les projections du modèle.

• Si l'obésité et le DM se stabilisent à l'avenir, nous prévoyons une croissance modeste des cas NAFLD (0-30%), entre 2016 et 2030, avec la plus forte croissance en Chine en raison de l'urbanisation et la plus faible croissance au Japon une population décroissante. Cependant, dans le même temps, la prévalence de la NASH augmentera de 15 à 56%, tandis que la mortalité hépatique et la maladie hépatique avancée feront plus que doubler en raison d'une population vieillissante / en augmentation.

• La NAFLD et la NASH représentent un problème de santé publique important et croissant et des efforts sont nécessaires pour comprendre cette épidémie et atténuer le fardeau de la maladie. Si l'obésité et le DM continuent à augmenter aux taux actuels et historiques, la prévalence de la NAFLD et de la NASH devrait augmenter. Puisque les deux sont réversibles, des campagnes de santé publique visant à accroître la sensibilisation et le diagnostic, et à promouvoir le régime alimentaire et l'exercice physique, peuvent aider à gérer la croissance future du fardeau de la maladie.

• La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et la stéatohépatite non alcoolique (NASH) peuvent conduire à une maladie hépatique avancée, et se produisent de plus en plus en tandem avec des épidémies d'obésité et de diabète. Un modèle mathématique a été construit pour comprendre comment le fardeau de la maladie associé à la NAFLD et à la NASH changera avec le temps. Les résultats suggèrent un nombre croissant de cas de maladie hépatique avancée et de mortalité liée au foie dans les années à venir.

https://www.sciencedirect.com/science/a ... 7818321214
fil - 19 Jn 2018 - 10:48
Sujet du message:
Rodolphe ANTY (Nice), Denis OUZAN (Saint Laurent du Var)


http://www.fmcgastro.org/wp-content/upl ... 2_Anty.pdf

Diaporama

http://www.fmcgastro.org/wp-content/upl ... 8-16-9.pdf



http://www.fmcgastro.org/wp-content/upl ... index.html

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 783#392783
fil - 20 Jn 2018 - 10:13
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NASH : NOUVEL ALGORITHME DE PRÉDICTION

La NASH (Stéatose Hépatique Non Alcoolique) est liée à l'accumulation de lipide dans plus de 5% des hépatocytes chez des patients n'ayant pas une consommation excessive d'alcool, une infection virale ou une autre étiologie spécifique. La NASH est une maladie sévère caractérisée par une inflammation hépatique et une fibrose progressive qui peut ensuite évoluer vers une cirrhose et un carcinome hépatocellulaire (CHC).

Les facteurs de risque de la NASH sont l'obésité, le diabète de type 2, la dyslipidémie et le syndrome métabolique. La prévalence de la maladie est de 90 % chez des patients avec une obésité morbide et de 70 % chez des patients avec un diabète de type 2. Les données publiées montrent que la prévalence de la NASH chez des patients avec une infection par le Virus de l'Hépatite C (VHC) varie de 4 à 10%. Les données cliniques montrent que les patients infectés par le VHC, une stéatose et une NASH connaissent une progression plus rapide vers le CHC.

Il est donc particulièrement important d'identifier ces patients et de les traiter. Pour cela il est encore nécessaire de disposer d'une méthode non invasive, sûre et fiable pour diagnostiquer la NASH, à des stades précoces, pour prévenir la progression de la maladie.

C'était l'objectif de cette étude portant sur 91 patients, infectés par le VHC, avec une maladie hépatique chronique prouvée histologiquement, ont été sélectionnés prospectivement. 77 patients ont été inclus dans l'étude dont 10 avaient une NASH.

Pour chaque patient, diverses variables cliniques et biologiques ont été collectées. Différents algorithmes combinant les niveaux de l'antigène-IgM associé au carcinome épidermoïde (SSCA-IgM) avec d'autres critères cliniques classiques ont été créés pour donner la probabilité d'avoir une NASH.

L'analyse des données a montré une corrélation statistiquement significative entre la présence histologique de NASH et les niveaux de SCCA-IgM, insuline, évaluation du modèle d'homéostasie, hémoglobine, HDL, ferritine ainsi que le tabagisme.

Par rapport à l'utilisation d'un marqueur unique, un algorithme combinant 6 ou 7 variables identifiait une NASH avec une haute précision.

La meilleure performance diagnostique était obtenue avec la combinaison de régression logistique, qui incluait les 7 variables corrélées à la NASH.

La combinaison de SCCA-IgM avec les données cliniques classiques montrait une performance diagnostique prometteuse pour la détection de la NASH chez des patients infectés par le VHC .


Gallotta A. et al. Development of a novel diagnostic algorithm to predict NASH in HCV-positive patients. Int J Biol Markers. 2018 Apr 1:1724600817753577.
fil - 26 Jn 2018 - 08:47
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Résultats mitigés pour les thérapies expérimentales pour la NASH

Le récent Congrès international du foie à Paris a présenté plusieurs présentations sur les thérapies expérimentales pour la stéatose hépatique. Les médicaments avec une gamme de mécanismes différents - y compris l'agoniste des récepteurs de l'hormone thyroïdienne MGL-3196, l'analogue du facteur de croissance des fibroblastes NGM282 et l'inhibiteur de l'acétyl-CoA carboxylase GS-0976 - ont démontré une activité prometteuse dans les essais cliniques à mi-stade.

Maintenant que les antiviraux à action directe peuvent guérir plus de 95% des personnes atteintes d'hépatite C et que certains experts discutent de son élimination en tant que menace pour la santé publique, la stéatose hépatique est responsable d'une part croissante des maladies hépatiques avancées. augmentation de l'attention aux conférences sur le foie.

La stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) et sa forme plus sévère, la stéatohépatite non alcoolique (NASH) sont souvent associées à l'obésité et au syndrome métabolique. L'accumulation de graisse dans le foie déclenche l'inflammation et le développement de tissu cicatriciel (fibrose), qui au fil du temps peut conduire à la cirrhose, le cancer du foie et la nécessité d'une greffe du foie. À ce jour, il n'y a pas de bons traitements pour la stéatose hépatique et sa prise en charge repose sur des changements de style de vie tels que la perte de poids.

MGL-3196

Stephen Harrison, de l'Université d'Oxford, a présenté les résultats d'une étude sur MGL-3196, un agoniste sélectif du récepteur de l'hormone thyroïdienne (THR-beta) mis au point par Madrigal Pharmaceuticals.

Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle important dans le métabolisme, et les agents qui augmentent l'activité de THR-bêta peuvent abaisser les niveaux de cholestérol et de triglycérides et réduire la graisse du foie en décomposant les acides gras. Les études précliniques ont montré que MGL-3196 abaisse les taux de lipides sans effets néfastes sur l'activité de la THA-alfa (comme l'augmentation de la fréquence cardiaque et la perte osseuse).

Cette étude de phase II de 125 personnes avec NASH comparé MGL-3196 par rapport à un placebo. Un peu plus de la moitié étaient des hommes, la plupart étaient blancs et l'âge moyen était d'environ 50 ans. Ils étaient représentatifs de la population NASH, y compris les personnes atteintes de diabète et celles qui prenaient des statines.

Le groupe MGL-3196 a commencé à une dose de 80 mg par jour, ce qui pourrait être porté à 100 mg par jour à la semaine 4. Le traitement a duré 12 semaines et le suivi s'est poursuivi jusqu'à la semaine 36.

Les participants ont subi des IRM-MFDP répétées (estimation de l'imagerie par résonance magnétique de la fraction de graisse de densité protonique), une méthode d'imagerie pour évaluer la graisse du foie. Des biopsies hépatiques ont été réalisées au début de l'étude et à la semaine 36.

Après 12 semaines de traitement, la teneur en graisse hépatique selon MRI-PDFF a diminué de -10% dans le groupe placebo, de -36% dans le groupe MGL-3196 et de -42% dans le groupe MGL-3196. . Les baisses absolues de graisse ont montré un modèle semblable. En regardant la diminution proportionnelle, 18%, 60% et 75%, respectivement, ont vu une réduction de 30% ou plus. La graisse du foie a diminué chez les personnes présentant à la fois une fibrose minimale (F0-F1) et une fibrose importante (F2-F3). Les enzymes hépatiques (ALT et AST) et les biomarqueurs de fibrose sont également tombés dans le groupe MGL-3196. Toutes ces baisses étaient significativement plus importantes avec MGL-3196 par rapport au placebo.

MGL-3196 est apparu sûr et bien toléré, avec des effets indésirables principalement bénins qui étaient similaires dans les groupes MGL-3196 et placebo. Les trois événements indésirables graves signalés n'ont pas été considérés comme liés au médicament. Aucun changement dans la fréquence cardiaque ou les signes vitaux ont été observés.

Les patients atteints de MGL-3196 présentaient une diminution de la tension artérielle et des taux de lipides inférieurs, ce qui suggère qu'il pourrait également avoir des avantages cardiovasculaires - important parce que les maladies cardiovasculaires sont la cause de décès la plus courante chez les personnes NASH.

Le 31 mai, Madrigal a annoncé les résultats des biopsies hépatiques de suivi après 36 semaines, montrant que significativement plus de receveurs de MGL-3196 que de patients sous placebo avaient une réduction de deux points du score d'activité NAFLD (57% vs 32%). Parmi ceux ayant une réduction de graisse hépatique MRI-PDFF d'au moins 30% à 12 semaines, 39% ont obtenu une résolution de la NASH.

NGM282

Harrison a également rapporté les résultats d'une étude de NGM282, un analogue du fibroblaste humain facteur de croissance 19 (FGF19) développé par NGM Bio. NGM282 cible plusieurs processus impliqués dans le développement de la NASH, conduisant à des améliorations dans la stéato-hépatite et la fibrose. Un essai de phase II précédent a montré que le NGM282 entraînait une réduction rapide des graisses hépatiques selon le MRI-PDFF.

Cet essai de phase II a comparé une biopsie hépatique par paires chez 19 personnes avec une NASH traitée avec des injections quotidiennes de 3 mg de NGM282 pendant 12 semaines. Les trois quarts étaient des hommes, l'âge moyen était de 51 ans, 53% avaient une fibrose avancée (F3) et un tiers avait le diabète.

Encore une fois, le NGM282 était associé à des diminutions significatives (-67%) et absolues (-11%) de la teneur en graisse du foie selon MRI-PDFF à la semaine 12. Tous les participants avaient au moins 30% de réduction relative et 5% Harrison a rapporté. Près des deux tiers ont vu leur contenu en graisse du foie se normaliser, ou tomber en dessous de 5%. Les biomarqueurs de l'enzyme hépatique et de la fibrose ont également chuté de manière significative. Tous ces changements étaient apparents à la semaine 6.

Ces améliorations des marqueurs non invasifs étaient en corrélation avec les changements dans l'histologie du foie. Des biopsies hépatiques répétées à la semaine 12 ont montré que 84% des personnes avaient une amélioration du score d'activité NAFLD, 74% avaient une stéatose améliorée, 53% avaient une réduction du gonflement des cellules hépatiques et 42% une inflammation hépatique réduite. En ce qui concerne la fibrose, 42% ont démontré une amélioration d'au moins une étape, 47% sont restés les mêmes et 11% se sont aggravés. Trois personnes ont eu une amélioration en deux étapes, de F3 à F1.

Le NGM282 présentait une tolérance et une tolérance favorables, l'effet secondaire le plus courant étant une légère diarrhée. NGM282 peut provoquer une augmentation du cholestérol LDL. Dans cette étude, les niveaux de LDL sont revenus à la ligne de base ou en dessous de 100 mg / dl après le début du traitement par la rosuvastatine, si nécessaire.

"Il est sans précédent de voir une telle amélioration histologique profonde dans la NASH bien établie après seulement douze semaines de traitement, confirmant que NGM282 a un impact puissant sur de nombreuses dimensions cliniques de la maladie", a déclaré Harrison dans un communiqué de presse NGM Bio .

Gilead NASH médicaments

Compte tenu du nombre de différents processus biologiques qui jouent un rôle dans le développement de la stéatose hépatique, un traitement optimal peut impliquer des agents qui fonctionnent selon différents mécanismes.

Harrison, encore une fois, présenté les résultats d'une étude de preuve de concept évaluant des combinaisons de trois médicaments expérimentaux de Gilead Sciences: l'inhibiteur sélectif de l'apoptose kinase 1 (ASK1) selonsertib (anciennement GS-4997), l'acétyl-CoA carboxylase (ACC ), l'inhibiteur GS-0976 et l'agoniste sélectif non-stéroïdien du récepteur du farnésoïde X (FXR) GS-9674.

ASK1 favorise l'inflammation et la fibrose, ACC est impliqué dans la lipogenèse de novo (conversion des glucides en acides gras dans le foie) et FXR régule la synthèse des acides biliaires et joue un rôle dans le métabolisme des lipides.

Un essai antérieur de phase 2 a montré que jusqu'à 43% des personnes avec NASH prenant selonsertib vu au moins une réduction en une étape de la fibrose hépatique et jusqu'à 26% avaient au moins une réduction de 30% de la graisse du foie selon MRI-PDFF. Une autre étude, présentée lors de la réunion sur le foie de l'AASLD de l'an dernier , a montré que le GS-0976 entraînait une diminution significative de l'accumulation de graisse hépatique et une amélioration de la fibrose chez les personnes souffrant de NASH.

La présente analyse a porté sur 70 personnes atteintes de NASH et de fibrose au stade F2-F3. Les deux tiers étaient des femmes et l'âge médian était d'environ 55 ans.

Les participants ont été randomisés pour recevoir soit selonsertib, GS-0976, GS-9674, selonsertib plus GS-0976, ou selonsertib plus GS-9674, tous une fois par jour pendant 12 semaines. (Harrison n'a pas rapporté les résultats d'un bras de trithérapie utilisant les trois médicaments.)

Les meilleurs résultats ont été observés chez les personnes traitées par GS-0976. La lipogenèse de novo a diminué significativement dans les groupes prenant GS-0976 seul ou avec le sélonsértib. Ceux qui prennent selonsertib plus GS-0976 ont montré la plus grande diminution du taux de synthèse fractionnaire de lumican, un marqueur de la fibrose.

Les baisses relatives de la teneur en graisse du foie selon MRI-PDFF ont été de -43% dans le bras monothérapie GS-0976, de -32% dans le bras selonsertib plus GS-0976, -16% dans le bras monothérapie GS-9674 et -9% le bras selonsertib plus GS-9674. Cependant, la teneur en matières grasses a augmenté de 7% chez ceux qui ont pris du selonsertib seul. Soixante-dix pour cent des patients traités par GS-0976 en monothérapie et 50% de ceux qui prenaient du selonsertib plus GS-0976 ont vu leur taux de graisse hépatique diminuer d'au moins 30%.

Les taux d'ALT sont tombés dans les groupes prenant GS-0976 (seul ou en combinaison) ou en monothérapie GS-9674. Le GS-9674 (seul ou en association) a entraîné une baisse d'une autre enzyme hépatique, la GGT.

Tous les schémas étaient généralement sûrs et bien tolérés. Il n'y avait que deux événements indésirables graves, dont aucun ne semblait lié au traitement. Trois personnes prenant GS-0976 présentaient des élévations sévères des triglycérides.

Sur la base de ces résultats, Gilead a initié une étude de phase IIb sur le selonsertib avec l'inhibiteur ACC et l'agoniste FXR, a indiqué la compagnie dans un communiqué de presse . Les essais de phase III STELLAR-3 et STELLAR-4 évaluent actuellement la monothérapie sélonsertib. Une étude préclinique présentée lors de la conférence a montré que GS-0976 plus GS-9674 présentaient une meilleure activité que l'un ou l'autre médicament seul chez la souris et le rat.

Comme indiqué précédemment , un autre médicament dans le pipeline de la maladie du foie gras, le cenicriviroc, continue à montrer une activité anti-fibrose chez les personnes avec NASH après deux ans de suivi. Le Cenicriviroc est également étudié en association avec un agoniste FXR de Novartis.

«Les patients atteints de fibrose avancée due à la NASH ont urgemment besoin d'options thérapeutiques efficaces car ils pourraient être confrontés à des risques plus graves, notamment le développement de complications hépatiques en phase terminale, le cancer du foie et le besoin de transplantation hépatique». . "La thérapie combinée peut être un moyen d'atteindre un plus grand bénéfice pour cette population de patients."

http://www.infohep.org/Mixed-results-fo ... e/3297296/
fil - 26 Jn 2018 - 09:07
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Des chercheurs mettent en évidence un potentiel biomarqueur microbien de la stéatose hépatique

En étudiant le microbiome de femmes présentant une stéatose hépatique, une étude menée par des équipes britannique, espagnole, italienne et française (INSERM) a mis en évidence des signatures moléculaires spécifiques et un potentiel biomarqueur du stade précoce de la NASH (Non-alcoholic steatohepatitis). Les résultats sont publiés dans « Nature Medicine ».

La stéatose hépatique se caractérise par une accumulation de triglycérides dans le foie. Elle correspond au stade préclinique de la NASH et peut souvent passer inaperçue. « Il ne s'agit pas d'une pathologie en tant que telle mais d’un facteur de risque », précise au « Quotidien » Marc-Emmanuel Dumas, auteur senior de l'étude.

Une diversité microbienne réduite

La stéatose hépatique est souvent retrouvée chez des patients obèses. Ainsi, 105 femmes obèses non diabétiques ont été incluses dans l'étude. Une caractérisation clinique des patientes, avec notamment des bilans sanguins approfondis, a été réalisée, suivie d'une analyse de leur métabolome à partir d'échantillons d'urine et de plasma, de leur transcriptome à partir de biopsies hépatiques et de leur microbiome à partir des fèces.

« Grâce au séquençage à haut débit, nous avons généré un grand nombre de données permettant de reconstruire plus de 10 millions de gènes bactériens et mis en évidence différentes signatures moléculaires, ce qui nous a permis de classer le degré de stéatose hépatique chez les patientes en fonction de leur microbiome », indique Marc-Emmanuel Dumas. Chez les femmes présentant une stéatose hépatique, la diversité des gènes microbiens est moindre. « Cela suggère une réduction de la diversité microbienne chez les personnes au stade préclinique de la maladie », souligne le chercheur. De plus, des modifications métaboliques des acides aminés branchés et de la phénylalanine ainsi qu'une augmentation des signaux pro-inflammatoires dans le foie ont été observées.

L'acide phénylacétique potentialise l'accumulation de triglycérides

Un des composés microbiens, l'acide phénylacétique, a été l'objet d'une attention particulière et a testé chez des hépatocytes humains en culture cellulaire. « Il semblerait que ce composé potentialise l'accumulation de triglycérides dans le foie. Nous avons ainsi trouvé un marqueur qui semble jouer un rôle synergique dans la stéatose hépatique », note le chercheur. Il ajoute : « Des méthodes de détection plus ciblées sur ce marqueur pourraient être ainsi développées. »

Les chercheurs ont par ailleurs transféré chez des souris le microbiote fécal de donneurs humains présentant une stéatose hépatique. Le taux de triglycérides a alors augmenté dans le foie de ces souris. « Nous avons montré qu'il était possible de transmettre le phénotype de la stéatose via le microbiote. Des perspectives thérapeutiques sont donc envisageables : le transfert de microbiote fécal sain pourrait en effet réduire la stéatose », résume Marc-Emmanuel Dumas.

« Cet article ouvre la voie à de nouveaux travaux qui permettront notamment de mieux comprendre la réduction de la diversité bactérienne, la manière de manipuler la stéatose hépatique grâce aux transplantations de microbiote fécal et la façon dont les métabolites modifient la physiologie, voire la pathologie », conclut Marc-Emmanuel Dumas.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... que_859222
fil - 03 Jl 2018 - 13:15
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En cas d’obésité morbide, le diabète de type 2 augmente le risque de SHNA sévère

La prévalence et l’incidence de l’obésité et du diabète de type 2 augmentent massivement à l’échelon mondial et il en va de même pour la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) dans sa forme simple au cours de laquelle le foie se charge en graisse. A la longue, peut s’installer une stéatohépatite qui s’accompagne d’une réaction inflammatoire et d’une croissance cellulaire anormale pouvant conduire à la fibrose, prélude à la cirrhose. La SHNA est de fait favorisée par une obésité morbide, un diabète, une dyslipidémie ou encore un syndrome métabolique. Le diabète de type 2 peut cependant, à lui seul, aggraver le pronostic de la SHNA et augmenter le risque de cirrhose ou encore de carcinome hépatocellulaire.

Une étude de cohorte prospective s’est intéressée à ces effets délétères du diabète chez 219 patients atteints à la fois d’une obésité morbide et d’une SHNA, par ailleurs candidats à une chirurgie bariatrique. Au cours de l’intervention pratiquée chez certains participants, une biopsie hépatique a été réalisée, laquelle a fourni des informations spécifiques sur l’état du parenchyme, en plus des données cliniques, anthropométriques et biologiques.

Un facteur de risque indépendant de fibrose hépatique

Pour ce qui est des facteurs de risque cardiovasculaire, l’HTA s’est avérée plus fréquente chez les diabétiques, soit 55,9 % versus 33,8 % chez les non diabétiques (p = 0,004). Il en est de même pour la prévalence des dyslipidémies (67,1 % vs 39,0 %, p <0,001). Une analyse multivariée a montré que le diabète de type 2 constituait un facteur de risque indépendant quant à l’éventualité d’une SHNA sévère, le risk ratio (RR) correspondant étant estimé à 2,04 (p = 0,023) et c’est la même chose pour la fibrose sévère (RR = 4,57, p = 0,013). L’insulinothérapie entreprise dans les formes les plus sévères du diabète de type 2 a été significativement associée à la stéatohépatite non alcoolique (RR = 1,89, p = 0,001) et à la fibrose (RR = 1,75, p = 0,050), tout au moins quand l’analyse a porté sur tous les patients. Cependant, si l’on ne considère que le groupe des diabétiques, ces associations impliquant l’insulinothérapie perdent leur signification statistique.

Il se confirme donc que le diabète de type 2 joue un rôle important dans la progression de la SHNA et constitue un facteur de risque indépendant d’apparition d’une fibrose hépatique sévère qui fait le lit de la cirrhose. La démonstration vaut dans le cadre de l’obésité morbide qui est une grande pourvoyeuse de la SHNA.

RÉFÉRENCE :

Strey CBM et coll. : Impact of Diabetes Mellitus and Insulin on Non alcoholic Fatty Liver Disease in the Morbidly Obese. Ann Hepatol 2018; 17 : 585-591.
fil - 09 Jl 2018 - 11:24
Sujet du message:
Maladie du foie gras : quels traitements dans les 5 ans à venir ?

Actuellement, il n’existe pas de traitement médicamenteux de cette maladie liée à l’obésité et au diabète, également appelée NASH. Des molécules sont à l’essai, avec des résultats encourageants.

La NASH (stéatose hépatite non-alcoolique), également appelée "maladie du foie gras", fait de plus en plus parler d’elle. Elle est en pleine expansion, sans que l’on puisse donner à l’heure actuelle de chiffres précis.

Elle résulte d’une accumulation de graisse dans le foie, associée à une inflammation et à des lésions hépatiques et touche, principalement, des personnes en surpoids ou diabétiques.

5 % de la population souffre de NASH
« En Europe, on estime que la NASH concerne 5 % de la population, aux Etats-Unis environ 10 % », explique le Pr Stanislas Pol, chef du service d’hépatologie de l’hôpital Cochin (Paris), en marge du Paris NASH meeting, un congrès qui se tient à Paris les 5 et 6 juillet 2018.

Parmi ces patients, environ 30 % vont développer des lésions du foie qui peuvent les mener à la cirrhose ou au cancer. À un stade débutant, ces lésions sont réversibles. Et c’est tout l’enjeu des nouvelles molécules actuellement à l’essai.

Perdre du poids
À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement médicamenteux de la NASH. Seules des mesures hygiéno-diététiques ont fait la preuve de leur efficacité, en l’occurrence la perte de poids (soit par un régime, soit par une opération de chirurgie bariatrique consistant à réduire le volume de l’estomac), l'activité physique et le contrôle du diabète. Le problème, c’est que seulement « 10 % des patients suivent ces règles », explique le Pr Lawrence Serfaty, chef du service d’hépatologie au CHU de Strasbourg.

4 molécules phares
Cinquante molécules sont en cours de développement dans le traitement de la NASH. Quatre d’entre elles (l’acide obéticholique, l’elafibranor, le selonsertib et le cenicriviroc) ont atteint la phase 3 qui précède une éventuelle commercialisation. Ces molécules agissent sur différentes cibles : la graisse, l’inflammation ou la fibrose du foie. Les premiers résultats après un an à dix-huit mois d’essais devraient tomber en 2019. S’ils sont positifs, des autorisations temporaires de mise sur le marché pourraient être accordées. Mais, il faudra attendre quelques années de plus pour confirmer l’amélioration des lésions hépatiques et délivrer des autorisations fermes de commercialisation.

Un dépistage à organiser
Se posera alors la question du dépistage des patients à risque de NASH, donc susceptibles de bénéficier de ces nouvelles thérapies. Les modalités ne sont pas encore définies. Le CHU de Strasbourg se sert d’un test simple, le FIB4, dont la fiabilité reste à confirmer. Il établit un score de risque en fonction d’un bilan sanguin (transaminases et plaquettes) et de l’âge du patient. « Si le résultat est supérieur à 3,25, il faut consulter un hépatologue. Cela représente 7 % de la population française », précise le Pr Pol. Ce test facile à réaliser au cabinet médical servira peut-être, dans les années qui viennent, au dépistage ciblé de la NASH.

https://www.santemagazine.fr/actualites ... nir-332568
fil - 12 Jl 2018 - 14:23
Sujet du message:
NASH : des chercheurs européens découvrent comment combattre la maladie du "foie gras"

Causée par un excès de sucre dans le foie, la stéatose hépatique non alcoolique, ou NASH, est une maladie présentant peu de symptômes à ses débuts, ce qui peut retarder le diagnostic et compliquer sa prise en charge. Un combiné libéré par nos bactéries intestinales pourrait aider à la détecter de manière précoce, affirme un consortium de chercheurs européens.

Aussi connue sous le nom de "maladie du foie gras" ou "maladie du soda", la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) est une maladie silencieuse, sans symptôme, qui dégrade insidieusement le foie. En cause : la consommation excessive de sucre et de graisse, qui peut entraîner une insuffisance hépatique et, à terme, une cirrhose ou un cancer.

Si les personnes souffrant d’obésité, d’hypertension artérielle ou de diabète de type 2 sont plus à risque de développer une stéatose hépatique, il n’en reste pas moins que le diagnostic est très souvent établi trop tard, lorsque les dommages au foie sont irréversibles et nécessitent alors une greffe.

Une analyse poussée des biomarqueurs intestinaux

Depuis plusieurs années toutefois, des chercheurs tentent de trouver des moyens de diagnostiquer la stéatose hépatique non alcoolique de manière plus précoce, afin qu’elle puisse être traitée le plus rapidement possible. Un consortium européen (FLORINASH) réunissant des chercheurs français de l’Inserm, italiens et anglais, y est peut-être parvenu en colligeant les données issues de deux cohortes de 800 hommes et femmes souffrant d’obésité, et en séparant les groupes en fonction de la présence ou non de "foie gras".

Puis les chercheurs ont analysé les données médicales de 100 femmes obèses ayant une stéatose hépatique non alcoolique mais pas de diabète. Des échantillons de sang, d'urine, de selles et des biopsies du foie ont été prélevés et ont ensuite été comparés avec des échantillons similaires recueillis auprès d’individus sains. L’analyse détaillée des données a révélé la présence, chez les personnes ayant une NASH, de niveaux élevés d’un composé appelé acide phénylacétique. Libéré par certaines bactéries intestinales, il serait dû à l'accumulation de graisses en excès dans le foie et à l'apparition précoce de la stéatose hépatique.

"Grâce à ce travail, nous avons peut-être découvert un biomarqueur pour la maladie elle-même", explique le Dr Lesley Hoyles, de l'Imperial College de Londres au Royaume-Uni, à la revue Nature Medicine. "Globalement, cela démontre que le microbiote a définitivement un effet sur notre santé." Si l’acide phénylacétique est effectivement un biomarqueur de la stéatose hépatique, cela laisse espérer la mise au point d’un diagnostic précoce de cette affection par un simple test sanguin.

La NASH peut faire évoluer la composition du microbiote intestinal

Autre découverte faite par les chercheurs : celle selon laquelle la NASH pouvait faire évoluer la composition du microbiote intestinal. Quand la maladie est constatée, le nombre de gènes codés par les bactéries intestinales diminue progressivement, suggérant que le microbiote devient plus pauvre et moins diversifié dans sa composition microbienne.

D’après les scientifiques impliqués dans l’étude, un microbiote moins diversifié peut causer des problèmes métaboliques tels que l’inflammation du foie et la non-réponse à l’insuline, l’hormone permettant de réguler les niveaux de sucre dans le sang.

"Du microbiote intestinal au foie gras, nous avons balisé toutes les étapes jusqu’à l’inflammation. Ce qui nous a permis d’identifier des molécules bactériennes à l’origine de la stéatose et de l’inflammation hépatique", explique le Pr Rémy Burcelin à La Dépêche.

L’espoir d’un test sanguin de dépistage

L’équipe scientifique souhaite désormais poursuivre ses recherches autour des signaux produits par les bactéries intestinales et qui pourraient, à terme, permettre de diagnostiquer de manière précoce les maladies. "Cela ouvre la possibilité qu'un simple test de dépistage dans une clinique [...] puisse un jour être utilisé pour détecter les premiers signes de la maladie", se réjouit le Pr Marc-Emmanuel Dumas, chercheur à l’Imperial College London.

Il faudra toutefois attendre des années avant qu’un test de dépistage soit testé cliniquement. Pour en arriver là, les chercheurs doivent affiner leur compréhension de l’acide phénylacétique et de son rôle dans le diagnostic de la stéatose hépatique. "Nous devons maintenant explorer davantage ce lien et voir si des composés de l’acide phénylcétique peuvent effectivement être utilisés pour identifier les patients à risque et même prédire l'évolution de la maladie", poursuit le Pr Dumas.

L’idée est également de pouvoir aboutir au développement d’une nouvelle génération de probiotiques et à une stratégie pharmacologique interférant avec les mécanismes bactériens responsables de l’affection hépatique. "La bonne nouvelle est qu'en manipulant les bactéries intestinales, nous pourrions être en mesure de prévenir la stéatose hépatique et ses complications cardiométaboliques à long terme", conclut le chercheur.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... -gras.html
fil - 05 Sep 2018 - 16:45
Sujet du message:
STÉATOPATHIES MÉTABOLIQUES



VALEUR PRONOSTIQUE DU FIBROTEST AU COURS DE LA NAFLD
MUNTEANU M, PARIS, EASL 2018, ABS. PS-183 ACTUALISÉ


• La mortalité des patients NAFLD est plus élevée que celle des autres patients
Le Fibrotest est prédictif de la mortalité de cause hépatique à 10 ans quelle que soit la cause de la maladie chronique du foie

Commentaire

Valeur pronostique à 10 ans du Fibrotest chez des patients avec stéatopathie métabolique (NAFLD).
Pas de différence de survie entre patients NAFLD et patients VHC âgés de moins de 50 ans. Par contre, chez les patients de plus de 50 ans, la survie est significativement moins bonne chez les patients NAFLD.
• Suivi de 1 079 patients NAFLD comparés à 3 449 patients VHC, 2 051 patients VHB et 503 patients alcooliques
• Suivi médian : 7,5 (4,8-9,9) ans




DLFS (DIABETES LIVER FIBROSIS SCORE), UN NOUVEAU TEST DE DIAGNOSTIC NON-INVASIF DE LA FIBROSE SÉVÈRE CHEZ LE DIABÉTIQUE ?
SINGH A, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. PS-182 ACTUALISÉ


• Pour l’élaboration du DLFS, prise en compte de ces 3 facteurs + âge + plaquettes + ASAT
• Le DLFS pourrait être un nouveau test diagnostique de la fibrose sévère au cours de la NAFLD
• Il nécessite cependant d’être validé par d’autres équipes






CRITÈRES DE VALIDITÉ DE L’ARFI
BOURSIER J, ANGERS, EASL 2018, ABS. SAT-067 ACTUALISÉ[

• Comme pour le Fibroscan, l’interprétation de l’ARFI doit prendre en compte le ratio IQR/M

Commentaire

Echecs de mesure dans 0,9 % des cas.
Caractéristiques des patients :
• Age moyen : 55,8 ans.
• IMC : 28,1 kg/m2.
• NAFLD : 45 % des cas.
• Longueur PBH : 28 mm.
• Cirrhose : 16,8 % des cas.
AUROCS de l’ARFI pour le diagnostic de la fibrose avancée 0,773 (valeur seuil 1,37 m/s) et pour le diagnostic de la cirrhose 0,839 (valeur seuil 1,87 m/s).
Le critère principal associé à un résultat invalide était la distance peau-capsule.
• Etude bicentrique (Angers et Bordeaux) de 1 084 patients avec maladie chronique du foie + PBH + mesure de l’élasticité hépatique par ARFI


fil - 05 Sep 2018 - 16:46
Sujet du message:
PRÉVALENCE DE LA NASH CHEZ LES PATIENTS DIABÉTIQUES
GOLABI P, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. SAT-525 ACTUALISÉ


• Prévalence de la NASH chez les patients diabétiques de type 2 : 65,26 % (IC 95 % : 51,73-76,71)
• Prévalence de la fibrose sévère chez les patients diabétiques de type 2 : 15,05 % (IC 95 % : 8,17-26,0huit)

Commentaire

La Non Alcoholic Fatty Liver Disease (NAFLD) et la Non Alcoholic Steato Hepatitis (NASH) sont des maladies de plus en plus fréquentes dans le monde. Récemment, une modélisation (modèle de Markov) a montré les prévisions d’augmentation de ces maladies d’ici 2030.
Aux Etats-Unis, les cas de NAFLD pourraient augmenter de 21 %, passant de 83,1 millions (2015) à 100,9 millions (2030), et les cas de NASH pourraient augmenter de 63 %, passant de 16,52 millions à 27 millions de cas. La prévalence de la NAFLD chez les adultes (âgés de plus de 15 ans) serait de 33,5 % en 2030. En 2015, environ 20 % des cas de NAFLD sont des NASH augmentant à 27 % en 2030 L’incidence des cirrhoses décompensées augmenterait de 168 % avec 105 430 cas en 2030, tandis que l’incidence du CHC augmenterait de 137 % avec 12 240 cas. Les décès de cause hépatique devraient augmenter de 178 % pour atteindre 78 300 décès en 2030 (Estes C et al, Hepatology 2018;67:123-133).
Des chiffres à garder en mémoire à l’heure où la ministre de la santé Agnès Buzyn clame haut et fort qu’il y a trop de lits d’hépatologie en France….
• Méta-analyse de 8 études (675 patients avec NASH)



DIABÈTE DE TYPE 2 : LE DÉPISTAGE DE LA NASH NE DOIT PAS SE LIMITER AUX PATIENTS AVEC ALAT ÉLEVÉES
POYNARD T, PARIS, EASL 2018, ABS. FRI-435 ACTUALISÉ


Commentaire

On sait que les diabétiques sont à haut risque de NASH. Beaucoup de centres essaient de déterminer la meilleure stratégie pour dépister au mieux les patients diabétiques à haut risque de NASH sévère. Ces centres proposent une évaluation de la fibrose uniquement chez les patients ayant une élévation des tests hépatiques. Au vu des résultats de cette étude, cela ne semble pas être une bonne stratégie. Comme dans l’hépatite C, le taux de fibrose significative est élevé chez les diabétiques de plus de 65 ans avec des ALAT N. De façon surprenante, les diabétiques avec des ALAT N avaient des maladies hépatiques plus sévères avec plus de mortalité à 10 ans. Le groupe des patients avec ALAT > N avait plus de femmes de moins de 65 ans.
Dans une étude russe, parmi les patients diabétiques avec un fibrotest > 0,48 : 16,7 % avaient des ALAT <27> 37 UI/ml (Abstract FRI-473).



NGM282 : UN TRAITEMENT FUTUR DE LA NASH ?
HARRISON S, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. GS-014 ACTUALISÉ


Commentaire

Le NGM282 est un analogue du FGF19 qui, en agissant sur 2 récepteurs le FGFR4 et le FGFR1c, va réduire la stéatose, les lésions induites par les acides biliaires et la lipotoxicité. Cette molécule permet une amélioration du score NAS, de la fibrose et des marqueurs d’atteinte hépatique dans des modèles pré-cliniques.
Dans une étude randomisée de phase 2 versus placebo, le NGM282 (3 et 6 mg) a permis :
1 - une diminution significative de la graisse intra-hépatique évaluée par IRM-PDFF ;
2 - une diminution rapide des biomarqueurs témoignant d’une résolution de la NASH et d’une amélioration de la fibrose (ALAT, ASAT, PRO-C3, ELF)
3 - un profil de tolérance favorable (Harrison SA et al. Lancet 2018).
Ces résultats très encourageants ont amené le laboratoire à faire une nouvelle étude de phase 2 testant le NGM282 pendant 12 semaines chez 22 patients ayant une NASH avec une biopsie hépatique à J0 et S12.






fil - 05 Sep 2018 - 16:46
Sujet du message:
DES RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES INTÉRESSANTS DANS LA NASH AVEC UN AGONISTE DE LA THR-Β
HARRISON S, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. GS-009 ACTUALISÉ


Commentaire

Le THR-β entraîne une diminution du LDL-cholestérol, du triglycéride et de la graisse hépatique réduisant potentiellement la lipotoxicité et la NASH. Le MGL-3196 est un agoniste de THR-β. Les marqueurs non invasifs de fibrose (pro-C3, ELF) semblent également diminuer sous traitement par rapport au placebo.






CENICRIVIROC DANS LE TRAITEMENT DE LA NASH : DES RÉSULTATS DÉCEVANTS À 2 ANS
RATZIU V, PARIS, EASL 2018, ABS. GS-002 ACTUALISÉ


Commentaire

Le cenicriviroc est un antagoniste des récepteurs CCR2 et CCR5 aux chimiokines qui a montré un bénéfice sur l’inflammation et la fibrose dans des modèles animaux et un bon profil de tolérance en phase I.
Cette étude de phase 2 a inclus 289 patients avec une NASH prouvée histologiquement (fibrose 1-3 et score NAS ≥ 4) et randomisés en double aveugle selon le schéma de la ci-dessus : 145 patients ont été inclus dans le groupe CVC 150 mg/j et 144 dans le groupe placebo. L’âge moyen était de 54,1 ans, avec 47,4 % d’hommes, un IMC moyen à 33,9 avec un diabète de type 2 dans 50,5 %, un score NAS ≥ 5 dans 74 % des cas. Le stade de fibrose était > 2 dans 38,4 %. La répartition des scores de NAS et de la fibrose était homogène dans les groupes de traitement.
Le critère principal de jugement sur la biopsie à 1 an était l’amélioration du score NAS ≥ 2 points (avec au moins 1 point de réduction de l’inflammation lobulaire ou de la ballonisation hépatocytaire) sans aggravation de la fibrose.
Cette étude est négative sur le critère principal de jugement. Cependant, en critère secondaire, les auteurs ont rapporté une amélioration de la fibrose ≥ 1 sans aggravation du score NAS (10 vs 20 % ; p = 0,02). (Friedman SL et al. Hepatology. 2017 Aug 17.)
Les résultats à 2 ans sont présentés dans cette étude.
• Étude de phase 2b randomisée en double aveugle
• 289 patients avec NASH (NAS ≥ 4 et fibrose 1-3) traités par cenicriviroc (CVC, antagoniste CCR2 et CCR5) ou placebo
• Stratification sur NAS (4 ou ≥ 5) et sur le stade de fibrose (≤ 2 ou > 2)





PAS D’EFFET ANTI-FIBROSANT DE L’ASPIRINE CHEZ LES PATIENTS DIABÉTIQUES AVEC UNE NASH
SINGH A, ETATS-UNIS, EASL 2018, ABS. FRI-486 ACTUALISÉ


• L’aspirine n’influence pas le risque de fibrose sévère contrairement aux antidiabétiques oraux ou aux hypolipémiants

Commentaire

Des études de registres nationaux et l’analyse de biomarqueurs non-invasifs suggèrent que l’utilisation de l’aspirine pourrait prévenir la progression de la fibrose chez les patients ayant une suspicion de maladie stéatosique du foie. Les patients avec un diabète de type 2 ont souvent un traitement par aspirine pour la cardio-protection et sont à haut risque de NASH. Le but de cette étude a été d’évaluer l’impact de l’aspirine sur la fibrose dans une large cohorte de patients diabétiques avec biopsie.
Une étude allemande portant sur 576 patients ayant eu une coronarographie suggère que les traitements anti-agrégants plaquettaires (dont l’aspirine) pourraient avoir un effet protecteur en termes de fibrose hépatique. Le critère de fibrose significative était un score d’élasticité au fibroscan ≥ 7,9 kpa, ce qui est critiquable (Schwartzkopf, Abstract PS-109).
• 592 patients américains avec diabète de type 2 et maladie stéatosique du foie prouvée histologiquement
• Fibrose F0-F2 : 66 % ; fibrose F3-F4 : 34 %



VALIDATION DES CRITÈRES DE BAVENO VI POUR LE DIAGNOSTIC DE VO AU COURS DE LA NAFLD
PETTA S, ITALIE, EASL 2018, ABS. PS-177 ACTUALISÉ


• Cette étude valide les critères de Baveno VI chez les patients NAFLD et propose de nouveaux critères pour les cirrhoses NAFLD
• Les nouveaux critères pour les cirrhoses NAFLD avec la sonde XL ont la même performance que les critères Baveno VI

Commentaire

Définition de la cirrhose : Fibroscan > 11,5 kPa (sonde M) et > 11 kPa (sonde XL)
Définition de la NAFLD : PBH ou stéatose à l’échographie abdominale + au moins un paramètre du syndrome métabolique
Division de la population en deux parties :
Mise au point (314 patients évalués avec la sonde M et XL) ;
Validation (339 patients évalués uniquement avec la sonde M et 138 patients évalués uniquement avec la sonde XL)
But : évaluation des critères de BAVENO VI (Fibroscan <20> 150 g/l) et de BAVENO VI étendus (Fibroscan <25> 110 g/l)
Objectif de l’étude : ne pas « rater » de patients avec varices œsophagiennes (maximum 5 %)
Résultats : Varices œsophagiennes : 31,5 % des cas et varices nécessitant un traitement : 10,2 %

Dans le groupe d’évaluation, les critères de Baveno VI et de Baveno VI étendu ont permis d’éviter 33,8 % et 58 % des endoscopies pour varices œsophagiennes, ne permettant pas ainsi le diagnostic de seulement 0,9 % et 3,8 % des varices nécessitant un traitement.

• Etude multicentrique de 790 patients NAFLD avec cirrhose




fil - 18 Sep 2018 - 16:02
Sujet du message:
Le médicament pour le foie Viking Therapeutics réussit son étude à mi-parcours

18 septembre (Reuters) - Viking Therapeutics Inc a déclaré mardi que son traitement expérimental contre les maladies du foie répondait aux principaux objectifs d'un essai à mi-parcours en réduisant le cholestérol et la graisse du foie chez les patients.

L'étude de 12 semaines a examiné le VK2809 de Viking contre un placebo chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et de taux élevé de LDL-C, ou «mauvais cholestérol».

https://www.reuters.com/article/viking- ... ny+News%29

https://in.reuters.com/article/us-vikin ... NKCN1LY1PM
fritzlecat - 18 Sep 2018 - 22:31
Sujet du message:
fil a écrit:
Le médicament pour le foie Viking Therapeutics réussit son étude à mi-parcours

18 septembre (Reuters) - Viking Therapeutics Inc a déclaré mardi que son traitement expérimental contre les maladies du foie répondait aux principaux objectifs d'un essai à mi-parcours en réduisant le cholestérol et la graisse du foie chez les patients.

L'étude de 12 semaines a examiné le VK2809 de Viking contre un placebo chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et de taux élevé de LDL-C, ou «mauvais cholestérol».

https://www.reuters.com/article/viking- ... ny+News%29

https://in.reuters.com/article/us-vikin ... NKCN1LY1PM


on attend la meme chose pour la fibrose
on a le droit de rever
fil - 25 Sep 2018 - 11:11
Sujet du message:
Marqueurs non invasifs et pronostic
Alexandre Louvet , Sarah Shili

Sarah Shili : Les méthodes non invasives président la survie globale et les complications spécifiques à long terme chez les patients atteints de stéatopathie métabolique



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... 7R807afgrU
fil - 03 Oct 2018 - 04:44
Sujet du message:
STÉATOSE HÉPATIQUE : LE PHÉNOMÈNE QUI AIDE LA MALADIE À PROGRESSER

Des chercheurs américains expliquent avoir découvert un mécanisme lié au développement de la stéatose hépatique, maladie du foie qui touche près de 20% de la population aujourd'hui.

Syndrome du foie gras, maladie du soda, cirrhose non alcoolique... Considéré comme une maladie plutôt rare ans les années 80, la stéatose hépatique, maladie dangereuse pour le foie concernerait maintenant près de 20% de la population. Malheureusement, lorsqu'elle se déclare la foie est déjà souvent bien attaqué et la prise en charge est difficile. Afin d'en connaître plus, des chercheurs de l'American Society for Biochemistry and molecular Biology expliquent avoir peut-être découvert que la progression de la maladie pourrait être lié à un dysfonctionnement lors de la mitochondrie, un phénomène de production d'énergie cellulaire dans l'organisme.

Un taux de protéines plus faible chez les malades

Pour rappel, la stéatose hépatique ou NASH est une maladie due à une accumulation de graisse dans le foie qui peut conduire à une inflammation détruisant les cellules de l'organe hépatique. A la longue, cette dernière peut causer des lésions qui cicatrisent mal appelées fibroses et évoluer vers une cirrhose. Au cours de leur étude les chercheurs ont recensé 2 études.

Les deux études menées par la Ohio Medical University (Etats-Unis) ont comparé le taux de protéines émises lors de la mitochondrie chez des souris de laboratoires atteintes de la NASH et chez un groupe qui ne l'avait pas. Résultat ? Ils se sont rendu compte que chez les souris malades le niveaux de protéines produites était détruit plus rapidement et moins actifs actives que chez les souris en bonne santé. Résultat cela implique un mécanisme de défense moins puissant pour le foie. Selon les chercheurs, le foie utilise les graisses saturés dont il est surchargé en cas de NASH pour produire de l'énergie au lieu du glucose ce qui entraîne l'endommagement de la production d'énergie et des protéines dont il a besoin, l'affaiblie et permet l'évolution de la maladie.

Comment détecter une maladie du foie ?

Parmi les symptômes révélateurs d’une maladie du foie, on note un état de grande fatigue, de faiblesse, qui perdure et n’est pas justifié par de quelconques efforts physiques. Ce peut être le signe d’une cirrhose ou d’une stéatose hépatique. Si la personne souffre d’une maladie du foie, elle risque de ressentir des douleurs situées sous les côtes, dans la partie supérieure de l’abdomen. En cas de sensations de brûlure qui irradient vers l’épaule droite, il convient de consulter son médecin.En cas de maladie du foie, des problèmes digestifs se manifestent : lourdeur dans l’estomac, nausées, perte d’appétit, voire vertiges et vomissements.

https://www.medisite.fr/maladies-du-foi ... 24112.html
fil - 04 Oct 2018 - 08:49
Sujet du message:
Stéatopathie métabolique
Un programme éducatif basé sur le Web pour changer les habitudes de vie


Un programme éducatif basé sur le web est aussi efficace que l'éducation en groupe pour la prise en charge de la stéatohépatite métabolique

La NAFLD (non alcoholic fatty liver disease) se caractérise par une accumulation excessive de graisses dans le foie associée à une insulinorésistance (IR).

Elle inclut 2 entités pathologiquement disctintes avec des pronostics différents : la stéatose non alcoolique (NAFL) et la stéatohépatite non alcoolique (NASH), cette dernière recouvrant une maladie de sévérité variable incluant la fibrose, la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire (CHC).

Les modes de vie...

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... nterologie

Vidéos éducatives( En Anglais)

https://www.the-nash-education-program. ... ducatives/
fil - 26 Oct 2018 - 15:04
Sujet du message:
Cirius Therapeutics rapporte des données positives pour MSDC-0602K dans l'analyse intermédiaire d'essais cliniques de phase 2b menés chez des patients atteints de fibrose de la NASH

- Une analyse intermédiaire a montré une réduction statistiquement significative des enzymes hépatiques, y compris l'ALT et l'AST, mesurée par rapport aux valeurs initiales à six mois.

- Dans les deux groupes recevant la dose la plus élevée, au moins 50% des patients présentant une valeur initiale élevée d'ALT ou d'AST se sont normalisés à six mois

- Des réductions statistiquement significatives de l'HbA1c et d'autres mesures du contrôle glycémique et de la résistance à l'insuline ont été observées

- Le taux global d'événements indésirables était similaire pour le placebo et toutes les doses de MSDC-0602K

- Le plus grand essai clinique de Phase2b comprenant des biopsies appariées réalisées dans NASH; les données de biopsie après 12 mois de traitement devraient être rapportées au second semestre de 2019

https://www.prnewswire.com/news-release ... 37547.html
nega - 28 Oct 2018 - 05:58
Sujet du message:
merci fil pour ces bonnes nouvelles
Soleil
fil - 28 Oct 2018 - 06:27
Sujet du message:
https://ciriustx.com/#news Biiien
fil - 13 Nov 2018 - 15:26
Sujet du message:
Un régime méditerranéen ou pauvre en graisses pour traiter la stéatose hépatique

En France, 32,3 % des personnes de 18 ans et plus sont en surpoids (25 ≤ IMC < 30 kg/m²) et 15 % présentent une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) ; la stéatose hépatique toucherait 10 à 20 % d’entre eux. La présence de cette dernière est corrélée avec la survenue de maladies cardiovasculaires et d’une insulino-résistance et fait le lit d’une complication appelée stéato-hépatite ou NASH, qui peut évoluer vers une cirrhose dans 15 % des cas.

Le traitement médicamenteux de la surcharge graisseuse intrahépatique reste dépendant de nouvelles molécules en expérimentation clinique. Il est maintenant admis qu’une perte pondérale, de 5 à 7 % par rapport au niveau initial, a un important effet sur la stéatose et la sévérité de la NASH

La base du régime repose sur une alimentation équilibrée hypocalorique et hypolipidique avec une note hypoglucidique plus accentuée en cas de diabète sous-jacent. Les aliments à index glycémique élevé (sucre, céréales raffinées, pain, riz, pommes de terre) doivent être limités au profit de céréales entières, légumes et fruits. Ce régime permet de réduire la sécrétion insulinique post prandiale, la synthèse et le stockage des lipides intrahépatiques. La quantification de la stéatose fait appel à la résonance magnétique spectroscopique pour mesurer la quantité de lipides intrahépatiques.

Si une nourriture riche en lipides (notamment en acides gras saturés est un facteur de risque bien authentifié, les régimes pauvres en cholestérol ont donné des résultats contrastés, tandis que les acides gras polyinsaturés seraient bénéfiques.

Le régime méditerranéen répond le plus souvent à ces objectifs. Il associe classiquement fruits, légumes, noix, fèves, graines, huile d’olive avec une consommation modérée de produits laitiers (fromages et yogourt), poissons et peu de viande avec 1 à 2 verres de vin par jour. Les données du Fibroscan confirment l’intérêt de cette approche diététique, corrélée avec une insulino-résistance et une hépatopathie moins sévères.

Régression de la stéatose de 39 %

Une petite étude interventionnelle prospective et randomisée sur 12 participants suivis durant seulement 6 semaines a comparé les effets d’un régime méditerranéen avec ceux d’un régime contrôle pauvre en graisses et riche en hydrocarbones. La réduction pondérale n’a pas été effective mais la stéatose a régressé de 39 % avec diminution de l’insulino-résistance et l’insuline basale.

Une nouvelle étude interventionnelle a comparé, chez 48 patients avec un IMC moyen de 31 kg/m2, les effets d’un régime méditerranéen ou pauvre en graisses avec la reprise d’une activité physique. A 3 mois, la perte pondérale (-1,5-2 kg) et la diminution du tour de taille (3-4 cm) restent mineures et similaires dans les 2 groupes.

Les enzymes hépatiques s’améliorent et le contenu graisseux intrahépatique diminue de 25-30 % de façon équivalente. Les résultats du Fibroscan sont inchangés. Le score de Framingham, les dosages lipidiques et l’HbA1c s’améliorent uniquement dans le groupe « régime méditerranéen »

L’approche diététique, probablement plus restrictive que les 2 400-2 600 calories autorisés dans l’étude, constitue donc la pierre angulaire du traitement de la stéatose et de ses facteurs de risque cardiovasculaires associés.

Le régime méditerranéen isocalorique possède des propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes qui expliquent, en partie, l’effet protecteur contre une NASH et une fibrose sous-jacente, dont le diagnostic de certitude reste difficile en l’absence d’histologie.

Dr Sylvain Beorchia

RÉFÉRENCES :

Properzi C, O'Sullivan TA, Sherriff JL, Ching HL, Jeffrey GP, Buckley RF, et coll. : Ad libitum Mediterranean and low fat diets both significantly reduce hepatic steatosis: a randomized controlled trial. Hepatology 2018 ; 68(5):1741-1754. doi: 10.1002/hep.30076.
Targherc G, Christopher D. Byrne DC : Ad Libitum Mediterranean or Low-Fat Diets as Treatments for Nonalcoholic Fatty Liver Disease? 2018; 68(5):1668-1671. doi: 10.1002/hep.30142
fil - 29 Nov 2018 - 16:44
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HighTide Therapeutics reçoit la désignation accélérée pour le traitement de la NASH

Selon un communiqué de presse, HighTide Therapeutics a reçu la désignation accélérée de la FDA pour son médicament expérimental HTD1801 destiné au traitement des patients souffrant de stéatohépatite non alcoolique.

«Lors de la récente réunion de l’AASLD sur le foie, les experts du domaine ont généralement convenu que des combinaisons combinées réfléchies permettraient probablement d’améliorer les réponses cliniques jusqu’à présent », a déclaré Liping Liu, PhD, directeur général de HighTide. «HTD1801, un traitement oral multifonctionnel, a été conçu pour répondre à la nature complexe de la NASH, en particulier pour les patients atteints de diabète et / ou de dyslipidémie comorbides. Nous sommes ravis de la décision de la FDA et sommes impatients d’apporter cette solution indispensable à des millions de patients atteints de cette maladie. "

HighTide a terminé sa première étude humaine sur HTD1801 chez des volontaires en bonne santé.

La société a également annoncé son intention de commencer l’enrôlement pour un essai de phase 2 chez des patients atteints de NASH et diagnostiqués dans plusieurs centres. Un essai multicentrique de phase 2 chez des patients adultes atteints de CSP est actuellement en cours aux États-Unis.

«Cela représente un autre pas en avant dans le développement de HTD1801 pour le traitement des maladies du foie sans traitement actuellement approuvé», a déclaré Janice Soreth, MD, responsable de la stratégie et de la réglementation chez HighTide. «Nous poursuivons le développement clinique parallèle de HTD1801 pour la NASH ainsi que de la cholangite sclérosante primitive (PSC) pour laquelle HTD1801 a déjà reçu la désignation de médicament orphelin et la désignation accélérée.

Référence:

https://hightidebio.com/
fil - 03 Déc 2018 - 11:31
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Un allaitement prolongé réduit le risque de « foie gras »

L’allaitement prolongé, via une redistribution du glucose et des triglycérides sanguins vers la production de lait maternel ainsi qu’une augmentation de la sensibilité à l’insuline, a été associé à un risque réduit de développer des complications cardiovasculaires et un diabète à distance de l’accouchement. Dans cette étude épidémiologique américaine, 6% des 844 patientes ont développé une NASH, alias la maladie du « foie gras », 25 ans après leur accouchement. Un allaitement prolongé de plus de 6 mois était associé à une réduction de la survenue de NASH, même après prise en compte d’autres facteurs de risque de NASH comme l’indice de masse corporelle et l’origine ethnique.

En conclusion, un allaitement prolongé de plus de 6 mois réduirait le risque de NAFLD à distance de l’accouchement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30392752
fil - 11 Déc 2018 - 09:16
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La vitamine E diminue le risque de complication de la cirrhose et améliore la survie des malades ayant une cirrhose liée au foie gras (NASH)

Il a été montré par le passé que la vitamine E diminue la fibrose du foie chez les malades ayant un foie gras (NASH), mais on ne sait pas si ce traitement est utile au long cours.

Cette étude américaine a comparé 90 malades atteints de cirrhose d’origine NASH et traités durant plusieurs années par de la vitamine E à 90 malades similaires mais non traités par vitamine E. Les auteurs ont observé que les malades recevant de la vitamine E avaient une survie à 10 ans meilleure (78% vs. 49%, P<0.01) et un risque de complication de la maladie du foie plus bas (37% vs. 62%, P=0.04) que ceux ne recevant pas de vitamine E. La vitamine E améliore donc l’évolution au long cours des malades atteints de cirrhose liée à une NASH.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30506586
fil - 12 Déc 2018 - 14:01
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• La NASH en augmentation dans le VIH
• Un régime méditerranéen ou pauvre en graisses pour traiter la stéatose hépatique
• Le foie gras...chez l'homme aussi
• L'alimentation en cas de cirrhose du foie
• La stéatohépatite non alcoolique (SHNA, ou NASH en anglais, pour Non Alcoolic Steato Hepatitis)
• A venir......

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... uk8rAAY8Hc

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... 072018.pdf
fil - 20 Déc 2018 - 12:45
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http://www.hepatites.net/index.php?name ... 180#395180
fil - 20 Déc 2018 - 16:38
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Obésité : les légumes à feuilles vertes protègent de la maladie du foie gras

Alors que le nombre de personnes atteintes de stéatose hépatite non-alcoolique (NASH) -communément appelée maladie du foie gras- ne cesse d’augmenter, une étude les bienfaits des légumes à feuilles vertes pour protéger son foie.

En France, des milliers de personnes souffrent de stéatose hépatite non-alcoolique (NASH), et ce parfois sans le savoir. Généralement appelée "maladie du foie gras", cette pathologie frappe particulièrement les personnes en surpoids ou obèses. Le foie n’arrive plus à transformer la graisse, et d’abord silencieuse, la maladie peut ensuite créer des lésions hépatiques graves. En cause? Notre mode de vie occidental, composé de trop de sodas, de produits transformés et d’aliments gras. Aujourd’hui, il n’existe pas encore de traitement. Des chercheurs suédois ont publié une étude dans la revue Proceedings, dans laquelle ils expliquent qu’un composé présent dans les légumes à feuilles vertes pourrait protéger le foie et éviter la maladie.

Les nitrates inorganiques protègent le foie

La maladie du foie gras peut provoquer par la suite une cirrhose ou un cancer du foie. Un composé présent naturellement dans les légumes à feuilles vertes peut permettre de réduire l’accumulation de gras dans l’organe. Il s’agit du nitrate inorganique. En effet, les chercheurs ont divisé des souris en trois groupes. Chaque groupe avait un régime alimentaire différent: normal, riche en matières grasses et avec des nitrates inorganiques en supplément.

Sans surprise, le groupe de souris ayant eu une alimentation uniquement riche en matières grasses a pris du poids. Son taux de sucre dans le sang a aussi augmenté. Des conséquences qui étaient de moindre ampleur chez les souris ayant ingéré des nitrates inorganiques en complément. "Lorsque nous avons ajouté du nitrate dans l’alimentation des souris nourries avec un régime riche en graisses et en sucre, nous avons constaté une proportion significativement plus faible de graisses dans le foie", détaille Mattias Carlström, auteur principal de l’étude.

D’autres bienfaits pour les légumes à feuilles vertes

Les chercheurs ont aussi constaté que les rongeurs avaient une pression artérielle inférieure. Ils estiment aussi que les légumes à feuilles vertes comme le céleri, les épinards et la roquette, peuvent protéger contre certaines maladies métaboliques, tel que le diabète de type 2. La communauté médicale salue les bienfaits des légumes à feuilles vertes sans connaître réellement ce qui les rend si sains. "Personne ne s’est encore concentré sur les nitrates, ce qui est la clé selon nous", poursuit Mattias Carlström. Prochaine étape: réaliser de nouvelle études afin de confirmer que les nitrates sont essentiels pour la santé du foie. En attendant, améliorer son hygiène de vie est un excellent premier pas pour protéger son foie, en faisant du sport et en mangeant équilibré.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... -foie-gras
fil - 24 Déc 2018 - 07:37
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Maladie du foie gras (NASH) : un nouveau traitement fonctionne

Un nouveau traitement appelé "pegbelfermine" permet de diminuer la proportion de graisse dans le foie de personnes atteintes de stéatose hépatique (NASH).

"La pegbelfermine administrée par voie sous-cutanée pendant 16 semaines a été généralement bien tolérée et a réduit significativement la fraction graisseuse hépatique chez les patients atteints de stéatose hépatique", selon une nouvelle étude.

La stéatose hépatique non alcoolique (NASH), ou maladie du foie gras non alcoolique, est une pathologie associée au syndrome métabolique (obésité abdominale, cholestérol, diabète, hypertension, etc.). Elle se caractérise par une accumulation de graisses dans le foie, qui survient en dehors de toute consommation excessive d'alcool. Elle peut évoluer en stéato-hépatite non alcoolique.

10 mg de pegbelfermine par jour

184 patients ont fait l'objet d'un dépistage pour inclusion dans l'étude. De ce nombre, 95 (52%) patients ont été exclus parce qu'ils ne répondaient plus aux critères de l'étude et 80 (43%) ont été recrutés. Après d'autres exclusions, 75 patients (94%) ont été répartis au hasard dans différents groupes. 25 patients ont reçu 10 mg de pegbelfermine une fois par jour ; 24 patients ont reçu 20 mg de pegbelfermine une fois par semaine et 26 patients ont reçu le placebo.

"Nous avons observé une diminution significative de la fraction graisseuse hépatique absolue dans le groupe recevant 10 mg de pegbelfermine par jour et dans le groupe recevant 20 mg de pegbelfermine par semaine comparativement au groupe placebo", indiquent les chercheurs.

Des effets indésirables légers

La plupart des effets indésirables étaient légers. Les plus fréquents étaient la diarrhée chez huit (16%) des 49 patients traités par la pegbelfermine et deux (8%) des 26 patients traités par placebo, et des nausées chez sept (14%) patients traités par la pegbelfermine et deux (8%) patients traités par placebo. Il n'y a pas eu de décès.

En France, le nombre de patients atteints de la maladie du foie gras ne cessent de progresser. Entre 25 et 30% de la population seraient concernés, des chiffres encore sous-estimés selon de nombreux experts. Comme la stéatose hépatique non alcoolique n'est habituellement associée à aucun symptôme, on la découvre principalement lors d'analyses de sang de routine.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... fonctionne
fil - 27 Déc 2018 - 11:51
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Voies de maladie et mécanismes moléculaires de la stéatohépatite non alcoolique

Une maladie complexe, distillée en quatre processus

La stéatohépatite non alcoolique (NASH) est une maladie complexe impliquant de nombreuses voies moléculaires et de nombreux facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux. Étant donné que la NASH provoque plus de dommages au foie que la simple stéatose (graisse), il est essentiel de mettre un terme à la chaîne d'événements qui entraînent la stéatose en NASH. 1 , 2 Cette revue expliquera les principaux mécanismes supposés causer la NASH, discutera des cibles moléculaires potentielles et passera en revue les traitements approuvés et expérimentaux pour la NASH. La NASH implique quatre processus interconnectés: (1) le métabolisme des lipides dérangé, (2) la mort cellulaire, (3) l'inflammation et (4) la cicatrisation des plaies. L'objectif est de simplifier l'interaction entre ces processus afin de fournir un cadre permettant de comprendre les bases moléculaires de la NASH (Fig. 1 ).



Thérapies actuelles et émergentes pour la NASH. Plusieurs voies moléculaires sont impliquées dans la pathogenèse de la NASH. Les stratégies anti-NASH sont présentées en fonction de leur mécanisme d'action. La couleur verte indique un agoniste; la couleur rouge indique antagoniste. Abréviations: CTGF, facteur de croissance du tissu conjonctif; FGF19, facteur de croissance de la fibrose 19; IBAT, transporteur d'acide biliaire iléal; LPS, lipopolysaccharide; PDE, phosphodiesterase.

Étape 1: Métabolisme lipidique dérangé

L'accumulation anormale de lipides dans les hépatocytes est un aspect essentiel de la NASH. 3 Ces lipides proviennent de la circulation systémique, de la synthèse de novo et de la dégradation réduite ou de l’exportation des hépatocytes. Stocker les lipides sous forme de triglycérides n’est pas directement hépatotoxique et semble protéger contre la NASH, alors que les diacylglycérols, le cholestérol, les phosphatidylcholines et certains acides gras saturés sont particulièrement toxiques. 4 Étant donné que la lipotoxicité favorise la mort cellulaire et l’inflammation, de nombreuses interventions visent l’accumulation de lipides toxiques. Certains ont réussi, d'autres pas. Par exemple, la stéaroyl-coenzyme A désaturase convertit les acides gras saturés en acides gras monoinsaturés moins hépatotoxiques. Aramchol cible cette enzyme et réduit la teneur en graisse hépatique dans la NASH.5 Les acides gras polyinsaturés peuvent protéger contre la NASH. Cependant, l'acide éthyl-eicosapentaénoïque (EPA-E) n'a eu aucun effet sur l'histologie de la NASH. 6 Deux médicaments ont efficacement réduit la graisse hépatique à 12 semaines lors des essais de phase II. Il s’agit du GS-0976, un inhibiteur de l’acétyl-CoA carboxylase, qui catalyse la première étape de la synthèse des lipides hépatiques 7, et du MGL-3196, un agoniste des récepteurs de l’hormone thyroïdienne β (THRβ) hépatique spécifique qui régule la synthèse des lipides hépatiques. 8

L'obésité et la résistance à l'insuline créent un stress métabolique, un autre facteur clé de la lipotoxicité. L'insuline réduit la libération de FA par les adipocytes. Étant donné que la résistance à l'insuline peut submerger le foie de l'AF d'origine adipeuse, les traitements du diabète sont des traitements potentiels pour la NASH. La pioglitazone, un γ agoniste des récepteurs activés par les proliférateurs des peroxysomes (PPAR), améliore la NASH mais a des effets secondaires tels que la prise de poids. 9 , 10 Elafibranor, un agoniste de PPAR αδ, avait tendance à améliorer la NASH dans une étude. 11 Le MSDC-0602K, un médicament épargnant du PPARγ, susceptible d’avoir moins d’effets secondaires que les agonistes actuels du PPARγ, est actuellement à l’étude pour la NASH. 12 Metformin n'a pas amélioré NASH malgré la promotion de la perte de poids et de sensibilisation à l'insuline. 13Le liraglutide, analogue du glucagon-like peptide 1 (GLP-1), améliore la NASH mais aggrave la fibrose hépatique. 14

Les acides biliaires contribuent à la pathogenèse de la NASH en facilitant l'absorption des graisses alimentaires et en agissant comme des hormones. Après conjugaison avec des bactéries de l'intestin grêle, les BA secondaires sont absorbés dans la circulation systémique et se lient au récepteur farnésoïde X (FXR) et à d'autres récepteurs pour réguler la sensibilité à l'insuline tissulaire et la synthèse des lipides. Par conséquent, le métabolisme du BA est une cible thérapeutique potentielle de la NASH. NGM282, un variant du facteur de croissance des fibroblastes 19 (FGF-19), régule la synthèse de BA et réduit la stéatose hépatique et les aminotransférases dans un essai de phase II récemment terminé. 15 Volixibat, un inhibiteur du transporteur de BA iléal, est actuellement en essai de phase II. 16 Le microbiome intestinal affecte la circulation des BA et l'antibiotique solithromycine a amélioré la NASH dans le cadre d'une étude pilote. 17Plusieurs agonistes de FXR sont à l’étude, seuls ou en association. L’un de ces médicaments, l’acide obéticholique, la fibrose améliorée et la NASH, fait l’objet d’une vaste étude de phase II et est actuellement en phase III. 18

Étape 2: Mort cellulaire

Une fois que les hépatocytes sont endommagés par l’accumulation toxique de lipides, les voies de stress oxydatives et réticuleuses du réticulum endoplasmique déclenchent la mort cellulaire. Les médiateurs en aval de ces voies tentent de rétablir l'homéostasie tissulaire en initiant des réponses de réparation. L'équilibre entre blessure et réparation détermine si la NASH progresse ou se résout. Les lésions répétitives et / ou les réparations dysrégulées favorisent la néoplasie des cellules liées à la réparation, la cicatrisation progressive et l'augmentation du risque de cancer du foie et de cirrhose. Les caspases, régulateurs clés de la mort cellulaire, ont été étudiés comme traitements par la NASH. Emricasan, un inhibiteur de la pan-caspase, a amélioré l’hypertension portale dans une étude de phase IIa et fait actuellement l’objet d’une évaluation visant à évaluer son impact sur la fibrose. 19La kinase-1 liée à l'apoptose (ASK-1) est une ASK activée par le stress oxydatif. Selonsertib, un inhibiteur de ASK-1, a réduit la fibrose dans une petite étude de phase II et est actuellement à l'étude pour la NASH avec fibrose avancée. 20 Une étude de phase II a démontré que le GR-MD-02, un inhibiteur du facteur profibrogène, Galectin-3, n'améliorait pas ouvertement la fibrose avancée malgré la réduction de la pression portale chez certains patients atteints de NASH. Cet agent est actuellement en phase III d'essais. 21 Enfin, une vitamine antioxydante, la vitamine E, améliore la NASH chez les patients non diabétiques.

Étape 3: Inflammation

L'inflammation est nécessaire pour réparer les lésions hépatiques, mais la récupération dépend du type et du nombre de cellules inflammatoires qui s'accumulent. Le régime alimentaire, l'adiposité, le syndrome métabolique et le microbiome intestinal modulent la réponse inflammatoire. 22 Le système immunitaire intestinal intestinal joue un rôle essentiel dans la pathogenèse de la NASH, car il régule le trafic de bactéries et de produits bactériens par le biais de la circulation portail. L'endotoxine, ou lipopolysaccharide (LPS), est une molécule proinflammatoire clé. Les anticorps anti-LPS contenus dans le colostrum bovin hyperimmun (IMM124E) ont un impact sur l'inflammation et la résistance à l'insuline et sont à l'étude dans la NASH. 23 Les récepteurs Toll-like (TLR) reconnaissent le LPS, et JKB-121, un inhibiteur du TLR-4, est également en cours d'évaluation. 24Les chimiokines qui dirigent l'inflammation sont également des cibles thérapeutiques prometteuses. Le cenicriviroc, un antagoniste des récepteurs de la chimiokine (CCR), CCR2 / CCR5, n’a pas amélioré la NASH mais a semblé réduire la fibrose hépatique et fait actuellement l’objet d’une étude de phase III. Le Tipelukast, un agent anti-inflammatoire qui inhibe la production de leucotriènes, est à l’étude dans le traitement de la fibrose pulmonaire et de la NASH.

Étape 4: Fibrose

La cirrhose, la conséquence la plus néfaste de la NASH, est due au fait que les réponses régénératives ne peuvent suivre le rythme de la mort des hépatocytes et donc perpétuent des réponses futiles de guérison des plaies qui entraînent néoplasie et fibrose. Ces efforts de régénération défectueux favorisent également le cancer du foie. Les cellules étoilées hépatiques (CSH) sont les principaux producteurs de matrice fibreuse dans le foie. 27 Ainsi, les médiateurs de l' activation HSC, tels que β transformation du facteur de croissance (TGF-ß), sont importantes cibles thérapeutiques. Le Fresolimumab, un anticorps monoclonal anti-TGF-β, est à l’étude pour le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) et du cancer, mais n’a pas encore été testé en NASH. 28Le pamrevlumab, un anticorps monoclonal dirigé contre le facteur de croissance du tissu conjonctif (CTGF) du gène cible du TGF-β, a amélioré la FPI et pourrait bientôt être étudié dans le cadre de la NASH. Le simtuzumab, un anticorps monoclonal dirigé contre l'homologue 2 de la lysyl oxydase (LOXL2), une enzyme de réticulation du collagène, était inefficace à la fois pour l'IPF et la NASH. 20 ND-L02-S0201, qui cible la protéine de choc thermique 47, facteur essentiel de la maturation et de la sécrétion de collagène, commence ses essais cliniques. 29

NASH: Nouvelles approches pour sauver les hépatocytes

De nombreuses voies moléculaires interagissent pour orchestrer la pathogenèse de la NASH. Bien que de nombreux nouveaux médicaments et cibles moléculaires semblent prometteurs, il n'existe pas encore de médicaments approuvés par la FDA pour la NASH. Le développement de médicaments s'est concentré sur des cibles monomoléculaires biologiquement plausibles. Cependant, les résultats décevants des récents essais cliniques suggèrent qu'il est peu probable que cette stratégie améliore une maladie avec une pathogenèse aussi complexe. Le blocage des voies qui conduisent à la progression de la fibrose dans NASH sera également essentiel, bien que difficile, car la gravité de la fibrose détermine les résultats cliniques. Ainsi, de nouvelles interventions et de nouvelles approches sont nécessaires. Il peut être nécessaire d’individualiser les traitements en fonction des variantes de risque génétiques des patients ou de les personnaliser en fonction de facteurs de stress métaboliques / environnementaux, comme cela se fait actuellement dans le traitement du cancer. Idéalement,

https://aasldpubs.onlinelibrary.wiley.c ... 02/cld.709
fil - 31 Déc 2018 - 09:48
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À la Mayo Clinic de Jacksonville, en Floride, le groupe de greffes du foie est occupé à faire face à l'assaut de patients venus de tout le pays dans l'espoir d'une chance dans la vie. Pour beaucoup, une greffe du foie est leur dernier espoir, après avoir été diagnostiquée avec une maladie mortelle balayant le pays à des proportions épiques. Les gens se pressent dans l'unité et subissent de nombreux tests et évaluations afin de figurer sur la liste convoitée des greffes de l'hôpital. C'est un programme avec un taux de survie de 94% après greffe du foie, l'un des plus élevés du pays.

Pour beaucoup, le coupable est une forme grave de stéatose hépatique appelée stéatohépatite non alcoolique, également appelée NASH. Effondrement de l'épidémie d'obésité dans le monde occidental et dans le monde entier, il provoque des cicatrices et une inflammation pouvant entraîner une cirrhose du foie, des complications cardiaques et pulmonaires, un cancer du foie et la mort. Pourtant, peu de gens le savent.

Selon le Center for Disease Analysis, à travers les États-Unis, des millions de personnes de tous âges souffrent de ce tueur silencieux qui se transforme lentement en une maladie du foie grasse non alcoolique, une maladie qui touche maintenant 89 millions de personnes aux États-Unis. La National Institutes of Health estime que près de 30 millions de personnes, soit 12% des adultes américains, ont maintenant la NASH .

Les effets de la maladie (fibrose, ascite (accumulation de liquide dans l'abdomen), varices saignantes dans l'œsophage et cancer du foie) sont dévastateurs. "D'ici 2020, la NASH dépassera l'hépatite C en tant que première cause de greffe du foie aux États-Unis", a déclaré la docteure Maria Yataco, gastro-entérologue qui mène des recherches sur la NASH et les maladies du foie à la clinique Mayo de Jacksonville.

Ce qui est encore plus effrayant, c'est le fait que les spécialistes du foie voient des patients de plus en plus jeunes atteints de cette maladie en raison de la hausse des taux d'obésité. "Aujourd'hui, nous voyons des personnes âgées de 20 à 30 ans avec la NASH", a déclaré le Dr Leona Kim-Schluger, hépatologue et professeure à l'Institut de transplantation Recanati / Miller du Mount Sinai Hospital à New York. "Il y a même de la NASH dans la population pédiatrique."

«À l'heure actuelle, on estime que les États-Unis dépensent 5 milliards de dollars par an en coûts de soins de santé liés à la maladie, qui comprennent la chimiothérapie, les greffes, les tests et les hospitalisations», déclare l'économiste des soins de santé Home Razavi, directeur général du Center for Disease Analysis , qui travaille avec les ministres de la santé du monde entier pour recueillir des données et les aider à élaborer une stratégie nationale de la santé pour la NASH. "Mais les coûts atteindront 18 milliards de dollars d’ici 2030 si cette maladie n’est pas contrôlée."

En dépit de l'importante population de patients américains à risque, le CDC n'a pas abordé la crise et aucun traitement approuvé par la FDA n'est disponible, soulignent les experts.

Pire encore, les signes de la maladie sont asymptomatiques, de sorte que souvent, la NASH n'est pas diagnostiquée avant que la cirrhose ne commence à ravager le corps, selon le Dr Laurent Fischer, vice-président directeur et responsable des médicaments pour le monde. développement chez Allergan .

À ce stade, la seule option est une greffe pour éviter la mort. En effet, les médecins ne font généralement pas de dépistage de la stéatose hépatique dans le cadre du bilan physique annuel qu’ils administrent aux patients lorsqu’ils analysent d’autres affections potentiellement mortelles, telles que les maladies cardiaques, le diabète, le cancer du sein et du colon.

Wayne Gagne, un mécanicien de locomotive âgé de 67 ans établi à Nashua, dans le New Hampshire, peut en témoigner. Maintenant en soins palliatifs, il a découvert qu'il avait eu la NASH totalement par accident en 2011 après s'être rendu à la salle d'urgence de son hôpital local pour des problèmes cardiaques. Là, les médecins ont fait une batterie d’examens pour diagnostiquer ses problèmes, y compris une échographie de son abdomen, et ont révélé qu’il avait la maladie. "À ce moment-là, il souffrait d'une cirrhose du foie et sa seule option était une greffe", explique son épouse Gigi. Mais sa condition cardiaque l'empêchait d'être candidat.

"Les examens de routine n'ont jamais révélé qu'il avait NASH", se souvient Gigi, "tous les tests sanguins de ses enzymes hépatiques étaient satisfaisants, donc personne ne le savait. Nous pensions juste que s'il perdait du poids et avait un style de vie en bonne santé, il irait bien."

Depuis lors, Wayne a souffert de nombreuses complications, notamment des acités, des varices dans son œsophage, des pertes musculaires sévères et des crampes musculaires. Son état cardiaque s'aggrave, une autre complication de la NASH.

Des histoires comme celle-ci abondent. Beaucoup de gens sont laissés pour compte sans diagnostic. C'est ce qui est arrivé à Evans Kavallines à Lake Mary, en Floride. Son gastro-entérologue lui a dit qu'il avait un foie gras en 2015, mais il n'y pensait pas car il était en bonne santé. Il y a sept mois seulement, il a atteint un point critique et sa santé a commencé à se détériorer. Âgé de 71 ans, il a eu une ascite, des varices dans son œsophage et de graves crampes musculaires. Trois mois plus tard, il a été diagnostiqué d'un cancer du foie à l'hôpital Mount Sinai après que sa famille ait décidé de l'emmener à son institut de greffe Recanti / Miller à New York pour évaluation.

"J'ai l'impression que les médecins de ma ville natale m'ont laissé tomber", dit-il, maintenant reconnaissant de figurer sur la liste des greffes du foie au mont Sinaï et à la clinique Mayo en Floride. "Dans l'ensemble, la communauté médicale ne s'attaque pas à cette maladie horrible, ne la teste pas et ne propose aucun traitement."

Mais cela pourrait changer dans un avenir pas trop lointain. L'industrie pharmaceutique est en course pour développer des médicaments pour traiter la NASH.

"Après l'éradication de l'hépatite C avec une nouvelle classe de médicaments antiviraux à action directe , tels que Sovaldi et Harvoni de Gilead Sciences , il s'agit de la prochaine grande frontière à franchir en matière de maladie du foie", déclare Veronica Miller, professeure à la UC Berkeley School. de la santé publique et directeur exécutif du Forum du foie. Le but non lucratif est une initiative mondiale pour la recherche en collaboration entre Big Pharma, médecins, régulateurs et universités qui essaie d'accélérer le développement de médicaments dans NASH sur tous les continents.

Les experts du secteur estiment que le marché mondial de ces nouveaux médicaments s’élève à 35 milliards de dollars. Plusieurs médicaments sont en phase de test de développement et des dizaines d’autres sont en cours de développement. BioMedtracker, un produit de la société d'intelligence économique Informa, compte 55 médicaments NASH en cours d'essais cliniques: 19 en phase 1, 33 en phase 2 et quatre en phase 3.

Selon des experts médicaux, l'obésité et le diabète de type 2 sont les principales causes de la NASH, mais cette maladie peut également être déclenchée par une forte accumulation de triglycérides, d'hydrates de carbone et de sirop de maïs à haute teneur en fructose.

Les recherches scientifiques menées par les instituts nationaux de la santé montrent que "le fructose est une arme de destruction massive " qui augmente les maladies du foie gras et est mal absorbé par le tractus gastro-intestinal et presque entièrement métabolisé par le foie, car les cellules n'utilisent pas le fructose comme source d'énergie.

Diriger l'effort de découverte de médicaments
À l'heure actuelle, quatre sociétés dirigent leurs efforts pour commercialiser un médicament visant à inverser les effets de NASH: Intercept Pharmaceuticals , Gilead Sciences, Allergan et la biotech française GENFIT . Tous sont en phase 3 d'essais cliniques.

Le premier à faire une percée significative en 2016, Intercept dispose déjà d'un médicament appelé Ocaliva (acide obéticholique) qui a été approuvé par la FDA pour traiter une autre maladie du foie, appelée cholangite biliaire primitive, une maladie auto-immune pouvant conduire à la cirrhose femmes. Le médicament agit en ciblant le récepteur farnésoïde X, un régulateur clé des voies biliaires, inflammatoires, fibreuses et métaboliques impliquées dans la digestion et la fonction hépatique.

"Il s'agit d'une molécule 100 fois plus puissante que l'acide biliaire humain qui amplifie la capacité du foie à se régénérer", a déclaré le Dr Mark Pruzanski, président-directeur général et directeur d'Intercept. "Ce que nous faisons, c'est essayer de bâtir un avenir sans cirrhose du foie afin que les gens puissent éviter les greffes."

Plus de la médecine moderne: alors
que les taux d'obésité montent en flèche aux États-Unis, de nouveaux médicaments pour perdre du poids peuvent donner de l'espoir
La thérapie génique pour l'hémophilie

La société en est actuellement à la phase 3 de son essai d'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité de l'acide obéticholique, ou OCA, chez les patients atteints de NASH à un stade avancé. Il espère que l'analyse intermédiaire du procès sera achevée au cours du premier semestre 2019. "C'est la population avec le plus grand besoin non satisfait", a déclaré le Dr Pruzanski, qui a déclaré qu'il espérait qu'après avoir fourni à la FDA les conclusions, il pourrait obtenir une approbation accélérée. pour le médicament.

"Après avoir réussi à éradiquer l'hépatite C avec une toute nouvelle classe de médicaments antiviraux à action directe à succès, tels que Sovaldi et Harvoni de Gilead Sciences -, il s'agit de la prochaine grande frontière à conquérir pour les maladies du foie."

Gilead Sciences, qui a été le premier à commercialiser des médicaments contre l'hépatite C et à obtenir un avantage sur le marché, est actuellement dans une étude en phase avancée pour Selonsertib dans l'espoir qu'il devienne le premier médicament à obtenir l'approbation pour le traitement de la NASH l'année prochaine. Il pourrait faire un suivi avec d’autres médicaments de la NASH - l’agoniste de FXR, le GS-9674, et l’inhibiteur de l’ACC, le GS-0976. La société espère qu’un des combos des médicaments qu’il étudie passera aux essais cliniques de phase 3 en 2019.

Allergan est en phase 3 d'un essai clinique mondial de son médicament, le Cenicriviroc, qui aide à réduire la fibrose chez les patients atteints de NASH. Elle a recruté 2 000 patients pour évaluer l'efficacité de ce médicament.

GENFIT est en train d’évaluer un médicament appelé Elafibranor qui, selon lui, inverserait les effets de la NASH pour prévenir la progression de la fibrose tout en offrant des avantages cardioprotecteurs aux patients. Il agit en aidant les protéines qui maintiennent l'homéostasie du foie et aide à arrêter les principales cellules responsables de la fibrose du foie. Elafibranor est actuellement en cours d'évaluation dans le cadre d'une étude clinique de phase 3, Resolve-It, afin de pouvoir obtenir une autorisation de commercialisation basée sur l'analyse de 1 000 patients après 72 semaines de traitement.

Partenariat pour l'innovation rapide
Alors que les efforts de développement de médicaments se multiplient, de nombreuses entreprises unissent leurs efforts pour trouver un traitement et un traitement curatif.

Un bon exemple est la collaboration entre Pfizer et Novartis pour réunir leurs thérapies NASH dans le but de trouver des traitements pour ralentir la maladie. Les deux titans ont conclu un accord de développement clinique incluant une étude associant Tropifexor, un médicament multimodal luttant contre l’inflammation, la cicatrisation fibreuse et l’accumulation de graisse et un ou plusieurs médicaments expérimentaux de Pfizer pour le traitement de la NASH visant la stéatose ou la graisse. le foie.

"La NASH est une maladie complexe difficile à traiter avec un seul médicament ou composé", déclare Eric Hughes, responsable de l'unité mondiale de développement, immunologie, hépatologie et dermatologie. "Nous pensons que la thérapie combinée sera le meilleur moyen de lutter contre cette maladie."

Dans le même temps, Novartis mène des recherches pour venir en aide à la vaste population de personnes atteintes de NASH et de cirrhose à un stade avancé. Elle a conclu un accord de licence exclusif avec Conatus Pharmaceuticals , une biotechnologie axée sur les maladies du foie, afin de financer le développement et la commercialisation d’un médicament appelé Emricasan. Le médicament inventé à l'origine par Idun Pharmaceuticals en 1998 est un inhibiteur pan-caspase qui aide à arrêter la mort cellulaire et à réduire l'inflammation associée à la maladie.

"L'objectif est de prouver que le médicament peut stabiliser le foie, puis inverser la progression de la cirrhose", a déclaré Steve Mento, président et chef de la direction de Conatus. "Le foie est l'un des rares organes capables de se régénérer. Si vous pouvez le stabiliser, le foie peut se réparer tout seul."

À l'heure actuelle, les scientifiques et les pharmaciens sont optimistes sur le fait qu'une avancée dans le domaine ne sera que dans quelques années. "Je pense que la première vague de nouveaux médicaments et traitements va arriver d'ici deux à trois ans", déclare Weidong Zhong, PhD, président et PDG de Terns Pharmaceuticals, une start-up incubée par Lilly Asia Ventures et axée sur le développement de médicaments pour traiter NASH et le cancer. Dr. Zhong devrait savoir. C'est un vétéran de l'industrie qui a joué un rôle crucial dans la découverte de médicaments contre l'hépatite C à Gilead, Novartis et Schering-Plough.

"Il s'agit d'un problème mondial majeur, en particulier en Chine. Au cours des 20 dernières années, les taux d'obésité ont monté en flèche et 43% de la population souffre maintenant de maladie du foie gras", a déclaré Zhong.

Il estime qu'un effort de coopération mondial entre les régulateurs, les sociétés pharmaceutiques et le monde universitaire est nécessaire pour accélérer le traitement. Le monde attend.

https://www.cnbc.com/2018/12/21/the-35- ... lions.html
fil - 03 Jan 2019 - 09:51
Sujet du message:


https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?te ... er+disease
fil - 10 Jan 2019 - 19:39
Sujet du message:


PROGRESSION DE LA FIBROSE DANS LA NASH : UN RYTHME REVU À LA BAISSE

ROSKILLY A, GRANDE-BRETAGNE, AASLD 2018, ABS. 33 ACTUALISÉ







PRÉVALENCE DE LA NAFLD EN FRANCE : LES PREMIERS CHIFFRES !

NABI O, PARIS, AASLD 2018, ABS. 1740 ACTUALISÉ





FIB4 : ATTENTION À L’ÂGE !

SIDDIQUI MS, ETATS-UNIS, AASLD 2018, ABS. 1742 ACTUALISÉ





EVALUATION NON INVASIVE DE LA FIBROSE DANS LES NAFLD

BOURSIER J, ANGERS, AASLD 2018, ABS. 1687 ACTUALISÉ







FIBROMÈTREVIRUS2G ET ELF : MÊME PERFORMANCE DIAGNOSTIQUE DANS LA NAFLD

BOURSIER J, ANGERS, AASLD 2018, ABS. 141 ACTUALISÉ

• 417 patients NAFLD avec biopsie hépatique (Angers, Toulouse)
• Calcul des tests sanguins FibroMètreVIRUS2G et ELF



SONDE M ET XL : LES SEUILS SONT LES MÊMES... ET C’EST TANT MIEUX !

WONG VWS, HONG-KONG, AASLD 2018, ABS. 1749 ACTUALISÉ





FOIE ET ANOMALIES MÉTABOLIQUES : L’OEF OU LA POULE ?

AMPUERO J, ESPAGNE, AASLD 2018, ABS. 35 ACTUALISÉ

• Chez les patients obèses « métaboliquement sains », la sévérité de l’atteinte hépatique prédit la survenue des anomalies métaboliques






fil - 10 Jan 2019 - 19:40
Sujet du message:
LA SÉVÉRITÉ DE L’ATTEINTE HÉPATIQUE DANS LA NAFLD N’EST PAS ASSOCIÉE À UN RISQUE D’ACCIDENT CARDIOVASCULAIRE PLUS ÉLEVÉ

HAGSTRÖM H, SUÈDE, AASLD 2018, ABS. 1670 ACTUALISÉ





INCIDENCE DES CANCERS CHEZ LES PATIENTS STÉATOSIQUES (NAFLD)

HICKS B, ETATS-UNIS, AASLD 2018, ABS. 31 ACTUALISÉ

• Le risque de cancer est augmenté chez les patients NAFLD vs contrôles
• Tendance à un risque plus élevé de cancer du pancréas dans les deux sexes chez les patients jeunes avec NAFLD
• Le risque de cancer du colon est plus élevé chez les hommes avec NAFLD mais pas chez les femmes
• L’obésité est associée à un risque plus élevé de cancer seulement chez les patients avec NAFLD et pas chez ceux sans NAFLD











NAFLD ET VIH : FACTEURS MÉTABOLIQUES ET FACTEURS SPÉCIFIQUES

KAPLAN A, ETATS-UNIS, AASLD 2018, ABS. 2276 ACTUALISÉ

• Rôle des facteurs spécifiques et non spécifiques du VIH
• Pas d’influence des médicaments





NGM282 DANS LA NASH : DES RÉSULTATS AUSSI PROMETTEURS À 1 ET 3 MG

HARRISON S, ETATS-UNIS, AASLD 2018, ABS. 104 ACTUALISÉ

Schéma de l’étude











SEMAGLUTIDE : UN TRAITEMENT DE LA NASH ?


NEWSOME PN, ROYAUME-UNI, AASLD 2018, ABS. 105 ACTUALISÉ







AGONISTE DE THR-SS : UNE VOIE THÉRAPEUTIQUE PROMETTEUSE DANS LA NASH – VK2809

LOOMBA R, ETATS-UNIS, AASLD 2018, ABS. LB4 ACTUALISÉ

• La régulation de la voie de signalisation médiée par le THR-β ouvre des perspectives thérapeutiques intéressantes

Schéma de l’étude







AGONISTE DE THR-SS : UNE VOIE THÉRAPEUTIQUE PROMETTEUSE DANS LA NASH – MGL-3196

HARRISON SA, ETATS-UNIS, AASLD 2018, ABS. 14 ACTUALISÉ









ARAMCHOL : UNE NOUVELLE MOLÉCULE DANS LE TRAITEMENT DE LA NASH ?


RATZIU V, PARIS, AASLD 2018, ABS. LB5 ACTUALISÉ













CHIRURGIE BARIATRIQUE : LE BÉNÉFICE THÉRAPEUTIQUE SE MAINTIENT À 5 ANS


LASSAILLY G, LILLE, AASLD 2018, ABS. 70 ACTUALISÉ

• Après la chirurgie bariatrique, l’amélioration de la fibrose se poursuit jusqu’à 5 ans et une régression de la NASH est observée dans 85 % des cas
• L’absence d’amélioration histologique est observée chez les patients ayant une NASH sévère et perdant moins de poids après chirurgie









http://www.hepatites.net/index.php?name ... 315#395315
fil - 11 Jan 2019 - 09:30
Sujet du message:
L'IRM met le « foie gras » à la carte





Au Rayon X explore le foie à la recherche de la stéatose hépatique non-alcoolique. Présentée aux dernières Journées françaises de radiologie, l'IRM est désormais utilisée pour quantifier la présence de graisse stockée dans le foie avec une précision remarquable. Illustrations commentées par le Dr Maxime Ronot, radiologue à l'hôpital Beaujon, à Paris.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... rte_864508
fil - 12 Jan 2019 - 05:09
Sujet du message:


https://www.biopharmadive.com/news/nash ... on/545772/
fil - 24 Jan 2019 - 08:37
Sujet du message:
Maladie du foie gras : des biotech à l'orée d'un marché de 22 milliards de dollars

Deux produits sont sur la dernière ligne droite menant à la commercialisation, dont celui du français Genfit. L'américain Gilead vient lui d'essuyer un revers.
De même que 2013 a été l'année clé pour les traitements de l'hépatite C, 2019 sera « l'année de la NASH » (stéatohépatite non alcoolique) ou maladie du foie gras. C'est ce qui ressortait des présentations faites lors de la conférence JP Morgan de début janvier à San Francisco. Mais pas forcément pour toutes les entreprises lancées à l'assaut de ce marché potentiel de 22 milliards de dollars à l'horizon 2025.

Ainsi Allergan a, décidé de reporter de plus d'un an l'annonce des résultats sur son essai de Phase III. Dans ce contexte, seules trois entreprises restent dans la dernière ligne droite menant à un lancement commercial potentiel en 2020, le français Genfit et les américains Intercept et Gilead.

Gilead a choisi comme critère d'efficacité la réduction de la fibrose -stade précédent la cirrhose- qui s'ajoute à l'accumulation de graisse des phases précoces de la maladie. Intercept et surtout Genfit ont eux visé la résolution de la NASH. « D'après les données présentées au début du mois lors de la Paris Hepatology Conference, un quart des hommes adultes souffriraient de NASH , dont 3 % de NASH sévère » rapporte Philippe Bonnard, directeur médical de Gilead en France. Ce sont ces patients les plus graves que visent tous les traitements.

Mauvais cholestérol

En supposant concluants les résultats des essais de Phase III des trois concurrents, c'est la date de leur lancement et l'importance des effets secondaires qui détermineront la part de marché qu'ils réussiront à s'adjuger. L'Ocaliva d'Intercept, dont l'essai sera présenté avant la fin du premier trimestre, devrait obtenir le feu vert des autorités américaines le premier, l'Elafibranor de Genfit devrait suivre avec le Selonsertib de Gilead.

Mais l'Ocaliva sera handicapé par des effets secondaires déjà identifiés : augmentation du « mauvais » cholestérol chez des patients qui en ont déjà trop et démangeaisons importantes. S'agissant de traitements destinés à être pris à vie, contre une affection sans symptômes, c'est un problème dont Intercept est tellement conscient qu'il vient de racheter une molécule (de la même famille que le produit de Genfit) pour la combiner avec l'Ocaliva et neutraliser ses effets secondaires.

Test sanguin

L'Elafibranor de Genfit devrait arriver sur le marché plus tard, après publication des résultats de Phase III fin 2019 mais avec pas mal d'avantages additionnels. Outre, son effet sur la NASH, il réduit également le taux de « mauvais » cholestérol et le taux de sucre dans le sang et il augmente le « bon » cholestérol. Atout supplémentaire de Genfit, le test sanguin qu'il a mis au point, moins invasif que les biopsies du foie.

Réclamé par les autorités américaines, il a fait l'objet d'une première licence à LabCorp, spécialiste des examens biologiques dont la filiale Covance va d'abord le déployer dans des essais cliniques. « Notre objectif, explique Jean-François Mouney, le patron de Genfit, est de faire de ce test, basé sur plusieurs biomarqueurs, un test universel de diagnostic et de suivi de la NASH, indépendamment du traitement prescrit ». Soit un marché potentiel supplémentaire de 1 à 2 milliards de dollars.

Le Selonsertib de Gilead, dont les résultats en Phase III sont attendus au premier semestre 2019, ne peut se prévaloir des mêmes effets positifs cardiométaboliques et les investisseurs se montrent un peu dubitatifs en raison du mécanisme d'action du produit. Mais quoi qu'il en soit Gilead, qui dispose de plusieurs autres molécules à des stades plus précoces, devrait figurer dans le futur paysage de la NASH , au moins dans le cadre des combinaisons de produits vers lesquelles s'orientent vraisemblablement les traitements.

Catherine Ducruet

https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... 239010.php
fil - 24 Jan 2019 - 09:03
Sujet du message:
Maladie du soda : le régime alimentaire doit être pauvre en sucres rapides

Deux mois sans sucre ont fait baisser de 31% la graisse stockée au niveau du foie d'adolescents atteints de la maladie du foie gras non alcoolique (NASH).

Des chercheurs américains ont découvert qu'un régime pauvre en sucres entrainait une amélioration significative des maladies du foie gras non alcooliques (NASH) chez les adolescents. "Avec plus de cinq millions d'enfants atteints, cette maladie est beaucoup plus courante et grave que la plupart des gens ne le croient. Trouver un traitement efficace est donc crucial", a déclaré l'auteur principal de la recherche Jeffrey Schwimmer, professeur de pédiatrie à l'UC San Diego School of Medicine. La NASH est associée au diabète de type 2, aux maladies hépatiques terminales, au cancer du foie et aux maladies cardiovasculaires.

Une réduction moyenne de 31% de la graisse hépatique

L'étude a été menée sur 40 garçons âgés de 11 à 16 ans souffrant de la NASH. Les participants ont été répartis au hasard en deux groupes. La moitié d'entre eux, ainsi que leur famille, ont reçu une alimentation pauvre en sucres, soit moins de 3% de l'apport calorique quotidien. L'autre moitié a suivi son régime alimentaire habituel. La réduction des sucres impliquait une diminution du glucose, du fructose et du saccharose, couramment consommés dans les aliments, les boissons sucrés et les jus de fruits.

Au bout de deux mois, les chercheurs ont constaté que les garçons du groupe d'alimentation à faible teneur en sucres avaient une réduction moyenne de 31% de leur graisse hépatique. Les analyses sanguines de l'inflammation du foie ont également indiqué une amélioration significative chez les enfants du groupe à faible teneur en sucre par rapport à l’autre groupe de jeunes. "L'amélioration substantielle observée en seulement huit semaines nous porte à croire qu'un régime pauvre en sucres a le potentiel d'être un traitement cliniquement pertinent", concluent les chercheurs.

Une alimentation trop grasse et trop sucrée

Autrefois appelée cirrhose graisseuse, la NASH (selon l'acronyme "non alcoholic steatohepatitis" qui signifie "stéatose hépatique non alcoolique") est aujourd'hui communément nommée maladie du soda, en référence à notre surconsommation de sodas et de malbouffe. Comme son nom l'indique, la NASH n'est pas le résultat d'une consommation excessive d'alcool, mais d'une alimentation trop grasse et trop sucrée. Elle concerne davantage les personnes obèses (75% de risques) ou en surpoids (30%), mais également les accros aux produits industriels. Au fil du temps, un amas de graisse se forme lentement et silencieusement autour du foie, troublant ainsi son bon fonctionnement. Cette invasion peut durer 10, 20 ou 30 ans sans que le patient ne s'en rende compte, et les dégâts sont irréversibles.

Selon le Centre Hépato-Biliaire Paul Brousse, l'une des causes de la NASH est également liée à une résistance à l'insuline. La NASH "est caractérisée par le fait que, chez les patients en surpoids, l'organisme met une grande quantité d'insuline en circulation (hyper-insulinémie) afin de diminuer le taux de sucre dans le sang. Cela peut durer plusieurs années, mais, à un certain moment, la capacité sécrétrice du pancréas s'épuise, le taux d'insuline diminue dans le sang et le taux de glycémie augmente, donnant lieu à un diabète de type 2. De plus, l'hyper-insulinémie perturbe le métabolisme des acides gras intra-hépatiques : ces troubles entraînent une stéatose". Le Pr Dominique Lannes, auteur du livre "NASH : la maladie de la malbouffe" estime qu'un à deux millions de Français sont atteints de la pathologie.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... es-rapides
fil - 28 Jan 2019 - 16:45
Sujet du message:
NGM282, NAS et fibrose dans la NASH: étude de phase 2
Harrison SA, AASLD 2018, Abs. 104

http://hcv-trials.com/nash/AL_NGM282_Abs_104.asp

Etude ARREST: Phase 2b d'Aramchol dans la NASH
Ratziu V, AASLD 2018, Abs. LB5

http://hcv-trials.com/nash/Aramchol_Abs_LB5.asp

Etude FLIGHT-FXR: Tropifexor (LJN452) dans NASH: phase 2b (résultats intermédiaires)
Sanyal AJ, AASLD 2018, Abs. LB-23

http://hcv-trials.com/nash/AL_Tropifexor_Abs_LB23.asp

VK2809 dans la NAFLD: une étude de phase 2
Loomba R, AASLD 2018, Abs. LB4

http://hcv-trials.com/nash/AL_VK2809_Abs_LB4.asp
fil - 01 Fév 2019 - 06:44
Sujet du message:
Un traitement expérimental améliore la santé du foie chez les personnes atteintes de stéatose hépatique

Le NGM282, un analogue expérimental du facteur de croissance des fibroblastes, a réduit l'accumulation de graisse dans le foie et le développement de tissu cicatriciel chez les personnes atteintes de stéatohépatite non alcoolique, selon les études présentées lors de la récente réunion du foie AASLD à San Francisco.

Les chercheurs ont rapporté qu'une dose plus faible de NGM282 agissait presque aussi bien qu'une dose plus élevée précédemment testée et que ses effets étaient toujours apparents six semaines après l'arrêt du traitement. Ces résultats ont ouvert la voie à des essais cliniques plus longs et plus vastes.

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et sa forme plus sévère, la stéatohépatite non alcoolique (NASH), sont associées à l’obésité et au syndrome métabolique. L'accumulation de graisse dans le foie déclenche l'inflammation et la production de tissu cicatriciel (fibrose), ce qui, au fil du temps, peut entraîner une cirrhose, un cancer du foie et la nécessité d'une greffe du foie. Il n’existe actuellement aucun traitement efficace contre la stéatose hépatique et sa gestion repose plutôt sur des modifications du mode de vie, telles que la perte de poids.

Stephen Harrison, de l'Université d'Oxford et du centre de recherche clinique Pinnacle de San Antonio, au Texas, a présenté les derniers résultats d'une étude de phase 2 sur le NGM282, un analogue génétiquement modifié du facteur de croissance des fibroblastes humains 19 (FGF19), une hormone qui régule les acides biliaires. synthèse et métabolisme des graisses. Le NGM282 cible de multiples processus impliqués dans le développement de la NASH, notamment la réduction des effets toxiques des acides gras et des acides biliaires et la réduction de l’accumulation de foie dans le foie.

Un précédent essai de phase II avait montré que les personnes ayant reçu des injections quotidiennes de 3 à 6 mg de NGM282 présentaient une réduction rapide de la masse grasse du foie selon l’IRM-PDFF (estimation par imagerie par résonance magnétique de la fraction adipeuse de densité de proton), méthode d’imagerie permettant d’évaluer l’accumulation de graisse dans le foie.

Cette étude a été suivie d'une biopsie jumelée afin de déterminer si le traitement entraînait une amélioration de l'histologie du foie ou de l'apparition d'un tissu hépatique. Lors du congrès international du foie de l'EASL qui s'est tenu l'an dernier à Paris, Harrison a présenté les résultats obtenus chez 19 personnes atteintes de NASH traitées avec 3 mg de NGM282 pendant 12 semaines. Tous les participants ont présenté une réduction relative d'au moins 30% et une réduction absolue d'au moins 5% de la teneur en graisse du foie et près des deux tiers ont vu leur teneur en graisse du foie se normaliser (en baisse de 5% ou moins).

Les niveaux des biomarqueurs des acides biliaires, des enzymes hépatiques ALT et de la fibrose ont également diminué de 6 semaines. Ces évaluations non invasives étaient corrélées à des améliorations du score d'activité de la NAFLD, de l'inflammation, de la stéatose, du gonflement des cellules hépatiques et de la fibrose à la deuxième biopsie. Une affiche de dernière minute présentée à la réunion du foie montrait que la teneur en graisse du foie, l'ALT et le marqueur de fibrose Pro-C3 restaient inférieurs aux niveaux de base à la semaine 18, ou six semaines après l'arrêt du traitement.

Le NGM282 était sans danger et généralement bien toléré, les effets indésirables les plus courants étant une diarrhée légère. Cependant, le NGM282 a entraîné une augmentation du taux de cholestérol LDL, ce qui peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire.

Lors de la réunion sur le foie, Harrison a présenté les résultats d'une nouvelle cohorte de 24 personnes traitées avec une dose inférieure de 1 mg par jour de NGM282 pendant 12 semaines. Environ 80% étaient des femmes, l'âge médian était d'environ 50 ans, la teneur moyenne en graisse du foie au début de l'étude était d'environ 20% et environ 40% avait une fibrose avancée (stade F3). Ils pourraient commencer à prendre de la rosuvastatine à la semaine 2, si nécessaire, pour gérer le cholestérol LDL.

Le résultat a montré que la dose de 1 mg fonctionnait presque aussi bien que la dose de 3 mg, avec des "réductions significatives et significatives" pour une variété de marqueurs non invasifs de la stéatose hépatique, a déclaré Harrison.

La réduction relative de la masse grasse du foie à la semaine 12 était de -57% dans le groupe 1 mg, par rapport à -67% dans le groupe 3 mg; la réduction de graisse absolue était d'environ 11% dans les deux groupes. Un peu plus de 90% avaient au moins une réduction relative de 30% et une réduction absolue au moins de 5% de la teneur en matière grasse dans le groupe 1 mg, par rapport à 100% dans le groupe 3 mg. Cependant, les patients du groupe recevant la dose la plus faible étaient environ deux fois moins susceptibles de normaliser leur masse grasse dans le foie (33% contre 63%).

Les taux d'enzymes hépatiques ALT et AST ont diminué rapidement, et par quantités comparables, dans les deux groupes de dose. Les niveaux de Pro-C3 ont diminué de manière significative dans les deux groupes à la semaine 6, mais les réductions relatives et absolues ont été moins importantes dans le groupe 1 mg. Les deux groupes avaient des scores ELF réduits, un indice associé à la sévérité de la NASH.

De nouveau, les biopsies appariées effectuées à la semaine 12 ont montré des améliorations; Cependant, une plus faible proportion de personnes du groupe 1 mg ont présenté des améliorations du score d'activité de la NAFLD (75% vs 84%), de la stéatose (67% vs 74%), de l'inflammation (33% vs 42%), du gonflement (42% vs 53%) et la fibrose (25% vs 42%). Dans les deux groupes, les fibroses les plus graves au départ ont été les plus améliorées.

Ici aussi, le traitement était sans danger et bien toléré. Les taux de LDL ont augmenté après le début du traitement par NGM282, mais ont diminué à la semaine 2 après l’ajout de la statine et, à partir de la semaine 4, ils étaient inférieurs au niveau de base. Les symptômes gastro-intestinaux étaient les effets secondaires les plus fréquents, principalement légers et transitoires, bien que deux personnes aient arrêté le traitement en raison de la diarrhée. Séparer les injections des repas et manger des repas plus petits semble réduire les symptômes gastro-intestinaux.

Interrogé sur l'amélioration apparemment moins importante de l'histologie hépatique dans le groupe 1 mg par rapport au groupe 3 mg, Harrison a suggéré que les personnes puissent avoir besoin d'être traitées plus longtemps avec la dose inférieure pour voir une amélioration similaire.

Sur la base de ces résultats, NGM Bio mènera une étude de phase 2b plus vaste sur le traitement par NGM282 pendant 24 semaines chez des personnes atteintes de NASH et de fibrose modérée à avancée. En plus de la NASH, le NGM282 est également testé pour le traitement du diabète de type 2, de la cholangite biliaire primitive et de la cholangite sclérosante primitive (deux affections impliquant une inflammation et un blocage des canaux biliaires dans le foie).

NGM Bio développe également un médicament FGF21 appelé NGM313 pour le diabète de type 2 et la NASH. Une autre affiche de dernière heure présentée à The Liver Meeting a montré qu'une seule dose entraînait de "fortes réductions" de la teneur en graisse du foie et une amélioration de la sensibilité à l'insuline chez les personnes obèses atteintes de NAFLD.

"Les améliorations histologiques significatives observées après seulement 12 semaines de traitement par NGM282 suggèrent un agent qui, s'il était finalement approuvé, pourrait fournir aux médecins un médicament essentiel et indispensable pour inverser la fibrose chez les patients NASH atteints d'une maladie bien établie", a déclaré Harrison. un communiqué de presse de NGM Bio .

https://www.ngmbio.com/ngm-bio-announce ... with-nash/
nega - 05 Fév 2019 - 02:37
Sujet du message:
J'espère que la recherche sur le ttt de la nash permettra aussi de trouver comment régénérer les cirrhoses
fil - 13 Fév 2019 - 18:58
Sujet du message:
Le selonsertib de Gilead échoue dans l'étude de phase III STELLAR-4 pour la NASH

Gilead Sciences a publié les résultats les plus récents de l’essai clinique de phase III STELLAR-4 sur le selonsertib impliquant des patients atteints de cirrhose compensée (F4) causée par une stéatohépatite non alcoolique (NASH).

Le médicament n'a pas réussi à atteindre le critère d'évaluation principal de la semaine 48 d'une amélioration histologique de la fibrose d'au moins 1 stade sans aggravation de la NASH.

Selonsertib est un inhibiteur oral expérimental de petite molécule de la protéine ASK1, connue pour favoriser l’inflammation, l’apoptose et la fibrose dans les environnements de stress oxydatif.

L'essai STELLAR-4, randomisé, à double insu et contrôlé par placebo a évalué l'innocuité et l'efficacité de selonsertib chez 877 patients atteints de cirrhose compensée (F4) due à la NASH.

Sur le total des patients, 14,4% des patients traités avec 18 mg de selonsertib et 12,5% de ceux traités avec 6 mg du médicament expérimental ont présenté une amélioration ≥ 1 étape de la fibrose sans aggravation de la NASH après 48 semaines de traitement.

La proportion était de 12,8% dans le groupe placebo.

Les investigateurs ont indiqué que le selonsertib était généralement bien toléré et que son profil d'innocuité était conforme à celui des études précédentes.

John McHutchison, responsable scientifique et directeur de la recherche et du développement chez Gilead Sciences, a déclaré: «Même si nous sommes déçus que l’étude STELLAR-4 n’ait pas atteint son objectif principal, nous restons déterminés à faire progresser les traitements des patients atteints de fibrose avancée grâce à la NASH, où il existe un besoin important non satisfait de traitements efficaces et bien tolérés.

«Les données de cette vaste étude sur les patients atteints de cirrhose compensée due à la NASH, y compris le vaste ensemble de biomarqueurs collectés, permettront de faire progresser notre compréhension de la maladie et d’informer nos programmes de développement plus larges de la NASH.»

La NASH est un trouble chronique et progressif du foie. Les symptômes incluent une accumulation de graisse et une inflammation entraînant des cicatrices ou une fibrose qui altère la fonction hépatique.

Les patients atteints de fibrose avancée courraient un risque plus élevé de mortalité liée au foie et toutes causes confondues.

Gilead développe plusieurs composés destinés au traitement de la fibrose avancée associée à la NASH, notamment le firsocostat, inhibiteur de l'ACR, agoniste non stéroïdien de FXR, selonsertib.

https://www.drugdevelopment-technology. ... tib-fails/
fil - 20 Fév 2019 - 13:59
Sujet du message:
Intercept Pharmaceuticals est sur le point d'obtenir l'approbation de la FDA pour le tout premier médicament pour la NASH

Intercept - Etude de phase 3 REGENERATE sur l'acide obéticholique chez des patients atteints de fibrose hépatique due à la NASH

Intercept Pharmaceuticals Inc. ICPT, + 0,56% a annoncé mardi qu'un traitement potentiel contre la stéatose hépatique connue sous le nom de NASH avait atteint son objectif principal dans un essai de phase 3, une semaine après que Gilead Sciences Inc. GILD, -1,23% avait annoncé l'échec d'un essai concurrent.

Les actions d’Intercept ont augmenté de 4% mardi matin.

Il n'existe pas de traitement approuvé contre la NASH ou la stéatohépatite non alcoolique, une maladie grave du foie provoquée par une accumulation de graisse dans le foie pouvant entraîner une inflammation chronique, des cicatrices ou une fibrose. Finalement, la maladie peut entraîner une insuffisance hépatique, un cancer et la mort.

Le traitement par Intercept, l’acide obéticholique (OCA), est destiné au traitement des patients atteints de fibrose hépatique due à la NASH. L’essai de phase 3 a été mené auprès de 931 patients atteints de fibrose hépatique, assignés au hasard à un traitement par un placebo ou l’une des deux doses d’OCA.

Après 18 mois, les résultats étaient les suivants: 23,1% des patients recevant la plus forte dose d’OCA ont présenté une réduction statistiquement significative de la fibrose hépatique, par rapport à 17,6% de ceux recevant la plus faible dose et 11,9% de ceux recevant le placebo, ce qui a deux objectifs principaux de l’essai. Cependant, bien que les patients sous OCA aient présenté une réduction de la masse grasse du foie et de l’inflammation par rapport aux patients sous placebo, la différence n’était pas statistiquement significative, ce qui signifie que l’essai n’avait pas atteint son deuxième critère principal. Un accord précédent entre Intercept et la Food and Drug Administration américaine stipulait que l’essai n’avait atteint que l’un de ses deux objectifs principaux pour être considéré comme un succès.

«Ces résultats, qui démontrent la capacité de l’OCA d’améliorer de manière significative la fibrose chez les patients à un stade avancé de la maladie, sont très encourageants», a déclaré Zobair M. Younossi, président du comité déclaration.

L'effet indésirable le plus couramment observé avec ce médicament était des démangeaisons cutanées: 51% des patients du groupe recevant la dose la plus élevée et 28% du groupe recevant la dose la plus faible ont signalé des démangeaisons, contre 11% dans le groupe placebo. Des démangeaisons cutanées sévères ont été rapportées chez 5% des patients recevant la dose la plus élevée, 9% d'entre eux ayant alors décidé d'arrêter le traitement.

Le traitement par OCA était également associé à une augmentation du cholestérol LDL, ce qui correspond à ce que les chercheurs avaient observé lors d'études précédentes sur la NASH, bien que le nombre d'événements cardiovasculaires était similaire dans tous les groupes de traitement.

Intercept a annoncé son intention de déposer une demande d’approbation aux États-Unis et en Europe au second semestre de 2019.

S'il est approuvé, le médicament d'Intercept serait le premier à traiter le problème du foie, l'une des principales causes de greffe du foie. Biotech Galectin Therapeutics Inc. GALT, + 0,38% travaille également sur une thérapie de phase 3 NASH et Novartis NVS, + 0,87% NOVN,+ 0,69% et Pfizer PFE, +0,47% ont annoncé en octobre leur intention de combiner un médicament de Novartis destiné à la NASH avec plusieurs molécules de Pfizer qui ciblent le même trouble.

https://www.marketwatch.com/story/inter ... 2019-02-19

https://www.interceptpharma.com/our-res ... al-trials/
fil - 26 Fév 2019 - 16:49
Sujet du message:
Stéatose hépatique : quels sont les symptômes et comment la soigner ?

La stéatose hépatique, ou maladie du foie gras, est caractérisée par l'accumulation de graisse dans les cellules du foie. Elle est provoquée par un syndrome métabolique ou une consommation excessive d'alcool, et peut évoluer vers une cirrhose. D'où l'importance de la prendre en charge rapidement. Explications du Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux.

Définition : stéatose simple, diffuse ou sévère ?

Une stéatose hépatique correspond à une accumulation de graisse dans le foie, d'où son autre nom, "la maladie du foie gras". Précisément, la stéatose est une infiltration de triglycérides dans les cellules. "Des gouttelettes de graisse atteignent les cellules hépatiques et s'y accumulent ; elles ne sont pas toxiques en tant que telles", explique le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux.

• On parle de stéatose simple quand les cellules hépatiques ne sont pas endommagées : il s'agit d'un stade bénin caractérisé par une accumulation de graisse dans le foie.
• On parle de stéatose diffuse, ou sévère, lorsqu'on atteint un stade avancé de la pathologie, où l'ensemble du tissu hépatique est touché.

Causes : alcool, médicaments...

Alcool
La stéatose hépatique peut être liée à un usage excessif et régulier d'alcool (stéatose hépatique alcoolique) ou survenir en dehors de toute consommation d'alcool. Cette forme, la stéatose hépatique non alcoolique, est de plus en plus fréquente en France. " Elle concernerait 15 à 20 % de la population et est liée à l'augmentation du nombre de personnes atteintes de syndrome métabolique ", précise le Pr de Lédinghen

Syndrome métabolique
Un syndrome métabolique (diabète, surpoids ou obésité, hypertension artérielle, hypercholéstérolémie), ainsi qu'une mauvaise alimentation, trop riche en apports sucrés, peuvent être à l'origine d'une stéatose hépatique non alcoolique. "Plus on cumule ces facteurs, plus on a de risque d'avoir une stéatose", ajoute Victor de Lédinghen.

Médicaments
La prise de certains médicaments (les corticoïdes, l'amiodarone, le méthotrexate) peut également être en cause dans une stéatose hépatique non alcoolique. "Mais les cas restent rares et les molécules sont très spécifiques", précise le Pr de Lédinghen. Enfin, la grossesse constitue un facteur de risque de stéatose gravidique, cas potentiellement fatal pour la mère et l'enfant mais lui aussi très rare.

Symptômes
Dans la grande majorité des cas, la stéatose hépatique n'est responsable d'aucun symptôme : on parle de maladie asymptomatique. "La maladie est silencieuse, d'où la nécessité de se dépister si l'on cumule des facteurs de risque", alerte Victor de Lédinghen. A moindre échelle, on peut rencontrer un foie augmenté de volume. "En revanche, la 'crise de foie' ou la 'crise de stéatose hépatique' est un mythe : cela fait référence à un dysfonctionnement de l'estomac, le foie n'est pas en cause. Il n'existe pas de symptômes aigus liés à la stéatose hépatique."

Diagnostic
"Etant asymptomatique, la maladie est souvent diagnostiquée par hasard, lors d'une échographie de routine ou d'une prise de sang. Le médecin détecte alors une anomalie hépatique", explique le Pr de Lédinghen. Le diagnostic de la stéatose hépatique se fait par le biais d'une palpation, lors de laquelle on peut découvrir une hépatomégalie (augmentation du volume du foie) et d'une imagerie du foie. L'échographie permet d'identifier la stéatose par un aspect "brillant" du foie. "Le taux normal de graisse dans les cellules est inférieur à 5 %. L'échographie permet de dépister la stéatose lorsqu'elle est supérieure à 30 % ", précise l'hépatologue. Une analyse de sang sera régulièrement réalisée pour contrôler les transaminases et les gamma GT, et vérifier l'absence de dérive vers le stade de cirrhose.

Traitements
Le traitement de la stéatose hépatique passe avant tout par celui de sa cause. Si l'alcool est à l'origine de la maladie, il doit être supprimé. En cas de syndrome métabolique, "des mesures hygiéno-diététiques doivent être prises - régime alimentaire adapté, activité physique". Par ces mesures non médicamenteuses, le foie peut retrouver un aspect normal en quelques semaines. "Aucun médicament, à ce jour, ne permet de traiter la stéatose hépatique, mais de nombreux essais thérapeutiques sont en cours. Vers 2021, on devrait avoir des molécules sur le marché", commente Victor de Lédinghen.

Complications
Lorsqu'aucune mesure n'est mise en œuvre et que la surcharge en triglycérides se maintient, le risque de complications augmente. Une inflammation peut se produire au niveau du foie : la pathologie évolue alors en stéato-hépatite non alcoolique, ou NASH (Non Alcoolic Steato Hepatitis). Cette inflammation, si elle n'est pas maîtrisée, peut entraîner des manifestations plus sévères comme une fibrose hépatique et une cirrhose du foie, avec un risque de cancer hépatique.

Merci au Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux.

https://sante.journaldesfemmes.fr/malad ... ct1eMDt12w
fil - 05 Mar 2019 - 05:39
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https://www.cghjournal.org/article/S154 ... 6/fulltext



https://www.cghjournal.org/article/S154 ... X/fulltext
fil - 25 Mar 2019 - 10:22
Sujet du message:
NASH (Recommandations EASL-2017) JFHOD 2019
Jérôme Boursier (Angers)



https://www.fmcgastro.org/wp-content/up ... ursier.pdf
fil - 18 Avr 2019 - 08:42
Sujet du message:
NAFLD et NASH : enfin des données en population française
Corinne Bonny (Clermont-Ferrand) & Bertrand Hanslik (Montpellier)



https://www.youtube.com/watch?v=69uf9e12xco

Consulter le poster officiel :

https://www.postersessiononline.eu/1735 ... LC2019.pdf
fil - 29 Avr 2019 - 16:18
Sujet du message:
Le médicament expérimental NASH échoue dans une étude en phase avancée

Selonsertib n'a pas amélioré davantage la fibrose hépatique qu'un placebo.

Selonsertib, l'un des traitements expérimentaux de Gilead Sciences pour la stéatohépatite non alcoolique (NASH), n'a pas réussi à surperformer un placebo lorsqu'il était utilisé en tant que traitement autonome dans un essai clinique de phase III, selon un communiqué de la société.

Selonsertib se joint à une liste croissante de médicaments candidats pour le traitement de la stéatose hépatique qui ne fonctionne pas bien tout seul; Cependant, certains peuvent encore présenter un potentiel en tant que composants d'un traitement d'association.

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et sa forme plus sévère, la NASH, sont responsables d’une proportion croissante de maladies hépatiques avancées. L' accumulation de graisse dans le foie déclenche une inflammation qui peut, avec le temps, conduire au développement de tissu cicatriciel (fibrose), de cirrhose (cicatrisation grave) et de cancer du foie. En l'absence de thérapies approuvées efficaces, la gestion de la maladie repose actuellement sur des changements de mode de vie, tels que la perte de poids et l'exercice.

Après avoir conquis le marché de l'hépatite C avec ses antiviraux à action directe - et constatant une baisse des revenus alors que de plus en plus de personnes atteintes d'hépatite C sont guéries et que d'autres sociétés ont mis au point des médicaments concurrents - Gilead s'attaque fortement à la stéatose hépatique.

Selonsertib est un inhibiteur de la kinase de régulation du signal de l'apoptose (ASK1), qui favorise l'inflammation, la mort cellulaire et la fibrose.

L’essai de phase III STELLAR-3 a évalué selonsertib en tant que traitement autonome chez les personnes atteintes de fibrose de ponte liée au stade F3, liée à la NASH, stade avancé de la cicatrisation du foie et ne présentant pas une cirrhose. Auparavant, l’essai STELLAR-4 avait montré que l’administration de selonsertib ne fonctionnait pas mieux qu’un placebo chez les patients atteints de cirrhose au stade F4 liée à la NASH.

STELLAR-3 comprenait 802 participants randomisés pour recevoir 6 mg ou 18 mg de selonsertib ou un placebo pris par voie orale une fois par jour pendant cinq ans au maximum.

Les principaux critères d'évaluation de l'étude étaient la proportion de personnes ayant constaté une amélioration d'au moins un stade de la fibrose sans aggravation de la NASH après 48 semaines. La proportion de patients ayant eu une résolution de NASH sans aggravation de la fibrose était un critère d'évaluation secondaire.

Après 48 semaines de traitement, 12,1% des personnes traitées avec la dose la plus faible de selonsertib et 9,3% de celles ayant reçu la dose la plus élevée présentaient une amélioration de la fibrose d'au moins un stade. Ces pourcentages ne différaient pas significativement de ceux du groupe placebo, soit 13,2%, ce qui signifie que les différences pourraient être attribuables au hasard.

Selonsertib était généralement bien toléré et les résultats de sécurité correspondaient aux études précédentes, selon le communiqué de presse de Gilead. La société a indiqué qu’elle s’efforce maintenant de conclure l’essai «d’une manière compatible avec les meilleurs intérêts de chaque patient».

«Nous espérions obtenir des résultats différents du programme STELLAR, mais nous restons déterminés à développer des traitements très efficaces pour les patients atteints de fibrose avancée due à la NASH», a déclaré le directeur scientifique de Gilead, John McHutchison, MD. "Nous pensons qu'un traitement efficace contre la NASH nécessitera en définitive une approche combinée ciblant des voies distinctes impliquées dans la pathogenèse de cette maladie."

L’ essai de phase II ATLAS évalue actuellement selonsertib dans différentes combinaisons avec deux autres médicaments candidats de Gilead agissant sur différentes voies impliquées dans la NASH: le cilofexor, agoniste du récepteur du farnésoïde X non stéroïdien (GS-9674) et le firsocostat, inhibiteur de l’acétyl-CoA carboxylase (GS- 0976). Le récepteur farnésoïde X régule la synthèse des acides biliaires et joue un rôle dans le métabolisme des lipides, alors que l'acétyl-CoA carboxylase est impliquée dans la lipogenèse de novo, ou conversion des glucides en acides gras dans le foie.

https://www.gilead.com/news-and-press/p ... titis-nash
divingbrowndock - 24 Mai 2019 - 12:40
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Embarassed i am new here and want to learn
fil - 26 Mai 2019 - 17:43
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La santé de 200 000 volontaires suivie par l’Inserm

Objectif atteint : 200 000, c’est le nombre de personnes vivant en France qui ont rejoint la cohorte Constances depuis 2012. Un record inégalé qui fait de Constances le plus important projet de recherche d’épidémiologie et de santé publique en France, qui n’a que peu d’équivalents au niveau international.

Réalisée en partenariat avec l’Inserm, la Caisse nationale d’assurance maladie, la Caisse nationale d’assurance vieillesse les universités de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et de Paris Descartes, Constances a pour objectif de suivre la santé des volontaires sur le long terme afin de mieux comprendre les facteurs qui l’influencent comme l’alimentation, l’environnement, les conditions de travail, etc.

Constances est une infrastructure de recherche financée dans le cadre des programmes d’investissement d’avenir.

NASH : près d’un français sur 5 concerné
La stéatose métabolique (ou maladie du foie gras)


et plus particulièrement la NASH, est une maladie hépatique émergente associée à l’épidémie d’obésité et de diabète dans le monde, et susceptible d’évoluer vers la cirrhose et le cancer du foie. A partir de la cohorte Constance, les chercheurs ont déterminé à l’aide de marqueurs indirects que la prévalence de la stéatose métabolique était de 18,2% dans la population adulte française, dont 2,6% avec une maladie hépatique avancée, qu’elle était deux fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme et qu’elle augmentait avec l’âge. Il existait une relation inverse avec le niveau socio-économique, ainsi qu’un gradient Nord Sud.

L’obésité et le diabète sont des facteurs de risque majeurs. L’étude de l’impact de la stéatose métabolique et de la NASH sur la morbi-mortalité dans la population générale française est en cours.

https://presse.inserm.fr/la-sante-de-20 ... erm/34933/
fil - 26 Mai 2019 - 17:45
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Des scientifiques identifient une nouvelle cible thérapeutique pour la maladie du foie gras



- Une étude préclinique met en évidence un nouveau traitement contre la maladie du foie gras, qui touche près de 25 % de la population mondiale. - L'inhibition des signaux de l'interleukine 11 (IL11) traite de nombreux aspects de la stéatohépatite non alcoolique (NASH), dont l'inflammation hépatique et la fibrose. - Enleofen va mener un essai clinique de phase 1 pour évaluer un traitement innovant reposant sur des anticorps inhibiteurs de l'IL11. SINGAPOUR, 23 mai 2019 /PRNewswire/ -- Enleofen Bio (« Enleofen ») a annoncé aujourd'hui la publication de données prometteuses issues d'une étude préclinique portant sur un nouveau traitement ciblant une forme sévère de stéatose hépatique. Les données ont été publiées dans Gastroenterology, la principale revue scientifique sur les maladies du foie et des intestins. Le traitement à l'étude préclinique est un traitement par anticorps inhibiteur de l'interleukine 11 (IL11) qui traite de nombreux aspects de la stéatohépatite non alcoolique (NASH), dont l'inflammation hépatique et la fibrose. L'étude a été dirigée par les cofondateurs d'Enleofen, le professeur Stuart Cook et le professeur adjoint Sebastian Schäfer, et menée avec une équipe internationale de scientifiques de la Duke-NUS Medical School (« Duke-NUS ») et du National Heart Center Singapore (« NHCS »).

« Les données de cette étude préclinique suggèrent que la stratégie d'inhibition des signaux de l'IL11 d'Enleofen pourrait être efficace dans le traitement de ce type de maladie hépatique courante mais actuellement incurable, même à un stade avancé », a déclaré le Dr Stuart Cook. Les chercheurs ont découvert que le taux d'IL11 était élevé dans le foie des patients atteints de NASH. D'autres études ont clairement montré que les cellules hépatiques commencent à produire de l'IL11 dès que le foie est chargé en graisse. L'IL11 déclenche ensuite des dommages au niveau des hépatocytes et favorise l'inflammation et la fibrose. Des anticorps neutralisant les signaux de l'IL11 ont été administrés à plusieurs modèles précliniques de stéatohépatite non alcoolique et ont efficacement bloqué le cercle vicieux de la maladie, avec de puissants effets thérapeutiques. Stopper les lésions du foie est très difficile et c'est l'un des points forts de ce nouveau traitement. L'étude a également montré que, à mesure que le foie se rétablissait, le profil métabolique global s'améliorait également, comme l'indique l'abaissement des taux de cholestérol et de glucose dans le sang pendant le traitement.

Cela met en évidence l'importance centrale du foie dans les maladies métaboliques et suggère que les traitements d'Enleofen pourraient fournir une approche globale pour traiter de multiples problèmes de santé chez les personnes diabétiques et obèses souffrant d'une maladie du foie. « L'IL11 en tant que cible thérapeutique a reçu peu d'attention, mais nous avons constaté qu'elle joue un rôle central dans cette maladie du foie », a ajouté le Dr Sebastian Schäfer. « Nous sommes impatients de valider cette stratégie dans un essai clinique de phase 1. » La maladie du foie gras touche une personne sur quatre dans le monde et est plus répandue chez les personnes obèses et diabétiques. Elle peut évoluer en une stéatohépatite non alcoolique, qui se caractérise par une inflammation du foie, une fibrose et un risque accru d'insuffisance hépatique. La stéatohépatite non alcoolique provoque de la fatigue, des douleurs abdominales, des démangeaisons de la peau, des nausées et elle peut à terme conduire à une cirrhose ou à un cancer. Il n'y a actuellement aucun traitement approuvé pour la stéatohépatite non alcoolique.

https://www.lelezard.com/communique-18774929.html
fil - 30 Mai 2019 - 10:19
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https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 0/fulltext
fil - 06 Jn 2019 - 13:16
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Essai de phase 2 d'élafibranor pour le lancement de la composition lipidique hépatique de la NAFLD

Selon un communiqué de presse, Genfit a lancé un essai de phase 2 visant à évaluer l'effet d'Elafibranor sur la composition en lipides hépatiques chez les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique.

En outre, un essai de phase 3 est en cours pour étudier la possibilité d' éliminer la stéatohépatite non alcoolique chez elafibranor sans aggraver la fibrose.

«Au cours des 20 années de recherche de Genfit, nous avons constaté que la combinaison synergique de PPAR alpha et delta avait un impact pléiotropique, ce qui se traduisait par des avantages pour de nombreuses caractéristiques du NAFL et de la NASH», a déclaré Dean Hum, PhD, directeur de l'exploitation et scientifique. officier de Genfit a déclaré dans le communiqué. «L’avantage significatif est dû en grande partie aux effets pluripotents sur la cascade de maladies, notamment la conduite d’une activité hépatique dirigée sur la cible au niveau des hépatocytes, permettant une oxydation accrue des acides gras, réduisant ainsi les dommages au foie.»

Le précédent essai de phase 2b d’élafibranor pour NASH avait montré des effets bénéfiques sur les lipides cardiométaboliques, le métabolisme du glucose et un profil de tolérance et de tolérance favorable.

La prochaine étude de phase 2 randomisée et contrôlée portera sur 16 patients atteints de la NAFLD identifiée par spectroscopie à résonance magnétique. L'objectif principal est les effets d'un traitement quotidien de 120 g pendant 6 semaines par rapport au placebo sur les modifications de la composition lipidique hépatique. Les mesures secondaires comprennent le métabolisme des lipides, les marqueurs inflammatoires et la fonction hépatique.

"Les données que Genfit générera à partir de cet essai seront utiles pour définir la relation entre les différents types de lipides et leurs rôles" , a déclaré Vlad Ratziu , MD, des Hôpitaux universitaires Pitié Salpêtrière à Paris, en France. «MRI-PDFF est un outil informatif utilisé pour traiter la quantité de graisse, mais il est toujours incapable de différencier les acides gras saturés des acides gras insaturés, qui produisent tous des résultats physiopathologiques différents. C'est pourquoi l'utilisation de H-MRS est importante pour obtenir des informations précieuses sur la qualité de la graisse intrahépatique. "

https://www.genfit.fr/wp-content/upload ... sition.pdf
fil - 11 Jn 2019 - 17:13
Sujet du message:
Tirzepatide améliore les marqueurs des conditions métaboliques, y compris la NASH

Eli Lilly a présenté les données de plusieurs études portant sur le tirzépatide, un agoniste expérimental du polypeptide inhibiteur gastrique double et du récepteur du peptide 1 glucagonlike, qui a montré son potentiel pour traiter les affections métaboliques, notamment le diabète de type 2 et la stéatohépatite non alcoolique.

"Nous sommes ravis du potentiel de tirzepatide pour avoir un impact important sur les personnes atteintes de diabète de type 2 et d'autres maladies, notamment l'obésité et la NASH" , a déclaré Brad Woodward, MD, leader mondial du développement chez Lilly, dans un communiqué. «Les résultats de tirzepatide observés lors des essais en phase initiale et intermédiaire ouvrent la voie à nos vastes programmes de phase 3, renforcent notre engagement à poursuivre les recherches parmi différentes populations et soutiennent son potentiel de réponse à un besoin de traitement non satisfait.

À partir des études de phase 2, le tirzépatide a amélioré les marqueurs de la fonction des cellules bêta et de la sensibilité à l'insuline chez les patients atteints de diabète de type 2, ainsi qu'un impact positif constant sur le contrôle de la glycémie (réduction de l'HbA1c jusqu'à 2%) et la perte de poids (jusqu'à 5,7 kg), tout en améliorant la tolérance. avec des augmentations de doses.

Les résultats d’une sous-analyse ont également montré que le traitement par tirzépatide entraînait une amélioration des marqueurs liés à la NASH.

Les effets indésirables liés au traitement étaient d'intensité légère à modérée et, dans l'ensemble, moins fréquents que dans les études précédentes. Les taux d’arrêt du traitement pour événements indésirables étaient inférieurs à 5% par rapport au placebo.

https://www.prnewswire.com/news-release ... 64215.html
fil - 12 Jn 2019 - 09:28
Sujet du message:
Journée internationale de la NASH

https://www.journee-mondiale.com/522/jo ... a-nash.htm

Elle est plus connue sous sous le nom de "maladie du soda" ou "maladie du foie gras". En réalité, son vrai nom est "Nash", acronyme anglophone de Non-Alcoholic Steatohepatitis. Longtemps sous-estimée, cette inflammation du foie au nom scientifique de "stéatohépatite non-alcoolique" fait de plus en plus parler d'elle, si bien qu'une journée mondiale lui est consacrée le 12 juin. Car la Nash, pourrait devenir, selon les scientifiques "la maladie du siècle voire la prochaine épidémie mondiale".

Maladie silencieuse, elle ne se détecte souvent qu'à un stade avancé. S'il n'y a pas de symptômes, il y a en revanche des facteurs de risque qui doivent inciter à se faire dépister. "Surpoids, diabète, hypertension sont autant de cibles pour la NASH, détaille le Dr Marc Bourlière, chef du service d'hépato-gastroentérologie à l'hôpital Saint-Joseph. Notre mode de vie favorise son apparition. En plus d'augmenter les risques de cirrhose, de cancer du foie ou de maladies cardiovasculaires, voire de diabète, la Nash pourrait même devenir la première cause de greffe du foie. Aux États-Unis, c'est l'une des premières indications de transplantation hépatique."

À l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement pour guérir de la Nash. Mais, parmi les nombreuses recherches thérapeutiques en cours à travers le monde, "les résultats des premières études cliniques sont très encourageants, souligne le Dr Bourlière. Même si on ne peut pas guérir de cette maladie juste en changeant son mode de vie, la prise en charge thérapeutique est une conjonction de plusiers facteurs : diététique, diminution du poids et éventuellent la chirurgie bariatrique. Si les gens perdent plus de 10 % du poids du corps, ils amélioreront leur fonction hépatique à 5 ans."

En France, 118 000 patients sont suivis. En Paca, avec 7 % de la population touchée, on est loin des 22 % des régions du nord. Sans compter que 61 % des patients diabétiques de type 2 développeront la maladie du "Soda".

https://www.corsematin.com/article/arti ... hme-de-vie

Mieux connaître la NASH

https://www.international-nash-day.com/ ... e-la-nash/
fil - 14 Jn 2019 - 15:34
Sujet du message:
NASH DAY, LES MÉDICAMENTS SONT DÉJÀ LÀ … MAIS PAS ACCESSIBLES !



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... jFexSKZT68



http://www.soshepatites.org/nash-day-le ... cessibles/
fil - 28 Jn 2019 - 08:29
Sujet du message:
Emricasan ne répond pas au critère d'évaluation principal dans l'essai clinique NASH-cirrhose

Selon un communiqué de presse de Conatus Pharmaceuticals, Emricasan n’a pas atteint ses critères d’essai primaires de phase 2b chez les patients atteints de cirrhose décompensée liée à la stéatohépatite non alcoolique. La société a également indiqué qu’elle interrompait le traitement des patients inscrits.

«Nous avons conçu le programme ENCORE pour donner à emricasan l'occasion de réaliser son potentiel grâce à une série d'essais cliniques adaptés à des populations de patients spécifiques englobant un large éventail de maladies chroniques du foie», Steven J. Mento , président, PDG et cofondateur de Conatus , a déclaré dans le communiqué. "Nous sommes déçus qu'emricasan n'ait pas répondu aux attentes établies dans les études précliniques et cliniques antérieures, mais nous sommes convaincus que les essais ENCORE ont fourni une évaluation juste du manque d'efficacité d'Emricasan chez ces patients."

L'essai randomisé ENCORE-LF de contrôle a porté sur 217 patients ayant reçu 5 mg ou 25 mg d'émricasan ou de placebo deux fois par jour pendant au moins 48 semaines. Le critère d'évaluation principal de la survie sans événement - défini comme un composite de mortalité toutes causes confondues, de nouveaux événements de décompensation ou d'une progression du score MELD de 4 points ou plus - n'était pas significativement différent entre les groupes sous traitement et sous placebo.

En outre, Conatus a annoncé que les résultats d'une prolongation de 24 semaines de l'essai ENCORE-PH phase 2b étaient cohérents avec ceux de la période de traitement initiale de 24 semaines au cours de laquelle les patients atteints de NASH et de cirrhose compensée ou décompensée et d'hypertension portale sévère changement significatif du gradient de pression veineux hépatique moyen par rapport au placebo.

«Nous remercions sincèrement les patients, les chercheurs principaux, les collaborateurs, les fournisseurs de services et les investisseurs qui ont permis le développement d’emricasan», a déclaré David T. Hagerty, MD, vice-président exécutif du développement clinique chez Conatus. «Nous espérons que les communautés scientifique et clinique s'appuieront sur les connaissances acquises grâce à ces efforts pour continuer à rechercher de nouvelles alternatives de traitement pour les maladies chroniques du foie.»

Conatus a déclaré que la société continuerait à travailler avec son partenaire Novartis pour veiller à ce que toutes les obligations restantes liées au programme emricasan soient remplies.

https://ir.conatuspharma.com/press-rele ... -encore-ph
fil - 28 Jn 2019 - 08:32
Sujet du message:
Zydus termine son inscription à l'essai clinique de Lipaglyn pour NAFLD, NASH

Selon un communiqué de presse, Zydus Cadila a achevé le recrutement des patients de son essai de phase 2 sur Lipaglyn pour le traitement de la stéatose hépatique non alcoolique .

Lipaglyn (saroglitazar magnésium) est une molécule expérimentale qui a démontré un mécanisme unique d’engagement de PPAR alpha et de PPAR gamma.

La société a recruté 104 patients atteints de NAFLD ou de NASH qui recevront 1 mg, 2 mg ou 4 mg de saroglitazar magnésium ou un placebo correspondant pendant 16 semaines. Le critère d'évaluation principal sera le pourcentage de changement du taux d'alanine aminotransférase sérique par rapport au départ à la 16e semaine par rapport au placebo.

De plus, les chercheurs évalueront l' évolution de la teneur en graisse du foie mesurée par imagerie par résonance magnétique ainsi que par plusieurs autres paramètres secondaires.

«C’est une étape majeure de notre processus d’innovation et nous espérons faire état des résultats de cet essai d’ici la fin de l’année» , a déclaré Pankaj R. Patel, président de Zydus, dans le communiqué. «Conformément à notre mission de créer des communautés plus saines et plus heureuses, nous nous sommes engagés à développer ce médicament pour des millions de patients souffrant de NASH, un besoin de soins de santé non satisfait."

https://www.healio.com/hepatology/steat ... nafld-nash
fil - 05 Jl 2019 - 11:45
Sujet du message:
EASL 2019 : Stéatopathies métaboliques
Pr Victor DE LÉDINGHEN (Bordeaux) - Pr Jean-Pierre BRONOWICKI (Nancy)



https://youtu.be/qr9jaDgQGNQ
fil - 09 Jl 2019 - 15:38
Sujet du message:



NAFLD/NASH : données PMSI en France et en Allemagne
BOURSIER J, ANGERS, EASL 2019, ABS. PS-059 ACTUALISÉ














Prévalence de la NAFLD chez les patients diabétiques de type 2
YOUNOSSI Z, ETATS-UNIS, EASL 2019, ABS. THU-437 ACTUALISÉ






Diagnostic non-invasif de la NASH par le score FAST
BOURSIER J, ANGERS, EASL 2019, ABS. PS-201 ACTUALISÉ








Cinétique du FIB-4 chez les patients diabétiques
PARLATI L, PARIS, EASL 2019, ABS. PS-204 ACTUALISÉ












L’élasticité hépatique prédit la survie et les complications au cours de la NAFLD
SHILI-MASMOUDI S, BORDEAUX, EASL 2019, ABS. SAT-288 ACTUALISÉ








fil - 09 Jl 2019 - 15:58
Sujet du message:
b]Cibles thérapeutiques de la NAFLD et molécules « anti-métaboliques », « anti-inflammatoires » et « anti-fibrosantes »[/b]
EASL 2019; CLIN GOV 11 AVRIL 2019; CLIN GOV 10 AVRIL 2019










Acide obéticholique : une première étude de phase 3 positive dans la NASH
YOUNOSSI Z, ETATS-UNIS, EASL 2019, ABS. GS-06 ACTUALISÉ
















Améliorer la perméabilité intestinale : une piste dans le traitement de la NASH
KESSOKU T, JAPON, EASL 2019, ABS. GS-01 ACTUALISÉ











fil - 11 Jl 2019 - 08:23
Sujet du message:
Un soda par jour, c’est déjà un de trop

Une étude de l’Inserm, révélée par Le Parisien mardi 9 juillet 2019, démontre que boire ne serait-ce que 33cl, soit une canette, de soda au quotidien est néfaste pour le foie.

On le sait, les boissons gazeuses sont mauvaises pour la santé. On a vu ces images qui montrent les piles de morceaux de sucre contenues dans une seule canette. On les a bien identifiées parmi les causes de l’obésité, du diabète ou encore des maladies cardiaques. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elles peuvent être à l’origine de la maladie dite de NASH, cette inflammation du foie provoquée par une alimentation trop grasse ou trop sucrée, surnommée d’ailleurs la maladie du soda. Et ce qui est particulièrement inquiétant, comme le révèle pour la première fois une étude de l’Inserm rapportée par Le Parisien, c’est qu’il en faut très peu pour nuire à notre organisme.

"Désormais, on sait qu’une consommation de 33 centilitres par jour met en danger le foie", indique ainsi, selon le quotidien, Lawrence Serfaty, chef du service hépatologie du CHU de Strasbourg. "Avant, nous n’avions que des estimations", précise celui qui co-organise le congrès NASH, qui se déroulera les 11 et 12 juillet prochains dans la capitale. La maladie, dont a notamment été atteint le célèbre chroniqueur sportif Pierre Ménès, affecte pas moins d’1 Français sur 5 d’après l’étude menée par les chercheurs, soit près de 7,8 millions de citoyens dans l’Hexagone.

"La prochaine épidémie mondiale"

"Deux fois plus fréquente chez l’homme (25,8%) que chez la femme (11,4%)", souligne-t-elle, "elle augmente avec l’âge". Et "la NASH concerne 79,1% des obèses et 62,4% des diabétiques", poursuit le document. Interrogé par Franceinfo, le Professeur Serfaty signale par ailleurs que ses patients viennent parfois le voir "à un stade avancé de la maladie, à un stade de cirrhose ou de cancer du foie" alors qu’ils "ne boivent pas d’alcool". Et de constater : "On se rend compte que chez eux la consommation de soda est importante." Pour lutter contre ce qui est en outre jugé comme étant "la prochaine épidémie mondiale" par les chercheurs, le conseil du médecin est simple : éliminez les boissons gazeuses sucrées de votre régime.

https://news.sfr.fr/actualites/societe/ ... -trop.html
fil - 12 Jl 2019 - 18:32
Sujet du message:
PARIS NASH MEETING… SOSH EST PRÉSENT…




http://www.soshepatites.org/paris-nash- ... t-present/
fil - 15 Jl 2019 - 10:01
Sujet du message:
L'aspirine peut réduire la fibrose chez les personnes atteintes de la maladie du foie gras

Selon une étude, les personnes prenant quotidiennement de l’aspirine présentaient un risque moins élevé de NASH et une cicatrisation hépatique avancée.

Selon une étude récente, les personnes souffrant de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) prenant régulièrement de l'aspirine présentaient moins de lésions hépatiques graves, ainsi qu'un risque moins élevé de progression vers la stéatohépatite non alcoolique (NASH) et de fibrose avancée.

La NAFLD et sa forme la plus sévère, la NASH, sont responsables d’une proportion croissante d’affections hépatiques avancées. L' accumulation de graisse dans le foie déclenche une inflammation qui peut, avec le temps, conduire au développement de tissu cicatriciel (fibrose), de cirrhose (cicatrisation grave) et de cancer du foie. Il n'existe actuellement aucun traitement approuvé efficace et la gestion repose sur des changements de style de vie tels que la perte de poids et l'exercice.

Comme décrit dans Clinical Gastroenterology and Hepatology, Tracy Simon, MD, du Massachusetts General Hospital, et ses collègues ont étudié l'effet de l'aspirine sur la fibrose chez les personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique.

Cette étude de cohorte prospective a inclus 361 adultes atteints de stéatose hépatique chronique confirmée par biopsie du foie. Environ 55% étaient des femmes et environ 80% étaient de race blanche. Les utilisateurs quotidiens d'aspirine étaient en moyenne plus âgés que les utilisateurs non réguliers (60 ans par rapport à 48 ans). Beaucoup d'entre eux avaient des troubles associés au syndrome métabolique, notamment le diabète, l'hypertension et des taux élevés de lipides sanguins. Un peu plus du tiers prenaient des statines pour gérer leur taux de cholestérol.

Les participants ont été suivis de 2006 à 2015 et ont subi des examens tous les trois à 12 mois afin de rechercher une fibrose avancée nouvellement développée à l'aide de divers indices de biomarqueurs (Fibrose 4, score de fibrose NAFLD et rapport aspartate aminotransférase / plaquette ou APRI).

À chaque visite, on leur demandait depuis combien de temps et depuis combien de temps ils utilisaient de l'aspirine et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Au début de l'étude, 151 participants ont déclaré utiliser quotidiennement de l'aspirine, ce qui est recommandé pour réduire le risque de maladie cardiovasculaire.

Au début de l'étude, les utilisateurs quotidiens d'aspirine étaient 30% moins susceptibles de souffrir de NASH et environ deux fois moins susceptibles de présenter une fibrose par rapport aux utilisateurs non réguliers, après ajustement en fonction des autres facteurs.

Parmi les 317 personnes qui présentaient une fibrose absente (stade F0) à modérée (stade F2) au départ, 27% ont développé une fibrose avancée au cours du suivi. Les utilisateurs quotidiens d'aspirine avaient 37% moins de risque de progression vers une fibrose avancée que les utilisateurs non réguliers; cette différence était statistiquement significative, ce qui signifie qu'elle n'était probablement pas motivée par le hasard. Les chercheurs ont noté que ces résultats étaient cohérents chez les femmes et les hommes.

L'association semblait être dépendante de la durée, avec une réduction significative du risque chez ceux qui utilisaient régulièrement de l'aspirine pendant au moins deux ans et le plus grand avantage observé chez ceux qui le faisaient depuis au moins quatre ans. En revanche, l'utilisation d'autres AINS n'a pas été associée à une modification significative du risque de fibrose avancée.

Les chercheurs ont discuté de certains mécanismes potentiels pouvant expliquer ce lien. Dans des études sur des souris, les plaquettes activées, responsables de la coagulation du sang, stimulent directement les cellules étoilées du foie qui produisent le tissu cicatriciel de la fibrose, et l’aspirine inhibe l’activité plaquettaire. De plus, l'aspirine inhibe la COX-2 et les prostaglandines, qui accompagnent la progression de la NASH et favorisent la formation de gouttelettes lipidiques dans le foie. L'aspirine atténue également l'inflammation. En guise de mise en garde, ils ont averti que le bénéfice potentiel de l'aspirine doit être mis en balance avec un risque accru de saignement, qui préoccupe déjà les personnes atteintes d'une maladie hépatique avancée.

"Dans une étude prospective sur des patients atteints de stéatose NAFLD prouvée par biopsie, l'utilisation quotidienne d'aspirine était associée à des caractéristiques histologiques moins sévères de stéatose NAFLD et NASH, ainsi qu'à un risque plus faible de progression progressive de la fibrose", ont conclu les auteurs de l'étude.

https://www.cghjournal.org/article/S154 ... 8/fulltext
fil - 16 Jl 2019 - 08:17
Sujet du message:
La NASH, ce n’est pas que l’affaire des hépatologues !

A l'occasion de la 5e édition du Paris Nash Meeting lui se tiendra les 11 et 12 juillet à l’Institut Pasteur à Paris, en partenariat avec l’AFEF (Société française d’hépatologie) et la SFD (Société francophone du diabète), le Pr Lawrence Serfaty (hôpital de Hautepierre, Strasbourg), rappelle l'importance de dépister la NASH, une maladie hépatique de cause métabolique émergente.

La recrudescence du nombre de patients atteints de NASH, ou stéatose hépatique non alcoolique, est directement corrélée à la prévalence en augmentation de l’obésité et du diabète. La NASH concerne 79,1 % des obèses et 62,4 % des diabétiques. En France, dans la cohorte Constance, la prévalence de la stéatose métabolique est de 18,2 % dans la population adulte française, soit 7,83 millions de personnes dont 2,6 % avec une maladie avancée, soit plus de 200 000 personnes à haut risque de développer une cirrhose et/ou un cancer du foie.

Identifier la population à risque

Le CHU de Strasbourg a mis en place depuis un an un dépistage systématique des patients à risque, basé sur un test simple nommé FIB-4 (FIBROSIS-4). Il est calculé à l’aide de la formule prenant en compte l’âge, les transaminases et le nombre de plaquettes : FIB-4 = (âge x ASAT) / (plaquettes x √[ALAT]).

« Face à des patients obèses ou diabétiques, tous les médecins devraient systématiser le dépistage. Ce test est simple, non invasif, fiable. Lorsque le score est > 1,3, il existe un risque significatif de NASH et le patient devrait être adressé en consultation chez un hépatologue. Des calculateurs sont disponibles sur de nombreux sites Internet », a expliqué le Pr Lawrence Serfaty (hôpital de Hautepierre, Strasbourg).

Un rappel nécessaire des bonnes règles diététiques

L’occasion sans aucun doute de rappeler que le traitement de la NASH repose essentiellement sur les règles hygiéno-diététiques car aucun agent pharmacologique n’a été approuvé dans cette indication. Plusieurs études ont clairement indiqué que la perte de poids, par régime ou chirurgie bariatrique, permettait de faire disparaître les lésions de NASH et d’améliorer la fibrose, voire de faire régresser la cirrhose. Cependant, un régime efficace est suivi chez moins de 10 % des patients et la chirurgie bariatrique reste réservée à un petit sous-groupe de sujets obèses morbides.

Dans ce contexte, un grand nombre de nouvelles molécules pour le traitement de la NASH sont actuellement en cours de développement clinique. Leurs cibles thérapeutiques sont multiples : métabolique, antioxydante, anti-inflammatoire et/ou anti-fibrosante. « Une cinquantaine de nouvelles molécules sont en cours d’évaluation dans le traitement de la NASH dans le cadre de plus de 200 essais thérapeutiques à travers le monde, a affirmé l’hépatologue. Parmi les molécules les plus avancées en termes de développement, quatre sont évaluées dans le cadre d’essais de phase 3 : l’acide obéticholique (acide biliaire primaire de synthèse déjà utilisé dans la cholangite biliaire primitive), l’élafibranor (agoniste des PPAR), le selonsertib (inhibiteur de l’enzyme ASK1, premiers résultats décevants) et le cenicriviroc (inhibiteur de CCR2/CCR5). »

Source : Lequotidiendumedecin.fr
fil - 16 Jl 2019 - 13:10
Sujet du message:
Encore une fois, Emricasan ne rapporte aucun avantage aux personnes atteintes de NASH

L'étude de Ematus de Conatus Pharmaceuticals sur le traitement de la stéatohépatite non alcoolique a révélé que le médicament n'avait aucun impact significatif.

L'émricasan de Conatus Pharmaceuticals a eu pour la deuxième fois un effet nul sur la stéatohépatite non alcoolique (NASH), stade avancé de la stéatose hépatique, dans le cadre d'un essai à mi-parcours. La société a annoncé qu'emricasan ne présentait aucun bénéfice lors des essais cliniques ENCORE-PH ou ENCORE-LF.

Comme indiqué lors du Congrès international du foie tenu en avril , les résultats d'une étude sur emricasan sur une période de 24 semaines indiquent une tendance à un manque d'efficacité du médicament pour le traitement de la NASH. Maintenant, Conatus a révélé les résultats de l'extension de 24 semaines de l'étude ENCORE-PH, qui indiquent encore une fois qu'emricasan n'a pas apporté de bénéfice significatif aux personnes atteintes de NASH.

L'essai ENCORE-PH de phase II, randomisé et à double insu, a inclus 263 personnes atteintes de NASH présentant une cirrhose du foie compensée ou décompensée précoce (cicatrisation hépatique sévère) et une hypertension portale sévère. Ils ont été répartis au hasard en quatre groupes, recevant 5 mg, 25 mg ou 50 mg d’emricasan ou un placebo deux fois par jour pendant 24 semaines.

ENCORE-PH n'a pas atteint ce que l'on appelle son critère d'évaluation principal, ce qui signifie que l'emricasan n'a pas eu d'effet sur le gradient de pression veineux hépatique moyen (HVPG) des participants, une mesure de l'hypertension portale. Les participants ont été autorisés à poursuivre l'étude pendant 24 semaines supplémentaires afin que les chercheurs puissent évaluer l'innocuité et la fonction hépatique du médicament à long terme, ainsi que d'autres résultats cliniques. Les résultats de la phase d'extension de l'étude correspondaient à la phase initiale.

La société a également annoncé les résultats de l'étude ENCORE-LF, qui ont abouti à des résultats tout aussi décevants. Cet essai clinique de phase IIb randomisé à double insu a inclus 217 personnes atteintes de cirrhose décompensée par la NASH. Ils ont été répartis au hasard en trois groupes, recevant 5 mg d’emricasan, 25 mg d’emricasan ou un placebo deux fois par jour pendant au moins 48 semaines.

L’essai visait principalement à déterminer l’effet d’emricasan sur un composite composé de décès de toute cause, de nouveaux événements de santé liés à la décompensation de la cirrhose ou à une progression au moins de 4 points du score du Modèle pour une maladie hépatique au stade final maladie de foie sévérité. L'étude n'a révélé aucune association entre emricasan et ces résultats.

ENCORE-PH et ENCORE-LF ont tous deux constaté que les mesures de sécurité de l'emricasan étaient compatibles avec 19 essais cliniques antérieurs. Le médicament était généralement bien toléré.

"Nous sommes déçus qu'emricasan n'ait pas répondu aux attentes établies dans les études précliniques et cliniques précédentes, mais nous sommes convaincus que les essais ENCORE ont fourni une évaluation juste du manque d'efficacité d'Emricasan chez ces patients", a déclaré le président et chef de la direction de Conatus, Steven J. Mento. dans un communiqué de presse.

https://ir.conatuspharma.com/press-rele ... -encore-ph
fil - 19 Jl 2019 - 08:45
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https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 9/fulltext
fil - 19 Jl 2019 - 08:47
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https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 2/fulltext
fil - 23 Jl 2019 - 13:55
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Diagnostic non invasif de la fibrose hépatique avancée dans la NAFLD

L’accumulation dans le foie d’un tissu cicatriciel appelé fibrose est le principal déterminant de la gravité dans la stéatose hépatique non alcoolique (maladie du foie gras, appelée NALFD en anglais : Non Alcoholic Fatty Liver Disease). La fibrose hépatique est dite avancée à partir du stade 3 (sur une échelle de 0 à 4) et marque un tournant dans la maladie. Il est donc important d’évaluer la fibrose hépatique chez les patients avec une stéatose hépatique non alcoolique. Il existe depuis plusieurs années des tests non invasif de fibrose hépatique qui permettent d’évaluer la fibrose sans avoir recours à la ponction biopsie hépatique. Deux études récentes ont comparé l’utilisation de ces tests pour diagnostiquer la fibrose hépatique avancée chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique. 3202 patients de 26 pays et 938 patients français ont été étudiés.

Dans ces deux études l’utilisation d’un premier test simple par exemple le FIB-4 (calculé à partir des résultats de prise de sang) suivi d’un second test plus performant comme la mesure de la dureté du foie par Fibroscan ou l’utilisations de test sanguins ou combinés avec l’élastométrie plus complexes (ELF, FibroMètreVCTE) était l’approche la plus intéressant car elle permettait de bien classer entre 80 et 90 % des patients tout en limitant le recours à la ponction biopsie hépatique (environ 20% des patients).

En conclusion : L’utilisation séquentielle des tests non invasif permet de diagnostiquer la fibrose hépatique avancée avec une bonne performance chez les patients avec une stéatose hépatique non alcoolique.

https://aasldpubs.onlinelibrary.wiley.c ... /hep.30842

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 3/fulltext
fil - 15 Août 2019 - 04:24
Sujet du message:
La thérapie enzymatique présente un profil d'innocuité positif dans le cadre de l'essai en cours sur la NASH

Les résultats provisoires d'un essai clinique en phase 1 en cours de TERN-201, un inhibiteur de l'amine oxydase sensible au semicarbazide destiné au traitement de la stéatohépatite non alcoolique, ont révélé un profil positif d'innocuité et de tolérance, selon un communiqué de presse de Terns Pharmaceuticals.

"Les données observées à ce jour de l'étude clinique de phase 1 sur TERN-201 sont encourageantes et montrent que TERN-201 pourrait être un nouveau traitement prometteur pour le traitement de la NASH et de la fibrose hépatique", Erin Quirk, MD, médecin en chef de Sternes, a déclaré dans le communiqué. «Les sternes ont fait progresser le développement clinique de deux composés en 2019 avec TERN-201 et TERN-101, un agoniste de FXR, dans des études en cours. Nous sommes impatients de voir les résultats des études de phase 1 de TERN-101 et de TERN-201 plus tard dans l'année, alors que nous progressons vers notre objectif d'introduire des thérapies combinées sûres et efficaces pour la NASH. "

Selon cette publication, TERN-201 est un puissant inhibiteur de l'aminé oxydase (SSAO) sensible au semicarbazide, qui constitue un mécanisme de traitement supplémentaire de la NASH en réduisant le stress oxydatif et en recrutant des globules blancs dans le foie.

Au cours de la première phase de l'étude, les participants ont reçu une seule administration orale de TERN-201, qui ont été bien tolérés, sans résultat significatif sur l'innocuité ni événement indésirable ayant entraîné l'abandon du traitement.

De plus, chaque niveau de dose a entraîné une diminution de l'activité de la SSAO plasmatique par rapport à la valeur initiale, qui s'est maintenue jusqu'à une semaine après l'administration d'une dose unique. Sur la base de ces résultats, l’étude a progressé vers la phase à doses multiples.

https://www.ternspharma.com/8-13-19-ter ... f-tern-201
fil - 16 Août 2019 - 06:40
Sujet du message:
Le prédiabète est présent chez près de 20% des enfants atteints de stéatose hépatique

Selon une étude récemment publiée, une tolérance au glucose anormale, en particulier le prédiabète, prévalait fortement chez les enfants et les adolescents présentant une stéatose hépatique non alcoolique établie.

Bien que l'adiposité centrale soit le facteur le plus fortement associé à la progression de la NAFLD à la stéatohépatite non alcoolique, Valerio Nobili, MD, de l'hôpital Bambino Gesù en Italie, et ses collègues ont expliqué que les enfants présentant une tolérance anormale au glucose couraient également un risque accru de NASH.

Les chercheurs ont analysé 599 enfants et adolescents de race blanche présentant une surcharge pondérale ou une obésité, ainsi que des NAFLD prouvés par biopsie, ainsi que 118 enfants et adolescents sans NAFLD comme témoins. Les deux groupes avaient des proportions similaires de garçons et de filles avec un âge moyen d'environ 11 ans, un IMC d'environ 27 kg / m 2 et un tour de taille d'environ 85 cm.

Les patients atteints de NAFLD étaient plus susceptibles d’avoir une tolérance anormale au glucose (20,7% contre 11%), y compris le prédiabète (19,8%) et le diabète (0,8%), alors qu’aucun de ceux qui n’avaient pas de NAFLD n’avait le diabète.

Une analyse multivariée ajustée en fonction de l'âge, du sexe et du tour de taille a confirmé la corrélation indépendante entre la présence de la NAFLD (OR = 1,98; IC à 95%, 1,07-3,64) et une augmentation du tour de taille (OR = 1,02; IC à 95%, 1,01-1,03). risque de tolérance anormale au glucose.

Parmi les personnes atteintes de NAFLD, la NASH définie était plus fréquente chez les personnes prédiabétiques ou atteintes de diabète que chez celles présentant une tolérance au glucose normale (48,4% contre 29,9%; p <0,001). De plus, les enfants et les adolescents atteints de NASH étaient plus susceptibles d'être obèses de manière centrale, hypertendus et résistants à l'insuline que ceux sans NASH.

«Nos résultats soulignent en outre l'importance de modifier le mode de vie pour améliorer le régime alimentaire et augmenter l'activité physique, en tant que traitement de première intention pour tous les enfants [et] adolescents atteints de NAFLD, non seulement pour améliorer la gravité de la maladie du foie, mais également pour réduire les complications métaboliques liées à l'obésité. l’enfance et l’adolescence », ont conclu Nobili et ses collègues.

Nobili V, et al. J Hepatol . 2019; doi: 10.1016 / j.jhep.2019.06.023.
fil - 24 Août 2019 - 08:38
Sujet du message:
Score de fibrose NAFLD, augmentation de FIB-4 à un taux similaire dans la fibrose avancée

Les scores de fibrose de la stéatose hépatique non alcoolique et les indices de fibrose-4 ont augmenté longitudinalement et à un taux plus élevé chez les patients atteints de stéatose hépatique et de fibrose de stade 2 ou plus, par rapport aux patients de stade 1 ou sans fibrose, selon les données.

"Les personnes atteintes de NAFLD ont une mortalité globale accrue par rapport à une population témoin appariée, et le principal facteur de prédiction de la mortalité est l'étendue de la fibrose hépatique", Preya J. Patel, B.Sc., MBBS, MRCP, de l'hôpital Princess Alexandria à Brisbane, Australie et collègues ont écrit. "Dans cette étude, nous avons montré que ces scores simples, peu coûteux, augmentaient progressivement chez les patients atteints de [fibrose cliniquement significative (SFC)]".

Les scores de fibrose de la stéatose hépatique non alcoolique et les indices de fibrose-4 ont augmenté longitudinalement et à un taux plus élevé chez les patients atteints de stéatose hépatique et de fibrose de stade 2 ou plus, par rapport aux patients de stade 1 ou sans fibrose, selon les données.

L'étude comprenait 230 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique. Parmi les sujets inclus dans l’étude, 31,3% avaient des mesures de rigidité hépatique supérieures ou égales à 8,2 kPa (compatibles avec le syndrome de fatigue chronique), 23,91% avaient des mesures supérieures ou égales à 9,5 kPA (compatibles avec une fibrose avancée) et 16,9% avaient des mesures supérieures à 13 kPa ( compatible avec le souci de la cirrhose).

Au cours d'une médiane de 5 ans avec une médiane de 11 observations rétrospectives, le taux d'augmentation des scores de fibrose NAFLD (NFS) était plus élevé chez les patients atteints de SFC que chez ceux sans SFC (0,17 contre 0,06 unité par an; p <0,001). De même, le taux d'augmentation des scores log 10 FIB-4 était plus élevé chez les patients atteints du SFC que chez ceux qui n'en avaient pas (0,032 vs 3e – 4 unités; p <0,001).

Les chercheurs ont observé des taux plus élevés d'augmentation des taux de NFS et de log 10 de FIB-4 chez les patients atteints de fibrose avancée et ceux atteints de cirrhose par rapport aux patients non atteints de cirrhose ( p <0,001 pour toutes les comparaisons).

L'analyse de sous-groupe de patients présentant des scores de fibrose bas au départ a également révélé que le taux estimé d'augmentation de la NFS ( p = 0,03) et du log 10 scores de FIB-4 ( p <0,001) étaient plus élevés chez les patients atteints de SFC que chez ceux qui n'en avaient pas.

«Étant donné que la gravité de la fibrose est un facteur majeur de prédiction de la mortalité toutes causes confondues et liée au foie dans la NAFLD, l' évaluation de la fibrose est fondamentale pour la gestion de ces patients», ont conclu Patel et ses collègues. "Le développement d'un modèle prédictif utilisant l'état de fibrose en tant que résultat est une étape importante pour l'avenir, afin de fournir des indications sur la manière dont ces connaissances peuvent être appliquées cliniquement, afin d'identifier les patients susceptibles de développer une fibrose avancée avec le temps."

Patel PJ, et al. Clin Gastroenterol Hepatol . 2019; doi: 10.1016 / j.cgh.2019.07.036.
fil - 13 Sep 2019 - 15:53
Sujet du message:
Le risque d’incidence de cancers extra hépatiques est plus élevé chez les patients atteints de NAFLD que d’obésité

Après les complications cardiovasculaires, les cancers sont la deuxième cause de décès chez les patients présentant un foie gras (NAFLD) et ce, bien avant les décès liées à la maladie hépatique. Dans cette étude américaine, les auteurs ont comparés le taux de survenue de cancers pendant une durée médiane de 8 ans de 4.722 patients avec une NAFLD à celui de 14.441 patients contrôles matchés sur l’âge et le sexe. Ils ont confirmé le sur risque de développer un cancer en cas de NAFLD par rapport aux sujets contrôles. De façon intéressante, les patients NAFLD présentaient un sur risque de cancer par rapport aux sujets contrôles non-obèses alors que ce sur risque n’était pas observé chez les patients obèses sans NAFLD lorsqu’ils étaient comparés aux sujets contrôles non-obèses, suggérant ainsi un potentiel rôle direct de la NAFLD indépendamment de l’obésité dans le processus de carcinogénèse. Les cancers les plus fréquent observés étaient les cancers primitifs du foie, les cancers utérins, de l’estomac et du pancréas.

Au total : La présence d’une NAFLD est associée à un risque augmenté de cancers, notamment de cancers digestifs. En l’absence de NAFLD, l’association entre obésité et cancer est faible suggérant un potentiel impact direct de la NAFLD dans la survenue des cancers.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31470068
fil - 16 Sep 2019 - 09:37
Sujet du message:
Peut-on encore opérer au stade de la cirrhose ?

Le jeu en vaut-il la chandelle ? La réduction de poids est certes le seul moyen de faire régresser la NASH, mais une chirurgie abdominale – en l’occurrence bariatrique – est à haut risque en cas de cirrhose déjà établie. Une petite série s’est penchée sur la question (1).

L'obésité et le diabète de type 2 se compliquent fréquemment de stéatose hépatique, qui peut évoluer vers l'inflammation et la fibrose, et ensuite aboutir à la cirrhose, principal facteur de risque de carcinome hépatocellulaire. En plus de la prise en charge des pathologies initiales, il s'agit d'un champ de recherche très actif sur le plan pharmacologique. Mais aujourd'hui, le seul moyen d'enrayer voir de faire régresser le tableau est la réduction pondérale, par la diététique, l'activité physique voire avec certains médicaments (liraglutide, iSGLT2 par exemple).

La perte de poids exerçant un effet favorable, le recours à la chirurgie bariatrique chez les grands obèses devrait être d'autant plus intéressant, même une fois la fibrose installée. Toutefois, la cirrhose est considérée comme à haut risque pour toute chirurgie abdominale : décompensation brutale, ascite, insuffisance hépatocellulaire voire décès. Cette chirurgie peut-elle malgré tout bien se passer, dans ce contexte clinique fragile et risqué ?

17 % de complications opératoires précoces

Une étude rétrospective, observationnelle et multicentrique du « Obesity Group of the Spanish Society of Endocrinology and Nutrition (GOSEEN) » s'est penchée sur la question (1).

Les données sur 41 patients atteints de cirrhose et ayant subi une chirurgie de l'obésité ont été collectées (âge moyen : 53,8 ± 7,9 ans, 46,3 % de femmes, IMC préopératoire de 45 ± 8,3 kg/m2). Tous les patients, sauf un, appartenaient à la classe A de Child-Pugh et une sleeve gastrectomie a été pratiquée dans 68,3 % des cas.

Le pourcentage de perte de poids totale fut de 26,33 ± 8,3 % et de 21,16 ± 15,32 % respectivement à 1 et 5 ans après la chirurgie. Cela s'est accompagné d'une réduction significative du diabète de type 2, de l'hypertension artérielle et de la dyslipidémie, ainsi que d'une amélioration des enzymes hépatiques au fil du temps. L'indice de maladie hépatique au stade terminal (Meld) est passé de 7,2 ± 1,9 à 9,8 ± 4,6 après 5 ans.

Sept patients (17 %) ont développé des complications postopératoires précoces. Aucune mortalité postopératoire n'a été observée. Au cours du suivi, seuls cinq patients ont développé une décompensation hépatique.

Déterminer des facteurs de bon pronostic

Cette chirurgie bariatrique, grâce non seulement aux techniques modernes, mais aussi l'expérience acquise des chirurgiens, anesthésistes et médecins spécialisés, a pu se passer sans problème significatif dans plus de 80 % des cas. Certes il s'agit d'une série relativement petite, mais retenons des facteurs possiblement associés au bon pronostic postopératoire : les patients étaient surtout des classe A de Child-Pugh, la moins sévère, et le geste réalisé fut plus de deux fois sur trois une sleeve gastrectomie.

Des décompensations hépatiques sont survenues dans le suivi, mais en l'absence de groupe témoin, non opérés (maladies hépatiques chez des obèses similaires), on ne peut statuer sur les effets induits (avantages/inconvénients). Des études prospectives seront nécessaires puisque des essais randomisés sont difficilement envisageables.

Professeur émérite, université Grenoble-Alpes
(1) Miñambres I, Rubio MA, de Hollanda A, et al.Outcomes of Bariatric Surgery in Patients with Cirrhosis. Obes Surg. 2019;29:585-92. doi: 10.1007/s11695-018-3562-8

Pr Serge Halimi

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... a-cirrhose
fil - 23 Sep 2019 - 15:11
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Stéatose hépatique : un foie d’alcoolique… sans boire une seule goutte

La bactérie intestinale Klebsiella pneumoniae est l'une des causes de la maladie du "foie gras non alcoolique", qui touche près d'un quart de la population mondiale. C'est ce que révèle une étude menée par des scientifiques en Chine.

Avoir un foie d'alcoolique sans toucher à un seul verre, c'est possible ! La maladie, dite celle du "foie gras non alcoolique" (également connue sous le nom de stéatose hépatique non alcoolique) touche près d'un quart de la population mondiale. Elle se caractérise par une accumulation de graisses dans le foie, qui n'est pas la conséquence d'une consommation élevée d'alcool. Cette dernière est estimée à deux verres standards (20 g) ou plus par jour pour les femmes et trois verres standards (30 g) ou plus par jour pour les hommes.

"Nous étions surpris de voir la quantité d'alcool que cette bactérie peut produire"

En cherchant les causes de la stéatose hépatique non alcoolique, une douzaine de scientifiques exerçant en Chine ont travaillé sur la bactérie intestinale Klebsiella pneumoniae. "Nous étions surpris de voir la quantité d'alcool que cette bactérie peut produire, a déclaré Jing Yuan, l'une des autrices de l'étude, publiée le 19 septembre dans la revue américaine Cell Metabolism. Lorsque le corps est saturé et ne peut évacuer l'alcool produit par cette bactérie, il est possible de développer le syndrome du foie gras, même si l'on ne boit pas".

Les résultats des chercheurs proviennent de l'expérience menée sur un individu présentant une sévère stéatose hépatique non alcoolique ainsi qu'un syndrome d'auto-brasserie (du à une prolifération anormale de levures dans l'intestin, qui transforment les glucides absorbés en alcool dans le sang). Comme les traitements antifongiques se sont révélés inefficaces, les scientifiques se sont intéressés à d'autres causes.

Des souches capables de générer quatre à six fois plus d'alcool

Ainsi, en examinant les selles du patient, l'équipe a trouvé la présence de plusieurs souches de Klebsiella pneumoniae. Une bactérie pourtant commune, mais dont les souches trouvées dans l'intestin du patient sont capables de générer près de quatre à six fois plus d'alcool que celles trouvées sur des personnes saines. Les chercheurs ont répété l'expérience sur 43 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique et 48 personnes en bonne santé. Ils ont trouvé des souches de la bactérie avec des capacités de production moyenne et élevée d'alcool chez environ 60% des patients, contre 6% des personnes saines.

À partir de là, les scientifiques ont poursuivi leurs travaux sur des souris. Pendant trois mois, ils leur ont injecté de la Klebsiella pneumoniae provenant d'un patient atteint d'un syndrome d'auto-brasserie. Résultat : au bout d'un mois, les souris ont commencé à développer la stéatose hépatique non alcoolique. En parallèle, le foie d'autres souris, mises sous alcool, a montré le même état de détérioration.

"Un environnement intestinal plus adapté à la croissance et à la colonisation de la Klebsiella pneumoniae" ?

Si les chercheurs rappellent que la stéatose hépatique non alcoolique peut avoir plusieurs causes, ils assurent qu'il est "très probable" que la bactérie Klebsiella pneumoniae soit l'une d'entre elles. Une question perdure : pourquoi la bactérie produit-elle une quantité importante d'alcool seulement chez certaines personnes ?

"Il est probable que ces bactéries en particulier entrent dans le corps humain via des porteurs environnementaux, comme la nourriture, explique Di Liu, membre de l'équipe de chercheurs. Mais je ne pense pas que les porteurs soient répandus – autrement, nous pourrions nous attendre à un taux bien supérieur de stéatoses hépatiques non alcooliques. Aussi, certaines personnes pourraient avoir un environnement intestinal plus adapté à la croissance et à la colonisation de la Klebsiella pneumoniae que d'autres, en raison de leur matériel génétique". Prochain objectif : identifier avec certitude les facteurs qui font que certains sont plus susceptibles de développer une bactérie capable de produire une quantité élevée d'alcool.

https://www.sciencedirect.com/science/a ... via%3Dihub
fil - 25 Sep 2019 - 07:11
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La stéatose hépatique non alcoolique augmente le risque de cancer chez les personnes en surpoids

L’obésité sans stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) n’augmente pas le risque de cancer, mais les personnes obèses également obèses sont presque deux fois plus susceptibles d’être diagnostiquées d'un cancer que les non-obèses du même âge n'ayant pas NAFLD, rapportent des chercheurs américains dans le Journal of Hepatology .

L'excès de poids corporel a été identifié comme facteur de risque de cancer dans de nombreuses grandes études épidémiologiques. Mais le mécanisme par lequel l'excès de poids conduit au développement du cancer n'est pas clair, et certaines études ont montré que différents modèles de répartition de la graisse affectent le risque de cancer.

La stéatose hépatique non alcoolique se développe à la suite de troubles métaboliques tels que le diabète de type 2, la résistance à l'insuline et une élévation du taux de lipides, ainsi que de l'obésité. Ces conditions entraînent une accumulation de graisse dans le foie. Finalement, l'accumulation de graisse peut entraîner une inflammation et une cicatrisation du foie et, chez une petite minorité de personnes atteintes de NAFLD, le développement d'un cancer du foie.

Le cancer est l’une des causes de décès les plus fréquentes chez les personnes atteintes de stéatose hépatique chronique. L’étude visait à déterminer les cancers les plus fréquents chez les personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique et à déterminer dans quelle mesure le risque de cancer est déterminé par l’obésité ou par cette maladie.

Les chercheurs de la Mayo Clinic, à Rochester, dans le Minnesota, ont utilisé des données provenant de dossiers médicaux dans le comté d’Olmsted, au Minnesota. Cette base de données recueille des données sur pratiquement toutes les personnes vivant dans le comté et a permis aux chercheurs d'identifier tous les cas de NAFLD diagnostiqués entre 1997 et 2016.

Chaque cas a été apparié avec trois individus du même âge et du même sexe sans NAFLD vivant dans le comté d’Olmsted. Les enquêteurs ont identifié 4 722 cas de NAFLD, soit une prévalence de 8%, et 14 441 témoins. Les personnes diagnostiquées avec NAFLD étaient plus susceptibles d’être obèses (indice de masse corporelle de 30 ou plus) (66% contre 35%), d’être atteintes de diabète de type 2 (33% contre 95%) et d’avoir un taux de cholestérol et / ou de triglycérides élevé (59 % vs 33%).

Au total, 2 224 cancers ont été diagnostiqués dans la population de l'étude au cours d'une période de suivi médiane de huit ans. Les investigateurs ont mesuré le taux d'incidence des cancers dans la population de NAFLD, c'est-à-dire le ratio de cancers diagnostiqués chez les personnes atteintes de NAFLD par rapport à ceux sans cancer, par 100 000 années-personnes de suivi.

Outre l’augmentation du risque de cancer du foie (rapport de taux d’incidence [IRR] 2,8, IC95% 1,6-5,1), la NAFLD était également associée à un risque accru de cancer utérin (IR 2,3, IC95% 1,4-4,1), cancer de l’estomac (IR 2,3, IC 95% 1,3-4,1), cancer du pancréas (IR 2,0, IC 95% 1,2-3,3) et cancer du côlon (IR 1,8, IC 95% 1,1-2,huit).

Le risque de développer un cancer du côlon était 90% plus élevé chez les hommes atteints de NAFLD que chez les femmes atteintes de NAFLD (TRI 1.9, IC 95% 1,3-2,huit), mais le sexe n’avait aucun effet sur le risque d’autres cancers.

La NAFLD a également été associée au développement de plusieurs cancers à un plus jeune âge. Le risque élevé de développer un cancer du pancréas, un cancer du côlon et un cancer de l'ovaire chez les personnes atteintes de SNAF diminuait avec l'âge.

En examinant l'obésité en tant que facteur de risque de cancer, les chercheurs ont constaté que lorsque l'on comparait les personnes atteintes de SNAF à des personnes obèses sans SNAA, l'obésité n'était pas un facteur de risque de cancer. En revanche, les personnes atteintes de NAFLD couraient deux fois plus de risques de développer un cancer que les personnes obèses sans NAFLD (TRI 2.0, IC 95% 1,5-2,7).

Les chercheurs ont déclaré qu '"il est biologiquement plausible que la NAFLD soit un facteur de risque de cancer, non seulement du foie, mais également d'organes proches tels que le tractus gastro-intestinal". Dans ce modèle de développement du cancer, la graisse déposée dans Le foie peut créer un microenvironnement inflammatoire qui favorise l’émergence et la croissance de la tumeur.

D'autre part, disent-ils, NAFLD pourrait tout simplement être un meilleur prédicteur du risque de cancer, car il identifie une forme d'obésité plus sujette au développement du cancer, et cet indice de masse corporelle ne fait pas de distinction suffisante entre les graisses inoffensives et nocives.

Les chercheurs ont déclaré que leurs résultats devraient être utilisés pour conseiller les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique sur leur risque de cancer.

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 4/fulltext
fil - 01 Oct 2019 - 07:50
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Le candidat FXR pour NASH réduit l'alanine transaminase et la graisse du foie

Selon un communiqué de presse, Enanta Pharmaceuticals a annoncé des résultats positifs concernant la réduction de la teneur en alanine aminotransférase et en graisse dans le foie de son essai en cours EDP-305, un récepteur du farnésoïde X à petite molécule faisant l'objet d'une étude.

"D'après les données d'ARGON-1, EDP-305 montre clairement une efficacité accrue par rapport aux autres agonistes de la seconde génération de FXR actuellement en développement" , a déclaré Vlad Ratziu , MD, investigateur principal des hôpitaux universitaires Pitié Salpêtrière à Paris, en France. . «J'attends avec impatience les progrès d'EDP-305 en tant que membre important de la classe de médicaments agonistes de FXR.»

Les résultats de l’étude randomisée contrôlée de phase 2a ont atteint le critère principal de réduction des ALT de 28 U / L par rapport au placebo ( p = 0,049) et de 30% ou plus de la teneur en graisse du foie chez 45% des patients ( p <0,001). ).

Le traitement avec EDP-305 a également entraîné une réduction de la protéine C4 et une augmentation du facteur de croissance des fibroblastes 19 et de la phosphatase alcaline.

Les investigateurs ont noté un profil d'innocuité constant chez plus de 400 patients ayant reçu EDP-305. Un prurit est survenu chez environ 51% des patients et a entraîné l'abandon du traitement chez 1,8% des patients traités avec 1 mg et 20,8% de ceux traités avec 2,5 mg.

"EDP-305 se distingue des autres agonistes de FXR en développement aujourd'hui par sa réduction significative de la graisse du foie à 12 semaines" , a déclaré Jay R. Luly , PhD, président et chef de la direction d'Enanta. «Notre objectif est maintenant d'initier une étude de phase 2b de 72 semaines intitulée ARGON-2 avec des paramètres histologiques chez les patients atteints de NASH, que nous prévoyons d'initier au cours du premier semestre de 2020.»

https://www.enanta.com/investors/news-r ... fault.aspx
fil - 08 Oct 2019 - 15:41
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Le retour des acides biliaires pour traiter le foie gras non alcoolique

Le foie gras non alcoolique (FGNA) demeure une affection métabolique dont sa forme la plus grave appelée NASH (stéato-hépatite non alcoolique) évolue dans 15 % des cas vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. Son traitement fait appel à des règles hygiéno-diététiques, souvent difficiles à suivre, tandis que l’approche médicamenteuse comporte plus d’une soixantaine de molécules en développement. L’équipe de la Mayo Clinic avait conclu, en 2004 que l’acide ursodéoxycholique (AUDC) apportait un maigre bénéfice dans la NASH, tandis que l’ajout de Vitamine E ne donnait pas d’amélioration substantielle. L'acide norursodéoxycholique (NAUDC) est un homologue de l'AUDC à chaîne courte, doué d’une activité hépato-protectrice, anti-inflammatoire et anti-fibrotique dans des études précliniques.

Des auteurs autrichiens et allemands ont testé l'effet de deux doses de NAUDC par rapport à celui d'un placebo sur des patients présentant un FGNA. Il s'agit d'un essai clinique de phase II avec détermination de dose, en double aveugle, contrôlé par placebo, randomisé et multicentrique mené dans 29 établissements médicaux auprès de patients atteints d’un FGNA, présentant ou non un diabète.

Diminution des taux d'ALAT sous 1 500 mg d'acide norursodéoxycholique par jour

Au total, 198 patients avec un FGNA ayant des concentrations sériques d’ALAT supérieures à 0,8 fois la limite supérieure de la normale ont été randomisés pour recevoir des gélules de NAUDC à raison de 500 mg par jour (n = 67) ou de 1 500 mg par jour (n = 67), ou un placebo (n = 64), pendant 12 semaines, avec une période de suivi ultérieure de 4 semaines. Le critère d’évaluation principal de l’efficacité était l’évolution des concentrations d'ALAT, entre l’inclusion et la fin du traitement. Il a été constaté sous traitement actif une réduction dose-dépendante de l'ALAT avec un effet significatif à une dose quotidienne de 1 500 mg de NAUDC ; l'objectif principal de réduction de l’ALAT sérique chez les patients atteints de FGNA a donc été atteint. En outre, les taux d'ASAT et de γ-GT sériques ont également diminué, tandis que les concentrations de phosphatases alcalines et de bilirubine sont restées stables. Dans un sous-groupe de patients, la fraction de graisse hépatique a été mesurée par IRM et spectroscopie par résonance magnétique qui ont montré une réduction de la graisse hépatique dans le groupe recevant 1 500 mg. Sur le plan du bilan lipidique, les concentrations de LDL ont légèrement augmenté au cours des deux premières semaines de l'essai pour rester stables par la suite, tandis que les concentrations d’HDL se sont également élevées et les concentrations en triglycérides sont restées inchangées.

Des évènements indésirables graves (n = 6) et liés au traitement (n = 314) ont été rapportés dans des proportions similaires entre les différents groupes. Les effets indésirables les plus fréquents étaient les maux de tête, les troubles gastro-intestinaux, les infections opportunistes et les lésions cutanées sans prurit sous-jacent.

Les effets "histologiques" doivent encore être évalués

La stéatopathie non alcoolique ou FGNA englobe la simple stéatose ou NAFLD des anglo-saxons et la NASH. Celle-ci pose un challenge thérapeutique : l’arrivée prochaine de l’elafibranor, agoniste PPARαδ suscite quelques espoirs, tandis que les effets secondaires, lipidiques et cliniques d’Ocaliva® (acide obéticholique), agoniste du récepteur farnesoide X, pénalisent son utilisation clinique. Dans cette étude Le NAUDC, à 1500 mg, a entraîné une réduction significative de l'ALAT sérique dans les 12 semaines du traitement par rapport au placebo. Or, la simple détermination des transaminases ne constitue qu’une 1ère approche biologique, évoquant la dim

inution de la cytolyse qui n’est pas complètement corrélée avec l’amélioration de la ballonisation des hépatocytes et la diminution des paramètres inflammatoires et fibrosants. Ces derniers font la gravité de cette affection métabolique. La courte durée de cette étude n’a pas permis de comparer les marqueurs non invasifs de fibrose avant et après traitement. Il reste maintenant à évaluer les bénéfices du NAUDC au niveau histologique lors d’une phase IIB de plus longue durée.

Ce nouvel acide biliaire de synthèse parait néanmoins sûr et assez bien toléré : cet agent actif pourrait constituer un nouveau traitement prometteur pour la stéatopathie non alcoolique évolutive et fibrosante.

RÉFÉRENCES :

Traussnigg S, Schattenberg JM, Demir M, Wiegand J, Geier A, Teuber G et coll. Norursodeoxycholic acid versus placebo in the treatment of non-alcoholic fatty liver disease: a double-blind, randomised, placebo-controlled, phase 2 dose-finding trial. Lancet Gastroenterol Hepatol., 2019; publication avancée en ligne le 22 juillet. Doi:10.1016/S2468-1253(19)30184-0
fil - 09 Oct 2019 - 06:37
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Le traitement par NGM Bio FGF19 réduit la graisse du foie chez les patients atteints de fibrose NASH

Selon un communiqué de presse, NGM Bio a annoncé des résultats provisoires positifs d'une étude en cours sur l'aldafermine, une version modifiée du facteur de croissance des fibroblastes humains 19 qui a démontré une réduction de la graisse dans le foie des patients atteints de stéatohépatite non alcoolique.

«Ces résultats de 24 semaines correspondent parfaitement à l'impact profond sur la graisse du foie et les biomarqueurs clés de la NASH qui ont été rapportés au cours des trois cohortes antérieures de 12 semaines de cette étude de phase 2», Stephen A. Harrison, MD, chercheur principal, de Pinnacle Clinical Research et l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, ont déclaré dans le communiqué. "L'ampleur de l'effet sur la réduction et la normalisation de la [teneur en graisse du foie], combinée à l'amélioration des enzymes hépatiques, renforce le potentiel de l'aldafermine pour inverser de manière puissante et rapide de multiples aspects de la NASH."

L’analyse intermédiaire de phase 2 de la cohorte 4 a montré qu’un traitement quotidien par aldafermine à raison de 1 mg pendant 24 semaines entraînait des réductions plus importantes de la teneur en graisse hépatique absolue (–7,9% contre –2%; P <0,05) et de la teneur en graisse hépatique relative ( –39,6% contre –5,9%; p <0,05) par rapport au placebo chez les patients atteints de NASH et de fibrose de stade 2 ou 3 .

Plus de patients traités ont présenté une réduction absolue de 5% ou plus de la teneur en graisse du foie (72% contre 17%), une réduction relative de 30% ou plus de la teneur en graisse du foie (72% contre 17%) et une teneur en graisse du foie normalisée ( 28% vs 0%) par rapport au placebo.

De plus, les patients traités ont présenté des réductions cliniquement significatives de l'alanine aminotransférase et de l'aspartate aminotransférase.

Les enquêteurs n’ont observé aucun retrait de l’étude ou événement indésirable lié au traitement, par rapport à un retrait en raison d’un événement indésirable et à deux événements indésirables graves dans la cohorte placebo. Les effets indésirables les plus courants chez les patients traités comprenaient une diarrhée légère à modérée, des maux de tête, des nausées et des arthralgies.

«Aldafermin continue de se différencier selon ce que nous pensons être un profil de premier plan en tant que monothérapie pour le traitement potentiel de la NASH, car peu de médicaments en cours de développement pour cette maladie ont démontré une activité métabolique, anti-inflammatoire et anti-fibrotique significative», a déclaré Hsiao. D. Lieu, MD, premier vice-président et médecin en chef de NGM, a déclaré. «Tout au long de notre programme de phase 2, nous avons constaté une relation entre l'impact de l'aldafermine sur les biomarqueurs de la maladie et les résultats histologiques ultérieurs. À cette fin, nous attendons avec impatience la lecture des données de biopsie pour la cohorte 4, qui éclairera davantage les activités de planification de notre étude de phase 3. »

NGM Bio prévoit des résultats de premier plan au premier trimestre de 2020.

http://ir.ngmbio.com/news-releases/news ... week-phase
fil - 12 Oct 2019 - 16:25
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La biopsie est le meilleur examen pour évaluer la réponse des nouveaux traitements pour la NASH


En plus de la biopsie hépatique, la quantification de la densité protonique de la fraction adipeuse par technique d’imagerie est actuellement utilisée pour évaluer la réponse au traitement chez les patients présentant un foie gras dans plusieurs études. En effet, la diminution de la fraction adipeuse en IRM a été associé à une amélioration du score histologique de la NASH et une amélioration de la fibrose dans plusieurs études.

Dans cette étude américaine, les auteurs se sont intéressés à 121 patients inclus dans les études randomisées contrôlées comparant la pioglitazone au placebo et ayant bénéficiés d’une biopsie à l’issue du traitement et d’une analyse IRM complète. Une diminution de la fraction adipeuse sur l’IRM était effectivement associées à une réduction des vésicules de graisse sur l’analyse histologique mais n’était pas associé à une diminution de l’inflammation ou de la fibrose.

Au total : La biopsie reste le meilleur examen pour évaluer la réponse des nouveaux traitements pour la NASH.

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 7/fulltext
fil - 18 Oct 2019 - 09:59
Sujet du message:
Pr Gabriel Perlemuter : « Le traitement le plus prometteur contre la NASH ? Arrêter la junk food ! »

Près d’un Français sur deux est en situation de surpoids ou d’obésité et a un risque d’avoir une stéatose métabolique. Seule une minorité d’entre eux développeront une NASH, « non-alcoholic steatohepatitis », état précurseur de la cirrhose et du cancer du foie. Comment prévenir ce risque ? Comment soigner cette maladie ?

Le Pr Perlemuter, chef de service Hépato-gastro-entérologie à l’hôpital Antoine-Béclère (AP-HP), et auteur d’un ouvrage sur le sujet (Les pouvoirs cachés du foie, Éditiions Flammarion), a répondu aux lecteurs du « Quotidien » pendant près d’une heure lors d’un Live chat. L’hépatologue est revenu sur la question du dépistage de la NASH et sur le suivi des patients à risque. Il a mis l’accent sur la prévention, rappelant l’importance des mesures diététiques et de la lutte contre… la junk food.

Live chat ici :

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... -junk-food
fil - 01 Nov 2019 - 19:00
Sujet du message:
Physiopathologie de la NASH
P. Gual



https://www.youtube.com/watch?v=-YLis3WLS2g

Le réticulum endoplasmique dans les NAFLD : Ami ou ennemi
B. Bailly-Maitre



https://www.youtube.com/watch?v=WxcsY03QhUg
fil - 01 Nov 2019 - 19:31
Sujet du message:
Molécules en clinique à l’interface du métabolisme et de l’inflammation
R. Anty



https://www.youtube.com/watch?v=fshUzfi4N-I

Depistage de la fibrose par les tests non invasifs
P. Halfon



https://www.youtube.com/watch?v=-_m6KlHNmk4
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